# Pierre2.net — Full text --- --- > Full Markdown of the site's key articles, for AI ingestion. (62 articles) --- # La Clé de l’Apocalypse > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-03 · Updated: 2026-07-13 · Language: fr **Le Christ démasque l’Antichrist** À JESUS LE MESSIE VIVANT DE RETOUR PARMI NOUS Le 13 mai 1970 Jésus révéla l’Apocalypse au Liban. *« Viens avec Moi du Liban ma bien-aimée, Viens avec Moi du Liban, fais ton entrée. » (Cantique des cantiques 4,8)* *« Encore un peu de temps, et le Liban deviendra, certes, un Verger, et le Verger se changera en forêt. Alors les sourds, ce Jour-là, entendront les paroles d’un Livre et, délivrés de l’ombre et des ténèbres, les yeux des aveugles verront… car le tyran ne sera plus, le moqueur aura disparu et les malveillants seront exterminés. » (Isaïe 29,17-20)* ## Introduction L’Apocalypse est un livre prophétique qui rapporte les événements et les protagonistes des XXe et XXIe siècles. Cette époque tumultueuse est celle de la réapparition et de la fin d’une Bête : l’Antichrist, la veille du Retour du Christ. Ce Livre fut révélé à Jean, l’Apôtre de Jésus, en l’an 95. L’Apocalypse est un « Livre fermé, scellé de sept sceaux » (Apocalypse 5,1). Ceci signifie qu’il est parfaitement secret. Nul homme ne peut prétendre en découvrir le message (Apocalypse 5,3). Seul Jésus possède la clé de l’interprétation des énigmes qui s’y trouvent (Apocalypse 5,5-7). C’est Lui, Jésus, qui enverra son messager avec ce « petit Livre **ouvert** » (Apocalypse 10,1-2) pour révéler son contenu lors de l’accomplissement des événements apocalyptiques annoncés (Apocalypse 22,10 / 22,16). Cette interprétation de l’Apocalypse n’est pas le fruit d’un effort personnel. Elle n’aurait aucune valeur. Elle est la conséquence des révélations bouleversantes faites par le Christ à un prêtre libanais. Jésus lui révéla l’identité insoupçonnée de la « Bête » du chapitre 13 de l’Apocalypse afin d’éclairer les hommes **de bonne foi**, tous les **vrais** croyants. L’Apocalypse prédit **le retour** de cette Bête qui existait déjà autrefois (Apocalypse 17,8). Jésus **revient**, Lui aussi, pour la démasquer, l’anéantir et restaurer le Royaume de Dieu (Apocalypse 1,7 / 22,20). Cette « Bête » est l’Antichrist dont parle le même Jean dans ses lettres (1 Jean 2,22 / 2 Jean 7). La révélation de son identité est la **Clé** qui ouvre le « petit Livre fermé » de l’Apocalypse car, par déduction, elle explique tous les symboles apocalyptiques. L’auteur de ces pages est le prêtre à qui le Seigneur Jésus confia cette Clé. La révélation de ce message eut pour conséquence des persécutions sournoises et des menaces de la part de nombreux chrétiens libanais -évêques, prêtres et laïcs- au service de la Bête. Séduits par ses approches et craignant sa puissance, ils la servirent. Ce faisant, ils sacrifièrent leur noble Mission et trahirent le témoignage dû à Jésus (Matthieu 24,10-12). Le dépositaire du Message apocalyptique dût se désolidariser de l’Église à la suite de l’engagement de cette dernière en faveur de la Bête. Pierre, l’Apôtre de Jésus, dût, avant lui, agir de même envers la Synagogue afin « d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5,27-29). Cela fut pour ce prêtre et pour ceux qui crurent en son Message une libération morale et une restauration spirituelle. Ils « jugèrent par eux-mêmes de ce qui est juste » comme le prescrit Jésus (Luc 12,56-57). Ces pionniers de la libération spirituelle viennent de plusieurs religions et milieux. Ils déclenchèrent, par leur foi indéfectible au message apocalyptique et par l’amour et par l’union qui règnent entre eux, la Restauration Universelle prophétisée par Pierre (Actes 3,20-21). Cette libération fait d’eux des **croyants indépendants** et des témoins authentiques du vrai Messie, Jésus de Nazareth. ## L’énigme-clé L’Apocalypse contient une énigme : une Bête mystérieuse est mentionnée au chapitre 13 : « Je vis surgir de la mer une Bête à sept têtes et dix cornes… etc. », dit St Jean. Qui est cette Bête ? Telle est l’énigme apocalyptique principale. Les hommes sont appelés à l’identifier. Seuls les sages et les intelligents y parviendront (Apocalypse 13,18) : > « C’est ici qu’il faut de la **sagesse**! Que l’homme **intelligent** calcule le chiffre de la Bête. C’est un chiffre d’homme : son chiffre, c’est 666. » Cette énigme principale est la **clé** de toutes les énigmes apocalyptiques. En la découvrant, tous les autres symboles deviennent clairs. « Apocalypse » vient du grec : « Apocalypsé ». Écrit en grec, ce Livre commence par ce mot, d’où son nom. En grec, « calypsé » signifie couvrir, voiler ou cacher. « Apocalypsé », au contraire, signifie découvrir, **démasquer** ou révéler ce qui est caché. C’est l’identité de la Bête qui est cachée, masquée dans le livre de l’Apocalypse. Vingt siècles durant -depuis la révélation de l’Apocalypse à St Jean, en l’an 95 ap. J.-C.- beaucoup ont tenté d’en percer le mystère. Mais tous ces efforts humains furent vains. Enfin, le 13 mai 1970, Jésus Lui-même dévoila le mystère apocalyptique. Avant cette date, certains ont cru que la Bête représentait l’Empire Romain, d’autres y ont vu le démon, d’autres encore le communisme, Hitler ou la bombe atomique, mais aucune de ces explications ne correspond aux descriptions que l’Apocalypse donne de la Bête. Nul homme ne peut découvrir l’identité de cette Bête. L’Apocalypse nous apprend elle-même qu’aucun être « au Ciel, ni sur Terre » ne peut déceler son mystère par un effort personnel, seul Jésus ayant ce pouvoir. En effet, St Jean dit au chapitre 5,1-5 : > « Je vis dans la main droite de Celui (*Dieu*) qui siège sur le Trône un **livre scellé de 7 sceaux** (*parfaitement secret*). Puis je vis un Ange puissant proclamer à pleine voix : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en briser les sceaux ? Mais **nul n’était capable**, ni dans le Ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, d’ouvrir le livre et de le lire (*de le comprendre*). Et moi (*Jean*), je pleurais fort de ce que **nul** ne s’était trouvé digne (*capable*) d’ouvrir le livre et de le lire (*pendant vingt siècles nul n’a pu expliquer l’Apocalypse*). L’un des Vieillards me dit alors : Ne pleure pas : Il a remporté la victoire, le Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David (*Jésus*) ; **Il ouvrira** (*interprétera*) donc le livre aux sept sceaux. » Jésus seul peut donc livrer le secret de l’Apocalypse. C’est la raison pour laquelle ce livre est scellé de **sept** sceaux. Dans le langage prophétique, le chiffre sept est celui de la perfection. Cela signifie que son secret est parfaitement gardé (voir Isaïe 29,11). Les pages du livre sont écrites « au recto et au verso ». Cela signifie que personne n’est autorisé à ajouter quelque chose sous peine d’obtenir une punition éternelle : > « Je déclare, moi, à quiconque écoute les paroles prophétiques de ce livre : Qui oserait y faire des surcharges, Dieu le chargera de tous les fléaux décrits dans ce livre ! Et qui oserait retrancher aux paroles de ce livre prophétique, Dieu retranchera son lot de l’arbre de Vie et de la Cité sainte, décrits dans ce livre ! » (Apocalypse 22,18-19) C’est pourquoi ce livre sacré est scellé de sept sceaux car personne d’autre que le Christ ne peut le toucher. L’Apocalypse nous informe encore sur un fait important : Jésus ouvrira ce livre, c’est-à-dire l’expliquera, en révélant son secret à un envoyé spécial. St Jean voit cet homme venir dans le monde sous la forme d’un « Ange » tenant en main un « petit livre **ouvert** ». Jean dit : « Je vis un Ange puissant descendre du Ciel… Il tenait en sa main un petit livre **ouvert** » (Apocalypse 10,1-2). Ce « petit livre **ouvert** » est le livre que Dieu tenait **fermé**, puisque « scellé de sept sceaux » ; le voici maintenant « **ouvert** » dans la main de « l’Ange » parce qu’il est expliqué et accessible à l’intelligence humaine. L’Apocalypse, en effet, en volume, n’est qu’un « **petit** livre ». Les mots « descendre du Ciel » signifient que c’est l’**explication** du livre qui descend du Ciel. Le mot « Ange », dans le langage prophétique signifie messager. Il s’agit donc d’un homme. Ainsi, Jésus demande à Jean dans l’Apocalypse d’adresser des messages aux chefs des sept Églises, qui sont pourtant des hommes, en ces termes : « À **l’Ange** de l’Église d’Ephèse écris… (Apocalypse 2,1)… À **l’Ange** de l’Église de Smyrne écris… » (Apocalypse 2,8). Ces « Anges » sont des hommes. Jésus envoie son messager **pour expliquer** l’Apocalypse : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon Ange (*messager*) publier chez vous ces révélations concernant les Églises » (Apocalypse 22,16). Il y a donc deux envoyés apocalyptiques : St Jean et « l’Ange » envoyé plus tard. Jean reçut le message apocalyptique en symboles incompréhensibles, et le Seigneur lui demanda explicitement de ne pas les clarifier : « **Tiens secrètes** les paroles des Sept Tonnerres (*les paroles de l’Apocalypse*) et ne les écris pas (*ne les explique pas*) » (Apocalypse 10,4). Vingt siècles plus tard, quand la Bête apparut, Jésus aussi apparut pour expliquer l’Apocalypse, et envoya son **deuxième messager** avec l’ordre contraire précis d’en publier les énigmes : > « **Ne tiens pas secrètes** les paroles prophétiques de ce livre, car **le Temps** (*le Retour du Christ*) est proche (*la Bête étant déjà apparue*). » (Apocalypse 22,10) Mon devoir, en conscience, est donc d’informer fidèlement et de rendre publiques les raisons qui m’ont poussé à publier ce message. **Conseil** Il ne suffit pas de lire ce texte, de le commenter favorablement ou défavorablement. Il faut se référer au texte du Livre de l’Apocalypse. C’est un petit Livre ; il n’est pas long à lire… et à relire plusieurs fois, le coeur ouvert à l’évidence et à la Vérité. ## Comment Jésus révéla l’énigme Le 13 Mai 1970, Jésus m’apparut à Beyrouth (Liban) pour me révéler l’identité de la Bête. Mais avant cette vision -de longues années durant- beaucoup de visions m’avaient préparé à cette bouleversante révélation. En voici les plus importantes : Jésus m’apparut en 1968 pour me demander : « J’ai à te révéler un secret qui t’attirera beaucoup d’ennemis : Pour moi, acceptes-tu ? » Je répondis spontanément : « Oui ». Il m’embrassa chaleureusement puis disparut. Quelques mois plus tard, Il m’apparut encore et reprit : « Mais d’abord, je veux savoir si tu es fanatique ». Sur l’instant, je ne sus que répondre. Enfin, je balbutiai : « Si être fanatique c’est croire en Toi aveuglément, ce n’est pas le cas. Je sais pourquoi je crois en Toi. C’est en connaissance de cause que je Te suis ». Il me fixa, ne répondit pas, puis disparut. Toutefois, des années plus tard, je compris que Jésus se référait tout particulièrement au fanatisme des Chrétiens à l’égard de l’Islam et des Musulmans. Quelques mois plus tard, Jésus me dit : « Beaucoup de ceux qui font le signe de la croix sur le visage refuseront mes prophéties bibliques. Ils prétendent croire à la Bible, mais n’en tiennent aucun compte. Et toi, tu feras tomber les masques ». Je ne compris pas, sur le champ, ce que Jésus voulait dire par là. Le 28 avril 1969, le Seigneur me dit : « Dis-leur : Celui qui dira Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu Tout-Puissant, béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur, verra en son âme Celui qui lui révélera la vérité » (voir Isaïe 6,3 et Matthieu 21,9). Le 4 mai 1969, j’étais au couvent du Saint Sauveur près de Sidon, au Sud du Liban. J’eus alors la vision suivante durant la sieste : La Bible était ouverte au chapitre 10 de l’Apocalypse, le verset suivant se détachant nettement en langue française : > « Il te faut **DE NOUVEAU** prophétiser contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois. » (Apocalypse 10,11) Les mots « DE NOUVEAU » apparurent en lettres majuscules et scintillaient rythmiquement avec les battements de mon coeur comme s’il y était lié. Puis un bras droit de lumière apparut, puissant, pointant de l’index sur ma poitrine, et une voix très puissante me dit en arabe : « Cette mission t’est confiée à toi ! ». À ce moment, j’entendais le téléphone sonner. La Voix me dit : « Ce téléphone est pour toi. On te demande de Beyrouth. Que ce soit un signe que c’est Moi qui te parle ». Je ne me suis pas levé pour répondre. Étant hôte dans ce couvent, il appartenait à quelque moine de répondre. Et le téléphone continua à sonner pendant longtemps. J’ignorais tout de l’Apocalypse, l’ayant lu deux fois, depuis longtemps, sans rien y comprendre. Je n’avais rien retenu de son contenu et il ne m’attirait pas. Il appartenait à d’autres savants de l’expliquer. Je me suffisais des livres de l’Ancien Testament, des prophéties messianiques, des Évangiles et des paroles claires de Jésus qui s’y trouvent. Comme la plupart des gens, même parmi les prêtres, je n’étais pas attiré vers l’Apocalypse à cause des mystérieux symboles qui s’y trouvent et qui découragent la plupart des lecteurs. Néanmoins, cette vision me bouleversa. J’ouvris la Bible sur le champ au chapitre 10 de l’Apocalypse. Je fus profondément ému en retrouvant ce verset au même endroit que je venais de voir en vision, à la différence que les mots « de nouveau » n’étaient pas en majuscules. Je ne savais que penser : « C’est peut-être le Diable qui veut me faire croire que je suis quelqu’un d’important », me dis-je. Je pris peur et, saisissant mon chapelet je m’adressai à la Vierge : « Tu es ma Mère ; éclaire-moi ». Et je me précipitai vers le jardin pour y prier le chapelet. En traversant le portail vers le jardin, le portier m’interpella : « Père, où étiez-vous ? Pourquoi n’avez-vous pas répondu au téléphone ? C’est quelqu’un qui vous demandait de Beyrouth ». Saisi par cette interpellation, j’expliquai qu’un moine devait répondre, pas moi. Cette intervention du portier augmenta encore ma perplexité. C’était encore un autre Signe évident d’une intervention céleste. À cette époque, je ne comprenais pas pourquoi il fallait « **de nouveau** prophétiser contre… ». Cette vision fut mon premier contact profond avec ce petit Livre. Elle me laissa pourtant détaché de lui et décidé à l’ignorer. Le 19 avril 1970, Jésus me demanda : « Pourquoi ai-je envoyé Marie, notre Mère, apparaître à Fatima et non ailleurs ? Si tu as de la sagesse, réponds-moi ». Décontenancé, je ne savais que répondre. Après un moment de réflexion, j’avouai timidement : « Je ne sais pas ». Alors Jésus reprit gentiment : « Réfléchis encore ». Me voyant patauger à la recherche d’une réponse, Il me dit en souriant : « Pour la baptiser ». « Baptiser Fatima !? C’est le nom de la fille du Prophète Muhammad. Serait-ce la conversion des Musulmans ? » pensais-je. « Fatima » est un village du Portugal où la Vierge bénie apparut en 1917, pour donner un message important demeuré secret jusqu’à ce jour. Ce « Secret de Fatima », non révélé par les Papes, et le secret de l’Apocalypse sont les mêmes. En été 2000, le Pape Jean Paul II prétendait révéler son contenu, mais ce qui fut « révélé » ne fut évidemment pas convaincant pour les clairvoyants. Le nom de ce village vient de « Fatima », la fille d’un Émir musulman, qui s’est faite baptiser au Portugal au XIIe siècle, durant la « Reconquête » chrétienne du Portugal et de l’Espagne. Morte peu après son mariage, son mari chrétien, le prince Gonzalo Herminguès, donna son nom à ce village où la Sainte Vierge choisit d’apparaître. Ce village est donc le symbole d’un important baptême. Fatima est aussi le nom de la fille du Prophète Muhammad. Elle est particulièrement vénérée par les Chiites qui la considèrent comme la « Mère des Musulmans Chiites ». Fatima représente donc les Musulmans, notamment les Chiites, chers à Dieu à cause de leur lutte légitime contre la Bête de l’Apocalypse. Par cette lutte s’opère le baptême de Fatima, symbole des Musulmans. Notre Mère, Marie, apparut à Fatima pour que le monde entier comprenne que l’engagement musulman contre la Bête est béni par le Ciel. Les Chrétiens, eux-mêmes, doivent passer par ce baptême pour être sauvés. Par la suite, la Vierge m’apparut pour me dire : « Mon fils, amène-les moi par le Coran ». Ceci m’incita, bien plus tard, à écrire mon livre : « Le Regard de foi sur le Coran ». Le 12 mai 1970, Jésus m’apparut à la porte du balcon de ma chambre à Beyrouth. J’étais au lit. Il fixait un regard courroucé, le torse bombé, la tête haute, vers le Sud du Liban et dit en arabe : « Je ne tairai pas tes abominations, ô Israël ! » | ![](/pictures/ca_vision.jpg "Vision de Jésus") Vision de Jésus | |---| Le 13 mai 1970, Jésus me révéla enfin le secret annoncé de la manière suivante : me réveillant à l’aube, je Le vis comme un homme de Lumière taillé dans du marbre blanc rayonnant, se tenant au chevet de mon lit. Une paix profonde, une assurance et une puissance invincible émanaient de Lui. Il me dit, parlant à travers moi au monde entier : « Aujourd’hui c’est le 13 Mai, jour de l’apparition de Notre Mère à Fatima (en 1917). Ouvre le chapitre 13 de l’Apocalypse : **La Bête c’est Israël !** ». Il disparut aussitôt après m’avoir ainsi confié la clé des mystères apocalyptiques. J’étais tout seul, et me sentais tout seul face à cette bouleversante révélation ; …d’autant plus que j’étais pro-israélien ! « La Bête c’est Israël » ?!… Mon Dieu, quelle Parole !! Pendant que Jésus parlait, un brouhaha infernal tentait de parasiter le Message qui s’infiltrait néanmoins comme un murmure à mes oreilles. Toutefois, cette intervention satanique s’arrêta subitement, et j’entendis **clairement** et nettement les paroles : « Ouvre le chapitre 13 de l’Apocalypse : La Bête c’est Israël ». Cette vision ne dura qu’une minute à peine, mais elle bouleversa toute ma vie… comme autrefois celle de Paul sur la route de Damas (Actes 9). Après la vision, je me levai abasourdi et ouvris la Bible au chapitre 13 de l’Apocalypse. J’espérais ne pas y trouver de Bête, d’autant plus que j’avais de la sympathie pour Israël ; je le considérais sauveur des Chrétiens contre les Musulmans. Je fus choqué d’y trouver effectivement « une Bête à sept têtes et dix cornes ». La Bête reçut un « pouvoir immense… elle était atteinte d’une **plaie mortelle** mais cette plaie mortelle avait été guérie. Alors, émerveillée, la terre entière suivit la Bête » (Apocalypse 13,3), jugeant que nul ne pouvait se mesurer à elle : « Qui égale la Bête, et qui peut lutter contre elle ? » (Apocalypse 13,4). Seuls les élus de Dieu la combattront, ceux dont « le nom est inscrit dans le Livre de vie de l’Agneau égorgé (*Jésus*) » (Apocalypse 13,8). Je vis bien qu’Israël possède ce pouvoir immense, que la « plaie mortelle » en question s’appliquait à la destruction de Jérusalem en l’an 70 ap. J.-C. et, de toute évidence, au crime hitlérien. La grande majorité des hommes -et j’en faisais partie- est effectivement séduite par Israël, estimant que nul ne peut s’attaquer à cet État. Seuls les enfants de Fatima lui résistent. Plus loin, dans le même chapitre, je lus qu’il y a « **une autre Bête**… au service de la première Bête, elle en établit partout l’empire, amenant la terre et ses habitants à adorer la première Bête dont la plaie mortelle fut guérie… et nul ne pourra rien acheter ni vendre s’il n’est marqué au nom de la Bête » (Apocalypse 13,11-17). Je déduisis alors que la première Bête étant Israël, la deuxième Bête qui la soutient ne peut être que les U.S.A qui protègent et arment Israël. Je compris encore qui sont ces « ennemis que je m’attirerais » et qui est la « foule de peuples, de nations, de langues et de rois contre qui il me fallait **de nouveau** prophétiser », puisque le témoignage contre Israël ne se fait plus aujourd’hui comme les Prophètes et Jésus le faisaient autrefois (voir par exemple Isaïe 1,2-4 / Jérémie 2,26-37 / Michée 3,9-12 / Matthieu 23,33-37 / Jean 8,44). | ![](/pictures/ca_bush-sharon.jpg "Les 2 bêtes") La deuxième Bête au service de la première | |---| Devant ces détails, j’étais stupéfait ; je sentais la réalité du message et son importance. La peur me menaça. Mais pourquoi est-ce moi qui reçois tout ça ? Je suis impuissant face à de tels ennemis ! Après cette vision et cette lecture, je me sentais comme isolé dans un monde de silence. Une impression de gravité s’abattit sur moi. J’ai éprouvé le besoin de prier, beaucoup et profondément. Une guerre de pensée se déroula alors en moi : « Je suis un prêtre et, comme tel, je n’ai pas à m’occuper de politique », pensai-je. Mais, d’un autre côté, je réalisais que le phénomène israélien n’était pas que politique puisque Israël refuse de reconnaître Jésus comme le vrai et unique Messie et que, malgré la rupture de la première Alliance (Jérémie 31,31-33), Israël prétend encore avoir un droit divin sur la Palestine, sous prétexte qu’elle demeure la Terre Promise aux Juifs. Je compris alors que reconnaître à Israël un quelconque droit biblique sur la Palestine signifiait trahir Jésus et représentait un contre-témoignage à son messianisme spirituel et universel. Le problème était donc bien de dimension spirituelle. Il fallait du discernement et de la subtilité pour reconnaître la Bête : « C’est ici qu’il faut de **la finesse**! Que l’homme doué de sagesse calcule le chiffre de la Bête, c’est un chiffre d’homme : son chiffre c’est **666** », dit l’Apocalypse (13,18). Toutes ces pensées m’embarrassèrent beaucoup à cause du courant opposé, puissant et dangereux auquel il fallait faire face. Je compris alors que tel était le secret que Jésus devait me révéler, et qui devait m’attirer des ennemis. Dans mon coeur, je L’entendis de nouveau me demander : « Pour moi, acceptes-tu ? ». J’ai alors re-confirmé mon acceptation, réalisant bien, cette fois, pourquoi « il me fallait **de nouveau** prophétiser contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois ». Ceux de mon entourage, ma propre famille, à qui je m’étais ouvert, se dressèrent contre moi, surtout ceux qui m’étaient les plus proches et les plus chers. Cela vint confirmer la mise en garde de Jésus et me fit méditer sur ce qu’Il avait dit aux Apôtres : « On aura pour ennemis les gens de sa famille » (Matthieu 10,36). J’ignorais que ces difficultés n’étaient que le début d’un long combat. De fait, la haine grandit à mon égard quand j’ai révélé ce que le Seigneur me dit en arabe le 15 mai 1970 : « Attention de te souiller les mains avec le sang du Palestinien : Moi et lui nous sommes un ; Moi qui suis, comme lui, rejeté par les Israéliens ». Puis tirant vers Lui un homme, Il me dit : « Ne vois-tu pas la ressemblance ? ». Les deux visages, en effet, se ressemblaient parfaitement. J’entrepris, dès lors, de lire et relire maintes fois l’Apocalypse avec un intérêt nouveau, muni de cette Lumière nouvelle. Au fur et à mesure que j’avançais, et à force de relire, les symboles mystérieux devenaient clairs l’un après l’autre. Ainsi, je compris, entre autres, et non sans stupéfaction, que le « nom nouveau » de Jésus, aujourd’hui, est « Palestinien » : « Le vainqueur… Je graverai sur lui le Nom de mon Dieu… et le **nom nouveau** que Je porte », dit Jésus (Apocalypse 3,12). Et ceci au grand scandale « d’une foule de peuples, de nations, de langues et de rois », chrétiens et chefs religieux compris ! Le dimanche de la Pentecôte de cette même année, le 17 mai, je fus invité, par des membres palestiniens de ma paroisse, à l’exposition du peintre palestinien Ismail Shammout. J’acceptai l’invitation pour faire un premier pas dans le monde palestinien que j’ignorais alors complètement. Là, je fus vivement frappé par un tableau : Un fedayin palestinien au visage fier et fort, au torse large et nu, les yeux flamboyants de pureté et de justice, debout avec fierté et colère, les mains liées derrière le dos, la lumière se reflétant sur son visage et sa poitrine. Il est entouré de soldats israéliens, debout dans l’ombre autour de lui, leurs armes craintivement braquées sur lui ; ils ont une apparence mesquine. | ![](/pictures/ca_shammout_i_am_a_palestinian.jpg "Le fedayin palestinien – I. Shammout") Le fedayin palestinien – Ismail Shammout | |---| Tout est paradoxal dans ce tableau : il est prisonnier, mais victorieux ; ils se croient triomphants, mais paraissent vaincus ; il est juge, et eux condamnés. J’ai longuement dévisagé l’homme : c’est le visage de Jésus que j’avais vu à mon balcon regardant avec colère vers le Sud, menaçant Israël. C’est aussi le même visage que j’avais vu depuis deux jours auprès de celui de Jésus, identique au sien. Et, sur le champ, j’entendis la voix du Maître : « Et c’est ainsi que Je me tins debout, Moi aussi, devant le grand prêtre quand, me défiant, il me demanda si j’étais vraiment le Messie, le Fils de Dieu. Lui ayant répondu affirmativement, avec force et certitude, comme dans ce tableau, il devint rouge de colère avec les siens et ils me condamnèrent à mort ». J’ai immédiatement voulu avoir de plus amples détails sur ce tableau. Le peintre me dit : « Cet homme représente Mahmoud Hejazi, le premier des ‘fedayin’ à avoir été emprisonné. Il est actuellement encore prisonnier en Palestine dans les geôles israéliennes ». Deux ans plus tard, j’ai eu la grâce de rencontrer Mahmoud qui venait d’être libéré. Nous nous sommes chaleureusement embrassés. Cela me rappela l’affectueuse étreinte du Seigneur quand j’avais accepté la révélation du secret au prix de persécutions. De nouveau, le 20 mai 1970, Jésus me dit : « Oui, le Palestinien est la pierre d’achoppement ». J’étais, jusqu’alors, complètement indifférent à l’égard du drame palestinien ; mais dès lors mon intérêt fut éveillé et j’ai cherché à mieux connaître ce peuple et à comprendre le sens profond de son cri déchirant. J’ai ainsi appris à l’aimer, tel qu’il est, à cause de la grande injustice qui lui est faite, et qui l’identifiait à Jésus. Beaucoup d’autres initiatives divines me permirent de comprendre le message apocalyptique que je suis aujourd’hui appelé à révéler. Ce qui a été mentionné suffit à un homme de bonne volonté qui désire avoir des données précises sur les faits. J’espère, ainsi, pouvoir contribuer à donner au lecteur de comprendre la situation **spirituellement**, telle que révélée par Jésus, et non de l’interpréter politiquement d’après les visions des hommes et des médias complices. Ainsi me fut remise **la Clé** de l’Apocalypse. Je suis appelé aujourd’hui à expliquer ce « Petit Livre » demeuré si longtemps mystérieux. Aussi, faut-il avoir, comme dit l’Apocalypse, « de la sagesse et de l’intelligence » (Apocalypse 13,18) pour accepter cette **Révélation Divine** si claire et si simple. Il faut aussi avoir la foi, l’amour de la vérité et de la justice, ainsi que du courage pour aller à contre-courant de la politique pro-israélienne « d’une foule de peuples, de nations, de langues et de rois ». À partir de cette « Clé », l’on peut enfin ouvrir les « 7 sceaux du petit Livre » et comprendre tout le symbolisme de l’Apocalypse. **Le Temps** annoncé par l’Apocalypse étant arrivé, Jésus en révéla le mystère afin de sauver **les hommes de bonne foi** -de toute race et de toute religion et les Juifs eux-mêmes- de l’envoûtement d’Israël. Il est enfin important de relever deux points qui, tôt ou tard, devront être admis de tous : 1. L’Apocalypse, ce Livre obscur, ne nous a pas été donné pour demeurer vague et incompris. On n’en verrait pas l’utilité pratique et salutaire. 2. L’interprétation de ce saint petit Livre ne peut pas être une oeuvre strictement humaine, elle ne peut nous parvenir que par le moyen par lequel son symbolisme nous fut donné, à savoir par révélation divine (Apocalypse 5,1-5). Ce fait est expliqué plus loin. C’est pourquoi je ne désire pas paraître comme l’un de ceux qui offrent encore une autre interprétation personnelle de l’Apocalypse. Il m’est demandé d’être **informateur** et **témoin** fidèle d’une **Révélation divine**. Enfin, Jésus me dit, ce qui fut dit précédemment au prophète Ézéchiel : > « Parle et révèle ces choses à mon peuple. Qu’ils t’écoutent ou ne t’écoutent pas, toi, parle. » (Ézéchiel 2,5) ## Présentation du Livre L’Apocalypse contient les prophéties concernant le retour et la chute finale d’Israël. Cet État ne réapparaîtra jamais plus. C’est la fin de son temps. C’est ce que Jésus appelle la « fin des temps des Païens » (Luc 21,24), qui signifie la fin du temps de l’Antichrist, et, selon St Paul, la fin du « mystère de l’impiété à l’oeuvre » (2 Théssaloniciens 2,7-8). C’est pour prévenir **les siens** que Jésus révéla l’Apocalypse à Jean. « Les siens », **aujourd’hui**, sont ceux qui y croient. En effet, ce Livre commence ainsi : > « Révélation (*Apocalypse*) de Jésus-Christ, Dieu la Lui donna (*la donna à Jésus*) pour montrer à **ses serviteurs** (*les croyants*) ce qui doit arriver bientôt. Il (*Jésus*) dépêcha son Ange pour la faire connaître à Jean son serviteur (Apocalypse 1,1)… > Heureux le lecteur et les auditeurs de ces paroles prophétiques **s’ils en retiennent le contenu**, car le Temps est proche. » (Apocalypse 1,3) Comme beaucoup de Chrétiens, St Jean fut exilé sur l’île de Patmos, en l’an 95 ap. J.-C., par l’empereur Domitien. C’est sur cette île qu’il reçut les nombreuses visions apocalyptiques : > « Moi, Jean,…je me trouvais dans l’île de Patmos à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus. » (Apocalypse 1,9) Il révèle, à deux reprises, avoir reçu du Christ l’ordre d’écrire ses visions dans un livre : « Ta vision, écris-la dans un livre pour l’envoyer aux sept Églises… » (Apocalypse 1,11). « Écris donc tes visions : **le présent** et ce qui doit arriver **plus tard** » (Apocalypse 1,19). Ce Livre que Jean a écrit est l’Apocalypse. Il faut bien constater qu’il y a là deux époques : « le présent », ensuite « ce qui doit arriver plus tard ». La seconde époque concerne un temps particulier du futur. C’est le nôtre. Ainsi, ce Livre, qui se compose de 22 chapitres, se divise en deux parties bien distinctes : une première partie concernant l’époque de Jean, « le présent », et une deuxième partie concernant une époque future, « ce qui doit arriver plus tard ». La mission du deuxième envoyé apocalyptique, l’Ange de l’Apocalypse (Apocalypse 10,1-2), est spécifique : expliquer les prophéties concernant cette deuxième époque, « le futur », maintenant accomplie et actuelle. ### La première partie Elle se compose des chapitres 1 à 3 et s’adresse aux sept principales Églises d’Asie Mineure (Turquie) fondées par Jean. Elle comporte des exhortations à la foi. Cette première partie, contrairement à la seconde, est bien structurée. On y constate une suite logique, bien ordonnée et plutôt compréhensible. Nous ne nous attardons pas sur ces trois chapitres qui ne sont pas le but de notre étude. ### La seconde partie Elle va des chapitres 4 à 22. Elle tranche nettement avec la première partie, et commence ainsi : « J’eus ensuite la vision que voici : Une porte était ouverte au Ciel, et la voix… me dit : Monte ici, que je te montre ce qui doit arriver **par la suite** » (Apocalypse 4,1). Il s’agit là donc des événements **futurs** déjà mentionnés dans Apocalypse 1,19. Certains pensent que les chapitres de la deuxième partie, comme ceux de la première, sont valables pour tous les temps et lieux et qu’ils parlent de la lutte contre le mal en général. Ce n’est pas le cas, puisque Dieu désigne **un temps particulier** postérieur à Jean, et **un lieu bien précis**, la Palestine, comme le montrent les versets ci-dessous : #### Un temps particulier et un lieu bien précis 1\. « Révélation de Jésus-Christ : Dieu la lui donna pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver **bientôt**. » (Apocalypse 1,1) 2\. « Écris tes visions, **le présent** et ce qui doit arriver **plus tard** (*le retour de la Bête*). » (Apocalypse 1,19) 3\. « Monte ici que je te montre ce qui doit arriver **par la suite** (*encore le retour de la Bête*). » (Apocalypse 4,1) 4\. « Un Ange (*Jésus*) tenant une énorme chaîne en main… maîtrisa le Diable, Satan, et l’enchaîna pour mille années… et l’enferma dans l’abîme jusqu’à la fin des mille années. **Après quoi**, il doit être relâché pour un peu de temps » (Apocalypse 20,1-3). « Les mille ans **écoulés**, Satan, relâché de sa prison, **s’en ira séduire** les nations. » (Apocalypse 20,7) 5\. « Cette Bête-là elle **était** et elle **n’est plus**, elle **va remonter** de l’abîme mais pour s’en aller à sa perte. » (Apocalypse 17,8) Nous constatons 3 points importants ici : - La « Bête » existait par le passé (« elle était »), avant la rédaction de l’Apocalypse. Cela ne s’applique ni au communisme, ni à l’Islam, ni à Hitler ou encore aux armes nucléaires. - La « Bête » n’existe plus du temps de Jean (« elle n’est plus »). On ne peut donc dire qu’elle symbolise le mal en général, celui-ci existant toujours, ni l’Empire Romain, comme le prétendent certains exégètes, car cet empire existait encore en 95. - Elle retourne après Jean puisqu’elle « **va remonter** de l’abîme (*au futur*) ». Son retour coïncide avec la libération de Satan (Apocalypse 20,7). Ils reviennent tous deux « de l’Abîme » (Apocalypse 11,7 / 20,1-3). 6\. « Sept anges portant les sept derniers fléaux qui doivent consommer la colère de Dieu » (*contre la Bête, mettant fin à son existence*). (Apocalypse 15,1) 7\. « Dix rois qui **n’ont pas encore reçu** de royauté, mais ils recevront (*au futur*) un pouvoir royal **avec la Bête**. » (Apocalypse 17,12) 8\. « Quatre anges sur le grand fleuve Euphrate (*Irak*) qui se tiennent prêts pour l’**heure** et le **jour** et le **mois** et l’**année**. » (Apocalypse 9,15) Il s’agit d’un lieu et d’un moment historique bien précis : l’Euphrate. Ceci s’adapte parfaitement à la guerre internationale contre l’Irak. En effet, les U.S.A, présidés par George W. Bush senior, et leurs alliés d’Europe avaient menacé ce pays, en 1990, d’intervenir militairement contre lui, lui fixant une date limite : **minuit** (l’heure), du **15** (le jour), **janvier** (le mois), **1991** (l’année). De fait, cette menace fut mise en pratique immédiatement après minuit du jour annoncé. Cette guerre internationale contre ce pays de l’Euphrate est un signe apocalyptique indiscutable pour ceux qui ont l’esprit prophétique. Elle est l’unique guerre de l’Histoire du monde à avoir été fixée, par avance, « à l’heure, au jour, au mois et à l’année » près (Apocalypse 9,15). C’est une trompette apocalyptique bien sonore que seuls les sourds n’entendent pas. Afin de souligner l’importance de cet événement, l’Apocalypse mentionne l’Euphrate une seconde fois encore : « Le sixième ange répandit sa coupe sur le grand fleuve Euphrate… » (Apocalypse 16,12). Cette seconde mention de l’Euphrate se réfère à la seconde guerre déclenchée par les États-Unis d’Amérique le 19 mars 2003 contre L’Irak, sur l’Euphrate. Ces deux guerres furent déclenchées par deux présidents américains, père et fils du même nom : George W. Bush (père) et George W. Bush (fils). Le premier, George Bush père, figure parmi ces « 10 rois au service de la Bête mais qui n’avaient pas encore reçu de royaume » du temps de St Jean (Apocalypse 17,12). (voir chapitre suivant sur ces « 10 rois »). Son fils, George Bush fils -qui porte providentiellement le même nom que le sien- est donc le onzième roi, mais il est l’un des dix précédents pourtant (parmi lesquels se trouve déjà même son nom) car c’est l’oeuvre de son père qu’il ambitionne d’achever. Il est donc l’un de ces dix rois dans le même esprit prophétique que le huitième roi de la Bête est dit « l’un des sept pourtant » car il prétend achever l’oeuvre des 7 précédents (Apocalypse 17,10-11). 9\. La deuxième guerre contre l’Irak vient ainsi accomplir la deuxième prophétie concernant l’Euphrate (Apocalypse 9,14 / 16,12). C’est la guerre d’Harmaguédon (Apocalypse 16,16). La traversée de l’Euphrate par « les rois de l’Orient » sera comprise lors de son accomplissement (Apocalypse 16,12). 10\. « Le Seigneur Dieu qui inspire les prophètes a dépêché son Ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit **arriver bientôt**. Voici que mon Retour est proche. » (Apocalypse 22,6-7). Il est clair que ces événements sont les signes du Temps du Retour du Christ. Entende qui peut ! 11\. Les trois versets qui suivent indiquent que les événements apocalyptiques temporels sont d’un niveau essentiellement spirituel : il s’agit de la guerre ultime entre le Christ et les siens contre l’Antichrist et les siens. Cette bataille décisive se déroule dans un lieu géographique précis, à savoir La Palestine, et notamment Jérusalem : > « Les Païens fouleront **la Ville Sainte** (*Jérusalem*) durant quarante-deux mois. » (Apocalypse 11,2)« …la Bête qui surgit de l’Abîme viendra guerroyer contre eux, les vaincre et les tuer. Et leurs cadavres, sur la place de la **Grande Cité… là où leur Seigneur aussi fut crucifié**… » (Apocalypse 11,7-8) (C’est à Jérusalem que Jésus fut crucifié.) > > « Les **mille ans écoulés**, Satan, relâché de sa prison, s’en ira séduire les nations des quatre coins de la de la terre, Gog et Magog, et les rassembler pour la guerre… sur toute l’étendue du pays (*la Palestine*), puis ils investirent le camp des saints, la **Cité bien-aimée** (*Jérusalem*). » (Apocalypse 20,7-9) #### La Bête c’est l’Antichrist Tous les interprètes bibliques reconnaissent que la Bête est l’Antichrist dont parle Jean, et l’Impie ou l’Adversaire (du Christ : l’Antichrist) prévu par Paul. Il doit apparaître **la veille** du Retour du Christ : Jean dit « Qui est le menteur, sinon celui qui **nie que Jésus soit le Christ**? Le voilà l’Antichrist » (1 Jean 2,22). Les Israéliens sont les seuls à nier « que Jésus soit le Christ », le Messie de Dieu. L’Islam proclame cette Vérité, le Coran reconnaissant, de surcroît, que Jésus est la « Parole de Dieu et l’Esprit de Dieu » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45). Paul dit : « À propos de **la Venue** (*Retour*) de notre Seigneur Jésus-Christ… **auparavant** doit se révéler l’homme Impie, l’Être perdu, l’Adversaire (*l’Antichrist*)… Vous vous rappelez qu’étant encore près de vous, je vous disais cela » (2 Thessaloniciens 2,1-5). Les temps apocalyptiques sont donc reconnaissables par la réapparition de l’Antichrist en Palestine, au coeur même de Jérusalem, pour y mener la bataille finale contre le Christ. Ce dernier le vaincra et l’Antichrist disparaîtra à jamais (Apocalypse 17,8). Ceci confirme ce que Jésus avait déjà révélé à ses Apôtres concernant la Fin des Temps : « Quand vous verrez Jérusalem investie par les armées, rendez-vous compte que sa dévastation est toute proche » (Luc 21,20). Rendons-nous compte aussi que c’est l’Heure du Retour de Jésus. Dans la parabole du figuier, Jésus nous demande de reconnaître ce Temps où la Bête apparaît, et qui précède son Retour : > « Du figuier apprenez cette parabole. Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous vous rendez compte que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez tout cela (*la Bête en Palestine*), rendez-vous compte qu’Il (*le Fils de l’Homme, Jésus*) est proche, aux portes. » (Matthieu 24,32-33) C’est donc impératif ! Il faut donc découvrir l’identité de la Bête pour se rendre compte que l’Heure du Retour de Jésus a sonné. #### L’Apocalypse, un livre de Jugement Le livre de l’Apocalypse est un livre de Jugement : Il condamne la Bête et ses alliés (Apocalypse 14,9-11), mais accorde la Vie Éternelle à ceux qui la démasquent et la combattent. Le Jugement est présenté de la manière suivante : > « Puis je vis un très grand Trône blanc, et Celui qui siège dessus… On ouvrit des Livres (*les Saintes Écritures*), puis **un autre Livre** (*l’Apocalypse*), celui de la Vie. Alors les morts furent jugés d’après le contenu des Livres. » (Apocalypse 20,11-12) Ces « morts » représentent l’humanité entière plongée dans les ténèbres mortelles de l’ignorance ; ce ne sont pas les âmes qui ont quitté la terre pour l’Au-delà. Tous ceux qui, **ici-bas**, entendent le Message de ce Livre ouvert et le mettent en pratique reviennent à la Vie spirituelle : « Heureux le lecteur et les auditeurs de ces paroles prophétiques **s’ils en retiennent le contenu…** » (Apocalypse 1,3). Autrefois, Jésus employa le même langage : « L’heure vient -et nous y sommes- où les **morts** entendront la voix du Fils de Dieu et ceux qui l’auront entendue **vivront** » (Jean 5,25). Il s’agit, bien sûr, de reprendre vie spirituellement. C’est la « première résurrection » dont parle l’Apocalypse (Apocalypse 20,5). Le « Petit Livre Ouvert » vient donner cette Vie-là à ceux qui l’écoutent, ceux « qui ont des oreilles pour entendre ce que l’Esprit dit » aux hommes du monde entier (Apocalypse 3,22). Ainsi, cet « autre Livre », ouvert **après** les premiers, est l’Apocalypse. Il était tenu fermé, « scellé de 7 sceaux dans la main de Celui qui siège sur le Trône » (Apocalypse 5,1). Il est **ouvert à notre intelligence** après les autres Livres de la Bible, étant le dernier à avoir été compris. Aujourd’hui, comme autrefois avec ses premiers Apôtres, Jésus **revient** vers ses nouveaux Apôtres pour « **ouvrir leur esprit** à l’intelligence des Écritures », et particulièrement à l’Apocalypse (Luc 24,45). Il faut signaler que « Celui qui siège sur le Trône blanc » (Apocalypse 20,11) ne tient plus en main ce Livre qu’Il tenait fermé au chapitre 5,1 de l’Apocalypse. La raison en est que « l’Agneau (*Jésus*) s’en vint prendre le Livre dans la main droite de Celui qui siège sur le Trône » (Apocalypse 5,7), pour le remettre à l’Ange qui « tenait en sa main un petit Livre ouvert » (Apocalypse 10,2), comme cela a été expliqué précédemment au point 1. Ce petit Livre est l’Apocalypse, petit en volume, mais grand en Sagesse. Dès l’ouverture de ce « Petit Livre » (Apocalypse 10,2), le jugement du monde est en cours : Ceux qui prennent parti pour la Bête, l’Antichrist, fussent-ils chrétiens, s’opposent au Christ ; et ceux qui la combattent, fussent-ils païens, se joignent à l’armée spirituelle du Christ. Le jugement divin s’opère par le triomphe de Jésus et des siens et par la défaite définitive de la Bête et ses alliés : « Ces dix cornes-là, ce sont dix rois… Ils sont tous d’accord pour remettre à la Bête leur puissance et leur pouvoir. Ils mèneront campagne contre l’Agneau, et l’Agneau les vaincra avec les siens, les appelés, les choisis, les fidèles… (Apocalypse 17,12-14) …Je vis alors la Bête, avec les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour engager le combat contre le Cavalier (*Jésus*) et son armée. Mais la Bête fut capturée avec le faux prophète -celui qui accomplit au service de la Bête des prodiges- …On les jeta tous deux, vivants, dans l’étang de feu. » (Apocalypse 19,19-21). Nous constatons donc deux camps qui s’opposent : celui de la Bête contre celui du Cavalier. Les protagonistes du premier camp sont : le Dragon, la Bête, les dix rois et leurs armées. Les protagonistes du deuxième camp sont : le Cavalier, son armée, la Femme, les deux Témoins, l’Ange. Dans le chapitre suivant nous donnons plus amples détails sur les protagonistes. ## Résumé de l’histoire Les événements apocalyptiques et leurs protagonistes sont présentés symboliquement et de manière entremêlée, désordonnée, afin que tout ne soit compris que lors de l’ouverture du petit Livre. En voici les protagonistes et le récit en résumé. ### Les protagonistes alliés de l’Antichrist #### Satan Jésus, lors de son premier avènement, ligota le diable : > « C’est maintenant le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde est jeté bas. », avait dit Jésus (Jean 12,31) L’Apocalypse prédit la libération du diable après mille années symboliques : > « Je vis un Ange (*Jésus*) descendre du Ciel… il maîtrisa le Dragon, Satan, et l’enchaîna pour mille années… Les 1000 ans écoulés, Satan, relâché de sa prison, s’en ira séduire les nations des quatre coins de la terre, Gog et Magog, et les rassembler pour la guerre… ils montèrent sur toute l’étendue du pays… ils investirent la Cité bien-aimée. » (Apocalypse 20,1-9) Le diable, après avoir été ligoté par le Christ, est libéré de l’abîme par l’Antichrist, la Bête, dont le symbole est l’Étoile (de David). L’Apocalypse dit : > « Et le cinquième Ange sonna. Alors j’aperçus **une étoile** qui du ciel avait chu sur la terre (*la Bête déchue*). On lui remit la clé du puits de l’Abîme (*l’enfer*). Lorsqu’elle eut ouvert ce puits, il en monta une fumée comme celle d’une immense fournaise et le soleil et l’air en furent obscurcis… » (Apocalypse 9,1-2) Il s’agit là, bien sûr, du Soleil de Justice et de Vérité. C’est la Lumière spirituelle qui s’éteint sur terre. C’est donc pour cela que « le soleil devint noir » (Apocalypse 6,12 / Matthieu 24,29). La complicité entre Satan et l’Antichrist est parfaite. Ce dernier libère le diable qui, à son tour, le ramène sur la « Terre Promise ». Le Christ rejeta la collaboration avec le diable. L’Antichrist, par contre, la recherche. Le clan satanique, ainsi formé, est soutenu par la deuxième Bête dans le but de l’implanter en Palestine pour fonder, contre la volonté explicite de Dieu, un royaume sioniste (voir 1 Samuel 8 et le texte : [« Le Drame de Jésus »](/fr/le-drame-de-jesus)). #### La Bête Une « Bête » existait dans le passé, elle n’existe plus en l’an 95, date à laquelle l’Apocalypse fut écrite. Jean la voit retourner pour un Temps **dans l’avenir**, mais pour disparaître à jamais : > « Je vis surgir de la mer une Bête ayant sept têtes et dix cornes, **sur ses cornes** dix diadèmes… (Apocalypse 13,1). Son chiffre est 666 (Apocalypse 13,18)… Cette Bête-là, elle **était** (*dans le passé, avant 95*) et elle **n’est plus** (*en l’an 95*) ; elle **va remonter** de l’Abîme, mais pour s’en aller à sa perte (Apocalypse 17,8)… On ne la verra jamais plus (Apocalypse 18,21). » Israël est l’unique État qui existait par le passé (avant 95) comme Royaume et n’était plus en l’an 95 ayant été détruit par Titus en l’an 70. Sous Salomon, ce Royaume avait atteint l’apogée de sa gloire et devint le fameux Empire salomonien. Rien que « le poids de l’or qui arriva à Salomon en une année fut de **666** talents d’or… » (1 Rois 10,14 / 2 Chroniques 9,13). Pour découvrir l’identité de la Bête, il faut comparer son « chiffre **666** » au poids de l’or (666 talents) qui entrait dans les caisses de Salomon. Car la Bête rêve de rétablir l’Empire de Salomon, le « Grand Israël », dont le chiffre « 666 » devient le symbole. À noter, que c’est un « **chiffre d’homme** » (Apocalypse 13,18) ; cela signifie que cette Bête est le symbole d’un groupe humain. | ![](/pictures/ca_balance_fr.png "La balance") 666, symbole de la Bête et du Grand Israël | |---| En 587 av.J.-C., Nabuchodonosor mit fin, une première fois, au Royaume juif. Ce Royaume fut ensuite rétabli par les Romains en 37 av.J.-C., avec Hérode le Grand pour roi. Jésus annonça la fin prochaine de ce second Royaume israélien : « Ses disciples le rejoignirent pour lui faire remarquer les constructions du Temple. Mais Il leur répondit : Vous voyez tout cela, n’est-ce pas ? En vérité, je vous le dis, il ne restera pas ici pierre sur pierre : tout sera détruit » (Matthieu 24,1-2). En effet, Rome, qui avait rétabli le Royaume en Israël, y mit fin une seconde fois, une centaine d’années plus tard. En détruisant Jérusalem et le Temple en l’an 70, le Général Romain Titus accomplit, à son insu, la prophétie du Christ. L’Apocalypse prédit le retour de la Bête, une troisième fois, mais pour s’en aller définitivement à sa perte : « On ne la verra jamais plus » (Apocalypse 18,21 / 19,19-21). ##### La puissance de la Bête Lors de sa troisième apparition, la Bête revient dans le monde armée d’une grande puissance que lui confèrent « le Dragon » et son alliée « l’autre Bête » (Apocalypse 13,11) : > « Le **Dragon** lui transmit sa puissance et son trône avec un empire immense. » (Apocalypse 13,2) Il faut souligner que c’est Satan -et non pas Dieu- qui soutient la Bête, que c’est encore lui qui rassemble ses sujets « des quatre coins de la terre » en Palestine (Apocalypse 20,7-8). > « Je vis ensuite surgir de la terre une **autre Bête**… Au service de la première Bête, elle en établit partout l’empire… » (Apocalypse 13,11-17) ##### « La plaie » de la Bête La Bête avait été mortellement frappée à la tête, mais elle guérit de sa plaie : « L’une de ses têtes avait été blessée à mort, mais sa plaie mortelle avait été guérie » (Apocalypse 13,3). Cette plaie mortelle est le symbole des deux destructions subies par Israël dans le passé et évoque aussi le crime hitlérien. Le prophète Jérémie employa cette expression lors de la destruction de Jérusalem par Nabuchodonosor : > « Mes yeux fondent en larmes ; jour et nuit sans rémission : car un grand désastre atteint la fille de mon peuple, une plaie très grave. » (Jérémie 14,17) La Bête, guérie de sa plaie mortelle, réapparaît glorieuse, puissante, séduisante et bien soutenue par ses alliés : le « Dragon » et la « deuxième Bête ». Le monde admire la « résurrection » d’Israël. ##### Puissance de séduction de la Bête Le monde est en admiration devant cette Bête guérie qui réapparaît avec gloire et puissance. Tous déclarent que nul n’est capable de la combattre : > « Alors émerveillée, la terre entière suivit la Bête… On se prosterna devant la Bête en disant : ‘Qui égale la Bête, et qui peut lutter contre elle ?’ (Apocalypse 13,3-4). …les habitants de la terre, dont le nom ne fut pas inscrit dès l’origine du monde dans le Livre de Vie, s’émerveilleront à la vue de la Bête. » (Apocalypse 17,8) En effet, nul n’ose prétendre vaincre l’État d’Israël. La grande puissance de ce petit État s’étend sur divers plans importants (militaire, social, médiatique, financiers, lobbies internationaux, etc.). Ceci lui donne un empire international qui intimide, voire paralyse la majorité des hommes. De gré ou de force, le monde suit la politique israélienne. Même le Vatican n’ose pas s’y opposer, ni témoigner du Messie, Jésus, face à sa puissance. Nul ne s’attend au dénouement tragique que subira Israël, dénouement prophétisé par l’Apocalypse. ##### Durée de la Bête et sa chute Il est donné à la Bête de triompher pendant une période **symbolique** de « quarante-deux mois », de s’implanter, par la guerre, sur toute l’étendue de la Palestine et d’occuper Jérusalem avant de disparaître soudain : > « Les Païens (*les sujets de la Bête*) fouleront la Ville Sainte (*Jérusalem*) durant **quarante-deux mois**. » (Apocalypse 11,2) Ils sont qualifiés de « Païens » à cause de leur refus de Jésus. > « Les mille ans écoulés, Satan, relâché de sa prison, s’en ira séduire les nations (*les Païens déjà mentionnés*)…Gog et Magog (*symbole des Païens*) des quatre coins de la terre et les rassembler pour la guerre (*non pour la paix : ‘shalom’*)… Ils montèrent sur toute l’étendue du pays (*les colons juifs*), puis ils investirent la Cité Bien-Aimée (*Jérusalem*). Mais un feu descendit du Ciel et les dévora. » (Apocalypse 20,7-9) Les Juifs sionistes, faux Juifs selon l’Apocalypse 2,9 / 3,9, poussés par Satan, non par Dieu, viennent en Palestine des quatre coins du monde. Ils y accourent « séduits » par le mythe de la « Terre Promise ». Ils s’y sont implantés, **par la guerre** et non par la paix, sur toute l’étendue du pays, jusqu’à Jérusalem qu’ils proclament leur capitale. Jean vit la destruction certaine et soudaine de l’État d’Israël sous la forme d’un « feu qui descendit du Ciel ». #### L’Autre Bête (Les Dix Rois) Après la première Bête, St Jean voit « une autre Bête » qui s’emploie à établir l’empire de la première Bête en l’imposant à toutes les nations, par tous les moyens. Cette deuxième Bête est aussi qualifiée de « faux prophète » (Apocalypse 19,20), car elle parle en faveur de la première Bête et prophétise à tort son succès (la vraie prophétie prédit, au contraire, sa défaite). Elle est aussi représentée par les « dix cornes » sur les têtes de la première Bête qui représentent les « dix rois » à son service : > « Je vis ensuite… une autre Bête… au service de la première Bête, elle en établit partout l’empire… et fait en sorte que fussent mis à mort tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la Bête. Par ses manoeuvres… nul ne pourra rien acheter ni vendre s’il n’est marqué au nom de la Bête. » (Apocalypse 13,11-17)« Ces **dix cornes-là**, ce sont **dix rois**. Ils n’ont pas encore reçu de royauté, mais ils recevront un pouvoir royal avec la Bête. Ils sont tous d’accord pour remettre à la Bête leur puissance et leur pouvoir. » (Apocalypse 13,1 / 17,3 et 17,12-13) > > « Mais la Bête fut capturée avec le **faux prophète** -celui qui accomplit au service de la Bête des prodiges-… » (Apocalypse 19,20) « … Alors le Diable, leur séducteur, fut jeté dans l’étang de soufre embrasé, y rejoignant la Bête et le faux prophète. » (Apocalypse 20,10) À souligner que ces dix rois apparaissent en même temps que la Bête. Le soutien inconditionnel des États-Unis d’Amérique à Israël révèle l’identité de la deuxième Bête. Les « dix rois » sont les dix présidents des U.S.A. depuis la fondation d’Israël en 1948, de Truman à Clinton qui en est le dixième : Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Ford, Carter, Reagan, Bush Sr, Clinton. George W.Bush Junior est le onzième, l’un des dix précédents pourtant par son père dont le nom, identique au sien, figure parmi les dix. Sans ces dix rois de l’Amérique, Israël n’aurait ni existé ni subsisté… En fin de compte, déçus de leur oeuvre, les « dix rois » (à partir du règne du onzième : Bush Jr) et la Bête elle-même détruiront Israël en frappant « Jérusalem », son coeur. Ce sera une sorte d’autodestruction : « Ces dix cornes-là et la Bête vont haïr la Prostituée (*Jérusalem*)… Ils la consumeront par le feu » (Apocalypse 17,16). Quand cela arrivera, nous comprendrons mieux par quel moyen Jésus, le Christ vivant, détruira l’Antichrist. La Prostituée est « la femme assise sur la Bête » (Apocalypse 17,3-5). Jean explique que « cette femme-là, c’est la Grande Cité (*Jérusalem*), celle qui règne sur les rois de la Terre » (Apocalypse 17,18). Elle règne sur les « 10 rois » et, par eux, sur les autres chefs d’États et leurs armées. Jean la vit « scindée en trois parties » : juive - chrétienne - musulmane (Apocalypse 16,19), mettant fin au rêve sioniste. | ![](/pictures/ca_sharonsenivre.jpg "Sharon s’enivre") « La femme se saoulait du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus. » (Apocalypse 17,6) | |---| Ceux qui collaborent avec la Bête sont rayés à jamais du Livre de la Vie Éternelle ; les élus sont ceux qui la combattent : > « Tous adoreront la Bête, tous les habitants de la terre dont le nom ne se trouve pas écrit, dès l’origine du monde, dans le Livre de l’Agneau (*Jésus*) égorgé (*crucifié*) » (Apocalypse 13,8-9) | ![](/pictures/ca_violencebete.jpg "La violence de la Bête") « *Dans les bras de ce père ivre de douleurs, un petit palestinien victime de la violence israélienne* » (Photo Reuters – L’Orient le Jour - 20.05.2004) | |---| ### Les protagonistes alliés du Christ #### « Le Cavalier » Le Cavalier de l’Apocalypse est Jésus, « le Verbe de Dieu. Il fait la guerre avec justice contre l’Antichrist, la Bête de l’Apocalypse et ses alliés » : > « Je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; Celui qui le monte s’appelle ‘Fidèle’ et ‘Vrai’. Il juge et **fait la guerre** avec justice… inscrit sur lui un nom qu’il est seul à connaître (*Palestinien*) ; le manteau qui l’enveloppe est trempé de sang (*des martyrs de la Bête*) ; et son nom ? le Verbe de Dieu. Les armées du Ciel (*Hizb Allah, etc.*) le suivaient sur des chevaux blancs… » (Apocalypse 19,11-16) Le nom mystérieux qu’« Il est seul à connaître » signifie que Jésus vêtira une apparence nouvelle connue de Lui seul et de ceux à qui Il veut se révéler (Apocalypse 3,12). C’est ainsi qu’Il revient « comme un voleur » (Apocalypse 3,3 & 16,15 / 1 Thessaloniciens 5,2 / 2 Pierre 3,10). #### « La Femme » Au centre de l’Apocalypse apparaît une Femme radieuse : > « Un signe grandiose apparut au Ciel : c’est une Femme ! Le Soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête. » (Apocalypse 12,1) Cette Femme est Marie, la Mère du Messie : > « La Femme mit au monde un enfant mâle (*Jésus*), celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer. » (Apocalypse 12,5) Le démon mène la guerre contre la Femme et ses enfants : > « Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l’Enfant (Apocalypse 12,13)… Furieux de dépit contre la Femme, le Dragon s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui obéissent aux ordres de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus (*contre la Bête*). » (Apocalypse 12,17) C’est cette Femme, la Vierge Marie, qui apparut à La Salette (France), en 1846, pour dénoncer la trahison du clergé et annoncer l’apparition prochaine de l’Antichrist soutenu par les 10 rois. Elle y prédit aussi la venue de la Bête (voir le texte [« La Salette »](/fr/explication-du-message-de-marie-a-la-salette)). Marie apparut de nouveau à Fatima (Portugal), en 1917, pour prévenir le monde des cataclysmes apocalyptiques, laissant aux Papes le soin de divulguer un secret en 1960. Ils ne le révélèrent jamais. Le Pape Jean-Paul II **prétendit** l’avoir révélé en été 2000, mais ce secret demeure enfoui par la mafia vaticanaise. Nous pensons que ce secret mettait en garde le monde contre l’Antichrist et son infiltration au Vatican même. La Vierge avait explicitement révélé, à La Salette, que celui-ci devait naître « d’une religieuse hébraïque » (*sionisme*), et que « son père sera Evêque » (*collaboration israélo-chrétienne*). Elle y révéla encore que « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist ». Toutefois, le secret de Fatima révèle au monde **l’identité de l’Antichrist**; cela, le Pape n’eut pas le courage de le faire. Jésus démasqua Lui-même son ennemi en révélant l’identité de la Bête le 13 mai 1970. L’Apparition de la Vierge à notre époque est un signe apocalyptique indéniable. #### Les « Deux Témoins » Dieu suscitera ses « Deux Témoins » pour prophétiser contre la Bête. Celle-ci en triomphera et les tuera. Le monde se réjouira et se félicitera de leur mise à mort : > « J’enverrai mes deux témoins prophétiser (*contre la Bête*)… La Bête qui surgit de l’Abîme viendra guerroyer contre eux, les vaincre et les tuer… Les habitants de la terre s’en réjouissent et s’en félicitent car ces deux prophètes leur avaient causé bien des tourments… » (Apocalypse 11,3-10) Accusés de « terrorisme », les deux témoins de Dieu sont accablés par le monde entier. Ces « deux témoins » sont deux peuples : les Palestiniens et les Libanais, notamment du Sud Liban, qui luttent contre la Bête, non ceux qui s’y soumettent et collaborent avec elle. Ces deux catégories d’hommes sont mentionnées ailleurs encore dans l’Apocalypse : St Jean voit « les âmes de ceux (*les Palestiniens, le 1er Témoin*) qui avaient été égorgés pour la parole de Dieu et le témoignage qu’ils avaient rendu (*ce témoignage est la résistance contre Israël*). Ils criaient d’une voix forte (*de tout coeur*) vers Dieu : Jusqu’à quand, Maître saint et vrai, tarderas-tu à faire justice, à tirer vengeance de notre sang…? ». Dieu répond « en leur disant de patienter encore un peu, le temps que fussent au complet **leurs compagnons de service** et leurs frères (*les Libanais, 2e Témoin*) qui doivent être mis à mort **comme eux** » (Apocalypse 6,9-11). Ces deux témoins « ont pouvoir de **clore le ciel** afin que **nulle pluie** ne tombe durant le temps de leur mission. Ils ont aussi pouvoir sur **les eaux, de les changer en sang**, et pouvoir de frapper la terre de mille fléaux aussi souvent qu’il leur plaira… » (Apocalypse 11,6). Le sens de ces versets symboliques est le suivant : Ces deux témoins ont le pouvoir d’empêcher, par des actions militaires, que tout processus de paix se fasse à leur détriment (de « fausse paix », dit la Sainte Vierge à la Salette). En effet, « ciel » et « pluie » symbolisent la paix et la prospérité bloquées par la résistance des deux témoins contre la Bête. Quant au « pouvoir de changer l’eau (*du baptême*) en sang », cela signifie que leur sang versé, en résistant à la Bête, est un témoignage pour Jésus qui leur vaut un baptême, non par l’eau, mais par le sang (le baptême de Fatima). Dieu les considère même « crucifiés » comme Jésus : « La Bête qui surgit de l’Abîme viendra guerroyer contre eux, les vaincre et les tuer… là où (*à Jérusalem*) **leur Seigneur** (*le Christ*) aussi fut crucifié » (Apocalypse 11,7-8). Ce baptême de sang les rend disciples du Christ puisqu’Il est **leur Seigneur**. #### L’« Ange » de l’Apocalypse Cet « Ange » envoyé du Ciel est un homme, comme cela est expliqué au chapitre premier. La Bête étant apparue, Jésus révéla le mystère apocalyptique à son « Ange ». Il l’envoie ensuite, le « Petit Livre ouvert en main » (Apocalypse 10,1-2), afin d’en expliquer le contenu : « Ne tiens pas secrètes les paroles prophétiques de ce livre, car le Temps est proche » (Apocalypse 22,10). Une caractéristique de cet envoyé est qu’il vient de l’Orient (par rapport à Patmos) ; c’est donc un oriental. Jean dit en effet : « J’aperçus un autre Ange monter de l’Orient, portant le Sceau du Dieu vivant… » (Apocalypse 7,2). C’est de l’Orient, du Liban, là où le Messie lui révéla le mystère du Livre de l’Apocalypse, que cet homme est envoyé pour expliquer aux hommes le contenu de ce Livre. Le « Sceau du Dieu vivant » est ce « Petit Livre » même. Ceux qui croient à ce Message sont automatiquement « marqués », choisis par Dieu. Cette sélection des élus est faite avant le grand cataclysme universel (guerre nucléaire) qui mettra fin à l’hégémonie mondiale des deux Bêtes : > « Il (*l’Ange*) cria d’une voix puissante : Attendez, pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu. » (Apocalypse 7,2-3) Jésus avait déjà prédit ce jour redoutable qui précède son Retour et change la face du monde : > « Les nations seront dans l’angoisse… les hommes mourront de frayeur dans l’attente de ce qui menacera le monde (*les armes nucléaires menacent le monde entier*)… Alors on verra le Fils de l’Homme venir dans une nuée avec puissance et gloire », mais Il s’empressa aussitôt de tranquilliser les siens, ceux qui sont marqués du Sceaux du Dieu vivant : « Lorsque cela commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance est proche. » (Luc 21,25-28) ## Raison de l’hermétisme : la prophétie scellée est expliquée en son temps L’Apocalypse est demeurée un Livre hermétiquement secret pour plusieurs raisons, dont la principale est que les prophéties qui s’y trouvent n’étaient pas encore accomplies. Or, toute prophétie ne peut être bien comprise qu’après son accomplissement historique. Ainsi, les prophéties de l’Ancien Testament concernant l’Avènement du Messie ne purent être comprises dans leurs détails qu’après la venue de Jésus. Nul ne s’attendait, par exemple, à ce que le Messie soit mis à mort par ceux-là mêmes qui l’attendaient impatiemment. Aussi, le chapitre 53 d’Isaïe, parlant du Messie mis à mort, par son peuple, était incompréhensible avant la crucifixion de Jésus. De même, les prophéties apocalyptiques concernant la Bête étaient totalement obscures. Lorsque celle-ci apparut, alors le Christ intervint Lui-même pour éclairer les prophéties par lesquelles elle avait été annoncée. Sans cette intervention divine, ces prophéties seraient demeurées hermétiquement secrètes. Autrefois, Jésus apparut aux disciples d’Emmaüs après sa Résurrection : « et, commençant par Moïse et parcourant tous les prophètes, Il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui Le concernait (Luc 24,27)… Alors Il leur **ouvrit l’esprit** à l’intelligence des Écritures, et Il leur dit : Ainsi était-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait le troisième jour d’entre les morts… » (Luc 24,45-46). Si Jésus n’avait pas expliqué les prophéties Le concernant à ses disciples, leur esprit -et le nôtre aussi, bien sûr- ne se serait pas ouvert à « l’intelligence des Écritures ». De même, s’Il n’avait pas expliqué l’Apocalypse, ce « petit Livre » serait demeuré fermé, inaccessible à notre intelligence. À propos des prophéties bibliques, St Pierre dit : > « Avant tout, sachez-le : aucune prophétie d’Écriture n’est objet **d’explication personnelle**; ce n’est pas d’une volonté humaine qu’est jamais venue une prophétie, c’est poussé par l’Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 Pierre 1,20-21) L’explication de l’Apocalypse donnée ici, il faut bien le souligner, n’est pas une « explication personnelle », mais une **révélation divine faite par Jésus Lui-même**. Si, avant le 13 mai 1970, l’Apocalypse demeurait encore obscure, c’est parce que l’Esprit Saint ne l’avait pas encore expliquée ; des hommes avaient tenté d’en donner une explication personnelle mais de leur propre initiative. Ils n’étaient pas mandatés par Dieu. Deux facteurs ont contribué à garder le secret de l’Apocalypse si longtemps hermétique : 1\. Les prophéties apocalyptiques n’étaient pas encore accomplies : Beaucoup de personnes, à propos de ces prophéties, « ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances avaient en vue l’Esprit du Christ » (1 Pierre 1,11), mais toutes ces recherches humaines sont demeurées vaines car ni « le temps » ni « les circonstances » n’étaient encore accomplis. Depuis 1948, date de l’apparition de la Bête, le temps et les circonstances apocalyptiques devinrent évidents dans le monde. Le Christ apparut donc, le 13 mai 1970, pour révéler leurs dimensions prophétiques en ouvrant le « Petit Livre ». 2\. Le texte apocalyptique présente les événements d’une manière particulièrement compliquée. Ceci maintient son message parfaitement secret, même après le retour de la Bête. Si Jésus n’en avait pas donné la « Clé », l’Apocalypse serait demeuré hermétique à cause des trois facteurs suivants : 1. L’enchevêtrement entre événements et protagonistes. 2. La répétition variée d’un même événement. 3. Les symboles différents pour une même réalité. ### L’enchevêtrement Les événements et les protagonistes sont embrouillés, ils ne paraissent pas de manière organisée, ni par ordre de leur apparition. En lisant l’Apocalypse, il ne faut pas s’attendre à un déroulement suivi des événements relatés. Il y a un tel enchevêtrement entre protagonistes et événements, qu’on perd le fil des idées. Ainsi, la Bête, par exemple, est mentionnée subitement et brièvement au chapitre 11,7 -rien qu’au passage- sans présentation préalable, comme si le lecteur est supposé en connaître l’identité. Elle passe donc totalement inaperçue. On en reparle ensuite longuement, aux chapitres 13 et 17, où elle est présentée en détail, faisant ressortir son caractère féroce, son existence préalable, sa disparition et enfin sa réapparition avec force en un endroit vague, avant de disparaître à jamais. Mais aussi faut-il la « clé » pour comprendre tout cela. C’est par l’explication révélée par Jésus que l’on parvient, à force de patience, à mettre les pièces du « puzzle » apocalyptique chacune à sa place. Sans cette « Clé », les lecteurs s’égarent dans les méandres de ce Livre. ### La répétition variée Le récit d’un même événement est répété sous différentes formes. Tel fut le cas, dans le livre de la Genèse, des deux songes du Pharaon interprétés par Joseph : le songe des « sept épis » et celui des « sept vaches ». Les deux songes ont une même interprétation : ils annonçaient les sept ans de famine qui suivront les sept ans de récolte abondante. Joseph expliqua au Pharaon que « si son songe s’est renouvelé deux fois, c’est que la chose est bien décidée de la part de Dieu et que Dieu a hâte de l’accomplir » (Genèse 41,17-32). Dans l’Apocalypse aussi, il y a répétition sous différents symboles car Dieu est inexorablement décidé à agir contre la Bête lors de son retour et la détruira à jamais, une fois pour toutes. 1. Une première présentation des événements va du chapitre 4 au chapitre 8,1 : Le Seigneur est sur son Trône pour juger l’humanité d’après un livre fermé de **7 sceaux** qu’il tient en main. Au chapitre 5, l’Agneau (Jésus) se présente pour prendre le Livre (Apocalypse 5,7), et au chapitre 6, Il détache les sceaux l’un après l’autre. Quatre chevaux (c’est la Bête) apparaissent avec leurs cavaliers provoquant guerres et famines (Apocalypse 6,1-8). Des témoins de Dieu sont égorgés par ces quatre cavaliers « sous l’autel » (Apocalypse 6,9-11). Enfin, Dieu exauce les prières de ces martyrs (Apocalypse 6,9) et manifeste sa colère contre la Bête (Apocalypse 6,12-17). Après la chute de celle-ci, une nouvelle ère s’ouvre dans le monde (Apocalypse 21 & 22). 2. Une deuxième présentation du même récit suit immédiatement avec des symboles différents. Elle va du chapitre 8,2 jusqu’à la fin du chapitre 9. Ici, les 7 sceaux sont remplacés par **7 trompettes** tenues par 7 anges. Entre cette deuxième présentation et la troisième qui la suit, apparaissent, du chapitre 10 au chapitre 15,4, en symboles, enchevêtrés, pêle-mêle, **les protagonistes** de l’Histoire : l’Ange, les deux Témoins, le Dragon, la Femme, la Bête, l’Autre Bête, les Élus. 3. Une troisième présentation des événements est reprise du chapitre 15,5 au chapitre 16. Le symbolisme diffère encore des autres : ce sont 7 Anges portant **7 coupes** remplies de la colère de Dieu. À chaque **sceau** ouvert, à chaque **trompette** sonnée et à chaque **coupe** versée sur terre, ce sont les mêmes événements répétés sous des symboles différents. ### La forme symbolique variée Les mêmes protagonistes sont présentés sous des symboles différents : La Bête des chapitres 13 et 17 est aussi représentée par : - les « 4 chevaux » dévastateurs (Apocalypse 6,1-7). - la montagne (de Sion) jetée dans la mer (Apocalypse 8,8). - l’étoile (de David) qui chute du ciel sur la terre (Apocalypse 9,1). - « les Païens qui foulent la Ville Sainte » (Apocalypse 11,2). - « Babylone la Grande » (Apocalypse 18,2). - les « nations » (infidèles), « Gog et Magog », rassemblées des 4 coins de la terre à Jérusalem, la « Cité bien-aimée » (Apocalypse 20,7-9). Les symboles les plus difficiles à comprendre -et là il faut être attentifs- sont au chapitre 17,9-11 : Les « sept têtes (*de la Bête*) sont sept **collines** » sur lesquelles la Prostituée fameuse est assise (ce sont les 7 collines sur lesquelles se trouve Jérusalem : Mont Sion, Mont Moréah, etc. Apocalypse 17,9). Ce sont aussi les « sept rois » (Apocalypse 17,10). Ces rois représentent l’histoire passée d’Israël comme **royaume**: les 5 rois qui **ont déjà passé** représentent la Bête qui « **était** ». Celui qui vit encore représente les Juifs qui s’efforçaient secrètement de rétablir le royaume israélien sous l’empire Romain. Paul nomme cela « le mystère de l’impiété déjà à l’oeuvre » (2 Thessaloniciens 2,7). Le septième roi « qui n’est pas encore venu et doit demeurer peu de temps », représente la Bête de retour dans le monde « pour peu de temps et qui est aussi le huitième, **l’un des sept cependant** ». Israël, de retour, mais non sous forme de royaume comme par le passé, est « le huitième, mais l’un des sept rois cependant », car il représente ces « sept rois » d’Israël du passé et incarne toute l’histoire d’Israël. Les Israéliens espèrent encore restaurer le **Royaume de David** et le Temple de Salomon à Jérusalem ; ils proclament toujours Jérusalem comme capitale et **Cité du Roi David**. Cette variété de symboles s’applique aussi aux chiffres : Les « 42 mois » (Apocalypse 11,2) sont les « 1260 jours » : 42 mois = 1260 jours (Apocalypse 11,3 / 12,6). Cette même période est dite « un temps, deux temps et un demi temps » (Apocalypse 12,14). Plus d’éclaircissement est donné au chapitre suivant. ## Explication des chiffres et symboles ### Le chiffre « 666 » #### 666 talents d’or Nous avons vu que le chiffre « **666** », nom de la Bête, indique les **666** talents d’or que recevait Salomon annuellement des pays voisins (1 Rois 10,14 / 2 Chroniques 9,13). Israël rêve aujourd’hui d’avoir dans ses caisses, annuellement, une entrée identique qui équivaudrait à plus de 17 000 kg d’or (17 tonnes !). Une telle richesse encaissée des Arabes par Israël (pétrole, etc.) non seulement renflouerait considérablement l’économie d’Israël, mais signifierait l’emprise morale israélienne sur les pays arabes… voire sur le monde entier. Le chiffre 666 symbolise donc les prétentions sionistes : le Grand Israël. #### Symbole de l’échec Le chiffre 6 est le symbole de l’échec. C’est le sort de l’Étoile à 6 branches, symbole d’Israël. Prophétiquement parlant, le chiffre 6 est le symbole du Mal et de l’imperfection, par opposition au chiffre 7, symbole du Bien et de la perfection. Quand Jésus demande de pardonner « 7 fois ou 77 fois » (Matthieu 18,21), il faut comprendre que le pardon doit être accordé pleinement à ceux qui le demandent sincèrement, non seulement en nombre de fois (7 fois) mais bien au-delà, jusqu’au symbolisme du chiffre 7, pardonner parfaitement, de tout coeur. De même, les « 7 sceaux » du Livre signifient que son secret est parfaitement gardé ; les « 7 cornes de l’Agneau » indiquent sa Toute Puissance, et ses « 7 yeux », sa vision parfaite des âmes (Apocalypse 5,6). Dans le contexte de l’Apocalypse, le chiffre 6, un degré au-dessous du 7, est donc le symbole d’un travail infructueux, avorté, qui débouche dans la tourmente éternelle au lieu d’aboutir au repos « du 7e jour ». Dieu créa l’Univers en 6 jours, mais « Il se reposa le 7e jour » (Genèse 2,2). L’homme sous le signe du « 7 » entre dans le Repos de Dieu. St Paul dit que le « repos du 7e jour » est réservé aux disciples de Jésus. C’est pourquoi il invite les Juifs récalcitrants à croire en Jésus : « Craignons donc que l’un de vous n’arrive trop tard (*au repos de Dieu*)… C’est qu’un repos, celui du 7e jour, est réservé au peuple de Dieu (*les disciples de Jésus*)… Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos » (Hébreux 4,1-11). Jésus, Lui-même, invite tous les hommes à entrer dans ce Repos : « Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi je vous soulagerai… Portez mon joug… et vous trouverez du repos pour vos âmes… » (Matthieu 11,28-29). Nous prions pour que les Juifs répondent à cette invitation du Messie. Ils comprendront alors que le plan sioniste ne leur réserve ni paix, ni sécurité, et que le seul vrai Repos se trouve dans la foi en Jésus. Ceux qui refusent d’aller à Lui se condamnent eux-mêmes à un épuisement éternel ; ils sont marqués par le sceau du diable : le 6 ; ils ne pénètreront jamais le « septième jour » du Repos éternel. C’est pourquoi Dieu dit dans l’Apocalypse : > « La fumée de leur supplice s’élève pour les siècles des siècles. Non, point de repos, ni le jour ni la nuit, pour ceux qui adorent la Bête ou son image. » (Apocalypse 14,11) Quant à ceux qui combattent la Bête, ce sont eux qui, peut-être à leur insu, pratiquent « l’endurance des saints et gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus » (Apocalypse 14,12). Ils seront introduits dans le repos de Dieu pour toujours : > « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur, dès maintenant, oui, dit l’Esprit, qu’ils se reposent de leurs fatigues car leurs oeuvres les accompagnent. » (Apocalypse 14,13) #### L’alliance des trois protagonistes du mal La triple répétition du chiffre 6 (666) représente l’alliance des trois protagonistes du mal : Le « Dragon », la « Bête » et la « deuxième Bête ». Ces trois alliés sont marqués par le chiffre 6 et sont unis en un seul chiffre : 666 car ils oeuvrent ensemble pour édifier l’Empire de la Bête. D’un côté, « le Dragon transmet sa puissance, son trône et un empire immense à la Bête » (Apocalypse 13,2), et de l’autre, la deuxième Bête, elle aussi, est entièrement « au service de la Bête et en établit partout l’empire » (Apocalypse 13,11-12), avec ses « dix rois tous d’accord pour remettre à la Bête leur puissance et leur pouvoir » (Apocalypse 17,12-13). Il s’agit bien là de l’alliance tripartite maléfique. La presse mondiale rapporte sans cesse que les chefs des deux Bêtes parcourent continuellement la terre pour rassembler les rois du monde entier -rois et chefs arabes en particulier- afin de les rallier à la position américaine et imposer la paix avec Israël. Cette « fausse paix » se terminera par une guerre appelée symboliquement ‘Har-Megiddo’. Jean dit : « Je vis trois esprits impurs… ce sont des esprits démoniaques… qui s’en vont rassembler les rois du monde entier pour la guerre, pour le grand Jour du Dieu Maître de tout… Ils les rassemblèrent au lieu dit, en hébreu, ‘Har-Megiddo’. » (Apocalypse 16,13-16). L’Apocalypse souligne que ce nom est **en hébreu**. Dans cette langue, cela signifie Montagne de Megiddo (Har, en hébreu, signifie montagne). Megiddo, près de Haïfa, est le lieu de la défaite totale des troupes israéliennes face à l’Égypte en 609 av.J.-C. (2 Rois 23,28-30 / 2 Chroniques 35,19-25). Le pharaon Neko y tua le roi Josias en qui les Israéliens avaient mis tous leurs espoirs. Ce fut le début de l’écroulement d’Israël. En effet, une vingtaine d’année plus tard, Nabuchodonosor envahit Jérusalem et détruisit le Temple de Salomon, mettant fin, une première fois, au royaume israélien. Dès lors, pour les Juifs, Megiddo devint le symbole de la défaite et de l’extermination d’Israël. Un nouveau Megiddo, grand comme une montagne (har), est réservé à la Bête… et à ses alliés. ### Les « 42 mois » On donna à la Bête le « pouvoir d’agir pendant 42 mois » (Apocalypse 13,5) ; et « les Païens (*la Bête*) fouleront la Ville Sainte (*Jérusalem*) durant 42 mois », eux aussi (Apocalypse 11,2). Cela signifie que la Bête et les Païens sont les mêmes. Mais Dieu suscitera contre eux ses « deux témoins pour prophétiser durant 1260 jours » (Apocalypse 11,3), c’est-à-dire qu’ils prophétiseront contre la Bête durant toute la période qu’elle occupera la Palestine, car les « 42 mois » égalent « 1260 jours » (42 x 30). Durant cette même époque, la « Femme », symbole des Apôtres apocalyptiques, fuit « au désert, jusqu’au refuge où, loin du Serpent, Elle doit être nourrie (*du Message de l’Apocalypse*) un temps et deux temps et la moitié d’un temps (*trois temps et demi*) » (Apocalypse 12,14). Ces trois temps et demi sont les « 42 mois » ou « 1260 jours » qui égalent trois ans et demi. Cette même période est encore symbolisée par « trois **jours et demi** » (Apocalypse 11,9), période de la persécution des 2 Témoins de Dieu dont les « cadavres demeurent exposés au regard des peuples… durant **trois jours et demi** » (Apocalypse 11,9). Les télévisions ont montré, « devant les peuples » du monde entier, les victimes palestiniennes et libanaises persécutées par Israël ; elles furent, et sont toujours, tuées, emprisonnées, expulsées de leurs foyers démolis et de leur terre pour les remplacer par des colons israéliens. Depuis le prophète Daniel, ces « trois temps et demi » sont devenus la durée **symbolique** de toute injustice et des persécutions en général (voir Daniel 7,25). Cette période, relatée différemment chaque fois dans l’Apocalypse, brouille le lecteur et contribue à rendre impossible la compréhension du texte. En voici l’explication : La Bête doit occuper la Palestine pour « 42 mois ». Pendant ce temps, qui égale « 1260 jours », les « 2 Témoins » de Dieu lui résistent, et les Apôtres de l’Apocalypse, les fils de la « Femme », sont choisis et isolés comme « au désert » pour « se nourrir » du Livre de l’Apocalypse (Apocalypse 12,14). Ils sont invités à « prendre » ce Livre de la main de l’Ange qui le tient ouvert, et à « le manger pour témoigner DE NOUVEAU », eux aussi, avec les 2 Témoins, « contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois » alliés à la Bête (Apocalypse 10,8-10). ### Les « cornes » Les cornes symbolisent la puissance. Satan apparaît dans l’Apocalypse sous la forme d’un « Dragon rouge feu (*signe de furie*), à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’une couronne » (Apocalypse 12,3). La Bête aussi « a dix cornes et sept têtes, sur ses cornes dix couronnes, et sur ses têtes des mots de blasphèmes » (Apocalypse 13,1). Un détail important passe inaperçu : La Bête a « sept têtes et dix cornes » ; les couronnes ne sont pas sur ses têtes mais « sur ses dix **cornes** », symbole des « dix rois » qui mettent **leur puissance** au service de la Bête. Quant au Dragon, il porte les couronnes sur « **chaque tête** », car il puise sa puissance en lui-même. Il est le roi couronné du Mal. ### Les « 4 chevaux » et leurs cavaliers Les 4 chevaux du chapitre 6,1-7 sont une même entité : la Bête. Ils s’opposent aux « 4 Êtres vivants » autour du trône (Apocalypse 4,6-7) qui représentent les 4 Evangélistes. Chacun des Evangélistes permet à l’un des 4 chevaux de venir dans le monde avec son cavalier en lui criant : « Viens ! » Les 4 Evangélistes du Christ ont donné la vie au monde. Par contre, le pouvoir donné aux 4 cavaliers est « pour exterminer par la guerre, par la famine, par la mort et par les fauves de la terre » (Apocalypse 6,8). Ces fauves sont les 2 Bêtes de l’Apocalypse à qui il est permis de « venir » pour éprouver les hommes. ### Les armes apocalyptiques St Jean vit trois sortes d’armes inexistantes à son époque : les avions, les bombes et les chars (tanks). Ce sont ces armes apocalyptiques qui font la puissance de la Bête. #### Les « sauterelles » (avions et hélicoptères) Jean vit apparaître d’étranges « sauterelles » de guerre. Ce sont les avions et les hélicoptères : > « … Des sauterelles se répandirent sur la terre… Elles font penser à des chevaux équipés pour la guerre (*ce sont des armes de guerre*), leurs faces rappellent des visages humains (*elles sont conduites par des hommes*), leur thorax, des cuirasses de fer (*la carlingue métallique de l’avion*) et le bruit de leurs ailes, le vacarme de chars aux multiples chevaux se ruant au combat (*le vacarme des moteurs dans les ailes*). » (Apocalypse 9,3-11) Les batailles aériennes sont une nouvelle dimension de guerre et signalent les temps apocalyptiques. Les avions de guerre sont la principale puissance militaire d’Israël que lui a conférée les U.S.A. | ![](/pictures/ca_avion.jpg "Avion israélien") Avions israéliens | |---| #### La « grêle » (les bombes) Les bombes sont représentées par la « grêle énorme » prédite dans l’Apocalypse et qu’on n’a jamais vue sur terre auparavant. Chaque pièce pèse « 1 talent » (*la dimension des bombes modernes*). Cette grêle épouvantable cause d’effrayants désastres sur la terre : « Des grêlons énormes -près d’un talent chacun- s’abattirent du ciel sur les hommes… Elle est bien cause d’un effrayant désastre » (Apocalypse 16,21). | ![](/pictures/ca_missiles.jpg "Missiles israéliens") Missiles israéliens | |---| Cette grêle désastreuse apparaît en même temps que « les sauterelles » de guerre. Les bombes, notamment à fragmentation, au napalm, nucléaires, employées par les deux Bêtes et leurs alliés, sont une puissante arme contre tous ceux qui leur résistent. Ce fléau fut annoncé par les prophéties pour signaler les temps apocalyptiques. #### Les « chevaux » (les tanks) Jean dit : « Tels m’apparurent en vision les chevaux (*tanks*) et leurs cavaliers : ceux-ci portent des cuirasses de feu, d’hyacinthe et de soufre. Quant aux chevaux, leur tête est comme celle du lion et leur bouche crache feu et fumée et soufre (*les canons et les mitrailleuses sur les tanks*) » (Apocalypse 9,17). | ![](/pictures/ca_char.jpg "Char israélien") Char israélien | |---| Les prophéties sur l’arsenal apocalyptique ne pouvaient être comprises avant l’apparition des armes prédites qui étaient impensables à l’époque de Jean, et même jusqu’au début du XXe siècle. #### Le lieu géographique La Palestine est le centre principal des événements apocalyptiques. Deux textes attirent notre attention vers ce pays et particulièrement vers Jérusalem, la « Ville Sainte » et la « Cité Bien-aimée ». C’est là que l’apparition de la Bête est prophétisée : > « Les Païens fouleront la Ville Sainte durant 42 mois. » (Apocalypse 11,2)« Satan rassemble les nations païennes des quatre coins de la terre pour la guerre sur toute l’étendue du pays (*implantations israéliennes sur toute l’étendue de la Palestine*), et ils investirent la Cité bien-aimée (*Jérusalem, particulièrement convoitée par Israël comme capitale*). » (Apocalypse 20,7-9) Le pays où Satan rassemble ses hommes est reconnaissable à cause de la mention de la « Cité Bien-Aimée ». ### Les caractéristiques de la Bête 1. Elle existait par le passé, avait disparu et doit réapparaître. 2. Elle réapparaît en Palestine avec puissance et semble invincible. 3. Elle était atteinte d’une plaie mortelle, mais elle en guérit. 4. Elle détient un grand pouvoir international. 5. Elle représente un groupe d’hommes. 6. Une nation puissante la soutient et l’impose au monde. 7. Elle apparaît avec les avions, les bombes et les chars. 8. Elle fera couler beaucoup de sang innocent. 9. Elle nie que Jésus soit le Christ. 10. Elle sera détruite par la guerre de Har-Megiddo. L’apparition, en 1948, en Palestine, de l’État d’Israël soutenu par l’Amérique, État formé par des colons juifs qui y ont afflué des 4 coins de la terre, pour s’implanter sur **toute l’étendue du pays** en vue de proclamer Jérusalem comme capitale, est un signe que le Temps apocalyptique est là. ## Après la chute ### La Restauration : Ciel et Terre nouveaux Après la chute définitive de la Bête, Dieu inaugure une nouvelle ère dans le monde. Jean voit « un Ciel Nouveau, une Terre Nouvelle » (Apocalypse 21,1), et dit que « Celui qui siège sur le Trône déclara : Voici que je fais l’univers nouveau » (Apocalypse 21,5). Ce nouvel univers avait déjà été prophétisé par St Pierre : « Ce sont de nouveaux Cieux et une nouvelle terre que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera » (2 Pierre 3,13). (Voir le texte : [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle)). Telle est l’histoire de l’Apocalypse racontée simplement et méthodiquement. Elle ne fut pas révélée à Jean de cette manière claire et suivie, Dieu voulant garder le contenu secret (Apocalypse 5,1 et 10,4) jusqu’au moment de l’apparition de la Bête, la veille du Retour du Christ. Il envoya, alors, son messager pour tout expliquer : « Ne tiens pas secrètes les paroles prophétiques de ce Livre, car le temps (*du Retour du Christ*) est proche » (Apocalypse 22,10). Cet hermétisme fut voulu par Dieu pour « éprouver les habitants de la terre » avant le Retour de Jésus (Apocalypse 3,10-11). C’est ainsi que le Christ sonde actuellement les coeurs : « C’est Moi qui sonde les coeurs et les reins » dit Jésus (Apocalypse 2,23). Les élus sont ceux qui prennent part pour la justice, en combattant avec courage et détermination contre la Bête, au prix de leur vie même. Ils établissent -par leur résistance contre l’Antichrist- le Royaume de Dieu et de son Christ sur terre : > « La victoire et la puissance sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ… On a jeté bas l’accusateur (*la Bête*) de nos frères (*les deux témoins*)… Eux-mêmes l’ont vaincu grâce au sang de l’Agneau et grâce au témoignage de leur martyre, car ils ont méprisé leur vie jusqu’à mourir. » (Apocalypse 12,10-11) L’Apocalypse raconte l’histoire du retour d’Israël, la Bête, l’Antichrist, et sa condamnation définitive. Sa chute manifestera la puissance et la gloire du Messie, Jésus de Nazareth, dont le Royaume demeurera à jamais. ### Le Royaume de Dieu sur terre La 7e trompette résonne : elle annonce l’établissement du Royaume de Dieu et de Jésus sur terre après la chute de l’Antichrist : > « Le septième Ange sonna. Alors, au ciel, des voix clamèrent : La Royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ. Il règnera dans les siècles des siècles. » (Apocalypse 11,15) La Lumière divine, éteinte par le Dragon et la Bête, resplendira à nouveau dans les coeurs assoiffés de Vérité et d’Amour. Ils vivront avec Dieu en eux et seront le Temple de Dieu : > « Au Vainqueur, je donnerai une pierre\* blanche, une pierre portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit. » (Apocalypse 2,17) \* Certaines Bibles traduisent « caillou blanc » au lieu de « pierre blanche ». « Caillou » est traduit du mot grec « psyfon », la langue dans laquelle l’Apocalypse fut écrit. Or, en grec ce mot signifie « caillou » ou « pierre ». C’est le mot « pierre » qu’il faut traduire (comme le traduit justement la Bible TOB, Traduction Œcuménique de la Bible), car le mot « caillou » ne peut servir à l’édification d’une construction. Le mot « pierre » a une résonance prophétique et évangélique que n’évoque par le mot caillou. Jésus en disant à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église » (Matthieu 16,18), a consacré ce mot. Il le reprend dans l’Apocalypse pour édifier son Église immatérielle de la fin des temps. Celle-ci n’est pas un édifice matériel, mais représente les Apôtres de l’Apocalypse, pierres d’édifice du Temple Spirituel formé par eux et par tous ceux qui croient au message apocalyptique tel que révélé par Jésus à son envoyé. Ceux-ci, en effet, sont considérés comme « pierres vivantes » du Temple Spirituel, non matériel, de la Jérusalem Céleste, dont Jésus est la « pierre angulaire » (Lire 1 Pierre 2,4-5 : « Vous-mêmes, comme pierres vivantes… », 1 Corinthiens 3,16 / 6,13-20 / 2 Corinthiens 6,16 / Ephésiens 2,20). Dans l’Apocalypse, Jésus qualifie aussi le croyant vainqueur de « colonne dans le Temple de Mon Dieu » (Apocalypse 3,12). L’Apocalypse confirme ce nouvel ordre mondial : > « Puis je vis un Ciel nouveau et une Terre nouvelle. Le premier ciel et la première terre, en effet, ont disparu, et de mer (*la mort de l’âme*), il n’y en a plus… Celui qui a soif, Moi Je lui donnerai de la source de Vie gratuitement… Je serai son Dieu et lui sera mon fils… De Temple, je n’en vis point, car le Seigneur Dieu est son Temple ainsi que l’Agneau… Il n’y aura plus de nuit. » (Apocalypse 21)« Que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’Eau de Vie gratuitement. » (Apocalypse 22,17) Père, que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Amen ! « Oh oui, viens Seigneur Jésus ! Amen ! » > « … Et que celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises. » (Apocalypse 2,7) Pierre (1978, revu en 2005) *Source: https://www.pierre2.net/fr/la-cle-de-lapocalypse* --- # Le Drame de Jésus > Author: Pierre2 · Published: 2000-07-27 · Updated: 2026-07-13 · Language: fr | ![](/pictures/Kramskoi_Christ_dans_le_desert.jpg "jesus_desert") Le Christ dans le désert (Ivan Kramskoi) | |---| Peu de personnes comprennent le drame de Jésus et la raison pour laquelle les Juifs refusèrent de reconnaître en Lui le Messie attendu : Il refusa de restaurer un Royaume juif car, avait-il révélé, le Royaume de Dieu « n’est pas de ce monde » (Jean 18,36). Ainsi, un État juif est aussi condamnable par Dieu qu’un État chrétien ou musulman. En effet, Dieu est pour tous les croyants, mais les États appartiennent chacun à ses citoyens, croyants et incroyants. ## Sionisme contre Judaïsme Le drame de Jésus c’est le sionisme, la politisation du judaïsme. Tout le problème est là ! L’essence du judaïsme est spirituelle. Cette foi en Dieu débuta avec Abraham, il y a 4000 ans, à qui le Créateur se révéla en vue de Se faire connaître par lui **à tous les hommes**. L’intention divine n’était pas de créer un courant politique juif restreint mais de répandre la connaissance du Dieu unique. Durant les siècles, le sionisme a étouffé le judaïsme au point de le réduire à un nationalisme juif. Les Hébreux crurent qu’ils devaient traduire leur foi en créant un État national. Le judaïsme, est-il une foi ou un État ? Dans l’optique de Dieu, les deux ne sont pas compatibles. Tout le drame est là ! ## Histoire de la politisation du Judaïsme Le Judaïsme prit une tournure politique au XIe siècle av. J.-C., après l’entrée des Israélites en Palestine. Dès cette époque, la communauté juive voulut se transformer en royaume : « Les gens d’Israël dirent à Gédéon : 'Règne sur nous, toi, ton fils et ton petit-fils…' ; Gédéon leur répondit : 'Ce n’est pas moi qui régnerai sur vous, ni mon fils non plus, car c’est Dieu qui doit être votre Roi'. » (Juges 8,22-23). Gédéon, avait compris le danger d’une telle dynastie politique et rejeta le projet, comme Jésus après lui, en déclarant que Dieu est l’unique Roi. Un second essai fut tenté un siècle plus tard sous Samuel. Cette fois, un royaume juif fut établi avec Saül comme premier roi, mais contrairement à la volonté explicite de Dieu et du Prophète Samuel. En effet, Dieu se considéra détrôné par les Juifs et déclara à Samuel : « …C’est Moi qu’ils ont rejeté ne voulant plus que je règne sur eux » (1 Samuel 8,7). Après l’intronisation de Saül, Samuel invita la communauté israélite au repentir et à reconnaître son tort d’avoir choisi un homme comme roi : « Reconnaissez clairement combien grave est le mal que vous avez commis au regard de Dieu en demandant pour vous un roi » (1 Samuel 12,17). Et les Juifs d’avouer : « Nous avons mis le comble à tous nos péchés en demandant pour nous un roi » (1 Samuel 12,19). La politisation du judaïsme est ainsi condamnée, dès l’origine, par ceux-là mêmes qui l’ont instituée. Des siècles plus tard, les prophètes rappelèrent aux Juifs leur déviation vers la politique. Dieu dit par le prophète Osée : > « Ils (*les Israéliens*) ont fait des rois, mais sans mon aveu ; ils ont établi des chefs mais à mon insu… » (Osée 8,4)« Tu t’es détruit, Israël ! En Moi seul est ton secours ! Où donc est-il ton roi ? Qu’il te sauve ! Tes chefs, qu’ils te protègent ! Ceux-là dont tu disais : ‘Donne-moi un roi et des chefs’. Un roi, Je te l’ai donné dans ma colère et dans ma fureur je te l’enlève. » (Osée 13,9-11) Effectivement, le royaume fut enlevé d’Israël après l’invasion babylonienne sous Nabuchodonosor, en 586 av. J.-C. Le Temple de Salomon fut détruit, les Juifs furent déportés en Babylonie et la royauté, la dynastie de David, cessa en Israël depuis (2 Rois 25,8-12 / 2 Chroniques 36,17-21). Dès lors, les Israéliens eurent la nostalgie de ce royaume davidique, oubliant totalement que le seul Roi est Dieu. Durant les siècles qui suivirent l’invasion babylonienne, ils tentèrent souvent de rétablir leur royaume en Israël. Ils voyaient dans le Messie la seule personne capable de rétablir ce royaume davidique. Ce royaume terrestre devint leur obsession. Comme les vieux Siméon et Anne, ils attendaient de toutes leurs forces cette « consolation d’Israël », cette « délivrance politique de Jérusalem » (Luc 2,25-38). Au premier siècle av. J.-C., sous l’Empire Romain, les Juifs parvinrent à rétablir un royaume avec l’aide des Romains. Le premier roi fut Hérode le grand. Celui-ci n’obtint pas le consentement du peuple, n’étant pas de la lignée de David, mais un descendant des Maccabées (de la tribu de Lévi). De surcroît, Hérode n’était qu’un agent à la solde des Romains, intronisé par eux pour calmer les Juifs en quête d’un royaume. Or les Juifs voulaient un royaume autonome dirigé par une **dynastie issue de David**. Ils cherchaient donc à se soulever, à la fois, contre Hérode et contre les Romains pour rétablir ce royaume. Mais ils croyaient qu’il fallait qu’apparaisse d’abord le Messie pour rassembler le peuple au combat contre les Romains. Cette nostalgie croissante d’un royaume israélien éclipsa totalement la dimension spirituelle du judaïsme. Le Messie n’était attendu que pour « sauver » Israël militairement, en vue de restaurer un vaste empire juif, un « Grand Israël » semblable à celui de Salomon. ## Jean-Baptiste Voyant Jean-Baptiste attaquer Hérode (Marc 6,17-20 / Luc 3,19-20), les nationalistes le prirent pour le Messie et le suivirent en foules nombreuses. Mais lui disait aux foules qu’un autre, plus puissant et plus important que lui, devait apparaître (Matthieu 3,11 / Jean 1,26-37). Mais pour Jean-Baptiste, ce Messie qui devait le suivre ne pouvait être qu’un guerrier libérateur. Lui-même ne comprenait pas le comportement de Jésus et, « ayant entendu, dans sa prison, parler **des oeuvres du Christ**, il lui envoya certains de ses disciples pour lui dire : ‘Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre’? » (Matthieu 11,2-3). Il s’attendait à ce que Jésus rassemble le peuple au combat. Or « ces oeuvres » du Christ dont il entendait parler, étaient celles d’un miséricordieux qui pardonne et d’un guérisseur, non d’un révolutionnaire juif. Ces oeuvres spirituelles ne pouvaient satisfaire les nationalistes, dont Jean faisait partie. C’est pourquoi, sans douter de Jésus comme envoyé divin, Jean envoya des disciples Lui demander s’il était le Messie attendu, ou bien « fallait-il en attendre un autre » comme Messie pour mener la révolte ? Il n’avait pas encore saisi la dimension spirituelle de la Libération. C’est la raison pour laquelle Jésus avait dit que Jean-Baptiste est, à cause de sa conception matérialiste du royaume, plus petit que le plus petit dans le Royaume des Cieux, ce dernier ayant compris que ce Royaume est intérieur, dans l’âme. Jean-Baptiste lui-même ne l’avait pas compris (Matthieu 11,2-11). Aujourd’hui encore, tous ceux qui ne saisissent pas cette dimension, attendent de même cet « autre Messie » pour restaurer le royaume politique en Israël. ## Jésus À l’époque de Jésus, les Juifs avaient déjà perdu la notion spirituelle du salut. Les meilleurs parmi eux comprenaient ce fait politiquement. Pour eux, le Messie devait naître d’une famille de haut rang ou riche et puissante de Jérusalem, capable de mobiliser le peuple au combat. Paradoxalement, Jésus sortit d’une modeste famille du village lointain de Nazareth : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » (Jean 1,46). Un pauvre charpentier n’a pas convaincu l’orgueilleuse attente des Israéliens. Sa mission principale était de rétablir le judaïsme dans sa pureté originelle, spirituelle, le libérant de la politique : « Mon royaume n’est pas de ce monde » avait dit Jésus (Jean 18,36). Par Jésus, Dieu devait reconquérir son Trône dans le coeur des croyants. Ce Royaume ne devait pas se limiter aux seuls Juifs, mais à tous les hommes de bonne volonté du monde entier. Jésus apparut parlant du Royaume de Dieu. Les Juifs crurent en Lui en Le voyant opérer des miracles, mais ils voyaient en Lui le libérateur politique et militaire. Au lieu de répondre à son invitation au repentir, leur réaction devant ses miracles était nationaliste. Ils voulurent Le forcer à être le roi politique d’Israël, à rétablir le royaume de David, Lui qui était issu de la lignée de David. En effet, Jean, dans son Évangile, nous dit que les Juifs, après le miracle de la multiplication des pains, crurent en Jésus, puisqu’ils dirent : « C’est vraiment Lui le Prophète qui doit venir dans le monde ». Mais leur réaction devant ce miracle ne fut pas spirituelle, vu que Jean ajoute : > « Jésus se rendit compte qu’ils allaient venir L’enlever **pour le faire roi**; alors Il s’enfuit de nouveau dans la montagne tout seul. » (Jean 6,14-15) Il faut souligner ce fait qui passe ici inaperçu : « Ils allaient venir L’enlever **pour le faire roi**… et Jésus s’enfuit ». Les Juifs ne venaient pas « solliciter » Jésus, ni Lui « offrir » le royaume israélien, mais le Lui imposer. Il n’avait d’autre choix que la fuite devant ce qui faisait la trahison de sa mission. N’avait-Il pas déjà repoussé l’offre de l’empire israélien de la main du diable ? (Matthieu 4,8-10). Dans ces versets paraît le drame de Jésus car, devant sa persistance à renier le royaume d’Israël, les Juifs finirent par le renier, à leur tour, comme Messie. Les nationalistes en voulurent à Jésus et le jugèrent non patriotique parce qu’Il n’avait pas mis sa puissance miraculeuse au service de la nation et du trône. C’est pourquoi ils l’accusèrent de « tromper le peuple » (Jean 7,12). C’est que les Juifs nourrissaient, en Le voyant agir et parler, de faux espoirs de restauration nationale : « Nous espérions, nous, que c’était Lui qui délivrerait Israël » dirent deux de ses disciples après Sa mort (Luc 24,21). Voyant que Jésus ne satisfaisait pas leurs espoirs politiques, les chefs juifs conclurent que Ses miracles étaient faits par la puissance du diable (Jean 10,20 / Matthieu 12,24-28). Ils obtinrent enfin que Jésus soit crucifié car, par son messianisme spirituel qui galvanisait les foules, Il était devenu un obstacle à la réalisation de leurs buts politiques et nationalistes (Jean 7,37-52 / 12,10-11). Pourtant, Jésus n’est pas le premier Juif à avoir refusé d’établir un royaume israélien, sachant que cela était contraire à la volonté de Dieu. Gédéon, Samuel et Dieu Lui-même ne s’étaient-ils pas prononcés contre la réalisation d’un tel royaume, « Dieu étant l’unique Roi » ? Jésus eut beaucoup de mal à expliquer à ses amis les plus intimes son Royaume spirituel. À plusieurs reprises Il préparait ses Apôtres à sa mise en croix, non au combat contre Hérode et les Romains. Le Royaume dont Il leur parlait n’avait rien de politique et son langage n’a jamais été celui d’un nationaliste. Il ne parlait jamais du royaume de David mais du Royaume des Cieux. Eux s’attendaient à l’entendre dire par exemple : « Enfants d’Israël, vous les fiers descendants de Jacob et les héritiers de la Terre, suivez-moi, n’hésitez pas à prendre les armes et à libérer la terre de vos ancêtres, etc. ». Or, Ses discours étaient du genre : « Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux, heureux les doux… heureux les miséricordieux… (Matthieu 5,1-12)… Il en va du Royaume des Cieux comme d’un homme qui a semé du bon grain dans son champ… (Matthieu 13,24) …Aimez vos ennemis, priez pour vos persécuteurs… (Matthieu 5,43-45) ». Aux Pharisiens qui lui demandaient « quand devait arriver le Royaume de Dieu » (*d’après eux, le royaume davidique*), Jésus répondit : « La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer et l’on ne saurait dire : 'Le voici ! Le voilà !' Car sachez-le, le Royaume de Dieu est en vous » (Luc 17,20-21). Ce Royaume étant intérieur, il ne fallait donc plus en attendre un autre à l’extérieur. Nul en Israël ne s’attendait à ce genre de Royaume ni à ce messianisme. Le courant nationaliste avait séduit tous les Juifs, les Apôtres inclusivement. Afin d’instituer ce Royaume divin, il fallait briser l’idole qu’était le Messie politique. Jésus savait qu’il n’y parviendrait qu’au prix de son sang. Il prépara donc ses Apôtres à ce dénouement dramatique : « Le Fils de l’homme doit être livré aux mains des hommes et ils Le tueront ». À ces mots, « ils furent tout consternés » (Matthieu 17,22-23), car, ne voyant encore en Lui qu’un Messie nationaliste, ils n’imaginaient pas que Jésus soit vaincu, mis à mort, sans rétablir le trône et la dynastie de David. Les Apôtres eurent beaucoup de mal à saisir la dimension spirituelle du Royaume quoique Jésus demeurât avec eux durant trois années. Après sa Résurrection, Il s’était encore montré vivant aux siens et « pendant quarante jours, Il leur était apparu et les avait entretenus du Royaume de Dieu » (Actes 1,3). Malgré cela, ils continuaient de croire que ce Royaume était politique et lui demandèrent, juste avant l’Ascension : « Seigneur est-ce en ce temps-ci que tu vas restaurer la royauté en Israël ? » (Actes 1,6). Ce n’est qu’après avoir reçu l’Esprit Saint, qu’ils commencèrent à comprendre l’intention du Maître (Actes 1,7-8 / 11,15-18 / 15,7-11). Jésus devait remplacer, dans la mentalité de ses Apôtres, la notion du Messie sioniste par celle du Messie spirituel et universel. C’est un subtil exorcisme qu’il fallait opérer. Il attendit deux ans avant d’entamer cette délicate opération. D’abord, Il devait s’assurer que ses Apôtres croyaient indéfectiblement en Lui comme Messie. Il fallait qu’Il manifestât sa puissance par les miracles pour donner aux disciples confiance en Lui. C’est ainsi, en effet, qu’ils crurent en Lui (Jean 2,11 / Jean 6,14). C’est alors seulement qu’Il leur demanda : « Pour vous qui suis-Je ? ». Et Pierre, lui seul, eut le courage de répondre : « Tu es le Messie ». Jésus le loua, lui disant que cette révélation lui venait de Dieu (Matthieu 16,15-17). Le premier pas, à savoir garantir leur foi en Lui comme Messie, était ainsi franchi. Néanmoins, pour Pierre et les Apôtres, le messianisme de Jésus ne pouvait être que nationaliste ; Il est le Messie, oui, mais le Messie guerrier ! Pierre portait encore son épée lors de l’arrestation de Jésus ! (Jean 18,10-11). Le deuxième pas à franchir, le plus délicat, était la révélation de son messianisme spirituel ; les Apôtres ne pouvaient même pas l’imaginer. Jésus, après avoir obtenu de ses disciples, pour la première fois, la reconnaissance de sa qualité de Messie, pouvait franchir ce deuxième pas qui consistait à leur présenter son vrai visage de Messie spirituel, non nationaliste. C’est ce qu’Il fit en leur annonçant, pour la première fois, sa prochaine mise à mort. Il leur déclara cela « à dater de ce jour » où ils Le reconnurent comme Messie, non pas avant, précise Matthieu (Matthieu 16,21). C’était leur dire : Je suis le Messie, oui ! Mais Je ne restaurerai pas de royaume politique. Pour que vous le compreniez, je serai livré à la mort. La réaction spontanée de Pierre était de rejeter cette annonce inattendue : « Dieu t’en préserve Seigneur ! Non, cela ne t’arrivera point ! ». Cela lui a valu une sévère réprimande du Christ : « Éloigne-toi de moi, Satan ! Tu m’es un scandale, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes » (Matthieu 16,21-23). La réaction de Pierre est due, justement, au fait que les disciples ne pouvaient pas, à ce moment, concevoir que le Messie, le futur roi d’Israël et le sauveur de la nation, finisse sur une croix, comme un vulgaire criminel, eux qui L’imaginaient déjà sur le trône d’Israël, inaugurant la nouvelle dynastie davidique. Le Messie, le roi d’Israël, mourir sur une croix ?! Jamais ! Lui qui doit détrôner Hérode et chasser les Romains ! Les Apôtres « ne comprenaient pas cette parole : elle leur demeurait voilée » (Luc 9,44-45). Cette conception nationaliste, ancrée dans la mentalité des Apôtres, apparaît dans leurs discussions intimes. Arrivés à Capharnum, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? Eux se taisaient ». Ils avaient discuté en chemin de qui était le plus grand (Marc 9,33-34). Le silence des Apôtres révèle leur embarras face à cette question. Ils comprirent, par la façon dont elle fut posée, que « Jésus savait ce qui se discutait dans leur coeur » (Luc 9,46-47). Et que, du regard, Le Maître le leur reprochait. Ils saisirent l’abîme qui séparait leur conception messianique de celle de Jésus. Ils se turent par honte. Plus tard, lors de son entrée à Jérusalem, Jésus répéta pour la troisième fois sa mise en croix. Immédiatement après l’avoir annoncée, loin de compatir, la mère de Jacques et de Jean, « s’approcha de Lui avec ses fils et se prosterna pour Lui demander : ‘Voici mes deux fils, ordonne qu’ils siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume’ » (Matthieu 20,20-21). Il faut souligner que l’approche de cette femme advint **immédiatement** après la troisième annonce de la passion de Jésus. Il venait, en effet, de leur révéler : « Voici que nous montons à Jérusalem et le Fils de l’homme va être livré aux grands prêtres et aux scribes. Ils le condamneront à mort et le livreront aux païens pour être bafoué, flagellé et mis en croix et le troisième jour il ressuscitera » (Matthieu 20,17-19). Les Évangélistes nous révèlent que ces paroles de la Passion ne pénétraient pas la mentalité opaque des Apôtres : « mais ils ne comprenaient pas cette parole elle leur demeurait voilée pour qu’ils n’en saisissent pas le sens et ils craignaient de L’interroger sur cette parole » (Luc 9,45 et Marc 9,31-32). Au point que Luc ajoute encore immédiatement après : « Une discussion s’éleva entre eux : lequel d’entre eux pouvait bien être le plus grand ? » (Luc 9,46). Les souffrances du Maître étaient obnubilées par leurs ambitions temporelles. Cette incompréhension des Apôtres apparaît jusqu’au moment de l’Ascension de Jésus. Après les avoir entretenus « pendant quarante jours du Royaume de Dieu… ils le questionnaient (*encore*) : ‘Seigneur est-ce en ce temps-ci que tu va restaurer la Royauté en Israël ?’ » (Actes 1,3-6). Si j’insiste sur ce point c’est parce qu’il est important. Il faut bien comprendre l’abîme qui séparait la mentalité des Apôtres de l’Esprit de Jésus. Ce n’est que lorsqu’ils reçurent la force de cet Esprit Saint qu’ils comprirent. Ils furent alors en mesure d’être les dignes témoins de Jésus « à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux confins de la Terre » (Actes 1,6-8). Les croyants comprennent-ils aujourd’hui encore que le Royaume messianique est **en nous**? Il n’est ni dans les États politiques, ni dans la gloire humaine. Le Vatican, en se proclamant État en 1929 à l’instar des autres États temporels, a entamé sa trahison, une trahison confirmée par la reconnaissance de l’État d’Israël en 1993. Il fallait que les Apôtres subissent de la part du Maître un réel lavage de cerveau, un « baptême ». Il ne pouvait changer leur mentalité que sur la croix. Il fallait que meure le concept du Messie sioniste auquel ils croyaient. Il fallait que Jésus meure sans restaurer de royaume israélien. Alors, leur foi en Lui comme Messie - non plus nationaliste, mais spirituel et universel - devait continuer à vivre en eux ; ce qu’ils ne comprirent, en effet, que plus tard, après la crucifixion de Jésus. Ainsi, par la mort de Jésus, s’écroule, dans l’esprit de ses disciples, l’idole sioniste. Par sa mort, Jésus triompha de la mort qu’est ce nationalisme : « J’ai vaincu le monde », dit Jésus la veille de sa crucifixion (Jean 16,33). Après la mort de Jésus, en effet, les Apôtres continuèrent à croire en Lui comme Messie. Ils découvrirent ainsi la dimension spirituelle et universelle du salut. Dieu n’est plus le monopole des Juifs, Il appartient au monde entier : « Dieu est-il le Dieu des Juifs seulement, et non point des Païens. Certes, également des Païens » (Romains 3,29). Par contre, les nationalistes endurcis, ceux pour qui Jésus était « une occasion de chute » (Matthieu 11,6), et une « pierre d’achoppement » (Romains 9,30-33), furent choqués par son manque de « patriotisme » et Le renièrent. Il y a lieu de distinguer entre un nationalisme religieux coupable, créé au nom d’une foi - celui-ci est condamné par Dieu - et un patriotisme légal indépendant de la foi. À noter que le Messie sioniste représente tout esprit matérialiste et dominateur. Cet esprit a séduit d’innombrables Chrétiens le long des siècles. Ceux-ci n’ont rien compris à la Croix du Christ. Tous les matérialistes suivent l’esprit du Messie sioniste et meurent dans leurs péchés. C’est le cas des Juifs qui refusèrent, par le passé, et qui refusent encore aujourd’hui, de croire en Jésus. Jésus répète encore aujourd’hui à tous : « Si vous ne croyez pas que Je Suis (*le Messie*) vous mourrez dans vos péchés » (Jean 8,21-24). ## Judas Quant à Judas Iscariote, le prétendu apôtre qui trahit le Christ, il n’a jamais suivi Jésus par conviction spirituelle, mais par intérêt matériel. Cela ressort des paroles de Jean à son propos : « C’était un voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait » (Jean 12,6). Judas croyait que Jésus était le Messie nationaliste. Son unique ambition était de voir restaurer le royaume davidique par Jésus, afin d’y avoir une position de prestige (ministre des finances par exemple). Les miracles de Jésus et ses discours spirituels le laissaient spirituellement indifférent. Il n’y voyait qu’un moyen pour rétablir le royaume politique et réaliser ses propres ambitions matérielles. Son indifférence masquée vis-à-vis des oeuvres et des paroles du Christ apparaît dans le jugement de Jésus sur Judas après le miracle de la multiplication des pains et son discours sur le Pain de Vie : > « ‘Il en est parmi vous qui ne croient pas.’ Jésus savait en effet qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le livrerait… Dès lors, nombre de ses disciples se retirèrent et cessèrent de l’accompagner. Jésus dit alors aux Douze : ‘Voulez-vous partir vous aussi ?’ Simon-Pierre Lui répondit : ‘Seigneur à qui irions-nous ? Tu as les Paroles de la Vie Éternelle’. Jésus reprit : ‘Ne vous ai-je pas choisis, vous les Douze ? Pourtant l’un de vous est un démon’. Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote ; c’est lui, en effet, qui devait Le livrer, lui, l’un des Douze. » (Jean 6,64-70) Judas aurait mieux fait de se retirer dès ce moment avec les incroyants comme lui. S’il est demeuré avec le groupe, c’est encore, et uniquement, dans l’espoir de réaliser ses ambitions matérielles. Quand Judas eut la certitude que Jésus ne comptait pas établir un règne politique, et qu’il ne pouvait plus rien tirer de Lui, il décida de Le livrer (Jean 13,2). L’intérêt matériel de Judas primait sur toute autre considération, cela se voit dans son désir de livrer Jésus en en tirant, au moins, un certain profit pécuniaire. En effet, « Il alla trouver les grands prêtres (*qui cherchaient l’occasion d’arrêter Jésus par ruse*) et leur dit : ‘Que voulez-vous me donner, et moi je vous Le livrerai ?’ Ceux-ci lui versèrent trente pièces d’argent » (Matthieu 26,14-15). Judas est la concrétisation du drame de Jésus. ## Les Apôtres après la Croix Les pèlerins d’Emmaüs étaient consternés après la crucifixion de Jésus, déçus de sa mort car, dirent-ils : « Nous espérions, nous, que c’était Lui qui **délivrerait Israël** » (Luc 24,21). C’est qu’ils s’attendaient à une délivrance politique. Lors de l’Ascension, les Apôtres, « quand ils Le virent, ils se prosternèrent ; d’aucuns cependant doutèrent » (Matthieu 28,17). Quelle était la nature de ce doute ? Ils doutèrent de Lui comme Messie vu qu’Il n’avait pas restauré le Royaume en Israël. C’est pourquoi, à ce moment, ils Lui demandèrent de nouveau : « Est-ce en ce temps-ci que tu vas restaurer la royauté en Israël ? » (Actes 1,6). ## Les Juifs d’aujourd’hui Aujourd’hui, le drame de Jésus se renouvelle par la résurgence du nationalisme juif incarné dans l’État d’Israël. Cet État a séduit des foules de Chrétiens menées à le soutenir aveuglément. Et ceci, malgré la mise en garde de Jésus : « Prenez garde qu’on ne vous abuse… lorsque vous verrez l’Abomination de la Désolation installée dans le Saint Lieu (*Terre Sainte, Jérusalem*)… Ne vous mettez pas à leur suite… » (Matthieu 24,4-15 / Luc 21,7-8). Et pourtant, ils se mirent à leur suite !! Comment est-il possible de convaincre les Juifs - et particulièrement les Sionistes parmi eux - que Jésus de Nazareth est le Messie qu’ils attendent ? Comment les convaincre que le règne auquel ils aspirent est spirituel et en faveur de toute l’humanité ? Comment les convaincre de renoncer à un État politique sioniste à travers lequel ils veulent régner sur le monde ? Heureux ceux d’entre eux qui entendront la voix du Messie crucifié, l’Unique capable de donner la vraie Paix. *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-drame-de-jesus* --- # Regard de Foi sur le Coran > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-06 · Updated: 2026-07-13 · Language: fr Ce livre est traduit par l’auteur de l’original arabe. Il est adressé à tous ceux qui veulent se libérer du joug du fanatisme imposé par les traditions religieuses périmées et les préjugés arbitraires. Il est dédié à tous les hommes de bonne foi, assoiffés de vérité et de justice, à la recherche de la fraternité. « **Apportez vos preuves si vous êtes sincères** » (Coran 27 ; Les Fourmis,64) \--- DÉDICACE À MARIE, NOTRE MÈRE LA VIERGE MÈRE DU MESSIE, À FATIMA, LA MÈRE DES CROYANTS, ET AUX CROYANTS INDÉPENDANTS DE TOUS RITES, RELIGIONS ET RACES. | ![](/pictures/colomb.png "colombes") Deux oiseaux de la même espèce représentant la Bible et le Coran | |---| ## Introduction La plupart des gens croient qu’il y a une différence entre le Coran et la Bible. Toutefois, l’Inspiration divine est une dans la Bible et le Coran. Dieu, qui a inspiré la Bible, Ancien et Nouveau Testaments, a également inspiré le Coran. Ce dernier atteste l’authenticité de la Bible. La différence n’est donc pas dans l’Inspiration mais dans **l’interprétation**. Dieu dit dans le Coran : > « Vous qui avez reçu le Livre (*la Bible*) croyez à ce que Dieu a fait descendre du Ciel (*le Coran*) **confirmant** ce qui est avec vous (*la Bible*)… » (Coran 4 ; Les Femmes,47) Ce livre est une étude succincte du concept authentique de l’Inspiration divine. Il invite à s’ouvrir avec foi à l’Inspiration coranique. Et par celle-ci, à l’Évangile et à la Torah[^11-1], attestés par le Coran. C’est un regard de foi sur l’Inspiration divine en général pour rassembler les croyants par la découverte de **l’unité de l’Inspiration biblico-coranique**. En effet, le Coran confirme ses deux prédécesseurs, la Torah et l’Évangile, et témoigne que Dieu est seul et unique inspirateur de la Bible et du Coran : > « …Notre Dieu et le Vôtre est Un, et nous lui sommes soumis[^11-2]. » (Coran 29 ; L’Araignée,46) Pourtant, nous trouvons que les confessions religieuses ont divisé Chrétiens et Musulmans par leurs traditions héritées d’âge en âge. Cette division, due à ces mêmes traditions humaines, ne s’est pas limitée aux communautés musulmanes et chrétiennes, mais a gagné l’intérieur de chacune de ces deux communautés soeurs, séparant Chrétiens des Chrétiens et Musulmans des Musulmans. C’est pourquoi je prie le lecteur de s’ouvrir avec objectivité au contenu de ce livre, s’élevant au-delà de la mentalité du rite auquel il appartient, dépassant toute mentalité confessionnelle étroite, car le but de cette étude est de se libérer de l’esprit de clan confessionnel et du racisme spirituel, inconsciemment infiltrés en chacun de nous. Nous ne pouvons nous libérer de cet esprit malsain que par la **connaissance** de ce que Dieu a **vraiment** révélé dans les Livres inspirés. Cette connaissance est seule capable de nous libérer des chaînes des traditions et des préjugés qui nous dévient des enseignements de la Bible et du Coran. Ces traditions et ces préjugés sont passés, avec le temps, dans les veines des hommes et sont hérités de père en fils, acceptés sans que leur authenticité ou leur rectitude soient discutées. Certains « croyants » s’y sont cramponnés au point de tuer tout opposant, considérant ces vaines traditions comme des absolus intouchables, sans même s’assurer de leur véracité. Nous avons tous souffert de cet état de fait, ignorant que ces traditions n’avaient aucun fondement divin. Il est donc important de se convaincre de la nécessité de retourner à la Bible et au Coran pour se rendre compte de la vérité ou de la fausseté de ces rumeurs répandues par certains pour susciter des intrigues comme l’a bien noté le Coran : > « C’est Lui qui t’a envoyé le Livre (*le Coran*). Parmi les versets qui le composent les uns sont fermement établis et contiennent des préceptes ; ils sont la base du Livre, les autres sont **allégoriques**. Ceux qui ont du penchant à l’erreur dans leur coeur s’attachent aux allégories pour semer **la discorde** et par désir de les interpréter : mais **Dieu seul en connaît l’interprétation**. Les hommes affermis dans la science diront : nous y croyons (*au Coran*), tout ce qu’il renferme vient de Dieu. Seuls les hommes sensés réfléchissent. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,7) Certains chefs religieux se sont octroyé le droit de monopoliser l’interprétation de l’Inspiration divine. Or, l’Inspiration n’est le monopole d’aucun homme. Selon le verset ci-haut mentionné : « Dieu seul en connaît l’interprétation », et c’est Lui, « Dieu qui guide » ses élus, comme le dit encore le Coran au chapitre XLII ; La Délibération,52. En effet, les savants religieux juifs se sont octroyé le droit d’interpréter, eux seuls, la Bible, empêchant les croyants d’appliquer les prophéties messianiques - pourtant claires - qui s’y trouvent, à Jésus. Des chefs religieux et des théologiens chrétiens monopolisent également le droit d’interpréter l’Évangile, refusant d’appliquer les prophéties explicites qui s’y trouvent pour dénoncer l’injuste entité israélienne, manifestement visée par ces prophéties. Cette attitude coupable - qui est un contre-témoignage à Jésus - est due à la solidarité des Chrétiens avec Israël et le sionisme international, pourtant dénoncé par St Jean comme étant l’Antichrist à paraître (1 Jean 2,22). De même, beaucoup de chefs et de savants musulmans monopolisent le droit d’interpréter le Coran en faveur d’une tradition figée qui les arrange. Ils exposent des interprétations personnelles, non divines, qui laissent transparaître un esprit fanatique et séparatiste. Ce faisant, ils empêchent les hommes de comprendre les versets coraniques indépendamment de leurs conceptions étroites, si éloignées de l’intention divine. Ils s’arrêtent aux versets « allégoriques » et les interprètent en leur faveur « pour semer la discorde ». Le Coran impose aux croyants d’aborder les sujets sacrés à partir de la connaissance des « **Livres lumineux** », Dieu les ayant inspirés comme guide. L’homme ne doit donc pas suivre, de manière irréfléchie, toute suggestion de nature à susciter des dissensions sans recourir à un « **Livre lumineux** », comme le commande le Coran : > « Il est des hommes qui discutent de Dieu sans connaissance ; ils suivent tout démon rebelle… Il est des hommes qui discutent de Dieu sans connaissance, sans être guidés par un Livre lumineux. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,3 et 8) C’est pourquoi, dans notre discussion, nous avons recours à deux « Livres lumineux », la Bible et le Coran, afin que notre foi ne soit pas construite sur les sables mouvants des rumeurs qui nous rendent la proie de « tout démon rebelle » et fanatique. Nous voulons construire notre foi sur le rocher de la connaissance et de la certitude. Alors nous nous épanouirons car nous serons exposés aux rayons émanant de la source divine, et non soumis aux fables et traditions purement humaines. Celles-ci sont de nature à nous condamner, n’ayant aucune base dans les « Livres lumineux ». C’est la raison pour laquelle elles ont été un échec, en produisant les fruits amers de la division entre frères. L’Intention divine, au contraire, est de rassembler les croyants par l’Inspiration unique, non de les séparer par des traditions que Dieu désapprouve. > « Seigneur, épanouis mon coeur… » (Coran 20 ; Ta-ha,25) Or le coeur ne s’épanouit qu’en se libérant du joug de la foi ignorante, fruit des traditions figées. Si nous aspirons au salut, nous devons nous dépouiller de cette foi malsaine pour embrasser la foi réelle, celle bâtie sur la connaissance des « Livres lumineux ». Cette connaissance sera notre guide dans nos discussions sur les sujets divins. Pour comprendre la vraie spiritualité de l’Islam, nous devons prendre conscience de l’abîme immense qui sépare le Coran de la plupart des Musulmans. Cet abîme n’a d’égal que celui qui sépare la Bible de la grande majorité des Juifs et des Chrétiens. Les responsables de ce fossé sont les adeptes des traditions rituelles et cultuelles, soucieux de sauvegarder un héritage religieux humain, un culte matériel au détriment du culte « en esprit et en vérité » prescrit par Jésus (Jean 4,24). Le Prophète Muhammad a dit dans ses « Nobles Discussions » : > « Viendra un temps pour les hommes où ne restera du Coran que son dessin et de l’Islam que son nom. Ils se réclament de l’Islam et ils sont les plus éloignés de lui. » Feu le Cheikh Muhammad Abdo a dit aussi à ce propos : > « Ce que nous voyons actuellement de l’Islam n’est pas l’Islam. On n’a retenu des oeuvres de l’Islam qu’un semblant de prières, de jeûne, de pèlerinage et peu de paroles **déviées** en partie de leur sens. Les gens sont arrivés à la stagnation que j’ai mentionnée à cause des hérésies et des fabulations qui ont atteint leur religion, les considérant comme religion. Que Dieu nous préserve de ces gens-là et de leurs calomnies sur Dieu et Sa religion car tout ce qu’on reproche aujourd’hui aux Musulmans n’appartient pas à l’Islam. C’est quelque chose d’autre que l’on a appelé Islam. » (Tiré de son livre : « L’Islam et le Christianisme ») Le Messie, pareillement, a posé la question à ses Apôtres en parlant de la foi à la fin des temps : > « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » (Luc 18,8) Il nous avertit que l’amour de Dieu disparaîtra du coeur de beaucoup d’hommes à cause de l’injustice et de l’impiété qui prévaudront à la fin des temps (Matthieu 24,12). C’est pourquoi, Il mit en garde les croyants en disant : > « Ce n’est pas en me disant : Seigneur, Seigneur qu’on entrera dans le Royaume des Cieux mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les Cieux. Beaucoup (*de faux croyants*) me diront en ce jour-là (*me voyant en colère contre eux*) : Seigneur, Seigneur n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? En ton nom que nous avons chassé les démons ? En ton nom que nous avons fait bien des miracles ? Alors je leur dirai en face : Jamais je ne vous ai connus ; écartez-vous de moi vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7,21-23) L’apôtre Paul certifie lui aussi dans ses lettres : > « …qu’à la fin des jours surviendront des moments difficiles. Les hommes seront égoïstes, amants de l’argent, vantards, orgueilleux, sans coeur… ayant les apparences de la piété, mais reniant ce qui en est la force… » (2 Timothée 3,1-5) Ainsi, l’Inspiration divine nous met partout en garde contre les pratiques vaines et superficielles auxquelles sont attachés beaucoup de croyants. Ces cultes illusoires sont stériles aux yeux du Juge divin qui n’accorde pas sa miséricorde à cause de tels actes d’inspiration païenne, mais se laisse toucher par la bonté, l’amour et l’effort qu’Il nous voit fournir pour parvenir à connaître la vérité et pratiquer la justice. Dans l’Inspiration évangélique, le critère de la foi à la fin des temps est l’apparition d’une « Bête » annoncée par l’apôtre Jean dans le livre de l’Apocalypse. Cette « Bête », l’Antichrist, est l’incarnation des forces du mal et de l’injustice dans le monde. Elle apparaît en Palestine jusqu’au coeur de Jérusalem (Apocalypse 11,2 et 20,7-9), où elle rassemble son armée et ses sujets « pour la guerre », non pour la paix. Le critère de la foi réside dans le degré d’enthousiasme mis à combattre cette Bête. Plus la foi est grande, plus s’accroît le discernement spirituel à reconnaître l’identité de ce monstre et s’intensifie l’engagement à le combattre à mort. Par contre, une foi vacillante ou absente, conduit l’homme à se soumettre à la Bête en se disant, devant son apparente puissance : « Qui égale la Bête ? Qui peut lutter contre elle ? » (Apocalypse 13,4). L’Inspiration évangélique annonce aux croyants la bonne nouvelle de leur victoire sur la Bête, l’Antichrist. J’ai révélé et démontré dans mon livre : [« L’Apocalypse démasque l’Antichrist »](/fr/la-cle-de-lapocalypse), que l’entité israélienne est cette « Bête » qui a rassemblé ses troupes sionistes des quatre coins de la terre… pour la guerre… en Palestine. L’État d’lsraël, cet « ersatz » fait de toutes pièces, construit sur le crime et le sang, symbolise l’injustice et le mal. Il s’en va à sa perte. Les vrais croyants, aujourd’hui, sont ceux qui discernent l’identité de la « Bête » de l’Apocalypse et comprennent qu’en elle s’incarne le « mal absolu » selon l’expression de l’Imam Moussa Sadr qui ajoute : « Collaborer avec Israël est un péché ». De nos jours, les croyants sont ceux qui se soulèvent contre l’ennemi de Dieu, le sioniste posté en Palestine occupant tout le territoire et débordant son injustice jusqu’au Liban Sud. La « Bête » apocalyptique est la mesure redoutable par laquelle Dieu sonde le coeur des croyants pour condamner ceux qui collaborent avec elle et bénir éternellement les coeurs nobles et courageux qui la combattent avec foi. Ainsi, l’unité entre tous les croyants s’opère aujourd’hui par leur union contre Israël, l’ennemi de Dieu et de Jésus, son Messie. Le combat contre l’État d’Israël équivaut à un nouveau baptême. L’Inspiration coranique a également annoncé l’apparition d’une **Bête** à la fin des temps : > « Lorsque la sentence prononcée contre eux (*les incroyants*) sera prête à recevoir exécution, nous ferons sortir de la terre une Bête qui leur dira : En vérité ! Les hommes n’ont point cru fermement à nos miracles. » (Coran 27 ; Les Fourmis,82) C’est aussi la « Bête » de l’Apocalypse (chapitres 13 et 17). Muhammad a annoncé dans ses « Nobles Discussions » l’apparition de l’Antichrist et des siens en Palestine, y « déferlant de partout », comme ce fut le cas des Juifs. Le Prophète poursuit en disant qu’ils traverseront le lac de Tibériade et que ces « charlatans » tromperont beaucoup de croyants. Les vrais croyants les combattront et en triompheront. J’ai démontré dans mon livre « L’Antichrist dans l’Islam », la relation entre ce « Messie » charlatan et l’entité israélienne, étayant mes arguments par les « Nobles Discussions » recueillies dans l’ouvrage du Cheikh Sobhi Saleh « Manhal el Waridin ». Beaucoup de fausses doctrines se sont infiltrées dans les rangs des croyants, s’implantant comme traditions fermes indiscutables. Parmi celles-ci figurent : 1. la prétention - à laquelle croient nombre de Chrétiens - que le Coran contredit l’Évangile 2. la prétention - à laquelle croient nombre de Musulmans - que l’Évangile est falsifié et qu’une contradiction existe entre les 4 évangiles. Certains Musulmans ne prêtent pas foi à l’Évangile sous prétexte qu’il fut écrit après l’Ascension du Messie. Ils ignorent que la Puissance d’inspiration de Dieu ne s’arrête ni à la présence physique du Messie dans le monde, ni à un temps et à un lieu précis. Toutes ces idées démontrent l’ignorance et l’infantilisme des gens capables de croire ces balivernes. Nous avons voulu, dans cette étude, pénétrer dans le monde de l’Inspiration par la porte du Coran. Par celui-ci, nous avons abouti à la Bible. C’est alors que nous avons découvert l’unité de l’Inspiration biblico-coranique. C’est la raison pour laquelle nous ne comprenons pas pourquoi ceux qui croient en l’un des deux Livres combattent ceux qui croient en l’autre. Il est illogique d’accepter l’un sans l’autre. ## Le Coran est un texte arabe de la Bible Le piège, dans lequel sont tombés Chrétiens et Musulmans, est de considérer que la religion du Coran s’oppose à celle de la Bible. Le Coran n’est pas responsable de cette méprise. Au contraire, il se présente comme un résumé du message biblique, inspiré à Muhammad en « langue arabe claire », adressé aux habitants de l’Arabie, parce qu’ils n’ont pas eu - comme les gens de la Bible - des messagers divins pour les aviser. Le Coran dit : > « Le Coran est une révélation du Souverain de l’univers. L’Esprit fidèle l’a descendu (*du Ciel*) sur ton coeur (*Muhammad*), afin que tu fusses un des Apôtres en **langue arabe claire**. Il (*le Coran*) **se trouve dans les Livres** (*la Bible*) des premiers (*Juifs et Chrétiens*). » (Coran 26 ; Les Poètes,192-196) Il faut noter que l’Inspiration coranique se trouve déjà dans la Bible qui a précédé le Coran. Le Coran ne diffère donc pas de la Bible, puisqu’il en émane. Il n’en diffère qu’ayant été révélé « en langue arabe claire » : > « Nous avons ainsi révélé **en arabe** une Sagesse… » (Coran 13 ; Le Tonnerre,37)« Nous te révélâmes un Livre (*le Coran*) en **langue arabe** afin que tu avertisses **la mère des villages** (*La Mecque*) **et ses alentours**. » (Coran 42 ; La Délibération,7) > > « Il (*le Coran*) est la vérité venue de ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple qui **n’a point eu de prophète avant toi** et pour qu’il soit dirigé dans le droit chemin. » (Coran 32 ; La Prosternation,3) En dépit de ces versets clairs, certains fanatiques, désireux de convertir l’humanité à un Islam intégriste, s’élèvent pour « défendre » le Coran, proclamant qu’il n’est pas seulement pour les Arabes, mais pour le monde entier. Ceux-ci devraient plutôt se référer aux textes coraniques dont l’Inspiration est adressée **aux Arabes de « la Mère des villages »**. Toutefois, mais dans un esprit bien différent, nous soutenons que le Coran est effectivement une lumière pour le monde entier, son message n’étant autre que le message biblique. Ceci ressort du verset précité : > « Il (*le Coran*) se trouve dans les Livres des premiers. » (Coran 26 ; Les Poètes,196) Muhammad, comme tous les prophètes, fut envoyé comme guide universel, au-delà des confessions religieuses d’aujourd’hui. Le mot « Coran », en arabe, signifie lecture, ce Livre saint étant une « lecture » arabe de la Bible dont l’original est en hébreu (pour l’Ancien Testament) et en grec (pour le Nouveau Testament). Les Arabes de l’époque de Muhammad ignoraient ces deux langues. Ils justifiaient leur ignorance de la Bible prétextant l’incapacité de la lire. Ils prétendaient encore, avec orgueil, que s’ils avaient pu prendre connaissance du message biblique, ils auraient été - à cause de leur intelligence supérieure - plus érudits que les Juifs et les Chrétiens. Pour couper court à ces arguments, Dieu a donc inspiré le Coran « en langue arabe claire », les informant du contenu des « Livres des premiers ». En effet, Dieu dit : > « …Vous ne direz plus : Deux peuples (*les Juifs et les Chrétiens*) ont reçu avant nous les Écritures et nous étions incapables de les étudier. Vous ne direz plus : Si l’on nous eût envoyé un livre, nous aurions été plus éclairés qu’eux. Une déclaration évidente (*le Coran*) est donc venue vers vous de la part de votre Seigneur. Elle est l’orientation et la preuve de la miséricorde divine. Et qui est plus méchant que celui qui traite de mensonge les Signes de Dieu et s’en détourne ? Nous punirons ceux qui se détournent de nos Signes d’un supplice douloureux, parce qu’ils se sont détournés de nos Signes. » (Coran 6 ; Le Bétail,156-157) Les versets du Coran - qui est une version arabe de la Bible - ont été « modelés » avec précision, dans un style et une mentalité arabe, pour s’adapter aux Arabes : > « C’est un Livre (*le Coran*) dont les versets ont été modelés (*ou exposés*) pour former un Coran (*une lecture*) **arabe** pour les hommes qui ont de l’intelligence. On ne te dit rien (*Muhammad*) **qui n’eût été dit aux envoyés (*bibliques*), tes prédécesseurs**… Si nous avions fait de ce Coran un livre écrit en langue étrangère, ils (*les Arabes*) auraient dit : Si du moins les versets de ce Livre étaient modelés en langue étrangère et **en langue arabe** (*afin de les comprendre*). Dis (*donc aux Arabes*) : Il (*le Coran en arabe*) est une orientation et un remède pour ceux qui croient… » (Coran 41 ; Les Versets clairement exposés,3 et 43-44) De même que le Coran est une lecture biblique modelée pour les Arabes, cet ouvrage que j’ai traduit de l’arabe vise à présenter à l’Occident le message coranique modelé à la mentalité occidentale. Le Coran étant une lecture arabe de la Bible, il n’ajoute rien de nouveau ou de contraire à celle-ci, puisque Dieu n’y révèle rien à Muhammad « qui n’eût été dit aux envoyés, ses prédécesseurs » comme rapportés par les versets ci-dessus. Le Coran, pourtant, **ne contient pas tout le message biblique**, car Dieu dit à Muhammad : > « Avant toi, nous avions envoyé des Apôtres. Nous t’avons raconté l’histoire de **quelques-uns d’entre eux**, et il y en a d’autres dont Nous ne t’avons rien dit… » (Coran 40 ; Le Croyant,78) Les prophètes et les Apôtres, qui ne sont pas mentionnés dans le Coran, le sont dans la Bible. C’est la raison pour laquelle j’ai dit que le Coran se présente lui-même comme **une Inspiration résumée** de la Bible et n’en diffère donc pas dans son essence. C’est pourquoi, lorsque du temps de Muhammad, certains Musulmans demandèrent à des Chrétiens de devenir musulmans, ceux-ci répondirent qu’ils étaient musulmans avant le Coran ; le mot musulman signifiant en arabe, résigné à Dieu : > « Ceux à qui nous avons donné le Livre (*la Bible*) avant lui (*avant le Coran*), y croient. Quand on le leur lit, ils disent : Nous y croyons ! C’est la vérité (*qui vient*) de notre Seigneur. **Nous étions musulmans avant sa venue**… Ceux-ci recevront **une double récompense**… » (Coran 28 ; Le Récit,52-54) Remarquez l’expression « nous étions musulmans avant sa venue ». Ceci signifie que ces Chrétiens n’ont pas hésité à se déclarer musulmans, soumis à Dieu, **avant la révélation du Coran**. L’attitude du Coran et de Muhammad fut d’octroyer une « **double récompense** » à ces croyants qui, sans renoncer au christianisme, se reconnaissaient, sans retenue, tout aussi Musulmans que Chrétiens. La conclusion logique qui se dégage de ces versets, est que l’Islam, dans l’optique du Coran, n’est qu’un autre nom du christianisme. Ceci est confirmé par le Coran lui-même : > « … Il (*Dieu*) ne vous a imposé aucune gêne dans la Religion, la Religion de votre père Abraham. C’est lui (*Abraham*) qui vous a donné le nom de **‘Musulmans’ autrefois déjà, et ici même** (*dans le Coran*), afin que le Prophète soit témoin contre vous… » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,78) Lors d’une visite dans une société soi-disant musulmane, je fus mêlé à une discussion au cours de laquelle je dis : « Je suis musulman avant le Coran ». Un des religieux intégristes présents se mit en colère et dit : « Ces paroles sont des blasphèmes ! ». Je répondis : « La différence entre le Coran et vous, est que vous jugez que mes paroles sont blasphématoires tandis que le Coran, au contraire, me bénit de les dire et me donne une double récompense ». Ceci n’est qu’un des multiples exemples vécus dans divers milieux dits chrétiens ou musulmans. Ces expériences m’ont appris à discerner entre la vraie foi et le chauvinisme religieux. En témoignage de l’unité de l’islam et du christianisme, citons ces exemples : - Le Coran considère musulmans les Apôtres de Jésus venus au monde sept siècles avant lui :> « Et quand j’ai révélé ceci aux **Apôtres**: ‘Croyez en Moi et en mon Messager’. Ils dirent : ‘Nous croyons, et sois témoin qu’en vérité nous sommes **musulmans** (*soumis*[^11-3])’. » (Coran 5 ; La Table servie,111) - Abraham, venu vingt-sept siècles avant le Coran, est considéré par celui-ci comme étant Musulman :> « Abraham n’était ni un Juif, ni un Nazaréen (*Chrétien*) mais il était un vrai **Musulman** (*soumis*)… » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,67) - Le Prophète Muhammad dit dans le Coran :> « Je suis le premier des **Musulmans**. » (Coran 6 ; Le Bétail,163) L’interprétation officielle rapportée par les « Jalalein » explique que Muhammad est le premier Musulman **parmi les Arabes**[^11-4]. Le Coran console le coeur de tout vrai croyant par les versets précités de la Sourate 28, Le Récit, en relatant l’ouverture des Chrétiens de cette époque au Coran et la **double** bénédiction répandue par celui-ci sur eux. Où trouver, aujourd’hui, dans un monde fanatisé par les divers cultes et rites, pareille grandeur d’âme de part et d’autre ? Si un Chrétien ose affirmer de nos jours qu’il est musulman avant le Coran, il suscite contre lui la colère de nombreux Chrétiens et Musulmans traditionalistes. Ici apparaît l’abîme entre le dessein originel de Dieu et les traditions humaines déviées. Le Coran commande aux Musulmans : > « Ne controversez avec les gens du Livre (*la Bible*) que par le meilleur (*des arguments*), à moins qu’ils ne soient des hommes injustes. Dites : Nous croyons à ce qui nous a été envoyé (*le Coran*) **ainsi qu’à ce qui vous a été envoyé** (*la Bible*). **Notre Dieu et votre Dieu est Un** et nous Lui sommes musulmans (*soumis*). » (Coran 29 ; L’Araignée,46) Le Musulman **doit** donc croire à la Bible. Il doit s’efforcer, sans relâche, avec un coeur pur, à découvrir le « **meilleur des arguments** » pour soutenir cette foi. C’est cela la « Voie Droite » (Coran 1 ; La Fatiha,6). Être chrétien ou être musulman sont donc deux appellations d’une même vérité. Car, être chrétien signifie témoigner que Jésus est vraiment le Messie. C’est ce qu’atteste le Coran. Être musulman, c’est se livrer à Dieu, Lui être soumis : c’est l’attitude que tout vrai Chrétien doit avoir. Nous regrettons et nous nous étonnons du comportement de certains pays musulmans qui bannissent la Bible hors de leurs frontières. Ignorent-ils que le Coran les condamne ? Le Coran ne prêche pas une autre religion ni ne révèle un autre Dieu que Celui dont l’Inspiration se trouve dans la Bible. Ceux qui sont capables de comprendre cette simple vérité franchissent un pas-de-géant dans la Voie de Dieu. Certains pensent que le Coran dispense de la Bible et vont jusqu’à la mépriser. D’autres se suffisent de la Bible et dédaignent le Coran. Les uns et les autres ont leurs arguments et leurs prétextes. Tous tombent ainsi dans le piège du racisme religieux contrevenant aux commandements de Dieu dans tous les livres inspirés. Le Coran n’a jamais prétendu être un substitut aux Écritures bibliques et rapproche le lecteur juif ou chrétien de celles-ci : > « Dis aux gens du Livre (*la Bible*) : Vous ne vous appuierez sur rien de solide tant que vous n’observerez pas la Torah et l’Évangile. » (Coran 5 ; La Table servie,68) Le Coran pousse les Arabes eux-mêmes à connaître la Bible ; Dieu y dit à Muhammad : > « Tu ne savais pas ce qu’était le Livre (*la Bible*) ou la foi. Nous en avons fait une lumière à l’aide de laquelle nous dirigeons ceux d’entre nos serviteurs qu’il nous plaît. » (Coran 42 ; La Délibération,52) En dépit du témoignage, maintes fois répété, du Coran en faveur de la Bible, plusieurs savants musulmans ont interprété les versets coraniques sans recourir à la Bible. Pour cette raison, leurs interprétations sont étrangères à l’esprit et à la logique de l’Inspiration, comportant les germes de la dissension et de la séparation entre croyants. L’Inspiration coranique se trouve « dans les Livres des premiers » et n’est donc pas isolée de l’Inspiration biblique. Le Prophète Muhammad ignorait « la Bible et la foi », Dieu lui a donc révélé le Coran pour l’instruire du message biblique en langue arabe. Toute personne qui lit la Bible et le Coran avec objectivité, sans préjugés, se rendra compte de la parité des deux messages et des deux Inspirations et croîtra en sagesse et en perspicacité. Certaines histoires relatées dans la Bible se retrouvent dans le Coran. Et le Coran rapporte uniquement des histoires bibliques depuis la création jusqu’à la fin des temps en passant par Noé, Abraham, les douze tribus, la rupture de l’Alliance par les Juifs, et le Messie Jésus, fils de Marie. Pourquoi donc s’éloigner d’un des deux Livres puisque la Bible contient un surcroît de Lumière qui explique l’Inspiration coranique ? Un grand nombre de personnes discutent de religion et s’y adonnent avec enthousiasme, mais cet enthousiasme ignorant n’est pas éclairé par le contenu des Livres inspirés, ils s’égarent ainsi dans les filets du fanatisme. Pareille attitude est une abomination aux yeux de Dieu et de ses prophètes. Qui veut discuter religion doit savoir prendre du recul et consulter la Bible et le Coran de près avant de se lancer dans un dialogue que le fanatique transforme en défi et en combat. L’Inspiration divine, par contre, commande de discuter « par le meilleur » des arguments et des comportements. Combien de responsables religieux foulent au pied ce commandement coranique, ignorant les Livres et s’écartant de l’Inspiration au nom même de celle-ci ? Ils sèment ainsi la discorde dans les rangs des frères croyants. Suite à ces réflexions, nous comprenons l’essence de l’Islam à partir de la définition que le Coran en donne. Nous le dépouillons ainsi des idées traditionalistes - ajoutées comme des parasites, au long des siècles et des événements - qui ont défiguré la pureté de ses traits. Nous avons parfaitement saisi, qu’aux yeux du Coran, le Musulman : > « est celui qui soumet son visage à Dieu en faisant le bien. Celui-ci a saisi l’Anse solide. » (Coran 31 ; Luqman,22) Telle est l’essence de l’Islam coranique. Or, c’est le bien qu’on fait en soumettant sa face à la Bible, car Dieu s’y trouve comme dans le Coran. Heureux les hommes, qui qu’ils soient, qui se soumettent à Dieu en lisant ses Livres et en y croyant. « Ils ont saisi l’Anse solide ». Il nous faut relever ici le fait suivant : les Arabes, avant Muhammad, étaient dans l’impossibilité d’étudier la Bible car elle était en hébreu et en grec. Aujourd’hui, la Bible est traduite en arabe et en beaucoup d’autres langues comprises par les Arabes (comme la langue anglaise), ils n’ont plus de prétexte pour l’ignorer. Dans l’esprit de ce qui fut dit aux gens de la Bible, nous disons aujourd’hui aux gens du Coran : « Vous ne vous appuierez sur rien de solide tant que vous n’observerez pas la Torah et l’Évangile » car sans eux vous ne saisirez pas l’Esprit divin dans le Coran (voir Coran 5 ; La Table servie,68). En effet, la plénitude de l’Esprit coranique ne peut être comprise sans recourir à la Bible qui en est la source. Nous croyons que le Judaïsme de la Torah, le Christianisme de l’Évangile et l’Islam du Coran ont une seule et même essence. Nous n’hésitons pas à proclamer notre foi en l’Islam et en son noble prophète Muhammad. Nous leur devons d’affermir notre témoignage à Dieu, au Messie et à l’Évangile. Nous voulons, par cette étude, inculquer, sans compromis, l’esprit de compréhension mutuelle et d’harmonie entre les vrais croyants de toutes confessions en exposant l’accord total entre la Bible et le Coran. Mes compagnons et moi-même, bien conscients des difficultés et des persécutions auxquelles nous aurons à faire face de la part des fanatiques des diverses confessions, avons néanmoins fait serment d’aller de l’avant avec patience et détermination. Au nom de Dieu, nous cheminons, faisant fi de toutes les interprétations étriquées et tiraillées des faiseurs de troubles. Nous nous sommes efforcés inlassablement de rechercher le « meilleur des arguments », et ne le perdons pas de vue, afin de ne satisfaire que Dieu et notre conscience, cheminant ainsi dans cette « Voie Droite » du salut spirituel. Les croyants de tous les courants spirituels et de toutes les religions qui parviendront à se libérer des préjugés envers les Livres saints, découvriront avec joie qu’ils sont fils d’un même Dieu, qu’ils sont frères et amis, après avoir longtemps cru qu’ils étaient ennemis mortels. ## Les principes de l’étude Notre étude de l’Inspiration divine est fondée sur les principes immuables suivants : 1. Le retour au texte coranique lui-même 2. La recherche du sens spirituel du texte 3. La pédagogie divine dans l’Inspiration 4. L’unité de l’Inspiration En respectant ces principes dans l’étude de l’Inspiration biblico-coranique nous parviendrons à pénétrer l’intention divine pour finalement découvrir l’unité des deux révélations. ### Le retour au texte coranique Dieu exige des croyants la prudence dans la recherche des vérités spirituelles. Il leur demande de toujours s’appuyer sur les Livres inspirés et d’ignorer les rumeurs propagées par les fauteurs de troubles. Dieu met en garde en disant : > « Il est des hommes qui discutent de Dieu sans connaissance, sans avoir reçu aucune direction, sans être guidés par un Livre lumineux. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,8) Le Livre lumineux auquel nous avons recours pour comprendre l’esprit du Coran est le Coran lui-même, étayant nos arguments par ce Livre inspiré et par la Bible, afin de manifester l’unité qui existe entre les Livres inspirés. C’est intentionnellement que nous ne prêtons aucune attention aux vaines protestations de ceux qui se plaisent aux controverses superficielles pour épargner leur temps et le nôtre. Cette nécessité d’avoir recours à un Livre lumineux fut ressentie par les Apôtres du Messie eux-mêmes, pour convaincre les Juifs que Jésus était vraiment le Messie annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament. En effet, l’Inspiration évangélique dit que les Juifs qui ont cru au Messie ont : > « …accueilli la Parole (*annoncée par les Apôtres*) avec joie et **scrutaient quotidiennement** ce qui était écrit dans les Livres afin de s’assurer de l’exactitude de ce qu’ils entendaient. » (Actes 17,11) Le Messie avait agi de même avec ses Apôtres après sa résurrection : > « Il leur interpréta **dans toutes les Écritures**, à commencer par Moïse et parcourant tous les prophètes, ce qui Le concernait. » (Luc 24,27) Le croyant avisé doit donc constamment se référer aux Livres lumineux s’il recherche une direction solide afin de fonder sa foi sur la connaissance, à l’exemple des Apôtres, ses prédécesseurs. ### La recherche du sens spirituel du texte Dieu nous a commandé de rechercher toujours **le sens spirituel** des textes inspirés, nous mettant en garde contre le piège de l’interprétation littérale et restreinte qui dévie de l’intention divine. L’Inspiration divine a pour but d’embraser nos coeurs et stimuler notre intérêt pour la vie spirituelle éternelle qui dépasse sans commune mesure la vie corporelle. C’est pourquoi le Coran, après l’Évangile et la Torah, nous incite et nous sensibilise à nous attacher **à l’esprit** à travers la lettre. Le Coran dit en effet : > « Il en est qui servent Dieu, mais **à la lettre**. Si un bien les atteint, ils s’en rassurent, et si un mal les atteint, ils tombent sur la face, perdant ce monde et l’autre. Voici manifestement le perdant. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,11) Nous retrouvons la même mise en garde dans l’Évangile dans un style différent : > « … C’est Dieu qui nous a qualifiés pour être ministres d’une Alliance Nouvelle, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car **la lettre tue**, mais l’Esprit vivifie. » (2 Corinthiens 3,6) Le Messie nous recommande de ne pas comprendre l’Inspiration à la lettre, de ne pas nous attarder sur le sens littéral, mais de nous élever à l’intention divine qui se manifeste par des paroles prophétiques : > « C’est l’esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. » (Jean 6,63) L’Ancien Testament nous invite aussi à dépasser la lettre pour rejoindre l’Esprit. Nous citons comme exemple la circoncision et le jeûne. Le prophète Jérémie (VIe siècle avant Jésus-Christ) dit à propos de la circoncision : > « Circoncisez-vous pour Yahvé, ôtez **le prépuce de votre coeur**. » (Jérémie 4,4) Ce grand prophète avait donc compris que l’intention divine à propos de la circoncision visait la purification **du coeur**, non l’ablation du prépuce, un acte spirituel, non physique, qui lave l’âme des pensées et des tendances impures. C’est pourquoi St Paul dit encore à ce propos : > « La circoncision n’est rien, rien non plus l’incirconcision ; ce qui compte, c’est d’observer les commandements de Dieu. » (1 Corinthiens 7,19) En effet, ceux qui observent les commandements de Dieu ont été : > « circoncis d’une circoncision qui n’est pas de main d’homme par l’entier dépouillement du corps charnel. » (Colossiens 2,11) Telle est la circoncision spirituelle opérée par la main de Dieu pour purifier l’âme par le repentir et la grâce. Celle-ci ne peut être comparée à la circoncision physique faite de main d’homme, incapable de laver l’âme des souillures. La circoncision, le jeûne, les sacrifices, le pèlerinage… etc. sont tous des symboles « **allégoriques** » qui évoquent des réalités spirituelles ; ils font partie des « **allégories** » qu’il faut interpréter spirituellement, non littéralement, comme continuent à faire : > « ceux qui, ayant du penchant à l’erreur dans leur coeur, **s’attachent aux allégories** pour semer la discorde et par désir de les interpréter alors que **nul autre que Dieu** n’en connait l’interprétation. Ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : Nous y croyons, tout est de Notre Seigneur. Mais seuls s’en rappellent sans cesse les doués d’intelligence. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,7) L’interprétation des « allégories » n’est connue que de Dieu comme le révèle le Coran. Comment donc certains osent-ils les interpréter de manière et dans un style qui suscitent la zizanie et la division entre frères ? Quant à nous, nous n’avançons pas une interprétation propre à nous, mais nous avons eu recours à la Parole de Dieu dans la Bible, et particulièrement dans les Livres de l’Évangile. Là nous avons trouvé l’interprétation de Dieu Lui-même concernant les « allégories », et ce par sa propre « Parole qu’Il a jetée en Marie » (Coran 4 ; Les Femmes,171). La Parole de Dieu s’incarna en Elle **pour éclairer** le monde sur les intentions de Dieu dans son Inspiration. Cette Parole bénie ne se trompe pas ; elle surpasse et confond toute interprétation humaine. Seuls « les doués d’intelligence » qui sont ouverts librement et sans contention sur l’ensemble de l’Inspiration biblico-coranique parviendront à s’instruire de cette Parole Divine. Tous ceux qui se sont laissés prendre dans les filets du fanatisme peuvent se libérer de cet esclavage infernal s’ils se laissent guider par la Parole totale de Dieu. Ils éviteront ainsi le jugement sévère de Dieu et glorifieront alors sa sainte Inspiration biblico-coranique en répétant avec le Coran : > « Nous y croyons, tout est de notre Seigneur. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,7) Quant au jeûne, le prophète Isaïe (VIIIe siècle avant Jésus-Christ) l’avait depuis longtemps expliqué en disant que l’intention divine ne visait pas le boire et le manger, mais les oeuvres de justice : > « Ne savez-vous pas quel est le jeûne qui me plaît ? Oracle du Seigneur Yahvé : rompre les chaînes injustes, délier les liens du joug : renvoyer libres les opprimés, briser tous les jougs, partager ton pain avec l’affamé, héberger les pauvres sans abri, vêtir celui que tu vois nu et ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair. » (Isaïe 58,6-7) Oui, en effet, nous croyons que le vrai jeûne est de retenir la langue des paroles vaines, des calomnies qui portent atteinte aux hommes, de s’abstenir de manger les biens d’autrui. Telle est la nourriture dont il faut s’abstenir, comme avait dit le Christ : > « Écoutez et comprenez, ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur, mais ce qui sort de la bouche procède du coeur, et c’est cela qui rend l’homme impur. Du coeur, en effet, procèdent mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages, diffamations. Voilà les choses qui rendent l’homme impur. » (Matthieu 15,10-20) Le Coran, inspiré pour confirmer l’Évangile, confirme ces paroles bouleversantes de Jésus. En effet, il y est rapporté dans la Sourate la Famille d’Imran les paroles adressées par Jésus aux Juifs : > « Je suis venu à vous avec un Signe de votre Seigneur… confirmant ce qui se trouve dans la Torah et **afin de rendre licite pour vous une partie de ce qui vous était interdit**. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,49-50) Les disciples de Dieu comprirent qu’aucune nourriture n’est proscrite ni considérée impure par Dieu. La Torah et le Coran ne mentionnent ces interdits que pour préparer au concept du pur et de l’impur dans **les actions et les comportements humains**, s’adressant à des hommes qui ignoraient Dieu, le bien et le mal. C’est pour cette raison que Dieu revient sur ce sujet, et clarifie son intention sur le pur et l’impur dans la Sourate de La Table servie, expliquant que : > « Aujourd’hui, les bonnes choses vous **sont permises**. La nourriture de ceux auxquels le Livre (*Bible*) a été donné **vous est permise** et votre nourriture leur est permise. » (Coran 5 ; La Table servie,5) Dieu confirme encore cette intention plus loin dans la même Sourate : > « Ô vous **les croyants**, ne déclarez pas interdites les bonnes nourritures que Dieu vous a promises. Ne soyez pas des transgresseurs. Dieu n’aime pas les transgresseurs. Mangez ce que Dieu vous a accordé de licite et de bon. » (Coran 5 ; La Table servie,87-88) Il faut constater que ce commandement s’adresse **aux croyants** afin qu’ils le pratiquent : « Ô vous qui croyez », et non aux incroyants qui transgressent la volonté de Dieu en ne la pratiquant pas. Nous sommes de ceux qui croient aux paroles de Jésus qui a déclaré « licite une partie de ce qui était interdit » des nourritures, comme précédemment expliqué. Nous ne sommes pas des transgresseurs. Nous croyons aussi en Muhammad, son compagnon de mission céleste, qui fut envoyé pour confirmer l’Évangile et les paroles de Jésus qui s’y trouvent. En vertu de cette foi qui est la nôtre, nous sommes décidés à ne pas interdire ce que Dieu déclare licite, car Dieu dit encore dans la Sourate de la Table : > « La nourriture de ceux qui croient et qui font le bien **ne comporte pas de péché**, s’ils craignent Dieu et s’ils croient et font le bien. Dieu aime ceux qui font le bien. » (Coran 5 ; La Table servie,93) Faire le bien ! C’est cela le pur que Dieu prescrit. Faire le mal ! Voilà l’impur que Dieu interdit. Aussi, dans la Sourate VI, Le Bétail, Dieu demande à Muhammad de dire : > « Venez ! Je vous dirai ce que votre Seigneur vous **interdit**: Ne Lui associez pas d’autres dieux… Éloignez-vous des péchés abominables… Ne tuez personne injustement ; Dieu vous l’a interdit… Voilà ce que Dieu vous **ordonne**: Ne touchez pas à la fortune de l’orphelin… Donnez le poids et la mesure exacte… Lorsque vous jugez, soyez équitables. Voilà ce qu’Il vous ordonne. Peut-être réfléchirez-vous ! Telle est ma Voie Droite. Suivez-là… » (Coran 6 ; Le Bétail,151-153) À noter qu’il n’est pas question de nourriture pure et impure dans ces prescriptions divines de la Voie Droite. Il nous faut donc actuellement dépasser ces prohibitions culinaires et matérielles, pour mettre en pratique ce que Jésus dit dans l’Évangile de Matthieu et la Sourate de la Famille d’Imran. Seul un coeur mûri dans la foi saine, à l’écoute des directives de Dieu, parvient à se libérer des chaînes de la lettre pour se lancer dans cette « Voie Droite » de l’esprit prescrite par le Coran. Ceci s’applique aussi au jeûne du Ramadan. Ce jeûne **n’est pas obligatoire** comme le prétendent les fanatiques puisque, comme le prescrit le Coran lui-même, « ceux **qui pourraient jeûner et qui s’en dispensent**, devront, en compensation, nourrir un pauvre » (Coran 2 ; La Vache,184). Le vrai jeûne est donc de ne pas « manger l’argent des autres », comme le prescrit le Coran ci-dessous. Ceux qui mènent une vie bien réglée, bien équilibrée en toute chose sont ceux qui jeûnent leur vie durant. Nous avons vu des personnes qui jeûnent pour se rabattre sur la nourriture comme des fauves sur des tables bien garnies, et pour finir par vomir après leur repas pantagruéliques, déréglés, du soir à l’aube… Heureux ceux qui comprennent l’intention divine et pratiquent l’équilibre et la maîtrise en toute chose. C’est la raison pour laquelle le Coran prescrit : > « Il n’y a pas de contraintes en religion. » (Coran 2 ; La Vache,256) Cela s’applique aussi, bien sûr, au jeûne. L’Inspiration coranique souligne aussi le fait que le jeûne est de s’abstenir d’entendre des propos mensongers et de manger l’argent des gens : > « Ceux dont Dieu n’aura point purifié le coeur seront couverts d’opprobre dans ce monde et souffriront dans l’autre un châtiment terrible. Écouteurs de mensonges, **mangeurs d’argent illicite**. » (Coran 5 ; La Table servie,41-42) Dieu dit aussi dans son Livre Saint : > « Ne **mangez pas** à tort vos biens entre vous ; n’en faites pas présent aux juges pour **manger** une partie **de l’argent** des gens injustement ; vous le savez bien. » (Coran 2 ; La Vache,188) Il apparaît clairement de ces versets que la purification voulue **est celle du coeur**, et que le jeûne est de s’abstenir d’écouter le mensonge et de « manger » l’argent injustement sans jamais se rassasier, non de s’abstenir de manger des mets matériels pour un temps limité. Moïse donna aux Juifs une Loi, la Torah. Certains s’entêtent, aujourd’hui encore, à comprendre cette Loi à la lettre, refusant de s’ouvrir à l’intention divine. Cette fermeture les a isolés de Dieu ; elle est la raison principale du refus de Jésus par les Juifs. Ceux-ci s’attendaient à un Messie militaire belliqueux, un politicien autoritaire et un économiste génial. Or, le Messie est venu leur parler de repentir, d’amour d’autrui, non de combat armé, du mépris de l’argent, non de son importance. Il a encore expliqué le concept **spirituel** de l’ablution (purification physique par l’eau), du jeûne, du repos sabbatique et de la Loi mosaïque en général. Mais les Juifs fanatiques se sont cramponnés à la lettre de la Loi, non à son esprit, et refusèrent de reconnaître le Messie qui les invitait à se laver à la source des Eaux spirituelles, non matérielles, les sources du repentir, seules capables de purifier le coeur des impuretés réelles. Voilà pourquoi Dieu nous invite dans le Coran à un sérieux examen de conscience. Ceci justifie ou condamne chacun de nous : > « Dis : Voyez-vous les biens que Dieu a fait descendre sur vous afin de pourvoir à vos besoins ? **Et vous, vous en avez fait des interdits et des licites**. Dis : Est-ce Dieu qui vous a permis (*de dire cela*), ou bien avez-vous inventé **contre Dieu** ces mensonges ? Que penseront, le Jour de la Résurrection, ceux qui forgeaient un mensonge contre Dieu ? Dieu gratifie les hommes, mais la plupart d’entre eux ne Le remercient pas. » (Coran 10 ; Jonas,59-60) Ces versets redoutables révèlent que c’est l’homme qui, par sa sottise, a distingué, « contre Dieu », l’interdit et le permis. Que sera la réponse de chacun de nous face à cette question posée par le Coran : Est-ce Dieu qui distingue entre ce qui est permis et ce qui est interdit dans les biens que Lui-même nous dispense, ou bien est-ce l’esprit étroit des mauvais croyants qui attribuent ce mensonge à Dieu ? Par ailleurs, et de toutes manières, le Coran révèle que **Dieu est libre d’effacer** ce qu’Il veut dans les Livres révélés : > « Un Livre a été envoyé pour chaque époque bien déterminée. Dieu **efface ou confirme** ce qu’Il veut. La Mère du Livre se trouve auprès de Lui. » (Coran 13 ; Le Tonnerre,38-39) Ainsi, nous avons vu que le Messie a déclaré « purs tous les aliments » (Marc 7,19). Par la suite, à propos de **tous les animaux**, Dieu répéta à Pierre, par trois fois : > « Ce que **Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé**. » (Actes 10,15-16) Paul, à son tour, a clarifié la question du pur et de l’impur en ces termes : > « Ne va pas, pour un aliment, détruire l’oeuvre de Dieu. **Tout est pur assurément**… » (Romains 14,20) Il confirme encore cette vérité à son disciple Tite : > « Tout est pur pour les purs. **Mais pour ceux qui sont souillés et qui n’ont pas la foi**, rien n’est pur. Leur esprit même et leur conscience sont souillés. Ils font profession de connaître Dieu, mais, par leur conduite, ils Le renient… » (Tite 1,15-16) Le conflit entre l’interprétation littérale et spirituelle est permanent. Dieu ne nous demande pas d’avoir simplement foi en son Inspiration, mais **la bonne foi**: celle qui se soumet à son Intention. Dieu est esprit et désire l’élévation de notre esprit. Sans cela nous ne pourrons, quoi que nous fassions pour purifier le corps, nous élever vers Dieu. L’ablution physique fait partie des « allégories » et n’est que le **symbole** de la nécessité d’une purification spirituelle, mais elle est incapable de la produire. Cette purification s’obtient par la foi et les bonnes oeuvres. Les croyants qui recherchent le sens spirituel de l’Inspiration atteindront les sommets de la vie spirituelle ; par contre, ceux qui s’attachent à la lettre sont des nains mentionnés par le Coran dans le verset suivant : > « Il y a des gens qui adorent Dieu à la lettre (*harf*). Si un bien leur arrive ils s’en réjouissent tranquillement, si une épreuve les atteint, ils chutent sur leur face perdant ce monde et l’autre. Voilà la perdition évidente. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,11) *Le mot « harf » en arabe a un sens premier, précis de « lettre ». Or, certains traduisent ce mot par « bord » qui est le sens second. Si l’intention divine était « bord », le mot arabe plus précis aurait été « hâfat ». L’intention divine vise manifestement ceux qui croient avec un esprit craintif, attaché « à la lettre » par crainte du châtiment, sans chercher à comprendre l’intention de l’Esprit Saint par amour de Dieu. Or « la lettre tue », dit l’Évangile. « C’est l’Esprit qui vivifie » (2 Corinthiens 3,6).* Comment, le croyant attaché à la lettre, peut-il ne pas « tomber » sur la tête, confus et ébranlé, lorsque deux passages d’une même inspiration sont contradictoires ? En vérité, cette contradiction n’est qu’apparente et se place sur le plan de la lettre. Mais ces mêmes textes concordent au niveau spirituel et dans l’intention divine. Ainsi, s’élever vers l’intention spirituelle est une nécessité de salut, sans laquelle on plonge dans les marais de la lettre, se souillant par l’impureté du fanatisme et de l’ignorance, comme c’est, hélas, le cas de beaucoup. Cette nécessité de s’élever à l’intention divine et au sens spirituel des textes apparaît dans deux passages sur la création apparemment dissemblable : > « … Il a créé les cieux et la terre, et tout ce qui se trouve en eux dans l’espace de **six jours** puis Il s’installa sur son Trône. » (Coran 25 ; Le Discernement,59) Il est question ici d’une création en six jours. Mais nous trouvons dans un autre chapitre : > « Dis-leur : Ne croyez-vous pas en Celui qui a créé la terre dans l’espace de **deux jours**… » (Coran 41 ; Les Versets clairement exposés,9) Les interprétations qui s’efforcent de concilier littéralement la création en six jours et celle en deux jours sont des interprétations comiques et fantaisistes. Elles sont des plus obscures à force de détours et de contorsions et ne parviennent pas à convaincre l’homme réfléchi, doté d’une mentalité mûre et avisée. Elles s’éloignent certainement de l’intention de Dieu dans son Inspiration. Nous retrouvons également dans l’Ancien Testament deux histoires sur la création. Le premier récit parle de la création en six jours, où Dieu créa l’homme et la femme le sixième jour, après avoir créé les animaux et les plantes (Genèse 1). Le deuxième récit dit exactement le contraire : Dieu créa Adam d’abord ; Il le plaça ensuite, **seul**, dans le paradis, puis créa le reste des animaux et, enfin, créa Ève d’une côte d’Adam. Le récit ne mentionne même pas un nombre de jours pour la création (Genèse 2). Y-a-t-il donc contradiction dans l’Inspiration ? Non ! L’Inspiration divine ne se contredit pas : il nous faut comprendre que Dieu, par ces récits, veut simplement révéler à l’homme polythéiste l’existence d’un Créateur unique. Cette simple vérité, à elle seule, suscita la haine à l’encontre de ceux qui l’ont prêchée. Le but des textes est de révéler aux hommes la connaissance du Créateur unique et de mettre fin à la vaine adoration des idoles et au culte offert aux multiples dieux de la mythologie. Ce Dieu unique nous invite, par la diversité des récits de la création, à dépasser la lettre et à nous élever pour atteindre l’esprit. L’important n’est pas de savoir **comment** l’univers fut créé, mais de savoir qu’il n’y a qu’un seul Dieu créateur à adorer. Il ne s’agit pas de satisfaire une curiosité scientifique, en recherchant dans les textes sacrés des vérités d’ordre numérique et temporel (nombre de jours de la création, etc.), mais de comprendre le message **spirituel**: l’Existence d’un seul Dieu et du bon moyen de l’adorer. C’est ce que l’Inspiration veut nous révéler. ### La pédagogie divine dans l’Inspiration Dieu, comme un père envers ses enfants, a toujours eu recours à la pédagogie dans l’Inspiration pour guider les croyants, les menant **graduellement** de là où ils se trouvent jusqu’à la maturité psychologique et spirituelle où Il les veut. Tout croyant avisé et perspicace constate que, dans le Coran, Dieu use de pédagogie envers les Arabes du VIIe siècle après Jésus-Christ. Cette même pédagogie fut appliquée par Dieu envers les Juifs et les Chrétiens dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Les Arabes de la péninsule Arabique ne connaissaient pas la vie spirituelle à cause de leur ignorance des vérités divines révélées. Avant l’apparition du Prophète Muhammad, ils adoraient à La Mecque plus de trois cent soixante idoles réunies dans la Quâba, monument cubique abritant la « Pierre Noire » que les Arabes croient être descendue du Ciel. Ces dieux de la mythologie arabe mangeaient, se mariaient entre eux et procréaient. Les Arabes croyaient donc en une mythologie comparable à celle des Grecs avant la pénétration du Christianisme en Europe. Il n’était pas possible de donner aux Arabes la plénitude de la lumière d’un seul trait, à cause de leur éloignement total de la Vérité divine. De même qu’il est impossible à l’oeil humain, demeuré longtemps dans l’obscurité, de s’ouvrir subitement à la lumière du soleil sans être ébloui, voire aveuglé, de même fallait-il donner graduellement la Lumière divine à ceux demeurés longtemps dans les ténèbres. Dieu, selon son habitude, agit avec sagesse pour Se révéler aux Arabes non seulement « en langue arabe claire », mais aussi progressivement. Il agit comme le maître instruit son élève à l’école, le faisant passer par les classes primaires, secondaires, jusqu’aux diplômes supérieurs. Le Créateur avait procédé pareillement avec Abraham, Moïse et les Juifs dans la Torah, ensuite avec les Chrétiens dans l’Évangile, révélant petit à petit l’essence de son Être unique et spirituel. Cette pédagogie se retrouve dans le Coran où Dieu révèle aux Arabes les vérités bibliques avec une finesse et une délicatesse infinies, comme un père éduque son enfant vers la maturité. Pour illustrer ceci, nous allons exposer deux exemples de la pédagogie divine, l’un sur les sacrifices d’animaux, et l’autre sur le mariage. #### Les sacrifices Du temps de Moïse, les Juifs s’étaient souillés en Égypte avec l’idolâtrie. Ils adoraient les dieux égyptiens et leur offraient sacrifices après sacrifices. Pour les éloigner de ces pratiques païennes auxquelles ils s’étaient habitués pendant plus de quatre siècles, et afin de les rapprocher graduellement du Dieu unique, Moïse, dans la Torah, leur donna un culte. Celui-ci consistait dans les sacrifices offerts, non aux dieux égyptiens, mais au Dieu unique qu’ils avaient oublié. Le but de ces sacrifices n’était pas de contenter Dieu, mais d’éloigner les Juifs de l’adoration des idoles. Ce fut le premier pas qui devait les rapprocher de la véritable adoration. Moïse n’était ni capable d’annuler brusquement et définitivement la pratique des sacrifices, ni capable de convaincre les Juifs de leur inaptitude à obtenir la miséricorde divine. Ils ne pouvaient à cette époque-là, comprendre l’essence du repentir consistant à s’approcher de Dieu par le pardon, non par les sacrifices. Dieu permit donc ces sacrifices comme un premier pas pour les rapprocher de Lui. Le deuxième pas eut lieu plus de cinq siècles après la sortie des Juifs d’Égypte. Dieu inspira alors à ses prophètes la vanité des sacrifices et holocaustes d’animaux, déclarant que l’unique sacrifice agréé par Lui est le sacrifice spirituel de soi-même. La vraie offrande qui plaît à Dieu, est une âme repentie qui se résigne entièrement à la volonté divine. David, le roi prophète s’adresse ainsi à Dieu dans le Psaume 51 (50) : > « Seigneur ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera Ta louange. Car Tu ne prends aucun plaisir aux sacrifices, Tu n’agrées pas d’holocauste. Le sacrifice à Dieu est un esprit repenti. D’un coeur brisé, broyé, ô Dieu, Tu n’as point de mépris. » (Psaume 51 (50),17-19) Dans un autre Psaume Dieu dit encore : > « Est-ce donc que Je mange la chair des taureaux ? Est-ce que Je bois le sang des béliers ? En guise de sacrifice offre à Dieu des actions de grâces, ainsi tu acquitteras tes voeux envers le Très-Haut ; appelle-Moi au jour de l’angoisse, Je t’affranchirai et tu Me rendras gloire. » (Psaume 50(49),13-15) Dans la Bible, Dieu déclara par la bouche du Prophète Jérémie (VIe siècle avant Jésus-Christ) qu’Il n’avait jamais exigé les sacrifices et les holocaustes, mais qu’Il désirait qu’on suive ses commandements. En effet, Jérémie dit aux Juifs en ironisant : > « Ainsi parle Yahvé Sabaot, le Dieu d’Israël : Ajoutez vos holocaustes à vos sacrifices et mangez-en la chair ! **Car Je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères, quand Je les fis sortir d’Égypte concernant l’holocauste et le sacrifice**. Mais voici ce que Je leur ai ordonné : Écoutez ma voix, alors Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. Suivez en tout la voie que Je vous prescris pour votre bonheur. » (Jérémie 7,21-23) Le prophète Michée, lui aussi, au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, avait dénoncé la vanité des sacrifices et poursuivit en disant : > « On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : **rien d’autre que** d’accomplir la justice, d’aimer avec tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu. » (Michée 6,6-8) Le Coran nous invite à son tour à dépasser les sacrifices d’animaux et à comprendre l’intention réelle de Dieu. Parlant des sacrifices, il dit : > « Dieu n’est touché **ni par leur chair, ni par leur sang**, mais il est touché par votre piété… » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,37) En dépit de cela, nous voyons les « croyants » accourir par millions vers les lieux de pèlerinage où un nombre incalculable de moutons et autres sont offerts à Dieu qui n’est touché « ni par leur chair, ni par leur sang ». Cette coutume est plutôt d’ordre social que spirituel, visant le plus souvent à plaire à une société hypocrite qui fait fi de toute vraie piété dans la vie quotidienne. #### Le mariage Le mariage polygamique chez les Arabes de l’Antiquité était anarchique, tout comme le divorce. Dominé par le caprice des hommes et leurs instincts, le mariage exposait la femme à la plus grande insécurité et à de nombreux dangers : le divorce étant libre, la femme ne recevait aucune indemnité. Le rôle indigne de la femme dans les harems de l’Orient arabe antique dispense de commentaire. Le Coran vient donc, dans une première étape, restreindre le nombre des épouses et imposer une loi au divorce, en vertu de laquelle l’homme doit dédommager la femme divorcée. Le mariage est limité à quatre épouses légitimes, à condition toutefois d’être équitable envers elles, sinon l’homme doit en épouser **une seule**. Ici apparaît la pédagogie divine, car la limitation du mariage est en soi une grande évolution pour l’homme arabe de l’époque, évolution par laquelle étaient déjà passé les gens de la Bible. Le Coran dit : > « Si vous craignez d’être injuste envers les orphelins, n’épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre. Mais si vous craignez d’être injustes (*envers elles*), n’en épousez **qu’une seule**… et assignez aux femmes (*épouses*) leurs dots de bon gré. » (Coran 4 ; Les Femmes,3-4) Il est à noter que le premier verset commence par attirer l’attention de l’homme vers les orphelins, ouvrant ainsi une voie vers l’altruisme. Ensuite, parlant du mariage, le Coran non seulement le restreint, mais impose aussi à l’homme une dot à donner à chaque épouse. D’une part, ce fait n’encourage pas la polygamie, et d’autre part, il élève le rang de la femme exigeant une dot du mari, non de la femme, tel que cela se pratiquait longtemps même en occident chrétien. Le Coran permet aux femmes de se désister librement de cette dot en faveur du mari : > « Assignez aux femmes leurs dots de bon gré, et s’il leur plaît de vous en remettre une partie, disposez-en commodément à votre aise. » (Coran 4 ; Les Femmes,4) Après avoir restreint le mariage, le Coran recommande la monogamie. Reprenant plus loin le même sujet, il présente la monogamie comme le moyen unique et exemplaire d’éviter toute injustice envers les épouses : > « Vous ne **pourrez jamais** êtres équitables envers vos femmes, **même si vous y veillez**. » (Coran 4 ; Les Femmes,129) Il est clair que Dieu invite l’homme, par ce verset, à la monogamie. Après l’avoir progressivement conduit de l’union déréglée avec la femme, en passant par le mariage conditionné par l’égalité envers quatre épouses, Dieu finit par lui prescrire la monogamie **car il ne pourra jamais être équitable** envers plusieurs épouses, « même s’il y veillait ». Tout croyant sincère, qui cherche à plaire à Dieu, non à satisfaire ses propres désirs, comprendra cette pédagogie divine, s’il a mûri dans la foi. Ainsi, c’est avec beaucoup de finesse et de délicatesse que le Créateur introduit la monogamie dans les mentalités arabes. Pourtant, la première impression, qui demeure encore prédominante chez beaucoup de Musulmans, est que la polygamie est permise par le Coran. En vérité, celle-ci n’est que tolérée jusqu’à ce que l’homme atteigne une certaine maturité psychologique et spirituelle. Dieu donne ainsi à l’homme, cette créature qu’il sait fragile, le temps suffisant pour réaliser, par l’expérience, l’importance de la monogamie pour la vie spirituelle et temporelle. En observant la société arabe moderne, nous constatons la réussite du plan pédagogique de Dieu dans la pratique de la monogamie. Les Arabes, en grande majorité, n’ont aujourd’hui qu’une seule épouse et la polygamie est plutôt déconsidérée. Pareillement, le divorce est méprisé par la plupart des familles arabes ; il constitue généralement le dernier recours dans des cas graves et sérieux. Grande est la différence entre la société islamique d’aujourd’hui et la société préislamique après le passage du souffle vivifiant du Coran. L’Évangile, lui aussi, adopte la même attitude pédagogique vis-à-vis du mariage et du divorce : les Pharisiens qui pratiquaient librement le divorce, questionnèrent le Messie à ce propos, pour l’embarrasser : > « Est-il permis de répudier (*divorcer*) sa femme pour n’importe quel motif ? Il répondit : N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme et qu’Il a dit : ainsi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ? Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l’origine il n’en fut pas ainsi… » (Matthieu 19,3-8) Il faut souligner l’attitude choquée des Apôtres eux-mêmes en entendant les paroles du Maître et lui dirent : > « Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas avantageux de se marier. Il leur répondit : Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là seulement à qui c’est donné. Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont rendus tels en vue du Royaume des Cieux. Comprenne qui pourra ! » (Matthieu 19,10-12) Deux faits importants ressortent de cette histoire : le premier, c’est Moïse qui a permis de donner une lettre de divorce, pas Dieu. Moïse a autorisé cela comme un pas pédagogique, une concession temporaire en raison de l’immaturité psychologique des hommes de cette époque, concession qu’il fallait dépasser plus tard pour revenir à l’état d’origine voulu par Dieu, comme l’a expliqué Jésus. Mais les Juifs, attachés aux tendances humaines, se sont accrochés à la lettre de la Loi, refusant de s’élever à l’intention divine. Le deuxième fait à retenir est que le Messie, à partir de son discours sur le mariage et le divorce, est allé plus loin, louant la chasteté de ceux « qui se sont rendus eux-mêmes eunuques pour posséder le Royaume de Dieu ». Cette expression n’implique pas une opération chirurgicale ni un célibat perpétuel mais un mariage fidèle empreint de sentiments profonds et spirituels. Il ne s’agit plus d’assouvir les instincts purement sexuels, mais de les maîtriser, jusqu’à la rencontre du compagnon ou de la compagne choisi (e) par Dieu. Ils se font ainsi *spirituellement* « eunuques », c’est-à-dire chastes, et **fidèles** dans le mariage **unique** toute leur vie. Le Coran, lui aussi, parle de la chasteté disant : > « Que ceux qui ne peuvent trouver un parti vivent dans la continence jusqu’à ce que Dieu les ait enrichis de sa faveur (*en envoyant le conjoint ou la conjointe*). » (Coran 24 ; La Lumière,33) Les Arabes du temps de l’anarchie méprisaient la continence et la chasteté avant le mariage. Cette vertu était ignorée, voire méprisée, au point que ceux qui la pratiquaient étaient accusés de manque de virilité. C’est le cas, aujourd’hui encore, dans des pays soi-disant chrétiens. Les enseignements coraniques ont porté leurs bons fruits dans le coeur de beaucoup d’Arabes. Le Coran est l’instigateur de l’évolution de la société islamique même si certains de ses enseignements sont restés infructueux chez beaucoup de Musulmans qui se sont fermés à l’esprit coranique. De même, l’Évangile n’a pas porté ses fruits dans le coeur de beaucoup de Chrétiens qui méprisent la chasteté et la sainteté du mariage. ### L’unité de l’Inspiration L’Inspiration dans la Bible et le Coran est une. Elle émane d’un même Dieu qui s’est révélé, manifestant Lui-même son existence dans les livres de l’Ancien et du Nouveau Testaments et du Coran. C’est cela que le Coran affirme en disant aux gens de la Bible : > « Notre Dieu et le Vôtre est Un. Et nous lui sommes soumis (*Musulmans*)… » (Coran 29 ; L’Araignée,46) D’un seul Dieu émane une seule Inspiration immuable, sans falsification. Qui affirme le contraire est un blasphémateur. Pour découvrir l’unité de l’Inspiration des versets bibliques et coraniques, il faut dépasser les expressions et les styles littéraires différents pour en saisir le sens spirituel profond, pénétrant ainsi l’Esprit de Dieu. Ayant saisi ce point important, nous pourrons alors être témoins du monothéisme, car il n’est ni logique, ni convenable de témoigner de l’existence d’un seul Dieu sans être témoin de son unique Inspiration. Les fanatiques cherchent à diviser cette Inspiration, répandant des rumeurs visant à susciter la haine et les troubles. Les principales rumeurs sont les suivantes : - Le Coran n’est pas inspiré par Dieu - Le Coran abolit la Bible - L’Évangile est falsifié - L’Évangile se contredit à cause des prétendues différences entre les quatre Évangiles, etc. Ces calomnies n’ont aucun fondement dans le Coran. Beaucoup de savants honnêtes ont dénoncé ces rumeurs, dont feu le Cheikh Muhammad Abdo, ancien primat de la mosquée El-Azhar en Égypte. Celui-ci certifia plus d’une fois l’authenticité du texte biblique. Pour découvrir l’unité de l’Inspiration, il faut respecter deux principes : 1. Replacer l’Inspiration dans son contexte historique, géographique et social. 2. Discuter par « le meilleur » des arguments comme le demande le Coran. Les **meilleures** interprétations du Coran sont celles qui **confirment** la Bible. Telle est la « Voie Droite » (Coran 1 ; La Fatiha,6). En revanche, les interprétations coraniques qui contredisent l’esprit biblique doivent être rejetées, car elles sont en contradiction avec le Coran qui authentifie les Écritures bibliques descendues avant Lui. Ces fausses interprétations sont le chemin tortueux que prennent « les égarés qui encourent la colère de Dieu ». #### Replacer l’Inspiration dans son contexte Afin de comprendre une inspiration, qu’elle soit biblique ou coranique, il faut connaître **le prophète** auquel Dieu a inspiré le message, **la raison** pour laquelle ce message a été donné, ainsi que son **contexte** social et historique. En effet, Dieu dit dans le Coran : > « Nous envoyâmes chaque prophète s’exprimer **dans la langue de son peuple** afin de l’éclairer. » (Coran 14 ; Abraham,4) C’est pourquoi, il faut connaître le peuple, le temps, la langue de tout prophète et la société dans laquelle il fut envoyé ainsi que le contexte historique pour comprendre la portée du message inspiré. Dans le cas du Coran, l’Inspiration fut donnée dans la péninsule Arabique, pour informer ses habitants de l’existence d’un Dieu unique et de l’inexistence de leurs dieux mythologiques. Le Coran annonce aux Arabes que ce même Dieu s’est fait connaître auparavant aux gens de la Bible et que, par le Coran, Il se présente à eux et leur présente cette Bible en « langue » ou « lecture **arabe claire** », afin qu’ils suivent **le même chemin** que leurs prédécesseurs (Juifs et Chrétiens) : > « Dieu veut vous expliquer clairement ses volontés et vous guider dans le chemin de ceux qui vous ont précédés… » (Coran 4 ; Les Femmes,26) Le chemin de l’Islam est donc celui de la Bible. Aussi, Dieu invite les Arabes à croire non seulement au Coran, mais encore à la Bible. Ici se manifeste l’unité de l’Inspiration : > « Croyez en Dieu, en son apôtre (*Muhammad*) au Livre qu’Il lui a envoyé (*le Coran*), et aux Écritures descendues avant lui (*la Torah et l’Évangile*). » (Coran 4 ; Les Femmes,136) Croire en la Bible et au Coran est une condition à la foi monothéiste et à la réalisation de l’unification de l’Inspiration. C’est en croyant à l’authenticité de la Bible que nous découvrons l’interprétation correcte du Coran, puisque celui-ci atteste l’authenticité de la Bible. Comment certains prétendent-ils donc que la Bible, et particulièrement les Évangiles, sont falsifiés, alors que le Coran lui-même dit explicitement le contraire ? En effet, le Coran signale : > « Ceux à qui nous avons donné le Livre (*la Bible*), **le lisent correctement**. Ceux-ci y croient, et ceux qui n’y croient pas **seront voués à la perdition**… » (Coran 2 ; La Vache,121) Notre croyance en l’unité de l’Inspiration divine et en sa protection par Dieu nous impose une foi dans la Bible et le Coran qui en émane. Les adeptes de la falsification de la Bible contredisent le Coran. En effet, comme nous venons de voir, Dieu dit : > « Ceux qui n’y croient pas seront voués à la perdition. » (Coran 2 ; La Vache,121) Nous attirons l’attention du lecteur sur le fait que le Coran témoigne en faveur de la lecture « correcte » de l’Évangile, c’est-à-dire « comme il a été inspiré », selon l’interprétation coranique du « Jalalein ». Le fait que le prophète arabe Muhammad ait toujours eu recours à « ceux qui lisent les Écritures » (*la Bible*), lorsqu’il doutait de sa mission, augmente encore notre foi et notre attachement à ces Saintes Écritures. Dieu le guidait Lui-même vers « les gens de la Bible » : > « Si tu es (*ô Muhammad*) dans le doute sur ce qui t’a été envoyé d’En Haut, **interroge ceux qui lisent les Écritures envoyées avant toi**. La vérité de la part de Dieu est descendue sur toi : ne sois pas de ceux qui doutent. » (Coran 10 ; Jonas,94) Nous avons essayé de nous suffire du Coran dans notre recherche de la Vérité, mais celui-ci nous incite à nous référer à l’Évangile disant : > « Dis : Ô gens du Livre (*Bible*) : Vous ne vous appuyez sur rien, **tant que vous n’observez pas la Torah et l’Évangile**. » (Coran 5 ; La Table servie,68) À partir du témoignage du Coran en faveur de la Bible, nous nous sommes fixés pour objectif de manifester l’unité de l’Inspiration dans ces deux Livres inspirés. Nous nous sommes efforcés sans relâche de trouver le point de rencontre entre le Coran et la Bible et, grâce à Dieu, nous y sommes parvenus. #### La discussion par le « meilleur » des arguments Au cours de notre étude, nous sommes parvenus à la conclusion suivante : toute interprétation coranique contraire à la Bible s’oppose à l’esprit du Coran et doit être écartée, puisque le Coran vient confirmer la Bible et non la contredire. Dans le Coran se trouvent 15 versets qui révèlent que le Coran fut inspiré **pour confirmer** la Bible. En voici deux exemples : > « Croyez à ce que J’ai révélé **confirmant** ce que vous avez déjà reçu (*Bible*). » (Coran 2 ; La Vache,41) > (Voir aussi Coran 2 ; La Vache,89.91.97.101)« Il a fait descendre sur toi le Livre, en toute vérité, **confirmant** ce qui était avant lui (*Bible*), et Il fit descendre la Torah et l’Évangile auparavant comme orientation salutaire pour les hommes… » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,3) > (Voir aussi Coran 3 ; La Famille d’Imran,81 / 4 ; Les Femmes,47 / 5 ; La Table servie,48 / 6 ; Les Bestiaux,92 / 10 ; Jonas,37 / 12 ; Joseph,3 / 35 ; Le Créateur,31 / 46 ; Al-Ahqaf,12,30) Notre ligne de conduite s’inspire du commandement coranique lumineux : « Discuter par le meilleur » des arguments (Coran 29 ; L’Araignée,46). Or le « meilleur » des arguments est celui qui démontre que le Coran confirme la Bible et réside dans la découverte **de l’unité de l’Inspiration biblico-coranique**. Telle est la « Voie Droite » des élus (Coran 1 ; La Fatiha,6), et « l’Anse la plus solide » (Coran 2 ; La Vache,256). Aussi, nous nous sommes efforcés de traiter les sujets avec amour et la plus grande circonspection afin de ne pas tomber dans le piège des controverses par le pire des arguments, comme beaucoup le font. Ceux-ci sont responsables de l’éloignement de beaucoup de personnes du Coran en raison de leurs comportements insensés et fanatiques. Ils défigurent le vrai visage et la pureté de l’Islam et portent la responsabilité du détournement des âmes et de la division des rangs. Ils auront à répondre de leur attitude coupable le Jour du Jugement devant le Trône de Dieu, s’étant lancés dans le chemin tortueux que prennent « les égarés qui encourent la colère de Dieu ». ### Commentaire Le Coran répète avec force le commandement biblique adressé aux gens de la Bible, Juifs et Chrétiens, de répandre la connaissance de la Bible et non de l’étouffer : > « Lorsque Dieu contracta l’Alliance avec ceux auxquels le Livre (*Bible*) a été donné, Il leur commanda : ‘Vous **l’expliquerez aux hommes**, vous ne le garderez **pas caché**, mais ils l’ont rejeté derrière le dos ; ils l’ont vendu à vil prix. Quel détestable troc !’ » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,187) Les chefs des peuples de la Bible négligèrent de répandre sa Lumière divine. Ils gardèrent le message divin hermétiquement fermé, inexpliqué, tant et si bien que le peuple croit aveuglément, sans comprendre **les raisons de sa foi**, ignorant les prophéties et même l’existence de celles-ci. Le Coran, bien sûr, après la Bible, condamne ces guides responsables traîtres, Juifs et Chrétiens, et révèle leur négligence. Toutefois, que penser des chefs musulmans et arabes qui exilent la Bible hors de leurs frontières tandis que le Coran, fort heureusement, est accueilli partout ? Le Coran exige pourtant, d’eux aussi - et ils sont supposés le savoir - que le Message biblique aussi soit clairement révélé partout et à tous les hommes et répandu dans le monde entier, menaçant ceux qui en étouffent la Lumière des pires châtiments : > « Ceux qui cachent les Signes manifestes et l’orientation salutaire que nous avons révélés aux hommes dans le Livre, ceux-là Dieu les maudit et les maudissent ceux à qui il est donné de maudire. » (Coran 2 ; La Vache,159)« Ceux qui cachent ce que Dieu a révélé du Livre et qui le troquent à vil prix, ceux-ci n’avaleront dans leurs entrailles que le feu. Dieu ne leur parlera pas le Jour du Jugement, Il ne les purifiera pas. Un châtiment douloureux leur est réservé. » (Coran 2 ; La Vache,174) Tout autre commentaire est superflu. ## Les points de litige Dans ce chapitre, nous examinerons les points de litige les plus importants, objets de discussions entre les différentes confessions. Celles-ci abordent, sans effort sincère, la recherche de l’unité de l’Inspiration biblico-coranique. Nous regrettons qu’il se trouve des responsables religieux qui se hâtent de parler des vérités révélées sans connaissance de leur part, de manière superficielle et enfantine, dépourvus de toute pudeur et de toute maturité spirituelle. Les principaux arguments et préjugés auxquels ont recours certains chrétiens fanatiques pour refuser le Coran et son noble Prophète sont les suivants : - Le Coran contredit certaines vérités évangéliques. - La vie de Muhammad (polygamie et guerres) démontre qu’il n’est pas un prophète. Nous allons démontrer que le Coran ne s’attaque à aucune des doctrines évangéliques. Un grand nombre de Chrétiens a été mené à croire ces erreurs à cause de la fausse interprétation présentée par des Musulmans de certains textes coraniques. En partant des principes d’interprétation mentionnés dans le premier chapitre, nous démontrerons dans les pages qui suivent le plein accord et l’unité des Inspirations biblique et coranique. Les Chrétiens n’ont donc aucune raison justifiable de refuser le Coran, comme les Musulmans de mépriser la Bible. Nous présenterons ensuite les grandes lignes de la vie du Prophète Muhammad, l’innocentant de toutes les fausses accusations portées contre lui. Nous avons mentionné succinctement les raisons qui ont éloigné bon nombre de Chrétiens du Coran. Voici maintenant les points saillants sur lesquels s’appuient certains Musulmans pour s’attaquer au christianisme : 1. La Divine Trinité, les trois aspects du Seul et Unique Dieu. 2. Le titre de Fils de Dieu attribué au Messie. 3. La divinité du Messie. 4. La crucifixion et la mise à mort du Messie. 5. La falsification de la Bible (Ancien et Nouveau Testaments). L’important dans ces points est de savoir ce qu’en dit l’Inspiration divine, car notre discussion s’appuie sur la base solide d’un « Livre lumineux » comme le conseille le Coran. Si nous retrouvons ces points dans les Livres inspirés nous y croirons, sinon nous les rejetterons. Après avoir répondu à chacun de ces points, nous aurons, par ce fait même, réfuté les arguments présentés par certains Chrétiens pour refuser le Coran ainsi que les arguments de certains Musulmans pour rejeter la Bible et ses enseignements. ### La Divine Trinité, les trois aspects du Seul et Unique Dieu Dieu s’est révélé dans la Torah, dans l’Ancien Testament, comme étant l’unique Créateur, point d’autre dieu que Lui. L’Évangile vient confirmer cette vérité en y ajoutant une nuance encore plus profonde. Dieu est unique, mais n’est pas, pour autant, isolé de Lui-même et solitaire. En compagnie de sa Propre Personne, Il se dévoile ainsi Un-en-Trois « Aspects » : Le Père, sa Parole ou le Fils, et son Esprit. En effet, Saint Jean dit au début de son Évangile : > « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et **le Verbe était Dieu**. Il était au commencement avec Dieu. Tout fut par Lui et sans Lui rien ne fut… Et le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous. » (Jean 1,1-14) Telles sont les paroles de l’Inspiration évangélique. Elles nous informent que Dieu a une Parole qui est Dieu Lui-même. Dieu et sa Parole sont donc une seule et même essence, de même que l’homme et sa parole sont une seule personne. La Parole qui s’est faite chair est Jésus le Messie, connu par le Coran comme étant la « Parole de Dieu ». Dans l’Évangile, le Messie a recommandé à ses Apôtres de baptiser les croyants **au Nom** du Père, du Fils (la Parole de Dieu) et du Saint-Esprit : > « Allez donc. De toutes les nations faites des disciples, les baptisant **au Nom** du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » (Matthieu 28,19) Remarquez que le Messie n’a pas dit de baptiser « aux noms » au pluriel, mais au singulier, « au Nom ». Dieu est unique et son Nom se mentionne au singulier, non au pluriel. Tout croyant conclut de ces paroles que Dieu est Père-Fils-Saint Esprit, ou bien en d’autres termes, Dieu-Sa Parole-Son Esprit. Le Messie, avant de quitter ce monde, voyant ses Apôtres tristes en pensant à cette séparation, leur dit qu’Il leur enverra l’Esprit Consolateur qui Le remplacera comme Compagnon permanent : > « Je prierai le Père et Il vous donnera un autre Consolateur pour qu’Il soit avec vous à jamais : **l’Esprit** de Vérité (*l’Esprit Saint*)… Je ne vous laisserai pas orphelin, **Je reviendrai vers vous**. » (Jean 14,16-18) Les croyants comprirent par ces paroles que le Consolateur qui devait venir, après l’Ascension de Jésus, était **l’Esprit** de Dieu, qui est aussi l’Esprit de Jésus : Dieu Lui-même. C’est pourquoi le Messie avait dit : « Je ne vous laisserai pas orphelin, Je reviendrai vers vous », c’est-à-dire sous la forme de son Esprit Consolateur. Il voulait leur faire comprendre que cet Esprit et Lui-même sont un. C’est pourquoi le Messie est reconnu par l’Islam comme « Parole de Dieu » et « l’Esprit de Dieu » : > « Le Messie Jésus fils de Marie est l’Apôtre de Dieu et **Sa Parole** qu’il déposa en Marie. Il est un **Esprit** venant de Dieu. » (Coran 4 ; Les Femmes,171) Certains croyants pensent que cet Esprit Consolateur promis par le Messie à ses Apôtres n’est autre que le prophète Muhammad. Cette interprétation est en désaccord avec le Coran et l’Évangile. En effet, l’Inspiration évangélique dit que dix jours après son ascension, Jésus envoya l’Esprit Saint sur les Apôtres et « Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues » (Actes 2,4). Ce verset et le reste des versets évangéliques et coraniques concernant l’Esprit Saint ne peuvent s’appliquer au prophète Muhammad. En outre, l’Évangile et le Coran révèlent que l’Esprit Saint est venu sur Marie, la Vierge, afin qu’elle soit enceinte du Messie : > « L’ange lui répondit (*à Marie*) : l’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te prendra sous Son ombre… » (Luc 1,35)« Le Messie, Jésus fils de Marie, est l’Apôtre de Dieu et sa Parole qu’Il déposa en Marie. Il est un Esprit venant de Dieu. » (Coran 4 ; Les Femmes,171) > > « Nous envoyâmes vers elle (*Marie*), notre Esprit, qui se présenta à Elle sous la forme d’un homme parfait. » (Coran 19 ; Marie,17) Cet Esprit ne peut être Muhammad qui n’était pas encore né. Cette fausse interprétation, sans fondement scripturaire, ne peut donc être retenue. Dans l’Ancien Testament, Dieu révéla la Trinité d’une manière qui ne fut comprise qu’avec la Révélation évangélique. Le livre de la Genèse raconte l’apparition de Dieu à Abraham sous la forme de Trois Personnes : > « Yahvé lui apparut au Chêne de Mambré, tandis qu’il était assis à l’entrée de la tente au plus chaud du jour. Ayant levé les yeux, voilà qu’il vit **trois Personnes** qui se tenaient debout près de lui ; dès qu’il **les** vit, il courut à l’entrée de la tente à **leur** rencontre et se prosterna à terre. Il dit : **Monseigneur**, je **t**’en prie, si j’ai trouvé grâce à **tes** yeux, veuille ne pas passer près de ton serviteur sans **t**’arrêter. Qu’on apporte un peu d’eau et **vous vous** laverez les pieds et **vous vous** étendrez sous l’arbre… » (Genèse 18,1-5) Le fait étrange dans cette histoire biblique est qu’Abraham parle à ces trois « Personnes », tantôt au singulier, tantôt au pluriel et paraît confus devant cette vision Trinitaire de Dieu. Beaucoup de Chrétiens ont confondu, à l’aube du christianisme, entre « Trinité » (un seul Dieu en trois « Personnes ») et le trithéisme (trois dieux). Dieu nous invite, dans l’Inspiration évangélique, à discerner sa Parole et son Esprit dans son Essence divine. L’Être divin est Dieu ou le Père, la Parole qui émane (ou naît) de Lui et en Lui - spirituellement bien sûr - est le Fils, et la Mentalité de Dieu - ou son état d’Esprit - est l’Esprit Saint. Cette Parole et cet Esprit sont la Parole et l’Esprit de Dieu non la parole et l’esprit d’autres dieux. C’est cela la Trinité, un seul Dieu en trois « Personnes », ces **Personnes** pouvant être distinguées mais non séparées. Certaines gens se demandent pourquoi tous ces discernements et ces paroles compliquées ? Nous leur répondons : « C’est Dieu qui prit l’initiative de Se faire connaître, de nous informer de ce qu’Il juge utile à propos de son Être divin. Notre devoir est de nous efforcer de comprendre pour reconnaître enfin, que ce n’est pas si compliqué qu’on le pense ». Quant au trithéisme, c’est une doctrine qui diffère totalement de la Trinité, puisqu’elle enseigne l’existence **de trois dieux** en trois essences divines différentes, chaque dieu ayant sa propre essence : tel que le dieu du bien, le dieu du mal et le dieu du châtiment, les trois dieux étant éternels, et séparés l’un de l’autre. Ceci est, bien entendu, une hérésie condamnée par les Apôtres, par les dirigeants chrétiens des premiers siècles et par le Coran. Les Mormons ainsi que certaines sectes hindoues croient au trithéisme. Certains Juifs mal intentionnés ont combattu le christianisme dès le départ en divisant les rangs par des hérésies dont celle du trithéisme. D’autres ont même prétendu que Marie, la mère du Messie, était une des trois divinités. Ce trithéisme, amalgame de christianisme corrompu et de paganisme, s’est répandu durant les premiers siècles de notre ère. C’est pourquoi le Coran condamne cette apostasie en disant : > « Infidèle est celui qui dit : Dieu est un troisième de trois. Il n’y a point d’autre dieu que le Dieu unique. » (Coran 5 ; La Table servie,73) (*Interprétation du « Jalalein » : « Dieu est l’un de ces trois, les deux autres sont Jésus et sa mère. **Une partie des Chrétiens** pense cela. »*) Constatez qu’une partie seulement des Chrétiens est visée par le Coran. Le Coran explique encore que les trois dieux adorés par cette secte chrétienne sont Dieu, Jésus et Marie : > « Dieu dit : Ô Jésus fils de Marie, as-tu jamais dit aux hommes : Prenez pour dieux moi et ma mère plutôt que le Dieu unique ? Loué sois-Tu, je n’ai pas à dire ce qui n’est pas vrai. » (Coran 5 ; La Table servie,116)« Ô gens du Livre (*la Bible*) ; ne dépassez pas les limites dans votre religion, ne dites de Dieu que ce qui est vrai. Le Messie, Jésus fils de Marie, est l’Apôtre de Dieu et sa Parole qu’il déposa en Marie et un Esprit venant de Lui. Croyez donc en Dieu et en ses envoyés. Ne dites pas qu’il y a trois (*Dieu, Jésus et Marie ; ‘Jalalein’*). Cessez (*de dire cela*). Ceci vous sera plus avantageux, car Dieu est unique. Loué soit-il. » (Coran 4 ; Les Femmes,171) Aujourd’hui, aucune confession chrétienne ne croit que Marie est une déesse ni que « Dieu est troisième de trois ». Ces paroles sont hérétiques. L’Évangile n’a jamais dit cela, car il n’y a qu’un seul Dieu dont l’essence est Dieu, sa Parole et son Esprit. Ceci ne signifie pas trois dieux, mais un seul Dieu en trois « Personnes ». Tous ceux qui parviennent à discerner entre Trinité et trithéisme démontrent qu’ils ont atteint une grande maturité de réflexion. Car tout Chrétien est d’accord avec le Coran pour dire : > « Infidèle est celui qui dit : Dieu est le troisième de trois. Il n’y a point de Dieu si ce n’est le Dieu unique. » (Coran 5 ; La Table servie,73) Nul Chrétien digne de ce nom ne peut dire de telles paroles hérétiques. Au contraire, il doit réprimer ce genre de pensées, Dieu n’étant ni « troisième », ni « deuxième », ni « premier de trois » : Dieu est un, il n’y a d’autre Dieu que Lui, loué soit-Il ! Nous sommes tous avec le Coran pour rejeter le trithéisme. Si le Coran avait l’intention de nier la Trinité, il aurait dit : « Infidèles sont tous ceux qui disent : Dieu est un en trois ». Que les Chrétiens, aujourd’hui, sachent donc que le Coran ne les accuse pas de blasphème en raison de leur foi, ni les vise dans les versets précités. Que les Musulmans sachent aussi cela du Coran et de leurs frères chrétiens. Pourquoi donc cette répulsion mutuelle quand il y a accord parmi les Saintes Écritures ? Voici un éclaircissement simple sur la Trinité : l’homme et sa parole sont une même essence, comme le sont l’homme et son esprit. Donc l’homme, sa parole et son esprit sont une même essence. De façon similaire Dieu, sa Parole et son Esprit sont Un. L’homme qui donne sa parole, se donne lui-même tout entier : sa parole, son âme et son esprit. En additionnant l’homme à sa parole et à son esprit, on n’obtient pas trois hommes mais un seul homme dans ses trois aspects. L’homme est donc, lui aussi, une trinité et une image réduite de la Trinité Divine. Rien d’étonnant à cela puisque Dieu créa l’homme à son Image. Il existe dans l’homme un mouvement spirituel vital entre lui et lui-même. Il se consulte, il examine son esprit et s’interroge en raisonnant. Il est en accord avec ses actions ou les rejette ; l’homme n’est pas isolé de sa pensée, à moins d’être en conflit avec lui-même, atteint de maladies psychologiques qui cloisonnent sa personnalité, laissant paraître les symptômes du déséquilibre. L’homme est une trinité. Ce mouvement spirituel signalé dans l’homme est parfaitement harmonieux en Dieu. Un autre exemple de la Divine Trinité : Le Soleil, sa Lumière et sa Chaleur sont trois aspects d’une même entité. **Le Soleil** représente Dieu le Père, **sa Lumière** représente son Verbe vivant et vivifiant envoyé comme lumière au monde et **sa Chaleur** représente l’Esprit Saint vivant ressenti en nous. Ceux qui ne profitent pas du Soleil et de la Vie sont ceux qui ferment volontairement les persiennes de leurs demeures. L’Inspiration évangélique nous a appris que le Créateur est Un mais non séparé de sa Personnalité. Ouvert à Lui-même, Il est en compagnie de sa propre Personne, parfaitement en paix avec Lui-même, pleinement conscient de son Être. Dieu s’aime sachant qu’Il est la Beauté sans tare. Tous ceux qui méditent sur Dieu avec pureté de coeur ressentent l’harmonie infinie de l’Être divin et découvrent le triple mouvement de son Essence unique infiniment aimable. Dieu, la Pensée qu’Il a de Lui-même et l’Amour de son Être parfait sont appelés dans l’Évangile : Le Père (Dieu), le Fils (sa Parole ou sa Pensée exprimée en Lui-même) et son Esprit (l’ambiance d’amour dans laquelle Dieu baigne) Le Coran nous invite à discerner entre Trinité et trithéisme. Ceux qui répondent à cet appel avec dépouillement franchissent un pas spirituel et psychologique géant qui les rend aptes à s’unir éternellement à Dieu, prenant part à son Amour et à sa Vie sans fin. ### Le Messie et son titre de Fils de Dieu Beaucoup sont choqués par le titre de « Fils de Dieu » attribué à Jésus car, disent-ils, Dieu n’a pas d’enfants comme les hommes. Or, la qualité de Fils de Dieu liée au Messie signifie que Celui-ci n’a pas de père humain. À la question : « Qui est la mère du Messie ? », la réponse est : « Marie ». Et « Qui est son père ? », la Bible et le Coran sont d’accord pour reconnaître qu’aucun homme n’ayant connu Marie, nul n’a le droit de prétendre à la paternité physique de Jésus. L’Évangile et le Coran sont d’accord pour reconnaître ce fait. Telle est l’intention de l’Évangile en donnant au Messie le qualificatif de Fils de Dieu, Joseph étant son père adoptif. Cette vérité est confirmée par l’Ancien Testament et par plusieurs prophéties. Au Xe siècle avant notre ère, Dieu envoya le prophète Nathan vers le roi David pour lui annoncer la naissance du Messie de sa descendance. Dieu dit à son propos : > « Je serai pour Lui un Père et **Il sera pour Moi un Fils**. » (2 Samuel 7,14) Au VIIIe siècle av.J.-C. le prophète Isaïe annonça : > « Voici la jeune fille (*vierge*) est enceinte et elle va enfanter un fils. » (Isaïe 7,14) Ces prophéties ne furent comprises qu’avec la naissance du Messie, Jésus, de la jeune vierge Marie. L’Évangile rapporte que l’Ange Gabriel annonça à Marie qu’elle donnera naissance à un garçon. Elle s’en étonna et lui demanda : > « ‘Comment cela sera-t-il, je ne connais point d’homme ?’ L’Ange lui répondit : ‘L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; **c’est pourquoi** l’Être saint qui naîtra de toi sera appelé **Fils de Dieu**.’ » (Luc 1,34-35) Il faut scruter la parole de l’Ange qui révèle **la raison** pour laquelle le Messie est appelé « Fils de Dieu », expliquant que « l’Esprit Saint » viendra sur Marie, « **c’est pourquoi** il sera appelé Fils de Dieu », n’étant fils d’aucun homme. L’Évangile de Matthieu nous apprend encore que l’Ange apparut ensuite à Joseph pour lui certifier la virginité de Marie, car il en doutait. L’Ange lui dit : > « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit-Saint ; elle enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus… Or tout ceci advint pour que s’accomplît cet oracle prophétique du Seigneur (*à Isaïe*) : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils. » (Matthieu 1,20-23) Dieu inspira aussi ce fait dans le Coran, attestant la naissance miraculeuse du Messie de la vierge Marie par une action divine, non humaine. Marie répondit à l’Ange : > « Comment aurai-je un fils ? Nul homme ne s’est approché de moi et je ne suis point une dissolue. Il (*l’Ange*) répondit : il en sera ainsi : ton Seigneur a dit : Ceci est facile pour moi. Il sera notre Signe devant les hommes et la preuve de notre miséricorde. L’arrêt est fixé. Elle devint enceinte de l’Enfant et se retira dans un endroit éloigné. » (Coran 19 ; Marie,20-22) Ainsi le Coran certifia aux Arabes que la mère du Messie est vierge, car elle mit au monde un garçon sans intervention humaine, mais sur initiative et intervention divines. Ce cas unique dans l’histoire humaine a valu au Messie, et à Lui seul, le titre de « Fils de Dieu » ; car tout autre homme a un père et une mère. À la différence d’Adam, Jésus avait une mère, alors que lui fut créé, dit la Bible, de la boue (ou de la poussière). Adam n’a ni père, ni mère. Comment comprendre ce que le Coran révèle dans la sourate suivante à propos de l’Unité de Dieu : > « Dis : Dieu est Un. C’est le Dieu Éternel, Il n’a point enfanté et n’a point été enfanté. Il n’a point d’égal. » (Coran 112 ; Le Culte pur,1-4) Notre réponse : Ces paroles sont adressées aux Païens de La Mecque à propos des dieux mythologiques, non aux Chrétiens à propos du Messie. En effet, ces Païens croyaient que leurs dieux mangeaient, se mariaient et engendraient des enfants. Le Coran vient leur dire que Dieu n’est pas comme leurs idoles, mais qu’Il est éternel, non engendré ni engendrant un autre dieu à l’aide d’une compagne déesse, comme lui, qui partage sa divinité comme c’est le cas dans la mythologie. Le Coran lui-même nous incite à expliquer ces versets comme nous l’avons fait : Dieu n’a pas de concubines avec lesquelles il couche pour avoir des enfants comme c’était le cas des dieux de La Mecque : > « Le Créateur du ciel et de la terre, comment aurait-il un enfant, Lui qui **n’a point de compagne**, qui créa tout et connaît tout ! » (Coran 6 ; Le Bétail,101) Ce verset coranique ne vise pas Jésus mais ceux qui : > « ont désigné des associés à Dieu : les djinns, alors que c’est Lui (*Dieu*) qui les a créés ! Et ils Lui ont taillé **des fils et des filles** (*mythologiques*), sans savoir (*qu’ils sont dans l’erreur*) ! Loué soit-Il ! Il est plus haut que ce qu’ils décrivent ! » (Coran 6 ; Le Bétail,100) C’est dans ce même sens qu’il faut aussi interpréter les versets suivants : > « Ils ont dit : ‘Le Miséricordieux S’est attribué un Fils (*en s’alliant à une compagne*)’. Vous avancez là une chose abominable… » (Coran 19 ; Marie,88) Pour cette raison, Muhammad dit encore dans le Coran : > « Si le Miséricordieux avait vraiment un enfant, je serais le premier à l’adorer. » (Coran 43 ; L’Ornement,81) L’intention divine évidente dans ce verset vise les enfants de ces « djinns » (esprits et dieux mythologiques arabes), non le Messie né de la Parole de ce Dieu unique dont Muhammad fut « le premier adorateur » ayant été « le premier Musulman » de la péninsule Arabique comme l’explique le Coran. Il était difficile aux Arabes des temps préislamiques de comprendre les vérités évangéliques spirituelles. Ils étaient noyés dans les plaisirs sensuels et croyaient que leurs dieux se mariaient et avaient des concubines comme eux-mêmes ainsi que « des fils et filles » comme le révèle le chapitre « Le Bétail ». Le Coran vient leur expliquer, dans leur langue et leur mentalité, en se mettant à leur niveau, l’existence d’un Dieu unique qui a créé toutes choses. Ce Dieu n’a nul besoin de concubine pour enfanter un fils par acte sexuel, car sa puissance spirituelle est telle que, par une parole, Il crée ce qu’Il veut. Les Arabes n’étaient pas préparés à comprendre et à accepter une création faite par ordre divin. Dieu vint présenter ce fait à travers le Coran, leur expliquant la différence entre le comportement de leurs dieux mythologiques et celui de l’unique vrai Dieu Créateur : > « Dieu n’a pas à avoir d’enfant (*par rapport physique comme les dieux de La Mecque*) Loué soit-Il ! Quand Il décide d’une chose, Il dit : Sois et elle est. » (Coran 19 ; Marie,35) Le Coran dit encore dans la Sourate « Les Groupes » : > « Si Dieu avait voulu avoir un fils, Il aurait **choisi** qui Il aurait voulu au sein de ce qu’Il a créé. » (Coran 39 ; Les Groupes,4) Or, le Coran révèle, en effet, que Dieu **choisit** Marie dans **le but d’avoir un fils**: > « Les anges dirent : Ô Marie ! Dieu **t’a choisie** en vérité ; Il t’a purifiée, Il **t’a choisie** entre toutes les femmes de l’univers. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,42)L’Ange dit à Marie : « … Je ne suis que l’envoyé de ton Seigneur **pour te donner un garçon pur**. Elle dit : Comment aurais-je un garçon quand nul homme ne m’a touchée…? Il dit : Ton Seigneur a dit : Cela m’est facile ! Nous ferons de Lui un Signe pour les hommes et une miséricorde venue de Nous. Et cela fut conclu. Elle devint enceinte de l’enfant. » (Coran 19 ; Marie,19-22) C’est exactement ce qui arriva avec le Messie. Le Coran déclare, en effet, comme nous avons vu, que Dieu a **choisi** la Vierge Marie **afin de créer**, dans son sein, et **par Sa Parole divine**, son Messie béni. C’est là donc, dans le sein de Marie, que Dieu dit au Messie : « Sois ! » et Il fut. Sur le champ, la Vierge choisie fut enceinte de la **Parole de Dieu**, comme le révèle la Sourate « La Famille d’Imran » : > « Les anges dirent à Marie : Dieu t’annonce **une Parole de Lui**; son nom est le Messie. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45) Le Coran vient ainsi confirmer la révélation évangélique à propos du Messie : > « … et **la Parole devint chair** et habita au milieu de nous, et nous vîmes sa gloire, une gloire d’un Fils unique venant du Père, plein de grâce et de vérité. » (Jean 1,14) Rapportons enfin ce dernier verset coranique : > « Les Juifs ont dit : ‘Uzaïr (*Esdras*) est Fils de Dieu’. Les Chrétiens ont dit : ‘Le Messie est Fils de Dieu’. Telle est la parole qui sort de leur bouche ; ils répètent ce que les incrédules disaient auparavant. Que Dieu les anéantisse ! Ils sont tellement stupides. » (Coran 9 ; Le Repentir,30) Nous devons comprendre ce verset en tenant compte du fait que le Coran vient confirmer la Bible et non point l’infirmer. Agir autrement serait se laisser dévier vers le pire des arguments et non pas s’orienter vers le meilleur des arguments qui est « la Voie Droite » prescrite par le Coran. Dans cette Voie lumineuse, nous comprenons ce verset de la manière suivante. Ils disent : « Le Messie est le Fils de Dieu, mais cette parole sort uniquement de leurs bouches », elle n’est pas enracinée dans leur coeur et n’entraîne aucune conséquence spirituelle positive dans leur comportement quotidien. Ils continuent de vivre comme des Païens. Si cette parole jaillissait du fond du coeur, elle aurait changé leur vie. Or, ils agissent en tout comme ces Païens polythéistes. Ils « répètent » en employant hélas le nom du Messie, ce que les incrédules disaient avant eux à propos de leurs divinités qui enfantaient des fils et des filles. Ces « stupides » ressemblent ainsi en tout aux Païens et subiront la même condamnation. Aujourd’hui, encore, nous ne pouvons que constater la décadence morale de la grande majorité des dits Chrétiens qui disent « de leurs bouches le Messie est Fils de Dieu », mais agissent eux-mêmes en fils du diable. Le Christ avait bien raison de dire : > « Hypocrites ! Isaïe a bien prophétisé de vous, quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres mais leur coeur est loin de Moi. Vain est le culte qu’ils me rendent. » (Matthieu 15,7-9) Le Coran ne fait que rapporter dans son langage ces paroles du Messie adressées aux faux croyants. L’intention de l’Inspiration divine, en donnant au Messie le titre de Fils de Dieu, est donc claire : elle signifie qu’Il n’a pas de père humain. Tel est le véritable sens spirituel confirmé par la Bible et le Coran. Celui qui veut discuter de manière fanatique divise les rangs des croyants et en porte l’entière responsabilité devant le Trône de Dieu. Quant à nous, engagés dans « La Voie Droite », nous avons démontré, grâce aux Écritures, la véritable intention divine et l’unité de l’Inspiration biblico-coranique, employant ainsi « le meilleur » des arguments qui unit les rangs des croyants. ### La divinité du Messie Nul n’imaginait que Dieu puisse s’abaisser au point de prendre la nature humaine pour apparaître dans ce monde et parler à l’homme qu’Il a créé, en homme comme lui. L’être humain, en proie à l’orgueil, refuse souvent de croire que la Majesté divine s’abaisse au niveau de l’être créé. Que dit l’Inspiration biblico-coranique à propos de l’incarnation divine ? L’Ancien Testament prépare les croyants à cette vérité en deux étapes, graduellement. Dans la première étape, la Torah révèle la vérité sur l’existence du Dieu Unique. Dans la deuxième étape, Dieu parla aux Prophètes du Messie qu’Il allait envoyer, Le présentant sous des traits surnaturels exceptionnels. #### Dans la première étape Les hommes d’avant la Bible adoraient avec crainte et appréhension des dieux mythologiques dictateurs. La Bible vient présenter un Dieu unique, tendre, miséricordieux, pardonnant les péchés de ceux qui se repentent (Exode 34,5-7). Il est apparu parlant à Abraham, à Moïse et aux Prophètes, alors que les hommes adorant les idoles tremblaient de peur devant leurs dieux et s’anéantissaient devant eux pour manifester leur soumission. Dans la Bible, au contraire, Dieu apprit aux hommes à L’aimer comme un père qui veille sur ses enfants ; de même qu’Il leur apprit à ne Le craindre que s’ils sont injustes : > « Yahvé, Yahvé, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce à des milliers, tolère faute, transgression et péché mais ne laisse rien impuni… » (Exode 34,5-7) Le Coran, à son tour, confirme cette vérité, révélant que : > « Dieu est bon et miséricordieux. » (Coran 1 ; La Fatiha,1) #### Dans la deuxième étape Dieu promit, dans la Bible, d’envoyer le Messie comme Signe de Sa miséricorde, pour arracher l’homme à l’enfer de l’ignorance, du fanatisme, de l’égoïsme et de l’orgueil. Il annonça à ses prophètes la venue d’un Messie humble, mais dans cette humilité réside sa grandeur. Dieu a attribué au Messie des noms symboliques révélant sa vraie nature divine et sa personnalité humaine exceptionnelle. Isaïe (VIIIe siècle av.J.-C.) dit à son propos : > « Le Seigneur Lui-même vous donnera un Signe : Voici, la jeune fille (*vierge*) est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui donnera le nom Emmanuel. » (Isaïe 7,14) Le nom « Emmanuel » signifie « Dieu avec nous » (Matthieu 1,23). Ainsi, avec le Messie, c’est Dieu Lui-même qui est avec nous. Isaïe attribue aussi à cet enfant d’autres noms exceptionnels : > « …Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on le nomme : Conseiller Merveilleux, Dieu Fort, Père Éternel, Prince de la paix. » (Isaïe 9,5) Dieu n’a jamais donné les noms de « Dieu Fort » et « Père Éternel » à un autre prophète. Nul homme raisonnable n’oserait les porter. Au contraire, nous trouvons dans le monde arabe des noms comme : Abdallâh, qui signifie « Esclave de Dieu », Abdul-Massih, « Esclave du Messie », Abdul-Nabi, « Esclave du Prophète ». Par les noms divins donnés au Messie, Dieu révèle à travers l’Ancien Testament, sa propre venue dans la personne du Messie. La nécessité de l’incarnation de Dieu apparaît dans le cri déchirant qu’Isaïe Lui adresse, L’invitant à venir **Lui-même** sur la Terre : > « Ah, si Tu déchirais les Cieux, et si **Tu descendais !** » (Isaïe 63,19) D’autres prophéties, notamment celles du Prophète Michée (VIIIe siècle av.J.-C.), annoncent la naissance du Messie à Bethléem. Michée prédit aussi que ses origines sont **éternelles**: > « Et toi (Bethléem) Ephrata, le moindre des clans de Juda, c’est de toi que naîtra Celui qui doit régner sur Israël, ses origines remontent au temps jadis, **au jour d’Éternité**. » (Michée 5,1) Comment le Messie, né 750 ans après Michée, a-t-il des origines éternelles ? Cette prophétie ne fut comprise qu’avec son accomplissement. En effet, dans une vive diatribe entre Jésus et les Juifs, Il déclara : > « En vérité, en vérité, je vous le dis **avant qu’Abraham fût**, Je Suis. » (Jean 8,58) Nous savons qu’Abraham précéda le Messie sur notre terre de deux mille ans. Comment donc Celui-ci peut-Il affirmer exister avant Abraham, si ce n’est, comme dit Michée, que ses origines sont éternelles ? Cette éternité apparaît également lorsque Jésus priait ouvertement devant ses Apôtres, disant à son Père : > « Je T’ai glorifié sur la terre… Et maintenant, Père, glorifie-moi de la gloire que j’avais auprès de **Toi avant que fût le monde**. » (Jean 17,4-5) Le Messie s’adresse à son Père à haute voix afin d’enseigner dans quel esprit il faut recourir à Dieu : avec tendresse et délicatesse. Il révèle également son essence divine, Lui qui existait auprès de Dieu « avant que fût le monde ». Dans l’Inspiration évangélique, plusieurs versets mentionnent l’éternité de l’Esprit du Messie, non de son corps humain, bien sûr, qui, comme toute chair, fut créé dans le monde. Certains s’étonnent de l’incarnation divine et s’interrogent avec une mentalité totalement matérialiste : « Dieu s’étant incarné dans le Messie sur la terre, comment pouvait-il de ce fait, diriger le monde et les étoiles depuis le ciel ! » Ceci est une vision naïve, puérile et restreinte de la Toute-Puissance de Dieu. Dieu n’a pas besoin de quitter le ciel pour apparaître sur terre. À notre époque, ce fait est plus compréhensible que par le passé. La psychologie a, en effet, découvert les puissances inconnues et insoupçonnées de l’esprit humain. Un homme spirituel peut se déplacer avec son esprit et apparaître à des milliers de kilomètres de son corps. De même, certaines personnes peuvent contrôler, à distance, la pensée d’autrui, voire orienter des individus et des collectivités à distance. Si telle est la puissance de l’esprit humain créé, qui n’a pas encore découvert toutes ses facultés, que pouvons-nous dire de l’Esprit Créateur dont nous ne réalisons pas encore l’étendue infinie de sa Puissance ? Dieu peut, en effet, s’incarner sur terre sans, pour autant, quitter le ciel. Toutefois, ce qui nous intéresse dans l’Inspiration n’est pas ce qu’en disent les hommes, mais ce que Dieu révéla Lui-même à ses Prophètes. Nous croyons au plan de Dieu révélé par Dieu, même quand cela est un scandale pour ceux qui ont une foi matérialiste et un esprit obtus, les empêchant de comprendre les desseins divins. Que dit le Coran à propos du Messie ? Qu’il est la Parole de Dieu et son Esprit : > « Les Anges dirent à Marie : Dieu t’annonce une Parole de Lui ; son nom est le Messie, Jésus fils de Marie. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45) Remarquez que le nom de cette Parole divine est « Jésus le Messie », ce qui revient à dire que le Messie est la Parole de Dieu. Or la Parole de Dieu est continuellement avec Lui, étant de son essence divine, comme cela est révélé par l’Évangile de St Jean : > « Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu et la **Parole était Dieu**… et la **Parole s’est faite chair**. » (Jean 1,1-14) Le Coran nous révèle que le Messie est aussi l’Esprit de Dieu : > « Le Messie, Jésus fils de Marie, est l’Apôtre de Dieu et sa Parole déposée en Marie : Il est un **Esprit venant de Dieu**. » (Coran 4 ; Les Femmes,171) Comme nous ne pouvons séparer la parole de la personne, de même nous ne pouvons en séparer l’esprit. La Parole de Dieu est Dieu Lui-même, l’Esprit de Dieu est aussi Dieu, c’est la Trinité divine rapportée par l’Inspiration évangélique. Certains discutent de ces sujets en ayant recours à des arguments futiles, disant par exemple, qu’il se trouve des chefs religieux portant le titre de « Esprit de Dieu » (Ruh Allah) sans avoir, pour autant, l’essence divine. La réponse est que ce sont les traditions humaines qui ont attribué aux hommes de tels titres, l’Inspiration divine n’y est pour rien. Les Livres célestes n’ont jamais dit d’un prophète, quelle que soit sa grandeur, qu’il était la Parole de Dieu ou l’Esprit de Dieu. Ici apparaît le déviationnisme des traditions humaines que nous dénonçons. Dieu a employé les meilleurs moyens pour révéler graduellement aux Arabes la vérité de la nature du Messie, usant - selon son habitude - d’une sage pédagogie. Ceux qui désirent approfondir les vérités inspirées, doivent avoir recours à la Bible. Ils doivent la lire, s’armant de l’Esprit de Dieu, afin de ne pas l’interpréter avec un esprit purement humain ou philosophique qui obnubile les vérités spirituelles. L’important n’est pas la simple lecture des Livres inspirés mais **l’esprit** avec lequel les Livres célestes sont lus. Si le Coran ne nie pas la divinité du Messie, comment pouvons-nous interpréter le verset suivant ?: > « Ils ont blasphémé ceux qui disent : Dieu c’est le Messie, fils de Marie. Le Messie n’a-t-il pas dit Lui-même : Ô enfants d’Israël, adorez Dieu qui est mon Seigneur et le vôtre ! Quiconque associe à Dieu d’autres dieux, Dieu lui interdira l’entrée du paradis et sa demeure sera le feu. Il n’y a pas de défenseurs pour ceux qui commettent l’injustice. » (Coran 5 ; La Table servie,72) Le Coran vise, ici, une certaine catégorie de Chrétiens considérés comme infidèles à cause de leurs injustices. Remarquez que le verset ne dit pas : « **Tous ceux** qui disent que Dieu c’est le Messie blasphèment », mais « ils ont blasphémé ceux qui disent : Dieu, c’est le Messie », à savoir, les Chrétiens connus comme ceux qui disent « Dieu, c’est le Messie ». La phrase doit être comprise ainsi : Les Chrétiens ont blasphémé (ou blasphèment). Mais pourquoi ont-ils blasphémé ? Est-ce pour avoir dit que Dieu est le Messie ? Si telle était l’Intention divine, alors le verset aurait été inspiré sous une forme incontestable, dissipant tout malentendu, comme : « Tous ceux qui disent que Dieu est le Messie blasphèment », ou encore, « quiconque dit que le Messie est Dieu blasphème ». Mais le Coran ne considère pas **tous les Chrétiens** comme blasphémateurs. Bien au contraire, il loue les vertus de beaucoup de Chrétiens, sachant que ceux-ci disent : « Dieu, c’est le Messie ». Dieu inspira encore à Muhammad les versets suivants : > « Tu trouveras que ceux qui aiment le plus les croyants (*au Coran, les Musulmans*) sont ceux qui disent : Nous sommes chrétiens : C’est parce qu’ils ont des prêtres et des moines exempts de tout orgueil. » (Coran 5 ; La Table servie,82) À noter que ces prêtres et moines croient que Dieu est le Messie pourtant le Coran les loue : > « Ceux qui ont cru, ceux qui suivent la religion juive, les Chrétiens, les Sabéens et quiconque aura cru en Dieu et au jour dernier, et qui aura pratiqué le bien, tous ceux-là recevront une récompense de leur Seigneur ; ils n’ont rien à craindre et ne seront point affligés. » (Coran 2 ; La Vache,62)« Ceux à qui Nous avons donné le Livre (*La Bible*) avant Lui (*le Coran*), eux y croient et quand on Le leur lit, ils disent : ‘Nous y croyons, c’est la vérité (*qui vient*) de notre Dieu. Nous étions musulmans (*soumis à Dieu*) avant Lui !’ **Ceux-ci recevront une double récompense** car ils souffrent avec patience et repoussent le mal avec le bien et font des largesses des biens que Nous leur avons accordés. Quand ils entendent un discours frivole, ils s’en éloignent. » (Coran 28 ; Le Récit,52-55) Nous en déduisons que le Coran ne condamne pas globalement tous ceux qui disent « Dieu, c’est le Messie » pour avoir dit ces paroles. Autrement, Dieu aurait condamné, en bloc, tous les Chrétiens. L’intention réelle de Dieu dans ces versets est de condamner une catégorie de chrétiens qui, par leurs mauvaises oeuvres, ont blasphémé et sont devenus infidèles. D’autres versets coraniques, où Dieu loue les Chrétiens fidèles en raison de leurs bonnes actions, appuient cette interprétation. Il les tranquillise en disant : > « **Ils n’ont rien à craindre et ne seront point affligés**. Ils ont parmi eux des prêtres et des moines exempts de tout orgueil. » (Coran 2 ; La Vache,62 / Coran 5 ; La Table servie,82) Le Coran distingue entre deux catégories de Chrétiens : celle qui suit le droit chemin et celle qui s’égare. Cette dernière est accusée, avec raison, par le Coran, d’être constituée de blasphémateurs. Le Coran dit : > « **Tous ne sont pas semblables**. Il existe, parmi les gens du Livre, une communauté droite dont les membres récitent, durant la nuit, les Versets de Dieu. Ils se prosternent, ils croient en Dieu et au Jour Dernier, ils ordonnent ce qui est convenable, ils interdisent ce qui est blâmable ; ils s’empressent de faire le bien : voilà ceux qui sont au nombre des justes. Quelque bien qu’ils accomplissent, il ne leur sera pas dénié, car Dieu connaît ceux qui Le craignent. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,113-115)« **Une partie de ceux qui ont reçu** les Écritures désireraient vous égarer ; mais ils n’égarent qu’eux-mêmes, et ils ne le sentent pas. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,69) > > « Parmi ceux qui ont reçu les Écritures, il y en a à qui tu peux confier la somme d’un talent et qui te le rendront intact ; il y en a d’autres qui ne te restitueront pas le dépôt d’un dinar, si tu ne les y contrains. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,75) La distinction faite par le Coran entre les deux catégories des gens du Livre ressort clairement de ces versets. La catégorie des égarés est dénoncée par le Coran, non en raison de sa croyance à la divinité du Messie, mais à cause de ses mauvaises actions, notamment le vol des biens d’autrui. Car le Coran loue d’une part des prêtres et des moines, alors qu’il en fustige d’autres : > « Ô vous qui croyez, un grand nombre de docteurs et de moines mangent l’argent des gens injustement. » (Coran 9 ; Le Repentir,34) Or « manger l’argent des gens » équivaut, d’après l’Inspiration évangélique, à de l’idolâtrie. De même, toute mauvaise action est considérée par l’Évangile comme idolâtrie. Et Jésus, le Messie a dit : > « Nul ne peut servir deux maîtres, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent. » (Matthieu 6,24) Ainsi Saint Paul dit : > « Sachez-le bien, ni le fornicateur ni l’impudique, ni le cupide - **qui est un idolâtre** - n’ont droit à l’héritage dans le Royaume du Messie et de Dieu. » (Ephésiens 5,5) En dépit de cela, beaucoup de Chrétiens prétendent appartenir au Messie, alors qu’ils ne sont, en vérité, que des idolâtres, ayant associé à l’adoration de Dieu l’adoration de l’argent et des plaisirs. Il n’est donc pas étrange que le Coran, après l’Évangile, dénonce la catégorie impie des Chrétiens qui disent que Dieu est le Messie. Ces Chrétiens sont donc accusés d’idolâtrie à cause de leur amour pour l’argent et le plaisir, et non pas parce qu’ils disent que Dieu est le Messie. Telle est notre interprétation. Oui, nous aussi, avec le Coran, nous affirmons : « Ils ont blasphémé ceux qui disent : Dieu, c’est le Messie ». Pourtant, nous comptons parmi ceux qui disent que Dieu c’est le Messie. Nous l’affirmons sans inquiétude, confiants de « n’avoir rien à craindre et de ne pas être affligés » (Coran 2 ; La Vache,62), sachant que nos bonnes actions nous classeront parmi les bénis, non parmi les blasphémateurs. Toutefois - et pour être encore plus clairs - nous affirmons : « Ils ont blasphémé ceux qui disent que Muhammad est Prophète de Dieu ». Pourtant nous croyons que Muhammad est un digne Prophète de Dieu. Et nous espérons ne pas être classés, en raison de mauvaises actions, parmi les blasphémateurs. Beaucoup de ceux qui disent que Muhammad est Prophète de Dieu se sont, en fait, éloigné des principes et des nobles commandements du Coran, rejetant l’esprit d’ouverture coranique. Ils comptent parmi les blasphémateurs. Nous référons nos lecteurs à ce que disent le Prophète Muhammad et le Sheikh Mohammed Abdo à ce sujet dans notre introduction. De même, nous disons : « Ils ont blasphémé ceux qui disent que Moïse est prophète de Dieu ». Pourtant nous croyons que Moïse est Prophète de Dieu. Mais nous dénonçons le sionisme et ses adeptes criminels qui disent que Moïse est prophète de Dieu. L’incarnation divine répond à une nécessité absolue, vu les ténèbres épaisses dans lesquelles l’humanité était plongée. Les Prophètes eux-mêmes étaient incapables de sauver l’homme. Cette incapacité transparaît dans les paroles du Prophète Isaïe : > « Tous, nous étions égarés… » (Isaïe 53,6) Seul Dieu ne s’égare pas. Lui seul est en mesure de libérer l’homme des ténèbres. C’est pourquoi : > « La Parole s’est faite chair et Elle a habité parmi nous. » (Jean 1,14) Dieu a exaucé le cri déchirant du Prophète Isaïe : > « Ah, si Tu déchirais les Cieux, et si Tu descendais ! » (Isaïe 63,19) ### La crucifixion du Messie La Bible, dans l’Ancien Testament, annonce que le Messie sera méprisé et mis à mort par les Juifs. Le prophète Isaïe (VIIIe siècle av.J.-C.) avait dit à propos du Messie : > « Il est objet de mépris et rebut de l’humanité, homme de douleurs et connu de la souffrance, Il était méprisé et déconsidéré. Or c’était nos souffrances qu’Il supportait et nos douleurs dont Il était accablé. Et nous autres, nous L’estimions châtié, frappé par Dieu et humilié. Il a été transpercé à cause de nos péchés, écrasé à cause de nos crimes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur Lui, et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris. Tous comme des brebis nous étions égarés. Et Dieu a fait retomber sur Lui les crimes de nous tous. Affreusement traité, Il s’humiliait, Il n’ouvrait pas la bouche… Il a été **retranché de la terre des vivants**; pour nos péchés, Il a été **frappé à mort**. On Lui a dévolu sa sépulture au milieu des impies alors qu’Il n’a jamais fait de tort, ni de sa bouche proféré de mensonge. Dieu a voulu L’écraser par la souffrance. S’Il offre sa vie en expiation, Il verra une postérité, Il prolongera ses jours, et ce qui plaît à Yahvé s’accomplira par Lui. » (Isaïe 53,1-10) Telle est la description faite par l’Ancien Testament du drame du Messie et de sa mise à mort, huit siècles avant son accomplissement. Si, aujourd’hui, nous devions dépeindre les souffrances du Messie, nous ne réussirions pas mieux qu’Isaïe. Quel est le sens de cette prophétie divine : « Il a été transpercé à cause de nos péchés. Et tous nous étions égarés ! » Quels sont ces péchés et de quel égarement les Juifs furent-ils atteints ? Il s’agit des crimes du sionisme et de son égarement. En effet, l’esprit sioniste s’est infiltré dans le peuple juif au fil des siècles et cet esprit a été condamné avec force par les prophètes de l’Ancien Testament et par le Messie. « Tous nous étions égarés » a dit le prophète Isaïe. Cet égarement réside dans la **politisation du Judaïsme**. En effet, les Sionistes conçoivent le judaïsme comme un État israélien. Par contre, Dieu le désire foi et repentir pour toute l’humanité. Voilà pourquoi le Messie avait déclaré : > « Mon Royaume (*spirituel et universel*) n’est pas de ce monde (*politique et restreint*). » (Jean 18,36) Les Juifs sionistes d’aujourd’hui suivent les pas de leurs ancêtres et s’égarent dans l’illusion du sionisme. Après avoir occupé la Palestine, la plupart des Israéliens rêvent encore du Grand Israël, l’empire israélien qui s’étendrait du Nil à l’Euphrate. Le drame du Moyen-Orient a pour cause le sionisme et reproduit au XXe siècle le drame de Jésus, le Messie, qui dénonça le sionisme jusqu’à la Croix. Le mal sioniste avait également atteint les Apôtres de Jésus eux-mêmes. Ceux-ci attendaient - comme tous les autres Juifs - un Messie militaire qui prendrait la tête d’un mouvement sioniste de libération. Ils s’attendaient à ce que Jésus engagea une campagne expansionniste violente et armée contre les Romains et les pays avoisinants de la Palestine. Le but de ce mouvement messianique militaire aurait été l’établissement d’un empire sioniste. C’est la raison pour laquelle le Messie, loin de leur parler d’une gloire militaire, les prépare graduellement à la pensée de sa mise à mort, substituant ainsi une vision spirituelle du salut, à leurs ambitions politiques et racistes. En effet, Jésus, après s’être assuré que ses Apôtres crurent en Lui comme Messie, il leur révéla son messianisme spirituel non politique par sa mise à mort : > « À dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu’Il lui fallait s’en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort et, le troisième jour ressusciter. » (Matthieu 16,21) La réaction spontanée des Apôtres fut une déception ; Pierre rejeta cette vision non-politique et s’empressa de dire : > « Dieu t’en préserve, Seigneur. Non, cela ne t’arrivera point. » (Matthieu 16,22) Mais le Messie le réprimanda et continua de répéter aux Apôtres qu’il fallait qu’Il soit crucifié et mis à mort (Matthieu 16,23 et Luc 9,22 / 9,44-45). L’esprit sioniste avait tellement envahi la mentalité juive, que les Apôtres eux-mêmes éprouvèrent une immense difficulté à s’en débarrasser. L’Évangile mentionne que Jésus, même après sa mort et sa résurrection, dut apparaître à deux de ses disciples afin de leur expliquer les prophéties de l’Ancien Testament concernant ses souffrances. Il leur dit : > « Esprits sans intelligence, lents à croire tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et parcourant tous les prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait. » (Luc 24,25-27) Le Messie est entré dans sa gloire à Lui - une gloire spirituelle, non mondaine ni politique - par la porte du martyre. Le martyre pour la Justice est aux yeux de Dieu une gloire et une dignité, non une honte comme certains le pensent. Le Messie n’a pas méprisé le martyre, et quiconque y voit un acte honteux n’est pas guidé par l’Esprit Saint de Dieu. Les Apôtres ont mis longtemps à comprendre cette manière de penser ; certains avaient même honte de ce que St Paul, dans sa lettre, nomma « le scandale de la croix » (Galates 5,11). Beaucoup ont méprisé Jésus à cause de sa crucifixion. Les Apôtres, par contre, n’ont pas rougi de sa mise à mort, car le Messie, après sa résurrection, leur a expliqué le sens profond de la Croix. Ils ont alors compris l’intention de Dieu et sa sagesse et s’y sont soumis. St Paul écrit dans sa première lettre aux Corinthiens : > « Nous prêchons, nous, un Messie crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Païens. » (1 Corinthiens 1,23) Dieu a voulu, par la mise à mort du Messie, établir un critère de foi pour séparer les vrais croyants des sionistes. Ceux-ci refusèrent de Le suivre en raison de leur attachement à la politique et à la gloire temporelle. Le Coran fait allusion à ces derniers qui, après avoir cru en Jésus comme un Messie sioniste, renoncèrent à Le suivre **après sa mort**, ayant compris qu’Il ne satisferait point leur rêve d’hégémonie : > « Parmi les gens du Livre (*des Juifs*), certains ont voulu croire en lui (*au Messie*) **avant sa mort** et le jour de la Résurrection il témoignera contre eux. » (Coran 4 ; Les Femmes,159) Ce verset démontre clairement que le Messie a véritablement été mis à mort. Si telle fut l’attitude des gens de la Bible - les Juifs, scribes et Pharisiens déjà initiés à la mort du Christ par les prophéties bibliques, - combien, à plus forte raison, Dieu devait-Il ménager les Arabes de l’époque, incapables d’assimiler ce fait de la Croix ? Les Arabes du temps préislamique ne pouvaient ni concevoir ni accepter un Messie apparemment vaincu, accroché à une croix et mis à mort par des hommes, les Juifs, supposés êtres ses témoins. Pourquoi le Messie devait-il être mis à mort ? Pour abolir l’esprit sioniste dans la mentalité de ses adeptes. Ceux-ci, voyant Jésus auquel ils crurent comme Messie politique sur une croix, réalisèrent que le sionisme est une erreur et une illusion auxquelles il fallait définitivement renoncer. Si le Messie n’avait pas été crucifié, ses disciples n’auraient pas compris leur erreur et auraient continué à lui demander d’établir le royaume sioniste d’Israël. Par la croix, le Messie a mis fin au concept sioniste. Jésus est Sauveur car Il sauve tous ceux qui croient en Lui, non seulement des chaînes sionistes, mais également de tout idéal illusoire similaire, de toute mentalité matérialiste, même quand celle-ci se cache sous une apparence religieuse. Tel est le cas de l’Islam et du Christianisme politiques et nationalistes. Toute tentative de politiser la religion - toutes les religions - est un autre sionisme déguisé sous un autre nom. Le Vatican, en se proclamant « État » en 1929, semblable aux autres États, a chuté dans le même piège que le sionisme. Comme déjà mentionné, il était impossible aux Arabes des temps préislamiques de comprendre le message du Messie vaincu en apparence. C’est pourquoi le Coran - en bon pédagogue - leur présente graduellement les vérités et les faits évangéliques. Il faut aussi tenir compte du fait qu’à cette époque, les Arabes évaluaient l’homme par sa force physique, sa vaillance et sa bravoure à manier l’épée, non par des qualités comme la tendresse, l’humilité et le martyre pour la Justice. Cette mentalité prévaut aujourd’hui encore dans beaucoup de sociétés ; un grand nombre n’a rien appris de l’Inspiration divine et a continué à mépriser les humbles et les doux, les traitant de faibles. De tels comportements caractérisent l’esprit sioniste, vaincu par Jésus sur une humble croix. Le Coran a préparé les Arabes avec beaucoup de doigté et de finesse à la compréhension de la sagesse du martyre du Messie. Ceci ne peut être découvert que par le chercheur minutieux et bien intentionné. Car le Coran dit des Juifs en les condamnant : > « Ils ont rompu l’Alliance, ils ont blasphémé contre les Signes de Dieu, ils ont mis injustement les prophètes à mort. Ils ont blasphémé en inventant contre Marie des calomnies atroces. Ils ont dit : Nous avons mis à mort le Messie, Jésus, fils de Marie, l’Envoyé de Dieu. Non, ils ne L’ont point tué, ils ne L’ont point crucifié ; mais cela leur a semblé… Mais Dieu L’a élevé à Lui. » (Coran 4 ; Les Femmes,155-158) Certains croyants superficiels s’empressent de penser que ces versets coraniques nient la crucifixion et la mise à mort physique du Messie. Emportés dans leur enthousiasme, ils se lancent dans une attaque en règle contre l’Évangile prétendant que celui-ci - qui rapporte la crucifixion de Jésus - est falsifié. Par leurs conclusions hâtives, ils contredisent le Coran qui dit attester l’Évangile. En prenant du recul, pour consulter calmement et sans fanatisme le Coran, ils auraient découvert que celui-ci parle - dans un autre verset - de la mise à mort du Messie. Ici, apparaît l’importance de la recherche de l’unité de l’Inspiration et la nécessité d’un approfondissement de l’étude coranique pour atteindre l’intention divine. Ainsi, guidés par un « Livre lumineux », nous pourrons éviter le piège de l’interprétation littérale, qui éloigne de l’intention divine. Le Coran nous encourage lui-même à suivre cet itinéraire par une déclaration franche sur la mort du Messie, où celui-ci enfant dit : > « La paix est sur Moi au jour où Je naquis et au jour où **Je mourrai** et au jour où Je serai **ressuscité**. » (Coran 19 ; Marie,33) Le Coran parle donc de la mort du Messie et de sa résurrection, attestant en cela l’Évangile. Certains croyants superficiels pensent que ces versets visent le retour du Messie à la fin des temps. C’est alors seulement que le Messie serait - selon eux - mis à mort. L’Inspiration divine ne fournit aucun fondement à ces élucubrations. Nous ne comprenons pas les raisons pour lesquelles ces « croyants » acceptent l’idée de la mort du Messie à la fin des temps, tout en la refusant pour sa première venue. Le Coran mentionne également la mort du Messie dans le verset suivant où Jésus, parlant à Dieu **après sa mort**, dit à propos des Juifs qui renoncèrent à Jésus après sa mort : > « J’étais témoin contre eux tant que J’étais parmi eux. Puis, quand Tu M’as fait **mourir**, Tu as été Toi-même témoin contre eux et Tu es le Témoin de toutes choses. » (Coran 5 ; La Table servie,117) Nous avons déjà vu que le Coran condamne les gens du Livre (les Juifs) qui cessèrent de croire en Jésus **après** sa mort : > « Parmi les gens du Livre, certains ne crurent en Lui (Jésus) qu’**avant sa mort** et le Jour de la Résurrection, Il témoignera contre eux. » (Coran 4 ; Les Femmes,159) La mort du Messie est aussi rapportée au verset suivant qui dit à propos des Juifs incrédules : > « Ils ont rusé contre Jésus (*pour le tuer*) Mais Dieu aussi a rusé, et certes Dieu est le plus fin des rusés. Car Dieu dit : Ô Jésus, Je Te ferai subir la mort (*moutawaffîca*) et T’élèverai à Moi. Je Te délivrerai des blasphémateurs (*des Juifs qui te renient*), et J’élèverai ceux (*les Juifs croyants*) qui T’ont suivi au-dessus de ceux qui ne croient pas en Toi jusqu’au Jour de la Résurrection. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,54-55) *NB : Ici encore le mot arabe « moutawaffîca », qui signifie « Je Te ferai mourir », est mal traduit par « Te rappeler à Moi ». Ce qui est faux. En effet, ce mot désigne un décès physique, une mise à mort corporelle.* Comment concilier les versets coraniques où Dieu déclare Lui-même la mise à mort de Jésus et ceux où Jésus Lui-même déclare sa mort, avec le verset du Coran 4 ; Les Femmes,157, qui dit : > « Ils ne L’ont point tué, ils ne L’ont point crucifié ; mais cela leur a semblé ! » (Coran 4 ; Les Femmes,157) L’Inspiration coranique se contredit-elle ? Certes non ! Ceux qui s’arrêtent à l’interprétation littérale trébuchent et, comme le dit le Coran à propos de ceux qui adorent Dieu à la lettre : > « Ils tombent sur la face dans ce monde et dans l’autre. Voilà la perdition évidente. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,11) En nous élevant au niveau de l’Intention divine dans l’Inspiration - pour comprendre selon l’esprit et non selon la lettre - nous ne verrons dans le verset 157 du chapitre des Femmes (Coran IV) aucune négation du crucifiement et de la mise à mort physique du Messie. L’Intention divine est de nous faire comprendre que les Juifs, en mettant le Messie à mort, n’ont pas mis fin à son message. « Il leur a semblé » qu’en le tuant, ils pourraient avorter sa mission dans le berceau. Mais son message, après sa mort, s’est répandu comme feu dans la paille, jusqu’aux confins de la terre. Les Juifs craignaient le message de Jésus, opposé au sionisme, encore plus que sa Personne. Or voici que son message, qu’ils avaient visé en Le tuant, se répandit dans le monde, **en raison même de cette crucifixion**. Ainsi, Dieu, « le plus fin des rusés », triompha de l’astuce des Juifs (Coran 3 ; La Famille d’Imran,54-55). Certains pensent que la ruse de Dieu a été plus fine que celle des Juifs sionistes parce qu’Il a élevé à Lui le Messie, Lui évitant la mise à mort. Mais cette interprétation contredit l’Inspiration biblico-coranique. Nous ne pouvons donc l’accepter. Nous croyons que la ruse divine a triomphé de celle de ces incroyants car la mort du Messie a été la cause de la défaite du sionisme. Dieu, après la mort du Messie, L’a ressuscité et L’a élevé vers Lui, alors que les Juifs pensaient L’avoir précipité au plus profond de l’enfer. La victoire divine sur les Juifs ne s’arrête pas à l’élévation du Messie : Le Créateur confond encore davantage les Juifs, en élevant éternellement au-dessus d’eux, **les disciples** de son Messie : > « Dieu dit à Jésus : J’élèverai ceux qui T’ont suivi (*les Juifs croyants*) au-dessus de ceux qui ne croient pas en Toi (*les Juifs sionistes*), jusqu’au Jour de la Résurrection. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,55) Rien ne justifie ceux qui nient la crucifixion du Messie sous prétexte de Le glorifier. Le martyre pour la cause de Dieu n’est pas une honte. Aussi, Dieu répond dans le Coran à tous ceux qui pensent glorifier le Messie en niant sa crucifixion : > « Réponds-leur (Muhammad) : Qui pourrait arrêter le bras de Dieu s’Il voulait **anéantir le Messie**, fils de Marie, et sa mère, et tous les êtres de la terre ! » (Coran 5 ; La Table servie,17) Or, comme nous l’avons vu précédemment, la Bible nous révèle par le prophète Isaïe, huit siècles avant Jésus, que Dieu avait déjà décidé d’**anéantir** le Messie : > « … Il a été **retranché** de la terre des vivants. Pour nos péchés, Il a été frappé **à mort**… Dieu **a voulu** l’écraser par la souffrance. » (Isaïe 53,8-10) Notre conviction est ferme : Nul ne peut arrêter le bras de Dieu qui agit selon son plan et sa sagesse, bien souvent incomprise des hommes. Dieu a vraiment anéanti physiquement le Messie comme cela a été prophétisé dans l’Ancien Testament et comme le Messie Lui-même l’a enseigné dans l’Évangile. Le Coran ne fait que le certifier. Toutefois, si Dieu **a voulu anéantir** corporellement le Messie, c’était dans le but de Le glorifier spirituellement et éternellement. Ceci se réalisera par la destruction prochaine et définitive du sionisme incarné de nos jours dans l’État d’Israël. Croire que le Messie ne fut pas mis à mort, signifie croire en un Messie politique et militaire. Ceci est une autre forme du sionisme. Le Messie devait passer par la mort pour changer la mentalité des hommes bien intentionnés tombés dans les filets du matérialisme. Suite à ces réflexions, une conclusion simple et véridique s’impose : la croyance en la crucifixion du Messie ne contredit pas le Coran quand ses versets sont interprétés spirituellement, selon notre principe valable pour tous les Livres inspirés. Par contre, la négation du crucifiement du Messie pousse les interprètes du Coran à rechercher des explications contorsionnées pour les adapter aux versets coraniques qui parlent de sa mise à mort. Ils finissent ainsi par contredire l’Évangile, au lieu de le confirmer comme le veut le Coran. Ce comportement coupable n’est ni « le Meilleur des Arguments », ni « la Voie Droite » prescrits par le Coran. Mourir martyr pour Dieu est une gloire infinie : Nul ne pourra la ravir au Messie Jésus, le Premier des martyrs. Celui qui a saisi cette vérité cessera de vouloir éloigner du Messie la *« honte »* de la croix. Mourir pour Dieu, c’est vivre éternellement comme le révèle le Coran : > « Ne dites pas que ceux qui sont tués dans la voie de Dieu sont des morts. Non, **ils sont vivants**; mais **vous ne le comprenez pas**. » (Coran 2 ; La Vache,154) Le Coran est logique avec lui-même. Il ne considère pas les martyrs de Dieu comme morts, mais comme vivants. C’est pourquoi, respectant ses propres principes, il ne s’arrête pas à la mise à mort du Messie, mais, comme martyr, Le déclare vivant à jamais. Les Juifs ne l’ont pas mis à mort car Dieu, « le plus fin des rusés », L’a fait revivre éternellement, mais eux « ne le comprennent pas ». Le Coran dit en outre à ce sujet : > « Ne croyez pas que ceux qui ont été tués dans le sentier de Dieu soient morts : Ils vivent près de Dieu, et reçoivent de Lui leur nourriture. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,169) Nous disons, nous qui croyons en la crucifixion, la mort et la résurrection du Messie : Le Messie est vivant, « ils ne L’ont point tué, ils ne L’ont point crucifié. Mais cela leur a semblé ». ### La falsification de la Bible #### Les preuves coraniques de l’authenticité de la Bible Au long des siècles, certains Juifs ont répandu la rumeur de la falsification de la Bible, et particulièrement de l’Évangile, par des Chrétiens. Leur but était de convaincre les gens que les prophéties sur lesquelles s’appuient les Chrétiens pour croire en Jésus comme Messie sont falsifiées et n’existent pas dans l’Ancien Testament - du moins dans la forme présentée par les Chrétiens -. Ainsi, ceux-ci auraient manipulé les textes bibliques pour les adapter à Jésus. Beaucoup ont cru cette calomnie et l’ont colportée jusqu’à nos jours, méprisant ainsi la Bible et particulièrement l’Évangile. Certains Arabes vont jusqu’à empêcher l’introduction de l’Évangile dans leur pays et leurs maisons quand, paradoxalement, ils ouvrent leurs portes aux livres et aux revues immoraux. Prétendre que la Bible est falsifiée est une hérésie inspirée par le Diable qui, comme dit le Coran : > « suggère les mauvaises pensées et souffle le mal dans les coeurs des hommes. » (Coran 114 ; Les Hommes,5) Nous ne trouvons dans le Coran aucun verset qui mette le croyant en garde contre la falsification de la Bible. Au contraire, le Coran dit qu’il vient **certifier** la Bible (Coran 4 ; Les Femmes,47) Le Coran authentifierait-il un texte biblique falsifié ? Comment le Coran mettrait-il en garde contre la Bible, quand l’Inspiration est une ? Dieu est Tout-Puissant pour protéger son Inspiration, et ne peut permettre la falsification du Livre qu’Il a inspiré. Comment pourrions-nous, sinon, avoir recours à un « Livre lumineux » pour nous guider dans la bonne voie ? Et quelle référence aurions-nous ? Celui qui diffame la Bible en prétendant qu’elle est falsifiée, diffame par le fait même le Coran, qui en certifie l’authenticité. Une des différences fondamentales entre l’Inspiration coranique et beaucoup de Musulmans traditionnels, réside dans le fait que le Coran atteste la Bible, tandis que ceux-là la calomnient. Le Coran dit : > « Ceux à qui Nous (*Dieu*) avons donné le Livre (*la Bible*), **Le lisent correctement**. Ceux-ci y croient et **ceux qui n’y croient pas sont les perdants**. » (Coran 2 ; La Vache,121) L’explication donnée par « Al-Jalalein » pour l’expression « Le lisent correctement » est la suivante : « C’est-à-dire qu’ils Le lisent comme Il a été inspiré ». Nous adoptons cette interprétation correcte qui a le mérite d’exprimer l’Intention du Seigneur. Le témoignage du Coran en faveur de l’authenticité de l’Ancien et du Nouveau Testaments rend pour nous toute discussion inutile. Nous nous demandons comment certains prétendent croire au Coran tout en affirmant que la Bible est falsifiée. En calomniant la Bible, ils démontrent qu’ils ne croient pas au Coran, puisque Celui-ci dit explicitement de la Bible que : > « Ceux qui n’y croient pas sont les perdants. » (Coran 2 ; La Vache,121) Le Coran témoigne de l’Évangile en disant encore : > « Que les gens de l’Évangile jugent d’après ce que Dieu y a inspiré et ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a inspiré sont infidèles. » (Coran 5 ; La Table servie,47) Le Coran incite donc les gens de l’Évangile à juger en vertu de ce que Dieu y a inspiré pour les guider. Cette attestation coranique en faveur de l’Évangile n’est-elle pas un témoignage sûr de son authenticité et du devoir d’y recourir ? Malgré cela, des Juifs, des Musulmans et des Chrétiens, en grand nombre, affirment le contraire. Quel sera le jugement de ces « infidèles », comme les qualifie le Coran ? Ceux qui prétendent que l’Évangile est « falsifié » ne manifestent pas une foi absolue dans le Coran, mais un fanatisme aveugle. En fait, ces gens-là cachent sous un masque leur haine pour toute Inspiration divine. Les mêmes remarques visent ceux qui méprisent le Coran sous prétexte de croire à l’Évangile. Tout Musulman qui pense que l’Évangile est falsifié est contre le Coran. Et tout Chrétien qui attaque le Coran est contre l’esprit évangélique. Quiconque a vraiment compris l’esprit de l’Évangile ne peut qu’embrasser le Coran. Le Coran s’appuie incessamment sur la Bible comme sa référence sûre et fidèle. En effet, Dieu conseille à Muhammad de se référer aux lecteurs de la Bible s’il doute des paroles divines qui lui sont inspirées : > « Si tu doutes de ce qui t’a été envoyé d’En Haut, interroge **ceux qui lisent les Écritures envoyées avant toi**. » (Coran 10 ; Jonas,94) Nous aurions aimé voir tout Musulman mettre en pratique l’esprit du Coran et tout Chrétien mettre en pratique l’esprit de l’Évangile, afin de briser les chaînes du fanatisme menant à la perdition. Que tout Musulman imite donc le Prophète de l’Islam qui n’a rempli son coeur que de paroles de piété et de respect pour la Bible : > « Nous (*Dieu*) avons inspiré la Torah dans laquelle il y a la lumière et la direction pour que les Prophètes jugent d’après son contenu… Et sur leurs pas Nous envoyâmes Jésus, fils de Marie, pour confirmer la Torah. Nous lui donnâmes l’Évangile qui contient la bonne direction et la lumière et il confirme la Torah. **Que les gens de l’Évangile jugent d’après ce que Dieu y a inspiré**. » (Coran 5 ; La Table servie,44-47) Y a-t-il un seul verset coranique que le croyant en l’Évangile puisse refuser sous prétexte qu’il attaque l’Évangile ? Non, il ne se trouve dans le Coran aucun verset qui contredise l’Évangile et ses enseignements, à condition, toutefois, que l’interprétation prenne en considération « le Meilleur des Arguments », c’est-à-dire celui qui atteste l’Évangile, non celui qui le contredit. Toute interprétation coranique contraire à l’Évangile est un faux témoignage porté contre le Coran. Nous sommes consternés devant ceux qui présentent de fausses interprétations coraniques, puis justifient leurs affirmations erronées en prétendant que c’est l’Évangile qui est falsifié. Cette justification est encore plus condamnable que l’erreur elle-même. Le Coran lui-même dénonce et juge ces personnes. De même, nous sommes consternés devant ceux qui refusent le Coran sous prétexte qu’il est contraire à l’Évangile. Cette affirmation est fausse, car le Coran atteste l’Évangile et le confirme, Pourquoi donc le rejeter sous un faux prétexte ? N’est-il pas, au contraire, plus honnête et plus simple de croire au Coran, car il témoigne en faveur de l’Évangile ? En effet, le Coran dit aux gens de la Bible : > « Vous qui avez reçu le Livre (*la Bible*) croyez à ce que Dieu a fait descendre du Ciel (*le Coran*) **confirmant** ce qui est avec vous (*la Bible*). » (Coran 4 ; Les Femmes,47) C’est pourquoi les gens de la Bible doivent s’efforcer de rechercher l’interprétation coranique qui **confirme** la Bible « qui est avec eux ». En agissant avec amour et sagesse, ils parviendront à unir les rangs et à mettre un terme à la haine confessionnelle. Le Coran adresse également ses commandements aux Musulmans, en disant : > « Ô croyants ! Croyez en Dieu, en son apôtre (*Muhammad*), au Livre qu’Il lui a envoyé (*le Coran*), **au Livre descendu avant lui** (*la Bible*). Celui qui ne croit pas en Dieu, en ses Anges, **à ses Livres** (*L’Ancien, le Nouveau Testament et le Coran*), à ses Apôtres et au Jour Dernier est dans un égarement lointain. » (Coran 4 ; Les Femmes,136) Il ne nous appartient pas de juger ceux qui ne croient pas aux Livres Saints de l’Ancien et du Nouveau Testament **dans leur texte actuel**, ni de les condamner plus fermement que ne l’a déclaré Dieu lui-même dans le Coran : « Ils sont dans un égarement lointain ». Nous exhortons donc à croire au **texte actuel** de la Bible, car c’est ce texte que le Prophète Muhammad a connu. L’Inspiration divine dans le Coran désigne ce texte-ci, parce que les preuves, même scientifiques, de son authenticité sont multiples et détruisent toute argumentation contraire. Il n’existe, par contre, aucune preuve scientifique de la falsification de la Bible. Si une personne convaincue de cette falsification parvient à présenter une preuve scientifique de ce qu’elle avance, je lui en saurai bien gré et deviendrai son disciple. #### Les preuves scientifiques de l’authenticité de la Bible Dieu n’a pas inspiré la Bible pour la livrer aux caprices et à la malice des hommes. Voici les principales preuves scientifiques - fruits de l’archéologie moderne - qui, avec le Coran, attestent l’authenticité de la Bible : 1. Les rouleaux de la « Mer Morte » découverts en 1947 à Qumram (près de la Mer Morte) démontrent l’authenticité de l’Ancien Testament. Les savants ont comparé ce texte à celui que nous possédons et l’ont trouvé authentique. Ces textes du IIe siècle av.J.-C, sont inscrits sur cuir de chèvres. Ces rouleaux se trouvent au Musée Rockefeller de Jérusalem. Les musées internationaux en ont des copies. 2. Le papyrus « Rylands », qui date de l’an 125 après Jésus-Christ, contient une partie du chapitre 18 de l’Évangile de St Jean. Il concorde avec le texte actuel. 3. Les papyrus appelés « Chester Beatty » comportent de grandes parties du Nouveau Testament. Ils datent du IIIe siècle ap. J.-C.. Ce texte concorde également avec le texte actuel et se trouve au Musée de Michigan (U.S.A.). 4. La Bible dite Vaticanus remonte au IVe siècle apr.J.-C. et comporte toute la Bible en latin. Elle se trouve au Musée du Vatican. 5. La Bible dite Sinaïticus, découverte au Couvent Ste Catherine au Sinaï, se trouve au British Muséum. C’est la Bible en grec ; elle remonte également au IVe siècle après Jésus-Christ. Elle fut découverte par un prince russe à la fin du XIXe siècle. 6. Une preuve logique de l’authenticité de la Bible : la multiplicité des confessions chrétiennes ont le même texte biblique. Ce texte existe en différentes langues et concorde avec les textes originaux. 7. Beaucoup de savants musulmans nient la falsification de la Bible. Les principaux sont les deux grands cheikhs (défunts) connus : Afghani et Muhammad Abdo. D’après une fable colportée par certains « croyants », l’Évangile aurait été élevé au Ciel avec le Messie et ne se trouverait plus sur la Terre. À ces gens nous posons la question suivante : Quelle part de vérité ces propos renferment-ils, puisque le Coran dit de ceux qui lisent la Bible, qu’ils « la lisent correctement » ? Comment pourraient-ils la lire correctement si elle ne se trouve plus sur terre ? Ces élucubrations sont d’autant plus ridicules que le Coran recommande aux gens de l’Évangile de juger d’après ce que Dieu y a inspiré. Dieu peut-Il, dans le Coran, recommander de juger d’après un Livre qui n’existe plus ? Nous avons démontré que le Coran est une lecture arabe de la Bible qui, du temps du paganisme arabe, existait en trois langues seulement : l’hébreu, le grec et le latin. Ceci est une preuve irréfutable, appuyée par les découvertes de l’archéologie moderne, de la présence de la Bible sur la terre à cette époque. Elle n’a donc pas été enlevée avec le Messie au Ciel ! Les découvertes archéologiques déjà mentionnées démontrent cela. La tradition musulmane officielle rapporte également, dans les « Nobles Discussions » du Prophète Muhammad, un fait d’importance primordiale[^11-5]. Après l’apparition de l’Ange Gabriel à Muhammad, lui annonçant sa mission, le Prophète fut troublé. Il quitta aussitôt son lieu de méditation habituel et rapporta le fait à Khadija, son épouse. Pour le tranquilliser, elle le mena directement chez Waraka-Ibn-Nofal, le cousin de Khadija et l’oncle de Muhammad. Bokhari rapporte que Waraka était un scribe arabe - converti au christianisme - **qui rédigeait « l’Évangile en hébreu »**. La Bible existait donc « sur terre » du temps de Muhammad, dans la péninsule Arabique elle-même. Les preuves scientifiques et scripturaires présentées ici démontrent l’authenticité de la Bible. Elles manifestent l’abîme immense entre, d’une part, les paroles du Coran et de son Prophète concernant la Bible et, de l’autre, les calomnies de certains croyants traditionalistes. Pour notre part, nous faisons confiance au témoignage du Coran et de son Prophète en faveur de la Bible. Et ce témoignage nous suffit. Certains croient que l’Évangile a été falsifié après l’Inspiration coranique. Ceci est le pire des arguments et révèle une mauvaise foi. Car nous avons présenté des preuves scientifiques irréfutables de l’authenticité du texte évangélique actuel qui est identique à celui inspiré par le passé, avant Muhammad. C’est en faveur de ce même texte que le Coran témoigne. ##### « L’évangile » de Barnabé Beaucoup de personnes en Orient croient au pseudo évangile de Barnabé. Cet « évangile » est une parodie de la vie du Messie, admise malheureusement par beaucoup de Musulmans. Mais tout Musulman digne de ce nom, ne peut que rejeter cet « évangile » pour la simple raison que Jésus y est présenté comme n’étant pas le Messie, mais le prédécesseur du Messie. D’après cet « évangile » mensonger, Muhammad serait le Messie. Voici quelques extraits de cet « évangile » : > « Le prêtre dit à Jésus : Lève-toi Jésus, car nous devons savoir de toi qui tu es : Il est écrit dans le livre de Moïse que Dieu va nous envoyer le Messie qui nous informera de la volonté de Dieu. C’est pourquoi je te prie de nous dire la vérité. Es-tu le Messie de Dieu que nous attendons ? Jésus répondit : Il est vrai que Dieu nous a promis cela, mais je ne suis pas le Messie, car celui-ci a été créé avant moi et il viendra après moi. » (Chapitre 96,1-5)Le chapitre 97,13-17 rapporte également : > « Le prêtre dit alors : Et comment se nommera le Messie ? Jésus répondit : Le nom du Messie est admirable car Dieu lui-même lui a donné un nom quand il créa son âme et il le plaça dans une béatitude céleste. Dieu a dit : Attends ô Muhammad ! Son nom béni est Muhammad. » Ces versets sont en contradiction flagrante avec l’Inspiration divine dans l’Évangile et dans le Coran qui témoignent, tous deux, que Jésus est vraiment le Messie. En outre, Muhammad ne prétendit jamais être le Messie, ni n’a dit que Jésus ne l’était pas. Il n’a jamais déclaré avoir été créé avant Jésus. Les enseignements du Coran sont contraires aux vulgaires tromperies de « l’évangile » de Barnabé et confirment fortement que Jésus est bien le Messie de Dieu. Le but des auteurs de cet « évangile » - qui cache mal la main sioniste, - était de susciter une séparation entre Chrétiens et Musulmans, appliquant le principe de « diviser pour régner ». Ils ont joué sur l’affection des Musulmans pour Muhammad, le présentant plus grand que Jésus. Les croyants superficiels sont tombés aveuglément dans ce piège, sans saisir le fond du problème. Ils ne réalisent pas qu’en niant le messianisme de Jésus et en l’attribuant à Muhammad, ils se transforment en contre-témoins du message coranique auquel ils prétendent pourtant appartenir. ##### Le Coran parle-t-il de falsification ? Les propagateurs de la rumeur de la falsification de la Bible, s’appuient sur certains versets coraniques. Ils oublient que le Coran se présente comme témoin de la Bible. Nous mentionnerons certains versets coraniques auxquels se réfèrent les adeptes de la falsification et démontrerons que l’intention du Coran est de dénoncer ceux qui falsifient **l’interprétation** des versets bibliques. Le Coran ne vise donc pas les versets bibliques mais la mauvaise foi des interprètes. Le Coran dit : > « Désireriez-vous maintenant, ô Musulmans que les Juifs deviennent croyants à cause de vous ? Un certain nombre d’entre eux cependant obéissaient à la Parole de Dieu (*dans la Bible*), **mais par la suite ils l’altérèrent sciemment après l’avoir comprise**. » (Coran 2 ; La Vache,75)« Ceux à qui nous avons donné le Livre (*La Bible*), le connaissent comme ils connaissent leurs enfants. Et une partie d’entre eux **taisent la vérité sciemment**. » (Coran 2 ; La Vache,146) Ces interprètes mal intentionnés altérèrent **sciemment**, en toute connaissance de cause, le sens des versets bibliques, « **après les avoir compris** ». Il s’agit d’une falsification dans **l’interprétation** de la parole de Dieu. Ailleurs, le Coran révèle aussi : > « Quelques-uns d’entre **eux tordent les paroles du Livre avec leur langue** pour vous faire croire que ce qu’ils disent se trouve dans le Livre, mais ceci ne fait pas partie du Livre. Ils disent : Ceci vient de Dieu. Mais cela ne vient point de Dieu. Ils disent des mensonges contre Dieu alors qu’ils savent. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,78) Remarquez que ces gens-là « tordent leur langue », ils ne falsifient pas les textes bibliques. En « tordant leur langue », ils présentent des **interprétations fausses** - qui les arrangent - pour faire croire que ce qu’ils disent vient de Dieu. « Mais ceci ne vient point de Dieu ». Telle est notre interprétation des versets cités ci-dessus, versets que des gens mal intentionnés veulent « tordre » pour calomnier l’Évangile. Le Coran accuse les Juifs notamment d’avoir recours à ce genre de pratique : > « Parmi les Juifs, il y en a qui **détournent le sens** des Paroles (*des Écritures*)… » (Coran 4 ; Les Femmes,46) « Ceux qui détournent le sens des Paroles », les dévient du sens voulu par Dieu, en présentant une fausse interprétation. Le Coran dit encore à ce propos : > « Ils (*les Juifs*) ont violé le pacte conclu, et Nous les avons maudits. Nous avons endurci leurs coeurs. **Ils dévient les Paroles des Écritures** de leur place et oublient une partie de ce qui leur fut enseigné… » (Coran 5 ; La Table servie,13 et 15) Il est clair que la « déviation de la Parole » vise, ici, les fausses interprétations de l’Intention divine. Mais le Coran n’est pas seul à dénoncer les scribes juifs. Dans l’Ancien Testament, le prophète Jérémie s’était déjà insurgé contre eux pour la même raison : > « Comment pouvez-vous dire : Nous sommes sages et nous avons la Loi de Yahvé ! Vraiment c’est **en mensonge que l’a changée la plume mensongère des scribes**. » (Jérémie 8,8) Il est important de méditer ces paroles inspirées de Jérémie pour atteindre l’Intention divine qui s’y révèle : démasquer les scribes juifs qui défigurent le message biblique par leurs fausses interprétations. Nous avons démontré que le texte biblique est authentique. Le texte actuellement en nos mains correspond donc parfaitement au texte connu avant le Messie. Ce texte est confirmé par les Rouleaux de la « Mer Morte ». C’est ce texte-là qu’ont connu le Messie et le Prophète Muhammad. Aucune falsification ne s’y trouve ; aucune main humaine ne peut le falsifier car Dieu, dans sa Sagesse infinie, veut que ce texte entier de l’Inspiration divine parvienne jusqu’à nous. La raison en est que Dieu veut nous informer de son plan de salut en faveur de l’humanité entière, ainsi que de l’influence néfaste de l’esprit sioniste sur les chefs et les scribes juifs. En effet, les scribes en transcrivant la Bible, ajoutèrent, en faveur du plan sioniste, beaucoup de textes faussement attribués à Dieu, comme l’a bien souligné le Coran. Ces textes se trouvent encore aujourd’hui dans la Bible. Dieu, dans sa Sagesse, a permis qu’ils y demeurent pour révéler la main sioniste qui les a introduits afin de justifier, au nom de Dieu, des traditions humaines, non voulues de Dieu. Ces versets sont autant de parasites facilement détectables par tout homme avisé. Jésus n’a pas manqué de dénoncer ces scribes et ces pharisiens « hypocrites » : > « Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au nom de votre tradition !… Vous avez **annulé** la Parole de Dieu au nom de votre tradition. Hypocrites ! Isaïe a bien prophétisé de vous, quand il a dit : ce peuple m’honore des lèvres mais leur coeur est loin de Moi. Vain est le culte qu’ils me rendent. Les doctrines qu’ils enseignent ne sont que **préceptes humains**. » (Matthieu 15,3-9) Il faut donc souligner que la Bible nous invite Elle-même à discerner entre l’Inspiration divine et l’inspiration sioniste qui s’y trouvent. Le croyant ne doit pas s’éloigner de la Bible en raison de cette infiltration sioniste. Au contraire, cet état de fait doit inciter les coeurs forts et vaillants à scruter la Bible afin d’en extraire les trésors, en dépit des écueils. C’est ainsi qu’ont agi Jérémie, Jésus et Muhammad. Par ailleurs, le respect du Prophète Muhammad envers la Bible est une garantie supplémentaire et suffisante pour tous les Musulmans qui veulent y recourir. Car Dieu Lui dit dans le Coran : > « Dis-leur (*aux Arabes qui méprisaient la Bible*) : Apportez donc d’auprès de Dieu un autre livre qui soit un meilleur guide que Ces Deux-là (*la Torah et l’Évangile*) et je le suivrai. » (Coran 28 ; Le Récit,49) Quel meilleur témoignage en faveur de la Bible peut-on demander à ce noble prophète arabe ? Il est clair, que dans la mentalité du Prophète de l’Islam, la Bible est bien inspirée par Dieu. Nous voulons préciser : La Bible **dans son texte actuel** puisque c’est ce même texte que Muhammad connut. Dans le verset cité ci-dessus, Dieu fait de Muhammad l’Apôtre, non seulement du Coran, mais aussi de la Bible, le Coran étant une Inspiration arabe de la Bible. C’est la raison pour laquelle Dieu, dans le Coran, demande à Muhammad de ne pas exiger des gens de la Bible d’avoir recours à lui comme juge, car ils ont la parole de Dieu dans la Bible : > « Mais comment **te prendraient-ils pour juge** quand ils ont la Bible où sont renfermés les préceptes du Seigneur… » (Coran 5 ; La Table servie,43)« Que les gens de l’Évangile jugent d’après ce que Dieu y a inspiré. Ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a inspiré sont infidèles. » (Coran 5 ; La Table servie,47) Le Prophète Muhammad invite tous les croyants arabes à suivre la voie « de ceux qui les ont précédés » dans la foi, les Juifs et les Chrétiens **fidèles** mûris par les Eaux spirituelles de la Bible. Le Coran dit : > « Dieu veut vous expliquer clairement ses volontés et vous guider dans le chemin de ceux qui vous ont précédés… » (Coran 4 ; Les Femmes,26)« … Ô croyants (*arabes*) croyez en Dieu, en son Apôtre (*Muhammad*), au Livre (*le Coran*) qu’Il lui a envoyé, et au Livre (*Bible*) qu’Il a révélé auparavant. Quiconque ne croit pas en Dieu, à ses Anges, à **ses Livres** et ses messagers et au Jour Dernier se trouve dans une profonde perdition. » (Coran 4 ; Les Femmes,136) Tel est le commandement du Coran : croire non seulement en Muhammad et au Coran, mais aussi aux Écritures inspirées par Dieu avant le Coran : la Torah et l’Évangile dans leur texte actuel. Tout vrai croyant, Juif, Chrétien ou Musulman, ne peut que croire en la totalité de l’Inspiration biblico-coranique. Que le Dieu Tout-Puissant rassemble ses élus, tous les coeurs sincères, tous les hommes de bonne foi, autour de son Inspiration une et indivisible, afin qu’ils forment une seule unité face aux puissances du mal qui cherchent à les fragmenter. ### La vie du Prophète Muhammad Certains orientalistes reprochent au Prophète Muhammad la multiplicité de ses épouses et le grand nombre de ses guerres. Nous allons exposer les raisons qui justifient ces comportements qui, pour notre époque, paraissent inacceptables et incompatibles avec un prophète. #### Les mariages de Muhammad Un des reproches concerne le mariage de Muhammad avec Zaynab, fille de Jahsh. Zaynab était la femme de Zayd, le fils adoptif de Muhammad. Après son divorce, Muhammad dut l’épouser. Les Musulmans ne font aucun effort pour présenter la meilleure explication de ce mariage. Celle que nous donnerons plus loin s’adapte parfaitement au caractère et à la vie intègre du Prophète Muhammad. En effet, certaines interprétations islamiques officielles de ce mariage ont pour conséquence l’éloignement des orientalistes - et de beaucoup de Chrétiens - du Coran et du Prophète Muhammad. Les savants Musulmans l’interprètent ainsi : « Après le mariage de Zaynab avec Zayd, le regard du Prophète s’arrêta sur Zaynab et l’amour pour elle envahit son coeur ». Cette explication n’est ni certaine ni définitive : elle est le fruit d’une mentalité particulière des interprètes arabes de l’époque. Or, la recherche dans le domaine de l’interprétation demeure ouverte. Elle est connue dans l’Islam sous le nom de « Ijtihad » qui signifie « effort », car il s’agit de s’efforcer comme le prescrit le Coran, de rechercher la meilleure interprétation. C’est ce que nous avons fait et nous pensons l’avoir trouvée. Nous l’expliquerons par la suite, après avoir brièvement exposé la vie du Prophète. Muhammad est né en l’an 570 de notre ère, à La Mecque. Il est mort le 8 juin 632. Son père, Abdallah mourut quelques mois avant sa naissance et sa mère, Aména mourut quand il n’avait que cinq ans environ. Orphelin, il fut pris en charge par son grand-père, Abd-El-Muttalleb. Ce dernier mourut trois ans plus tard, le laissant aux soins de son fils Abi-Taleb, l’oncle paternel de Muhammad qui l’aimait beaucoup en raison de la droiture de ses moeurs. Abi-Taleb est le père d’Ali, le cousin bien-aimé de Muhammad et son fidèle ami pour la vie. Ali épousa par la suite Fatima, la fille bien-aimée de Muhammad. Abd-El-Muttalleb, le grand-père de Muhammad, était un notable de la famille de Bani-Hashim de la tribu de Quraish de La Mecque. Il avait dix fils dont Abdallah (père de Muhammad), Abi-Taleb (l’oncle qui l’a hébergé et adopté), Hamza (qui crut en Muhammad), et Abu-Lahab (qui l’a combattu). Aména, la mère de Muhammad, était la soeur de Waraka-Ibn-Nofal que nous avons déjà mentionné. Ce dernier était le cousin de Khadija, la première épouse de Muhammad. Muhammad passa sa jeunesse à La Mecque et il fut connu pour son intégrité, sa chasteté et la droiture de ses moeurs. Il aimait l’isolement et la méditation et ne partageait pas avec les autres jeunes de son âge le goût de la vie mondaine. Les habitants de La Mecque l’appelaient « l’Honnête » (en arabe : « El Amine ») à cause de sa fidélité et de son honnêteté. Son amour pour la prière et pour la méditation le menait souvent dans les grottes des montagnes surplombant La Mecque. Là, il fuyait le tumulte de la cité pour approfondir la recherche de la spiritualité. Ceci ne l’empêchait pas pour autant de participer à la vie commerciale de La Mecque. Il s’occupait des caravanes de marchandises qui transitaient entre le Yemen et la Syrie. Muhammad était employé chez sa cousine Khadija - veuve d’un riche commerçant mecquois - dont il menait les caravanes vers la Syrie, pour le commerce. Elle fut attirée par son honnêteté lors des transactions et lui envoya Abi-Taleb (l’oncle de Muhammad qui l’hébergeait) pour lui parler de mariage. Muhammad accepta. Il avait alors 25 ans et Khadija en avait 40. Le mariage fut heureux jusqu’au bout. Ils eurent trois garçons morts en bas âge et quatre filles : Rokaya, Zeinab, Om-Kalthoum et Fatima, la bien-aimée de Muhammad. Durant ses nombreux voyages en Syrie, Muhammad connut plusieurs moines chrétiens dont le fameux moine Bohaira auquel Muhammad se lia par une profonde amitié. Bohaira avait admiré en Muhammad sa haute moralité et lui parlait souvent des prophètes et du Messie. Ainsi Dieu le préparait déjà, à son insu, à une grande mission. Quand l’âme de Muhammad fut mûrie par la contemplation, à l’âge de 40 ans, le Ciel se manifesta à lui. L’Ange Gabriel lui apparut alors qu’il était solitaire dans une grotte près de La Mecque nommée « Harra ». Le Prophète, la vision terminée, accourut inquiet vers Khadija, son épouse, et lui relata le fait. Nous reproduisons ici l’histoire telle que rapportée par Bokhari : > « Gabriel se présenta à moi et me dit : Lis (*la Bible*) ! Je répondis : Je ne sais pas lire (*Muhammad était illettré*) L’Ange me prit et me couvrit jusqu’à ce que je retrouve mon calme, puis il me dit : Lis. J’ai répondu : Je ne sais pas lire. Il me prit, il me couvrit une deuxième fois jusqu’à ce que je retrouve mon calme et il me dit : Lis. Je répondis : Je ne sais pas lire. Il me prit, me couvrit une troisième fois et m’envoya en disant : Lis, au nom de ton Dieu qui a créé. Il créa l’homme du sang coagulé. Lis, car Dieu est généreux[^11-6]. Et le prophète retourna avec ces paroles gravées en lui, le coeur tremblant, chez Khadija fille de Khowaylid et lui rapporta tout ce qui était arrivé. Il lui dit : J’ai craint pour ma personne. » Telle fut la première vision de Muhammad. Il en trembla comme avaient tremblé avant lui Moïse, Jérémie, Daniel et d’autres prophètes. Khadija décida d’aller avec Muhammad voir Waraka-Ibn-Nofal, son cousin. Celui-ci était chrétien et transcrivait des textes bibliques. Waraka le tranquillisa en lui disant que ceci correspondait au message de Moïse, au message biblique. Bokhari rapporte l’histoire ainsi : > « Muhammad se rendit donc avec Khadija chez Waraka-Ibn-Nofal qui était devenu vieux et aveugle. Khadija lui dit : Cousin, écoute ce que ton neveu (*Muhammad*) désire te communiquer. Waraka lui dit : Mon neveu, qu’y a-t-il ? Le prophète l’informa alors de sa vision. Waraka lui dit : C’est la Loi de Moïse que Dieu a fait descendre sur lui. Ah ! que ne puis-je demeurer en vie pour participer à cette mission. Que ne puis-je demeurer en vie quand ton peuple te reniera. Et le Prophète Muhammad de s’exclamer : Me renieront-ils ? Il répondit : Oui, nul homme ne donne ce que tu viens donner, sans avoir d’ennemis. Et si cela m’est accordé, je te soutiendrai jusqu’à ta victoire. Waraka ne tarda pas à mourir. » Ainsi, Waraka attesta l’authenticité de la vision et lui certifia que son message était biblique. Le message est donc un et la mission est la même. Il est important que ce fait soit relevé. La prophétie de Waraka s’est accomplie car les habitants de La Mecque, dont la tribu principale est la tribu de Quraish, combattirent farouchement le Prophète. Au début, et pour longtemps, seul un petit groupe avait cru en Muhammad. Khadija son épouse, fut la première des croyantes. La nouvelle religion qui commençait à poindre à La Mecque inquiéta les marchands d’idoles et les puissants de la ville qui prélevaient des taxes et profitaient des pèlerinages païens qui s’y tenaient. La croyance monothéiste représentait un grand danger pour leur commerce, leur pouvoir et leur hégémonie. Ils se transformèrent donc en ennemis jurés de Muhammad et de ses disciples et les persécutèrent fortement. Le Prophète supporta courageusement le poids pénible de sa mission et sut patienter bien que cela lui ait coûté son argent et son repos. Il refusa de s’opposer par les armes à ses ennemis armés, s’abstenant même de porter une épée pour se défendre. Il conseilla à ses disciples de fuir La Mecque et de se réfugier en Éthiopie, pays chrétien. Parmi ses disciples, douze d’entre eux se rendirent chez le Négus, l’empereur d’Éthiopie. Il les accueillit et leur octroya le droit de refuge, leur assurant un séjour tranquille. Dix ans durant, Muhammad aura supporté la persécution à La Mecque, en y prêchant en vain le monothéisme, n’ayant autour de lui qu’un nombre restreint de fidèles. L’opposition de la tribu de Quraish augmentait en violence au point de menacer la vie de Muhammad et de ses disciples. Il y eut plus d’un attentat contre sa vie. Muhammad dut finalement se résigner à fuir La Mecque et se rendit à Yathreb, par la suite nommée « Al Madina », qui en arabe signifie « La Cité », c’est-à-dire la Cité du Prophète. Muhammad quitta secrètement La Mecque, durant la nuit, ayant été averti qu’un complot se tramait contre lui pour le tuer. Cette nuit même, Ali, son cousin, le remplaça dans sa maison et même dans son lit pour simuler sa présence, lui sauvant ainsi la vie. Dans cette cité, de nombreux adeptes le protégeaient et seuls les Juifs de Yathreb constituaient une menace pour lui. Avant la fuite vers Yathreb, deux évènements douloureux frappèrent le Prophète : la mort de son oncle protecteur Abi-Taleb (ceci précipita les complots contre lui) et celle de sa chère épouse Khadija, compagne fidèle de sa vie et de sa mission. Elle était son appui spirituel, l’avait confirmé dans sa foi et lui avait donné confiance en lui-même. L’année de la mort de ces deux personnes chères à Muhammad fut nommée « l’An de Tristesse ». Les gens de la tribu de Quraish, menés par le notable Abi-Sifian, essayèrent de soudoyer Muhammad. Ils déléguèrent un comité à son oncle Abi-Taleb, peu avant sa mort, alors qu’il était déjà sur son lit de malade, afin d’obtenir son intervention auprès de Muhammad. Ils proposèrent à Muhammad de l’argent, de la gloire et même la royauté, à condition de renoncer au monothéisme. Ils lui dirent : « Si ton intention dans la prédication est l’argent, nous t’en donnerons. Nous ramasserons de notre argent afin que tu sois le plus riche d’entre nous. Si tu désires l’honneur, nous t’établirons comme chef et rien ne se décidera sans ton consentement. Si tu veux le royaume, nous ferons de toi notre roi ; quant au Dieu unique, non ! » En entendant ces paroles, le Prophète s’attacha encore davantage à sa mission et dit : « Par Dieu, si vous me donnez le soleil dans ma droite et la lune dans ma gauche pour me faire renoncer à cette affaire, je n’y renoncerai pas ». À la mort de son oncle Abi-Taleb qui cherchait à tempérer entre les gens de Quraish et Muhammad, la tension était à son paroxysme. Peu avant sa fuite pour « Yathreb », Muhammad vécut le miracle du Voyage Mystique relaté dans la Sourate 17, nommée « Le Voyage Nocturne ». Ce fait mystique et historique est très important dans la vie de Muhammad et de ses disciples ; il constitue une plaque tournante de sa mission. En cette nuit, Muhammad était chez sa cousine Hind, la soeur d’Ali, fils d’Abi-Taleb. Il vit l’Ange Gabriel se présenter à lui pour le transporter en vision sur un cheval nommé « Al Bouraq » (l’Eclair) vers le mont Sinaï, là où Dieu parla à Moïse. Puis il le prit à Bethléem, berceau du Messie et ensuite à Jérusalem, au site du Temple. De là, il l’éleva au Ciel, puis il le ramena à Jérusalem où il reprit son cheval pour retourner chez sa cousine Hind. « Le Voyage Nocturne » commence ainsi : > « Louange à Celui qui a transporté, pendant la nuit, son serviteur du Temple sacré de La Mecque, au Temple éloigné de Jérusalem, dont nous avons béni l’enceinte pour lui faire voir nos merveilles. » (Coran 17 ; Le Voyage nocturne,1) Les habitants de Quraish refusèrent de croire à cette vision. Beaucoup de ses disciples-mêmes refusèrent d’y prêter foi et renoncèrent à le suivre. Après cette expérience, l’animosité à La Mecque augmenta encore à son égard et l’isolement du Prophète devint quasi-total. Le 24 septembre 622, Muhammad décida de fuir La Mecque pour Yathreb, « Al Médina ». Cette fuite marque le début du calendrier de l’Hégire (de hijra : départ, fuite, émigration) Après son départ, Muhammad prit plusieurs épouses, non par amour des femmes, comme plusieurs orientalistes le pensent, mais pour unifier les tribus arabes par des liens de parenté. La première épouse de Muhammad, Sawda, était la veuve d’un de ses douze disciples partis pour l’Éthiopie à la demande du Prophète, afin de fuir la persécution. Sawda n’était plus jeune et était mère de plusieurs enfants. Muhammad l’épousa par reconnaissance, pour la protéger et subvenir aux frais des enfants, car elle et son mari avaient compté parmi ses premiers disciples. Il épousa également Aïcha, la fille d’un de ses premiers disciples, Abu-Bakr, pour resserrer les liens entre cet ami fidèle et lui. Aïcha n’avait que sept ans, mais elle demeura deux ans dans la maison de son père, avant d’intégrer le logis du Prophète. C’est durant ces deux ans qu’il épousa Sawda. Muhammad épousa aussi Hafsa, la fille d’Omar Ibn-El-Khattab, le second des quatre Califes qui lui succédèrent après sa mort. Dans le même souci d’unifier les rangs arabes, il donna en mariage ses filles à des hommes choisis. Osman-Ibn-Affan, un de ses fidèles disciples qui devint le troisième des Califes, épousa ses filles Rokaya et Om-Kalthoum. Ali, son cousin, épousa Fatima, sa fille bien-aimée. Il donna en mariage sa fille Zeinab à Khaled-Ibn-El-Walid, un des officiers ennemis qui l’avait vaincu à Uhud, mais qui devint croyant par la suite. Muhammad lui-même en retour épousa la tante de Khaled, pour renforcer, par des liens matrimoniaux, la communauté des premiers croyants. Muhammad épousa, en outre, deux femmes d’un certain âge, Zaynab et Salma, parce qu’elles étaient veuves de deux martyrs tombés lors des combats. Quant au mariage de Muhammad avec Zaynab, fille de Jahsh, auparavant l’épouse de son fils adoptif Zayd, les interprètes musulmans, à notre avis, font une erreur en présentant ce fait comme un lien d’amour humain. Nous citerons ici les versets coraniques à ce sujet, en ajoutant le commentaire du « Jalalein », interprétation officielle et généralement admise que nous désapprouvons. Puis nous présenterons notre interprétation qui démontre la noblesse de l’intention du Prophète en épousant Zaynab. Le Coran dit à ce propos : > « Il ne convient pas à un croyant, ni à une croyante de suivre leur propre choix, si Dieu et son apôtre en ont décidé autrement. Quiconque désobéit à Dieu et à son apôtre, est dans un égarement manifeste. » (Coran 33 ; Les Coalisés,36) **Interprétation du « Jalalein » :** Ce verset a été inspiré à propos de Abdallah-Ibn-Jahsh et de sa soeur Zaynab. Le Prophète avait l’intention de donner Zaynab comme épouse à son fils adoptif Zayd. Mais en arrivant chez le Prophète, Zaynab et Abdallah furent déçus en apprenant l’intention de Muhammad, ayant cru que Muhammad lui-même voulait épouser Zaynab et non la donner à son fils adoptif. Ils se soumirent néanmoins au jugement du Prophète, après que ce verset fut inspiré : « Quiconque désobéit à Dieu et à son apôtre est dans un égarement manifeste ». Le Prophète donna Zaynab en mariage à Zayd, mais par la suite, son regard s’arrêta sur elle et son coeur s’enflamma d’amour pour elle. Zayd la prit en haine. Il dit au Prophète : « Je veux divorcer d’avec elle. » Mais le Prophète lui dit : « Garde ton épouse auprès de toi. » **Notre interprétation :** Le Prophète Muhammad n’a pas éprouvé un amour passionnel pour Zaynab. C’est la raison pour laquelle il refusa le divorce de Zayd, d’autant plus que Muhammad, lui-même, avait invité Zaynab et son frère à la célébration du mariage de Zaynab avec Zayd. Celui-ci eut lieu malgré l’objection initiale de Zaynab et de son frère. Ils n’acceptèrent qu’après l’inspiration du prophète. Par la suite, l’intention de divorce de Zayd mettait le Prophète dans un embarras évident et exposait Zaynab au déshonneur et à l’infamie. Les gens auraient dit : « Le fils du Prophète l’a répudiée ». C’était la mettre au ban de la société avec, pour conséquence, une animosité entre le Prophète Muhammad et les gens de la famille de Jahsh. Il ne restait plus devant Muhammad qu’une seule issue : à contrecoeur, épouser lui-même Zaynab afin qu’on dise : « Muhammad l’a épousée ». C’était l’élever en dignité au lieu de l’abaisser. Muhammad craignait néanmoins l’incompréhension de la société. Beaucoup auraient dit qu’il prit pour épouse la femme de son fils ayant été séduit par elle. C’est la raison pour laquelle il insista auprès de Zayd pour empêcher ce divorce. S’il avait été amoureux d’elle, il aurait apprécié et même désiré le divorce. Zayd était esclave avant de connaître Muhammad. Ce dernier l’avait affranchi avant d’entamer sa mission et Zayd, par la suite, crut en l’Islam. Une double grâce lui fut donc accordée : celle de l’affranchissement et celle de la foi. C’est la raison pour laquelle Dieu, après le verset 36, poursuit en disant à Muhammad : > « Tu dis à cet homme (*Zayd*) que Dieu a gratifié (*par l’Islam*) et que tu as gratifié (*en l’affranchissant*) : Garde ta femme et crains Dieu ; et tu caches dans ton coeur ce que Dieu voit. » (Coran 33 ; Les Coalisés,37) **Interprétation du « Jalalein » :** « Tu caches dans ton coeur » l’amour pour Zaynab et l’intention de l’épouser si Zayd l’éloigne. **Notre interprétation :** Le prophète ne cache pas dans son coeur son amour pour Zaynab, mais son souci, conscient de la gravité de la situation. Il réalise qu’en cas de divorce d’avec Zayd, il serait dans l’obligation de l’épouser lui-même pour ne pas la déshonorer. Par ailleurs, les gens ne comprendraient pas son intention profonde et interpréteraient mal son geste ; ils penseraient, de surcroît, qu’il l’épousa par amour, ce que certains pensent encore aujourd’hui. Telle est la raison pour laquelle Dieu incita Muhammad à se conduire selon sa propre conscience, indépendamment de ce que pourraient penser les gens : « Et tu crains les hommes (*car ils diraient qu’il a épousé la femme de son fils*). C’est Dieu plutôt que tu dois craindre. » (Coran 33 ; Les Coalisés,37). **Interprétation du « Jalalein » à propos de ce verset**: « Épouse-la donc sans te soucier des paroles des gens. » **Notre interprétation :** Le prophète doit agir sagement devant Dieu, ignorant les dires des hommes. Muhammad doit modeler son comportement en fonction du meilleur, non pas rechercher le moyen de plaire aux hommes, même si ceux-là devaient le calomnier en disant qu’il a épousé Zaynab par passion. Le Prophète doit tenir compte du jugement de Dieu qui connaît son intention cachée : épouser Zaynab pour lui éviter le déshonneur et pour éviter la discorde entre arabes. Notre interprétation s’harmonise avec toute la vie du Prophète, particulièrement en ce qui concerne les motivations nobles et profondes de ses mariages. #### Les principales batailles du Prophète Muhammad À « Al Médina », la « Cité du Prophète », la « Cité Lumineuse », telle qu’elle fut encore nommée par la suite, Muhammad avait plusieurs disciples dont les deux tribus « Al Aws » et « Al Khazraj ». Il n’y avait comme ennemis que les Juifs qui s’étaient alliés avec les idolâtres de La Mecque. C’est la raison pour laquelle le Coran dit : > « Tu constateras que les plus grands ennemis de ceux qui ont cru sont les Juifs et les idolâtres (*de La Mecque*). Ceux qui aiment le plus les croyants (*au Coran*) sont ceux qui disent : ‘Nous sommes chrétiens !’. C’est parce qu’ils ont des prêtres et des moines exempts de tout orgueil. » (Coran 5 ; La Table servie,82) Après sa fuite pour Al Médina, les Juifs de cette ville incitèrent les idolâtres de La Mecque à continuer à combattre Muhammad. Le Prophète avait, jusque-là, refusé de porter les armes, mais cette poursuite l’obligea à y recourir en situation de légitime défense. Il lui fallait défendre ses disciples, la première société des croyants, et sa propre vie contre les ennemis qui attaquaient Al Médina. Ceux-ci avaient déjà envahi les maisons des croyants à La Mecque et les avaient contraints à l’exil. Le Coran y fait allusion dans le verset suivant : > « Ceux qui ont été injustement **chassés de leurs foyers** uniquement pour avoir dit : ‘Notre Seigneur est le Dieu unique’. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,40) C’est la raison pour laquelle Muhammad jugea qu’il fallait se défendre à Al Médina. La légitime défense est non seulement un droit mais également un devoir. Dieu autorisa donc au Prophète le combat : > « **Dieu a permis** à ceux qui ont subi l’injustice de combattre leurs ennemis. Dieu est capable de leur donner la victoire. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,39)« Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que le culte soit rendu à Dieu en sa totalité. » (Coran 8 ; Le Butin,39) Avant d’aborder ce sujet des combats, il est important de souligner que Muhammad, selon les versets coraniques cités, ne prit jamais l’initiative d’une bataille, mais se trouvait toujours en situation de défense. En certaines circonstances, Muhammad fut accusé d’avoir pris l’initiative, mais il s’agissait d’une poursuite de l’ennemi, d’un combat qui parachevait un autre. ##### L’invasion de Badr Durant cette première bataille, les Musulmans affrontèrent, au nombre de 300 seulement, les idolâtres de la tribu de Quraish de La Mecque, au nombre de 1000. Malgré leurs effectifs réduits, les Musulmans triomphèrent des idolâtres et ce fut une grande joie et un grand signe pour eux. Cette bataille eut lieu en l’an II de l’Hégire. ##### L’invasion de Uhud Les idolâtres de la tribu de Quraish de La Mecque, incités par les Juifs de Al Médina, attaquèrent Muhammad à Uhud, une banlieue de Al Médina. Les Quraishites, forts d’une alliance secrète avec les Juifs, étaient menés par le chef de l’armée, Khaled Ibn-El-Walid qui, par la suite, se convertit à l’Islam et épousa Zaynab, la fille de Muhammad. Cette bataille s’acheva par la défaite des Musulmans et la mort de Hamza, l’oncle bien-aimé de Muhammad. Durant cette invasion, le Prophète prit conscience de l’alliance secrète entre les Juifs de Al Médina et les idolâtres de Quraish et décida de mettre fin à la puissance juive. ##### L’invasion des « Tranchées » Cette invasion fut nommée ainsi car une tranchée fut creusée autour de Al Médina pour empêcher les Quraishites d’y avoir accès. Les Juifs, à nouveau, exhortèrent les idolâtres de La Mecque au combat contre les Musulmans. Les Mecquois ont donc encerclé Al Médina avec un effectif considérable de 10 000 hommes. Muhammad avait à ses côtés un ex-combattant perse, Salmane. C’était un militaire chrétien avisé au combat. Il conseilla à Muhammad de creuser une tranchée autour de Al Médina et les chevaux des Mecquois ne parvinrent point ainsi à envahir la ville. Cela sauva Muhammad et les siens. Cette bataille eut lieu en l’an V de l’Hégire (627 ap. J.-C.) Les Mecquois croyaient en une victoire facile, mais ils furent bloqués dans le désert avec des vivres qui diminuaient et un froid glacial. Ils furent donc contraints au retrait. ##### L’invasion de Bani-Qorayza L’invasion du village juif de Bani-Qorayza fait suite à l’invasion des Tranchées. Muhammad avait entre-temps découvert le complot des Juifs dirigé contre lui et leur rôle déterminant dans l’invasion des Tranchées. Muhammad décida de les poursuivre. Les Juifs avaient fui dans le village de Bani-Qorayza où il les attaqua et les anéantit. Les survivants gagnèrent leur dernier refuge dans la Péninsule Arabique, une forteresse juive dans la ville de Khaybar. C’est en ce lieu que se déroula par la suite le dernier combat de Muhammad contre les Juifs. Après les invasions des Tranchées et de Bani-Qorayza, les assises de l’Islam dans la péninsule Arabique furent consolidées et Muhammad connut un temps de paix. Les Arabes commencèrent à le craindre et cherchaient à établir des liens pacifiques avec lui. ###### Le pacte de Hudaybiyya Six ans après la sortie du Prophète et de ses disciples de La Mecque, ces derniers voulurent y retourner en pèlerinage. Le Prophète prit la tête d’une marche pacifique vers La Mecque. Ils s’arrêtèrent dans un lieu, aux alentours de La Mecque, nommé Hudaybiyya. Les gens de Quraish refusèrent aux Musulmans l’autorisation de pénétrer en pèlerins dans La Mecque. Des pourparlers furent organisés et aboutirent au « Pacte de Hudaybiyya » en vertu duquel une trêve de dix ans fut proclamée. Ce pacte permettait aux Musulmans de se rendre en pèlerinage à La Mecque l’année suivante et pour une période de trois jours seulement. Les pèlerins et Muhammad retournèrent donc trois semaines plus tard à Al Médina. Le pacte de Hudaybiyya permit à Muhammad de répandre son message dans toute la péninsule Arabique et contribua à manifester le visage pacifique de l’Islam. Un bon nombre d’Arabes embrassèrent la religion monothéiste et se rallièrent au Prophète. À cette époque, le grand officier Khaled-Ibn-El-Walid, converti à l’Islam, épousa Zeinab, la fille du Prophète, après avoir combattu les Mulsumans à Uhud. En retour, Muhammad épousa Maymouna, la tante de Khaled, consolidant ainsi l’unité entre eux. ###### Émissaires de Muhammad aux Rois La situation s’étant calmée dans la Péninsule Arabique, Muhammad envoya des émissaires chargés d’une lettre, aux principaux rois, leur demandant d’adhérer à la foi mulsumane et à son message. Les rois sollicités furent Héracle, le roi byzantin, Xerxès, le roi perse, le Négus « Ahmassa » d’Éthiopie et, enfin, le Chef de la communauté Copte en Égypte. Dans le chapitre VI, nous reproduisons le contenu de la lettre envoyée au roi Héracle. ##### L’invasion de Khaybar La paix étant généralisée dans la Péninsule Arabique, il ne restait plus devant Muhammad qu’une menace émanant des Juifs retranchés à Khaybar. Un mois après le pacte de Hudaybiyya, Muhammad sortit lui-même à la tête d’une armée musulmane et encercla la ville et la forteresse. Les Musulmans se lancèrent vaillamment au combat sans crainte de la mort et triomphèrent après un combat acharné et farouche. C’était la 7e année de l’Hégire, 629 apr.J.-C. Dix ans après l’Hégire, la lumière de l’Islam s’était répandue dans la totalité de la péninsule Arabique où Musulmans et Chrétiens vivaient en paix. Muhammad fit une entrée triomphale et pacifique à La Mecque, sans rencontrer de résistance. Il entra dans la « Quâba » et en détruisit les idoles. Il prononça alors ces paroles : > « Dis : La vérité est venue et le mensonge est vaincu ! car le mensonge est destiné à être vaincu. » (Coran 17 ; Le Voyage nocturne,81) Muhammad pardonna généreusement à ses ennemis - Abi Sifian et tous ceux qui avaient pris la tête de la résistance contre lui - et ne chercha pas à se venger. Ce noble Prophète mourut la 11e année de l’Hégire, l’année 632 de notre ère, à Al Médina, où se trouve actuellement son tombeau. ## Les principaux points de rencontre entre le Coran et l’Évangile Le grand point d’accord entre la Bible et le Coran est la révélation du Dieu Unique, le Créateur de l’Univers. Par ailleurs, le principal témoignage du Coran en faveur de l’Évangile est la confirmation que Jésus est vraiment le Messie. Si le Coran n’avait pas attesté cette vérité évangélique fondamentale, il n’aurait été ni sincère ni véridique. C’est particulièrement ce témoignage qui confondit les Juifs, suscitant leur haine contre Muhammad, d’autant plus que le Coran se présente comme une confirmation du message évangélique dans sa totalité. Or, l’Évangile est un livre banni par les Juifs, les Athées et les Païens. Si le Coran avait affirmé que Jésus n’était pas le Messie, les Juifs n’auraient pas combattu Muhammad et cela aurait justifié leur attente d’un Messie sioniste connu dans l’Évangile sous le nom d’Antichrist. Nous aborderons ce sujet en parlant du Messie. Les principaux points de rencontre entre le Coran et l’Évangile sont les suivants : 1. Le Messie. 2. La Vierge Marie. 3. La Table Céleste. 4. L’Esprit (Saint). ### Le Messie La première et grande vérité révélée par le Coran aux Arabes est l’existence d’un seul Dieu. La deuxième vérité fondamentale est que Jésus est vraiment le Messie envoyé par Dieu et annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament. Comme déjà mentionné, c’est la révélation de cette vérité par le Coran qui irrita les Juifs et les empêcha de porter leur appui au Coran. Car en reconnaissant le Coran ils auraient dû renoncer à l’attente d’un Messie sioniste. Voici les versets coraniques qui confirment que **Jésus est le Messie, le Prophète** de Dieu, **la Parole** de Dieu et **l’Esprit** de Dieu : > « Ô Marie : Dieu t’annonce la bonne Nouvelle d’un Verbe émanant de Lui : Son nom est **le Messie** Jésus Fils de Marie… » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45)« … et parce qu’ils (*les Juifs*) ont dit : nous avons tué **le Messie**, Jésus, fils de Marie, **le Prophète** de Dieu… » (Coran 4 ; Les Femmes,157) > > « **Le Messie, Jésus**, Fils de Marie est **le Prophète** de Dieu, **sa Parole** qu’Il a jetée en Marie, un **Esprit** émanant de Lui. » (Coran 4 ; Les Femmes,171) > > « Dis : Qui donc pourrait s’opposer à Dieu, s’Il voulait anéantir **le Messie fils de Marie**, ainsi que sa Mère… » (Coran 5 ; La Table servie,17) Si les Juifs acceptaient le messianisme de Jésus, ils n’attendraient plus leur Messie sioniste et, par conséquent, devraient renoncer de ce fait au sionisme et à l’État d’Israël qui incarne les idéaux sionistes. Les Juifs ont rejeté Jésus comme Messie par le passé et continuent de le faire parce qu’Il condamne l’établissement d’une entité politique au nom du judaïsme. St Jean rapporte dans son Évangile que Jésus, voyant les foules se précipiter vers Lui pour le proclamer roi d’Israël, s’enfuit vers la montagne tout seul (Jean 6,14-15). Jésus enseigna encore que le royaume de Dieu était à l’intérieur de l’homme (Luc 17,20-21), non à l’extérieur dans le monde politique comme les Juifs et tant d’autres le croient encore aujourd’hui. Douze siècles avant Jésus, Gédéon, un chef militaire, avait, lui aussi, décliné la royauté que lui offraient les Juifs : > « Les gens d’Israël dirent à Gédéon : ‘Règne sur nous, toi, ton fils, et ton petit fils, puisque tu nous as sauvés de la main de Madian’. Mais Gédéon leur répondit : ‘Ce n’est pas moi qui régnerai sur vous, ni mon fils non plus, car **Dieu est votre Roi**.’ » (Juges 8,22-23) Par la suite, le Prophète Samuel avait annoncé le rejet par Dieu d’un royaume israélien (1 Samuel 8). Mais les Juifs, de longue date, avaient aspiré à un empire sioniste par le truchement d’un royaume israélien en Palestine. Ils ont ignoré les commandements de Dieu et sa volonté proclamés par le Prophète Samuel (1 Samuel 8,19). En refusant l’établissement d’un royaume israélien, le Messie révèle le but spirituel, non politique de la religion juive et de toute religion. Ceci n’exclut pas l’exercice d’une activité politique par des croyants. Au contraire, il est préférable que des croyants prennent les rênes du pouvoir afin d’instaurer des réformes sociales et morales au service de la société. Mais politiser le spirituel en créant, au nom de la religion, un nouvel État, comme le veulent certains Juifs, Chrétiens et Musulmans, est contraire au plan de Dieu. Car Dieu est pour les croyants, mais l’État est pour tous, croyants et incroyants et, comme dit le Coran : > « **Pas de contrainte en religion**. » (Coran 2 ; La Vache,256) Une telle Révélation aurait dû être écrite en lettres d’or. La foi en Jésus comme Messie est le sommet de l’enseignement évangélique : > « Nul ne peut dire : ‘Jésus est Seigneur’ (*c-à-d qu’il est le Messie*), que sous l’action de l’Esprit Saint. » (1 Corinthiens 12,3)« Quiconque croit que Jésus est le Messie, est né de Dieu. » (1 Jean 5,1) Jésus Lui-même avait dit aux Juifs qui complotaient contre lui : > « Si vous ne croyez pas que Je suis (*le Messie*), vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8,24) Il y a lieu de relever un autre verset coranique témoignant de Jésus comme le Messie attendu : > « Ils ont pris leurs docteurs (*les Rabbins juifs*) et leurs moines (*les Chrétiens*) ainsi que le Messie, fils de Marie, comme seigneurs, au lieu de Dieu. Mais ils n’ont reçu l’ordre que d’adorer un Dieu unique. Il n’y a de Dieu que lui ! » (Coran 9 ; Le Repentir,31) Ce verset, qui témoigne que Jésus, le « fils de Marie » est le Messie, est souvent mal interprété par certains qui y voient une négation de la divinité du Messie. Tel n’est pas l’intention du Coran qui se présente comme confirmant l’inspiration évangélique (Coran 4 ; Les Femmes,47) Or, l’Évangile révèle la divinité incarnée en la personne de Jésus. (Voir chapitre « Les Points de Litige », partie 3 : [« La Divinité du Messie »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran/4#La_divinite_du_Messie)). Il ne faut donc pas prendre comme Seigneur et Dieu le Fils de Marie AU LIEU de Dieu, mais EN TANT que Dieu incarné annoncé par les prophéties bibliques. Autrement l’on adorerait deux dieux indépendants l’un de l’autre : Dieu d’une part et le Messie d’une autre quand « ils n’ont reçu l’ordre que d’adorer un Dieu unique ». À noter que le mot « seigneurs » est mis au pluriel indiquant un polythéisme. Cette subtilité n’est pas perçue par tous les interprètes du Coran qui ne se sont pas donnés la peine d’interprèter par « le meilleur des arguments » comme le prescrit le Coran au chapitre XXIX ; L’Araignée,46. Par ailleurs, l’Inspiration évangélique nous met en garde contre l’apparition du faux messie sioniste appelé l’Antichrist par St Jean : > « Vous avez entendu dire qu’un Antichrist doit venir… **Celui qui nie que Jésus est le Christ**: le voilà l’Antichrist. » (1 Jean 2,18-22) Nous savons que les Juifs nient que Jésus soit le Messie, particulièrement les Sionistes. Que conclure de ces paroles évangéliques ? Nous en tirons deux conclusions : 1. Muhammad, en reconnaissant Jésus comme Messie est inspiré par l’Esprit Saint et il « est né de Dieu ». 2. Tous ceux qui nient que Jésus est le Messie, c’est-à-dire les Juifs qui le refusent et attendent un autre messie, forment ensemble la personne morale de l’Antichrist. En somme, l’État moderne d’Israël incarne les puissances de l’Antichrist. L’Inspiration évangélique révèle que Jésus anéantira lui-même l’Antichrist quand ce dernier apparaîtra. Selon St Paul, l’Avènement du Messie sera précédé de l’apparition de « l’Homme Impie », de « l’Ennemi », que le Messie, Jésus, anéantira par la splendeur de sa venue (2 Thessaloniciens 2,3-12) L’impiété annoncée par St Paul est le comportement impie et raciste des Sionistes, Dieu étant universel, non-raciste. « L’Homme Impie », le « Fils de la Perdition » et « l’Ennemi » dont parle St Paul, est l’homme sioniste, dont la conduite ne plaît pas à Dieu et le rend « ennemi de tous les hommes » comme l’explique Paul (1 Thessaloniciens 2,15). Par le passé, les Juifs sionistes ont travaillé secrètement sous l’Empire Romain pour fonder l’État d’Israël. Ils en furent empêchés par les Romains. À présent, l’apparition de cet État leur permet de s’activer ouvertement et avec plus de puissance qu’autrefois pour étendre leur influence. Aujourd’hui, cette puissance antichrist est armée par des alliés qui prétendent être disciples de Jésus. En cela réside la séduction et la trahison de la fin des temps prédites par l’Évangile (Matthieu 24). Le Prophète Muhammad a parlé dans ses « Nobles Discussions » de l’apparition de cette force d’impiété en disant que l’Antichrist aura inscrit sur son front, trois lettres « **K. F. R**. » Ces lettres en arabe forment le mot « Kufr » qui signifie impiété ou blasphème. Il spécifia même que cette force du mal émanait des Juifs. Dans l’Inspiration évangélique, nous retrouvons ces mêmes blasphèmes inscrits sur la tête de la « Bête » apocalyptique : 1. Il fut donné à cette bête « de proférer des paroles d’orgueil et de blasphème. » (Apocalypse 13,5) 2. « Je vis… une Bête écarlate, couverte de titres blasphématoires… sur son front un nom était inscrit : MYSTÈRE. » (Apocalypse 17,1-5) Voir le texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse). Le Prophète Muhammad confirmant St Paul, a également souligné dans ses « Nobles Discussions » que, lors de l’apparition de l’Antichrist, Jésus et ses élus se lèveront pour le combattre et le détruire. Les disciples de Jésus aujourd’hui, selon l’intention de l’Inspiration et des prophéties divines, ne sont pas les Chrétiens traditionnels qui collaborent avec Israël et le soutiennent. Ce coupable soutien « chrétien » à Israël a également été prophétisé, car selon l’Évangile, l’Antichrist séducteur parviendra à séduire les faux disciples de Jésus (Matthieu 24). De nos jours, les vrais croyants sont les assoiffés de Justice, qui subissent le poids de l’iniquité sioniste, résistant à Israël et au sionisme international. Selon les prophéties évangéliques et celles du Prophète Muhammad, l’État d’Israël disparaîtra à jamais. Sa chute sera le symbole de la faillite du sionisme et de toute mentalité matérialiste équivalente. Par cet événement, beaucoup réaliseront que Jésus est vraiment le Messie et que son Royaume est à jamais bien établi sur terre selon l’annonce des prophètes. ### La Vierge Marie Le Coran contient les plus beaux versets à propos de la Vierge Marie. Il place la Mère du Messie au plus haut sommet de la sainteté humaine : > « Les anges dirent : Ô Marie ! Dieu t’a choisie : Il t’a purifiée, Il t’a choisie entre toutes les femmes de l’univers. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,42) Ce témoignage condamne les Juifs qui, comme le révèle le Coran, ont inventé contre Marie des calomnies atroces (Coran 4 ; Les Femmes,155) Dieu, dans l’Inspiration coranique, atteste ce qu’il a inspiré dans l’Évangile à propos de Marie : > « Tu es bénie entre toutes les femmes. » (Luc 1,42) Le Coran révèle également l’exceptionnelle pureté de Marie et sa Conception Immaculée ainsi que celle de Jésus. Dans les deux versets suivant, la femme d’Imran, c’est-à-dire la mère de Marie (la Famille d’Imran sont les parents de Marie) prie en disant : > « Seigneur, je T’ai voué le fruit de mon sein : agrée-Le car Tu entends et connais tout. Lorsqu’elle eut enfanté, elle dit : Seigneur, j’ai mis au monde une fille et je l’ai nommée Mariam (*Marie*) je la mets sous Ta protection, elle et sa postérité (*Jésus*), afin que Tu les préserves des ruses de Satan. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,35-36) Dieu écouta la prière de la mère de Marie et exauça son voeu : Marie et Jésus furent seuls protégés du démon, ainsi que le rapporte Muhammad dans ses « Nobles Discussions » : > « Nul homme ne naît sans que le diable l’atteigne dès sa naissance et il crie à cause de cette atteinte satanique (*tare du péché originel*), **à l’exception de Marie et de son fils**. » Ce verset des « Nobles Discussions » est rapporté dans l’interprétation du « Jalalein » du verset 35 de la Sourate de la Famille d’Imran ; c’est un hadith rapporté par Abi Houraira, voir . Il est aussi rapporté de façon légèrement modifiée par Al Bokhari, voir « L’authentique tradition musulmane, choix de hadiths », Fasquelle, p.48. Ces paroles, acceptées par tout le monde musulman, sont une reconnaissance de l’Immaculée Conception de Marie. Par ces propos, le Prophète Muhammad nous apprend que tout homme, y compris les Prophètes et lui-même, naissent avec cette tare, à l’exception de l’Immaculée Marie et, naturellement, de son Fils, le Messie. ### La Table Céleste Le Coran nous révèle que Dieu fit descendre du Ciel une « Table » servie pour nourrir les Apôtres de Jésus. Cette nourriture céleste est un point commun entre la Bible et le Coran, un point ignoré de la grande majorité des croyants. Il s’agit de la communion au Corps et au Sang du Messie, Table spirituelle de Dieu. En effet, le Coran rapporte pédagogiquement, sous une forme imagée et condensée, le dernier Repas pascal que Jésus partagea avec ses Apôtres et au cours duquel Il institua le Repas spirituel par son Corps et son Sang. Ce fait est rapporté par le Coran de manière subtile, en respectant l’ignorance du monde arabe d’alors du message évangélique : > « Les Apôtres dirent : Ô Jésus fils de Marie, Ton Seigneur peut-Il faire descendre **du Ciel** sur nous une Table (*servie*) ? Il dit : Craignez Dieu si vous êtes croyants. Ils dirent : Nous voulons en manger et avoir nos coeurs rassurés, savoir que Tu nous as dit la vérité, et en être **les témoins** (*témoins de la Table*). Jésus fils de Marie dit : Ô Dieu notre Seigneur, fais descendre sur nous **du Ciel une Table** (*servie*), elle sera pour nous une fête - pour **le premier et le dernier** des nôtres - et un Signe de Toi et entretiens-nous (*nourris-nous*), Toi, le meilleur des nourriciers. Dieu dit : Je la fais descendre **sur vous**. Celui donc parmi vous qui sera incrédule après cela, Je le ferai souffrir d’une souffrance dont Je n’ai encore fait souffrir personne de par les mondes. » (Coran 5 ; La Table servie,112-115) En quoi consiste cette Table (servie) descendue du Ciel ? Il est important d’en connaître la vraie nature puisque les Apôtres s’engagèrent à « en être témoins ». De plus, ce témoignage doit durer jusqu’au dernier croyant sur Terre, puisque Jésus réclame cette Table de Dieu afin qu’Elle soit « une fête pour le premier et **le dernier** d’entre nous ». Alors Dieu La fit descendre menaçant les incrédules du plus dur des châtiments. Certains interprètes voient dans cette Table une nourriture matérielle constituée de poissons ou de viande. Ils confondent ainsi entre le miracle **matériel** de la multiplication des pains et des poissons opéré par Jésus et rapporté par l’Évangile (Jean 6), et le miracle du Repas **Spirituel**, celui de la Table spirituelle « qui descend **du Ciel** » comme le précise le Coran. L’Évangile rapporte, au chapitre 6 de St Jean, les paroles du Messie à propos de ce Repas spirituel d’une importance vitale. Il avait dit que « sa chair et son sang » étaient une nourriture et un breuvage spirituels qui donnaient « la Vie éternelle » aux croyants. Beaucoup de ses disciples, en écoutant ces paroles, les trouvèrent « trop fortes » et s’éloignèrent de Lui (Jean 6,48-66). Aujourd’hui encore beaucoup de « croyants » refusent ces paroles et se demandent « comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ! » (Jean 6,52). Les Juifs, après des siècles de préparations, n’ont pu comprendre Jésus. Beaucoup de prétendus Chrétiens, aujourd’hui encore, ne saisissent pas le sens profond de ses paroles. Comment alors expliquer ce Repas Spirituel, cette Table servie, aux Arabes de la péninsule Arabique qui ignoraient tout de la Bible ? Le Coran se devait donc de présenter le message biblique par insinuations et paraboles afin de susciter chez les Arabes épris de vérité, une sainte curiosité aboutissant à la recherche du sens profond de ce message dans l’Évangile. Là, ils trouveront la plénitude de la lumière concernant le mystère de la Table coranique qui descend du Ciel. Comme nous l’avons dit, beaucoup trouvent ce fait difficile à croire ; c’est une affaire « à croire ou ne pas croire ! À prendre ou à laisser ». À chacun sa responsabilité. Certains interprètes prétendent que cette Table servie n’a pas encore été envoyée par Dieu. Ceci ne correspond pas aux paroles coraniques : « Dieu dit : Je La fais descendre **sur vous** ». Dieu l’a donc déjà faite descendre sur les Apôtres autrefois, menaçant même les incrédules d’une souffrance inégalée. En outre, Jésus La demanda à Dieu pour qu’en témoignent « le premier et le dernier » des croyants. Les premiers Apôtres y avaient donc déjà participé. Elle doit demeurer jusqu’à la fin des temps, pour qu’en témoignent les derniers croyants sur Terre. Le Messie donna aux Apôtres cette « Table servie » qui descend du Ciel. Elle est ce « Pain de vie qui descend du Ciel » (Jean 6,32-36). Jésus donna ce Pain du Ciel un an après en avoir parlé. Cela se passa durant le dernier Repas pascal qu’Il eut avec ses Apôtres quand, prenant du pain, Il le leur donna en disant : > « Prenez et mangez : ceci est mon Corps livré pour vous. Puis prenant une coupe Il la leur présenta en disant : Buvez en tous, ceci est mon Sang, le Sang de la Nouvelle Alliance, versé pour vous et pour beaucoup, pour la rémission des péchés. » (Matthieu 26,26-29) C’est alors que les Apôtres, et les croyants après eux, comprirent comment le Messie se donne à eux comme nourriture et boisson. Le Repas, la Table servie, que le Messie vivant offre au « premier et au dernier » croyant est l’Esprit Saint. Celui-ci demeure dans le coeur des croyants par ce Pain qu’ils mangent et ce Vin qu’ils boivent et qui contiennent le Corps, le Sang et l’Ame du Messie éternellement vivant. Cette Boisson céleste est celle mentionnée dans le Coran au chapitre Les Fraudeurs : ceux qui boivent de ce Vin rare sont les purs, les élus de Dieu, et ceux qui refusent d’en boire sont les damnés. Le Coran révèle en effet : > « Les purs sont dans le bonheur ; étendus sur leur couche, ils observent tout autour d’eux. L’on reconnaît sur leur visage l’éclat du bonheur. Ils **sont abreuvés d’un vin cacheté**, son cachet est de musc et c’est là que doivent entrer en compétition les compétiteurs. Son mélange est l’eau de Tasnîm, une source céleste à laquelle s’abreuvent les **rapprochés de Dieu**. Les criminels (*ceux qui refusent d’en boire*) se moquaient de ceux qui ont cru (*en ce vin scellé*)… » (Coran 83 ; Les Fraudeurs,22-29) Le Coran, en offrant aux croyants d’une manière poétique et harmonieuse, ce mystérieux « **Vin cacheté** », témoigne en faveur des paroles de Jésus dans l’Évangile de Jean à propos du « **Pain cacheté** » lui aussi, la nourriture scellée par Dieu, qui descend du Ciel, à savoir Jésus Lui-même, « car c’est Lui que le Père, Dieu, a **marqué** (*cacheté*) de son **sceau** » (Jean 6,27). Cette nourriture céleste se trouve dans le Pain et le Vin qui sont généreusement servis sur la Table Céleste de Dieu qui descend continuellement du Ciel. Rappelons ce que Jésus dit au chapitre de la Table (servie) : > « Ô Dieu Notre Seigneur, fais descendre sur nous du Ciel une Table (*servie*), elle sera pour nous une fête, pour le premier et le dernier des nôtres, et un signe de Toi… » (Coran 5 ; La Table servie,114) Ceci signifie que la Table descendue ne le fut pas pour les Apôtres seulement ; elle continue de descendre tous les jours, et en tout lieu, pour être une fête « pour le premier et **le dernier** », donc pour les croyants de tous les lieux jusqu’au dernier croyant, jusqu’au jour de la Résurrection et Elle témoignera éternellement devant Dieu en faveur de ceux qui auront témoigné pour Elle sur Terre. La Table servie et ce Vin divin scellé de musc qui descendent du Ciel, ont pour but de séparer l’humanité en deux : d’une part les élus de Dieu, ceux qui se nourrissent de cette Table, et de l’autre les damnés qui refusent de s’en nourrir et se moquent de ceux qui y croient. Enfin, il faut signaler un fait de la plus haute importance, à savoir que le divin Coran incite les croyants **à entrer en compétition** vers cette Boisson mystérieuse qui descend du Ciel (Coran 83 ; Les Fraudeurs,26). Celle-ci diffère totalement des boissons alcoolisées du monde d’ici-bas. Que tous ceux qui refusent ce Vin divin, s’arment donc de Sagesse. Que ceux qui se moquent des croyants qui s’y précipitent en « compétition », se ressaisissent avant qu’il ne soit, pour eux, trop tard. ### L’Esprit Le monde islamique n’a de l’« Esprit » qu’une notion vague. Ce mot revient souvent dans le Coran sans que son essence ne soit clarifiée. Les croyants sont ainsi portés à se demander ce que signifie exactement ce mot. Nous trouvons dans le chapitre 17, Le Voyage nocturne,85 : > « Ils t’interrogent au sujet de l’Esprit. Dis : l’Esprit est du ressort de mon Seigneur. Et vous n’avez reçu (*dans le Coran*) que peu de science. » (Coran 17 ; Le Voyage nocturne,85) C’est d’après une sagesse divine que le Coran cache aux Musulmans ce qu’est l’Esprit. Dieu a voulu que Sa Révélation coranique soit une porte ouverte et un passage vers la Bible notamment vers l’Évangile, comme Il a voulu que le Coran soit un témoignage attestant la véracité de la Révélation biblique, comme expliqué auparavant. Dans le Coran, la question de l’Esprit est similaire à celle de la « Table » que Dieu fit descendre du Ciel sur les Apôtres. Le croyant ne peut en comprendre la signification qu’en ayant recours à la Bible. En effet, le Coran lui-même incite le croyant à consulter la Bible et les gens de la Bible. Nous lisons dans le chapitre « Jonas » : > « Si donc tu (*Muhammad*) es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, **interroge alors ceux qui dès avant toi lisent le Livre** (*Bible*) Certes la Vérité t’est venue de ton Seigneur, ne sois donc point dans le doute. » (Coran 10 ; Jonas,94) Le Coran paraît ainsi un passage vers la Bible. Là, les croyants trouveront l’éclaircissement de ce qui a été partiellement révélé dans le Coran. Ce dernier, en effet, déclare clairement qu’il n’offre aux Arabes, ignorant à l’époque, qu’**une partie** de la science seulement, voire « peu de science » dont le complément se trouve dans la Bible : > « Vous n’avez reçu (*dans le Coran*) que **peu de science**. » (Coran 17 ; Le Voyage nocturne,85) Ceux qui dénigrent la Bible font partie de « ceux qui doutent » (Coran 10 ; Jonas,94). Mais le croyant qui se veut ouvert à l’ensemble de la Révélation divine trouvera dans la Révélation biblique la réponse à la signification du mot « Esprit » : c’est l’Esprit Saint de Dieu, Dieu lui-même qui envoya son Esprit éternel aux prophètes depuis Abraham, puis s’est incarné dans le sein de la Vierge Marie comme Dieu le révéla dans la Bible et le Coran. L’Évangile rapporte en effet : > « … Marie dit à l’ange : ‘Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ?’ L’ange lui répondit : **‘L’Esprit Saint** viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’Être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu’. » (Luc 1,34-35) De même, nous lisons dans le Coran : > « Le Messie fils de Marie est l’Envoyé de Dieu et Sa Parole jetée en Marie et un **Esprit émanant de Lui**. » (Coran 4 ; Les Femmes,171) Par ailleurs, lorsque les envoyés du Prophète Muhammad se présentèrent devant le Négus pour lui expliquer les enseignements du Prophète, Jaafar-Ibn-Abi-Taleb répondit que Jésus « est le Serviteur de Dieu, son Envoyé, **son Esprit** et sa Parole jetée en la Vierge Marie ». ## Invitation à la réflexion Ce dernier chapitre invite le lecteur à réfléchir sur deux points : 1. La lettre d’invitation à la foi adressée par Muhammad à l’empereur Héracle. 2. L’accueil réservé par le Négus d’Éthiopie aux Musulmans venus se réfugier chez lui après leur fuite de La Mecque. ### La lettre à Héracle Voici la traduction de cette lettre : > « Au nom du Dieu miséricordieux. De Muhammad, serviteur de Dieu, à Héracle, le Grand Roi des Byzantins, salut à ceux qui suivent la bonne orientation. Maintenant je t’invite à recevoir le message de l’Islam. Accepte l’Islam, tu seras sauvé et Dieu te donnera **une double récompense**. Si tu refuses, **l’impiété des Ariens** sera sur toi. Ô gens du Livre, venez, discutons et soyons d’accord sur le fait que nous n’adorons qu’un seul Dieu sans Lui associer rien d’autre, et sans proclamer parmi nous des seigneurs à part Dieu. Si vous acceptez dites : Témoignez que nous sommes musulmans. » Deux points nous intéressent dans cette lettre : #### La double récompense Le Prophète Muhammad assure à Héracle une « double récompense » de la part de Dieu s’il croit en son Message. Le Prophète répète ici cette **double récompense** promise par Dieu aux Chrétiens qui avaient proclamé leur foi en l’Islam en disant : > « Nous étions musulmans avant Lui (*le Coran*) ». Dieu répond à leurs propos dans le Coran : « Ceux-ci recevront une **double récompense**. » (Coran 28 ; Le Récit,53-54) La première récompense découle de leur foi au Messie et à l’Évangile, la deuxième résulte de leur foi au Coran qui témoigne en faveur de la Bible et de l’Évangile. Quelle doit être l’attitude des Chrétiens d’aujourd’hui qui croient en l’Évangile et au Coran ? Selon le Prophète Muhammad - et contrairement à l’avis de beaucoup de Musulmans traditionnels - ils ne doivent renoncer à aucun enseignement évangélique, Muhammad leur demandant uniquement de dire : « Nous sommes musulmans » (*c’est-à-dire soumis à Dieu*). Selon la Sourate du Récit, citée ci-dessus, ceux-ci étaient **déjà musulmans**, soumis à Dieu, avant le Coran. Quand le Négus d’Éthiopie, en compagnie des patriarches coptes, écouta pour la première fois le message musulman, les patriarches s’exclamèrent : « Mais ces paroles proviennent de la même source que les paroles de notre Seigneur Jésus, le Messie ! » Pareillement, le Coran témoigne que l’Islam préexistait à la révélation coranique : > « Jésus s’aperçut de leur incrédulité (*des Juifs*) Il s’écria : Qui m’assistera en faveur de Dieu ? Nous, répondirent les Apôtres, nous sommes pour Dieu. Nous avons cru en Dieu. Témoigne que **nous sommes musulmans** (*soumis*). » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,52) Et Dieu dit dans un autre verset : > « J’ai dit aux Apôtres : Croyez en Moi et en mon Envoyé (*Jésus*), ils répondirent : Nous croyons ! Témoigne que **nous sommes musulmans**. » (Coran 5 ; La Table servie,111) Ainsi, dans le concept coranique, les Apôtres de Jésus étaient déjà musulmans avant l’Islam, et quiconque croit que Jésus est le Messie est déjà musulman, « soumis » à Dieu en acceptant l’Évangile. Après la venue du Prophète Muhammad confirmant l’Évangile, ceux qui nient Muhammad nient l’Évangile et ceux qui croient en Muhammad témoignent avec lui de l’authenticité de l’Évangile et obtiennent un « double salaire ». De même, le Musulman qui croit au Coran et à Muhammad, s’il se soumet à l’Évangile aussi - dans son texte actuel, - il en témoigne avec le Coran. Mais s’il renie l’Évangile, il cesse d’être musulman. Il devient ainsi un faux témoin de l’Évangile et du Coran et l’impiété des Ariens l’atteint. #### L’impiété des ariens Le deuxième point digne d’intérêt dans cette lettre est la mention de « **l’impiété arienne** », connue en Occident sous le nom d’« arianisme ». L’arianisme est apparu à Alexandrie au IIIe siècle après Jésus-Christ. Un prêtre chrétien nommé Arius nia la divinité du Messie et eut beaucoup de disciples connus sous le nom d’Ariens (à ne pas confondre avec la race aryenne). Le concile de Nicée (Turquie) tenu en 325 après Jésus-Christ, condamna l’arianisme. Cette hérésie, bien connue dans l’histoire du christianisme, persista longtemps après le concile de Nicée. Elle se répandit en Orient jusqu’au temps du Prophète Muhammad, et même par la suite. Ces conséquences maléfiques existent encore aujourd’hui. Les interprètes musulmans qui ignorent encore le vrai sens de l’arianisme, sont incapables d’en donner une explication exacte, et défigure l’intention de Muhammad. En mentionnant cette impiété, Muhammad témoigne d’une sagesse et d’une intelligence qui frappent tout esprit avisé. Car le Prophète certifie ainsi, à partir de son milieu arabe et désertique, que les décisions du concile de Nicée, condamnant l’arianisme, sont justifiées et qu’il les approuve pleinement. Or, cette impiété était la **négation de la divinité de Jésus et de la Trinité Divine**. N’est-ce pas là une reconnaissance implicite de la part de Muhammad de ces deux Vérités divines ? ### Le refuge des Musulmans en Éthiopie Les premiers disciples de Muhammad se réfugièrent en Éthiopie en deux groupes successifs. Lorsque le premier groupe arriva en Éthiopie, la tribu de Bani-Quraish de La Mecque, farouche ennemie de Muhammad, envoya deux messagers, Amru Ibn-El-Ass - qui ultérieurement devint musulman - et Abdallah Ibn-Abi-Rabiah, à leur suite, avec de précieux cadeaux à offrir au Négus « Ahmassa », réclamant l’extradition des réfugiés musulmans. Ils les accusèrent d’être malintentionnés, d’avoir quitté la religion de leur peuple et de s’opposer à la religion du Négus. Ils avaient, prétendirent-ils, inventé une religion inconnue, contraire à celle du Négus et des Arabes. Le Négus refusa de livrer les réfugiés avant de les avoir entendus. L’un d’entre eux, Jaafar Ibn-Abi-Taleb, prit donc la parole en présence du Négus et des chefs religieux éthiopiens : « Ô Roi, nous étions un peuple ignorant qui adorait les idoles jusqu’à ce que Dieu nous ait envoyé un des nôtres comme Prophète dont nous connaissons l’origine, l’honnêteté et la fidélité. Il nous a invités à croire en l’Unique Dieu et à l’adorer. » Le Négus répondit : « Peux-tu nous lire un texte écrit par cet homme de la part de Dieu ! » Jaafar répondit : « Oui » et il lui récita tout le chapitre coranique de Marie jusqu’au verset où Jésus dit : > « La Paix est sur Moi le jour où Je naquis, et le jour où Je mourrai, et le jour où Je serai ressuscité. » (Coran 19 ; Marie,33) Quand les patriarches entendirent ces versets, ils dirent : « Mais ces paroles proviennent de la même source que les paroles de notre Seigneur Jésus, le Messie. » Et le Négus de confirmer cela en disant aux deux messagers : « Les paroles de ces gens-là et les paroles de Moïse émanent d’une même source. Partez ! Au Nom de Dieu, je ne vous livrerai point ces gens. » Mais les deux messagers ne renoncèrent point à leur projet. Ils revinrent dire au Négus : « Les Musulmans tiennent de mauvais propos sur Jésus, Fils de Marie. Envoie-les chercher et interroge-les à ce sujet. » Quand ils furent arrivés devant le Négus, Jaafar lui répondit : « Nous disons ce que notre Prophète nous a enseigné : Jésus est le Serviteur de Dieu, son Envoyé, son Esprit et sa Parole envoyée à la Vierge Marie ». Ces Musulmans avaient donc compris que Jésus seul était l’Esprit et la Parole de Dieu. Quand le Négus entendit cela, il prit un bâton et traça une ligne par terre en disant : « Entre votre religion et la nôtre, il n’y a pas plus que cette ligne ». Si le Négus avait connu personnellement Muhammad et entendu ses enseignements de sa propre bouche, et si les deux messagers de La Mecque n’avaient pas envenimé l’atmosphère, le Négus n’aurait certainement pas tracé cette ligne entre les croyants. Le Prophète Muhammad n’a jamais imaginé ni voulu pareille ligne de séparation. N’avait-il pas été, lui le Prophète, inspiré à dire aux gens du Livre : > « Notre Dieu et votre Dieu est Un. » (Coran 29 ; L’Araignée,46) Où est-elle donc cette ligne dans la mentalité de Muhammad ? Elle n’existe simplement pas. Il est temps à présent, pour tout croyant mûr dans la foi, de dépasser les lignes et les obstacles artificiels érigés durant des siècles par le fanatisme humain. Le moment est venu pour que le croyant retrouve et embrasse son frère croyant. Il n’y a plus de Juifs, il n’y a plus de Chrétiens, il n’y a plus de Musulmans. Nous sommes tous des Juifs, nous sommes tous des Chrétiens et nous sommes tous Musulmans, à condition toutefois de dépasser la lettre pour nous étreindre dans l’Esprit de Dieu après avoir découvert son intention réelle dans sa révélation biblico-coranique. « Jugeons par nous-mêmes de ce qui est juste » comme le recommande le Messie (Luc 12,57). Telle est « la Voie Droite » du Coran (Coran 1 ; La Fatiha,6). **Ayons le courage d’être des croyants indépendants !** ### Conclusion Pourquoi ai-je appelé ce livre « Regard de foi sur le Coran » ? La raison est simple : aux yeux des hommes, je suis chrétien et, à leurs avis, un Chrétien ne croit pas au Coran. Pourtant mon christianisme est plus fidèle à l’Islam que ne le sont beaucoup de Musulmans. Le Coran et son digne Prophète Muhammad témoignent en ma faveur et m’octroient **un double salaire**. Le Coran et la Bible ne sont le monopole de personne. Le Coran est une Inspiration divine adressée à tous ceux qui aiment la Vie spirituelle et aspirent à sublimer leurs pensées pour s’asseoir auprès du Créateur, en Sa compagnie et vivre éternellement de Son Souffle et de son Esprit vivifiants. Je crois en Dieu, en Abraham, en Jésus, le Messie de Dieu et en Muhammad, le Prophète de Dieu. Je suis un croyant indépendant. Je ne suis ni juif, ni chrétien, ni musulman. Et pourtant je suis tout à la fois juif, chrétien et musulman. Car je crois qu’il n’y a que deux communautés : la communauté des croyants bénis et la communauté des fanatiques bannis, appartenant à tous les peuples, nations et religions. Aussi, je conclus mon témoignage par ce verset coranique lumineux de la Sourate 3 ; La Famille d’Imran,199 : > « Il y a parmi les gens du Livre » - dont je fais partie - « des personnes qui croient en Dieu, **à ce qui vous a été révélé** (*Coran*), **et à ce qui leur a été révélé** (*Bible*). Humbles devant Dieu, ils n’ont pas vendu à vil prix les Signes de Dieu. Ceux-là ont leur récompense auprès de leur Seigneur. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,199) Pierre (13.10.1984 / Revu le 23.02.2008) ## Notes [^11-1]: Le Coran emploie le mot «Torah» pour l’ensemble des Livres de l’Ancien Testament. [^11-2]: Le mot «soumis» est la traduction du mot arabe «musulman». Islam signifie Soumission (à Dieu). [^11-3]: Les traductions françaises du Coran mentionnent tantôt «soumis» tantôt «résignés» pour le mot arabe «musulmans». [^11-4]: L’interprétation du Coran «Al Jalalein» est officiellement admise dans le monde musulman et arabe comme faisant autorité. [^11-5]: Ces Discussions ("Hadith" en arabe) sont rapportées par le savant Bokhari. [^11-6]: Ces versets se trouvent dans le Coran 96; Le Sang coagulé,1-3. *Source: https://www.pierre2.net/fr/regard-de-foi-sur-le-coran* --- # La Restauration Universelle > Author: Pierre2 · Published: 2011-02-07 · Updated: 2026-07-13 · Language: fr *« … la réalité, c’est le Corps du Christ » (Colossiens 2,17)* S’adressant aux Juifs d’autrefois, Pierre disait : « Repentez-vous et convertissez-vous afin que le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, Celui que le Ciel doit garder jusqu’aux temps de la **restauration universelle** dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes » (Actes 3,19-21). Il faut souligner certaines paroles importantes de Pierre, et bien y réfléchir : « Dieu enverra **alors** le Christ Jésus », Il L’enverra dans l’avenir, **de nouveau** donc, puisqu’Il L’avait déjà envoyé une première fois. Le verbe « enverra » est au futur. Le Ciel doit donc garder le Christ pour une période, puis le Seigneur L’enverra, de nouveau, au temps de « **la restauration universelle** ». Jésus vint la première fois pour régénérer la vie spirituelle entravée par des cultes humains jamais prescrits par Dieu. Il loua ses Apôtres de Le soutenir dans cette oeuvre de régénération : « …vous qui M’avez suivi dans **la régénération**, vous siègerez sur douze trônes pour juger les enfants d’Israël » (Matthieu 19,28). Si une restauration générale, **universelle**, s’impose **après son premier Avènement**, c’est que le Christ doit achever son oeuvre de « Régénération » lors de son Retour. Il revient donc avec une mission bien spécifique : régénérer, remettre de l’ordre, « restaurer », une fois pour toutes, son oeuvre défigurée par les clergés et leurs cultes fantaisistes. « Restauration » était une expression bien connue des Juifs. Mais cela, pour eux, prenait toujours une tournure **politique**: le rétablissement de la royauté en Israël, d’une dynastie de David avec un empire sioniste universel, le « Grand Israël ». D’après eux, cette restauration d’ordre strictement politique, devait être opérée par le Messie attendu. C’est la raison pour laquelle les Apôtres eux-mêmes, ne comprenant toujours pas la restauration **spirituelle** de Jésus, lui demandaient encore avant l’Ascension : « Est-ce en ce temps-ci que tu vas **restaurer la royauté en Israël**? » (Actes 1,6). Ils pensaient encore à restaurer le royaume **politique** juif. Le prophète Sophonie, de la part de Dieu, avait déjà annoncé cette restauration. Mais pour Sophonie, comme pour tous les Juifs, prophètes et Apôtres compris, elle ne représentait rien d’autre, comme nous l’avons vu, que le retour des Juifs de l’exil et la restauration du trône de David : « En ce temps-là,… Je vous donnerai louange et renommée parmi les peuples de la terre, quand J’accomplirai votre **restauration** sous vos yeux » (Sophonie 3,19-20). Dans l’intention divine pourtant, cette restauration est **spirituelle** et **universelle**: elle n’est ni **politique**, ni **limitée** aux seuls Israélites. Pour en bénéficier, Dieu pose aux Juifs une condition, comme nous l’avons constaté dans les paroles de Pierre : se repentir et se convertir en croyant que Jésus est le Messie. En lisant attentivement les paroles de Pierre, l’on conclut que Dieu restaure l’homme par le Messie en deux étapes : la première, lors de la venue du Messie dans l’Histoire corporellement, il y a 2000 ans, et la seconde lors de son Retour. Ce Retour n’est pas physique, mais spirituel, dans les consciences, et par des événements apocalyptiques précis qui le précèdent et l’annoncent (voir le texte [« Les Signes du Retour de Jésus »](/fr/les-signes-du-retour-de-jesus)). En effet, Pierre dit explicitement, et cela **après** la venue du Christ, que Dieu « enverra (au futur) alors le Christ qui vous est destiné, Celui que le Ciel **doit garder** jusqu’au temps de la restauration universelle ». Il faut donc comprendre qu’après sa résurrection, Jésus, monté au Ciel, doit y être « gardé » jusqu’au temps de la restauration universelle. Ce moment venu, Dieu le renverra. Mais comment ? De nouveau dans la chair ? Certes non ! (Voir le texte : [« Le Retour de Jésus »](/fr/le-retour-de-jesus)). ## But du Retour du Christ Le but de cette deuxième manifestation du Messie, est « la Restauration Universelle » (Actes 3,19-21). Or, si l’on parle de **restauration**, c’est qu’il y a eu décadence. Il est clair que le message de Jésus a été défiguré au long des siècles. Une restauration générale s’imposait ; l’initiative ne pouvait être que divine. C’est le but du Retour de Jésus : Il revient confier à de **nouveaux Apôtres** - dits « **anges** » dans Matthieu 24,31 - le soin de révéler son vrai Visage, déchiqueté par les trahisons des siens et par des cultes - dits « chrétiens » - inspirés du paganisme. Le retour du Christ fut annoncé par les prophéties comme un fait certain. Jésus Lui-même avait dit : « Je reviendrai… » (Jean 14,3). C’est une certitude absolue : « Le Fils de l’Homme **doit venir** dans la gloire de son Père avec ses Anges (*les nouveaux Apôtres*)… » (Matthieu 16,27). Il revient afin de tout restaurer en débarrassant les croyants des cultes imposés par un clergé mercenaire. Cette Restauration se concrétise par le partage du Repas de Jésus **en famille**, dans la simplicité. Jésus l’avait institué, et les premiers Chrétiens l’ont pratiqué sans rite, sans façon, avec beaucoup d’amour : « Jour après jour, **d’un seul coeur**… ils rompaient le Pain (*le Corps du Christ*) **dans leurs maisons**, prenant la Nourriture (*le Corps et le Sang du Christ*) avec joie et **simplicité de coeur** » (Actes 2,46). C’est pour cette raison que Jésus nous demande de guetter son Retour : son désir **ardent** est de nous mettre **à Table, avec Lui**, pour partager **son** Repas Mystique. Cela est évident là où le Christ dit : « Voici que Je me tiens à la porte et Je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui **pour Souper**, Moi près de lui et lui près de Moi » (Apocalypse 3,20). Ce partage **intime** avec Jésus est **ardemment désiré** par Lui ; Il avait dit à ses Apôtres : « J’ai désiré **avec ardeur** manger cette Pâque avec vous » (Luc 22,15). Cet ardent désir est demeuré caché durant des siècles pour n’être révélé qu’à notre époque, par Lui-même, en vue d’une restauration spirituelle universelle. Lors de sa première Venue, Jésus fut la « révélation d’un mystère divin enveloppé de silence, mais aujourd’hui manifesté, et par des Écritures qui le prédisent », écrivit Paul aux Romains (Romains 16,25). Aujourd’hui, Jésus revient pour éclairer ce qui reste des « mystères divins enveloppés de silence » dans le Livre de l’Apocalypse (Apocalypse 10,7). Il est temps de consulter à nouveau les Saintes Écritures pour jeter la pleine lumière sur le plan mystérieux de Dieu (Romains 16,25 / Apocalypse 20,12). Car les Écritures prédisent que Jésus se manifestera **de nouveau pour expliquer les ultimes desseins de Dieu** demeurés mystérieux. Ces desseins se concrétisent en un mot : Restauration. Cette Restauration doit se faire par l’explication des Saintes Écritures. Ceux qui ne veulent pas se donner la peine de scruter ces Écritures et de les comprendre n’iront pas loin. En effet, Paul écrivit à Timothée : « Les Saintes Écritures sont à même de te procurer la **sagesse** qui conduit au salut par la **foi** dans le Christ Jésus. Toute Écriture est inspirée par Dieu et utile pour enseigner, réfuter, **redresser** (*restaurer*), former à la justice… » (2 Timothée 3,15-16). Ce fut donc annoncé par les Écritures : Le Christ doit se manifester une deuxième fois. Mais auparavant se sera révélé « l’Impie, l’Adversaire » (2 Thessaloniciens 2,3-4). Jésus revient pour l’anéantir et **ensuite restaurer** définitivement, avec l’aide de ses nouveaux Apôtres, son Royaume sur terre : « Alors se manifestera l’Impie (*l’Antichrist*) que Jésus fera disparaître par le Souffle de sa Bouche et qu’Il anéantira par l’éclat de sa Venue » (2 Thessaloniciens 2,8). Cette Restauration est basée sur la Présence perpétuelle de Jésus Lui-même par le Repas Mystique en famille. Par la nouvelle Restauration Jésus établit un nouveau sacerdoce. Tous les croyants et toutes les croyantes sont prêtres et peuvent, s’ils le veulent, prendre le Repas du Seigneur dans leur foyer avec Jésus car « Il nous aime et nous a lavés de nos péchés par son Sang, Il a fait de nous une Royauté **de Prêtres** pour son Dieu et Père… (Apocalypse 1,5-6)…Tu rachetas pour Dieu, au prix de ton Sang, des hommes de toute race, Tu as fait d’eux, pour notre Dieu, une Royauté de **Prêtres** régnant **sur la terre** » (Apocalypse 5,9-10) (voir le texte : [« Jésus restaure la Prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise)). Cette nouvelle conception de la prêtrise est qualifiée de « Ciel Nouveau et Terre Nouvelle ». Elle était ardemment attendue : « Ce sont de nouveaux Cieux et une Terre nouvelle que **nous attendons** selon sa promesse », dit Pierre (2 Pierre 3,13). Jean perçut cela en vision après la chute de l’Antichrist : « Puis je vis un Ciel Nouveau et une Terre Nouvelle ; le premier ciel et la première terre, en effet, ont disparu… » (Apocalypse 21,1). Tel est le Royaume de Dieu sur terre. Ce Royaume divin **sur terre** signifie la cohabitation de Dieu **avec ses enfants dès ici-bas**. En hébreu, cela donne le mot « Emmanuel » qui signifie « Dieu avec nous », c’est le nom symbolique donné à Jésus (Matthieu 1,23). L’Apocalypse, indiquant le peuple restauré, dit : « Voici la demeure de **Dieu avec les hommes**. Il (*Dieu*) aura sa demeure **avec eux**, ils seront son peuple et Lui, Dieu-avec-eux (*Emmanuel*), sera leur Dieu » (Apocalypse 21,3). Ainsi, la demeure de Dieu ne doit plus être comprise comme étant le Temple de Jérusalem, ni la Basilique de Saint Pierre, ni la Mosquée de La Mecque, ni aucun autre centre religieux dans le monde, Pagode ou autre. Le vrai Temple est une assemblée de croyants, une communauté internationale spirituelle, fervente, unie par les liens d’amour autour de la Table de Jésus : « De Temple je **n’en vis point**; c’est que le Seigneur, le Dieu-Maître-de-tout, est son Temple, ainsi que l’Agneau » (Apocalypse 21,22). Paul avait dit, depuis 2000 ans déjà : « Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous…? Le Temple de Dieu est sacré et ce Temple, **c’est vous** » (1 Corinthiens 3,16-17). Jésus a déjà commencé sa Restauration en nous et par nous, « car Dieu n’habite pas dans des temples faits de main d’homme » (Actes 7,48 / 17,24). Jésus revient tout restaurer en nous le rappelant. Le monde voué à disparaître est le monde dit religieux de tout bord, avec ses rites et ses cultes imprégnés de paganisme. Ce vieux monde ne reflète pas le vrai visage de Dieu. Il cèdera la place au « Ciel Nouveau », une conception spirituelle nouvelle et vraie, une meilleure compréhension de Dieu dans sa simplicité, liant l’homme intimement et spontanément à son Créateur, comme Adam avant sa chute. C’est « une Terre Nouvelle » car c’est « sur terre » que tout sera rénové. Tous les foyers, toutes les familles sont aujourd’hui invitées à devenir des temples de Dieu, Dieu habitant **le coeur** de l’homme. Sous l’Ancienne Alliance, Jérémie avait déjà prophétisé cela : « Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur **leur coeur**. **Alors** je serai leur Dieu et eux seront mon peuple » (Jérémie 31,33). Dieu rénove les croyants par le Christ qui leur ouvre une nouvelle porte de salut : « J’ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer », dit Jésus (Apocalypse 3,8). Cette porte nouvelle libère du joug inutile des pratiques rituelles strictement humaines. Le « joug » du Christ est simple et léger (Matthieu 11,29-30). Il ne s’embarrasse pas des vaines complications imposées par les hommes, mais qui déplaisent à Dieu (Matthieu 15,8-9). St Paul nous avait prévenus : « Prenez garde qu’il ne se trouve quelqu’un pour vous **réduire en esclavage** par le vain leurre de la philosophie, selon une tradition toute humaine, selon les éléments du monde et non selon le Christ… **pourquoi vous plier à des ordonnances** (*humaines*) ?… Ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas… Voilà bien les prescriptions et doctrines **des hommes**! Ces sortes de règles peuvent faire figure de sagesse par leur affectation de religiosité et d’humilité qui ne ménagent pas le corps ; en fait, elles n’ont **aucune valeur** pour l’insolence de la chair » (Colossiens 2,8-23). « Réduits en esclavages », nous l’étions par ces cérémonies religieuses théâtrales et étriquées. Tout un « raisonnement humain » fut édifié pour les justifier et garder les croyants craintifs, incapables d’atteindre la maturité spirituelle. Les hommes ont compliqué la foi par des rituels, ayant chacun ses propres règles et gestes bien définis. L’adoration de Dieu passe par des formes étriquées : mains jointes ou tendues, debout ou agenouillé, voire rampant à terre, signes vestimentaires particuliers, signes de croix différents, modes de jeûne variés, baisemain…, etc. Ces expressions religieuses, désavouées par Dieu, satisfont ceux dont la foi est immature et branlante. Ceux-ci ont besoin de pareilles règles comme d’un garde-fou pour les sécuriser. Si leur foi était mûre et inébranlable, ils auraient compris que Dieu désire être **connu** et **aimé**, non « adoré ». Plusieurs textes bibliques poussent les **vrais croyants** à rejeter ces pratiques nocives : > Osée 6,6 : « Car c'est **l'amour** qui me plaît et non les sacrifices, **la connaissance** de Dieu plutôt que les holocaustes. »Michée 6,6-8 : « Avec quoi me présenterai-je devant Dieu ? Avec des holocaustes et des libations ? On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Dieu réclame de toi : **rien d’autre** que d’accomplir la justice, **d’aimer avec tendresse** et de marcher humblement avec ton Dieu. » Jésus déclara : > « L’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père… Les **vrais adorateurs** adoreront le Père en esprit et en vérité, car ce sont là les adorateurs tels que les veut le Père. Dieu est Esprit et ceux qui adorent **doivent** L’adorer en **esprit et en vérité**. » (Jean 4,21-24) Jésus déclara aussi : > « La Vie éternelle c’est qu’ils Te **connaissent**, Toi, le seul véritable Dieu, et Celui que Tu as envoyé, Jésus le Messie. » (Jean 17,3) Vains sont les divers cultes fastueux : > « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son coeur est loin de Moi. Vain est le culte qu’ils me rendent. Les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains. » (Matthieu 15,8-20) Pour restaurer, il faut abandonner ces cultes inutiles et les paroles multipliées, non ressenties par le coeur. Ce n’est qu’à ce prix que les disciples du Christ parviendront à rénover la spiritualité sur terre, comme Dieu le leur demande. Il faut de la foi et du courage pour briser les interdits humains, pour « monter plus haut », comme nous le demande l’Apocalypse (Apocalypse 4,1). Les poltrons ne parviendront pas à se libérer des traditions humaines. La majorité n’a pas encore compris ce qu’est l’adoration en esprit et se suffit du culte corporel ! En effet, les vrais croyants sont « ceux qui offrent le culte selon l’Esprit de Dieu au lieu de placer leur confiance dans la chair (*les rituels divers*) » (Philippiens 3,3). Ceux qui sont attirés par le culte en esprit se libèrent des cérémonies religieuses « modelées sur le monde » (Romains 12,1-2). Par contre, ceux qui tiennent à ces rites humains « renient la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs » (1 Timothée 4,1-2) qui les entraînent « loin de Jésus » : > « Demeurez en Lui (*Jésus*), pour que s’Il venait à paraître, nous ayons pleine assurance, et non point la honte de nous trouver **loin de Lui** à son Avènement. » (1 Jean 2,28) Le choix nous est donné entre suivre des chefs religieux hypocrites ou le Christ qui « frappe à la porte », aujourd’hui même, pour entrer « souper » avec nous (Luc 12,36 / Apocalypse 3,20). Aujourd’hui, chaque famille est invitée à devenir un Temple spirituel, ce « Temple où rien de souillé ne peut pénétrer » (Apocalypse 21,27). « Ceux qui commettent l’abomination et le mal » s’excluent eux-mêmes en « s’attachant à des esprits menteurs et à des doctrines diaboliques » (1 Timothée 4,1-2). Ils refusent ainsi de faire partie de « l’Univers spirituel nouveau » (Apocalypse 21,5). Aujourd’hui, la vraie Pâque, la traversée de la mer Rouge, le passage de la mort à la Vie s’opèrent par le Repas Pascal avec Jésus en famille. Les Apôtres demandèrent à Jésus **quand** et **où** devaient se dérouler les événements de la fin des temps (Matthieu 24,3 et Luc 17,37). Il leur répondit : « Où sera **le corps**, là aussi les vautours se rassembleront ». Le Corps du Christ est maintenant dans les familles. C’est là que les « vautours » affamés se rassemblent (Apocalypse 19,17) pour partager ce « festin de noces » (Matthieu 22,1-14). Celui qui a des yeux et des oreilles, verra, entendra et comprendra les paroles de l’Esprit (Apocalypse 2,11) et en vivra éternellement (Jean 6,51-54). Le Repas de Jésus, partagé dans l’intimité familiale, loin du fracas du culte matériel et de la distraction des rituels, fut prophétisé par Jésus. Les croyants qui guettent son Retour Lui ouvriront la porte dès les premiers signes de son approche : > « Soyez semblables à des gens qui attendent leur Maître à son retour des noces pour lui ouvrir **dès** qu’Il viendra et frappera… Il les fera mettre à **Table** et, passant de l’un à l’autre, Il les servira. » (Luc 12,35-37) C’est par le Pain de Vie que Jésus « passe de l’un à l’autre » à Table. Nous sommes déjà à **Table** avec Jésus, nous tous qui Lui avons ouvert la porte toute grande **dès que** nous avons entendu ses pas, pour « **souper**, Lui près de nous et nous près de Lui » (Apocalypse 3,20). Le grand signe visible du début de la Restauration Universelle est, paradoxalement, la réapparition de la Bête. Son retour a sonné le glas du vieux monde défunt. Dès lors, pour nous, ce n’est plus un rituel quelconque qui **restaure** le lien **originel** avec le Créateur, mais le partage du Pain du Christ en famille. Comme Jésus et les Apôtres (Luc 22,14-20 / Actes 2,46), c’est avec simplicité et dépouillement que nous prenons ce Pain de la Restauration **dans nos maisons avec Jésus**, Lui près de chacun de nous. La Table Mystique est déjà servie ! Elle est une grâce divine offerte à l’humanité entière. Elle n’est accueillie que par les coeurs assoiffés de vérité et d’amour. C’est à eux que se manifeste le Christ. C’est Elle le « Festin des Noces de l’Agneau », Festin de Vie auquel ne répondent que les élus (Matthieu 22,1-14). C’est le moment de se secouer, de se faire violence pour s’emparer du Royaume de Dieu : « Le Royaume de Dieu est annoncé et tous **s’efforcent** d’y entrer par la **violence** » (Luc 16,16 / Matthieu 11,12). Pas de place pour les hésitants (Jacques 1,6-7). **C’est cela la Restauration Universelle pratiquée par tous les croyants indépendants. Le Temps de tout renouveler est arrivé**. Terminé le 19 Mars 1994 Fête de Saint Joseph Pierre *Source: https://www.pierre2.net/fr/la-restauration-universelle* --- # Le cours biblique > Author: Pierre2 · Published: 2011-02-18 · Updated: 2025-09-03 · Language: fr ## Leçon 1 - Les livres de la Bible La Bible est un recueil de 73 livres ; c’est donc une petite bibliothèque en un seul livre. C’est la raison pour laquelle on l’appelle « Bible », du grec « To Biblio » qui signifie « Le Livre ». Ce mot vient de « Biblos », l’antique port libanais où, pour la première fois, les manuscrits furent rassemblés, non plus en rouleaux, mais en livres. Ainsi « la Bible » signifie **Le Livre** par excellence. Les Juifs et les Chrétiens sont connus dans le monde arabe comme étant « les gens du Livre » (Ahl el Kitab), ceux qui suivent la Bible. Des 73 livres contenus dans la Bible, 46 forment les livres de l’Ancienne Alliance (ou Ancien Testament) et 27 ceux de la Nouvelle Alliance. Les Juifs ne reconnaissent que les livres de l’Ancienne Alliance et refusent de la considérer « Ancienne », croyant que leur alliance avec Dieu demeure valable, malgré leurs nombreuses trahisons dénoncées par les prophètes dans la Bible et leur refus de reconnaître en Jésus le Messie. Les prophètes, pourtant, avaient déclaré cette alliance rompue huit siècles déjà **avant** la venue de Jésus (Isaïe 24,5 / Jérémie 11,10 / Jérémie 31,32), proclamant que Dieu établira une « Nouvelle Alliance » (Jérémie 31,31), celle que révèlent les livres de cette Nouvelle Alliance, les évangiles (voir Matthieu 26,28 et Luc 22,20). Les Chrétiens croient aux 46 livres de l’Ancienne Alliance (Alliance qu’ils considèrent dépassée) et aux 27 livres de la Nouvelle Alliance établie par le martyre de Jésus. La Bible se divise donc en deux grandes parties : les livres de l’Ancienne Alliance et ceux de la Nouvelle Alliance. Il est important de comprendre les livres de l’Ancienne Alliance pour réaliser l’importance et la nécessité de la Nouvelle Alliance, nouvelle par son Esprit et la révélation du **vrai visage** de Dieu. **L’Ancienne Alliance** Les 46 livres de l’Ancienne Alliance se divisent en 3 groupes de livres : 1. **Les livres historiques :** Ils racontent l’histoire de la création (le livre de la Genèse), puis d’Abraham et des Juifs jusqu’à environ 130 ans av. J.-C., c’est-à-dire jusqu’au début de l’Empire Romain au Moyen-Orient, particulièrement en Palestine (voir 1 Maccabées 15,15-24). Ce groupe se compose de 21 livres. 2. **Les livres sapientiaux :** Ce sont des livres de sagesse et de haute moralité. Le style est souvent poétique. Ils contiennent des conseils et des prières jaillissant spontanément d’un cœur inspiré par Dieu pour nous apprendre à nous adresser au Créateur.Ces livres sont au nombre de 7. 3. **Les livres prophétiques :** Chacun de ces livres parle du prophète dont il porte le nom et nous rapporte ses paroles et son témoignage. Ils sont au nombre de 18. **La Nouvelle Alliance** Les 27 livres de la Nouvelle Alliance se divisent en 3 groupes de livres : 1. Les 4 Évangiles et le livre des Actes des Apôtres. 2. Les 21 lettres (dites « épîtres », du latin « epistola ») envoyées par les Apôtres aux premiers Chrétiens. 3. Le livre de l’Apocalypse. Chacun des livres bibliques est divisé en chapitres et chaque chapitre en versets, les mêmes dans toutes les Bibles et toutes les traductions. Ceci facilite les références et le repérage des textes. Exemple : Genèse 12,3 signifie : chapitre 12, verset 3 du livre de la Genèse. Les cinq premiers livres historiques ont une importance historique particulière. Ce sont : La Genèse, L’Exode, Le Lévitique, Les Nombres et Le Deutéronome. Trouve-les dans ta Bible. Les Juifs les appellent « Ha Torah » (La Torah) qui signifie en hébreu « La Loi ». Quand les Évangiles parlent de la Loi, ils se réfèrent à ces livres-là (Jean 1,45). Les Chrétiens les appellent « Le Pentateuque », du grec « penta » qui signifie cinq et « tevki » qui signifie « rouleaux », car la Bible était écrite autrefois sur des rouleaux de cuir que le lecteur dépliait au fur et à mesure. | ![](/pictures/cb_rouleaux.jpg "Rouleaux") Exemple de rouleaux | |---| Aujourd’hui, grâce à l’imprimerie, nous sommes en mesure de posséder une Bible en un seul volume facile à transporter. Dans le passé, les livres étaient rédigés manuellement par des scribes spécialisés. Certains livres bibliques comme par exemple les livres de la Genèse et du prophète Isaïe formaient chacun plusieurs rouleaux difficilement transportables, et nul ne pouvait posséder toutes les Saintes Écritures. Celles-ci étaient déposées dans le Temple de Jérusalem et dans certaines synagogues où elles étaient enseignées, lues, consultées et discutées. Quelques livres sont très petits et remplissent à peine une page de nos volumes modernes, mais on a pris l’habitude de les appeler « livre » même s’ils ne sont que d’une feuille (le livre du prophète Abdias, la lettre de Jude et les 2 dernières lettres de Jean). Fais un schéma du nom des livres bibliques pour avoir la structure de la Bible en résumé sous tes yeux. Cela t’aidera à t’y retrouver et à distinguer les livres du Nouveau Testament de ceux de l’Ancien Testament. ### Les auteurs et la durée de rédaction Il a fallu 1000 ans pour rédiger la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse. Sa rédaction commença vers le Xe siècle av. J.-C. et se termina vers l’an 95 apr. J.-C. avec l’Évangile de St Jean et son Apocalypse. St Jean est le dernier écrivain biblique. Ayant été écrite sur une période de mille ans, la Bible est l’œuvre de plusieurs auteurs qu’on appelle « les écrivains sacrés ». Ceux-ci viennent de différents milieux sociaux : ils sont prêtres, rois, prophètes, bergers, Apôtres du Christ dont deux étaient de simples pêcheurs : Pierre, qui écrivit 2 lettres, et Jean, qui rédigea un évangile, 3 lettres et l’Apocalypse, le dernier des livres bibliques. L’évangéliste Luc était médecin, un homme cultivé et instruit. Certains écrivains sacrés sont et demeureront inconnus, comme les rédacteurs de la Genèse, des livres de Samuel et des Rois, etc. Avant la découverte de l’imprimerie, la Bible était manuscrite, rédigée à la main par des scribes consacrés à cet effet. Ils étaient savants en matière de textes bibliques et de lois religieuses. C’était contre des scribes qui le condamnèrent que Jésus s’était mis en colère. Car eux, qui rédigeaient la Bible, étaient au courant des textes prophétiques qui l’annonçaient ; leur refus de son message, annoncé par les prophètes, est donc injustifié et les condamne (Matthieu 23). À part les nombreux écrivains bibliques, il y a un seul Auteur qui, le long des siècles, a inspiré et supervisé l’œuvre biblique en son entier : Dieu. C’est l’Esprit divin qui poussa l’ensemble des écrivains humains, étalés sur une durée d’environ mille ans, à mettre par écrit tout ce qu’ils savaient de Dieu, de ses apparitions et de ses manifestations aux hommes choisis par Lui pour mener à bien son plan : se faire connaître des hommes. Ces écrivains sacrés étaient tantôt cultivés comme les prophètes Isaïe, Jérémie, Daniel et les Apôtres Matthieu, Paul et Luc, et tantôt de simples bergers et pêcheurs comme l’étaient le prophète Amos et les Apôtres Pierre et Jean. Ceci démontre que Dieu n’a pas besoin de la culture humaine pour se révéler. Il y a donc eu plusieurs auteurs humains, mais l’Auteur principal est Dieu. Durant tous les siècles quand la Bible fut rédigée, Dieu veillait à l’accomplissement de son plan et à sa mise par écrit pour se révéler aux hommes de tous les temps postérieurs, pour se révéler à toi, aujourd’hui, ainsi qu’à ceux qui viendront après toi jusqu’à la fin de l’humanité sur terre. L’Esprit de Dieu a été pour les écrivains sacrés ce que la muse est aux poètes, toute proportion gardée. Nous pouvons constater que les écrivains bibliques ont exprimé la Révélation divine avec une précision et une fidélité qui évoluaient avec le temps et l’expérience. Il y a souvent eu confusion entre la Révélation de Dieu et le désir personnel de l’écrivain, entre ce que Dieu voulait que l’on comprenne et ce qui était compris. Il faut une grande finesse et du discernement pour saisir le langage de Dieu. Cela demande du temps, de l’expérience et de la prière. Il faut se purifier l’âme et s’élever à l’intention de Dieu qui dépasse les nôtres trop matérialistes. En effet, Dieu dit dans le livre d’Isaïe : « Vos pensées ne sont pas mes pensées… Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes pensées sont élevées au-dessus de vos pensées » (Isaïe 55,8-9). Plus les prophètes étaient familiarisés au langage de Dieu, mieux ils saisissaient le vrai sens de ses paroles. Dieu a voulu que cette incompréhension de sa Parole transparaisse dans le texte biblique. Ainsi, après avoir parlé, par exemple, de la circoncision à Abraham et Moïse, Dieu l’explique plus tard par le prophète Jérémie comme une nécessité de circoncire (c’est-à-dire de purifier) **le cœur**, non le prépuce (Jérémie 9,25). Seul l’amour est capable de purifier le cœur. C’est avec Jésus que Dieu s’est le mieux exprimé : le Christ rapporte avec précision les paroles et les intentions réelles de Dieu. C’est pourquoi il est appelé « la Parole (*ou le Verbe*) de Dieu » par l’Évangile (Jean 1,1) et le Coran (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45 - voir [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran)). C’est lui surtout qui insista sur l’amour (Matthieu 19,19) et l’amour qui purifie (Luc 7,47). Jésus, la Parole de Dieu par excellence, est la synthèse de tout le message biblique. Il est la Bible vivante et agissante **en nous**; aussi faut-il réussir à introduire Jésus en nous pour qu’Il agisse en nous et avec nous. C’est pour connaître et comprendre Jésus que nous devons étudier la Bible, Ancien et Nouveau Testaments. Alors nous réaliserons comment introduire l’Esprit de Jésus qui est l’Esprit de Dieu dans notre vie quotidienne. ### Les traditions orales Abraham est apparu 2000 ans av. J.-C. Les scribes commencèrent à rédiger la Bible environ 1000 ans plus tard. Mais avant la rédaction de la Bible, comment passait l’histoire d’Abraham aux générations suivantes ? Oralement : la première communauté des croyants se racontait de bouche à oreille, en famille, les récits des ancêtres, comment Dieu apparut à Abraham, puis à ses descendants pour les éloigner des idoles. Les histoires passaient, pendant des siècles, de père en fils. Les événements demeuraient ainsi vivants dans les esprits. Toutefois, passant oralement de père en fils à travers les siècles, une même histoire était racontée différemment concernant certains détails sans importance. Ce que les uns attribuaient, par exemple, à Abraham, d’autres le disaient de son fils Isaac. Ceci donna naissance à plusieurs « traditions orales » qui différaient légèrement les unes des autres. Ainsi tu trouveras une même histoire répétée deux fois, une première fois attribuée à Abraham (Genèse 12,10-20) et une seconde fois à Isaac (Genèse 26,1-11). De même, il y a deux récits de la création dans la Genèse : la première, de Genèse 1,1 à Genèse 2,3 et la seconde, de Genèse 2,4 à Genèse 2,25. Tu constateras que la manière de créer diffère dans les deux récits, l’homme, par exemple, d’après le premier récit, est créé **après** les plantes et les animaux, mais il est créé **avant** eux dans le second. La différence entre les deux récits est dans le mode de création, mais c’est toujours Dieu qui est **l’unique Créateur**. Tel est le message important que veut nous communiquer la Bible, un message contesté aujourd’hui encore par les athées et les matérialistes qui rejettent l’ensemble de la révélation divine. Quelles sont les raisons de ces différentes traditions orales ? Les plus importantes sont : - Le long temps (de nombreux siècles) écoulé entre l’événement et sa rédaction fait que l’on oublie à qui un fait précis est arrivé : est-ce à Abraham et sa femme (Genèse 20,1-18) ou à Isaac et sa femme (Genèse 26,1-11) ? Certaines traditions orales l’attribuaient à Abraham et d’autres à Isaac. Les rédacteurs, plus tard, ne voulant rien omettre, rapportèrent les deux récits pour satisfaire tout le monde et unir les rangs. Il ne faut pas y voir une précision historique. - La multiplicité des narrateurs - L’évolution de la mentalité des scribes et des croyants Ainsi, il y eut plusieurs traditions orales dont les plus importantes sont : - La tradition « Elohiste » où Dieu, dans le texte original hébreu, est appelé « Elohim » - La tradition « Yahviste », où Dieu est appelé « Yahvé » - La tradition « Sacerdotale », introduite par les prêtres et les lévites où l’on constate la rigidité et l’étroitesse de leur mentalité, ainsi que leur attachement au culte. Le livre des Lévites (le Lévitique) en est un exemple. Que ces traditions orales ne soient pas un embarras pour toi ; prends-en connaissance au passage pour mieux comprendre certaines différences quand tu commenceras à lire la Bible. Ces traditions orales différaient encore du Nord au Sud de la Palestine, les habitants étant influencés par les mythologies des pays voisins. Ainsi, certains croyaient que la création fut achevée en six jours, d’autres pensaient différemment, selon ce qu’ils entendaient de leurs voisins dans les pays limitrophes. Mais les Juifs étaient tous d’accord sur un fait essentiel : c’est un seul Dieu qui a tout créé, et c’est ce Dieu unique qui parla à Abraham. Telle est la révélation importante à sauvegarder ; la forme de la création est moins que secondaire. C’est cette révélation du Dieu **unique et créateur** qui distinguait les Juifs des autres peuples qui les entouraient et qui étaient, à cette époque, tous polythéistes et idolâtres. Quand, au Xe siècle av. J.-C., les responsables religieux juifs décidèrent de mettre par écrit leur Histoire, ils inclurent les différentes traditions orales pour sauvegarder l’unité de la communauté juive. Ces différentes traditions orales nous aident à comprendre la Révélation en esprit, selon l’intention de Dieu, non pas selon la lettre, d’après des interprétations humaines et politiques. Tu comprendras mieux cela quand tu étudieras la Genèse. ### L’authenticité du texte biblique Depuis quelques années, des découvertes archéologiques remettent en cause l’historicité des récits bibliques. D’après les professeurs israéliens Finkelstein et Silberman, auteurs du livre « La Bible dévoilée » : « Ce sont des récits qui ont été cousus ensemble à partir des souvenirs, des détails d’anciennes coutumes, de légendes sur la naissance des différents peuples de la région ». Même si des noms de personnages et de lieux cités dans la Bible n’ont aucune preuve archéologique, il n’en reste pas moins que **le texte biblique** a été écrit par des hommes inspirés par Dieu dans le souci d’élever leurs contemporains spirituellement. À nous de lire ces textes avec discernement pour en puiser l’or. Les prophètes eux-mêmes, notamment Jérémie, contemporain à la rédaction de la Bible, condamne la plume mensongère des scribes (Jérémie 8,8) ! Comment être sûr que le texte biblique aujourd’hui entre nos mains est le texte original ? Certains prétendent que ce texte a été falsifié et que, par conséquent, on ne peut plus se fier à la Bible. Il y a trois sortes de preuves de l’authenticité du texte biblique actuel ; il n’y a, par contre, aucune preuve de sa falsification. #### Les preuves archéologiques L’archéologie a déterré un nombre incalculable de textes de la Sainte Écriture, Ancien et Nouveau Testaments. Aucune œuvre littéraire de l’Antiquité, même post-biblique, n’a été aussi fidèlement transmise que la Bible, preuves archéologiques à l’appui. Nous possédons de si nombreux et de si anciens manuscrits bibliques, que le doute sur l’authenticité du texte biblique n’est pas permis. ##### Pour l’Ancien Testament **Les rouleaux de la mer morte** La découverte archéologique la plus importante est celle des rouleaux dits de « Qumran » ou de « La Mer Morte », en Palestine. Ces rouleaux de cuir, sur lesquels une grande partie de l’Ancien Testament est écrite, furent providentiellement découverts dans les cavernes du plateau de « Qumran », adjacent à la Mer Morte, en 1947, par un berger palestinien qui cherchait sa chèvre perdue. Il l’a retrouvée dans une des cavernes, battant le pied sur un endroit. S’étant approché, il vit sous son pied le couvercle en terre cuite d’une jarre qui contenait un rouleau de cuir écrit en hébreu. C’était le début de la découverte de nombreux rouleaux, ainsi enterrés, des divers livres de l’Ancien Testament. Ils avaient été cachés sous terre par une communauté religieuse juive, les « Esséniens », qui vivaient à Qumran et dont la mission spécifique était la rédaction et la protection des textes bibliques. Ces rouleaux découverts datent de 200 ans av. J.-C. C’était la coutume de mettre ainsi des documents qu’on voulait protéger ; cette coutume est mentionnée par le prophète Jérémie qui demanda à son secrétaire : « Prends ces documents et mets-les dans un vase de terre, de façon qu’ils se conservent longtemps » (Jérémie 32,14). Les rouleaux de la Mer Morte se trouvent actuellement au Musée Rockfeller de Jérusalem, des copies en microfilms se trouvent dans tous les grands musées du monde. Le texte de ces rouleaux, est identique à celui que nous avons aujourd’hui dans nos Bibles. ##### Pour le Nouveau Testament **Le papyrus Rylands** Le manuscrit le plus ancien est un petit fragment de papyrus de l’an 125 apr. J.-C., « le papyrus Rylands », d’après le nom de l’archéologue qui l’a découvert. Il contient un texte de l’Évangile de St Jean 18,31. Cela nous rassure sur l’authenticité du texte, vu que Jean est mort vers l’an 105 apr. J.-C. et que ce papyrus date d’une vingtaine d’années seulement après sa mort. **Chester Beatty** Une autre découverte archéologique, plus importante quantitativement, est celle des papyri (pluriel de papyrus) de « Chester Beatty » datant du IIIe siècle apr. J.-C. Ils contiennent de grandes parties du Nouveau Testament. Ils sont conservés à l’Université de Michigan aux États-Unis. | ![](/pictures/cb_sinaiticus.jpg "Sinaiticus") Extrait du « Sinaïticus » | |---| Il y a encore trois très anciens exemplaires entiers de la Bible, Ancien Testament et Nouveau Testament : - **Le « Vaticanus »**Écrit en latin, il date du IVe siècle apr. J.-C. Il se trouve au musée du Vatican, d’où son nom. - **Le « Sinaïticus »**Écrit en grec, il date aussi du IVe siècle. Il fut trouvé par un prince russe à la fin du XIXe siècle dans le couvent grec-orthodoxe de Sainte-Catherine au Sinaï, d’où son nom. Il se trouve au British Muséum. - **L’« Alexandrinus »**Il date du Ve siècle et se trouve au British Muséum. Le texte de ces trois anciennes Bibles est le même, et il est identique à celui de nos Bibles modernes. #### Les preuves logiques - La multiplicité des rites chrétiens est une garantie de l’authenticité du texte biblique, celui-ci étant le même chez tous. - Les textes de l’Ancien Testament sont les mêmes chez les Chrétiens et les Juifs. - Certains Musulmans et Juifs prétendent que les Chrétiens ont falsifié la Bible. Ils se basent sur une imposture : le prétendu « évangile de Barnabé ». Or il est démontré que cet « évangile » fut écrit au XVIe siècle par un Juif « converti » au christianisme, puis encore à l’Islam. D’après cet « évangile », le Messie n’est pas Jésus, mais Mohammed. Ceci contredit la Bible et le Coran qui reconnaissent, tous deux, que Jésus est le vrai Messie. Ainsi, aucun Chrétien et aucun Musulman ne peuvent croire à l’« évangile » de Barnabé sans renier sa foi. Par ailleurs, rappelons que les découvertes archéologiques ont démontré l’authenticité du texte biblique actuel. - Tous les savants bibliques reconnaissent l’authenticité du texte biblique. Chez les Musulmans, deux grands savants : le cheikh Afghani et le cheikh Mohammed Abdo (ancien Mufti de l’Azhar du Caire) nient catégoriquement la falsification de la Bible. #### Une preuve de foi Dieu, qui a révélé le message biblique, ne peut permettre que son contenu soit falsifié et les prophéties perdues, surtout celles concernant le Messie. ### Les langues bibliques La Bible fut écrite à l’origine en deux langues : l’hébreu pour l’Ancien Testament et le grec pour le Nouveau Testament (sauf l’Évangile de Matthieu qui fut écrit en araméen, car c’est aux Juifs que Matthieu adressait son Évangile). L’Ancien Testament fut aussi rédigé en araméen par les Juifs exilés à Babylone (Irak), au VIe siècle av. J.-C., où ils apprirent cette langue. Les livres du Nouveau Testament furent originellement écrits en grec, la langue internationale de l’époque (voir Actes 21,37), comme l’anglais et le français le sont de nos jours. #### La Bible « Hébraïque » On appelle « Bible Hébraïque » le texte original de **l’Ancien Testament en hébreu**. Cette Bible ne contient donc pas les livres du Nouveau Testament vu que les Juifs n’y croient pas. Elle se trouvait au Temple de Jérusalem et dans les synagogues sous forme de rouleaux. Les traducteurs bibliques s’y réfèrent comme une base sûre dans leurs traductions de l’Ancien Testament. #### La Bible « Grecque » Au IIIe siècle av. J.-C., les Juifs de la diaspora (ceux qui habitaient hors de la Palestine) ne parlaient plus l’hébreu et ne pouvaient donc lire la Bible hébraïque. Ceux d’Alexandrie, en Égypte, demandèrent donc aux Juifs de Palestine de leur envoyer des experts bibliques pour leur traduire « La Torah, Les Livres (*de Sagesse*) et les Prophètes » (*c’est ainsi que les Juifs appellent la Bible*) de l’hébreu en grec. Ceux-ci leur envoyèrent 70 savants en matière biblique. Arrivés à Alexandrie, ils traduisirent tous les livres bibliques de l’hébreu en grec, ainsi que 5 autres livres que les Juifs de Palestine lisaient dans les synagogues et les assemblées sans toutefois les reconnaître comme livres inspirés. Ces cinq livres ne faisaient donc pas partie des livres « canoniques », c’est-à-dire reconnus officiellement comme inspirés de Dieu. Ce sont : - Pour les livres Historiques : Judith et Tobie ; - Pour les livres Sapientiaux : La Sagesse et l’Ecclésiastique ; - Pour les livres Prophétiques : Baruch ; - Deux chapitres furent encore ajoutés au livre de Daniel : Daniel 13 et 14. Plus tard, les deux livres des Maccabées furent aussi traduits en grec et ajoutés aux précédents déjà traduits, portant à 7 le nombre des livres traduits en grec et ajoutés aux 39 livres de la Bible hébraïque. Ce groupe de 7 livres avec les chapitres 13 et 14 de Daniel sont reconnus comme des livres deutérocanoniques, auxquels on est libre de croire ou pas. Tu trouveras dans le deuxième livre des Maccabées, l’écho des liens étroits entre les Juifs de Palestine et leurs coreligionnaires d’Égypte, et l’invitation faite à ces derniers pour obtenir les textes de la Bible : « À leurs frères, aux Juifs qui sont en Égypte, salut (*shalom*). les Juifs, leurs frères, qui sont à Jérusalem, etc. Qu’il (*Dieu*) ouvre votre cœur à sa loi (*Torah*)… (2 Maccabées 1,1-4)… Néhémie a fondé une bibliothèque pour y réunir les livres (*bibliques*) qui concernaient les rois, les écrits des prophètes et de David… Juda pareillement a rassemblé tous les livres (*bibliques de l’Ancien Testament*) dispersés à cause de la guerre qu’on nous a faite (*déportation à Babel*), et ils sont entre nos mains. Si donc vous en avez besoin, envoyez-nous des messagers qui vous en apporteront des exemplaires » (2 Maccabées 2,13-15). L’intérêt porté par les Juifs de Palestine à ceux d’Égypte est dû au fait que ces derniers formaient le groupe juif le plus riche et le plus puissant de la diaspora, comme les Juifs d’Amérique aujourd’hui. La traduction en grec de la Bible Hébraïque est connue sous le nom de « La Bible Grecque » ou « La Bible des Septante » (c’est-à-dire des 70) à cause des 70 biblistes juifs qui la traduisirent en grec. Elle diffère de la Bible Hébraïque par les 7 livres « deutérocanoniques » qui y furent ajoutés. C’est cette Bible Grecque que les Juifs de la diaspora, qui ne comprenaient pas l’Hébreu, consultaient à l’époque des Apôtres, pour vérifier les paroles de Paul (Actes 17,2 / 17,11) Les Juifs refusèrent alors et refusent toujours de reconnaître les 7 livres deutérocanoniques comme inspirés par Dieu. C’est la raison pour laquelle ils ne se trouvent pas dans la Bible Hébraïque. Les Protestants, eux aussi, rejettent ces 7 livres et ne les introduisent pas dans leur Bible. Par contre, les Bibles catholique et orthodoxe contiennent ces livres. Ainsi, selon que tu trouves ces 7 livres ou non, tu pourras reconnaître une Bible Catholique d’une Protestante. Ces livres ne contiennent rien qui diffère, sur le plan doctrinal, entre les diverses confessions. Quant aux 27 livres du Nouveau Testament, ils existent dans toutes les Bibles chrétiennes. Ce n’est qu’au XVIe siècle, après Luther (le fondateur du protestantisme) que les Protestants enlevèrent de leur Bible les sept Livres deutérocanoniques. La Bible Hébraïque et la Bible Grecque des Septante servent de base à toutes les traductions bibliques. Quand les livres du Nouveau Testament furent écrits, ils furent ajoutés par les Chrétiens à la traduction grecque de l’Ancien Testament (Septante). #### La Bible « Latine » (ou la « Vulgate ») Au IVe siècle apr. J.-C., St Jérôme traduisit la Bible de l’hébreu et du grec en latin, devenu la langue internationale à cette époque, et demeura pour longtemps une langue employée dans les mondes religieux et scientifique (médecine, etc.). Jérôme traduisit en un langage populaire (vulgaris) pour que le petit peuple puisse comprendre. C’est pourquoi cette Bible fut connue sous le nom de « La Vulgate », c’est-à-dire « La Populaire », accessible au peuple. Cette traduction latine a beaucoup et longtemps servi dans le monde religieux occidental, avant que la Bible ne soit traduite dans toutes les langues du monde, ceci depuis seulement une centaine d’années. La Bible est traduite aujourd’hui en plus de 1500 langues. Le message évangélique est ainsi répandu dans le monde entier. Ceci est un signe des temps prédit par Jésus (Matthieu 24,14). Quand une Bible mentionne qu’elle est traduite à partir des langues originales, cela signifie qu’elle l’est de l’hébreu et du grec, mais pas du latin qui est déjà une traduction de l’original hébreu et grec. Avant d’acheter une Bible, assure-toi qu’elle est traduite des langues originales. ## Leçon 2 - Les 11 premiers chapitres de la Genèse Tu vas maintenant commencer à lire le premier des livres historiques : la Genèse. C’est aussi le premier livre de la « Torah » ou du « Pentateuque ». La Genèse se compose de 50 chapitres dont les onze premiers nous parlent de la Préhistoire, de ce qui est arrivé avant Abraham depuis la création du monde, de la création d’Adam et Ève, de leur révolte contre Dieu, jusqu’au déluge avec Noé. Ces onze premiers chapitres forment un bloc distinct du reste de la Genèse et de l’histoire biblique en général. Ils ont fait couler beaucoup d’encre et plusieurs penseurs religieux leur ont consacré des ouvrages. Dans les onze premiers chapitres, les écrivains sacrés tentent de répondre aux questions concernant le surnaturel et la vie sur terre : d’où vient l’univers ? Pourquoi la vie sur terre est-elle difficile ? Pourquoi la peine, la douleur et la mort ? Les réponses : il y a un Dieu unique et créateur. C’est lui qui créa l’homme heureux, mais celui-ci désobéit et s’éloigna de son Créateur ; ce faisant il connut le malheur. Dieu établit alors un plan pour sauver l’homme de sa folie. À partir du chapitre 12, la Genèse nous parle de l’histoire religieuse proprement dite avec l’apparition d’Abraham que Dieu appela, le premier parmi les hommes, pour établir avec lui un plan visant à sauver de l’ignorance spirituelle tous ceux qui croiraient en ses paroles. Commence par lire les chapitres 1 et 2 seulement de la Genèse puis reprends la lecture de ce cours. Remarque que la Genèse rapporte deux récits différents de la création, dus aux différentes traditions orales. ### Le premier récit de la création (Genèse 1,1 à 2,3) Tu as dû trouver dans ce récit des points « non-scientifiques ». Tu as raison, car la Bible n’est pas un traité de science, mais de spiritualité. Ce qu’on lui demande c’est une précision **spirituelle**; elle la donne en disant que Dieu est l’unique créateur de l’univers. Qu’Il ait créé en 6 jours ou autrement, ce n’est pas cela qui importe. L’intention de la Bible est de révéler l’existence de l’unique Créateur. Oser révéler l’existence d’un Dieu unique et créateur, 2000 ans av. J.-C., dans un monde polythéiste et idolâtre, demande un courage extraordinaire. Socrate a été mis à mort 1 500 ans après cette révélation pour avoir cru, en Grèce pays de la philosophie et de la civilisation à cette époque, qu’il n’y a qu’un seul Dieu (appelé par lui « Le Moteur Premier » car il donne le mouvement vital à toute chose). Aujourd’hui même, il existe des sociétés athées qui défendent de parler de Dieu dans des pays à l’avant-garde du progrès scientifique. Il existe encore au XXIe siècle dans les brousses d’Afrique et d’Amérique, des millions de fétichistes polythéistes. Quand tu penses à tout cela, tu peux mieux apprécier à quelles difficultés et à quels dangers s’exposèrent nos ancêtres dans la foi, qui commencèrent à écrire la Bible, il y a trois mille ans, pour révéler l’existence du Dieu unique. Pour mieux comprendre ce premier récit de la création, tu dois savoir que les écrivains qui l’ont rédigé avaient de Dieu une connaissance très élémentaire et une fausse conception du cosmos. Ils ne savaient de Dieu que son existence et ignoraient que la terre était ronde et tournait autour du soleil. Ils pensaient que Dieu avait besoin de lumière pour voir clair avant de créer. Il créa donc d’abord la lumière dès le premier jour et « sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit… premier jour » (Genèse 1,4-5). | ![](/pictures/cb_conception-de-la-terre_fr.png "Conception de la terre") Conception du cosmos | |---| Ce n’est qu’au XVIIe siècle que Galilée découvrit que la terre était une boule et qu’elle tournait autour du soleil. Mais auparavant, les hommes pensaient qu’elle était plate et flottait sur une immense étendue d’eau, stabilisée par 7 colonnes qui s’enfonçaient dans cette eau (1 Samuel 2,8 / Proverbes 9,1). Pour expliquer la pluie, ils pensaient que de l’eau était emmagasinée très haut dans le ciel, au-dessus du Firmament. Cette eau ne tombait pas sur terre à cause du Firmament qui la soutenait, et qu’ils croyaient être une coupole solide séparant « l’eau qui était au-dessus du Firmament de celle qui était dessous » (Genèse 1,7). | ![](/pictures/cb_vision-monde-antiquite.png "Vision du monde antiquite") Vision du monde dans l’Antiquité | |---| Ce Firmament contenait des fenêtres ou des écluses que Dieu ouvrait pour laisser tomber la pluie en son temps. La seule différence entre ce que disaient à ce propos croyants et païens est que ces derniers pensaient que **les dieux** avaient créé l’univers et ouvraient les écluses du ciel pour laisser passer la pluie. On croyait encore que le soleil, la lune et les étoiles étaient des divinités. La Révélation expliqua qu’ils avaient été créés par Dieu. Les croyants pensaient qu’ils étaient accrochés au Firmament pour éclairer la terre, tout comme l’on accroche les lampes au plafond. On ne doit pas demander à la Bible de révéler que la terre est ronde, non plate et que c’est elle qui tourne autour du soleil, non le contraire. La Bible a un but précis : révéler Dieu aux hommes. C’est ce que les écrivains sacrés s’efforcèrent de faire à partir de leur conception du cosmos. Sachant cela, tu peux mieux comprendre maintenant pourquoi Genèse 1,6 dit que Dieu créa le Firmament « pour séparer les eaux qui sont au-dessous du Firmament des eaux qui sont au-dessus du Firmament ». Il n’y a rien de « scientifique » à cela. Le but de l’écrivain est de révéler l’unique Dieu qui créa tout l’univers et que les dieux des mythologies n’ont jamais rien créé, n’existant pas eux-mêmes. Il n’y a donc pas un dieu qui créa le soleil, un autre la mer, un autre la lune, etc. Le polythéisme est ainsi balayé par la connaissance de l’unique Créateur de l’univers. Comme certains adoraient le soleil et la lune, les écrivains de la Genèse rapportèrent leur création au 4e jour pour les déprécier aux yeux de leurs adorateurs. Le livre du Deutéronome révèle, en effet, que, même parmi les Juifs, certains adoraient le soleil, la lune et les étoiles (Deutéronome 17,2-3 / 2 Rois 23,5). Remarque que les noms du soleil et de la lune ne sont même pas mentionnés, mais ils sont appelés « les deux grands luminaires :… le grand pour le jour et le petit pour la nuit… ». Ici encore, c’est scientifiquement faux de dire que le soleil fut créé le 4e jour, puisque la science démontre que le soleil existait des millions d’années avant la terre. Et comment le soleil serait-il créé le 4e jour quand, d’après la Genèse elle-même, il y avait eu 3 soirs et 3 matins auparavant ? Des matins sans soleil ? La Genèse dit encore que ces deux luminaires furent créés « pour séparer la lumière et les ténèbres » (Genèse 1,18). Or, le premier jour Dieu avait déjà « séparé la lumière et les ténèbres » (Genèse 1,4). Il faut donc saisir l’intention spirituelle de l’écrivain : révéler que Dieu est l’unique Créateur et abolir le culte idolâtrique du soleil, de la lune et des astres. Nous arrivons ainsi à un point important : faut-il comprendre la Bible à la lettre (d’après le « sens littéral » du texte) ou en esprit (d’après le « sens allégorique » ou « spirituel » du texte) ? Faut-il croire immuablement que Dieu créa en 6 jours de 24 heures, que le soleil fut créé le 4e jour, ni avant, ni après, ou bien faut-il prendre en considération le niveau scientifique de l’époque ? Pour nous, ce qui compte c’est le sens spirituel : découvrir ce que Dieu veut nous dire à travers la connaissance partielle, la forme littéraire et le style de l’écrivain sacré de l’époque. Un écrivain biblique moderne aurait rédigé les récits de la création autrement, en disant par exemple : « Au commencement, Dieu créa des neutrons et des protons évoluant à une température de 100 000 000 degrés centigrades, il y a de cela des millions et des millions d’années. Ces molécules se condensèrent en refroidissant pour former la ‘matière première’ de laquelle Dieu façonna le cosmos. Il en créa d’abord le soleil dont une partie se détacha et se refroidit pour former la terre, etc. ». Cette manière de présenter la création ne change rien à l’essentiel : c’est toujours Dieu qui a tout créé tout seul. C’est cela qui compte pour la connaissance spirituelle. Comme certains adoraient les « grands serpents de mer » (requins, baleines, crocodiles, etc.), surtout parmi les navigateurs, Genèse 1,21 vient les mettre, eux aussi, intentionnellement, parmi les animaux créés par Dieu. Aujourd’hui, visant certains asiatiques qui adorent la vache blanche, un écrivain biblique aurait ajouté que cet animal est une créature de Dieu ; les lecteurs auraient conclu d’eux-mêmes qu’elle n’a rien de divin et auraient cessé de la vénérer. Remarque que seul l’homme, parmi toutes les créatures, est à l’image de Dieu (Genèse 1,26). Cette « ressemblance » de l’homme à son Créateur n’est pas physique, mais spirituelle : l’homme est aussi esprit, il n’est pas seulement fait de chair, de sang et d’os. Dieu a doté l’homme d’une conscience, contrairement à l’animal qui vit seulement au niveau de l’instinct. C’est une chute pour l’homme de ne vivre qu’au niveau corporel. L’élévation de l’homme au plan spirituel fait que celui-ci « domine » sur toute la création animale. Aussi, quand Dieu finit de créer l’homme, et seulement alors, il vit « que tout ce qu’il avait fait était **très bon** », pas seulement « bon » comme pour les autres créatures. L’homme est donc le but de la création de l’univers (Genèse 1,31). As-tu remarqué que, dans ce premier récit, l’homme est créé mâle et femelle, l’homme et la femme étant créés en même temps (Genèse 1,27) ? Par contre, dans le second récit, la femme fut créée après l’homme et fut prise de sa côte. Une autre différence entre les deux récits : dans le premier, l’homme est créé le 6e jour, après toutes les autres créatures ; d’après le second récit, l’homme aurait été créé en premier lieu, puis les animaux et, enfin, la femme. Voilà encore un exemple des diverses traditions orales. Ce qui est commun aux deux récits est l’intention de l’écrivain, à savoir : 1. C’est Dieu qui créa le premier couple humain. Peu importe le mode de création. 2. L’homme doit respecter la femme et la traiter en égale car : - elle a été créée en même temps que lui (d’après le 1er récit), ou de lui, de sa propre côte, tout près de son cœur (d’après le second récit) ; - l’homme a été façonné de la terre, mais la femme d’une matière plus évoluée : du corps de l’homme. Ces textes visent donc à promouvoir la femme en des temps où elle était dépréciée. Il ne faut donc pas comprendre à la lettre la création humaine, puisque tu as là deux textes différents. Découvre, à travers ces deux formes, l’enseignement moral : Dieu créa l’homme et la femme égaux pour s’aimer et se respecter l’un l’autre car ils sont faits l’un pour l’autre, l’un complémentaire de l’autre. Et surtout parce qu’ils sont à l’image de Dieu qui est amour, respect et dignité. Dieu demande au premier couple humain de multiplier et de remplir la terre (Genèse 1,28). C’est pourquoi l’homme, qui doit beaucoup à ses parents, ne doit les quitter que pour vivre avec sa femme, avec qui il ne fait « qu’une seule chair » (Genèse 2,24). C’est cette ambiance d’amour qui doit régner entre les époux qui veulent se garder à l’image de Dieu. Lis ce que Jésus dit à ce propos dans Matthieu 19,1-12, ainsi que les conseils de Paul aux époux dans sa lettre aux éphésiens (Ephésiens 5,21-33). Tu verras plus loin que le premier couple humain va perdre l’image de Dieu en Lui désobéissant. Notre effort vise à reconquérir notre ressemblance au Père divin. Tel est le but de la Révélation divine. Un dernier point à considérer dans ce premier récit est le « repos » de Dieu le 7e jour (Genèse 2,2-3). Dieu ne se repose pas comme les hommes, car Il ne se fatigue pas comme eux. La mention du repos le 7e jour est destinée aux hommes, pour qu’ils se reposent, eux, un jour par semaine au lieu de passer tout leur temps à se préoccuper de la vie terrestre et à accumuler de l’argent. Dieu invite les hommes à consacrer un jour par semaine pour prendre du recul et penser à la vie spirituelle (Exode 35,1-3). Le but de ces deux derniers textes de Genèse et de l’Exode est de sauver l’homme du matérialisme, la majorité des hommes ne pensant qu’à l’argent. Certains les ont compris à la lettre, allant croire que Dieu s’est reposé, et se repose encore, tous les samedis et que l’homme ne doit rien faire en ce jour. C’est le cas des Juifs qui interrompent toute activité le samedi, même bonne (culture physique, etc.), jusqu’à une paralysie presque totale (défense aux autobus de circuler, aux avions de décoller, etc.). Ils s’irritèrent contre Jésus parce qu’il guérissait le samedi (le sabbat) ; Jésus leur répondait que, contrairement à ce qu’ils pensaient, Dieu travaille sans cesse (Jean 5,16-18). En Israël, les Israéliens religieux « respectent » le samedi au point de ne pas marcher plus d’un kilomètre, de ne prendre ni taxi, ni autobus, ni avion. Les intégristes juifs ont obtenu que soit fermé l’aéroport le samedi : ils lapident les autobus en circulation en ce jour. Mais quand il s’agit de prendre l’initiative de la guerre un samedi, ils n’hésitent pas…! Jésus - prédisant les catastrophes qui détruiront Israël - conseilla les Juifs en ces termes ironiques : « Priez pour que votre fuite ne tombe pas un samedi… » (Matthieu 24,20). C’est qu’il faudra alors fuir loin, une distance que ne se permettent pas un samedi ceux qui comprennent la Torah à la lettre… Tel est le danger de l’interprétation littérale : « La lettre tue, mais l’Esprit vivifie », dit Paul (2 Corinthiens 3,6). ### Le second récit de la création (Genèse 2,4-25) J’ai déjà signalé que dans ce récit, la femme fut créée de la côte de l’homme ; 3 autres points sont à considérer : 1. l’Arbre de la connaissance du Bien et du Mal, 2. Les noms donnés par l’homme aux animaux, 3. L’état du premier couple humain. #### L’Arbre de la connaissance du Bien et du Mal (Genèse 2,17) Il se trouve au milieu du Paradis et n’est pas une réalité botanique, mais une métaphore, c’est une action ou une attitude que Dieu juge mauvaise et que l’homme doit éviter sous peine d’en subir les conséquences. L’homme doit avoir un certain comportement envers Dieu : une relation filiale affectueuse, simple et totalement confiante. Remarque bien qu’il s’agit d’un arbre « de **connaissance** », et non point d’une pomme comme certains le pensent. C’est une réalité d’ordre moral, non végétal. Comment faut-il comprendre la nature de cet « arbre de la connaissance du Bien et du Mal » ? C’est le fait d’apprécier soi-même, sans référence à Dieu, ce qui est bien et ce qui est mal, se sentir libre de juger bon ce que le Créateur déconseille. On entend souvent aujourd’hui, des gens dire : « Pourquoi telle action défendue est-elle mal ? » Et ils vont jusqu’à conclure au nom de la liberté qu’elle est bien… même si, pour Dieu, elle est mauvaise (drogue, homosexualité, pédophilie, violence, pornographie, etc.). C’est pourquoi le prophète Isaïe avait dit : « Malheur à ceux qui appellent le Mal Bien et le Bien Mal… » (Isaïe 5,20). Certains se laissent attirer par le désir ou la curiosité de connaître le Mal, d’en faire l’expérience. Il est utile de connaître le Bien en le pratiquant, mais toujours nocif de se livrer au Mal. Il faut prier pour ne pas « succomber à la tentation » du mal qui sait se rendre séduisant en prenant l’aspect du bien (voir Matthieu 6,13) ; « Satan lui-même se déguise bien en ange de lumière », dit St Paul (2 Corinthiens 11,14). L’Arbre de la connaissance du Bien et du Mal représente donc une tentation : désirer se libérer de Dieu pour juger comme lui, être son égal et n’avoir aucun compte à lui rendre, aucun conseil à lui demander, décider soi-même, « comme un adulte », être indépendant de Dieu. Or ce n’est pas dans cet esprit de conflit qu’on vit avec Dieu, mais dans un esprit de collaboration divino-humaine, un esprit d’échange entre père et fils. Nous avons tous besoin du conseil d’un tel ou d’un tel autre ; l’homme consulte dans son travail ceux qui sont plus expérimentés que lui et, pour obtenir des diplômes professionnels, il faut avoir l’humilité de passer d’abord par les universités. On ne peut être bon professeur sans avoir été bon élève. On ne peut atteindre la maturité sans passer par l’enfance. Pourquoi donc, quand il s’agit de Dieu, le Maître de la Vie, faut-il penser à prendre son « indépendance » pour juger des choses vitales, souvent si complexes et si délicates ? Cette sorte d’indépendance est « un arbre de connaissance » du Mal auquel on ne touche pas impunément. Il faut triompher du désir de cette fausse indépendance, chasser ces idées orgueilleuses si l’on veut bien vivre. Car à trop ruminer une tentation - comme fit Ève dans Genèse 3,6 - l’on finit par tomber dans le piège. Acceptons donc de nous mettre à l’école de Dieu si nous voulons apprendre ce qu’est la vraie vie. Ne soyons ni agent, ni victime du Mal. Tel est l’enseignement de Genèse 2,17. Son but est de maintenir l’homme dans la mentalité vivifiante de Dieu, l’Esprit Saint. #### Les noms sont donnés par l’homme, non par Dieu, aux animaux Remarque, en effet, que le Créateur ne donne pas leurs noms aux animaux : « Il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait : chacun devait porter le nom que l’homme lui aurait donné » (Genèse 2,19). C’est une manière d’exprimer la liberté de l’homme et une certaine indépendance qui le rend collaborateur de Dieu, supérieur à l’animal. Ici apparaît un aspect de la collaboration entre Dieu et l’homme dans la gérance du monde, une gérance conseillée par Dieu qui aurait donné le bonheur aux hommes si elle avait été respectée par eux dès le début. Donner un nom est un acte significatif et important par lequel on établit un lien affectif et intime avec l’être nommé, comme les noms donnés aux animaux apprivoisés que nous gardons à domicile ou, de plus grande importance, celui que nous donnons à nos enfants. Dans le cas de Jean-Baptiste et de Jésus, et parce qu’ils furent envoyés par Dieu, c’est Dieu lui-même qui imposa leur nom dès avant leur naissance (Luc 1,13 / Luc 1,31). Il manifeste ainsi qu’ils sont ses envoyés. Pour nous, il est encore important de connaître le nom d’une personne ou même d’un animal domestique. Tout porte un nom, et ce qui n’est pas nommé n’a pas de valeur. C’est pourquoi les écrivains de la Genèse ne donnèrent pas de nom au soleil ni à la lune quand ils furent créés (Genèse 1,14-19). #### L’état du premier couple au Paradis. Il s’agit de l’état d’âme, la condition psychologique et spirituelle du premier couple. D’après le deuxième récit, Adam, sans Ève, se sentait tout seul : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul », dit le Créateur. « Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie » (Genèse 2,18). Mais parmi les animaux il ne s’en trouva aucun pour remplir le vide dans son cœur : « Il ne trouva pas d’aide qui lui fut **assortie** » (Genèse 2,21). L’homme avait besoin d’une **personne**, d’une compagne avec qui dialoguer et qui soit, comme lui, créée à l’image de Dieu, douée d’intelligence et capable d’amour pour le comprendre. C’est la seule « aide qui lui soit **assortie** ». Dieu décida donc que l’homme doit être un couple humain, complémentaire l’un de l’autre : masculin et féminin. Décision géniale ! Dieu fit la première « opération chirurgicale » sous anesthésie de l’histoire humaine : « Il fit tomber sur l’homme un profond sommeil, prit une de ses côtes et referma la chair à sa place… De la côte Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme ». As-tu constaté comment, à la vue de la femme tirée de lui, l’homme **s’écria** avec enthousiasme, tout joyeux : « Ah, cette fois ! (*pas comme les autres fois avec la création des animaux*), celle-là est l’os de mes os et la chair de ma chair ! » L’homme est manifestement heureux de se trouver en face d’un être semblable à lui, une personne d’un autre sexe qui émane de lui. La première réaction de l’homme est de vouloir donner un nom à cette charmante personne qui se tient là, debout devant lui. Il ne lui demande pas son nom, il sait qu’elle n’en a pas ; il la nomme en se référant à lui-même : « Celle-ci, sera appelée Isha (*Femme*) », car en hébreu « homme » se dit « Ish », « Ish » nomme son complément féminin d’après son nom à lui : « Isha ». En français « Isha » donnerait « Hommesse », du mot « Homme ». En anglais, le mot « woman » (femme) vient de « man » (homme). Le nom de l’homme est donné exclusivement à sa partenaire humaine. Elle est, contrairement aux animaux, le reflet féminin de son propre visage. Il se reconnaît en elle. Étant sortie de sa chair, « l’homme quitte donc père et mère pour s’attacher à sa femme et redevenir ensemble une seule chair » (Genèse 2,24 / Matthieu 19,3-6). Ainsi, en s’unissant à sa femme, l’homme se retrouve, s’achève ; il replace en lui-même la côte extraite. C’est pourquoi Dieu condamne, dans l’Évangile, ceux qui, à la fin des temps, interdisent le mariage (comme font certains religieux) : « L’Esprit (*Dieu*) dit expressément que, dans les derniers temps, certains **renieront la foi** pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques… Ces gens **interdisent le mariage**… » (1 Timothée 4,1-3). Ceci ne signifie pas que le mariage doit être une obligation morale : certains trouvent en Dieu le Conjoint auquel leur cœur aspire. Cette union spirituelle avec Dieu est un appel divin fait à tous les hommes ; qu’elle se fasse directement, par un célibat librement choisi, ou à travers le mariage. De toute manière, Dieu doit être le Premier Amour ; c’est Lui qui oriente ensuite vers le célibat ou vers une union matrimoniale. Il n’y a pas une loi absolue pour ou contre le mariage. À chacun sa vocation, toutes les vocations sont également saintes puisqu’elles sont une mise en pratique de la volonté divine. Le bonheur n’est que le fruit de l’accomplissement de cette volonté. Dans quel état d’âme était le premier couple au Paradis ? L’homme et la femme baignaient dans le bonheur car Dieu les créa purs, innocents, sans tache : leur conscience était tranquille. D’où est donc venu le mal ? Aucune mauvaise pensée n’a été mise en eux par le Créateur. Et comment serait-il possible que Dieu, qui est le Bien absolu, ait déposé du mal dans l’âme et la pensée de l’homme créé par lui ? Du Bien ne vient que le bien. C’est pourquoi Ish et Isha étaient heureux, sans problème de vie et sans complexes psychologiques qui les rongeaient. En paix avec Dieu et entre eux, « ils n’avaient pas honte l’un devant l’autre » (Genèse 2,25). Ils se regardaient en face sans avoir à rougir d’une pensée indigne de leur état, et pouvaient regarder Dieu en face. Ce n’est qu’après leur révolte contre Dieu que l’homme et la femme connaîtront la honte. Cette situation règne dans le monde de nos jours encore à cause des mauvais desseins et des comportements injustes des hommes au long des siècles. On ne se regarde plus vraiment en face et l’ombre du mal plane dans la majorité des consciences. Peu d’hommes, par exemple, arrivent à résister à l’attraction de l’argent, de la gloire, du pouvoir, ou à regarder un corps nu sans avoir de désirs malsains, déséquilibrés ou refoulés. Mais au début de l’humanité, ce n’était pas ainsi : l’homme et la femme se regardaient avec vrai, profond et pur amour. Ils étaient immaculés, « nus » de tout péché et revêtus de la grâce de Dieu, vivant en permanence avec le Créateur. Puisque Dieu créa l’homme dans l’innocence, comment est entré le mal dans le monde ? C’est ce que va nous révéler le chapitre 3 de la Genèse. Lis-le avant de continuer ce cours, afin de mieux comprendre les explications qui vont suivre. Mais auparavant, prends conscience de la joie que tu as ressentie en comprenant ce que tu as déjà appris. As-tu senti les poumons de ton âme se dilater et respirer l’oxygène de la joie spirituelle en découvrant la vérité sur des points bibliques qui étaient pour toi obscurs ? ### La révolte de l’homme contre Dieu (Genèse 3) Par cette histoire symbolique que tu viens de lire, la Genèse nous apprend comment le mal est entré dans le monde : l’homme a commis l’erreur de croire le diable, au lieu d’écouter les conseils de Dieu. Ici, le serpent symbolise le diable rusé. C’est donc l’homme lui-même qui introduit le mal dans le monde. En effet, lui seul en est responsable. Il préféra croire le diable et négligea le conseil désintéressé de Dieu. Séduit par les perspectives mensongères de cet ennemi, l’homme est devenu l’esclave de Satan. Il a vite répandu les idées nocives et les désirs diaboliques dans les cœurs des générations postérieures. Le diable a eu, désormais ses agents, son engeance, sur terre pour éloigner l’humanité de Dieu. Toute l’histoire du salut consiste à exorciser l’homme en réintroduisant en lui les pensées de Dieu, le libérant ainsi de l’influence diabolique. L’homme libéré du diable parvient à demander ardemment à Dieu : « Que ta volonté soit faite… » et jamais plus la mienne. Le diable s’est approché de la femme, non de l’homme, car celui-ci, ayant parlé avec Dieu, était plus difficile à séduire. Remarque la ruse avec laquelle le serpent diabolique aborde la femme. Pour s’assurer de ne pas être repoussé par elle, il entame le dialogue avec malice en posant une simple question, mais de manière à déformer le conseil divin : « Est-ce vrai que Dieu vous a dit de ne pas manger de **tous** les arbres du jardin ? » Cette façon de présenter le problème contenait les germes d’une révolte contre Dieu. Satan voulait pousser la femme à la rébellion en lui faisant croire, qu’elle ne devait pas manger de « tous les arbres ». Avant l’intervention satanique, le couple humain était satisfait de son sort. Et la femme d’expliquer au diable : « Nous pouvons manger du fruit des arbres, mais pas de celui qui est au milieu du jardin. Dieu a dit : Vous n’en mangerez pas sous peine de mort ». Le démon savait cela ! Mais le dialogue était entamé et pour lui c’est cela qui comptait. Ce fut le premier triomphe satanique sur l’humanité. Satan pouvait désormais, après avoir gagné l’oreille de la mère des hommes, poursuivre le dialogue séculaire intérieur avec l’humanité entière. Il continua hardiment à parler à la pauvre imprudente : « Mais non, voyons, vous ne mourrez pas. Au contraire, si vous en mangez, vos yeux s’ouvriront et vous serez alors comme Dieu, connaissant le bien et le mal ». La femme fut séduite par l’idée d’être indépendante comme Dieu, de décider elle-même ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Le pire est que le diable a donné de Dieu une fausse image, celle d’un dictateur jaloux de ses prérogatives, avare de ses privilèges et voulant empêcher l’homme d’évoluer en lui défendant de se nourrir de l’arbre de la connaissance. Or c’est le contraire qui était vrai : Dieu conseille l’homme de ne pas y toucher pour **ne pas mourir**, mais être immortel comme Dieu : vivant et heureux à jamais. Car la mort de l’homme est due au faux discernement du bien et du mal. Pour être « comme Dieu », nous devons penser « comme Lui », discerner selon Lui. Voilà l’Esprit Saint que Jésus nous a dit de demander à Dieu (Luc 11,13). Cet Esprit nous donne la vie éternelle et, par lui, nous devenons comme Dieu, immortels. Quelle attitude aurait dû avoir la femme devant les avances du diable ? L’indifférence ! C’est le plus grand des mépris. Elle aurait dû, au moins, être prudente et demander l’identité de son interlocuteur : « Qui es-tu ? ». Elle qui était à l’image de Dieu, aurait dû comparer cette image à celle qui lui parlait. C’était l’attitude de Marie, la Vierge de Nazareth, devant l’ange Gabriel : « Elle se demandait ce que signifiait la salutation de l’ange » (Luc 1,29). Si « Isha » s’était demandé ce que signifiaient les paroles de son malin interlocuteur, elle aurait bien embarrassé la maudite vipère. En effet le diable savait bien que Dieu n’avait pas défendu à l’homme de manger de **tous** les arbres du jardin ; la femme aussi le savait ; et elle aurait dû se munir de discernement pour confondre le diable. Mais elle fut aveuglée par l’orgueil : devenir comme Dieu. C’est toutefois « comme Dieu » que Dieu lui-même veut nous rendre. Nous ne pouvons le devenir que **par** lui. L’homme voulait le devenir **sans** lui. En cela réside sa faute. La femme succomba et entraîna son mari dans son emportement contre Dieu. Après avoir « mangé » le fruit défendu, leurs yeux à tous les deux s’ouvrirent, en effet, comme le diable l’avait dit à la femme, mais pour constater combien était ridicule la situation dans laquelle ils s’étaient volontairement mis. Ils eurent honte de leur faute réalisant qu’ils ne contemplaient plus la face vivifiante de Dieu, mais le visage cynique de leur séducteur satanique. C’est à ce spectacle désespérant que leurs yeux s’ouvrirent, réalisant qu’ils furent trompés. Jésus est venu pour rouvrir les yeux de ses fidèles sur la Face vivifiante de Dieu : « Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu » (Matthieu 5,8). Cette expérience fut pour le premier couple un choc. Rien n’était plus pareil, tout avait changé entre Dieu et eux et entre eux-mêmes. Ils n’osaient plus ni Le regarder, ni se regarder en face. Ils réalisèrent que leur bonheur était dû à la grâce divine et qu’ils l’avaient perdue. Maintenant ils se sentent nus, dépourvus du bienfait des rayons divins. L’homme a voulu faire l’expérience du mal et il en connut l’amertume. Ce goût amer du néant est dû au retrait de Dieu de l’âme qui lui résiste, la laissant dans la solitude, en proie à la tristesse. Car Dieu se propose, mais jamais ne s’impose. Le diable réussit à séparer l’homme de Dieu. Ainsi malheur, tristesse et honte furent « le fruit » cueilli par l’homme sur « l’arbre » qu’il ne devait pas toucher. Ces sentiments déprimants sont la source des complexes humains, ils engendrent toutes sortes de déséquilibres : culpabilité, infériorité, fausse pudeur, etc. L’homme essaye souvent de se relever, mais pour tomber dans l’excès contraire : effronterie, orgueil et arrogance, libertinage, etc. L’homme ne peut se redresser sans Dieu. La chute du premier couple humain est connue comme « le péché originel ». Ses conséquences ne se sont pas limitées aux premiers parents, mais contaminèrent leurs descendants. Nous avons tous hérité des tares de ce premier péché, tout comme l’enfant subit les conséquences d’un déséquilibre familial ou social. La honte étouffait l’homme et la femme jusqu’à rendre leur nudité corporelle insupportable. Les feuilles de figuier dont ils firent un pagne pour s’en revêtir sont symboliques : cacher la faute commise spirituellement en couvrant le corps. Or, c’est au niveau de l’âme que la faute s’est passée. La Bible emploie souvent l’expression « mettre à nu » pour révéler les intentions réelles de l’âme, pour dénoncer les crimes et les fautes (voir Jérémie 13,26 / Lamentations 1,8 / Nahum 3,5 / 2 Corinthiens 5,1-5). L’homme et sa femme ne veulent pas être vus par Dieu dans leur état misérable, alors ils se couvrent le corps. Pour la première fois, ils ont peur de L’affronter. Quand Dieu s’approche d’eux, dans leur conscience souillée, ils détournent les yeux de l’âme, comme tous les coupables qui se sentent découverts. Adam et Ève fuient en entendant Dieu s’approcher, au lieu de courir vers Lui spontanément. Cette fuite devant Dieu a marqué l’humanité : l’homme a peur de Dieu, évite son regard et s’en éloigne. Tel est l’héritage du péché originel. Constate que ni l’homme ni la femme ne demandent pardon. L’homme jette le blâme sur la femme et, indirectement, sur Dieu Lui-même pour la lui avoir donnée : « C’est la femme que **tu m’as donnée** qui m’a donné du fruit et j’en ai mangé ». Il semble reprocher à Dieu de lui avoir donné la compagne qui faisait sa joie auparavant. La femme, à son tour, fait retomber la responsabilité sur le diable. Cela aurait été si merveilleux si l’homme et sa femme, ensemble, avaient demandé pardon à Celui qu’ils venaient d’offenser : « Une faute avouée est à demi pardonnée », dit-on. Mais l’homme préfère, le plus souvent, se disculper et rendre quelqu’un d’autre responsable de ses fautes. Adam et Ève… c’est aussi nous ! Comment réparer l’erreur ? Qui s’en soucie ? Quand nous fautons, nous devons nous en excuser. Combien demandent pardon à Dieu du fond du cœur, non du bout des lèvres ? Quelle a été la nature exacte du premier péché humain ? Plusieurs commentateurs et interprètes ont cherché à la comprendre. Je pense, comme certains interprètes, que ce fut une tentative humaine d’usurper la souveraineté divine : détrôner Dieu pour régner à sa place, être auto suffisant et décider sans Dieu des affaires de la vie, choisir soi-même ce qui est bien et ce qui est mal, décidant seul de ce qui rend l’homme heureux ou malheureux. L’échec de l’homme lui ouvrit les yeux : il se rendit compte que, sans Dieu, il ne pouvait être pleinement heureux. Il en eut honte. Jésus est venu nous redonner Dieu, nous remettre en sa vivifiante compagnie. C’est pourquoi les prophètes qui L’annoncèrent L’avaient appelé « Emmanuel » qui signifie en hébreu « Dieu avec nous » (Isaïe 7,14 / Matthieu 1,22). Jésus ramène l’homme à Dieu. Il n’y a pas d’autre chemin (Jean 14,6) ; le pardon divin s’obtient par la foi en Jésus (1 Jean 2,12 / Colossiens 2,13). Certains pensent que le péché originel était d’ordre sexuel. Cela ne semble pas être le cas puisque Dieu demanda au premier couple de multiplier et de remplir la terre (Genèse 1,28). Toutefois, si ce péché avait pris la forme d’un acte sexuel, c’est que cet acte avait été accompli sans Dieu ou dans un esprit de défi à Dieu, un esprit de pure sensualité, au niveau du simple instinct et du seul plaisir de la chair (comme beaucoup le font dans le monde de la pornographie), excluant les sentiments d’amour profond et de communion spirituelle du couple en Dieu. Ceci expliquerait pourquoi, après la faute, Dieu dit à la femme : « Ta convoitise (***désir sexuel***) te poussera vers ton mari… » (Genèse 3,16). Après la faute, ce ne sera plus le cœur qui réglera les relations entre l’homme et la femme, mais le désir sexuel : et désormais l’homme « dominera » la femme, comme nous le constatons dans plusieurs sociétés depuis des temps mémorables. L’harmonie du couple fut rompue, cédant la place à un déséquilibre croissant et difficilement surmontable. Nous constatons ce déséquilibre qui mène au divorce, à la polygamie, à l’adultère et aux situations souvent si dramatiques dans les familles humaines dans le monde entier. Tel est le fruit de l’esprit du diable introduit par l’homme dans le cœur de l’humanité lors du péché originel. Il ne faut pas croire que seuls nos premiers parents sont responsables de cette faute dramatique : des milliards d’hommes après eux, jusqu’à nos jours, continuent à aggraver la situation, proclamant ainsi leur solidarité avec le péché du premier couple, sans penser à tirer la leçon du passé. Encore, par millions, les hommes résistent à l’Esprit de Dieu, lui préférant leur esprit ou celui de la vipère antique qui dérouta le premier homme. L’homme moderne, ébloui par la fausse science et gonflé par l’orgueil, s’obstine à croire qu’il peut se passer de Dieu ; il veut juger d’après sa petite tête de ce qui est bien pour lui et de ce qui est mal. L’humanité a ainsi abouti à la pollution matérielle et au danger nucléaire qui menacent l’existence même des hommes. La pollution spirituelle est encore plus grave et résulte du fait que l’homme néglige les conseils du Ciel et n’écoute que les suggestions de l’Enfer. Et quand l’homme se porte mal, au lieu de remettre en question son attitude, il en veut à Dieu… qui lui avait pourtant recommandé de ne pas faire ce qui l’a rendu malade et triste. Pense aux drogues et aux homosexuels qui ont manifesté contre Dieu après avoir été atteints de « sida »… Cela ressemble au malade qui refuse de prendre les médicaments prescrits par le médecin ; sa maladie s’aggrave et sa colère éclate contre le médecin… au lieu de s’en prendre à lui-même. Remarque que Dieu ne maudit que le diable, car celui-ci savait bien ce qu’il faisait. Mais l’homme et la femme n’étaient pas **pleinement** conscients de la gravité et des conséquences de leur acte. Aussi, Dieu laisse-t-il entrevoir un espoir de rachat futur en annonçant que les enfants de la femme prendront leur revanche et triompheront un jour des enfants du diable. Dieu dit en effet au diable : « Tu es maudit entre tous les animaux… Je mettrai l’hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et la sienne. **Elle t’écrasera la tête**, et toi, tu l’atteindras au talon » (Genèse 3,15). Ce verset est la première annonce de la venue d’une descendance humain - le Messie - qui va sauver les hommes de la prison psychologique et spirituelle dans laquelle les démons les avaient jetés. La femme et sa descendance qui écrasent la tête du diable est la Vierge Marie et son Fils, Jésus, avec tous les siens, les hommes de bonne volonté du monde entier. Dans sa miséricorde infinie, Dieu donne à l’homme l’occasion de se racheter, de réparer son tort. Cette possibilité est symbolisée par les vêtements de peaux dont le Créateur couvre la nudité de l’homme. Adam et Ève voulaient couvrir leur honte avec des « feuilles de figuier » (Genèse 3,7). Ce vêtement n’est pas résistant. Aussi Dieu, en bon Père, leur offre-t-il « des tuniques de peau et les en vêtit » pour exprimer sa compassion et encourager l’homme à chercher une voie de sortie de sa confusion. Cela permet à ceux qui aiment Dieu de retrouver la route du retour à Lui, sachant qu’Il est compréhensif, qu’Il les aidera à se remodeler à son image perdue par le péché (Romains 5,12-16 / Colossiens 3,10). Car le péché détruit en nous l’image de Dieu. Par le péché, Satan a façonné l’humanité à son image. Jésus est venu redonner à l’homme l’image de Dieu. Après la chute, « l’homme appela sa femme ‘Ève’, parce qu’elle fut la mère de tous les croyants » (Genèse 3,20). Ce nouveau nom d’Isha indique une situation nouvelle : la femme ne se situe plus d’après l’homme, mais d’après sa grande mission : donner la vie à l’humanité. Car Ève, en hébreu, se dit « Havva », qui signifie « vie ». Remarque que le nom de l’homme « Adam », n’est pas mentionné. Plus tard le nom d’Adam lui fut donné par rapport à son origine, car « Adama » en hébreu signifie « terre », « glaise » ou « boue » dont Dieu forma l’homme. D’où son nom « Adam » qui se traduit donc en « Terreux », « Glaiseux » ou « Boueux » par rapport à son extraction. Le nom d’Adam est mentionné pour la première fois dans Genèse 4,25. Après la chute, l’attitude de Dieu change envers l’homme : avec une pointe d’ironie, il dit de sa créature : « Voici que l’homme est devenu comme l’un de nous ; il connaît le bien et le mal ! » L’homme mérita cette moquerie. Il mérita aussi d’être éloigné du Paradis avant de commettre encore une bêtise : « Il pourrait étendre la main et cueillir **aussi** de l’arbre de vie pour en manger et vivre à jamais !… » (Genèse 3,22). Encore une ironie méritée et humiliante. Car l’homme voudrait vivre éternellement… comme Dieu… sans mourir, mais sur terre, et sans avoir à comparaître devant le Juge Éternel. N’est-ce pas là, le désir de beaucoup d’hommes qui recherchent des sérums de longévité ? Et par les moyens les plus ridicules : des sociétés embaument à prix d’or les corps des clients intéressés et les gardent dans des frigidaires spéciaux en attendant que soit découvert le produit « miracle » de retour à la vie corporelle, pour l’injecter dans la dépouille et « ressusciter » le client… ravi de retrouver la vie dans ce bas monde… Encore faut-il que ces sociétés de « résurrection » soient elles-mêmes en vie…! Qu’est-ce pour l’homme qu’être chassé du Paradis ? Est-ce être exilé d’un endroit terrestre ? Non, il ne s’agit pas de cela : le Paradis en question est un état d’âme : le bonheur. L’homme était pleinement heureux avant de décider de se prendre en charge lui-même, de se « libérer » de Dieu. Le Créateur avait tout donné à l’homme, gratuitement. Celui-ci ne manquait de rien, ni sur les plans spirituel et psychologique comblé qu’il était par l’amour de son Créateur ni sur le plan matériel, étant comblé par l’abondance des produits de la terre. La vie était sans problème sur tous les plans. Ce qui rend la vie difficile, voire impossible par moment, ce sont les systèmes économiques introduits par des hommes avides de possession, un mode de vie nocif (vie mondaine coûteuse, boissons alcooliques, cigares, cigarettes, jeux de hasard, casinos, vêtements signés haute-couture, etc.). Pourtant la terre produit calmement et constamment pour tous. Les produits sont si abondants que certains pays riches en ont en surcroît ; ce surplus est détruit pour maintenir les prix élevés, au lieu d’être distribué au Tiers-monde affamé. Les trusts internationaux et les sociétés de consommation n’ont pas rendu l’homme heureux : c’est le chômage, l’inflation, l’insatisfaction dans le monde. La grande part de l’économie mondiale est consacrée aux armes destinées à la destruction… Et la terre que Dieu créa continue à donner à l’homme ce qu’elle a de meilleur… Et l’homme s’acharne à rendre la terre de moins en moins habitable et capable de le nourrir, polluée par les déchets nocifs (nucléaire et autre) dont il la sature. De tout temps, l’homme s’entête à vouloir mener **sa** vie comme il l’entend, sans Dieu. Le résultat ? Les riches ont tout ce que l’argent peut acheter, mais ils ne sont pas satisfaits pour autant : car l’argent ne peut acheter le bonheur et la tranquillité de la conscience. Malgré l’abondance dans laquelle ils vivent, beaucoup de riches préfèrent le suicide à la vie. C’est que leur vie est sans Dieu. L’« indépendance » de l’homme lui a rendu la vie dure et désagréable. C’est pourquoi Dieu avait dit à l’homme que la terre serait maudite « à cause de toi (***par ta faute***). À force de peines tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. À la sueur de ton front tu mangeras ton pain (***à cause de ta mauvaise gérance***) » (Genèse 3,17-19). L’homme a toujours tendance à se fermer aux conseils du Créateur, préférant s’entourer de conseillers humains moins efficaces. Pourtant Dieu est ce « Conseiller merveilleux » dont parle le prophète Isaïe (Isaïe 9,5). Ainsi, l’homme fut banni du bonheur en rejetant la Source de ses propres mains. Dès lors, il vagabonde à la recherche d’un substitut au vrai bonheur, croyant le trouver tantôt dans l’argent, tantôt dans les plaisirs ou dans la vaine gloire. Le texte de la Genèse dit que « Dieu le renvoya du jardin d’Eden pour cultiver le sol » (Genèse 3,23). Si Dieu a renvoyé l’homme, c’est parce que celui-ci tenait à mener sa propre vie sans l’intervention de Dieu ; qu’il aille donc s’épuiser à cultiver le sol, ce sol qui était prêt à tout lui donner sans fatigue (lis Matthieu 6,24-34). Mais l’homme a préféré se laisser engloutir par la matière. **La chute originelle** eut donc deux conséquences malheureuses pour l’humanité entière : **1. La première, la plus néfaste, est d’ordre psychologique et spirituel :** L’esprit de l’homme et son âme ont chuté dans le corps, devenant soumis à la chair, insensibles, comme anesthésiés. Le choc reçu leur fit littéralement perdre conscience. L’homme perdit ainsi ses facultés spirituelles et psychologiques, devenant fragile, incapable de s’orienter **par l’intérieur**. Cette chute conduit à l’errance du cœur et de l’intellect ; l’angoisse s’installa dans l’âme humaine. Poètes, philosophes et intellectuels de tout temps cherchèrent en vain à comprendre et à analyser les raisons de l’inquiétude humaine. Seule la Révélation divine nous éclaira. La désobéissance de l’Homme a introduit Satan dans le subconscient de l’humanité entière. Satan obtient droit de séjour et d’intervention dans la volonté de l’homme et parle désormais au nom de celui-ci. Il se déguise en usurpant l’identité de l’homme. Ainsi, quand nous disons « je » ou « je veux », il nous faut discerner qui s’exprime. **Qui est ce « je », qui parle en nous ?** Qui désire ? Dieu, Satan ou nous-même ? Là se trouve la base du discernement. Le Christ vient nous « rebrancher » sur Dieu et nous libérer du parasitage satanique. C’est pourquoi Jésus dit à ses ennemis : « Vous avez pour père le diable et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir » (Jean 8,44). Ils n’en étaient pas conscients, mais cependant bien consentants. Il est toujours salutaire de s’assurer que ce que l’on désire est en harmonie avec la volonté de Dieu, avec son plan pour la libération de l’humanité. Tombé entièrement dans son corps, l’homme ne pouvait découvrir la vie de l’âme qu’à partir des sensations physiques, puisque la réflexion et les sentiments étaient enfermés dans le corps. L’homme vit désormais terre à terre, incapable de retrouver par lui-même et en lui-même la vie de l’âme dont il n’en ressent qu’une vague nostalgie. Malgré cela, Dieu, par Jésus, tend la main à l’homme. Celui qui saisit cette main divine voit son âme s’élever à sa destination d’origine. Ce retour de l’âme à la vie est appelé par l’Évangile « La Première Résurrection » (Apocalypse 20,5-6 / Jean 5,25-26). **2. La deuxième conséquence est d’ordre matériel et temporel :** La vie de l’homme sur terre est rendue difficile par la faute de l’homme lui-même. Toute l’histoire du salut humain vise à sortir l’homme du pétrin où il s’est volontairement embourbé. Il a fallu tout l’amour et le génie de Dieu, son tendre Créateur pour le sortir de son égarement par son Envoyé : Jésus. La morale de cette histoire est qu’il ne faut pas dialoguer avec la tentation : on ne discute pas avec le diable, comme on ne joue pas avec le feu. Ne faisons pas comme Ève qui s’attardait à contempler ce qui était défendu, le trouvant bon quand Dieu avait dit qu’il donnait la mort. Croyons Dieu, même si le mal « paraît » bon à **nos** yeux. Que la faute d’Ève nous serve à démasquer la mort qui se présente à nous sous une forme séductrice. Faisons comme Marie, cette jeune fille au cœur pur qui mérita d’être la digne Mère du Messie, le Sauveur des hommes. Elle n’a jamais accepté d’écouter la voix séductrice du « serpent » satanique, elle l’ignora tout simplement, n’ayant d’yeux et d’oreilles que pour Dieu, ne voulant accomplir que son plan à Lui. C’est pourquoi on l’appelle la « Nouvelle Ève », la nouvelle Mère des vivants, c’est-à-dire des croyants, Elle dont les enfants fracassent le crâne du diable (Genèse 3,15). J’ai longuement expliqué les trois premiers chapitres de la Genèse afin de t’inculquer un esprit te permettant de comprendre la Bible selon l’intention de Dieu. Méfie-toi de comprendre à la lettre les histoires que tu as lues sur la création et la chute. Recherche le sens spirituel profond à travers les allégories, sans te laisser enchaîner par le sens littéral qui ferme l’horizon de la recherche et de la compréhension. Le monde n’a pas été créé en 6 jours, ni le soleil le 4e jour ; un serpent ne s’est pas matériellement présenté à Ève : ce serpent symbolise les idées inspirées par le diable à l’homme en général, pas nécessairement à la femme, de façon subtile et tortueuse, comme un serpent, pour séduire sans être reconnu. Par ailleurs, nous pouvons croire à la théorie de l’évolution sans cesser de croire en Dieu. Dans ce cas, Dieu aurait créé de manière évolutive. Il n’y a aucun fondement scientifique soutenant ceux qui prétendent que l’évolution démontre la non-existence de Dieu : s’il y a évolution, il y a donc « Celui » qui fait évoluer : Dieu. C’est Lui qui aura « programmé » cette évolution, comme se développe (évolue) un embryon, à partir des germes minuscules, vers la taille humaine adulte. Ceux qui croient à la théorie fixiste (c’est-à-dire que Dieu créa l’homme tel qu’il est, sans évoluer à partir d’un stade animal inférieur) et les tenants de l’évolution tombent ainsi d’accord sur le point essentiel pour la Bible : Dieu est l’unique Créateur. À la science de déterminer le mode de création !… Maintenant, lis le chapitre 4 de la Genèse avant de poursuivre le cours. ### Caïn et Abel : l’homme tue l’homme son frère (Genèse 4) Tu viens de lire une histoire symbolique, qui révèle comment le mal s’est propagé sur terre entre l’homme et l’homme, son frère, après avoir été commis par l’homme contre Dieu, son « Père ». Cette histoire, comme celles qui l’ont précédée, est allégorique et ne doit pas être comprise à la lettre, n’étant pas arrivée exactement ainsi. Car il n’y avait sur terre littéralement parlant qu’Adam, Ève et leurs deux enfants ; qui serait donc ce « premier venu » par qui Caïn craignait d’être tué (Genèse 4,15) ? Il s’agit donc de générations et les noms de Caïn et d’Abel ne sont que symboliques : ils n’ont pas de réalité historique. Tous les jours Caïn tue Abel. Pourquoi Dieu refusa-t-il l’offrande de Caïn et agréa celle d’Abel ? Il y a là un enseignement que la Bible veut nous livrer. Beaucoup s’arrêtent sur le déroulement historique de ce récit, sans chercher à en découvrir **la moralité**. Pour comprendre ce texte, il faut lire entre les lignes. Remarque que Caïn présenta « des produits du sol » (*… n’importe lesquels… les mauvais plutôt pour s’en débarrasser… et pour en finir avec ce devoir pesant d’offrir quelque chose à Yahvé*). Par contre, Abel « offrit des **premiers-nés** (*ce qu’il avait de mieux*) de son troupeau, et **même** de leur graisse (*si précieuse à garder pour la cuisine… Mais pour Abel rien n’était trop bon pour Dieu*) ». Ceci veut dire que Caïn offrit à contrecœur, avec avarice et par contrainte, sans amour. Par contre, Abel offrit spontanément le meilleur, et de tout son cœur. L’on comprend alors l’attitude de Dieu. Nous agissons de même et nous refusons souvent, nous aussi, un cadeau offert par des personnes mal intentionnées. Refuser un cadeau de quelqu’un c’est rejeter la personne qui le présente. Il faut avoir de bonnes raisons pour agir ainsi. Devant le refus de Dieu, Caïn aurait dû prendre conscience de ses propres manquements, par égard dû à la dignité de Celui à qui il voulait offrir ses dons imparfaits. Il aurait dû se ressaisir, s’excuser, puis se racheter en présentant de bon cœur une offrande agréable. Dieu dit aux prêtres juifs par le prophète Malachie : « Vous me dédaignez… Vous amenez l’animal dérobé, le boiteux et le malade, et vous l’amenez en offrande. Puis-je l’agréer de vos mains ? Maudit soit le coquin qui possède dans son troupeau un mâle qu’il a promis par vœu et qui me sacrifie une bête avariée » (Malachie 1,13-14). Le prophète Amos dit aussi aux Juifs de la part de Dieu : « Je ne trouve à vos offrandes aucun agrément, je n’en veux pas » (Amos 5,22), puis il ajoute que l’offrande agréée de Dieu est la pratique de la bonté et de la justice (Amos 5,24). C’est parce que ces offrandes se faisaient dans l’esprit de Caïn que Dieu les refusa. Tout ce qui est donné sans amour n’a aucune valeur aux yeux de Dieu. Jésus avait loué une femme pauvre qui n’avait mis qu’une petite pièce de monnaie dans la caisse des pauvres, jugeant qu’elle avait mis plus que les riches, ayant donné de tout cœur et de son nécessaire, non de son superflu (Luc 21,1-4). Dans ce même esprit, Paul dit que donner tout son argent aux pauvres sans donner l’amour ne sert à rien (1 Corinthiens 13,3). Se voyant repoussé, Caïn s’en prend à son frère au lieu de se repentir. Il envenime son état, se laisse envahir par la jalousie et l’envie au point de tuer son unique frère. Et quand Dieu lui demanda des nouvelles de son frère, il répond avec arrogance : « Suis-je le gardien de mon frère ? » Loin d’être son gardien, il fut son bourreau ! Aussi Dieu maudit Caïn pour son crime, pour son impénitence et son impertinence. La malédiction de Caïn est la deuxième mentionnée par la Genèse. La première malédiction divine tomba sur le diable. Caïn représente ainsi la descendance et l’image du diable sur terre. Cette descendance maudite sera l’instrument de Satan tout au long des siècles. Les enfants de la Femme, de la « Nouvelle Ève », sont appelés par Dieu à combattre et à vaincre cette descendance diabolique (Apocalypse 12,17). Que signifie le signe que Dieu mit sur Caïn pour qu’on ne le tue pas ? Il est symbolique et représente la violence dont le visage de ce fratricide est marqué à tout jamais. Son front sévère, son visage dur et son regard méchant reflètent la haine ancrée dans son âme. Ce n’est donc pas Caïn qui doit avoir peur du « premier venu », mais, au contraire, chacun aura désormais à craindre ce criminel, rien que par son aspect. Ce sont Caïn et ses semblables qui font peur aux hommes, car si un Caïn est tué, il sera vengé par « 7 » autres. Caïn, chassé par Dieu, hésite à s’éloigner sous prétexte qu’on le tuera. Il désirait rester auprès de Dieu, non pour se repentir et changer de vie, mais pour être en sécurité… tout en commettant le mal. Dieu lui dit alors ce qui signifie : « Va, sors d’ici : ce n’est pas toi, criminel, qui dois avoir peur des autres ; c’est plutôt toi qui fais peur à 7 autres », c’est-à-dire à une multitude (Genèse 4,15). Le chiffre 7 est symbolique : il désigne la plénitude ; Jésus dit à Pierre de pardonner 77 fois 7 fois à qui se repent sincèrement, c’est-à-dire un nombre illimité de fois (Matthieu 18,21). Caïn finit par se « retirer de la présence de Yahvé pour séjourner au pays de Nod » (Genèse 4,16). Ce pays est symbolique : Nod signifie « errance » en hébreu et symbolise la perdition de l’âme. Ce n’est donc pas un lieu géographique, mais un triste état d’âme, pire encore que celui dû au péché originel. Car pour ce genre de faute qui mérite la malédiction de Dieu il n’y a pas d’espoir de libération de l’âme : c’est le péché contre l’Esprit de Dieu pour lequel le pardon n’est pas possible, puisqu’il n’y a pas de repentir (Luc 12,10 / 1 Jean 5,16-17). Par Caïn et ses semblables, le mal s’est propagé et aggravé dans le monde, les fils de Caïn devenant encore pire que leur père fratricide. Tel est le sens de l’histoire de Lamek (Genèse 4,19-24). Relis-la : Lamek menace ses deux épouses, Ada et Cilla, des pires représailles, extériorisant son caractère intraitable et bestial : il a tué un homme qui ne l’avait que blessé et un enfant parce qu’il l’avait frappé ; car « si Caïn est vengé 7 fois, Lamek est vengé 77 fois plus…! » Après Caïn, la violence augmente, et ses descendants sont infiniment plus violents que leur ancêtre fratricide. Tu comprends mieux maintenant l’expression « être vengé 7 fois » ; retiens que le symbolisme du chiffre 7 est la plénitude ou la suffisance, comme lorsque nous disons : « J’ai répété cela 100 fois… » ; ce que nous voulons dire, c’est que nous avons répété tel sujet un nombre suffisant de fois pour être compris. Dieu, voulant restaurer le bien sur terre, donne à Adam et Ève un autre fils : « Adam avait 130 ans quand il engendra un fils à sa ressemblance, comme son image » (Genèse 5,1-3). Ce nouveau fils est l’ancêtre des hommes qui doivent combattre le mal propagé par Caïn et sa descendance. Remarque que ce nouveau fils, nommé Seth, est à l’image d’Adam, non à l’image de Dieu, déformée en Adam par sa faute. Image déformée, mais non complètement irrémédiablement détruite, comme ce fut le cas avec Caïn et Lamek. La restauration de l’image divine est donc possible dans le cas de Seth et ses semblables. Cette « chirurgie esthétique » spirituelle vise à remodeler l’aspect moral de l’homme à celui de Dieu. Elle a pour modèle la Face lumineuse de Jésus qui, à son tour, nous donne le prototype du visage agréé par Dieu, celui de Marie sa Mère. S’abandonnant à la volonté divine, Marie répondit à l’ange Gabriel lui annonçant la naissance de Jésus : « Je suis la servante du Seigneur qu’il me soit fait selon tes paroles » (Luc 1,38). Que Marie nous aide à reconquérir l’image de Dieu pour évoluer vers la perfection humaine dont la cime est de ressembler à Dieu. Ainsi donc, après la faute d’Adam, les hommes engendrent leurs enfants à leur image, non à celle de Dieu qui était parfaite en Adam avant la chute. Tel est le triste héritage du péché originel : une image divine devenue floue, presque méconnaissable selon le cas, mais récupérable à certaines conditions. Ici réside la responsabilité des parents. Quelle image de Dieu les parents donnent-ils à leurs enfants ? Quelle idée se font-ils eux-mêmes de Dieu ? Ont-ils, du moins, le souci de connaître Dieu, de découvrir son vrai « Nom », son vrai visage, ce qu’Il est vraiment, pour Le révéler à leurs progénitures ? Veulent-ils être de bons parents en aidant leurs enfants à évoluer ou bien les arrêtent-ils à leur propre image déformée ? Autant de questions que ce texte nous invite à nous poser dans le programme de déconditionnement et de prise de conscience entrepris au début de cet itinéraire spirituel. La prière enseignée par Jésus : « Père que ton Nom soit sanctifié », prend toute son importance et signifie : « Père que je connaisse ton vrai visage, pour le refléter ». Ève nomma son nouveau fils Seth (en hébreu « Shat » signifie « Accordé »). Elle le nomma ainsi car Dieu lui a « **accordé** un autre fils » pour remplacer Abel. Seth est à l’image d’Adam, non de Dieu. Retiens bien son nom car les écrivains bibliques en ont fait le successeur d’Adam et l’ancêtre des « fils de Dieu » sur terre, le lignage de « la Femme » qui doit écraser la tête du serpent satanique (Genèse 3,15). Lis le chapitre 5 de la Genèse et sois attentif aux phrases qui se répètent rythmiquement et **intentionnellement**: « Tel (*le nom est dit*) engendra un tel (*le nom est dit*) et (*d’autres*) fils et filles (*dont les noms ne sont pas rapportés*) ». Il y a une intention à cela : ceux dont les noms sont mentionnés sont considérés comme étant les ancêtres des Juifs. Ceux qui ne sont pas mentionnés sont les ancêtres des autres peuples. Souviens-toi que donner un nom c’est donner une valeur, et s’abstenir de nommer signifie mépriser. Cette généalogie imaginaire a pour but de séparer les hommes en deux catégories : les élus qui sont nommés et les déchus qui n’ont pas de nom. Les écrivains de la Genèse (scribes et prêtres juifs), pensaient que seuls les Juifs étaient « à l’image de Dieu ». Cet arbre généalogique fut inventé par eux pour élever la dignité des Juifs au détriment de celle des Païens (goïms) de l’époque. Elle n’a donc aucune réalité historique. Les Juifs se considèrent les uniques « fils de Dieu » sur terre, descendant directement de Seth et de sa lignée **qui porte un nom**. Ils se présentent comme le « peuple élu ». D’après eux, les « autres fils et filles » de la lignée de Seth, ceux qui ne sont pas nommés, ne portent pas l’image de Dieu, n’étant pas à l’image de Seth et de ses descendants nommés. C’est pourquoi ils ne sont pas considérés par les Juifs comme des hommes, mais des « homoïdes », un degré moins que les hommes (les Juifs) et un degré plus que les animaux, quelque part entre le juif (qui est homme) et le singe. L’interprétation spirituelle de cette généalogie est la suivante : les descendants « nommés » de Seth et leur lignée, représentent tous les hommes justes et bons de toutes races et nations ; les autres « fils et filles » non nommés représentent la descendance méchante et homicide. Deux noms symboliques sont à retenir dans cette généalogie fictive : Hénok et son fils Mathusalem. Hénok parce qu’il ne mourut point, mais « il disparut, car Dieu l’enleva » sans le faire passer par la mort physique à cause de sa rectitude : « Hénok marchait avec Dieu » nous dit la Genèse (Genèse 5,21-24). Remarque l’âge d’Hénok : 365 ans, le nombre des jours de l’année solaire. Un autre homme juste connut le sort d’Hénok et ne mourut pas : le prophète Élie, enlevé au Ciel vivant. Tu liras son histoire plus tard (2 Rois 2,11-13). Hénok et Élie sont deux grandes figures à connaître : ils sont devenus des symboles d’une foi ardente et courageuse. Leur enlèvement peut être compris comme un fait symbolique ou réel, il faut surtout en retenir la moralité : les croyants fidèles ne meurent pas, comme l’a enseigné Jésus (Jean 8,51). Quant à Mathusalem, il est celui qui, d’après la Genèse, a vécu le plus longtemps sur terre : 969 ans. Ceci amène un mot sur la longévité de la vie de ces hommes. Est-elle réelle ou symbolique ? Un peu des deux à la fois. Elle est réelle même si elle est exagérée, car plus le mal et le matérialisme augmentent dans le monde, plus l’homme est atteint de maladies diverses et meurt souvent en pleine jeunesse. Il est courant, par exemple, de nos jours, où la vie quotidienne exige de certains une activité stressante, de voir des jeunes mourir foudroyés par une crise cardiaque. Cigarettes et vie hyperactive raccourcissent la vie. Le rythme turbulent de la vie moderne est contraire à la nature humaine. Nos ancêtres menaient un rythme de vie plus détendu. De plus, « ils marchaient avec Dieu ». L’enseignement à tirer de la longévité des ancêtres qui portaient l’image de Dieu, est la suivante : il faut marcher avec Dieu si l’on veut vivre longtemps. C’est pourquoi les écrivains sacrés rapportent que Dieu après l’accroissement du mal, décida de raccourcir « à 120 ans la vie de l’homme sur terre » (Genèse 6,3-5). Lis Genèse 6, puis poursuis la lecture du cours. ### Accroissement du mal et châtiment par le déluge (Genèse 6) D’après Genèse 6,2 le mal a augmenté sur terre parce que « **les fils de Dieu** trouvèrent belles **les filles des hommes** qu’elles leur convenaient et ils prirent pour femmes toutes celles qu’il leur plut ». Qui sont ces « fils de Dieu » et ces « filles des hommes » ? Pour les scribes et les rabbins qui rédigèrent ce texte, les Juifs seuls sont « fils de Dieu » (en hébreux « béni Elohim »), de **race divine**. Cette mentalité fut acquise avec le temps ; elle est due au fait qu’il y a 4000 ans, les Juifs étaient les seuls à croire au Dieu unique quand le reste de l’humanité était païen, polythéiste et idolâtre. Les Juifs pensaient qu’ils seraient à jamais les uniques « fils de Dieu », comme les Cananéens étaient « fils de Baal », les Grecs « fils de Zeus » et les Égyptiens « fils de Râ ». Jésus bouleversa les Juifs quand il enseigna que tous ceux qui croiront en lui, de toute race et nation, deviendront fils de Dieu (Jean 1,12). La faute des Juifs est de croire qu’ils sont les seuls dignes de Dieu. Ils voulurent Le monopoliser, se L’approprier. Dieu était uniquement leur Dieu et ne devait appartenir à aucun autre peuple. Aussi, quand les Apôtres de Jésus voulurent enseigner les Païens, les Juifs les en empêchèrent (1 Thessaloniciens 2,16). Paul s’insurgea donc contre eux disant : « Dieu est-il le Dieu des Juifs seulement, et non des Païens ? Certes, également des Païens ! » (Romains 3,29). D’après les scribes et les rabbins, les Juifs, étant fils de Dieu et de race divine, ne doivent pas épouser des non-juives ; ils s’abaissent en prenant pour épouses des « filles d’homme ». Les enfants d’un tel mariage ne sont pas considérés juifs, car seuls sont juifs ceux qui naissent d’une mère juive. Les « fils de Dieu » ne devaient épouser que des « filles de Dieu ». Ils ne devaient même pas fréquenter des non-juives par crainte d’être entraînés par elles au culte des idoles (Nombres 25,1-2). Les mariages mixtes étaient sévèrement condamnés (Deutéronome 7,3-4 / 1 Rois 11,1-2 / Esdras 10,44 / Néhémie 10,31). Pourtant nombreux sont les exemples de mariages mixtes, mentionnés par la Bible, même parmi les rois (le roi Salomon (1 Rois 11,1-2) / le roi Achab (1 Rois 16,31)). Le livre de Ruth rapporte l’histoire de Ruth, une moabite non-juive qui épousa un Juif. Quand il mourut, elle épousa un autre Juif « Booz », et figure avec ce dernier parmi les ancêtres du Messie (Matthieu 1,5). Ceci confond la mentalité étroite et fanatique des scribes qui inventèrent des histoires de toutes pièces pour justifier leur racisme au nom de Dieu. Genèse 6,2 ne doit pas être compris littéralement ; il faut chercher son sens spirituel, que voici : les « fils de Dieu » sont ceux qui recherchent Dieu, les croyants et les hommes de bonne foi du monde entier. Jésus nous apprit que « tous les artisans de la paix seront appelés fils de Dieu » (Matthieu 5,9). Cela concerne tous les hommes, pas seulement les Juifs. Ces « fils de Dieu » (hommes ou femmes) ne doivent pas se laisser séduire par le corps et la beauté physique, mais par l’esprit de la personne à épouser. Ils doivent s’assurer que le conjoint ou la conjointe est un choix divin et sera une aide pour monter vers Dieu, non un obstacle à l’élévation de l’âme. Le mariage doit avoir pour but le rapprochement à Dieu, non l’intérêt matériel. L’expression de « fils d’homme » ou « fils de l’homme » était comprise péjorativement et appliquée aux non-Juifs. Jésus, pour s’opposer à cet esprit chauvin, s’est appliqué ce titre (Jean 3,14) avec celui de « Fils unique de Dieu » (Jean 3,18). Il est ce « Fils de l’homme » annoncé par les prophètes (Daniel 7,13), le chef de la lignée **humaine** de la femme qui doit écraser la tête du serpent infernal, mais il est aussi l’unique Fils de Dieu et « il donne pouvoir à tous ceux qui croient en lui de devenir enfants de Dieu » (Jean 1,12). Par ce verset, l’Évangile nous éclaire sur le sens **spirituel** de Genèse 6,2, en considérant tous les vrais disciples de Jésus comme les « fils de Dieu ». Dans ce sens, Paul dit : « Si vous appartenez au Christ, vous êtes la descendance d’Abraham… » (Galates 3,29). La descendance charnelle n’a pas de valeur pour Dieu. Voyant que l’homme désire être charnel plutôt que spirituel, Dieu retire de cette créature irréfléchie son Esprit humilié. Du coup, la vie humaine est réduite à 120 ans. Cela signifie qu’on ne peut vivre longtemps sans Dieu. Il ne faut pas comprendre ces 120 ans numériquement, puisqu’il y a de saintes gens qui ne vivent pas autant, et d’autres qui vivent davantage, sans se soucier de Dieu… Ces derniers ne goûteront pas aux joies de la Vie Éternelle. Tel est l’enseignement de Genèse 6,3 : avoir une longue vie signifie prendre part à **la vie éternelle**. Quant aux « Néphilim » (hommes géants) dont parle Genèse 6,4, « ces héros du temps jadis », ils représentent l’homme avant la propagation du mal sur terre : c’est sa dignité qui était grande. Les hommes venus après que Dieu eut retiré son Esprit de l’humanité, paraissent comme des nains comparés à leurs ancêtres. La grandeur de ces ancêtres « géants » était due à l’esprit de Dieu qui les inspirait, leur donnant une **grandeur d’âme**. C’était l’Esprit de Dieu en eux qui faisait d’eux « ces héros du temps jadis, ces hommes fameux » que furent Seth, Enosh, Hénok et Mathusalem, etc. Ce texte de la Genèse, comme tant d’autres, ne doit donc pas être compris littéralement, il ne faut pas croire à une grandeur physique de ces géants (les « Néphilim »). Il ne faut pas, non plus, les comparer aux nains (de corps) ni à la race des pygmées qui sont capables, eux aussi, de devenir des fils de Dieu et des géants spirituels. En effet, Jésus est venu justement pour redonner à ses disciples de toute race l’Esprit de Dieu qui avait quitté une humanité indigne (Genèse 6,3). Lis Jean 14,16-17. Ce don de l’Esprit divin est accordé aux vrais croyants indépendamment de leur taille corporelle. ### Le déluge (Genèse 6,5 à Genèse 7,24) L’archéologie a découvert enseveli sous l’Atlantique un continent qu’on a nommé « l’Atlantide ». Sous les eaux du Pacifique est enseveli un autre continent, celui de « Mû ». Ces continents s’effondrèrent dans ces 2 océans à la suite d’un cataclysme général survenu, il y a 25 000 ans. Des traces d’une civilisation très évoluée furent découvertes dans les deux continents. Cette civilisation fut exterminée. Les rescapés en transmirent l’information aux générations suivantes et l’humanité en a ainsi gardé le souvenir. Par ailleurs, l’archéologie nous informe encore à propos de ce cataclysme : dans des récits babyloniens **pré-bibliques**, il est question d’un déluge qui détruisit l’humanité. Ces récits furent écrits 2000 ans av. J.-C., donc 1000 ans **avant** la rédaction de la Genèse. Quand les écrivains de la Bible rédigèrent l’histoire du déluge, ils ne firent que rapporter une histoire **déjà connue** depuis des siècles et mise par écrit par **d’autres peuples**. Les Babyloniens l’avaient rédigée en lettres « cunéiformes », c’est-à-dire en forme de clous, l’alphabet babylonien se composant de petites tiges en forme de clous, placées ensemble différemment pour chacune des lettres de l’alphabet. Il y a une différence essentielle entre les récits babylonien et biblique : le récit babylonien dit que « Les dieux décident de détruire l’humanité à cause de ses fautes. Ea (ou ‘Enki’, un des dieux babyloniens) avertit Uta-Napishtim et lui fait fabriquer un bateau, etc. ». Les rédacteurs bibliques reprirent le récit à leur compte en le monothéisant, disant : « YAHVÉ Dieu décide de détruire l’humanité à cause de la méchanceté de l’homme ». Le nom d’Uta-Napishtim fut changé en « Noé » pour lui donner une consonance hébraïque. Voici reproduit un texte du livre « Déluge et arche de Noé » par André Parrot (Édition : « Cahiers d’archéologie biblique » ; 15 février 1955, p.32). Il explique comment les écrivains bibliques de la Genèse s’inspirèrent des histoires existant ailleurs, mais en les monothéisant, les purifiant ainsi de leur contenu mythologique et polythéiste, et donnant des noms hébraïques aux protagonistes : > **DÉLUGE ET ARCHE DE NOÉ**Ainsi donc, le déluge marquait dans l’Histoire une coupure extrêmement nette, sans contestation aucune. Son souvenir était resté vivace aussi bien en Mésopotamie qu’en Palestine, où Jésus s’y référa au cours de son enseignement des derniers jours (Matthieu 24,37-39 / Luc 17,26-27). > > En résumé, nous avons à notre disposition dans la littérature biblique et babylonienne, un ensemble de textes se rapportant à un cataclysme dévastateur dont, grâce à une « arche », une famille réussit à échapper : celle de Noé pour la Bible, celle d’Uta-Napishtim, Atrahasis, Ziusudra, Xisuthros, pour les Babyloniens. La parenté de tous ces récits est indéniable, elle saute aux yeux des moins avertis. On pourrait en faire une synopse, avec des variantes sans doute mais aussi avec un accord impressionnant quant à l’essentiel. Nous indiquons quelques rapprochements saisissants (tableau : comparaison entre la Genèse et la tradition). Comparaison entre la Genèse et la tradition | GENÈSE | TRADITION CUNÉIFORME | |---|---| | Yahvé décide de détruire l’humanité à cause de la méchanceté de l’homme. | Les dieux décident de détruire l’humanité à cause de ses fautes. | | Yahvé avertit Noé et lui fait fabriquer un bateau. | Ea (Enki) avertit Uta-Napishtim (Ziusudra) et lui fait fabriquer un bateau. | | Ce bateau sera rempli d’animaux, pour que la race en soit conservée sur toute la terre. | Ce bateau sera rempli d’animaux et de semence de toute vie. | | Le déluge arrive. Yahvé a effacé tous les êtres qui se trouvaient à la surface du sol. | Le déluge arrive. Toute l’humanité est retournée à la boue. | | Noé se rend compte de la baisse des eaux en lâchant des oiseaux (corbeau, colombe). | Uta-Napishtim se rend compte de la baisse des eaux en lâchant des oiseaux (colombe, hirondelle, corbeau). | | Noé bâtit un autel et offre un sacrifice à Yahvé. | Uta-Napishtim offre un sacrifice aux dieux. | | Yahvé sentit l’odeur apaisante. | Les dieux sentirent la bonne odeur. | | Yahvé cesse de maudire les hommes (version J). | Enlil se réconcilie avec Uta-Napishtim | | Yahvé bénit Noé et ses fils (version P). | Enlil bénit Uta-Napishtim et sa femme. | | ![](/pictures/cb-gilgamesh.png "gilgamesh") Fragment d’une tablette de l’épopée de Gilgamesh | |---| > Le texte de la tradition cunéiforme (*babylonien*) est un extrait de la célèbre épopée de « Gilgamesh », roi légendaire qui donna son nom au récit répandu au Moyen-Orient depuis le XXVIIe siècle av. J.-C. Le thème général du récit est la recherche de l’immortalité dont le secret est de conquérir au fond de l’eau une plante qui rend la jeunesse (*pense à l’arbre de vie de la Genèse*). Plusieurs nations traduisirent ce récit en leur langue, on en trouve une version sumérienne et, plus récente, les versions assyrienne et babylonienne. La version assyrienne est la plus complète et compte 326 lignes, dont 200 environ sont consacrées au déluge. Après avoir exposé un court parallélisme entre le récit de la Genèse et la version babylonienne, André Parrot conclut en disant : > « Quel est le récit qui est à la base de tous les autres ? On devrait répondre : celui qui est le plus ancien, et le plus ancien est évidemment le récit **babylonien** (*non celui de la Genèse*). Cela effraie certains exégètes qui proposent une solution moyenne susceptible à leurs yeux de mieux sauvegarder la doctrine de l’inspiration : il y aurait une tradition primitive (*non retrouvée*) dont nous posséderions deux versions, la suméro-babylonienne d’une part, l’israélite de l’autre. Nous avouons très franchement que cette théorie ne nous satisfait que très médiocrement et nous préférons considérer que **dans** le récit et qu’**avec** le récit biblique du déluge, nous avons la **version** israélite d’une tradition mésopotamienne dont les originaux sur tablettes d’argile sont entre nos mains et que les conteurs bibliques ont repensé à la lumière du monothéisme. Cette tradition (*orale*) du déluge fut apportée, avec beaucoup d’autres, la plupart d’ailleurs des traditions des onze premiers chapitres de la Genèse, par les **patriarches** (*Abraham, Isaac et Jacob*) émigrants des pays des deux fleuves (*le Tigre et l’Euphrate où les versions assyrienne et babylonienne du déluge étaient bien connues*) et venant s’installer sur la terre de Canaan. Les Israélites n’ont jamais décelé que leurs ancêtres avaient à cette époque adoré ‘d’autres dieux’ (Josué 24,2), donc partagé des croyances assez éloignées de la foi yahviste. Voilà pourquoi nous avons, dans les chapitres 6 à 8 de la Genèse, le récit du déluge que les Mésopotamiens copièrent en cunéiformes, bien avant que les auteurs yahvistes (*juifs*) aient songé à le fixer par écrit. Extraordinaire fidélité de la tradition orale qui, en Israël, avait assuré pendant un millénaire la conservation de cette émouvante tradition ». Les conclusions de A. Parrot ne portent aucune atteinte à la « doctrine de l’inspiration » comme le craignent ceux qui sont attachés à l’interprétation littérale de la Bible. L’intention des écrivains bibliques était de répandre le monothéisme à travers les histoires polythéistes de cette époque au Moyen-Orient. Leur but était de sacraliser l’histoire humaine en la dépouillant de toute mention des dieux de la mythologie, pour ne révéler que le Dieu unique : celui d’Abraham. J’ai longuement expliqué ces premiers chapitres de la Genèse pour te donner l’esprit avec lequel il faut les comprendre. À partir d’ici, je vais seulement signaler les points les plus importants : **Genèse 9,12-17**: parle de l’Arc-en-ciel comme **signe** de l’alliance **Éternelle** entre Dieu et les hommes. Retiens bien ce symbolisme de l’arc-en-ciel car tu le retrouveras dans l’Apocalypse (10,1) autour de la tête de l’envoyé du Christ aux temps apocalyptiques ; car c’est lui qui doit restaurer la **vraie** Alliance **éternelle** entre Dieu et les hommes. Cette Alliance avait été rétablie par Jésus, mais trahie par la suite par Les Chrétiens. L’envoyé apocalyptique a pour mission de la restaurer. **Genèse 9 à 10**: ces chapitres présentent les 3 fils **symboliques** de Noé : Sem, Cham et Japhet. Cette généalogie n’a aucun fondement historique ; elle fut établie par les scribes dans un but raciste favorable aux Juifs comme celle de Seth dans Genèse 5. Ainsi : - Canaan, ancêtre des Arabes, est maudit et relégué au rang de « dernier des esclaves », c’est-à-dire l’esclave de Sem (ancêtre des Juifs) et de Japhet (ancêtre des occidentaux). Remarque que les scribes s’empressent de maudire Canaan, non Cham son ancêtre coupable ; c’est la descendance qui est surtout visée : les Palestiniens et les Arabes en général (Genèse 10,14). Cette malédiction, d’après les scribes et les rabbins, est valable pour tous les temps : aucun Palestinien, aucun Arabe, à jamais, n’en est épargné. Ils devraient être à jamais « les esclaves des esclaves », destinés à servir Sem et ses descendants ainsi que Japhet et ses descendants, ces derniers étant seulement « esclaves » au service de la descendance de Sem. Mais Canaan est « l’esclave des esclaves ». - Point n’est besoin de mentionner que Sem fut béni ! Cela va de soi, n’est-il pas l’ancêtre des Hébreux ?… C’est « le Dieu de **Sem** » qui fut béni par Noé. Il n’est ni le Dieu de Japhet, ni celui à plus forte raison de Cham. Sem « est l’ancêtre de tous les fils d’Héber » (Genèse 10,21). Il faut comprendre ce verset d’après sa nuance hébraïque (qu’on retrouve dans la Bible hébraïque traduite en français par le rabbinat de France) : « Sem, le père de toute la **race** d’Héber (*les Hébreux*) ». Les Israélites, à tort, se considèrent une race. D’après eux, la bénédiction de leur ancêtre Sem passerait exclusivement à chaque individu de leur « race », faisant d’eux seuls, les « fils de Dieu », qui est uniquement le Dieu de Sem et de ses descendants : « le peuple élu ». Les scribes pensaient que les autres nations ne pouvaient jamais s’approcher de Dieu. Il est **exclusivement** le Dieu de Sem, le Dieu des Juifs… Souviens-toi de la remarque de Paul : « Dieu est-il le Dieu des Juifs seulement ? Ne l’est-il pas aussi des Païens ? Certes, également des Païens » (Romains 3,29). Ici apparaît clairement la dimension **universelle** des enseignements de Jésus et du Nouveau Testament. - Japhet est mis au large, « qu’il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit son esclave » (Genèse 9,27), la Bible du Rabbinat français dit : « et que Canaan soit **leur** esclave ». Ceci revient à dire que : - Les Juifs (descendants de Sem) sont les maîtres absolus du monde et des hommes. - Les Indo-européo-américains (descendants de Japhet) sont leurs « esclaves » ; ils peuvent « habiter dans les tentes de Sem », donc cohabiter avec les Juifs, mais sans avoir droit à des possessions personnelles : ils n’habitent pas dans leurs tentes propres à eux, mais « dans les tentes de Sem » (nuance à ne pas sous-estimer !…). Ceci fait des Juifs les propriétaires incontestés de tous les biens terrestres. - Les Cananéens (les Arabes) sont inconditionnellement au service des deux précédentes catégories ou races. C’est pourquoi ils sont les « derniers des esclaves », puisqu’ils sont esclaves des « premiers » esclaves, les descendants de Japhet, qui sont, à leur tour, les esclaves des « sémites ». Les auteurs de cette fable généalogique n’ont pas hésité à faire de Noé le seul homme juste de l’époque qui mérita d’échapper au déluge, un ivrogne réduit à perdre ses sens au point de se dénuder ridiculement : « ayant bu du vin, il fut enivré et se dénuda à l’intérieur de sa tente… » (Genèse 9,21). Ces élucubrations ont divisé l’humanité en une hiérarchie de trois races à l’avantage de la « race » hébraïque. Voilà pourquoi Paul nous demande de nous méfier des « fables juives » (Tite 1,14) et « d’éviter les folles recherches et les généalogies » (Tite 3,9) dont certains sont friands. Le prophète Jérémie a dénoncé la « plume mensongère des scribes » pour avoir introduit dans la Bible, au nom de Dieu, des propos étrangers à Dieu (Jérémie 8,8), Jésus s’était révolté contre les « scribes et les Pharisiens hypocrites » pour avoir détourné le sens de la Révélation divine à leurs avantages terrestres (Matthieu 23 et 15,6-7). Nous sommes invités aujourd’hui à **exorciser l’Ancien Testament de la Bible**, le vidant de son contenu raciste, introduit par « la plume mensongère des scribes ». Par contre, il n’y a rien à exorciser dans le Nouveau Testament qui est lui-même un exorcisme. Nous sommes appelés à être des experts de la Parole divine, des croyants qui **discernent** ce qui, dans la Bible, est de Dieu, et ce qui vient des hommes. Pour ne pas nous égarer, nous devons être comme les experts financiers qui reconnaissent la vraie monnaie de la fausse. Ce n’est pas difficile quand l’Esprit de Dieu nous guide. Qui connaît Dieu sait comment Il pense, ce qu’Il a dit dans la Bible… et ce qu’Il n’a jamais dit. **Exorciser la Bible est un devoir sacré !** **Genèse 11**: La « Tour de Babel » symbolise l’orgueil de l’homme qui veut construire toujours plus haut pour impressionner et dominer. « Tour Eiffel », « Gratte-ciel » ou « Pyramides » sont, mais dans un autre esprit, les répliques actuelles des hautes tours, les « Ziggourat », que l’on construisait autrefois à Babel. | ![](/pictures/cb_ziggourat.jpg "ziggourat") Ziggourat mésopotamien | |---| Dieu confond la vanité des hommes par les hommes. Eux qui ne parlaient qu’une seule langue, c’est-à-dire qu’ils se comprenaient, les voilà qui ne se comprennent plus, chacun parlant son propre langage, ne voyant que son intérêt personnel. Cela signifie que l’égoïsme et l’orgueil ont divisé les hommes, chacun voulant tout posséder et être supérieur à l’autre, d’où les conflits. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’histoire de la tour de Babel. Ce n’est donc pas le fait de construire des bâtiments hauts qui est condamnable, mais c’est l’esprit de vanité avec lequel cela se fait qui rend l’acte mauvais. Aujourd’hui, même ceux qui parlent une même langue risquent de ne plus se comprendre quand l’un veut dominer l’autre. Les vrais disciples du Christ ont l’Esprit de Dieu qui unit les enfants de Dieu. Ceux-ci se comprennent entre eux, même s’ils parlent chacun une langue différente. Car unique est le langage de l’amour qui se comprend par un regard, un geste ou un sourire. À la Pentecôte, lorsque l’Esprit Saint fut donné aux Apôtres, ceux-ci étonnaient les étrangers qui les comprenaient chacun dans sa propre langue : « Ces hommes (*les Apôtres*) qui parlent, ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? » (Actes 2,7). C’est parce que l’Esprit de Jésus était là pour restaurer ce que l’orgueil humain avait détruit. La Pentecôte guérit la plaie de la Tour de Babel. Genèse 11 se termine par une généalogie qui vise à relier, coûte que coûte, Abraham à Sem. Le but de cette « généalogie » est le suivant : présenter les Hébreux comme existant sur terre dès avant Abraham pour faire croire que Dieu, en choisissant Abraham, choisit une race, celle de « Sem », l’ancêtre de « Heber », personnage imaginaire, supposé être l’ancêtre des Hébreux, les « fils de Heber » (Genèse 10,21 et Genèse 11,10-26). Ceci ferait des Hébreux le « peuple élu ». J’explique au début de la 3e leçon pourquoi il est faux de croire qu’Abraham est d’une lignée « hébraïque ». **Genèse 11,27-32** présente la famille d’Abraham : Térah, son père, ses deux frères : Nahor et Harân (mort laissant son fils Lot à Abraham) et Saraï, sa femme qui était aussi sa demi-sœur. Ils habitaient à « Ur », grande ville de l’époque (au sud de l’Irak), puis émigrèrent à Harân, au nord de la Syrie, où Dieu apparut à Abram. Ici se termine l’étude des 11 premiers chapitres de la Genèse. ## Leçon 3 - D’Abraham à Isaac (Genèse 12 à 24) ### Abraham Abraham apparut sur terre vingt siècles av. J.-C., il y a 4000 ans. À cette époque, Dieu n’était pas connu. Chaque pays avait ses dieux, dont un était supérieur aux autres, polythéisme et mythologie étaient partout avec les dieux qui changeaient de noms selon le pays. L’idolâtrie régnait partout sous la forme de statues en bois ou en pierre des dieux assyriens, babyloniens, cananéens, etc. Les idoles de la mythologie grecque pullulaient 1500 ans encore après Abraham. Les empires idolâtres (assyrien, babylonien, grec et romain) opposèrent au monothéisme naissant un refus absolu. Ils le combattirent farouchement et persécutèrent les premiers croyants. On trouve un écho de cette résistance au monothéisme dans les régimes athées modernes. Du temps d’Abraham, il n’y avait ni Juifs ni Hébreux. Contrairement à ce que prétendent certains, Abraham est un Syrien de Harân, non un Hébreu. Les scribes, dans un but raciste, s’efforcèrent de convaincre leurs coreligionnaires d’une erreur historique en prétendant que les Juifs existaient **avant** Abraham comme un **peuple** hébreu. Celui-ci descendrait d’un des fils de Sem, Héber d’où le nom hébreu. Certains présentent ce peuple comme la « **race** » d’Héber. Les fils de Sem, d’après les écrivains de la Genèse, sont : Elam, Ashur, Arpakshad, Lud et Aram. Il faut noter que ces fils de Sem sont des noms **de pays**: Elam était au sud de l’Iran et sa capitale était Suse, Ashur était l’Assyrie (l’Irak actuel), Lud est probablement en Palestine (l’aéroport de Lod en Israël) et Aram est la Syrie. Cela revient à dire que toutes ces régions, ayant appartenu aux fils de Sem, sont les propriétés des Hébreux par héritage et forment le « Grand Israël », l’empire auquel aspirent les Israéliens aujourd’hui. Ces limites figurent sur la monnaie israélienne actuelle. Les scribes bibliques, cherchant à justifier leur sentiment d’être le « peuple élu », présentent Abraham comme déjà hébreu lors de son appel, étant « fils d’Héber » descendant d’Arpakshad (Genèse 11,10-26), fils de Sem. Cet « Héber » aura donné son nom aux Hébreux (Genèse 11,14). Toute cette mise en scène généalogique vise à présenter les Hébreux comme élus par Dieu, tous ensemble, en la personne d’Abraham. Ainsi donc, le monde entier devrait comprendre que tous les Juifs, de tous les temps et de tous les lieux forment **l’unique** « peuple élu », **la seule race** choisie et placée par Dieu au-dessus de toutes les autres races. C’est pourquoi les scribes insèrent avec finesse dans Genèse 14,13 : « Abram **l’hébreu** ». Ce qualificatif est glissé subrepticement par la « plume mensongère des scribes » (Jérémie 8,8) pour acquérir des privilèges raciaux et socio-politiques. Moïse, pour combattre cette tendance fanatique rappelle aux Juifs que leur père Abraham, « était un **Araméen** (*un syrien*) errant… » (Deutéronome 26,5), non un hébreu. Il suffit de lire la Genèse pour se convaincre que toute la famille d’Abraham, ses fils ainsi que leurs épouses sont syriens. Nulle part la Bible ne parle d’un peuple hébreu pré-existant à Abraham… L’Histoire non plus ! Dieu choisit donc **un homme** et non point un peuple, un **Syrien** (araméen) et non un Hébreu. Les Hébreux n’existaient pas encore à l’époque. Dieu bénit Abraham puis lui dit : « Par toi se béniront toutes les nations de la terre » (Genèse 12,3). Les rabbins interprètent ce verset ainsi : « Par toi se béniront les Juifs de toutes les nations de la terre ». Cette interprétation restrictive n’est pas l’intention de Dieu. L’appel de Dieu se fit à Abraham quand celui-ci avait 75 ans et sa femme Sara 65 ans. Il se trouvait alors à Harân, au nord de la Syrie. Dieu lui dit : « Quitte ton pays, ta parenté… pour le pays que je t’indiquerai. Je ferai de toi un grand peuple… » (Genèse 12,1-2), « une grande **nation** » traduisent les rabbins pour donner une nuance politique, israélienne, au choix divin. Plus tard, Dieu changea le nom d’Abram en Abraham (Ab=père), « car, lui dit-il, je te fais père d’une multitude de peuples » (Genèse 17,5). Ici apparaît le plan **universel** de Dieu : il englobe tous les hommes et n’est pas au profit exclusif d’un groupe particulier. Les Juifs fanatiques ne voient dans cette multitude que les Juifs dispersés parmi les nations pour gouverner le monde. Ces nations sont les descendants de Japhet, les non-Juifs à « partir de qui se fit **la dispersion** (des non-Juifs) dans les îles des nations, chacun selon sa langue, selon leurs clans et selon leurs nations » (Genèse 10,1-5). Les « îles des nations » représentent les îles et les pays méditerranéens ainsi que le monde non-juif. Jésus dénonça le racisme des scribes et des pharisiens. Ses disciples comprirent que Dieu n’avait jamais choisi un « peuple », mais a voulu **former** une communauté de croyants de laquelle devait naître le Messie. Cette communauté avait pour mission de préparer les hommes, tous les hommes, à ce grand plan divin, au lieu de garder pour elle seule ce dessein de salut universel. Les Apôtres comprirent que tous ceux qui croient en Jésus sont des fils d’Abraham, cette filiation étant d’ordre **spirituel**, non charnel. St Paul dit en effet : « Si vous appartenez au Christ-Jésus, vous êtes donc la descendance d’Abraham » (Galates 3,29). Cette descendance bénie est donc universelle, comprenant toutes les nations et toutes les races comme cela fut annoncé à Abraham. Abraham fut appelé 2000 ans av. J.-C.; ainsi le Christ est exactement entre lui et nous, hommes du XXIe siècle. Certains se demandent pourquoi Dieu a tant attendu pour se manifester aux hommes. Il y eut tant de milliers de siècles avant Abraham ! La réponse est la suivante : le péché originel a fait perdre à l’homme ses facultés spirituelles et psychologiques. Il a fallu attendre longtemps pour que celui-ci récupère, à travers les longs siècles, un minimum de capacités le rendant apte à la réflexion. Alors il a pu atteindre un certain degré de maturité intellectuelle pour comprendre que Dieu est **Esprit**, qu’il est unique, qu’il ne faut pas le chercher dans les objets matériels (soleil, etc.) ni dans les idoles. Aujourd’hui encore, beaucoup sont incapables de saisir les réalités spirituelles et l’existence du Dieu unique. Dans des sociétés dites civilisées, le fétichisme et la superstition règnent encore. Il y a encore des tribus polythéistes en Afrique, en Asie, en Amérique et en Australie. Tu réaliseras combien il est difficile de révéler Dieu aux hommes de notre siècle : ils doivent avoir un minimum d’intérêt spirituel et atteindre une certaine maturité morale pour accepter Dieu… ou le refuser au profit d’intérêts personnels même après L’avoir connu. Ainsi, André Gide, après s’être repenti de ses désordres homosexuels et avoir déclaré son amour à Dieu, s’adresse à Lui, disant : > « Pardon, Seigneur ! Oui, je sais que je mens. Le vrai c’est que, cette chair que je hais, je l’aime encore plus que Vous-même » (« André Gide par lui-même », Écrivains de toujours, Éditions du seuil, Claude Martin, 1963) Ils sont légions ceux qui pensent ainsi. Abraham est invité par Dieu à quitter son pays, la Syrie, sa parenté et la maison de son père. Il fallait l’éloigner de son environnement idolâtre et polythéiste pour l’isoler, loin de toute contamination spirituelle et des attaques adverses. Dieu l’envoya là où nul ne le connaissait pour sauvegarder son plan et garantir sa bonne évolution. Abraham devait se détacher de la société qui le connaissait, des parents et amis qui présentaient un danger pour sa nouvelle foi. C’est le cas de toute personne qui commence à découvrir Dieu et la vie spirituelle ; cela suscite l’animosité des matérialistes. Jésus n’avait-il pas dit : « On aura pour ennemis les gens de sa famille » ? (Matthieu 10,36). Tout homme qui entend l’appel de Dieu et veut se laisser attirer par la vie de l’âme doit savoir se déconditionner, détacher sa mentalité, la libérer des liens susceptibles d’entraver son élan intérieur. Cela est expliqué dans le « Préliminaire » et la « Prise de conscience ». Il faut avoir le courage de rompre avec toute personne qui nous empêche d’évoluer, fut-ce des membres de la famille. Le Psaume (45,11) dit à l’âme croyante : « Écoute, ma fille, vois et tends l’oreille, **oublie** ton peuple et la maison de ton père (*déconditionne-toi*!) : alors le Roi (*Dieu*) te trouvera belle. Il est ton Seigneur, prosterne-toi devant lui ! ». Et le Christ dit encore à ce propos : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi » (Matthieu 10,37). Voici maintenant les points les plus importants de cette leçon : ### Dieu promet à Abraham une descendance et une terre (Genèse 12,6-7) Après avoir demandé à Abraham de quitter son pays, la Syrie, Dieu lui annonce qu’il le protégera et le récompensera : « Ne crains pas, Abram ! Je suis ton bouclier, ta récompense sera très grande ». Cette déclaration ne satisfait pas l’Appelé : « Mon Seigneur Yahvé, que me donnerais-tu ? Je m’en vais sans enfants… » Et Dieu, pour le consoler, lui promet une descendance aussi nombreuse que les étoiles (Genèse 15,1-6). | ![](/pictures/cb_sites-mesopotamiens_fr.png "Sites mesopotamiens") Sites mésopotamiens et proche-orientaux de l’Antiquité en rapport avec l’histoire des patriarches | |---| À cette promesse Dieu ajouta celle de lui donner, ainsi qu’à ses descendants, une terre d’accueil en compensation de celle qu’il avait quittée : « C’est à ta postérité que je donnerai ce pays » (Genèse 12,7). Les scribes passent abruptement de la descendance réclamée par Abraham à une terre non réclamée et non spécifiée. Elle ne fut désignée que plus tard : la terre de Canaan, la Palestine. Ce don géographique aux descendants d’Abraham est à l’origine de la notion de « Terre Promise » que les Hébreux, tout au long des siècles et à tort, se sont attribués exclusivement. Pour rectifier cette fausse interprétation, il faut comprendre ce que sont, d’après Dieu, cette terre et la vraie descendance d’Abraham. La terre que Dieu promet n’est pas un lieu géographique, elle est le symbole d’une réalité plus haute et éternelle. Il s’agit du bonheur céleste, celui dont jouissait Adam avant son expulsion du Paradis. Cette « Terre Promise » symbolise Dieu lui-même, seul capable de rassasier pleinement l’âme assoiffée de vie et de bonheur ; le Créateur est la seule Patrie stable et sûre. À jamais. St Paul confirme ce fait **spirituel** de la Terre Promise en disant : « Par la foi, Abraham obéit à l’appel de partir vers un pays qu’il devait recevoir en héritage… Il vint séjourner dans la Terre Promise comme en un pays **étranger**… C’est qu’il attendait la Ville pourvue de fondations dont Dieu est l’Architecte… » (Hébreux 11,8-10). Cette Ville **non terrestre** est Dieu lui-même, « car, explique encore Paul, nous n’avons pas **ici-bas** de cité permanente, mais nous recherchons celle **de l’avenir** » (Hébreux 13,14). Quant aux descendants d’Abraham, ils sont les disciples de Jésus. Paul signale ce fait en disant ceci : « Si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers (*de la Terre céleste*) selon la promesse » (Galates 3,29). Dieu invita Abraham à s’installer en Canaan pour y vivre en paix avec les habitants du pays. L’intention divine était que cette première communauté monothéiste répande avec fraternité et sagesse la lumière du Dieu unique autour d’eux. Le but de Dieu n’était pas « d’expulser, en les chassant, les habitants du pays… » comme l’avouent les scribes sans vergogne dans le livre des Nombres (Nombres 33,55). Ce sont de tels versets que Jérémie dénonce comme mensongers (Jérémie 8,8). Le but de Dieu en appelant Abraham n’a jamais été politique ni nationaliste, mais spirituel et universel. Quand les Juifs pénétrèrent en Palestine au XIIIe siècle av. J.-C., après leur sortie d’Égypte avec Moïse, ils s’y installèrent et voulurent créer un royaume israélien. Cette politisation du judaïsme fut condamnée par Dieu et les prophètes. Abraham n’avait pas pour mission d’établir une **nation** « comme toutes les nations », mais de **former une communauté** monothéiste composée de toutes les nations. Cette mission consistait à révéler le Dieu unique et à préparer l’humanité à accueillir le Messie. Les Juifs ont dévié le plan universel de Dieu en transformant le judaïsme en sionisme politique. Quand les scribes rédigèrent la Bible au Xe siècle av. J.-C., le royaume israélien était déjà fondé. La mise par écrit de la Bible se fit donc dans un esprit déjà politisé, sionisé. La Révélation divine passait par le prisme sioniste et les scribes s’efforcèrent d’insérer dans les textes un ton et des insinuations favorables à leur politique. Les prophètes ne manquèrent pas de dénoncer cette pratique « mensongère » (Jérémie 7,22 / 8,8). Pour créer un état israélien, par le passé comme aujourd’hui encore, des crimes innommables furent commis et continuent encore de l’être. Les prophètes Michée et Isaïe, huit siècles av. J.-C., avaient déjà dénoncé « les chefs de la maison d’Israël qui exècrent la justice et qui construisent Sion (*le sionisme*) avec le sang et Jérusalem (*capitale d’Israël*) avec le crime » (Michée 3,9-10). « Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison et joignent champ à champ, au point de prendre toute la place et de rester les seuls habitants du pays » (Isaïe 5,8). Ainsi, d’après les prophètes eux-mêmes, un nationalisme juif ne peut être édifié que sur l’injustice. Au XIIe siècle av. J.-C., Gédéon avait compris cela. À la demande des Israélites de le proclamer roi d’Israël, il opposa un refus catégorique : « Ce n’est pas moi qui régnerai sur vous, ni mon fils non plus, car c’est Yahvé qui doit être votre roi » (Juges 8,22-23). Le prophète Samuel refusa lui aussi de céder à la demande des chefs israéliens qui lui demandèrent : « Établis-nous un roi pour qu’il nous régisse, comme les autres nations. Cela déplut à Samuel… » Le prophète tenta de les dissuader, « mais le peuple refusa d’écouter Samuel et répondit : ‘Non ! nous aurons un roi et nous serons nous aussi comme toutes les nations’ » (1 Samuel 8,4-21). Le peuple réalisa ensuite qu’en fondant un royaume ils avaient gravement péché et avouèrent à Samuel : « Nous avons mis **le comble** à tous nos péchés en demandant pour nous un roi » (1 Samuel 12,19). Jésus, à son tour, rejeta un tel royaume terrestre. Voilà pourquoi, voyant que les nationalistes juifs, éblouis par ses miracles « allaient venir l’enlever (***par la force***) pour le faire roi (*politique*), il s’enfuit alors dans la montagne, tout seul » (Jean 6,15). Devant Pilate qui lui demandait : « Donc tu es roi ? », Il déclara : « Tu le dis, je suis roi… Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18,36-37). Par conséquent, tout Chrétien qui reconnaît aux Juifs le droit de considérer la Palestine comme leur terre promise, démontre qu’il n’a rien compris au message de Jésus. Un Chrétien favorable à l’instauration d’un état israélien cesse d’être le témoin de Jésus. Remarque, enfin, que les frontières précisées de cette terre « promise » varient dans la Bible selon les ambitions et les appétits des différents scribes tout au long des siècles : dans Genèse 15,18, elles vont du Nil à l’Euphrate, dans Nombres 34,1-12, la frontière orientale s’arrête au Jourdain et à la Mer Morte, bien loin de l’Euphrate…, dans Josué 1,4 c’est de nouveau jusqu’à l’Euphrate, mais à l’occident la frontière se rétrécit jusqu’au Sinaï et n’ose pas s’étendre jusqu’au Nil. Si Dieu avait été l’inspirateur des frontières israéliennes, celles-ci n’auraient pas été aussi fantaisistes. Dieu ne se contredit pas. ### Melchisédech (Genèse 14,17-20) Il est très important de connaître Melchisédech car il symbolise le Messie comme l’explique Paul dans Hébreux 7,1-3 : « Ce Melchisédech, roi de Salem… qui est sans père et sans mère (*connus*), sans généalogie, dont les jours n’ont pas de commencement et dont la vie n’a pas de fin, est assimilé au Fils de Dieu (*Jésus*)… » Maintenant lis d’un trait les chapitres 12 à 50 de la Genèse. Tu y rencontreras des points obscurs, étrangers à notre mentalité et aux coutumes du XXIe siècle. Ne t’y arrête pas, mais poursuis ta lecture jusqu’à la fin. En reprenant ensuite ce cours biblique, tu auras tous les éclaircissements nécessaires. Remarque tout le long de ta lecture comment Dieu a **formé** par Abraham une société monothéiste au milieu des nations païennes de l’époque. Note son rôle **spirituel**, non politique. Dieu a formé cette communauté à partir d’un homme syrien et n’a absolument pas **choisi** un peuple hébreu, celui-ci étant inexistant à l’époque. Le chapitre 14 raconte la guerre d’Abraham pour sauver Lot, son neveu. Je t’avais expliqué pourquoi le verset 13 mentionne Abram « l’hébreu », mot glissé par les scribes pour donner l’impression que les Hébreux existaient dès le commencement du monde. Souviens-toi toujours que le Rayon de la Révélation divine est passé par le prisme déformant de la politique sioniste raciste. Pour retrouver ce Rayon dans sa pureté et dans sa limpidité, il **faut**, comme je te l’ai déjà dit, **exorciser la Bible** de son contenu politico-sioniste, tout comme l’or est purifié de la boue par le feu, et comme le blé est libéré de l’ivraie. Après la victoire d’Abraham, Melchisédech vint le féliciter et le bénir. Qui est Melchisédech ? Il n’est pas connu de l’Histoire. La Genèse n’en révèle que ses aspects **symboliques**, des traits, comme l’explique Paul, qui « l’assimilent au Fils de Dieu », Jésus (Hébreux 7,1-3). La Genèse révèle qu’il est à la fois **roi et prêtre**. Il est roi de « Salem » (Jérusalem) tout en étant prêtre de « El-Eliôn », mot araméen qui signifie « Dieu Très-Haut » ou « Dieu Suprême », plus haut et plus grand en puissance que tous les autres dieux de la mythologie moyen-orientale. À remarquer que c’est ce Dieu Suprême qui « créa ciel et terre » (Genèse 14,19). Le Dieu qu’adorait Melchisédech est donc, à son insu, le Dieu unique Créateur que nous connaissons, Celui qui s’était révélé à Abraham, puis à Moïse et qui s’est incarné en son Messie, Jésus de Nazareth. Melchisédech symbolise donc le Christ qui, comme lui, **est à la fois Prêtre et Roi**. Jésus est prêtre parce qu’il s’est offert en sacrifice Lui-même à Dieu - non par un autre prêtre - sur l’autel de la Croix à Jérusalem, la cité de Melchisédech. Jésus est aussi le roi spirituel, le souverain des cœurs, son règne n’étant pas politique et englobe les hommes de toutes races et langues. Jésus règne sur les croyants à partir de la Jérusalem **céleste** (Apocalypse 21,2), symbolisée par la Jérusalem terrestre, la « Salem » de Melchisédech. C’est de Jérusalem donc que règnent et qu’offrent leurs sacrifices, Melchisédech et Jésus. En présentant Melchisédech, roi et prêtre de « Salem », Dieu indiquait un autre Roi et Prêtre qui sortira 2000 ans plus tard de cette même ville : Jésus, qui, lui aussi, offre le Pain et le Vin Eucharistiques aux siens tous les jours. Jésus est prêtre, mais son sacerdoce n’est pas comme celui des Païens, limité à égorger des animaux à Dieu. Le sacerdoce du Christ est semblable à celui de Melchisédech qui « apporta du pain et du vin » car « il était prêtre du Dieu Très-Haut », explique aussitôt la Genèse 14,18. Le sens réel du pain et du vin fut clarifié par Jésus lors de son dernier repas pascal avec ses Apôtres : le pain est son Corps déchiré et le vin est son sang versé sur la croix (Matthieu 26,26-29). Le pain et le vin de Jésus rendent donc présent son sacrifice. C’est le sacrifice du nouvel ordre sacerdotal institué par Lui pour le salut de tous les croyants. Il réduit à néant les sacrifices d’animaux prescrits par la Torah, mais incapables d’attendrir le Cœur de Dieu : « Le sang de taureaux et de boucs est impuissant à enlever les péchés », dit Paul (Hébreux 10,4). Cela deviendra clair plus tard. Melchisédech, comme roi-prêtre, bénit Abraham, le détenteur de l’Alliance divine : « Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut (*El-Eliôn*) qui créa le Ciel et la terre » (Genèse 14,19). Remarque au verset 14,22 qu’Abraham jure à son tour devant le roi de Sodome par « Yahvé, le Dieu Très-Haut qui créa le Ciel et la terre ». Il révèle ainsi qu’il n’y a qu’un seul Dieu créateur, que son nom n’est pas « El-Eliôn », le « dieu » de la mythologie, abstrait et inconnu, mais « YHVH », (mot signifiant « Celui qui est »), le Dieu de la Révélation, qui s’est manifesté personnellement aux hommes, par lui, Abraham. Melchisédech apparaît subitement, comme une scène hors du contexte, interrompant l’histoire de la rencontre du roi de Sodome avec Abraham qui reprend aussitôt après. Cela aussi est symbolique : le spirituel fait irruption dans notre vie temporelle, il interrompt le cours de l’histoire profane pour se révéler à l’homme, pour capter son attention. Puis l’histoire du roi de Sodome reprend son cours : il continue son entretien avec Abraham. Ceci signifie que l’homme doit reprendre le cours de la vie normale après avoir rencontré le spirituel, mais doit s’efforcer de ne **jamais** oublier ce monde spirituel qui s’est révélé à lui. L’étonnant dans cette histoire est qu’Abraham, lui, le détenteur de l’Alliance divine, donne à Melchisédech « la dîme de tout » (Genèse 14,20). C’est aussi ce dernier qui bénit Abraham : « Considérez donc comme il est grand celui à qui Abraham donna la dîme… et qui a béni le détenteur des promesses. Or, c’est l’inférieur (*Abraham*) qui est béni par le supérieur », dit St Paul (Hébreux 7,4-7). La raison de la grandeur de Melchisédech est que celui-ci préfigurait le sacerdoce du Messie. Le roi David expliqua cette préfiguration dans un Psaume (cantique inspiré), 800 ans plus tard. Il s’adresse au Messie à venir en ces termes : « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédech » (Psaumes 110,4). Melchisédech préfigure donc le Christ car son sacerdoce représente celui que Dieu agrée, une adoration « en esprit et en vérité » comme l’explique Jésus (Jean 4,23), non un sacerdoce humain avec son trafic d’argent et son culte rituel (vêtements sacerdotaux, encens, ornements, gestes précis, etc.). Dieu ne se laisse pas fléchir par un tel sacerdoce théâtral : Il est intervenu dans l’Histoire humaine pour nous révéler que le sacerdoce de Melchisédech, tout païen qu’il était, était plus valable à ses yeux que les cultes pseudo religieux. C’est pourquoi il révéla que le sacerdoce de son Messie ne sera pas selon l’ordre d’Aaron, l’hébreu - pourtant issu d’Abraham, comme tu verras plus tard - mais selon un ordre étranger à cette descendance charnelle. Ceci s’accomplit par Jésus qui institua, par sa mise en croix, un sacerdoce étranger aux Juifs. Jésus est prêtre, il est même **Le Grand Prêtre** d’un nouveau sacerdoce, tout en n’étant pas de la tribu de Lévi, comme l’explique Paul dans sa lettre aux Hébreux, chapitres 5-7. Pour les Juifs, seuls les lévites descendants d’Aaron, peuvent être prêtres et sacrifier les bêtes (Nombres 18). Par Jésus, Dieu bouleversa toute cette conception humaine du sacerdoce en annulant, par la Croix, les sacrifices d’animaux. Avec l’Apocalypse, (tu verras cela plus tard), Dieu bouleverse la conception **rituelle** du sacerdoce chrétien en instituant une prêtrise nouvelle. Celle-ci est formée par tous ceux qui croient à l’unique interprétation du livre de l’Apocalypse révélée par Jésus Lui-même le 13 Mai 1970. (voir le texte [« La clé de l’apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse).) Ainsi, bien que l’apparition de Melchisédech soit brève et que celui-ci ne soit mentionné qu’une seule fois encore dans l’Ancien Testament (Psaumes 110,4), la référence à ce personnage énigmatique comporte un très précieux enseignement. Il permet aux croyants **courageux** de se libérer des cultes traditionnels imbus de superstition et de fanatisme. Ainsi ils accèdent aux plus hauts degrés de l’union spirituelle avec Dieu par un sacerdoce du cœur, selon « l’ordre de Melchisédech », non selon un ordre de culte théâtral juif, chrétien, musulman, bouddhiste ou humain quelconque… Jésus avait dit : « Les **vrais** adorateurs adoreront Dieu en esprit et en vérité, car ce sont de tels adorateurs que veut Dieu. Dieu est esprit et ceux qui adorent c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent adorer » (Jean 4,23-24). Tel est l’enseignement à retenir de Melchisédech. Il serait bon, à cette étape, de lire les chapitres 5-10 de la lettre aux Hébreux. St Paul y commente merveilleusement le rôle de Melchisédech et expose l’importance du nouveau Sacerdoce de Jésus pour le salut de l’humanité. C’est le salut promis à Adam et Ève. ### L’Alliance des Moitiés (Genèse 15,7-17) Dieu promit à Abraham, dont la femme était stérile et âgée, une descendance et une terre d’accueil. Ce fils tant attendu n’arrivait pas. Abraham, âgé de plus de 80 ans, se plaignit à Dieu de ce qu’un étranger à sa maison sera son héritier : « Monseigneur Yahvé tu ne m’as pas donné de descendance, je m’en vais sans enfant et Éliezer de Damas sera mon héritier ». Mais Dieu lui dit : « Celui-ci ne sera pas ton héritier, mais bien quelqu’un issu de ton sang ». Abraham demanda ensuite d’être rassuré sur le pays qu’il devait habiter après avoir quitté Harân : « À quoi saurais-je que je le posséderai ? ». Il avait besoin d’un signe tangible pour croire, surtout à l’époque, au miracle. Il avait compris la difficulté de sa mission et du pacte avec Dieu et voulait que la « signature » de Dieu soit apposée au bas du « contrat » entre eux. Dieu lui dit donc : « Va me chercher une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, etc. ». Abraham « amena tous ces animaux, les partagea par le milieu (*après les avoir égorgés*) et plaça chaque moitié vis-à-vis de l’autre » (Genèse 15,1-11). Pour comprendre ce texte, il faut savoir que les hommes du temps d’Abraham étaient superstitieux. Aussi, il était de coutume qu’un contrat se fasse de la façon suivante : un animal (ou plusieurs animaux, selon l’importance du contrat) était sacrifié à cet effet, puis coupé en deux moitiés entre lesquelles passaient les contractants. Ce passage entre les deux morceaux signifiait que le pacte était conclu et que la partie qui romprait les clauses du contrat subirait le sort de cet animal (ou de ces animaux) et serait déchirée par le milieu par les dieux. Cette coutume était pratiquée même par les Juifs bien après Abraham, elle est mentionnée par le prophète Jérémie, au VIe siècle av. J.-C., 1500 ans après Abraham, qui dénonce l’infidélité des Hébreux en ces termes : « Ces hommes qui ont outre passé l’accord qui était le mien, qui n’ont pas observé les termes de l’accord conclu par eux en ma présence, je vais les rendre comme le veau qu’ils ont coupé en deux pour passer entre ses morceaux. Les chefs de Juda et de Jérusalem, les eunuques, les prêtres et tout le peuple du pays, qui ont passé entre les moitiés du veau, je les livrerai entre les mains de leurs ennemis » (Jérémie 34,18-20). Pour indiquer qu’il accomplira sa promesse faite à Abraham, Dieu, sous la forme « d’un four fumant et d’un brandon de feu », passa entre les morceaux coupés. La Genèse explique que « ce jour-là, Yahvé conclut une alliance avec Abram » (Genèse 15,17-18). Dieu avait ainsi « signé » le contrat avec son élu. Cette vision était le signe tangible demandé par Abraham. On croyait à cette époque que si des oiseaux carnivores parvenaient à dévorer la chair des animaux sacrifiés, ce serait un mauvais augure pour le pacte. C’est pourquoi la Bible dit : « Les rapaces s’abattirent sur les cadavres, **mais Abram les chassa** » (Genèse 15,11). Encore un signe que cette alliance réussira. Abraham aura donc sa « terre » et sa descendance de Sarah, son épouse vieille et stérile. Malgré l’impossibilité humaine de l’accomplissement des termes du pacte « Abram crut en Yahvé qui le lui compta comme justice (à cause de sa foi) » (Genèse 15,6). La foi d’Abraham est une lumière pour tous les croyants. Elle anima les Apôtres et St Paul s’y réfère souvent et la présente comme exemple : « Abraham crut en Dieu, et ce lui fut compté comme justice. Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi (*en Jésus*), ce sont eux les fils d’Abraham » (Galates 3,6-7). Cette vision nous mène à deux conclusions très importantes qu’il faut retenir pour comprendre l’esprit de la Bible : 1\) Dieu est pédagogue : Il emploie le langage de l’homme et respecte sa mentalité. Il s’abaisse au niveau de l’homme, s’adresse à lui dans un langage humain pour se faire comprendre, puis Il l’élève graduellement à la mentalité divine qui est l’Esprit Saint. Aussi, en passant par les moitiés, donne-t-il à Abraham un signe que celui-ci peut comprendre. 2\) Pour comprendre un prophète, il faut le placer dans son contexte historique et social. Ceci est valable, non seulement pour les deux Alliances (l’Ancienne par la Torah, et la Nouvelle par l’Évangile), mais aussi, aujourd’hui, pour l’Alliance Apocalyptique, celle de la Fin des temps qui est la dernière Alliance, la dernière chance donnée aux hommes pour s’amender. Le messager apocalyptique doit être vu avec des yeux nouveaux et, pour être compris, il faut le placer dans le contexte historique et social de son époque : le XXe et XXIe siècle. ### Ismaël (Genèse 16) Abraham et Sarah, ignorant la toute-puissance de Dieu, ne comprirent pas comment Dieu leur donnerait un fils, vu leur vieillesse et la stérilité de Sarah. Le miracle n’était pas encore connu. En ce temps-là, une loi du roi Hammourabi stipulait que, dans le cas de stérilité, une épouse légitime pouvait avoir des enfants considérés légitimes en permettant à son mari de coucher avec sa servante. L’enfant naissant de cette relation extra-maritale était néanmoins considéré celui du couple marié, à condition d’être reçu, à sa naissance, dans les bras de l’épouse légitime pour signifier son plein consentement (aujourd’hui il y a des « mères porteuses »). Sarah, dont la foi semble être moins solide que celle de son mari, voyant qu’un fils ne venait pas d’elle, poussa Abraham à aller vers Agar, sa servante égyptienne, car elle se savait stérile : « Va donc vers ma servante. Peut-être obtiendrai-je par elle des enfants. Et Abram écouta la voix de Saraï » (Genèse 16,2). Cet acte se reproduira plus tard avec Jacob, le petit-fils d’Abraham, qui s’unit aux deux servantes de ses épouses, Rachel (Genèse 30,1-6) et Léa (Genèse 30,9-13). De l’union entre Abraham et Agar naquit Ismaël. Abraham avait alors 86 ans (Genèse 16,16). Tu remarques que Dieu ne s’est pas pressé d’accomplir sa promesse de donner à Abraham un fils par Sarah ; c’est sa façon de faire grandir l’homme à la taille divine par la patience. Ainsi, Sarah prit l’initiative d’avoir un fils à sa façon. Mais Dieu avait son plan à lui qu’il ne va pas modifier. La naissance d’Ismaël ne l’empêcha pas d’apparaître de nouveau à Abraham pour lui révéler son plan miraculeux : « Ta femme Saraï… tu l’appelleras Sara. Je la bénirai et **même** je te donnerai d’**elle** un fils ». Cela parut trop merveilleux au vieillard : « Un fils naîtra-t-il a un homme de cent ans, et Sara qui a 90 ans va-t-elle enfanter ? Oh ! Qu’Ismaël vive devant ta face », répondit Abraham qui « tomba à terre devant Dieu et se mit à rire » devant une telle annonce incroyable. Mais Dieu insista : « Ta femme Sara te donnera un fils, Isaac. J’établirai mon Alliance avec lui » (Genèse 17,15-19). Ce fut l’annonce du premier miracle de l’Histoire humaine. L’Alliance signifiait que de la lignée d’Isaac viendra le Messie. ### Isaac (Genèse 17 et 18) Abraham devait attendre longtemps ce fils annoncé lors de l’alliance « des moitiés ». En effet, Isaac ne naquit qu’une quinzaine d’années après cette vision. À l’annonce de sa naissance, tant son père que sa mère « se mirent à rire » (Genèse 17,17 / 18,12). Cette occasion de rire est à l’origine du nom d’Isaac (Yitzhac) qui signifie « rire » en hébreu, comme « Yidhac » en arabe : « Dieu m’a donné de quoi rire, tous ceux qui l’apprendront me souriront. Qui aurait dit à Abraham que Sara allaiterait des enfants ! Car j’ai donné un fils à sa vieillesse », commente joyeusement l’épouse du vieillard qui, à la naissance d’Isaac, avait 90 ans et son mari 100 ans (Genèse 21,6-7). Seul Dieu pouvait annoncer à Abraham pareille surprise et l’accomplir. Pour le vieux couple, il y avait de quoi rire. Nous aurions fait de même. Beaucoup riraient devant une nonagénaire enceinte. Isaac est important parce qu’il vient concrétiser matériellement le signe demandé par Abraham à Dieu : ce fils est l’accomplissement du pacte « des moitiés ». Ce signe, inexplicable par la science de tous les temps, est un témoin redoutable pour les hommes de tous les siècles. Il ne concerne donc pas Abraham seulement : il nous met tous en cause car l’Alliance que devait perpétuer Isaac était à travers le Messie ; celle-ci devait venir de la lignée de ce fils d’Abraham, non d’un autre, car Dieu dit : « En faveur d’Ismaël aussi je t’ai entendu : je le bénis… **Mais mon alliance je l’établirai avec Isaac** » (Genèse 17,21). Ce miracle consolida la foi d’Abraham ; il doit aussi affermir la nôtre. C’est dans ce but que Dieu l’a voulu. Le plan de salut annoncé à Adam et Ève s’accomplit donc par Abraham. Il doit paraître comme une initiative et une intervention divines, une preuve irréfutable de l’existence et de la toute-puissance de Dieu, et d’un plan divin que les hommes doivent respecter et suivre. Seuls les hommes de bonne foi verront et comprendront. Tu auras remarqué la patience de Dieu : ce n’est que 13 ans après la naissance d’Ismaël que le Créateur précisa son plan à Abraham. Celui-ci ne pensait plus avoir d’autres fils, sa femme non plus. Ils se suffisaient d’Ismaël. Mais Dieu avait **son** plan et, pour le mener à bon terme, il devait bouleverser les perspectives humaines. Telle est sa Sagesse. La créature doit sans cesse apprendre à s’adapter à la volonté du Créateur ; elle découvrira la sagesse profonde de Dieu en se pliant à sa volonté sans résistance et ne regrettera jamais de se laisser faire par Dieu. Avec Isaac, Dieu a démontré sa Toute-Puissance, il a ainsi préparé l’humanité à un autre miracle, encore plus merveilleux, celui de la naissance du Messie 2000 ans après Abraham : Jésus naquit de la Vierge Marie par action divine directe, sans même l’intervention d’un homme : « L’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu à une vierge… Marie… et lui dit : Tu concevras et enfanteras un fils… On l’appellera Fils du Très-Haut. L’Esprit-Saint viendra sur toi… C’est pourquoi l’enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu… » (Luc 1,26-38). Isaac vient donc préparer les hommes à l’accueil du Messie. L’on n’est plus justifiable si l’on ne croit à la naissance **miraculeuse** de Jésus. ### La circoncision (Genèse 17,9-14) La circoncision est une coutume pré-biblique ; elle existait avant Abraham, souvent pratiquée par les Païens pour différents motifs. Dans une guerre, les vainqueurs soumettaient les vaincus à « l’humiliation » de la circoncision. Ce fait est rapporté par la Bible elle-même : le roi Saül exige de David « cent prépuces de palestiniens pour tirer vengeance des ennemis du roi » (1 Samuel 18,25). Cette pratique ne signifie donc pas nécessairement une alliance avec Dieu, même si les scribes de l’Ancienne Alliance, la présente comme un « signe de l’Alliance » avec Dieu (Genèse 17,11). Dès l’Antiquité, la circoncision était pratiquée partout dans le monde. Aujourd’hui encore, certaines tribus d’Australie, d’Afrique et d’Amérique la considèrent comme un signe de virilité : un homme refuse de donner sa fille en mariage à un incirconcis. Certains pratiquent cette opération même aux filles (ablation du clitoris). Abraham, voyant que les Païens se faisaient circoncire pour leurs dieux, pensa qu’il devait, à plus forte raison, se soumettre à cette opération pour le seul vrai Dieu. Mais avec le temps, les prophètes comprirent la valeur symbolique de cet acte et Moïse exige déjà que le **cœur** soit circoncis (Deutéronome 10,16). Jérémie, lui aussi, insiste sur la purification de l’âme par la circoncision du **coeur** (Jérémie 4,4). Ce grand prophète ne cesse d’inviter les croyants à l’introspection et au « nettoyage » de la conscience, dénonçant l’illusion et la superficialité de la circoncision du prépuce, et soulignant qu’elle est en usage même chez les Païens : « voici venir des jours - Oracle de Yahvé - où je visiterai tout circoncis qui ne l’est que dans sa chair : l’Égypte, Juda, Edom… Tous ces peuples-là, et donc toute la maison d’Israël, ont le **coeur** incirconcis » (Jérémie 9,24-25). Note que Juda (les Juifs) est mis au même rang que les Païens d’alors (l’Égypte, Edom) malgré la circoncision, et que cette coutume était en usage hors des frontières de la Palestine. Il faut comparer la circoncision aux cultes modernes inspirés par le paganisme : vêtements sacerdotaux, encensement, génuflexion, etc. Toutes ces formes d’adoration ne sont que des illusions, une religiosité superficielle incapable de plaire à Dieu et d’aider à l’évolution spirituelle. Ce sont des obstacles matériels à la vraie élévation de l’âme. Nous pouvons en dire de même pour le baptême par l’eau, ce n’est qu’un symbole. Le seul culte valable est celui de la connaissance et de l’amour, l’adoration de Dieu en « esprit et en vérité » comme déjà mentionné (Jean 4,23-24). Avec l’Évangile, nous passons définitivement du concept physique de la circoncision au concept spirituel qui rend cette coutume caduque : « la circoncision n’est rien, rien non plus l’incirconcision, ce qui compte c’est d’observer les commandements de Dieu », dit Paul (1 Corinthiens 7,19). Et encore : « Dans le Christ Jésus, ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par l’amour » (Galates 5,6), « C’est en lui (*Jésus*) que vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’est pas de main d’homme par l’entier dépouillement de votre corps charnel. Telle est la circoncision du Christ », ajoute Paul (Colossiens 2,11). « Vain est leur culte », dit Jésus des Pharisiens et des scribes malgré leur circoncision (Matthieu 15,9). Isaïe, comme la plupart des prophètes, avait, lui aussi, dénoncé ces cultes : « Yahvé a dit : Ce peuple ne m’approche qu’en paroles, il ne me glorifie que des lèvres tandis que son cœur reste loin de moi et que sa religion envers moi n’est que commandements humains, leçons apprises ! » (Isaïe 29,13). Nous nous étonnons que des « disciples » de Jésus insistent, aujourd’hui encore, à adorer suivant des cultes et des rites dénoncés par Jésus et les prophètes : « Hypocrites, Isaïe a joliment prophétisé contre vous quand il a dit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent : les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains », répète encore Jésus (Matthieu 15,7-9). ### Révélation de la Trinité divine (Genèse 18) Le chapitre 18 répète l’annonce faite par Dieu à Abraham concernant la naissance d’Isaac, mais cette fois en présence de Sara. Dans le premier récit, c’est Abraham qui « se mit à rire » (Genèse 17,17), mais dans le second, c’est Sara qui, « écoutant à l’entrée de la tente, derrière Abraham »… elle qui « avait cessé d’avoir ce qu’ont les femmes », c’est elle qui « rit **en elle-même**, se disant : ‘maintenant que je suis usée, je vais connaître le plaisir ! Et mon mari qui est un vieillard !’ » (Genèse 18,11-12). On reconnaît les deux récits à la répétition de la mention qu’Isaac naîtra « l’an prochain à la même saison » (Genèse 17,21 / 18,14). Il y a là deux traditions orales, la seconde se voulant respectueuse de la dignité du Patriarche : ce n’est pas lui qui a ri et douté, mais Sara dont la foi est plus faible que celle de son époux considéré irréprochable. Le premier récit relève de la tradition **élohiste**: « Dieu (*Elohim*) dit à Abraham… » (Genèse 17,9-22), et le second de la tradition **yahviste**: « Yahvé lui apparut au Chêne de Mambré… » (Genèse 18,1-14). Dieu, qui voit les cœurs, saisit le rire intérieur de Sara, Il lui demanda pourquoi elle avait ri, non pour l’accabler, mais pour lui faire réaliser sa Toute-Puissance. Elle, se sentant découverte, eut peur et nia disant : « Je n’ai pas ri ». Mais Dieu, bon et compréhensif, reprit paternellement : « Si, tu as ri », Il ne considéra pas mensongère l’attitude intimidée de sa « petite » créature (Genèse 18,15). Le point le plus important dans ce second récit est la révélation de la Divine Trinité. En effet, Dieu apparut à Abraham sous la forme de **Trois Personnes**: « Ayant levé les yeux, voilà qu’il vit **trois** hommes qui se tenaient debout près de lui » (Genèse 18,2). Le dialogue entre Dieu et Abraham est lui-même révélateur : le Patriarche s’adresse à ces trois Personnes tantôt au singulier, tantôt au pluriel. Il semble ne pas comprendre s’il doit s’adresser à un seul ou à trois : « Monseigneur, je **T‘**en prie, si j’ai trouvé grâce à **tes** yeux… Qu’on apporte un peu d’eau et **vous** vous laverez les pieds… **Ils** répondirent : ’Fais comme tu as dit‘ » (Genèse 18,2-5). C’est le Dieu-Trinité qui fait irruption dans le monde des hommes et se révèle, 2000 ans déjà avant le Christ, sans être saisi par l’intelligence humaine encore opaque. Relis le chapitre 18 attentivement en y réfléchissant. Que penses-tu de ces trois personnes apparues à Abraham ? Pourquoi le dialogue varie-t-il entre le singulier et le pluriel ? Donne **tes** explications. Médite sur la manière dont ce récit est rapporté : tout est dit simplement, avec fraîcheur et sans fausse pudeur, surtout de la part de Sara. Abraham s’empresse d’accueillir son hôte avec un enthousiasme spontané et lui offre ce qu’il a de mieux dans son troupeau (contrairement à l’avarice de Caïn). Et Sara, flétrie par l’âge, qui « avait cessé d’avoir ce qu’ont les femmes », se demande avec son rire caché : « Maintenant que je suis usée, je connaîtrais le plaisir »… avec un mari désormais « vieillard » !… Ces traits nous révèlent la physionomie d’Abraham : Un homme simple, droit et entier, au cœur généreux, spontané et suffisamment souple pour se laisser modeler par Dieu. Ceci explique pourquoi Dieu le choisit. N’oublie pas que le choix divin est tombé sur cet homme, un Syrien, et non point sur un « peuple » hébreu au cœur endurci et rebelle à Dieu comme le révèlent les prophètes (Isaïe 1,2-4 / Jérémie 7,25-28… etc.). ### Sodome et Gomorrhe (Genèse 19) Après avoir annoncé la naissance d’Isaac, Dieu révéla à Abraham sa détermination de frapper Sodome et Gomorrhe à cause de leurs perversités. Ces deux villes, situées au sud de la mer Morte, étaient réputées pour leurs débauches, notamment l’homosexualité, d’où l’expression « sodomie ». Dieu décida de les châtier, comme il avait agi auparavant, du temps de Noé, avec une civilisation dissolue. Cela devait servir de leçon aux générations futures et être un exemple du châtiment qui s’abattra sur le monde impie à la fin des temps (Luc 17,26-30). Lot et sa femme sont invités à quitter Sodome avec leurs deux filles car ils ne s’étaient pas laissé contaminer par les sodomites. Le vice de ces derniers était clairement l’homosexualité (Genèse 19,4-11). Il est recommandé à la famille de Lot de ne pas se retourner en partant (Genèse 19,17), c’est-à-dire de quitter sans regret ce passé, sans y laisser le cœur à cause des possessions, maisons, etc., mais de regarder vers l’avenir, confiants en Dieu. La femme de Lot ne tint pas compte de cette recommandation divine et fut transformée en « colonne de sel » (Genèse 19,26). Nous devons comprendre le sens **symbolique** de cette histoire : Il ne faut jamais hésiter à abandonner une vie sans Dieu. Qui désire s’élever doit se libérer de l’attraction mondaine pour s’élancer vers la vie spirituelle sans regarder en arrière, sans entretenir la nostalgie des plaisirs passés : « Quiconque a mis la main à la charrue (*la vie spirituelle*) et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu », avait dit Jésus (Luc 9,62). ### Naissance d’Isaac et renvoi d’Agar et d’Ismaël (Genèse 21) Après la naissance d’Isaac, « Sara aperçut le fils né à Abraham de l’égyptienne Agar plaisanter avec son fils Isaac : elle dit donc à Abraham : Chasse cette servante et **son** fils, il ne faut pas que le fils de cette servante hérite avec mon fils Isaac » (Genèse 21,9-10). Sara renie, ainsi, Ismaël comme son fils et le rejette, l’exilant avec sa mère… après avoir été l’instigatrice de l’union de son mari avec Agar. L’attitude de Sara « déplut fort à Abraham, à propos de son fils », mais Dieu lui dit : « Ne te chagrine pas à cause du petit et de ta servante, tout ce que Sara te demande accorde-le, car c’est par Isaac qu’une descendance perpétuera ton nom » (Genèse 21,9-12). Dieu laisse faire cette jalousie féminine ; Il consent au renvoi d’Agar et d’Ismaël non pour les discréditer et approuver Sara, comme l’interprètent les rabbins, mais pour accomplir son plan messianique par Isaac. Il fallait que règne la paix dans la famille, sans querelle. C’est pourquoi Dieu demande à Abraham de ne pas s’attrister à cause de cet éloignement. Dieu confirme sa bénédiction donnée déjà à Ismaël (Genèse 17,20), rappelant qu’il en « fera un grand peuple, car il est ta descendance » (Genèse 21,13). | ![](/pictures/cb_lieux-et-peuples-de-canaan_fr.png "Lieux et peuples de canaan") Lieux et peuples de Canaan mentionnés dans l’histoire des patriarches | |---| Cette bénédiction divine contredit le comportement des Juifs fanatiques à l’égard d’Ismaël et des Arabes, sous prétexte que leur ancêtre, Ismaël, fut « chassé » par Abraham. Ce n’est pas dans cet esprit raciste que l’éloignement d’Ismaël est présenté par la Genèse qui le considère, lui aussi, de la descendance d’Abraham. Après l’expulsion d’Agar et son fils, un Ange leur apparut pour soutenir et consoler la mère éperdue : « Ne crains pas, Agar, car Dieu a entendu les cris du petit. J’en ferai un grand peuple. Dieu dessilla les yeux d’Agar et elle aperçut un grand puits. Elle alla remplir l’outre et fit boire le petit. Dieu fut avec lui… » (Genèse 21,14-21). Dieu n’abandonna jamais Ismaël, mais son plan messianique devait s’accomplir par Isaac. ### Le sacrifice d’Isaac (Genèse 22) Les Païens de ce temps avaient coutume d’offrir leurs enfants en sacrifice aux idoles. Ceci fut pratiqué même par certains rois juifs après Abraham et condamné par les prophètes (Jérémie 7,31). Abraham, sous le poids d’une crise de conscience, voulut offrir à Dieu son fils comme les Païens offraient leurs enfants à leurs dieux, croyant honorer Dieu ainsi. Mais Celui-ci intervint à temps pour l’en empêcher et signifier qu’il n’est pas comme les « dieux » païens qui exigent des sacrifices humains : un Ange lui dit : « N’étends pas la main contre l’enfant, je sais maintenant que tu crains Dieu… Tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. Abraham leva les yeux et vit un bélier… » Le Patriarche « offrit la bête en holocauste à la place de son fils » (Genèse 22,9-13). Plus tard, Dieu expliqua par les prophètes que les seuls sacrifices qui lui étaient agréables étaient le repentir, la justice et l’amour. Le prophète Michée s’écria : « Avec quoi me présenterai-je devant Yahvé…? Faudra-t-il que j’offre mon aîné pour prix de mon forfait, le fruit de mes entrailles pour mes propres péchés ?… On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : rien d’autre que d’accomplir la justice, d’aimer avec tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu » (Michée 6,6-8). Avec la venue de Jésus, une nouvelle lumière nous fut donnée. Non seulement Dieu n’exige pas des hommes leurs enfants en sacrifice, mais c’est lui, Dieu, qui offre son Fils unique aux hommes en sacrifice pour leur salut : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle », avait dit Jésus (Jean 3,16) ; et encore : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande » (Jean 15,13-14). Par son intervention dans l’histoire humaine, Dieu a changé, avec sagesse et pédagogie, la mentalité de l’homme concernant les sacrifices et, avec la venue de Jésus, le bouleversement fut total. Les dieux dictateurs de la mythologie cédèrent la place à l’unique Créateur qui s’est révélé bon, compatissant et miséricordieux. ### Le mariage d’Isaac (Genèse 24) Abraham voulut une femme « de son pays, de sa parenté » pour son fils Isaac (Genèse 24,1-4). Il envoya donc son serviteur en Syrie, en « Aram naharayim », c’est-à-dire « Syrie des fleuves » (au nord du Tigre et de l’Euphrate), là où se situe la ville de Harân d’où il était sorti (Genèse 24,10-15). C’est de là que le serviteur ramena Rebecca comme épouse pour Isaac. Celle-ci n’est autre que la petite fille de Milka, la femme de Nahor, frère d’Abraham (Genèse 11,27-29). Elle est donc sa cousine paternelle. De là aussi Rebecca voudra une épouse pour son fils Jacob (Genèse 27,46 / 28,5). Ceci démontre l’origine **syrienne** de la famille d’Abraham. **Réflexion** Dieu tranquillisa Abraham en bénissant Ismaël. Il lui annonça encore que celui-ci « engendrera 12 Princes » (Genèse 17,20) dont les noms sont mentionnés dans Genèse 25,12-16. Ce chiffre est symbolique et doit être mis en parallèle des 12 tribus d’Israël (à voir plus loin les 12 fils de Jacob dans Genèse 35,22-26). Les 12 « nobles » descendants d’Ismaël sont précieux aux yeux de Dieu, et donc dignes d’estime. Comme tous les hommes de bonne foi, ils ont droit au même héritage spirituel que les descendants de bonne foi d’Isaac. Un écrivain favorable à Agar et Ismaël aurait écrit : « Sara, après avoir eu Isaac, délaissa Ismaël qui en ressentit le coup. Elle finit par l’éloigner, oubliant qu’elle l’avait ardemment désiré et adopté. Or, elle finit, par jalousie, par lui refuser même le droit légitime d’hériter comme Isaac, son frère. L’attitude de Sara ’déplut beaucoup à Abraham‘ (Genèse 21,9-11) ». Les fanatiques, par la suite, adoptèrent la mentalité chauvine de Sara, au lieu de suivre la bonté et la justice d’Abraham. ## Leçon 4 - Histoire d’Isaac et de Jacob (Genèse 25 à 50) Il faut avoir déjà lu ces chapitres avant de poursuivre cette leçon, sinon on n’en tirera pas grand-chose. Cinq points importants sont à relever : ### Les deux fils d’Isaac : Ésaü et Jacob (Genèse 25,19-) Rebecca (Rivca), comme Sara sa belle-mère, était syrienne. Genèse 25,20 insiste sur la révélation de cette origine « araméenne » de l’épouse d’Isaac : « Isaac avait 40 ans lorsqu’il épousa Rebecca, fille de Bétuel, **l’Araméen** de Paddân-Aram, et soeur de Laban **l’Araméen** » (Genèse 25,20). Rebecca, comme Sara, était stérile : « Isaac implora Yahvé pour sa femme, car elle était stérile ; Yahvé l’exauça et sa femme Rebecca devint enceinte » (Genèse 25,21). Elle portait des jumeaux : Ésaü et Jacob. Le premier à naître était considéré comme l’aîné et la coutume voulait que celui-ci soit privilégié et hérite de la dignité paternelle. Selon la tradition **humaine**, il revenait donc à Ésaü, l’aîné, d’hériter de la mission spirituelle d’Abraham et d’Isaac, le Messie devant venir de sa lignée, non de celle de son frère jumeau, Jacob. Mais Dieu ne se laisse pas lier par les coutumes et les considérations humaines, familiales ou tribales, comme c’est le cas ici. Elles sont trop souvent racistes et dictées par des préjugés injustes. Il établit donc son Alliance avec Jacob, non avec Ésaü, pourtant l’aîné. Cette « alliance » signifiait que le Messie devait venir de la lignée de Jacob. En effet, lorsque Rebecca alla « consulter Dieu », Il lui répondit : « Il y a deux nations dans ton sein… L’aîné servira le cadet » (Genèse 25,23). Ceci est un bouleversement total de la mentalité de l’époque et des traditions antiques. La raison - strictement humaine - du passage du droit d’aînesse à Jacob est que Rebecca « préférait Jacob » parce qu’il était « un homme tranquille et demeurait sous les tentes », auprès de sa mère (Genèse 25,27-28). Celle-ci complota donc pour dérober le droit d’aînesse et le donner à son préféré. Par ruse, elle obtint que son mari bénit Jacob au lieu d’Ésaü qu’il préférait pourtant à son frère « car le gibier (*cuisiné par Ésaü*) était à son goût » (Genèse 25,28). L’on croyait, à cette époque, que la bénédiction donnée était effective et irrévocable, ne pouvant passer à un autre, qu’elle soit méritée ou pas (Genèse 27,1-45). À noter que « cette consultation de Dieu » se pratiquait par des voyants ou des voyantes qui prétendaient détenir ce pouvoir de « voyance ». Aujourd’hui encore, beaucoup prétendent détenir un tel pouvoir. La Bible révèle que les Israélites pratiquaient couramment cette coutume (voir Exode 33,7 / 1 Samuel 14,41, etc.). L’attitude de Rebecca et de Jacob dans cette affaire n’est pas un exemple de haute moralité. Les prophètes venus ultérieurement condamnèrent la ruse de Jacob : Jérémie la présente comme exemple de duperie : « Que chacun soit en garde contre son ami, méfiez-vous d’un frère, car tout frère joue le rôle de Jacob… L’un dupe l’autre… » (Jérémie 9,3-4). « Yahvé est en procès avec Israël, il va traiter Jacob suivant sa conduite, lui rendre selon ses œuvres. Dès le sein maternel il supplanta son frère… », dit encore Osée (Osée 12,3-4). Mais les scribes, voulant justifier Jacob et sa mère, présentèrent l’histoire du plat de lentilles au détriment d’Ésaü. Celui-ci revenait affamé et « épuisé » du travail à la campagne ; il dit à son frère qui avait préparé un bon potage de lentilles : « Laisse-moi **avaler** (*tant il avait faim…*) ce (*mets*) roux (*couleur des lentilles*). Je suis épuisé ! » Mais Jacob, affamé du droit d’aînesse, saisit l’occasion au vol et en abusa pour dérober ce droit à son frère : « Vends-moi d’abord ton droit d’aînesse », rétorqua-t-il. Ésaü, ne prenant probablement pas au sérieux les convoitises de son frère, acquiesça. « C’est tout le cas qu’Ésaü fit du droit d’aînesse », commentent cyniquement les scribes (Genèse 25,29-34). Cette histoire a, toutefois, le mérite de nous secouer : elle nous invite, si nous y sommes attentifs, à la révolte devant l’injustice. Isaac, en effet, remarque-le bien, dit à son fils Ésaü : « …tu serviras ton frère. Mais quand tu t’**affranchiras**, tu **secoueras** son joug de dessus ton cou » (Genèse 27,40). Il faut se libérer du joug des traditions religieuses infructueuses. Un autre enseignement à tirer de cette histoire : il faut préférer le spirituel au matériel, ne pas « vendre notre droit d’aînesse », qui est **notre** droit à la vie Éternelle, pour un bien d’ordre temporel. C’est cet enseignement que Jésus nous donne en refusant, à la demande du diable, de transformer les pierres en pain, malgré sa faim, car « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4,4. Voir aussi Deutéronome 8,3). Il faut être affamé et assoiffé des directives divines. S’il y a à choisir entre un intérêt matériel et un autre spirituel, c’est le dernier qu’il faut choisir et le premier qu’il faut sacrifier, sans se retourner en arrière, comme la femme de Lot… Dieu promit à Adam et Ève une descendance qui écrasera la tête du démon. Ce Sauveur est le Messie. Le plan messianique de Dieu débuta avec Abraham, passa à Isaac et continua en Jacob. Après avoir commencé avec Abraham et après avoir été transmise à Isaac, la descendance promise par Dieu à Adam et Ève pour écraser la tête du démon, leur tentateur, passe à Jacob qui devient le troisième Patriarche. L’histoire des lentilles vient expliquer pourquoi cette descendance n’est pas passée par Ésaü, pourtant l’aîné. Mais cette explication humaine ne révèle pas la véritable intention de Dieu. ### Les deux épouses de Jacob (Genèse 28 et Genèse 29) Ésaü épousa des femmes hittites, non araméennes : cela déplut à ses parents (Genèse 26,34-35) et ce fut une raison de plus de lui en vouloir. Rebecca, qui craignait pour Jacob pareils mariages, intervint auprès de son mari pour qu’il commande à Jacob : « Tu ne dois pas prendre une femme parmi les filles de Canaan. Lève-toi ! Va en Paddân-Aram (*en Aram, c’est la Syrie*) chez Bétuel, le père de ta mère, et choisis-toi une femme de là-bas » (Genèse 28,1-2). Remarque qu’Isaac invoque sur Jacob et sa descendance « la bénédiction d’Abraham ». Dans l’intention divine, cette bénédiction signifie que le **Messie vient de cette descendance**, non de celle d’Ésaü. Les scribes donnent de cette bénédiction une interprétation géographique, à savoir que la Palestine appartient à la descendance de Jacob (les Israélites), non à celle d’Ésaü (les Arabes). Ceci ressort du verset suivant : « …pour que tu **possèdes le pays** dans lequel tu séjournes et que Dieu a donné à Abraham… » (Genèse 28,3-4). En route vers la Syrie, Jacob eut un songe : Dieu lui apparut au sommet d’une échelle allant de la terre au Ciel pour lui annoncer que son Alliance avec Abraham se poursuivrait par lui (Genèse 28,12-16). Jésus évoqua ce songe de l’échelle, l’adaptant à sa personne et révélant par là que, désormais, il est lui-même le détenteur de l’Alliance divine, le successeur et l’héritier des vraies promesses faites par Dieu à Abraham, Isaac et Jacob (Jean 1,51). Il est cette échelle qui mène de la terre au Ciel et permet aux hommes qui croient en Lui de monter vers le Haut. Remarque que la croyance en un Dieu unique ne s’est pas développée sans difficulté. Il a fallu des expériences et des options personnelles. En effet, Jacob ne s’est pas suffi des paroles de son père. Il hésite à croire en Dieu et sa foi est au conditionnel : « **Si** Dieu est avec moi… **s’**il me donne du pain… **si** je reviens sain et sauf chez mon père, **alors** Yahvé (*seul*) sera mon Dieu… » (Genèse 28,20-22). L’histoire des mariages de Jacob débute au chapitre 29,15. La course frénétique entre Léa et Rachel (Rahil) pour enfanter nous paraît drôle. Il faut lire ces récits en tenant compte de la mentalité de l’époque : l’estime du mari était à la mesure du nombre des enfants car la progéniture était considérée comme un signe de la bénédiction divine. Cette course effrénée à la procréation entre les deux épouses, à laquelle les servantes Zilpa (de Léa) et Bilha (de Rachel) furent mises à contribution, donna à Jacob 12 garçons et une fille. Ces 12 fils de Jacob sont les ancêtres fondateurs des 12 tribus d’Israël, la première communauté monothéiste appelée à révéler au monde, avec bonté, le Créateur unique. Les prophètes dénoncèrent l’infidélité et la mauvaise gestion de ce premier groupe de croyants. S’étant enrichi, Jacob voulut être indépendant de son beau-père Labban. Il fuit donc vers son pays natal, Canaan. Remarque que, dans la précipitation du voyage, Rachel insista pour emporter avec elle les idoles des dieux qu’elle adorait encore malgré son mariage avec Jacob (Genèse 31,34). À noter donc que la croyance au Dieu unique a grandi graduellement et avec le temps dans le cœur des ancêtres. Il ne faut pas s’en étonner. Aujourd’hui encore, 4000 ans après Abraham, il se trouve des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans qui ne croient pas en Dieu… ou qui y croient mal, de manière fanatique, avec une mentalité intégriste, fétichiste, non renouvelée. ### La « lutte » de Jacob contre Dieu (Genèse 32,24-33) Jacob, de retour vers Canaan, eut une autre apparition divine : « Un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aube ». Cet « homme » est Dieu sous forme humaine, comme les trois « hommes » apparus à Abraham (Genèse 18). La « lutte » entre Dieu et Jacob est symbolique : Dieu veut façonner Jacob, le modeler à son Esprit Saint, mais l’homme refuse de se laisser faire par son Créateur. Voyant que Jacob lui résistait, Dieu lui donna le nom de « Israël », qui signifie « lutter **contre** Dieu » (Genèse 32,29). En analysant ce fait, l’on conclut que Jacob voulait inconsciemment s’égaler à Dieu, se poser face à lui comme un rival. C’est pourquoi son comportement fut condamné par les prophètes. En effet, Osée dit : « Yahvé va traiter Jacob suivant sa conduite… dans sa vigueur il lutta contre Dieu et eut le dessus », conclut Osée ironiquement (Osée 12,3-4). C’est par la violence et par intérêt personnel, non par amour et justice, que Jacob voulut dérober la bénédiction de Dieu, exactement comme il avait agi pour subtiliser à son père la bénédiction destinée à Ésaü. Après cet incident, Dieu donne un autre nom à Jacob : « On ne t’appellera plus Jacob, mais Israël (*Isra=lutter, et EL=Dieu*), car tu as été fort contre Dieu et contre les hommes (*il ‘lutta’ contre son frère Ésaü, un homme, et lui déroba le droit d’aînesse*) et tu as vaincu », lui déclare Dieu ironiquement (Genèse 32,29). Cette résistance s’applique aux scribes et aux pharisiens qui ont toujours résisté à Dieu et à ses prophètes. Ces derniers, avant Jésus et les Apôtres, ne manquèrent pas de dénoncer l’attitude réfractaire à Dieu des chefs religieux (voir Isaïe 1,2-3 / Michée 1,5 / Jérémie 2,20 / Matthieu 23 / 1 Thessaloniciens 2,14-16). Il faut voir dans le « triomphe » de Jacob dans sa lutte contre Dieu la même ironie divine que celle adressée à Adam après sa chute (Genèse 3,22). Les scribes bibliques prétendent que Dieu « là même, bénit » Jacob (Genèse 32,30). Il y a dans cette « bénédiction » une contradiction aux paroles des prophètes cités plus haut : c’est une surcharge ajoutée par la « plume mensongère » des scribes (Jérémie 8,8) pour justifier leur propre résistance à Dieu en la présentant comme acceptable, voire « bénie » de Dieu. C’est pourquoi Dieu dit à la communauté israélienne par Isaïe : « Ton premier père (*Jacob-Israël*) a péché, tes interprètes (*les scribes et les autres chefs religieux qui interprétaient les textes bibliques*) se sont révoltés contre moi. Tes princes ont profané mon sanctuaire. Alors j’ai livré Jacob à la malédiction et Israël aux outrages » (Isaïe 43,27-28). D’où vient donc cette prétendue bénédiction de Jacob ? Elle vient des interprètes et scribes, révoltés eux aussi contre Dieu, comme Jacob. Celui-ci, à cause de sa résistance contre Dieu, fut nommé Israël. Ce nom passa à ses descendants, héritiers de la même résistance. Aujourd’hui encore, cette lutte contre Dieu est symbolisée par l’État d’Israël. Les sionistes poursuivent, en politisant le judaïsme, la lutte de Jacob contre Dieu et les hommes : contre Dieu par le refus d’admettre la mission uniquement spirituelle et universelle du judaïsme et par leur rejet de Jésus, et contre les hommes par l’injuste et la violente occupation d’une terre qui ne leur appartient pas, tout en prétendant être le « peuple élu ». Beaucoup de **mauvais** croyants de tous bords méritent d’être appelés « Israël » car, tout en disant à Dieu : « Que ta volonté soit faite », ils s’entêtent à imposer leur propre volonté contre Dieu et les hommes, faisant fi et de Dieu et des hommes. ### Les 12 fils de Jacob : Les 12 tribus d’Israël (Genèse 35,22-26) Jacob eut 12 fils et une fille de ses deux épouses et de leurs deux servantes. Léa eut 6 fils et une fille : - *Ruben* (l’aîné) : il coucha avec Bilha (servante de Rachel : Genèse 35,22) et, à cause de cela, n’obtint pas de bénédiction de son père (Genèse 49,3-4). - *Siméon et Lévi*: ils commirent un crime raciste et traître (Genèse 34,25-31) qui attira sur eux **la malédiction de leur père** (Genèse 49,5-7). Moïse et Aaron son frère, descendent de la tribu maudite de Lévi, choisie par Moïse pour être l’unique tribu sacerdotale, c’est-à-dire la tribu qui donne les prêtres pour sacrifier les animaux (Nombres 3,45). - *Juda*: de sa tribu vient le Messie (non de la tribu du fils aîné, Ruben). C’est la raison pour laquelle Jacob loue Juda (Genèse 49,8-12). - *Isachar et Zabulon*. - *Dina*, enfin est la fille unique de Jacob. Rachel eut 2 fils : - *Joseph*: il fut jalousé par ses demi-frères et vendu par eux. Il devint tout-puissant en Égypte où il finit par accueillir toute sa famille. - *Benjamin*: le dernier-né de Jacob, le « benjamin ». Bilha (servante de Rachel) eut 2 fils : - *Dan* - *Nephtali*. Zilpa (servante de Léa) eut 2 fils : - *Gad* - *Asher*. Le chapitre 49 de la Genèse rapporte les prophéties de Jacob concernant chacun de ses enfants. La plus importante est celle de Juda car c’est d’elle que sortira le Messie. Celui-ci est appelé « Le Lion de Juda » car cette prophétie qualifie Juda de « jeune lion » (Genèse 49,9). L’Apocalypse attribue ce titre messianique à Jésus (Apocalypse 5,5). La tribu de Juda a tenu le rôle messianique dans l’histoire juive. Elle a donné les rois qui gouvernèrent en Judée, David et sa dynastie, d’où vint le Messie. Genèse 38 indique la descendance du Messie, par Juda et Tamar, par une union extra matrimoniale. Matthieu 1,3 désigne cette généalogie. C’est Juda, qui s’était révolté contre ses frères à la suite de la vente de Joseph. Il avait quitté sa famille et épousa une cananéenne, non une juive. Il était intervenu auprès de ses frères pour sauver la vie de Joseph (Genèse 37,26). Cette noble attitude lui valut les louanges de son père (Genèse 49,9) et le mérite d’être l’ancêtre du Messie. D’après la prophétie de Jacob concernant Juda (Genèse 49,9-12), le Messie devait abolir la royauté en Israël, non la consolider comme le pensaient les Juifs, et les Apôtres eux-mêmes (Actes 1,6). Il y est dit en effet : « Le sceptre **ne s’éloignera pas** de Juda, ni le bâton de chef d’entre ses pieds **jusqu’à la venue** de celui (*le Messie*) à qui il appartient, à qui obéiront les peuples » (Genèse 49,10). Le sceptre, symbole de la royauté, demeurera donc jusqu’à la venue du Messie. Celui-ci doit s’emparer de la couronne pour proclamer le règne universel **et spirituel**, selon Dieu, non politico-militaire, selon les hommes. La raison de la destruction du royaume israélien - nous verrons cela plus tard - est que celui-ci fut établi par les Juifs à l’encontre de la volonté de Dieu. Mais si le Messie vient supprimer la royauté temporelle d’un État israélien, c’est pour édifier son Royaume spirituel et universel selon les paroles prophétiques de Jacob à son fils Juda : « Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda… jusqu’à la venue de **Celui** (*le Messie*) à qui il (*le sceptre, donc la royauté*) **appartient**, à qui obéiront **les peuples** » (Genèse 49,10). La royauté cessera donc en Israël, mais après la venue du Messie qui se proclamera Roi **spirituel** de toutes les nations. De fait, après Jésus, le Royaume politique cessa en Israël lorsque Titus envahit Jérusalem et détruisit le Temple. Dès lors, le Royaume spirituel et universel du Messie, Jésus, le « Lion de la tribu de Juda », fut définitivement établi. À lui le « Sceptre » à jamais. La tribu de Juda (dite « Yéhuda » en hébreu) a donné son nom aux Juifs (dits « yéhudim » en hébreu, et « Yahoud » en arabe). La traduction française des deux mots (« Yéhuda » devenant « Juda » et « Yéhudim » devenant « Juifs ») ne révèle pas, comme l’hébreu et l’arabe, cette relation entre la tribu de Juda et les Juifs (Yéhouda et yéhoudim). Les mots « Juif » et « Judaïsme » sont dérivés du nom de cette tribu qui, à cause de sa qualité messianique, eut une grande importance dans toute la communauté. Les Juifs se réclamèrent de son nom, devenant les « **Yéhudim** », pour se présenter comme le peuple du Christ issu de la tribu de « **Yéhuda** », comme ils avaient adopté le nom d’Israël pour signifier qu’ils sont les descendants de Jacob, nommé « Israël ». Les disciples de Jésus s’appellent « **Chrétiens** » car ils croient qu’Il est le « **Christ** ». Ainsi, le Messie, est au centre des deux communautés et leur point de référence. En Lui, elles se définissent et trouvent leur identité. Il est le Tout pour le tout dans l’Ancien et le Nouveau Testaments. Ainsi donc, le Judaïsme et le Christianisme se rapportent au Messie : le Judaïsme étant dans l’attente de son Avènement et le Christianisme proclamant cet Avènement en la personne de Jésus. Est donc « Chrétien » qui reconnaît en Jésus le Christ annoncé. Il ne faut donc plus en attendre un autre comme font les Juifs. La communauté juive avait pour mission de répandre la connaissance de Dieu et la **future venue** du Messie. La communauté chrétienne, par contre, témoigne de **l’accomplissement** des prophéties messianiques par Jésus, le présentant comme l’unique Messie attendu et qu’il ne fallait pas en attendre un autre (Matthieu 11,2-3). Ces 12 fils de Jacob n’avaient donc pas de mission politique. Leur mission est uniquement spirituelle et consiste à faire connaître Dieu et à annoncer la venue du Messie dans leur communauté et dans le monde entier. Aussi, ces 12 tribus ne sont pas seulement les ancêtres **spirituels** des juifs, mais de tous ceux qui croient que Jésus est vraiment l’unique Christ de Dieu. Il faut savoir que le mot « Messie » dérive de l’hébreu « Meshiah » qui signifie « **Oint** », Celui qui reçoit l’onction de Dieu. Le mot « Christ » dérive du grec « Christos » qui signifie aussi « Oint », le choisi de Dieu. C’est par l’onction que les rois étaient intronisés. Or le Messie est roi des deux mondes et son onction vient directement de Dieu. ### Les 12 tribus en Égypte (Genèse 37 à 50) Avec l’histoire de Joseph, nous avons vu comment les « fils d’Israël » aboutirent en Égypte vers 1700 av. J.-C. Ils y demeurèrent quatre siècles, croissant en nombre. Le récit de l’Alliance « des moitiés » entre Dieu et Abraham avait « prophétisé » cet événement (Genèse 15,13-15). Il ne faut pas ignorer que la mise par écrit du récit se fit vers l’an 1000 av. J.-C. Le séjour en Égypte et la sortie de ce pays avaient donc **déjà** eu lieu. Les scribes ajoutèrent cette « prophétie » plus tard. Ce séjour en Égypte a fortement marqué la communauté israélite qui, avec le temps, avait oublié Dieu et s’était laissé entraîner à la pratique du culte idolâtre égyptien. Ceci exposait le plan messianique de Dieu au danger. Afin de poursuivre ce plan et le mener à bon terme, Dieu chargea Moïse de sortir les Israélites d’Égypte quatre siècles après leur entrée. Le livre de l’Exode, que nous verrons dans la cinquième leçon, raconte l’histoire de cette sortie. Avec Jacob, 70 Israélites s’étaient réfugiés en Égypte (Genèse 46,27) ; avec Moïse 600 000 en sortiront 400 ans plus tard (Exode 12,37). Il faut retenir les deux songes de Joseph lorsqu’il avait 17 ans : celui des gerbes de ses frères qui se prosternent devant la sienne et celui du soleil, de la lune et des onze étoiles qui font de même devant lui (Genèse 37,2-11). Retenons aussi les deux rêves du Pharaon : celui des vaches et celui des épis (Genèse 41,1-7). Dieu parle souvent aux hommes en songe et se révèle à eux ainsi. Le Créateur annonce un même message sous deux formes différentes : d’abord à Joseph puis au Pharaon. Dieu parle donc par songes. Mais aussi faut-il être prudent : il y a des sources sataniques à nos songes. Il faut donc savoir discerner la source et **bien interpréter** le sens des messages ainsi reçus et s’assurer qu’ils sont de Dieu. Il faut prier pour bien les comprendre et agir avec sagesse en conséquence. Dieu a souvent employé ce procédé dans la Bible, et particulièrement dans le livre de l’Apocalypse, où le même message y est annoncé en visions répétées, mais sous différentes formes, comme les songes de Joseph et du Pharaon. Le prophète Joël nous informe, de la part de Dieu, que Celui-ci se manifeste à ses élus en songes et en visions : « Je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens des visions… » (Joël 3,1). La Genèse se termine avec les Israélites en Égypte, Jacob ayant été enterré en Canaan (Palestine) dans la ville actuelle de Hébron (en arabe « El Khalil »), là où Abraham et Isaac sont enterrés (Genèse 50,12-13). Ce lieu est, aujourd’hui, une mosquée que les Juifs voudraient récupérer. Avant de mourir, Joseph avise ses frères que « Dieu les visitera » pour les faire « remonter de ce pays dans le pays promis à Abraham, Isaac et Jacob ». Il leur recommande d’emporter ses ossements avec eux (Genèse 50,24-25). C’est ce que fit Moïse en sortant d’Égypte avec les Israélites (Exode 13,19). L’expression « Dieu vous visitera » est à retenir. Elle revient souvent dans la Bible. Dieu « visite » par un envoyé, un prophète, pour communiquer un message, ou par des événements heureux ou malheureux pour récompenser ou pour châtier. Cette expression signifie que Dieu est la cause de ces événements : « Et soudain, à l’improviste, tu seras visitée par Yahvé ; avec tonnerre, craquements, grand fracas… », prophétise Isaïe contre Jérusalem, l’impie (Isaïe 29,6 / voir aussi Jérémie 29,10 / Amos 3,2 / Luc 7,16 et Luc 19,44). Dieu te visite et te sollicite par l’étude biblique… ### Questionnaire de récapitulation 1. As-tu fait ton « déconditionnement » et ta « Prise de conscience » ? 2. Pourquoi étudies-tu la Bible et non un autre livre sacré ? 3. Es-tu sûr que le texte biblique que tu étudies est authentique ? Pourquoi ? 4. Éprouves-tu de la joie à étudier la Bible ? Que sens-tu ? 5. Explique les récits de la création et les traditions orales. 6. Que signifie « Dieu créa l’homme à son image » ? Es-tu à cette image ? 7. Comment imagines-tu l’état de l’homme au Paradis avant la chute ? Et après ? 8. Comment comprends-tu le péché d’Adam et d’Ève ? 9. Explique Genèse 3,15. Quel rapport avec Abraham ? 10. Dieu agréa l’offrande d’Abel, pas celle de Caïn. Pourquoi ? 11. Qui fut le successeur d’Abel ? 12. Qu’as-tu compris du déluge et des descendants de Noé ? 13. Que sais-tu de l’épopée de Gilgamesh ? 14. Comment comprends-tu Genèse 6,1-4 ? Genèse 10 ? Genèse 15 ? Genèse 18,1-15 ? Genèse 32,23-33 ? Genèse 49,8-12 ? 15. À quoi visait le plan divin en Abraham ? 16. Lequel des deux concepts est juste : « peuple **élu** » ou « communauté **formée** » ? Pourquoi ? 17. Sara renvoya Agar et Ismaël. Commente. 18. La circoncision, le baptême d’eau, sont-ils des exigences divines pour le salut de l’âme ? 19. Qu’as-tu compris de Melchisédech ? 20. Qu’as-tu compris de Sodome et Gomorrhe ? 21. La femme de Lot s’est transformée en statue de sel. Commente. 22. Les 12 tribus d’Israël. Explique. 23. Commente les songes de Joseph et du Pharaon. 24. Qui est « Le Lion de la tribu de Juda » ? Pourquoi ce nom ? 25. Établis la lignée messianique d’Abraham à Juda. 26. Pourquoi les Juifs veulent-ils récupérer la Mosquée d’Hébron et celle d’Omar à Jérusalem ?(La mosquée d’Hébron est construite sur le lieu où sont enterrés Abraham, Isaac et Jacob. La mosquée d’Omar, à Jérusalem, est construite sur le lieu présumé où Abraham s’apprêtait à offrir Isaac en sacrifice. Salomon y avait construit le 1er Temple détruit en 586 av. J.-C. par Nabuchodonosor, puis de nouveau en 70 apr. J.-C. par Titus. Au VIIe siècle, le Khalife, Omar Ibn-Le-Khattab construisit une mosquée sur ce même site). ## Leçon 5 - Le livre de l’Exode Avant de lire mes explications, il serait préférable que tu lises en entier le livre de l’Exode afin de te familiariser avec son contenu. Ensuite reviens sur les points suivants : ### Le long séjour des Israélites en Égypte | ![](/pictures/cb_concordances-bible-histoire_fr.jpg "Concordances bible histoire") Tiré du livre « Moïse et Pharaon » Dr M. Bucaille | |---| Ce long séjour des Juifs de quatre siècles en Égypte leur fit oublier le monothéisme et ils rendirent un culte aux divinités égyptiennes. Au désert, lors de leur retour vers la Palestine, nous les voyons adorer de nouveau le veau « Apis », un des dieux égyptiens de l’époque (Exode 32). Ceci démontre à quel point ils s’étaient éloignés du plan de Dieu en Abraham. Ce plan visait à envoyer le Messie au monde par les descendants d’Abraham. Il fallait donc que Dieu isole cette communauté contaminée par l’idolâtrie en la sortant d’Égypte, tout comme il avait isolé Abraham 700 ans auparavant en le sortant de Harân vers Canaan, plus au Sud, pour sauvegarder sa foi encore embryonnaire du paganisme environnant (Genèse 12,1-5). Tu dois savoir que le mot « israélite » se rapporte à la religion juive, à la communauté spirituelle, mais « israélien », par contre, se réfère au nationalisme juif, à l’État hébreu, et signifie une identité politique jamais voulue par Dieu. La communauté israélite, syrienne d’origine, représente la matrice sociale qui donnera naissance au Messie, Jésus de Nazareth, venu treize siècles plus tard. Telle est la seule raison de sa création et de son importance. ### La vocation de Moïse Sortir les Juifs d’Égypte n’était pas une petite entreprise : il fallait d’abord convaincre les Juifs eux-mêmes de sa nécessité morale. Moïse est choisi par Dieu à cette fin et, dès sa naissance, il est orienté pour mener à bien cette vocation, ayant fréquenté le palais du Pharaon. Moïse est de la tribu de Lévi (Exode 2,1). Son nom en hébreu signifie « Sauvé-des-eaux » (« Moï » : eau et « shé » : sauvé). La fille du Pharaon « le traita comme un fils » (Exode 2,10) et il grandit donc au palais, imprégné du culte de la religion pharaonique. C’est pour cette raison que Juifs et Musulmans ont cette fille du Pharaon en haute estime. Quand Dieu apparaît à Moïse dans le buisson ardent (Exode 3,1-15), celui-ci ne reconnaît pas le Dieu de ses ancêtres et ne sait pas comment le présenter aux Israélites qui, eux aussi L’avaient oublié. Il fallait cette nouvelle manifestation divine à Moïse pour poursuivre le plan établi avec Abraham. Croyant que Dieu avait un nom comme les dieux de la mythologie, Moïse lui demanda le sien. Dieu répondit que son Nom était « Je suis Celui qui est », l’Être par excellence, contrairement aux dieux de la mythologie qui « ne sont pas » des divinités car ils n’existent pas. Dieu demande à Moïse de Le faire connaître aux Juifs qui L’avaient oublié sous le Nom de « Yahvé ». Ce nom signifie « Je Suis ». En hébreu ce nom s’écrit en 4 lettres (YHVH) et pour cela est connu comme le « Tétragramme » (les 4 lettres). Il se trouve souvent inscrit au-dessus de certains édifices religieux juifs (synagogues). « C’est le Nom que Je porterai à jamais, sous lequel m’invoqueront les générations futures » dit le Créateur (Exode 3,15). Il ne faut pas s’arrêter à la résonance littérale de ce Nom, comme font certains Juifs, mais à sa signification profonde, JE SUIS, malheureusement négligée par les croyants. | ![](/pictures/cb_tetragramme.png "Tétragramme") Le Tétragramme | |---| Jésus nous apprit à nous adresser à Dieu comme des fils envers leur Père et à Lui demander : « Père, que ton Nom soit sanctifié » (Matthieu 6,9) c’est-à-dire purifié. Il ne parlait pas du nom Yahvé, un mot articulé, mais de l’Être de Dieu, ce qu’Il est vraiment. L’intention du Christ n’est donc pas de « sanctifier » Dieu qui est déjà parfait, mais de purifier la connaissance que nous avons de Lui, l’idée que l’homme se fait de Lui. Dieu n’est pas comme le présentent la plupart des religieux de tous bords qui ont de Lui une fausse conception et donnent une image erronée de sa Personne. Beaucoup refusent de croire en Lui à cause de cela et un grand nombre d’athées rejettent cette fausse image plutôt que Dieu. Et s’ils venaient à connaître Dieu tel qu’Il est vraiment, ces athées feraient de meilleurs croyants que les clergés qui ont profané le nom du Créateur en faisant le mal au Nom de Dieu. Les prophètes ont dénoncé cette profanation et ceux qui, par leurs injustices, portent préjudice au Nom de Dieu et défigurent son image : > « Vous ne profanerez plus mon saint Nom par vos offrandes et vos idoles… » (Ézéchiel 20,39)« …ils ont profané mon saint Nom, faisant dire à leur sujet : C’est le peuple de Yahvé… Mais j’ai eu égard à mon saint Nom que la maison d’Israël a profané… Je sanctifierai mon grand Nom qui a été profané parmi les nations, que vous avez profané parmi elles. » (Ézéchiel 36,20-23 / Romains 2,24) > > « …ils vendent le juste à prix d’argent… ils écrasent la tête des petites gens et font dévier la route des humbles… fils et père vont à la même fille pour profaner mon saint Nom. » (Amos 2,6-7) > > « Vous ne faites que profaner mon Nom. » (Malachie 1,12) Dieu a sanctifié son Saint Nom par l’image réelle qu’Il nous donna de Lui-même en la Personne de son Messie qui dit : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul véritable Dieu, et ton envoyé, Jésus » (Jean 17,3). Jésus a sanctifié le nom de Dieu, nous Le faisant connaître tel qu’Il est : Amour, Bonté et Simplicité. Dieu est un tendre Père pour ceux qui s’approchent de Lui par Jésus qui déclara devant ses Apôtres leur avoir « révélé le Nom de Dieu et qu’il Le leur révélerait encore dans l’avenir » (Jean 17,26) dans la mesure où leur âme se purifiera. Que le Saint Nom de Dieu soit en nous tous sanctifié. Amen. Aujourd’hui encore ce Saint Nom est partout profané et les Chrétiens ont défiguré, à leur tour les noms de Dieu et de son Messie. Remarque que Moïse épousa une madianite, non une juive. C’est pourquoi les Juifs ne considèrent pas ses deux fils comme juifs (Exode 2,16-22 et 18,6). En effet, les rabbins ne reconnaissent comme juifs que ceux dont la mère est juive. C’est pourquoi le livre des Nombres rapporte que « Miryam, ainsi qu’Aaron, parla contre Moïse à cause de la femme kushite (*madianite*) qu’il avait prise. Car il avait épousé une femme kushite » (Nombres 12,1). Note encore que le beau-père de Moïse est appelé « Réuel » (Exode 2,18) et ailleurs « Jethro » (Exode 3,1 / 4,18). Ceci est dû aux diverses traditions orales. Moïse se trouvait à Madian, ayant fui d’Égypte après avoir tué un Égyptien pour défendre un Juif (Exode 2,11-15). Il savait donc qu’il était lui-même juif, la fille du Pharaon l’en avait informé. Elle avait découvert son identité juive à cause de la circoncision (Exode 2,6). Remarque que Moïse, intimidé par sa mission, et ayant la parole difficile, demande à Dieu de lui adjoindre son frère Aaron, meilleur parleur (Exode 4,10-17). Beaucoup de prophètes ont hésité à assumer la difficile mission que Dieu leur confiait (Jérémie 1,6-7). Sur le chemin du retour en Égypte, Moïse emmena avec lui sa femme et son fils sur un âne. Durant une halte, Moïse eut une crise de conscience à cause de l’incirconcision de son fils. L’écrivain, croyant à l’importance de la circoncision, interprète cette crise comme une rencontre avec Dieu qui veut tuer Moïse à cause de son fils incirconcis. Cippora, l’épouse de Moïse, qui n’était pas juive, ignorait cette pratique étrangère au pays de Madian et ne comprit pas le trouble de son mari. Devant l’insistance de celui-ci, elle circoncit elle-même son fils avec un silex tranchant et, d’un geste irrité, « toucha le sexe de Moïse avec le prépuce coupé de son fils en disant : Vraiment tu es pour moi un époux de sang !! » (Exode 4,24-26). On peut comparer cette crise injustifiable à celle qu’avait eu Abraham qui voulut offrir Isaac en sacrifice à Dieu. Si le Nom de Dieu était sanctifié en eux, ni Abraham n’aurait pensé à offrir son fils, ni Moïse à circoncire le sien. Il est important de comprendre Dieu pour ne pas s’appesantir par des actes, des rites et des cultes qu’Il ne désire pas. L’affaire de la circoncision est peut-être la cause de la séparation entre les deux époux car après cet incident, Moïse est seul en Égypte, sans sa femme et ses deux fils. Il les retrouva plus tard, après sa sortie d’Égypte, quand son beau-père alla à sa rencontre avec ses deux fils : « Jéthro, beau-père de Moïse, emmena Cippora, l’épouse de Moïse, après qu’elle eut été congédiée… » (Exode 18,1-6). Note bien que Moïse « se porta à la rencontre de son beau-père, se prosterna devant lui et l’embrassa… (Exode 18,7) ». Il n’est pas dit dans le récit que Moïse se hâta d’embrasser sa femme et ses deux fils qui étaient pourtant présents. Cette négligence est voulue par les narrateurs juifs pour déprécier l’épouse et les deux fils considérés comme non-juifs. Remarque que Jethro reconnaît que Dieu « est plus grand que tous les dieux… et lui offre un sacrifice » (Exode 18,11-12). Mais il n’avait pas compris qu’il est le Dieu unique. Après ce sacrifice, « Aaron et tous les anciens d’Israël vinrent, en la compagnie du beau-père de Moïse, participer au repas pris en présence de Dieu » (Exode 18,12). Il suffit donc de croire en Dieu pour être en sa présence, en son affectueuse compagnie. Les Juifs auraient toujours dû agir comme Moïse avec Jethro : faire connaître Dieu et ses merveilles à ceux qui ne le connaissaient pas dans un esprit de fraternité et d’amitié. ### Les 10 plaies d’Égypte Il ne faut pas voir dans ces plaies des réalités historiques. À travers ces fabulations nous pouvons concevoir la puissance de Dieu qui triomphe du mal. Constate que les sorciers égyptiens parvinrent à imiter certains des prodiges accomplis par Moïse, mais c’est toujours ce dernier qui l’emportait en fin de compte. Dieu a le dessus sur le diable. C’est, en effet, le serpent de Moïse qui engloutit celui des magiciens : malgré cela le cœur du Pharaon demeura incrédule et froid, commentent les scribes (Exode 7,12-13). Les magiciens purent reproduire, avec leurs sortilèges, le miracle des grenouilles, mais ne purent arrêter le fléau provoqué par eux-mêmes et le Pharaon dut recourir à Moïse qui parvint à y mettre fin par la prière (Exode 8,1-11). Avec le fléau des moustiques, Moïse remplit le pays de ces insectes et « toute la poussière du sol se changea en moustiques » (manière imagée de décrire l’intensité de cette plaie). Les sorciers égyptiens furent incapables de rivaliser avec l’envoyé de Dieu et reconnurent que « le Doigt de Dieu est là » devant la puissance qui les dépassait (Exode 8,12-15). Enfin, quand Dieu frappe les Égyptiens par une épidémie d’ulcères, les magiciens eux-mêmes en sont atteints et ne purent comparaître devant le Pharaon (Exode 9,8-12). Malgré cela le Pharaon demeura imperturbable et refusa de laisser sortir les Juifs, contrairement à sa promesse. Le texte dit : « Yahvé endurcit le cœur de Pharaon » (Exode 9,12) : c’est une façon erronée d’expliquer l’entêtement du Pharaon car Dieu n’endurcit le cœur de personne, mais en ce temps, les croyants pensaient que Dieu était l’instigateur de toutes nos décisions. C’est faux ! Dieu respecte notre liberté et c’est pourquoi Il nous juge. Autrement Il serait injuste. Retiens de cette histoire imaginée que les démons ont le pouvoir de faire des prodiges sur cette terre pour tromper les hommes. Mais les vrais croyants sont capables de déjouer les sortilèges sataniques. Le diable est « le singe de Dieu » mais ses singeries finissent toujours par être dévoilées quand on sait discerner la vraie lumière de Dieu et qu’on sait attendre avec foi et force inébranlable pour voir la fin de la puissance du mal. ### La Pâque En hébreu Pâque se prononce « Pessah », et en arabe « Fesseh ». C’est une fête juive annuelle célébrée au printemps. Elle coïncide parfois avec la Pâques chrétienne (écrite avec un « s » pour la distinguer). La Pâque juive, qui signifie « passage », « faire le pas », commémore la sortie des Juifs de l’Égypte après le « passage » de l’ange de la mort qui frappa les premiers-nés égyptiens, suivi du « passage » de la communauté juive par la mer Rouge, fuyant l’armée du Pharaon. La Torah demande aux Juifs de célébrer un repas annuel pour commémorer cette fête du passage du pays de l’esclavage à la « terre promise ». Ce repas consiste en un agneau aux herbes amères. C’est le souper de Pâque que les Juifs nomment le « sédère » : « …Vous la mangerez en toute hâte, c’est une Pâque (*passage*) en l’honneur de Yahvé. Vous en ferez mémoire… » (Exode 12,11-14). Les Juifs commémorent cette Pâque chaque année par un sédère familial. Ils partagent l’agneau pascal et le vin avec des formules de bénédiction. | ![](/pictures/cb_moise-et-pharaon_fr.jpg "Moise et Pharaon") Moïse et Pharaon | |---| Jésus fut reconnu comme le nouvel Agneau pascal par Jean le Baptiste : « Voici l’agneau de Dieu », dit-il (Jean 1,36). Il faut donc oublier l’agneau de la Pâque d’Égypte pour un autre « Agneau » et une nouvelle Pâques. Jésus est le Messie envoyé par Dieu pour nous sortir de la mort spirituelle et nous faire « passer » à la Vie Éternelle. Il est la Pâques pour tous les hommes qui croient en lui et lui demeurent fidèles. C’est pourquoi, la veille d’être livré à la croix, et en mangeant le sédère avec ses disciples, Il s’offrit lui-même, non l’agneau, comme nourriture efficace pour le pardon des péchés et pour la vie éternelle : « Mangez, ceci est mon corps (*ma chair ou ma viande, non celle de l’agneau traditionnel*)… Buvez, ceci est mon sang répandu pour le pardon des péchés » (Matthieu 26,26-28) : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » dit encore Jean-Baptiste (Jean 1,29). Jésus avait encore dit : « Je suis le pain vivant descendu du Ciel : qui mange ce pain vivra à jamais. Le pain que moi je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde… » (Jean 6,51-58). Le sédère chrétien, ou le « Repas du Seigneur » (1 Corinthiens 11,20) nous fait passer de ce monde périssable à l’Autre, et ce dès ici-bas… Notre Véhicule est le Christ vivant dans l’Eucharistie. C’est pour nous aider à sublimer notre vie que Jésus nous demande de répéter cet acte en disant : « Faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22,19). Remarque que les Juifs, lors de leur sortie d’Égypte, « dépouillèrent » les Égyptiens de leurs bijoux (Exode 12,35)… Ces bijoux subtilisés servirent à l’édification du Veau d’or adoré par eux (Exode 32,1-6). Cette dépossession du bien d’autrui revient souvent dans la Bible (Nombres 33,50-56). ### La prêtrise juive Avant Moïse, la notion de prêtrise était inconnue dans la communauté juive. Dieu n’en avait jamais parlé à Abraham. Pendant des siècles après lui, la première communauté monothéiste n’avait pas de prêtres, les fidèles offrant eux-mêmes leurs sacrifices. La prêtrise fut instaurée après le séjour des Israélites en Égypte et fut inspirée et copiée de la mythologie égyptienne. Il ne faut pas oublier que Moïse grandit dans le palais pharaonique, imbu du culte égyptien dont il avait connu les prêtres de près. Il voulut instituer un sacerdoce juif similaire à l’égyptien. Ce dernier consistait à offrir aux dieux et aux idoles des animaux en sacrifice. Seuls des prêtres étaient habilités à ce culte après une formation stricte. Moïse s’en inspira, mais au lieu de présenter les sacrifices aux idoles, il en fit une obligation de les offrir à Dieu. Au départ, il n’y avait pas d’institution sacerdotale, ni même de sacrifice puisque Abraham s’adressait à Dieu simplement, sans avoir recours à un culte spécial (Genèse 18,22-33). Quand le sacerdoce juif fut institué, « tout premier-né parmi les enfants d’Israël » devait être consacré prêtre (Exode 13,2). Par la suite, Moïse consacra les lévites, eux seuls, au service du culte « à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël ». Les premiers-nés des autres tribus furent « rachetés » par leurs parents ; l’argent de cette « rançon fut remis à Aaron et à ses fils, sur l’ordre de Yahvé, comme Yahvé (*?!*) l’avait commandé à Moïse (*!!*) » (Nombres 3,44-51). Il ne faut pas oublier que Moïse et Aaron sont de la tribu de Lévi, tribu privilégiée par eux, non par Dieu. C’est à elle que revenait tout cet argent… sous prétexte d’un ordre divin. Je ne pense pas que Dieu soit pour quelque chose dans ce culte et ce sacerdoce calqués sur la mythologie égyptienne. Car Dieu avait annoncé l’avènement de l’unique sacerdoce qu’il agrée, à savoir celui du Messie, Jésus, et selon l’ordre de Melchisédech, non de Lévi (Psaumes 110 (109),4). Voir à ce sujet ce que dit Paul dans sa lettre aux Hébreux 5,1 à 7,19. La prêtrise selon Jésus prend son plein essor à l’époque apocalyptique. Avec la révélation du message du livre de l’Apocalypse, Jésus institue une prêtrise nouvelle en faveur de tous ceux qui croient en son contenu : « Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux… car tu rachetas pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race ; tu as fait d’eux pour notre Dieu des rois et des prêtres régnant sur la terre » (Apocalypse 5,9-10). C’est donc par l’ouverture du livre de l’Apocalypse que Jésus fait ses nouveaux prêtres libérés des conceptions sacerdotales passées. ### Le cantique de Moïse (Exode 15) Après la traversée de la mer Rouge, les Juifs « entonnèrent en l’honneur de Yahvé un chant » de joie et de gratitude car « il a jeté à la mer cheval et cavalier » de l’armée égyptienne (Exode 15,1-21). C’est le cantique de Moïse bien connu dans la communauté juive. Il est chanté en dansant à l’occasion des victoires israéliennes, comme l’avait fait jadis Myriam, sœur de Moïse (Exode 15,20-21). Le chapitre 15 de l’Apocalypse mentionne le « cantique de Moïse » ainsi que le « cantique de l’Agneau ». Ce dernier cantique sera lancé par les disciples de Jésus, ceux des derniers temps, après leur triomphe sur la Bête, l’ennemi du Christ, l’Antichrist. Cette victoire correspond au passage de la Mer Rouge, étant une glorieuse traversée des difficultés provoquées par les ennemis de Jésus. Ils entameront, alors, leur cantique de triomphe, le cantique de l’Agneau. C’est pourquoi Jean voit « comme une mer de cristal (*une ‘mer’ spirituelle et non plus la Mer Rouge*) mêlée de feu (*le feu de l’épreuve*) et ceux qui ont triomphé de la Bête debout près de cette mer de cristal… ils chantent le cantique de Moïse et le cantique de l’Agneau » (Apocalypse 15,2-3). ### La manne (Exode 16) Les Israéliens eurent faim dans le désert. Dieu leur donna à manger de la manne par miracle, leur recommandant de s’en suffire quotidiennement et de ne pas en mettre en réserve pour le lendemain. Ceci est un enseignement : il faut se confier totalement en Dieu, se suffisant du pain quotidien sans se soucier du lendemain, comme l’a enseigné Jésus (Matthieu 6,11 / Matthieu 6,25-34). L’épisode de la manne fut repris par Jésus dans l’Évangile où il se présente lui-même comme la manne céleste, le vrai pain du ciel qui nourrit l’âme : « Ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel… Je suis le pain vivant descendu du Ciel… » (Jean 6,32-51). Une manne nouvelle est réservée pour les temps apocalyptiques (Apocalypse 2,17). C’est une manne « cachée », mystique dont seront nourris les disciples apocalyptiques de la fin des temps : l’Eucharistie en famille (Apocalypse 3,20 / Apocalypse 12,6 / Apocalypse 12,14). ### La Loi de Moïse (Exode 20-31) La loi de Moïse (Torah) se divise en deux parties : 1. les 10 commandements (ou le Décalogue) ; 2. la loi des œuvres ou la pratique du culte (circoncision, nourriture pure et impure, etc.). #### Le Décalogue La plupart de ces commandements existaient déjà et figurent dans la loi du roi Hammurabi (« tu ne tueras point », « ne voleras point », etc.). Ce qui est nouveau, ce sont les 3 premiers commandements concernant le Dieu unique : « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi… etc. » Le Décalogue sera toujours valable et Jésus l’a résumé dans le mot « amour », car celui qui aime ne tue pas, ne vole pas et n’insulte pas. Médite bien les paroles du Christ dans Matthieu 22,36-40 et de Paul dans Romains 13,8-10 : « Les préceptes de la loi se résument en cette formule : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait point de tort au prochain ». De même St Augustin avait dit : « Aime et fais ce que tu voudras », sachant bien que la personne qui aime vraiment ne commet pas de délits. On ne recommande pas à une mère aimante de ne pas faire du tort à ses enfants… Cela va de soi. #### La loi des « œuvres » La loi des œuvres prescrit des pratiques ou œuvres cultuelles, tels la circoncision, le sabbat, la nourriture pure et impure, les sacrifices, etc. C’est une loi qui est non seulement dépassée, mais qui n’a jamais été inspirée par le Créateur, comme le révèle le prophète Jérémie : « **Je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères**, quand je les fis sortir du pays d’Égypte, **concernant l’holocauste et le sacrifice** », dit Dieu (Jérémie 7,22). Toutes ces pratiques furent inventées par les prêtres et les scribes à leur avantage matériel. Scribes et prêtres ont ajouté, le long des siècles, plus de 600 pratiques à respecter sous peine de péché. À part la circoncision, etc., allumer la lumière le samedi, se coiffer à partir du vendredi après le coucher du soleil, marcher plus d’un kilomètre le samedi, toucher une femme ayant ses périodes ou un objet qu’elle aurait touché… etc. tout cela est considéré impur et nécessite une purification que le prêtre doit opérer moyennant argent… naturellement. C’est encore Jérémie qui dénonça « la plume mensongère des scribes » (Jérémie 8,8). Isaïe avait déclaré encore que le culte pratiqué par les Juifs était vain parce qu’il est d’inspiration humaine, non divine : « Ce peuple ne m’approche qu’en paroles… tandis que son cœur reste loin de Moi ; sa religion envers Moi n’est que **commandements humains**, leçons apprises » (Isaïe 29,13). Jésus, s’appuyant sur les paroles de ce grand prophète, condamne la tradition pratiquée par les Pharisiens et les scribes et traite ceux-ci d’hypocrites : « Hypocrites ! Isaïe a joliment bien prophétisé contre vous quand il dit : ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains » (Matthieu 15,7-9). Ces vains préceptes ne sont autres que ceux de la Torah, la loi mosaïque. Ce culte inutile et lourd est une contrefaçon de la Parole de Dieu. Isaïe l’explique en disant à ce propos : « Ils n’ont vu dans la parole de Dieu que loi sur loi, précepte sur précepte, ordre sur ordre, règle sur règle, une vétille par ci, une vétille par là, de sorte qu’en marchant ils trébuchent » (Isaïe 28,13). Jésus dénonça les scribes et les Pharisiens parce qu’ils « lient de pesants fardeaux (*les préceptes de la Torah*) et les imposent aux épaules des gens, mais eux-mêmes se refusent à les remuer du petit doigt » (Matthieu 23,4). Le prophète Osée n’hésita pas à révéler ce que Dieu lui avait dit sur son refus des sacrifices d’animaux et sur l’inutilité du culte mosaïque : « …Car c’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes. » (Osée 6,4-6). Le prophète Michée déclara lui aussi : « Avec quoi me présenterai-je devant Yahvé ?… Me présenterai-je avec des holocaustes, avec des veaux d’un an ?…‘On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : **rien d’autre** que d’accomplir la justice, d’aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu’. » (Michée 6,6-8) St Paul dénonça, lui aussi, cette loi des rites et des cultes, et déclara qu’elle était une « malédiction » de laquelle Jésus nous a sauvés (Galates 3,13) : il dit qu’elle était inutile au salut et qu’on est sauvé non par la pratique des œuvres de cette loi, mais par la foi en Jésus (Romains 3,28). Tous les efforts de Jésus et des Apôtres visent à la libération des croyants de la pratique de cette loi de superstition. ### L’Arche de l’Alliance et le Candélabre (Exode 25) Au désert, Moïse fit construire une tente comme sanctuaire pour la prière. À retenir surtout l’Arche de l’Alliance et le Candélabre à 7 branches. Le premier était une caisse portable qui contenait les deux pierres des 10 commandements, le second est un chandelier à sept branches, symbole de la lumière divine. Le chiffre sept est à retenir car il symbolise la plénitude, donc la pleine clarté par la lumière divine. | ![](/pictures/cb_arche-alliance.png "Arche de l’Alliance") Arche d’Alliance | ![](/pictures/cb_candelabre-7-branches.png "Candelabre 7 branches") Candélabre à 7 branches | |---|---| L’Arche d’Alliance joua un grand rôle dans l’histoire juive. Elle fut perdue après la destruction du Temple, ainsi que le candélabre. L’Arche est actuellement activement recherchée par les archéologues juifs. Pourtant Jérémie avait prédit qu’au temps messianique « on ne parlera plus de l’Arche de l’Alliance, on n’y pensera plus, on ne la reverra plus » (Jérémie 3,16). La disparition de cette Arche est un signe que le temps messianique est bien accompli avec Jésus. C’est, en effet, après lui, en l’an 70 que les Romains détruisirent le temple et l’Arche disparut. ### Le veau d’or (Exode 32) Les Juifs, impatients dans le désert qu’ils traversaient avec souffrance et privation, rejetèrent le Dieu unique pour lequel ils avaient abandonné le confort en Égypte. Découragés et révoltés, ils se firent un dieu-idole visible, un veau d’or qui évoque le dieu Apis (adoré en Égypte sous la forme d’un veau). Au lieu de les en éloigner, Aaron y consentit, lui le prêtre. D’où la colère de Moïse qui, dans sa fureur, brisa les 2 tables des 10 commandements. Dans notre itinéraire spirituel, nous avons nous aussi à passer par des hauts et des bas. Méfions-nous de la fatigue et de la lassitude dans notre désert spirituel, comme font d’autres au point de se faire une fausse image de Dieu, une image qui leur convient et peut satisfaire des penchants matérialistes qui éloignent de Dieu. La patience nous mûrit et nous purifie. ### Questionnaire 1. Qu’as-tu compris du nom de Dieu Yahvé ? 2. Quelle différence entre les miracles de Moïse et ceux des magiciens égyptiens ? 3. Qu’est-ce que la Pâque ? 4. Qu’est-ce qui est stable dans la loi de Moïse ? 5. L’Arche d’Alliance et le Candélabre. 6. Que penses-tu des sacrifices d’animaux à offrir ? 7. Que penses-tu des habits sacerdotaux prescrits par « Dieu » (Exode 28) ? 8. Que penses-tu des rites de consécration des prêtres (Exode 29) ? **Réflexion** L’Exode dit que les Juifs, en Égypte, au temps de Moïse, étaient devenus « nombreux et puissants à l’extrême au point de remplir le pays » (Exode 1,7). C’est à Joseph, leur ancêtre, qu’ils durent cette puissance, ayant été lui-même très haut placé et « puissant à l’extrême ». Il avait désigné ses frères ainsi que d’autres Juifs à de hautes fonctions dans l’État dès leur entrée en Égypte. Avec le temps, devenus nombreux et puissants, ils voulurent gouverner le pays entier, d’où la réaction du Pharaon. | ![](/pictures/cb_peninsule-sinai_fr.png "La péninsule du Sinaï") La péninsule du Sinaï et les principaux lieux mentionnés dans l’Exode | |---| ## Leçon 6 - Le Lévitique - Les Nombres - Le Deutéronome Avec cette leçon nous terminons les trois derniers livres de la Torah, ou Pentateuque, appelés aussi la « Loi » par les Juifs. Le livre de l’Exode a rapporté l’histoire de la sortie des Israélites d’Égypte. Ces trois derniers livres de la Loi se terminent juste avant leur entrée en Palestine avec la mort de Moïse. ### Le Lévitique Ce livre est indigeste et dépassé. Il faut toutefois le connaître pour acquérir une bonne formation biblique, mais sans s’arrêter aux rites étranges qui y sont prescrits. Tout cela est bien dépassé aujourd’hui. Lis ce livre sans t’attarder, puis reprends la lecture du cours. Le Lévitique a été écrit par les scribes et prêtres lévites, d’où son nom. Il interrompt le récit des événements de l’Exode en présentant un ensemble de rites prescrits par les prêtres et dans leur intérêt. Pour donner du poids à ces rites, les prêtres les attribuent à Dieu. C’est Lui qui aurait demandé à Moïse et à Aaron d’appliquer le rituel des sacrifices (Lévitique 1-7), le cérémonial d’investiture des prêtres et les avantages matériels qui leur reviennent (Lévitique 8-10), les règles relatives au pur et à l’impur, etc. Il faut, pour saisir le fond du Lévitique, garder en tête que ce sont des prêtres qui écrivent pour sauvegarder leurs intérêts matériels et leur hégémonie spirituelle et psychologique sur la communauté. Cette attitude se constate aujourd’hui dans tous les clergés qui monopolisent, au nom de Dieu, « l’économie » spirituelle. Les chapitres 1-7 étalent la variété des produits offerts « à Dieu », c’est-à-dire au prêtre. On y distingue : **Les sacrifices d’animaux** qui sont offerts soit en **holocauste** (la victime est complètement consumée par le feu, rien ne revenant au prêtre) soit **pour le péché** (les prêtres prélèvent des parties de la victime pour eux), ou encore en **louanges** ou **communion** pour accomplir un vœu (la chair de la victime revient bien sûr au prêtre sacrificateur et la graisse est brûlée pour Dieu…). **L’oblation** consiste à offrir une poignée des produits du sol à Dieu mais le reste « revient à Aaron et à ses fils, part **très sainte** des mets de Yahvé » (Lévitique 2,1-3). On distinguait parmi les offrandes les choses saintes, et les choses très saintes. Ces dernières purifient tous ceux qui les touchent (Exode 29,37). J’ai déjà signalé que le prophète Jérémie avait dénoncé ces pratiques frauduleuses comme n’étant pas prescrites par Dieu mais par les scribes (Jérémie 7,22). D’autres prophètes aussi signalèrent leur inutilité (Osée 6,6 / Amos 5,21-24). Le psaume 51,18-19 dit encore : « O Dieu, tu ne prendrais aucun plaisir au sacrifice… Le sacrifice à Dieu, c’est un esprit brisé (*par le repentir*), d’un cœur broyé, Dieu n’a point de mépris ». Et Jésus rappelle encore que Dieu « désire la miséricorde, non le sacrifice (*d’animaux*) » (Matthieu 12,7). Les chapitres 8-10 parlent des rites d’investiture des prêtres. Ces cérémonials, antiques et ridicules, sont inspirés du paganisme (égyptien surtout) et sont imprégnés de gestes superstitieux. Ils n’ont rien de divin. Le vêtement d’un prêtre est intérieur et, à l’ère apocalyptique, nous sommes tous appelés à être prêtres par la foi et la compassion… sans rites théâtraux d’investiture (Apocalypse 1,6 / 5,9-10). Les chapitres 11-27 exposent en détail minutieux diverses recommandations cultuelles. Entre autres, ce qui, aux yeux des scribes et des prêtres lévites, est pur ou impur, mettant en garde contre la violation du sabbat (Lévitique 19,2 / 19,30 / 26,2). Ceci avait déjà été prescrit dans Exode 20,8-11 / 35,1-3. Les croyants étaient surchargés par quantité de préceptes attribués faussement à Dieu. Toutes ces lois n’ont rien de sanctifiant ni de salutaire. Bien au contraire, comme le révélèrent les prophètes d’abord, Jésus et ses Apôtres ensuite, elles sont une entrave dangereuse pour l’évolution spirituelle. Ils font trébucher ceux qui les pratiquent, « des préceptes pris un peu par ci un peu par là, afin qu’en marchant ils tombent à la renverse et se brisent » sous le poids des lois, comme s’exprime Isaïe (Isaïe 28,13). Jésus aussi mit en garde contre les scribes et le clergé qui « lient de pesants fardeaux et les imposent aux épaules des gens… » (Matthieu 23,4). Rien de ce qu’on mange ne souille l’homme avait encore enseigné Jésus ; et cela avait choqué les Juifs (Matthieu 15,10-12). La mise en garde contre la violation du sabbat est solennellement répétée dans les livres de la Loi. En cas d’infraction, le châtiment est la lapidation à mort (Exode 35,1-3). Le livre des Nombres rapporte le cas d’un homme qui osa ramasser du bois un samedi. Il fut simplement lapidé (Nombres 15,32-36). L’évangile révèle que les Juifs se mirent en furie contre les Apôtres qui cueillaient des épis le samedi (Matthieu 12,1-8). Jésus fut encore persécuté parce qu’il opérait des guérisons le sabbat (Jean 5,16-18). Pour les fanatiques, cela représentait du travail, donc la peine de mort. Ils furent encore plus irrités contre Lui en l’entendant dire qu’Il était « maître du sabbat » (Matthieu 12,8) et que « le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (Marc 2,27). Moïse ne put donner de Dieu la juste image. Par les meurtres qu’il décréta au nom de Yahvé, il défigura le vrai Visage du Créateur. Par la suite, scribes et prêtres ternirent encore plus le divin Visage. Ils ne comprirent pas son Esprit. Connaître Dieu c’est **comprendre** Dieu. Seul Jésus nous révéla le vrai Visage du Père. Par Lui seul nous parvenons à la pénétration de l’Esprit divin totalement opposé à l’esprit de la Loi (Torah). Dieu est le Père de toutes les races. Il ouvre ses bras à tous les hommes au cœur pur, non aux seuls Israélites. C’est pourquoi Jean écrit : « La Loi fut donnée par l’intermédiaire de Moïse ; la grâce et la vérité nous sont venues par Jésus, le Messie. Nul n’a jamais vu Dieu, le Fils unique, qui est dans le sein du Père, Lui, l’a fait connaître » (Jean 1,17-18). Moïse n’a donc ni vu ni compris Dieu. Autrement il n’aurait pas prescrit des assassinats en son Nom. La Loi qu’il prescrivit n’était pas inspirée par Dieu. Est-ce Moïse qui, au Saint Nom, prescrivit toute cette Loi ou sont-ce les scribes et les prêtres ? Moïse y est certainement pour une part, le reste ayant été ajouté par les scribes et les prêtres lévites. Et les deux parts sont énormes, terriblement graves. Et graves en sont les conséquences le long des siècles. Jusqu’à nos jours… Le livre des Actes des Apôtres rapporte les luttes amères menées par les Apôtres pour démontrer la vanité de la Loi. Paul, dans ses lettres aux Romains et aux Galates, explique que le salut s’obtient par la foi en Jésus, la Loi n’étant plus que lettre morte inefficace pour la vie Éternelle (lire Romains 3,28-30 / Galates 3,10-24 / Ephésiens 2,14-16 / Hébreux 10,10). Le livre des Lévitiques contient certains enseignements de valeur actuelle qui font partie de l’or enfoui dans les livres de l’Ancien Testament. #### Le spiritisme Cette pratique néfaste est une tentative humaine de contacter l’Au-delà par des moyens matériels divers. Elle fut condamnée : « Ne pratiquez ni divinations, ni incantations (Lévitique 19,26)… Celui qui s’adressera aux spectres et aux devins, Je me tournerai contre cet homme (Lévitique 20,6)… L’homme ou la femme nécromants ou devins seront mis à mort » (Lévitique 20,27). Ceci démontre que le spiritisme était pratiqué de longue date comme en témoigne encore, plus loin dans la Bible, l’histoire du roi Saül avec la nécromancienne qui invoqua pour lui Samuel (1 Samuel 28). Répandu à travers le monde encore aujourd’hui, le spiritisme égare un grand nombre. La condamnation biblique explicite de cette pratique demeurera toujours valable, car l’on y invoque de bons esprits (des anges, des saints), mais ce sont des esprits malins qui se présentent, des esprits ou des âmes attachés à la terre. Dieu n’intervient pas car les adeptes qui s’y adonnent n’ont pas, le plus souvent, la soif du spirituel ni le désir profond de chercher la Vérité divine afin de s’y soumettre. Ils recherchent des réponses d’ordre temporel, affectif ou économique. Ou encore ils posent des questions de curiosité concernant les intimités d’autrui. C’est la raison pour laquelle Dieu s’en désintéresse et permet à de mauvais esprits d’intervenir dans ces séances, des esprits qui, selon St Pierre, « rôdent dans le monde cherchant qui dévorer » (1 Pierre 5,8). Par contre, il arrive que Dieu prenne Lui-même l’initiative de contacter les personnes de son choix qu’Il voit assoiffées de Lumière et de Vérité. Il se manifeste à ces cœurs qui désirent sincèrement Le connaître, disposés à tout renoncement pour Le suivre. Dans ces cas, le résultat est toujours salutaire car l’intervention vient de la part de Dieu, non de l’homme et pour des raisons d’intérêt toujours spirituel, non matériel. Ce contact céleste s’opère soit par Dieu Lui-même, soit à travers un de ses envoyés (des anges ou des saints). Dieu ou ses envoyés se manifestent en songes, en visions (Joël 3,1-2), ou même à l’état d’éveil total : les apparitions du Christ ressuscité à ses Apôtres (Luc 24) et de la Vierge Marie à Lourdes, La Salette et Fatima. La Bible est riche en interventions divines, en songes, en visions et en apparitions. Le message céleste peut être communiqué dans un style symbolique ou clair. **En songes** (durant le sommeil) : les songes de Joseph (Genèse 37,5-), de l’échanson et du panetier (Genèse 40,5-), du pharaon (Genèse 41,1-), de Nabuchodonosor (Daniel 2,1-), de Daniel (Daniel 7,1-), de Joseph, l’époux de Marie (Matthieu 1,20 / 2,13-22), de l’épouse de Pilate (Matthieu 27,19). **En visions** (durant le sommeil ou à l’état de demi-conscience) : Abraham (Genèse 15,1), Samuel (1 Samuel 3), le centurion et Pierre (Actes 10), Jean pour l’Apocalypse, les visions d’Isaïe (Isaïe 6), etc. **En apparitions** (à l’état d’éveil) : Abraham (Genèse 18), Zacharie (Luc 1,11), la Vierge Marie (Luc 1,26), les Apôtres (Luc 24 / Jean 20 / Jean 21 / Actes 1,3-9), Paul (Actes 9), etc. Par ailleurs, les apparitions de la Vierge Marie à La Salette, à Lourdes et à Fatima, etc. sont des signes bibliques de la fin des temps annoncés par Jésus : « Il y aura dans le ciel de grands signes » (Luc 21,11), « un signe grandiose apparut au ciel : une femme… » (Apocalypse 12,1-). Méditation inspirée du livre de Job : pour redresser l’homme « Dieu lui parle d’une façon et puis d’une autre, sans qu’on y prête attention… Par des songes, par des visions nocturnes… pour le détourner de ses œuvres et mettre fin à son orgueil, pour préserver son âme de la fosse… etc. » (Job 33,14-18). Telles sont les raisons pour lesquelles Dieu contacte l’homme. Par ailleurs, Jésus avait promis de se manifester à ceux qui l’aiment : « …celui qui m’aime sera aimé de mon Père et je l’aimerai et **me manifesterai à lui**… Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui, et ferons chez lui notre demeure » (Jean 14,21-23). Si donc Dieu veut se manifester à nous, pourquoi ne nous mettons-nous pas dans les dispositions qu’Il exige ? Pourquoi certains font-ils appel à des esprits quand l’Esprit-Saint nous demande de faire appel à Lui ? Pourquoi aller chez des serviteurs incertains quand le Maître nous appelle ? Si l’invocation des esprits est condamnée, l’invocation du Saint-Esprit, par contre, est recommandée. Il faut contacter Dieu pour des raisons surnaturelles. Ce lien divino-humain est une nécessité inscrite dans la nature humaine, une soif que certains ont étouffée, la remplaçant par le spiritisme qui n’est qu’un « ersatz » dangereux de la réalité, une « fausse monnaie » que les âmes avisées reconnaissent et ne sauraient échanger contre le trésor céleste qu’est la manifestation de Dieu et de son Messie, Jésus, en nous. Nous pouvons par le recueillement et la prière contacter nos pieux défunts. Nous pouvons avoir recours à eux afin d’obtenir leur soutien dans le combat spirituel quotidien. Les âmes des saints et les esprits des anges brûlent du désir de nous contacter pour nous soutenir spirituellement. Sainte Thérèse de Lisieux disait : « Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre ». Aussi nous faut-il être réceptifs aux sollicitations célestes. C’est l’opposé du spiritisme. Croyons à la puissance d’intercession des âmes célestes et à leur complicité. #### L’homosexualité Elle est explicitement condamnée. Ceci démontre que cette déviation sexuelle est antique comme cela se constate dans l’histoire de Sodome et Gomorrhe (Genèse 18,20 - 19,25). « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (Lévitique 18,22). « L’homme qui couche avec un homme comme on couche avec une femme, c’est une abomination… etc. » (Lévitique 20,13). Dans sa lettre aux Romains, Paul reprend cette condamnation, l’appliquant encore aux relations sexuelles entre femmes : « …Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes, car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature. Pareillement les hommes… etc. » (Romains 1,24-32). En ce XXe siècle qu’est le nôtre, des mouvements de soutien à l’homosexualité se sont levés, réclamant, au nom de la liberté (?), que soit admise comme naturelle et normale, cette pratique que la nature répugne et rejette comme contraire à son élan vital et évolutif vers la sublimation. Avec Paul nous rappelons que ces « passions avilissantes sont des rapports **contre nature** » (Romains 1,26). Nous ne pouvons pas considérer naturel ce qui est contre nature, car avec Isaïe, nous proclamons : « malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres » (Isaïe 5,20). Au nom du Créateur, au nom de la liberté réelle et responsable, au nom de la nature et de sa grandeur, nous blâmons ceux qui soutiennent un prétendu droit naturel, voire moral, à l’homosexualité. Certains « religieux » dits chrétiens ont été jusqu’à « marier » des homosexuels, oubliant que la Bible dénonce et condamne ces pratiques et « ceux qui approuvent ceux qui les commettent » (Romains 1,32). #### L’inceste Cette déviation sexuelle, sous toutes ses formes, est connue dès l’antiquité. Le « complexe d’Oedipe » n’est pas l’apanage des temps modernes comme en témoigne le Lévitique : « Tu ne découvriras pas la nudité de ta mère. C’est ta mère, tu ne découvriras pas sa nudité » (Lévitique 18,7). L’inceste paternel n’est pas explicitement mentionné. Mais cette carie morale, si souvent à l’œuvre dans les familles avec les destructions psychologiques qu’elle comporte, est indirectement et implicitement dénoncée puisqu’il est commandé : « Aucun de vous ne s’approchera de sa proche parente pour en découvrir la nudité » (Lévitique 18,6). S’il faut s’éloigner des « proches parentes » à plus forte raison le faut-il de sa propre fille, d’autant plus qu’il est encore explicité que « tu ne découvriras pas la nudité de la fille de ton fils, ni celle de la fille de ta fille » (Lévitique 18,10). L’inceste fraternel, autre pratique sournoise qui ronge secrètement des millions de victimes, est condamné : « Tu ne découvriras pas la nudité de ta sœur, qu’elle soit fille de ton père, ou fille de ta mère (*demi-sœur*) » (Lévitique 18,9). Pareilles déviations furent toutes condamnées par le Lévitique à cause de leur pratique au sein de la communauté israélite, comme en témoigne l’histoire d’Amnon et de sa demi-sœur Tamar (2 Samuel 13), ainsi que celle de Ruben avec la concubine de son père Jacob (Genèse 35,22). L’inceste fraternel s’étendait à l’épouse du frère : « Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton frère » (Lévitique 18,16). C’est fort de ce principe hautement moral que Jean-Baptiste condamnait le roi Hérode (Matthieu 14,3-4). #### Les sacrifices humains Ce culte païen était largement pratiqué au sein de la communauté israélite pourtant monothéiste : « Les fils de Juda ont fait ce qui me déplaît - oracle de Yahvé - …Ils ont construit le haut lieu de Tophet dans la vallée de Ben-Yinnom, pour brûler leurs fils et leurs filles (*à Baal*), ce que Je n’avais point prescrit, à quoi Je n’avais jamais songé », déclare Dieu par Jérémie (Jérémie 7,30-31 / 19,5 / 32,34). Les sacrifices humains sont explicitement mentionnés dans 1 Rois 16,34 : « Hiel de Béthel rebâtit Jéricho au prix de (*c’est-à-dire en sacrifiant*) son premier-né Abiram et de son dernier-né Ségub ». Le roi Achaz lui-même « fit passer son fils par le feu » pour conjurer le sort (2 Rois 16,3). C’est dans un tel climat de paganisme que les prêtres lévites prescrivirent dans le Lévitique : « Tu ne livreras pas de tes enfants à faire passer (*par le feu*) à Molek… » (Lévitique 18,21), « Quiconque, enfant d’Israël ou étranger résidant en Israël (*les Palestiniens étaient considérés comme étrangers*), livre de ses fils à Molek devra mourir » (Lévitique 20,1-5). On constate avec regret que les Israélites se laissèrent contaminer par les coutumes païennes au lieu d’éclairer les autres par la foi au Dieu unique. #### Les empêchements au sacerdoce juif Les tares physiques étaient et sont encore un empêchement au sacerdoce lévite : « Nul de tes descendants, à quelque génération que ce soit, ne s’approchera pour offrir l’aliment de son Dieu s’il a une infirmité… que ce soit un aveugle ou un boiteux, un homme défiguré ou déformé, un bossu… etc. Celui qui a une infirmité ne s’approchera pas de l’autel : il a une infirmité et ne doit pas profaner mes objets… » (Lévitique 21,16-24). La loi mosaïque confond entre infirmité corporelle et souillure morale. Les handicapés ne souillent pas les objets du culte. L’homme souillé c’est le pécheur. Mais si le pécheur se repent, il est purifié par la grâce divine. La grâce est plus puissante que la souillure et, selon la parole de Paul : « Là où le péché abonde, la grâce surabonde » (Romains 5,20). Les empêchements physiques au sacerdoce lévite ont été adoptés par les églises chrétiennes. Celles-ci refusent d’ordonner prêtres les handicapés physiques sains d’esprit. Par surcroît, elles dénient aux prêtres le droit au mariage. Ce faisant, elles considèrent l’union matrimoniale comme une souillure. Or, le mariage est un sacrement qui purifie l’âme. L’empêchement au mariage des prêtres tombe sous une condamnation divine révélée par St Paul dans 1 Timothée 4,1-3. Le sexe féminin est encore, en soi, un empêchement au sacerdoce lévite. Les hommes d’église sont attachés à ces préceptes humains, mais n’hésitent pas, hélas, à ordonner prêtre des déformés psychologiques, des infirmes moraux et des amputés d’amour, sans cœur ni compassion pour les hommes. Les paroles de Jésus adressées autrefois aux Pharisiens sont applicables aujourd’hui aux clergés chrétiens de tous bords dont les cultes sont tout aussi vains que ceux de leurs prédécesseurs lévites (voir Matthieu 15,1-20). Le sacerdoce apocalyptique échappe heureusement à toutes ces considérations judéo-chrétiennes. Le Christ, **vivant parmi nous** (Emmanuel), nous a choisi lui-même comme prémices de son nouveau peuple-prêtre. Tous ceux qui « lui ouvrent la porte pour souper avec lui » (Apocalypse 3,20) font partie de ce peuple sacerdotal. Les infirmes corporels peuvent en faire partie, s’ils le veulent, formant ainsi le Temple Apocalyptique vivant, invisible aux hommes. Ce Temple divin est dépourvu d’infirmités et de tares spirituelles car « rien de souillé ne pourra y pénétrer, ni ceux qui commettent l’abomination et le mal, mais seulement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau » (Apocalypse 21,27). Y sont inscrits ceux qui auront reconnu et combattu la bête apocalyptique (Apocalypse 13,18 / 13,8 / 20,12). Dans la parabole du festin nuptial, Jésus dit à ses serviteurs : « La noce est prête, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux **départs des chemins** et conviez aux noces tous ceux que vous pourrez trouver » (Matthieu 22,7-10). En cette fin des temps, les serviteurs de Jésus (que nous sommes) ont réalisé - avec amertume et tristesse - combien sont indignes les soi-disant prêtres ecclésiastiques. Pionniers de l’Alliance apocalyptique, nous avons été cueillis aux **départs des chemins**. Nous étions au carrefour des voies qui mènent à la vie surnaturelle, à la recherche d’un débouché. La main de Dieu nous saisit là, pour une nouvelle naissance. Pionniers d’un nouveau cheminement, nous avons entamé l’édification du « Ciel nouveau et de la Terre nouvelle » vus par Pierre (2 Pierre 3,13) et Jean (Apocalypse 21,1). Avec nous, Jésus entraîne « les pauvres, les boiteux, les estropiés et les aveugles » selon le monde (Luc 14,21) pour confondre ceux qui rejettent ces « infirmes » de leur sacerdoce humain inefficace pour le salut de l’âme. Et comme signe de notre nouveau départ vers la construction de la nouvelle société divine sur terre, les femmes font, avec les « infirmes », partie du Sacerdoce de Jésus, conscients que nous sommes du fait que « dans le Royaume de Dieu, il n’y a ni homme ni femme » (Galates 3,28). D’après la loi mosaïque, Jésus, n’étant pas de la tribu de Lévi, n’est pas considéré prêtre (Hébreux 8,4). Par contre, selon l’Esprit divin, il est « le Grand Prêtre » de la Nouvelle Alliance (Hébreux 4,14 à 5,10 / 9,11, etc.). De même vous autres, hommes et femmes Apôtres et prêtres de l’Alliance Apocalyptique, vous n’êtes pas reconnus prêtres de Dieu par la synagogue ni par l’Église. Mais d’après l’Esprit divin vous êtes bel et bien les « rois et prêtres » fondée par Jésus « pour son Dieu et Père », qui est aussi notre Père (Apocalypse 1,5-6). Le Sacerdoce apocalyptique ne connaît qu’un seul empêchement : la souillure de l’âme par la mauvaise foi (Apocalypse 21,27). Mais l’infirmité corporelle n’est pas un empêchement. Heureux et saints ceux qui participent à la première résurrection ! Ils seront « prêtres de Dieu et du Christ » (Apocalypse 20,6). La conclusion logique de notre foi est que nous sommes de ces prêtres. Notre foi au message apocalyptique est le témoin et la garantie de notre participation à la première résurrection et, par suite, au sacerdoce de Dieu et de son Christ, Jésus. Un témoignage et une garantie se trouvent encore dans ces paroles de Paul : « Vous qui étiez **morts** du fait de vos fautes, Dieu vous a fait **revivre** avec Jésus. Avec lui vous êtes **ressuscités** (*première résurrection*) par **votre foi**… » (Colossiens 2,12-13). Les morts que nous étions, ont entendu la voix du Fils de Dieu et repris vie (Jean 5,25). Nous avons entendu cette voix divine une première fois dans l’Évangile pour nous révéler le visage du Christ, et une deuxième fois dans l’Apocalypse pour révéler le visage de l’Antichrist. Et nous avons cru à l’une et à l’autre voix ! Et cette foi nous a transformés, sur le champ, de morts en prêtres vivants, comme Lazare sortant de sa tombe à la voix du Fils de l’homme (Jean 11). La foudre divine vivifiante s’est abattue sur nous pour nous ressusciter et, le temps d’un éclair, nous avons repris vie : « comme l’éclair,… tel sera le Retour du Fils de l’homme » (Matthieu 24,27), cet éclair « qui part de **l’Orient** pour briller jusqu’en Occident lancé par l’Ange qui monte de l’Orient » (Apocalypse 7,2). Prêtres, nous le sommes pour préparer ce retour de Jésus en l’annonçant… à nous-même d’abord et en accueillant ce grand « Revenant » en nous, pour qu’Il nous lance du carrefour, des départs des chemins où nous sommes, vers là où Il nous destine pour « tirer les marrons du feu », sauvant ce qui peut être encore sauvé de cette misérable humanité. « Soyez semblables à des gens qui attendent leur Maître à son retour de noces, afin de lui ouvrir **dès** qu’il viendra et frappera. Heureux ces serviteurs… En vérité je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre **à table** et, passant de l’un à l’autre, il les servira » (Luc 12,36-37). Je confirme ces paroles du Christ en disant : « Heureux sont-ils ceux qui lui ont ouvert la porte avec empressement, amour et simplicité, sans s’encombrer de rites en ces temps apocalyptiques du XXe siècle. Il nous a tous mis **à sa Table**, pour souper nous près de Lui et Lui près de nous » (Apocalypse 3,20). L’Apocalypse confirme ainsi ce qu’avait déjà annoncé l’Évangile. Tout tourne autour du sacerdoce apocalyptique dont le niveau spirituel ne peut se comparer aux sacerdoces lévitique et ecclésiastique… tous deux loin du cœur des vrais croyants qui soupent intimement, sans culte théâtral, avec l’Époux. Prêtres nous le sommes, mais notre sacerdoce est caché au monde car « notre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu » (Colossiens 3,3), et avec le Christ en nous. Car « l’Astre du matin » s’est **déjà** levé, radieux, dans nos cœurs réchauffés par son éclat divin qui, comme « l’éclair », a rendu la vie à nos âmes meurtries (2 Pierre 1,19 / Apocalypse 2,28 / 22,16). #### La justice Le Lévitique n’a pas négligé les principes de la justice sociale. Toutefois, c’est une justice toute relative et vise à privilégier les Juifs au détriment d’autrui, les plaçant au-dessus des autres nations. La Justice divine, par contre, place tous les hommes, toutes les nations, toutes les races au même niveau. Il est vrai qu’il est dit : « Tu n’exploiteras pas ton prochain… Le salaire de l’ouvrier ne demeurera pas avec toi jusqu’au lendemain matin » (Lévitique 19,13). Qui est le prochain ? La question est là. Le Juif, d’après le Lévitique, doit avoir un égard spécial envers son prochain Juif comme lui, les autres habitants du pays (les Palestiniens), étant considérés « étrangers » ou citoyens de seconde classe, comme c’est le cas aujourd’hui encore en Israël : « Tu n’iras pas diffamer **les tiens** et tu ne mettras pas en cause le sang de ton prochain (*juif*). Tu n’auras pas de haine dans ton cœur pour ton frère (*juif*)… Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas rancune envers les enfants de **ton peuple**. Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19,16-18). Ce « prochain » est le Juif ; les non-Juifs (les Palestiniens et les « goyims ») étant considérés étrangers. Il existe pourtant un seul verset en faveur de l’étranger : « Si un étranger réside avec vous dans votre pays, vous ne le molesterez pas. L’étranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même… » (Lévitique 19,33-34). Il y a lieu de souligner que l’étranger en question n’est autre que l’habitant originel du pays, exproprié par les colons juifs. Les prophètes juifs s’insurgèrent contre le chauvinisme de leurs co-religionnaires. Ils dénoncèrent les vexations injustifiées contre l’étranger, proclamant que la vraie justice était « de ne pas maltraiter les **étrangers**, l’orphelin et la veuve… » (Jérémie 22,3). Ézéchiel dit encore : « Le pays a multiplié la violence…, il a maltraité les étrangers sans aucun droit » (Ézéchiel 22,29). Cela s’applique encore à l’Israël moderne qui prive les Palestiniens de leurs droits élémentaires. Jésus s’était soulevé, lui aussi contre les injustices israéliennes : « Vous avez appris qu’il a été dit : tu aimeras ton prochain (*juif*) et tu haïras ton ennemi (*tout non juif ; précepte mentionné dans la tradition talmudique, non dans la Bible*). Mais Moi je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour vos persécuteurs (*aujourd’hui appelés ‘terroristes’: aimez-les car ce sont eux qui ont raison, non **vous**!…*) si **vous** réservez vos saluts à vos frères (*juifs*), que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens n’en font-ils pas autant ? » (Matthieu 5,43-47). Le Christ adressait ses paroles à toutes les foules fanatiques, mais non à ses disciples : « Je vous le dis **à vous qui m’écoutez**: Aimez vos ennemis… etc. » (Luc 6,27). Or, ceux qui L’écoutaient étaient des nationalistes désireux de Le proclamer roi politique d’Israël (voir Jean 6,15). Ils ne comprirent pas son « pacifisme » à l’égard des étrangers, les non-juifs habitant en Palestine. La justice enseignée par Jésus se trouve dans son sermon sur la montagne (Matthieu 5-7). Elle invite à dépasser la conception discriminatoire des scribes : « Si votre justice ne surpasse celle des scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez certainement pas dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 5,20). Jésus lie indéfectiblement la justice et l’amour du prochain (Luc 10,27) ; il donne comme exemple du prochain, non pas un lévite, ni un prêtre, ni un Juif, mais un Samaritain, considéré comme un ennemi par les Juifs (Luc 10,29-37). Il savait bien que « les Juifs haïssaient les Samaritains et n’avaient pas de relations avec eux » (Jean 4,9). Par cette parabole, il confond le chauvinisme et tente de redresser ce que, au nom de la Loi mosaïque, les scribes et les Pharisiens ont rendu tortueux : « N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi et les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Matthieu 5,17). Cet accomplissement s’opère par l’ouverture à tout homme de bonne volonté, fût-il étranger à « mon » peuple, et au rejet de tout homme de mauvaise foi, fût-il de mon peuple. #### Pour être votre Dieu Après quatre siècles en Égypte, les Israélites oublièrent Celui qui s’était révélé à Abraham. Entourés par les idoles et les cultes pharaoniques, ils se livrèrent à l’idolâtrie. Le plan messianique de Dieu était ainsi en danger. Dieu sortit donc les Hébreux d’Égypte afin de les ramener à Lui : « Je suis Yahvé, Moi qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte **afin d’être votre Dieu** » (Lévitique 22,33 / 25,38). Les Hébreux interprétèrent égoïstement l’expression « **votre Dieu** », y voyant une possession exclusive de Dieu. Ils crurent être privilégiés, adulés et seuls élus par Lui. Jaloux de cette possession, ils voulurent Dieu pour eux seuls. Il ne doit pas être également Celui des autres peuples. Or, l’intention divine visait à arracher les Juifs des idoles afin de poursuivre son plan messianique. Ils avaient reçu la connaissance du Dieu unique. Ils avaient pour mission de Le faire connaître des autres peuples, leur révélant le plan divin d’envoyer le Messie. Or, étant sortis d’Égypte, ils se crurent les seuls appelés. Le Messie vint redresser cette déviation en enseignant que beaucoup viendront à Dieu des quatre coins de la terre, mais que les Juifs, à cause de leur fanatisme, seront rejetés par Celui qui les fit sortir d’Égypte : « Beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident prendre place au festin avec Abraham… dans le Royaume des Cieux, tandis que les sujets du royaume (*d’Israël*) seront jetés dehors » (Matthieu 8,11). Le Christ révéla ce fait bouleversant à ses disciples, leur demandant de le proclamer à leur tour. C’est pourquoi Pierre, après la résurrection du Christ, proclama devant les Juifs : « …Dieu, qui connaît les cœurs… a donné aux Païens l’Esprit Saint tout comme à nous. Et il n’a fait aucune distinction entre eux et nous… » (Actes 15,7-9). « Dieu est-il le Dieu des Juifs seulement, et non point des Païens ? Certes, également des Païens… », écrit encore Paul (Romains 3,29). Dieu sortit les Juifs d’Égypte non pour la gloire d’Israël, mais afin de pouvoir envoyer le Messie qui le fera connaître au monde entier. Le prophète Ézéchiel s’écria : « Ainsi parle le Seigneur Yahvé : Ce n’est pas à cause de vous que j’agis de la sorte, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint Nom, que vous avez profané » (Ézéchiel 36,22). De même Dieu proclama par Isaïe : « Écoutez ceci maison de Jacob, vous qui portez le nom d’Israël… qui invoquez le Dieu d’Israël sans bonne foi ni justice… Je savais quel traître tu es, et que depuis le ventre de ta mère on t’appelle révolté. **À cause de mon Nom**, j’ajournais ma colère, **à cause de mon honneur** je la contenais, je ne te brisais pas… C’est à cause de **Moi et de Moi seul** que j’ai agi, car mon Nom sera-t-il profané ? **Je ne céderai pas ma gloire** à un autre » (Isaïe 48,1-11). Si les Juifs étaient demeurés en Égypte, ils auraient continué à pratiquer les cultes égyptiens et l’oubli de Dieu aurait été total. Le plan universel de Dieu, initié avec Abraham, n’aurait pu s’accomplir pour arriver jusqu’à nous. Le Messie ne pouvait être envoyé qu’à travers une communauté connaissant Dieu et son plan messianique. Sans cette communauté, les prophéties concernant le Messie n’auraient jamais pu être révélées puisqu’il n’y aurait pas eu de prophètes à qui Dieu pouvait les confier. Il fallait une base, fût-elle imparfaite, pour accueillir le Messie. C’est sur son plan que Dieu veillait en sortant la communauté juive d’Égypte. Son plan se concrétise dans le Messie, pas dans un peuple ou un État israélien. Le Messie est déjà venu, il y a 2000 ans. Il s’adressa et s’adresse encore aujourd’hui au monde entier. C’est « à pleine voix qu’Il lança : si quelqu’un (*juif ou autre*) a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive… Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui » (Jean 7,37-39). Tous ceux qui sont à la recherche, qui se trouvent à la « croisée des chemins » spirituels le découvrent et reçoivent cet Esprit divin. En le recevant, ils reprennent Vie et deviennent fils de Dieu (Jean 1,12). C’est la première résurrection (Jean 5,25 / Apocalypse 20,6), le retour de l’âme à la Vie. C’est une expérience merveilleuse que ne connaissent que ceux qui la goûtent. Nous devons notre foi en Dieu et au Christ à la sortie des Juifs d’Égypte au XIIIe siècle av. J.-C. Dieu les en fit sortir pour être le Dieu de tous les croyants, pour être **notre** Dieu et **notre** Père. Nous devons être bien conscients du lien intime existant entre la « Sortie » d’Égypte et nous. L’Exode avec Moïse n’est pas un simple passage d’un pays vers un autre, mais le symbole du transfert d’un **état d’âme** à un autre, une sortie de l’ignorance à la connaissance de Dieu. Cette connaissance redonna la vie à nos âmes par la redécouverte de la vie éternelle : « La vie éternelle c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu… » (Jean 17,3). Pour instituer l’Eucharistie, Jésus choisit la fête de la Pâque juive, qui célèbre la « Sortie » d’Égypte (Matthieu 26,17). Ce Pain de Vie éternelle arrache nos âmes à la mort : « Qui mange ma Chair et boit mon Sang a **déjà** la vie éternelle (*en lui*)… Il demeure en moi et moi en lui… Il vivra à jamais », dit Jésus (Jean 6,51-58). Sans la sortie d’Égypte, le plan de Dieu aurait failli : nous n’aurions eu ni le Messie, ni la Bible, ni l’Évangile, ni l’Apocalypse. Nous aurions ignoré la première résurrection qui est le Paradis retrouvé sur terre. C’est cela la vraie Terre Promise et non la Palestine géographique comme le pensent ceux qui ont le cœur attaché à la matière et à la terre. Avec Abraham, ce fut le premier pas vers la première résurrection. Le pas suivant fut la sortie d’Égypte. Puis ce fut l’appel lancé par Jésus, invitant les croyants du monde entier à y participer. Avec l’Apocalypse cette promesse devient une réalité vécue, un sacerdoce royal. Nous devons notre sacerdoce apocalyptique à l’initiative divine d’extraire les Juifs d’Égypte, nous soustrayant nous aussi, par le fait même, de l’ignorance spirituelle et de la mort de l’âme. Comment l’en remercier ? Par Jésus ! Sans cette sortie d’Égypte, que serions-nous ? Des adorateurs ou des prêtres des dieux Râ, Baal, Jupiter, Zeus, Diane ou Astarté…! **Réflexion** Penses-tu que nous sommes sauvés par la foi en Jésus ou par la pratique de la Loi mosaïque (circoncision, sabbat, pur et impur, etc.) ? Penses-tu que sacrifier des animaux et les offrir en holocaustes peuvent réconcilier le pécheur avec Dieu ? Selon les réponses à ces questions, on est disciple ou ennemi de Jésus. ### Le livre des Nombres Ce livre commence par un recensement des Israélites en vue d’en définir le « nombre », d’où son nom. Il ne faut surtout pas s’attarder sur ces chiffres. Dans un premier temps, seuls les lévites ne sont pas recensés (Nombres 1,48) pour être inscrits au service de la « Demeure du Témoignage ». Cette Demeure est la Tente de Réunion où les sacrifices étaient offerts **en témoignage** au Dieu unique. Aaron et ses fils, et nul autre, « rempliront la charge sacerdotale. Mais tout laïc qui s’approchera sera mis à mort » (Nombres 3,10), fait-on dire à Yahvé pour sauvegarder le droit des prêtres… Il faut lire rapidement ce livre puis revenir au Cours Biblique où sont relevés et expliqués les points les plus importants à retenir. L’histoire de la marche des Juifs dans le désert rapportée ici fut mise par écrit environ trois siècles plus tard. Comme déjà expliqué, les scribes-prêtres y ajoutèrent de quoi mettre en évidence le rôle incontournable du culte et du sacerdoce d’Aaron et de ses descendants. La communauté passa quarante ans au désert, un temps suffisant pour organiser un culte autour de la Demeure du Témoignage qui tenait lieu de Temple. À l’intérieur se trouvait l’Arche d’Alliance qui contenait les deux pierres des dix commandements. Elle signifiait la Présence de Dieu, d’où son importance (Nombres 10,33-35). Elle ouvrait la marche du peuple comme dans certaines processions religieuses modernes précédées de symboles religieux. Les lévites avaient un rôle de service dans le culte, mais le sacerdoce était réservé à Aaron et ses fils. Ceci est souvent répété dans la Torah et dans les Nombres avec insistance. Nombres 3,1-4 désigne Aaron et ses fils comme **uniques prêtres** dans toute la tribu lévite, voire dans toute la communauté. Le reste de la tribu de Lévi n’a qu’une part effacée dans le culte, celle de servir Aaron et ses fils : « Mets la tribu de Lévi à la disposition d’Aaron le prêtre : ils seront à son service, etc. » (Nombres 3,6). En échange, « les enfants de Lévi auront pour héritage toute dîme perçue en Israël » (Nombres 18,21). Ceci est une somme bien rondelette. Toutefois, la dîme de cette dîme devait revenir à Yahvé (Nombres 18,26), c’est-à-dire aboutir dans les poches du prêtre Aaron puisque, précisent les scribes, ce qui est offert à Dieu revient au prêtre : « Vous donnerez ce que vous aurez prélevé pour Yahvé au prêtre Aaron », exigeant encore que ce soit « sur le **meilleur de toutes choses** que vous retiendrez cette part sacrée… » (Nombres 18,28-29). Les prémices des récoltes représentent la meilleure part. Les scribes rédigèrent ces textes des siècles après Aaron ; ils étaient eux-mêmes prêtres, des descendants d’Aaron. Voulant sauvegarder leurs privilèges, ils s’empressèrent d’inclure des versets en leur faveur, les attribuant à Dieu : « Yahvé parla à Moïse et dit : Parle aux enfants d’Israël et dis-leur : Quand vous serez entrés au pays où je vous conduis, **vous devrez** faire un prélèvement pour Yahvé, c’est-à-dire pour les prêtres. Lorsque vous mangerez le pain de ce pays… Vous donnerez à Yahvé (*c’est-à-dire les prêtres*) un prélèvement sur **les prémices** de votre pâte. **Ceci concerne vos descendants** » (Nombres 15,17-21). Ce faisant, les scribes-prêtres perpétuent leurs « droits divins » sur les descendants de la communauté. Ne croyons pas que Dieu demande de fonder un sacerdoce d’exploitation du meilleur du bien d’autrui ; on y voit encore « la plume mensongère des scribes » (Jérémie 8,8). Des clergés dits chrétiens chutèrent dans le même gouffre économique. Dans l’Apocalypse, Dieu invite les siens à prendre « gratuitement » les flots de grâces qu’Il déverse sur ceux qui croient (Apocalypse 21,6 / 22,17). « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement », recommande encore Jésus (Matthieu 10,8 / Luc 9,2). #### La mise à mort de deux des fils d’Aaron Le livre des Nombres rapporte laconiquement la mort, au Sinaï, de Nadab et d’Abihu, les fils d’Aaron, l’aîné et le puîné. Le décès de ces deux frères est attribué à Yahvé. En réalité, c’est une mise à mort : « Nadab et Abihu moururent devant Yahvé, dans le désert du Sinaï lorsqu’ils présentèrent un feu irrégulier » (Nombres 3,4). Le Lévitique est plus explicite : « Les fils d’Aaron Nadab et Abihu, prirent chacun leur encensoir… et ils présentèrent devant Yahvé un feu irrégulier… De devant Yahvé jaillit une flamme qui les dévora et ils périrent en présence de Yahvé » (Lévitique 10,1-2). Ces deux hommes, lévites et prêtres, trouvèrent la mort le jour même de leur investiture sacerdotale (Nombres 8,13). Le feu qui les dévora n’est autre que le bras armé de Moïse et sa bande. Quel fut leur crime ? Ils voulurent offrir à Yahvé, dans leur encensoir fumant d’encens, un feu dit irrégulier car non tel que prescrit par Moïse. Voulurent-ils encenser à la place d’Aaron ? Toujours est-il qu’ils suscitèrent la colère meurtrière de leur oncle Moïse, qui décréta leur mise à mort par « ordre de Yahvé », selon son habitude. Il s’était aussi irrité, par la suite, contre leurs deux autres frères survivants pour une affaire de nourriture : « Pourquoi n’avez-vous pas mangé la victime dans le lieu sacré ?… Puisque le sang n’en a pas été porté à l’intérieur du sanctuaire, vous y deviez manger la chair **comme je l’avais commandé** ». Moïse ne se calma qu’après l’intervention explicative et craintive d’Aaron (Lévitique 10,16-20). La mort de ses deux fils laissa Aaron terrorisé face à Moïse. Car devant les explications données par son frère « Aaron resta muet » paralysé par la crainte devant cette violence inattendue. Le choc provoqué par l’exécution-surprise de ses deux fils prêtres, le jour même de la cérémonie joyeuse, figea Aaron et ses deux autres fils. Moïse, voyant l’angoisse s’emparer de son frère et de ses deux neveux, les tranquillise : « Ne déchirez pas vos vêtements. Vous ne mourrez pas (*comme les deux autres*)… Ne quittez pas l’entrée de la tente de réunion de peur que vous ne mouriez » (Lévitique 10,1-7). C’est qu’à l’extérieur de la tente, il y avait un soulèvement populaire mené par Moïse contre tous ceux qui ne se pliaient pas aux exigences rigoureuses du culte tel qu’il l’exigeait. Aaron et ses deux fils survivants risquaient d’être lynchés. Si c’était une flamme qui avait dévoré Nadab et Abihu, elle aurait réduit en cendres leurs tuniques sacerdotales. Or, « c’est dans leurs propres tuniques qu’ils furent emportés pour être enterrés » (Lévitique 10,5). En réalité, la flamme meurtrière ne peut être que la colère enflammée et armée de Moïse. Se croyant chargé par Yahvé d’organiser un culte, il ne tergiverse pas, il en impose un « régulier » par la force de l’épée. N’oublions pas que Moïse fut un homme violent, capable de mettre à mort. N’avait-il pas déjà tué un Égyptien avant de s’enfuir d’Égypte (Exode 2,11-15) ? N’a-t-il pas personnellement ordonné aux chefs israélites : « Que chacun mette à mort ceux de ses hommes qui se sont commis avec Baal de Péor… et vingt-quatre mille hommes furent exterminés en un jour… pour apaiser Yahvé » (Nombres 25,1-9). De nos jours, des politiciens sont condamnés au nom des droits de l’homme, pour moins de crimes ! Par ailleurs, l’expression « une flamme sortit pour dévorer… » s’éclaire en Nombres 21,28 : « Un feu est sorti de Heshbon, une flamme de la cité de Sihon, elle a dévoré Moab ». Ce « feu » n’est autre que la bataille dans laquelle périt Sihon le roi des moabites (Nombres 21,21-30). Pourtant, les scribes présentent Moïse comme « un homme très humble, l’homme le plus humble que la terre ait porté » (Nombres 12,3). Cette humilité est toute relative à la violence de ses admirateurs. Si tel est le casier judiciaire du « plus humble des hommes », que serait celui du plus violent ? Et quel serait le degré de douceur et d’humilité de Jésus de Nazareth ? Celui-ci avait raison de dire de Jean-Baptiste : « Parmi les enfants des femmes, il n’en a pas surgi de plus grand que Jean-Baptiste ; et cependant, le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui » (Matthieu 11,11). La violence de Moïse le place loin derrière Jean. #### Révolte de Miryam et d’Aaron contre Moïse « Miryam, ainsi qu’Aaron, parla contre Moïse à cause de la femme Kushite qu’il avait prise… Et ils dirent : ‘Yahvé ne parlerait-il donc qu’à Moïse ? N’a-t-il pas parlé à nous aussi ?!’… » (Nombres 12,1-3) L’irritation de Miryam et d’Aaron contre leur frère ne peut s’expliquer uniquement par le fait du mariage de celui-ci avec une non-juive. Il y a de leur part une prétention à être, eux aussi, des interlocuteurs de Dieu. Et cette prétention est légitime. Il faut comprendre que Moïse s’arrogeait le droit exclusif de parler à Dieu et de l’entendre. Partant de ce point de vue, il faut accomplir tout ce que demande Moïse et comme il le demande. Sinon c’est la mise à mort qui est décrétée de la part de Dieu. Ainsi, au nom de Yahvé, un régime de terreur est installé. C’est pourquoi, pris de peur, Aaron ne sait comment s’effacer devant Moïse pour lui et ses deux fils vivants et mendier sa pitié (Nombres 12,4-15). #### Révolte de Coré L’irascibilité de Moïse se remarque encore dans la révolte du clan de Coré, un lévite pourtant. Les privilèges matériels excessifs accordés par Moïse (non par Dieu) à son frère Aaron et à ses neveux firent beaucoup de mécontents qui ne virent pas une volonté divine, mais un lucre humain. Les lévites eux-mêmes se sentirent frustrés car ils devaient donner à Aaron et ses fils « la meilleure part » de la dîme qu’ils prélevaient. Mais c’est aussi les autres tribus qui ressentirent négativement l’effet de cette exploitation abusive, faite sous le couvert de Dieu. D’où la révolte de Coré, le lévite de haut rang qui s’était adjoint deux princes de la maison de Ruben, Eliab et Abiram et beaucoup d’autres. Révoltés par l’appétit dévorant des prêtres, « ils se dressèrent contre Moïse avec 250 des enfants d’Israël, **princes** de la communauté… (*ceux-ci représentent donc toute la communauté*). Ils s’attroupèrent alors contre Moïse et Aaron en leur disant : ‘Vous dépassez la mesure ! C’est toute la communauté, ce sont tous ses membres qui sont consacrés et Yahvé est au milieu d’eux. Pourquoi donc vous élevez-vous au-dessus de la communauté de Yahvé ?’ » (Nombres 16,1-3). Ils avaient raison ! Devant cette révolte, Moïse choisit de dialoguer séparément avec Coré d’abord, puis avec Datan et Abiram. Ceux-ci refusèrent avec mépris de se présenter devant Moïse, ce qui provoqua la « violente colère » de ce dernier (Nombres 16,12-15). Moïse somma Coré de se suffire des privilèges des lévites, lui reprochant de « briguer en plus les fonctions sacerdotales » (Nombres 16,8-10). Les scribes prétendent que la terre s’ouvrit miraculeusement pour engloutir les révoltés et qu’un « feu jaillit qui consuma les 250 hommes porteurs d’encens » qui les accompagnaient (Nombres 16,28-35). Ce « feu » est le même qui avait déjà assassiné les deux fils d’Aaron : ils furent tués par Moïse et ses hommes. Pourquoi les scribes rapportent-ils pareilles histoires ? C’est que, écrivant trois siècles plus tard, et étant eux-mêmes prêtres, descendants d’Aaron, ils tenaient jalousement à leurs prérogatives. Ils rapportent ces événements pour « rappeler aux enfants d’Israël qu’aucun **laïc étranger à la descendance d’Aaron**, ne doit s’approcher pour faire fumer l’encens devant Yahvé, sous peine de subir le sort de Coré et de sa bande », ajoutant impudemment que cela fut « selon ce qu’avait dit Yahvé par le ministère de Moïse » (Nombres 17,5). Je ne crois pas à la réalité historique de cette histoire. Je ne crois pas que la terre se soit ouverte pour avaler Coré et « sa bande » dont je fais partie par esprit. Car je crois, comme Coré, « que les prêtres ont dépassé la mesure, que c’est toute la communauté de Dieu qui est consacrée » et que Notre Père céleste est au milieu de nous, que nous vivons l’Emmanuel et que nous pratiquons le sacerdoce apocalyptique voulu par Dieu et son Messie, Jésus. La vérité c’est que Moïse et sa bande armée mirent à mort Coré et les siens. La « terre qui s’est ouverte » pour engloutir ces derniers et la « flamme » qui dévora les deux fils d’Aaron ne sont que les épées sanglantes de la mafia de Moïse. Ceci ressort de la réaction de la communauté contre Moïse et Aaron après cette boucherie : « Le lendemain toute la communauté des enfants d’Israël murmura contre Moïse et Aaron, en disant : ‘**Vous avez fait périr** le peuple de Yahvé…’ » (Nombres 17,6) Il faut être mentalement débile pour croire indistinctement à tout ce que racontent les scribes-prêtres dans les livres historiques de l’Ancien Testament. Les prophètes accusent cette débilité mentale en disant de la part de Dieu : « Israël ne connaît rien, mon peuple n’a pas de discernement… etc. » (Isaïe 1,3). Et Jérémie : « Certes, mon peuple est dénué de raison, ils ne me connaissent pas, ce sont des enfants insensés, sans aucun discernement, intelligents seulement pour faire le mal, incapables de faire le bien » (Jérémie 4,22). Ces fautes graves de la part des « prêtres » juifs ont déformé le visage de Dieu, le rendant méconnaissable par les hommes. La connaissance du vrai caractère divin aurait été impossible sans Jésus. Si les Juifs, comme révèlent les prophètes, furent incapables de connaître Dieu, Jésus, par contre, était bien conscient qu’il Le connaissait vraiment : « Père saint, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu », avait-il dit, ajoutant : « Je leur ai révélé ton Nom et le leur révélerai » (Jean 17,25-26). C’est Jésus qui a révélé le vrai Visage de Dieu, son vrai « Nom ». Si l’on a bien compris ce point essentiel de la vie spirituelle, le souci primordial serait de prier, comme Jésus nous l’a prescrit, pour qu’en nous « le nom de Dieu soit sanctifié », c’est-à-dire que nous connaissions Dieu et que nous le fassions connaître tel qu’il est vraiment, non tel que certains le présentent. Car la vie éternelle est de connaître Dieu : « La vie éternelle c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et ton envoyé, Jésus, le Christ » (Jean 17,3). C’est la raison pour laquelle la première des prières enseignées par Jésus est la suivante : « Père… Que ton Nom soit sanctifié ». Nous avons pour mission de sanctifier ce saint, ce merveilleux Nom de Notre Père Créateur. #### Quelques autres points saillants ##### Don de l’Esprit (Nombres 11) Voyant le désarroi des Israéliens au désert, Moïse fut découragé. Il trouvait que sa mission était trop pesante. Il s’adressa à Dieu : « Pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux, que tu m’aies imposé la charge de tout ce peuple ? » (Nombres 11,10-11). Le Seigneur lui demande de choisir 70 des anciens d’Israël et des scribes à qui il donnera son Esprit, pour l’aider dans sa tâche. Après les avoir rassemblés, « l’Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent mais ils ne recommencèrent pas » (Nombres 11,24-25). Pourquoi ne recommencèrent-ils pas ? Probablement parce que Moïse décida par la suite de prophétiser seul, c’est-à-dire de gouverner seul au nom de Dieu. Prophétiser signifie parler au nom de Dieu, être son porte-parole, révéler l’opinion divine sur les événements. Cela ne peut se faire sans une assistance directe de Dieu. C’est la raison pour laquelle Dieu donne son Esprit aux hommes qu’il choisit pour une mission. À noter que deux hommes, Eldad et Medad, prophétisaient indépendamment des 70 réunis autour de Moïse. Josué, le serviteur de Moïse, voulut les en empêcher, mais Moïse le retint en disant : « Ah ! Puisse tout le peuple de Yahvé être prophète, Yahvé leur donnant son esprit. » (Nombres 11,26-29). Cela n’empêchait pas Moïse de se mettre en colère contre Aaron et Coré pour avoir dit que Dieu leur parlait. L’attitude de Josué est semblable à celle de Jean dans l’Évangile : « Jean dit à Jésus : Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom, quelqu’un qui ne nous suit pas, et nous avons voulu l’en empêcher parce qu’il ne nous suit pas… Mais Jésus lui répondit : Ne l’en empêchez pas ; qui n’est pas contre nous est pour nous » (Marc 9,38-40). Ces cas du don de l’Esprit en dehors d’un cadre traditionnel illustre les paroles de Jésus à Nicodème : « Le vent souffle où il veut ; tu entends sa voix mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit » (Jean 3,8). L’Esprit de Dieu parlait souvent à Moïse. Ceci est indéniable ! Mais il est aussi vrai que Moïse prenait souvent des décisions personnelles les croyant inspirées par Dieu. Aussi, pour discerner, dans les livres de l’Ancien Testament, entre ce qui est inspiré de Dieu et ce qui vient de Moïse, il faut avoir recours aux lumières que Jésus nous donne dans l’Évangile. ##### Josué La première mention de Josué se trouve dans Exode 17,9 : « Moïse dit à Josué : Choisis-toi des hommes et, demain matin, sort combattre Amaleq ». Il était le seul à monter avec Moïse sur la montagne au Sinaï (Exode 24,13). Il le servait fidèlement, étant attaché au culte et à la Tente (Exode 33,11). Le livre des Nombres le mentionne pour la première fois quand celui-ci voulut empêcher les deux hommes, Eldad et Medad de prophétiser (Nombres 11,26-29). Ce fait révèle sa grande jalousie pour Moïse. Il fit partie des douze hommes envoyés par Moïse pour explorer le pays de Canaan : il est cet « Hoshéa, fil de Nun, de la tribu d’Ephraïm » (Nombres 13,8), dont Moïse changea le nom en Josué (Nombres 13,16). Moïse le désigna comme son successeur (Nombres 27,15-23). Le livre de Josué, le premier livre après le Pentateuque, porte son nom et rapporte comment il introduisit les Israélites en Canaan. ##### Mission de reconnaissance en Canaan Moïse envoya douze éclaireurs en Canaan, un de chaque tribu pour explorer le terrain et sonder la population en vue d’envahir le pays. Josué fut l’un d’eux. Ils partirent de Qadesh, un nom à retenir. De retour de leur expédition après quarante jours, les éclaireurs rapportèrent que le pays de Canaan était civilisé et fortifié : « Il ruisselle de lait et de miel, en voici les produits » (Nombres 13,27). Ils avaient ramené avec eux des échantillons de raisin, de grenades et de figues. Les grappes étaient si grandes qu’il fallait les « emporter à deux, sur une perche… » (Nombres 13,23). Il y avait un inconvénient majeur : « Toutefois, le peuple qui l’habite est puissant, les villes sont fortifiées et très grandes… » (Nombres 13,28). Cela fit peur aux dix éclaireurs qui conseillèrent de renoncer à l’invasion : « Nous ne pouvons pas marcher contre ce peuple ; il est plus fort que nous… tous ceux que nous avons vus sont des hommes de haute taille… nous nous faisions l’effet de sauterelles, et c’est bien aussi l’effet que nous leur faisions » (Nombres 13,31-33). Seul Josué et Caleb étaient d’avis contraire. Le peuple se rallia à l’opinion de la majorité des envoyés (Nombres 14,1-4) et s’apprêtait, malgré les encouragements de Josué et de Caleb, à lapider Moïse et son clan : « La communauté tout entière parlait de les lapider » (Nombres 14,10). Au contraire ce fut Moïse qui finit par mettre à mort « ces hommes envoyés reconnaître le pays et qui à leur retour avaient excité toute la communauté d’Israël à murmurer contre lui en décriant le pays. Ces hommes qui décriaient malignement le pays furent frappés de mort devant Yahvé… Seuls Josué et Caleb restèrent en vie » (Nombres 14,36-38). La Palestine n’a donc jamais été déserte comme le prétendent certains. Depuis des millénaires, elle n’a cessé d’être civilisée et plantée de toutes sortes d’arbres fruitiers. Prétendre transformer le « désert palestinien » en « jardin israélien » est un mensonge qui ne séduit que les ignorants. Face à la puissance des cananéens, seuls Josué et Caleb voulurent entreprendre d’entrer dans le pays. Plus tard, les Israélites décidèrent d’y entrer quand même ; c’était trop tard, Dieu n’étant plus avec eux : « Les Amalécites et les Cananéens les taillèrent en pièces » (Nombres 14,45). La morale de cette histoire : il ne faut jamais hésiter à agir quand c’est l’heure de Dieu, et toujours s’abstenir d’entreprendre une action, fût-elle bonne en apparence, quand elle est accomplie sans Dieu. C’est pourquoi Moïse avait conseillé de renoncer au projet (Nombres 14,41-42). D’après les scribes, ils furent battus car « ni l’Arche ni Moïse n’étaient avec eux » (Nombres 14,44). N’étant pas entrés par Qadesh, par la route la plus directe, les Israélites durent contourner le territoire d’Edom. Le roi d’Edom, craignant de laisser passer un si grand nombre, refusa de leur livrer passage (Nombres 20,14-21). Ils renoncèrent donc à ce raccourci et descendirent vers le sud, puis remontèrent au nord vers Moab, un immense trajet, si difficile et dangereux qu’il faudra 38 ans pour le traverser. Beaucoup n’entreront pas en Palestine, même Moïse et Aaron ne la verront pas (Nombres 14,29-38). ##### Diverses prescriptions cultuelles Le récit du séjour à Qadesh est interrompu par une série de prescriptions cultuelles décrites dans les chapitres 15-19. Je t’en signale les plus importantes : **Le sabbat** Tout travail est défendu le sabbat. Un homme ramassait du bois le sabbat et cela fut considéré comme une violation de la loi « divine » du sabbat. L’homme fut mis à mort « selon le commandement que Yahvé fit à Moïse » (Nombres 15,36). Une attitude aussi rigide ne correspond pas à l’Esprit de Dieu. Compare cela avec l’attitude de Jésus face aux Pharisiens qui critiquèrent les Apôtres pour avoir arraché des épis de blé un samedi (Matthieu 12,1-8). **Les houppes** Moïse prétend que Dieu exige que « de génération en génération des houppes soient faites aux pans des vêtements avec des fils de pourpre violette… » (Nombres 15,37). Ces modes « religieuses » **ridicules** ont été suivies par les Chrétiens, notamment dans l’Église Catholique (cardinaux et évêques). Jésus condamne ces coutumes vestimentaires (Matthieu 23,5) et insiste sur la foi et la simplicité, non sur les vêtements. **La vache rousse** D’après une disposition de la Loi prescrite par Yahvé, les cendres d’une vache rousse, mêlées à de l’eau par les prêtres, est capable de purifier (Nombres 19,1-10). Les cendres « resteront à l’usage rituel de la communauté des enfants d’Israël pour faire **l’eau lustrale**; c’est un sacrifice pour le péché » (Nombres 19,9) Encore un rituel païen qui passe, avec ses superstitions, dans le culte juif. La purification morale par l’eau est une pratique connue dans les religions antiques. Son correspondant c’est « l’eau bénite » pour les Chrétiens, les ablutions pour les Musulmans, le fleuve du Gange pour les Hindous, etc. Il est clair que cette « purification » est illusoire, étant matérielle et souillée elle-même par la sorcellerie et la superstition païennes. Pense à l’importance religieuse donnée à la vache « blanche » aux Indes (la couleur de la vache diffère mais non l’esprit du culte). La différence est que les scribes attribuent ce culte à… Yahvé ! La raison réelle est que cela convenait aux prêtres car on payait cher pour se faire purifier ainsi par une vache « rousse » pas toujours facile à trouver. Il y a quelque temps, des Israéliens annonçaient avec joie que les temps messianiques étaient là car on avait trouvé en Espagne une vache rousse qui, enfin, correspondait aux exigences de la Torah…! Pour connaître la purification **spirituelle** par le repentir, il fallait une nouvelle étape évolutive. C’est Jésus qui, au prix de son sacrifice, nous apprit à nous purifier par le sacrifice de nos mauvais penchants et la demande de pardon, non par un culte extérieur illusoire. C’est Dieu qui pardonne et purifie l’âme repentie. **L’eau extraite du rocher** La communauté, manquant d’eau et de nourriture, s’était, une fois encore, révoltée contre Moïse. Elle regrettait d’avoir quitté l’Égypte pour un lieu désert (Nombres 20,1-5). Dieu dit donc à Moïse : « Prends le Rameau (*celui d’Aaron, supposé avoir fleuri au détriment de celui de Coré lors de la révolte de ce dernier contre Moïse : Nombres 17,21-26*), et **rassemble la communauté**, toi et ton frère Aaron. Puis, sous leurs yeux, dites à ce rocher qu’il donne son eau… Moïse et Aaron convoquèrent la communauté devant le rocher… Moïse leva la main et, avec le rameau, frappa le rocher par deux fois ; l’eau jaillit en abondance, la communauté et son bétail purent boire » (Nombres 20,6-11). Le lieu de ce **rassemblement** est contesté comme nous le verrons plus loin : était-ce autour d’un rocher ou d’un puits ? Après ce miracle, Dieu s’irrita contre Moïse et Aaron : « Puisque vous ne m’avez pas cru capable de me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, (*de manifester ma Toute Puissance*), vous ne ferez pas entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne » (Nombres 20,11-12). En effet, c’est Josué qui les fit entrer en Palestine (Nombres 27,12-22). Quelle fut la faute de Moïse et d’Aaron ? Pourquoi cette colère divine contre eux ? Une telle réaction de la part de Dieu, après un tel miracle, ne se conçoit pas. Moïse frappa le rocher deux fois. Aurait-il dû le frapper **une seule fois**, avec assurance, non une seconde fois après avoir hésité. Lui, à qui Dieu parlait, n’aurait-il pas dû agir avec conviction et force sachant Dieu « capable de se sanctifier » devant tous ? La réponse se trouve dans le lieu où devait se tenir le rassemblement pour boire de l’eau : était-ce vraiment autour d’un rocher comme prétendent les scribes dans Nombres 20,1-13 pour faire croire au miracle ? Ce lieu est contredit par Nombres 21,16-18 qui révèle que le rassemblement se fit autour d’un puits : « …de là ils partirent à Béer (*nom d’un lieu qui signifie puits*)… **c’est au sujet de ce puits** que Yahvé avait dit à Moïse : Rassemble le peuple et je leur donnerai de l’eau. Alors Israël chanta ce cantique : Sur le Puits, chantez-le, le puits qu’ont creusé des princes » (Nombres 21,16-18). En hébreu, comme en arabe, le mot « béer » signifie puits. Ce lieu tire donc son nom du puits qui s’y trouve. Ainsi, pour boire, « le rassemblement » se fit, non autour d’un rocher, mais tout simplement autour d’un puits. Par ailleurs, en buvant l’eau du puits, Moïse ne respecta pas son engagement de « ne pas boire l’eau des puits » des régions que la communauté traverserait (Nombres 20,17 / 21,22). La cause de la colère de Dieu contre Moïse et Aaron serait plutôt leur extrême violence et l’institution d’un culte intransigeant, calqué sur le paganisme, jamais prescrit par Dieu. Et ce, en son Nom ! **Mort d’Aaron (Nombres 20,14-21)** Nous avons vu que les Edomites empêchèrent les Israélites de traverser leur territoire. Ceux-ci durent alors prendre la longue et pénible route par le sud. Aaron mourut en route à « Hor ». Eléazar son fils lui succéda comme grand prêtre. **Le serpent d’airain (Nombres 21,4-9)** Fabriqué à la demande de Dieu, ce serpent d’airain fut accroché **horizontalement** sur une perche **verticale**, formant ainsi une croix. Ceux qui étaient mordus par des serpents au désert, mais qui regardaient ce serpent d’airain avec foi, étaient physiquement guéris, pardonnés de s’être révoltés contre Dieu. | ![](/pictures/cb_serpent-airain.jpg "Le serpent d’airain") Le serpent d’airain | |---| Cette croix préfigurait une autre plus importante dont la puissance de guérison est d’ordre spirituelle, non corporelle, éternelle non temporelle. La croix formée par le serpent d’airain sur la perche verticale annonçait la mise en croix du Christ et la guérison de ceux qui croiront en lui. Jésus reprit cette histoire attribuant à son crucifiement les valeurs vivifiantes, mais sur le plan de l’âme, cette fois. Le serpent d’airain en croix symbolisait sa passion : « Comme Moïse éleva le serpent (*d’airain*) au désert, ainsi faut-il que soit élevé (*sur la croix*) le Fils de l’homme (*le Christ*) afin que tout homme qui croit en lui ait la vie **éternelle** », avait dit Jésus (Jean 3,14). Ce serpent d’airain fut longtemps vénéré par les Juifs au point qu’ils l’adorèrent. C’est pourquoi, 600 ans plus tard, le roi Ezéchias le détruira (2 Rois 18,4). **Le rite de « l’Urim et du Tummim » (Nombres 27,21 : voir aussi Exode 28,30)** L’Urim et le Tummim étaient deux sortes de pierre ou de dé que portait le grand prêtre pour consulter Dieu sur une affaire ; le prêtre jetait l’Urim et le Tummim et, selon la position de leur chute ou les inscriptions qu’ils portaient, le grand-prêtre interprétait « oui » ou « non » comme réponse divine à la question posée. C’est un mauvais système pour consulter Dieu et cela a souvent donné des résultats désastreux. **La nourriture à Yahvé destinée aux prêtres** Le chapitre 28 répète encore quelques prescriptions de la loi mosaïque. À propos des sacrifices, « Dieu » dit au peuple : « Vous aurez soin de m’apporter au temps fixé mon offrande, **ma nourriture** sous forme de mets consumés… » (Nombres 28,1-2). Toute cette nourriture « offerte à Yahvé » aboutissait sur la table des prêtres et des lévites qui rédigèrent ces textes (lis 1 Samuel 2,12-17). Cela convenait donc aux prêtres, aux scribes et aux lévites d’avoir le plus grand nombre de sacrifices offerts à… Yahvé… et qu’ils consumaient eux-mêmes… au nom de Yahvé ! #### Balaam et ses prophéties sur le Messie (Nombres 22-24) Le thème le plus important dans les Nombres est celui des prophéties de Balaam, un devin non-juif, sur le Messie. Pour entrer en Palestine, les Israéliens durent passer par le pays de Moab (en Jordanie actuellement). Balak, le roi moabite, voulut les en empêcher par la force. Il fit appel à Balaam, un sorcier de la région. Il lui demanda de jeter un mauvais sort aux Israéliens, de les maudire afin qu’il puisse les vaincre sans peine : « Les Anciens de Moab et les Anciens de Madian partirent (*vers Balaam*) emportant de quoi payer l’augure (*l’ensorcellement contre les Juifs*) » (Nombres 22,7). Dieu empêcha Balaam de les maudire : « Il n’y a pas de présage contre Jacob ni de sortilège contre Israël » (Nombres 23,23). Pourquoi ? Car dit Balaam le magicien « un **héros** grandit dans sa descendance, il domine sur des peuples nombreux… (Nombres 24,7)…Je le vois, mais non pour maintenant, je l’aperçois, mais non de près : un **Astre** issu de Jacob devient chef, un sceptre se lève issu d’Israël… » (Nombres 24,17). Ainsi, la seule raison pour laquelle ce peuple est protégé par Dieu est que le Messie doit en sortir. C’est lui ce « Héros » qui vient de sa descendance et cet « Astre » que Balaam voit pour plus tard « non de près ». En effet, ce n’est que 13 siècles plus tard que vint Jésus. C’est lui « l’Astre du matin » comme le nomme l’Apocalypse (Apocalypse 20,28 / 22,16). Il est clair ici que la seule vocation des Israélites est la venue du Messie. Aujourd’hui, après la venue de ce Messie en la personne de Jésus de Nazareth, tout Israéliens qui le renie ne peut plus prétendre à une quelconque bénédiction divine, pas plus que tout homme qui tourne le dos à cet Astre-Héros. Balaam est une figure à retenir car, incapable de maudire les Juifs, il les poussa à la débauche avec les prostituées de Moab pour attirer sur eux la colère divine (Nombres 25,1-3). Remarque que les moabites et les madianites sont tous deux accusés par les Juifs (Nombres 25,6-16). Mais c’est Balaam qui est tenu pour être le grand responsable dans cette affaire de Shittim et c’est la raison pour laquelle les Israéliens le tuèrent plus tard (Nombres 31,8). L’Apocalypse mentionne encore Balaam et compare les impies de la fin des temps à ce « Balaam qui montrait à Balak le piège à tendre aux Israélites pour qu’ils se prostituent » et méritent la colère divine (Apocalypse 2,14). Ces impies sont les sujets de la Bête qui corrompent les disciples du Christ pour les éloigner de Dieu comme le fit Balaam (lire le livre « les Protocoles des Sages de Sion »). #### Frontières d’Israël Le livre des Nombres se termine avec les Israéliens aux portes de la Palestine à l’Est du Jourdain au Mont Nébo qui fait face à la ville palestinienne de Jéricho (Ariha). Moïse mourut là (Deutéronome 34,1-5). D’après les scribes, les frontières données aux Juifs, toujours par Dieu, vont du Sinaï jusqu’à la ville de Hamat, au Nord de la Syrie (34,8) et se termine à l’Est avec le Jourdain et la Mer Morte (Salée) (34,12). Ces frontières sont fantaisistes et dépendent, non de Dieu, mais des ambitions variantes des scribes israéliens qui, selon leurs appétits plus ou moins voraces, placent les frontières tantôt du Sinaï au Jourdain, comme c’est le cas ici, et tantôt du Nil à l’Euphrate, comme cela est indiqué dans Josué 1,3-4. Si c’était Dieu qui avait donné aux Israéliens des frontières, celles-ci n’auraient pas varié d’un scribe à l’autre, elles auraient été stables, bien définies et surtout permanentes historiquement. Les Israéliens modernes ne sont pas très satisfaits du pays que « Dieu » leur a donné, qualifié par Moïse comme étant le pays où « coule le lait et le miel » (Exode 3,8 / Nombres 13,27). Autrefois déjà, dans le désert, les Juifs regrettaient « le bon poisson, les concombres, les melons, l’oignon et l’ail » qu’ils mangeaient « pour rien » en Égypte (Nombres 11,5-6). En 1977, la défunte Premier Ministre israélienne Golda Meïr avait dit : « Jamais Israël ne pardonnera à Moïse son imprévoyance : il sortit les Juifs d’Égypte et frappa le rocher pour les désaltérer : mais il les fit marcher pendant 40 ans dans le désert pour les établir dans la seule région dépourvue de pétrole ». ### Le livre du Deutéronome #### Signification du mot : Deutéronome Ce mot vient du grec : « deftero » qui signifie « deuxième » ou « une deuxième fois », et « noma » qui signifie « loi ». Deutéronome signifie donc « Deuxième Loi » ou « une deuxième fois la Loi ». Ce livre est ainsi appelé car il est une récapitulation des quatre livres de la Loi (Pentateuque) qui le précèdent. C’est un recueil, un résumé ou une synthèse de la Torah. #### Quand et par qui fût-il écrit ? Le Deutéronome fut écrit huit siècles av. J.-C., environ 200 ans après les quatre livres qui le précèdent, et 400 ans au moins après l’entrée des israélites en Palestine. Il fut rédigé par un groupe de scribes et de prêtres pour rassembler, en un seul volume, l’essentiel des enseignements de Moïse. Ils y ajoutèrent ce qu’ils auraient voulu qu’il prescrive en leur faveur. Pour donner plus de poids aux préceptes qui s’y trouvent, les auteurs font parler Moïse lui-même. Des discours successifs forment son testament moral. À part les lois et les ordonnances, le Deutéronome contient les récits des principaux événements qui se déroulèrent au désert. La rédaction du livre fut faite après l’institution du Royaume israélien. Son but est d’éviter à l’avenir des fautes déjà commises par le passé : « Quand tu seras arrivé en ce pays que Yahvé ton Dieu te donne, que tu en auras pris possession, si tu te dis : Je veux établir un roi, comme toutes les nations d’alentour… Qu’il (*ce roi*) ne multiplie pas le nombre de ses femmes (*comme David et Salomon l’avaient déjà fait*),… qu’il ne multiplie pas à l’excès son argent et son or. Lorsqu’il montera sur le trône, il devra écrire sur un rouleau, pour son usage, une copie de cette Loi (*le Deutéronome*) sous la dictée des prêtres lévites… Il la lira tous les jours de sa vie… » (Deutéronome 17,14-20). À noter l’importance des prêtres dans la rédaction biblique. Ce texte est à comparer avec celui de 1 Samuel 8,5-19 où les Juifs, quand il n’y avait pas encore de royaume au XIe siècle av. J.-C. demandèrent à Samuel un roi : « Établis-nous un roi pour qu’il nous régisse comme les autres nations ». Ailleurs, dans 1 Rois 10,14-18 et 1 Rois 11,1-8, nous trouvons mentionnés l’or, les chevaux et les nombreuses femmes de Salomon. Le Deutéronome vise à éviter la reproduction de pareils abus à l’avenir. En un volume tout est redit pour rappeler à tous, aux rois surtout, leurs devoirs envers Dieu : « Sache-le donc et médite-le dans ton cœur : c’est Yahvé qui est Dieu là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre, lui et nul autre. Garde ses lois et ses commandements que je te prescris… » (Deutéronome 4,39-40). Le Deutéronome fut longtemps négligé après sa rédaction. Il fut retrouvé enfoui au Temple, lui-même abandonné, sous le roi Josias, en 622 av. J.-C. C’est « le Livre de la Loi trouvé dans le Temple de Yahvé » (2 Rois 22,8) et « le livre de Moïse » auquel se réfère Néhémie 13,1-3. Pour donner plus de poids à leurs paroles, les scribes lévites s’efforcèrent - manifestement - de donner l’impression que Moïse les avait lui-même rédigées et confiées aux lévites : « Lorsqu’il eut achevé d’écrire sur un livre les paroles de cette Loi **jusqu’à la fin**, Moïse donna cet ordre aux lévites…: ‘Prenez le livre de cette Loi…’, etc. » (Deutéronome 31,24-26). Le texte du Deutéronome démontre que ce n’est pas Moïse qui en fut l’auteur jusqu’à la fin. Il ne peut être l’auteur du dernier chapitre qui traite de sa mort et de son enterrement (Deutéronome 34). Il n’aurait pas écrit : « Voici les paroles que Moïse adressa… » (Deutéronome 1,1), mais : « Voici les paroles que j’adressai… », ni « Moïse choisit alors trois villes » (Deutéronome 4,41), mais « Je choisis alors trois villes… ». Tout indique que les prêtres et les scribes s’employèrent à rédiger le Deutéronome sous le régime monarchique en Israël, avant l’invasion babylonienne en 586 av. J.-C. Dans son introduction au Deutéronome, André Chouraqui, auteur de la Bible française qui porte son nom, reconnaît que « des indices empêchent de voir dans ce livre l’œuvre du grand Législateur (*Moïse*) ». Il faut, à cette étape, lire le Deutéronome en entier, puis revenir à l’explication des points importants dans la suite du Cours Biblique. #### Dépossession Le devoir de déposséder les nations revient souvent dans le Deutéronome. Les Israélites furent poussés par Moïse, au nom de Dieu, à chasser les occupants de Canaan et à s’emparer de leurs biens : « Il (*Yahvé*) a **dépossédé** devant toi des nations plus grandes et plus puissantes que toi, Il t’a fait entrer dans leur pays et te l’a donné en héritage » (Deutéronome 4,38). « Écoute Israël, te voilà aujourd’hui sur le point de passer le Jourdain pour aller **déposséder** des nations plus fortes que toi » (Deutéronome 9,1). « Lorsque Yahvé ton Dieu t’aura conduit au pays qu’Il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob de te donner, aux villes grandes et prospères que tu n’as pas bâties, aux maisons pleines de toutes sortes de biens, maisons que tu n’as pas remplies, aux puits que tu n’as pas creusés, aux vignes et aux oliviers que tu n’as pas plantés, lors donc que tu auras mangé et que tu seras rassasié, garde toi d’oublier Yahvé » (Deutéronome 6,10-12). On est impressionné par le nombre de fois qu’est répété le commandement de déposséder et de saccager les autres nations… au nom de Dieu ! Dans un seul verset, ce devoir de dépossession est répété deux fois : « Lorsque Yahvé ton Dieu aura fait table rase des nations chez qui tu te rends pour les **déposséder** devant toi, lorsque tu les auras **dépossédées** et que tu habiteras dans **leur** pays… » (Deutéronome 12,29). Mais déposséder ne suffisait pas : « Lorsque tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui proposeras la paix (*!!*). Si elle l’accepte et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouve te devra la corvée et le travail (*!!*). Mais si elle refuse et ouvre les hostilités, tu l’assiégeras. Yahvé ton Dieu la livrera en ton pouvoir, et tu passeras tous les mâles au fil de l’épée. Les femmes toutefois, les enfants, le bétail, tu les prendras comme butin. Tu mangeras les dépouilles de tes ennemis… Quant aux villes de ces peuples que Yahvé ton Dieu te donne en héritage, tu n’en laisseras rien subsister de vivant » (Deutéronome 20,10-16). Dépossession, vandalisme et crimes au nom de Dieu. La liste des textes serait longue à rapporter. C’est cela qui profana le Saint Nom de Dieu. Pourtant les Dix Commandements contiennent trois préceptes clairs : « Tu ne tueras pas. Tu ne voleras pas. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni sa femme, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui est à lui » (Exode 20,13-17). Pour esquiver ces commandements, les scribes et les prêtres interprètent subtilement le sens du mot « prochain ». Pour le Juif, le prochain est le juif. Ces commandements ne sont valables qu’à son égard. Les goyims sont les ennemis qu’il est même recommandé de dépouiller, voire de tuer. Cela n’empêcha pas Moïse de décréter la mise à mort de ses propres neveux et d’un grand nombre de Juifs. Les Samaritains eux-mêmes étaient considérés comme ennemis. Les Pharisiens, pour insulter Jésus, le traitèrent de Samaritain (Jean 8,48). « Les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains », dit Jean (Jean 8,48). Jésus redressa l’interprétation de ces commandements en désignant un Samaritain, ennemi traditionnel des Juifs, comme exemple de l’amour du prochain (Luc 10,29-37). Il alla même plus loin en louant le Centurion romain, un Païen, et en blâmant des Juifs : « Entendant les paroles du Centurion, Jésus fut dans l’admiration et dit : En vérité, je vous le dis, chez personne je n’ai trouvé pareille foi en Israël. Eh bien ! Je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux tandis que les sujets du Royaume (*d’Israël, les Juifs sionistes*) seront jetés dehors dans les ténèbres : Là seront les pleurs et les grincements de dents » (Matthieu 8,10-13). C’est pourquoi Jésus invite les Juifs à aimer **leurs ennemis** et à cesser de réserver leurs saluts à **leurs frères**: « Aimez vos ennemis… Si vous réservez vos saluts à vos frères que faites-vous d’extraordinaire ? » (Matthieu 5,42-48). Cette insistance sur la dépossession et l’homicide éclaire, sans aucun doute, sur la source de tels commandements : « Vous avez pour père le diable et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Dès l’origine ce fut **un homicide** », lança Jésus à ses négateurs (Jean 8,44). Ce sont ces ordres donnés par Moïse qui attirèrent la divine colère contre lui. Ayant sorti les Israélites d’Égypte, il voulut posséder les nations du Sinaï au Liban et au-delà. Il avoua devant la communauté avoir « demandé une grâce à Yahvé : Mon Seigneur Yahvé,… ne pourrais-je passer là-bas, et voir cet heureux pays au-delà du Jourdain, cette heureuse montagne et le Liban ? Mais à cause de vous », reprocha-t-il au peuple, « Yahvé s’irrita contre moi et ne m’exauça point et me dit : Assez ! Ne m’en parle plus ! » (Deutéronome 3,23). La colère tranchante de Dieu n’est pas due au peuple, comme le pense Moïse. Elle vise à limiter l’appétit de possession de ce dernier (Deutéronome 4,21). Dans l’appréciation du comportement de Moïse, faut-il tenir compte de certaines circonstances atténuantes : la mentalité et les coutumes de l’époque, la difficulté de la mission, la dureté du peuple…? #### Les surcharges Moïse avoua que Dieu n’ajouta rien aux paroles des dix Commandements : « Tels sont les paroles que vous adressa Yahvé quand vous étiez tous assemblés sur la montagne… **Il n’y ajouta rien** et les écrivit sur deux tables de pierre qu’il me donna » (Deutéronome 5,22). Moïse prescrivit encore : « Vous n’ajouterez rien à ce que je vous ordonne et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 4,2). Or, des surcharges rituelles et cultuelles en grand nombre furent ajoutées en faveur du bien-être matériel des prêtres. D’où viennent-elles ? De « la plume mensongère » des scribes (Jérémie 8,8). Nous sommes en mesure, aujourd’hui, de détecter ces impuretés et d’exorciser la Torah par les enseignements de Jésus. #### Le « petit reste » Dans Deutéronome 4,25-31, Moïse prophétise la trahison spirituelle des Israélites : « Il ne restera de vous qu’un petit nombre » (Deutéronome 4,27). De tout temps, ce n’est qu’un « petit nombre », un « petit reste » qui demeure fidèle à Dieu et à son Messie, qui réussit dans l’épreuve de la foi. En effet, ce n’est qu’une faible minorité de la communauté israélite qui reconnut en Jésus le Messie annoncé, et une faible minorité qui reconnaît l’Antichrist aujourd’hui : « Quelqu’un demanda à Jésus : Maître, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ? Il répondit : Beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas » (Luc 13,23-24). Jésus dit encore à ce propos : « On vous livrera aux souffrances et alors beaucoup succomberont ; ce seront des trahisons… l’amour se refroidira chez le plus grand nombre. Mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé » (Matthieu 24,9-13). Il demanda encore : « Quand le Fils de l’Homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18,8). Il ne la trouvera que dans le cœur d’un très petit reste qui embrasera le monde. #### La « nation » d’Israël Deutéronome 4,34 présente Israël comme une **nation** choisie par Dieu : « Est-il un Dieu qui soit venu se chercher une **nation** au milieu d’une autre… toutes choses que **pour vous** sous tes yeux, Yahvé votre Dieu, a faites en Égypte ». Il y a deux erreurs dans cette déclaration : il est faux de prétendre que Dieu choisit une nation ; le choix divin se fixa sur un homme, Abraham. Il est encore faux de dire aux Juifs : « …toutes choses que **pour vous** Yahvé a faites ». Nous avons vu que Dieu avait agi pour accomplir son plan messianique en faveur de **tous les hommes**, non pour la gloire de la communauté juive exclusivement. #### Circoncision du cœur Nous trouvons dans le Deutéronome une évolution dans la compréhension de la circoncision selon l’esprit, non selon la lettre. Pour la première fois, il est question de la circoncision **du cœur** dans Deutéronome 10,16 : « Circoncisez votre cœur et ne raidissez plus votre nuque ». Le prophète Jérémie revient quelques siècles plus tard sur cette circoncision spirituelle : « Circoncisez-vous pour Yahvé, ôtez le prépuce de votre cœur » (Jérémie 4,4). Malgré cela, certains insistent toujours sur la circoncision physique du prépuce. Cette pratique fut la cause de grandes dissensions parmi les premiers Apôtres de Jésus : « Certaines gens descendus de Judée enseignaient aux frères : si vous ne vous faites pas circoncire suivant l’usage qui vient de Moïse, vous ne pouvez être sauvés » (Actes 15,1). La vraie circoncision est celle du cœur rappelle Paul : « Le vrai Juif l’est au-dedans et la circoncision est dans le cœur, selon l’esprit et non pas selon la lettre » (Romains 2,29). #### Choix entre bénédiction et malédiction Aux Israéliens sont offertes des bénédictions s’ils sont fidèles, et des malédictions s’ils sont infidèles : « Je vous offre aujourd’hui bénédiction et malédiction… » (Deutéronome 11,26-30). Sur le mont Garizim, en Samarie, fut placée la bénédiction et sur le mont Ebal, en face, fut placée la malédiction (Deutéronome 11,29). Le mont Garizim, étant le lieu des bénédictions, fut choisi comme sanctuaire et lieu de culte par les Samaritains. Il le demeure encore aujourd’hui. Les Juifs, quant à eux, pratiquaient leur culte au Temple de Jérusalem (lire le dialogue entre Jésus et la Samaritaine dans Jean 4,20-24). #### Moïse annonce le Messie Le sujet le plus important dans ce Livre est l’annonce par Moïse du Messie-Prophète : « Yahvé ton Dieu suscitera pour toi du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi que vous écouterez… ». Moïse ajouta : « Yahvé me dit : Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un **prophète** semblable à toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Si un homme n’écoute pas mes paroles que ce **prophète** aura prononcées en mon nom, alors c’est moi-même qui en demanderai compte à cet homme » (Deutéronome 18,15-19). Il faut retenir cette importante prophétie messianique à laquelle Jésus se réfère : « C’est de moi que Moïse a écrit » (Jean 5,46). De même, c’est à ce verset que se rapportent les Apôtres : « Celui dont il est parlé dans la Loi de Moïse et dans les prophètes nous l’avons trouvé ! C’est Jésus… » (Jean 1,45). Quand les Pharisiens demandèrent à Jean-Baptiste s’il était « le Prophète », c’est à la prophétie de Moïse qu’ils se référaient (Jean 1,21). À retenir que le prophète annoncé est « semblable » à Moïse, aussi grand que lui. Quand Jésus vint, il s’est avéré être encore plus grand que Moïse comme le révèle Paul : « Il (*Jésus*) a été jugé digne d’une gloire **supérieure** à celle de Moïse, dans la mesure même où la dignité du constructeur d’une maison est plus grande que celle de la maison » (Hébreux 3,3). Le Messie annoncé par Moïse vient pour le salut de tous ceux qui croient en lui, juifs ou non-juifs, et pour la condamnation de tous ceux qui le refusent (Deutéronome 18,19). Jésus proclama : « Qui croit en moi n’est pas condamné. Qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu’il n’a pas cru » (Jean 3,18). « Je te propose aujourd’hui vie et bonheur, mort et malheur » dit Dieu dans Deutéronome 30,15. La vie est du côté du Messie, Jésus. La mort est du côté de l’État sioniste opposé à l’Esprit de Dieu et de son Messie. « On ne peut servir deux maîtres à la fois » (Matthieu 6,24). #### Abraham le Syrien Les scribes présentent Abraham comme hébreu : « Un rescapé vint informer Abram **l’hébreu**… » (Genèse 14,13). Leur intention est de laisser croire que la « race » hébraïque préexistait à l’élection d’Abraham qui en faisait lui-même partie. Ainsi, en choisissant Abraham, ce sont tous les Hébreux qui sont élus en lui. Telle est leur logique, non celle de Dieu, ni la nôtre. C’est pourquoi Moïse demande à sa communauté : « Tu prononceras ces paroles devant Yahvé ton Dieu : mon père était un **araméen** errant qui descendit en Égypte… » (Deutéronome 26,5). Moïse rappelle ainsi aux Juifs que leur père, Abraham, est d’origine syrienne non hébraïque. Au temps d’Abraham il n’y avait pas d’Hébreux. Cette mise au point de Moïse confond et dénonce le racisme sioniste. #### Promesse divine conditionnée La fidélité des Israélites à Dieu est la condition primordiale et indispensable pour posséder la Terre Promise : « …Mais à la condition que tu marches dans ses voies… mais à la condition de garder tous ses commandements… » (Deutéronome 26,17-18). Or, cette condition n’a pas été respectée : « Ce peuple va se lever pour se prostituer en suivant d’autres dieux… Il m’abandonnera et rompra mon alliance que j’ai conclue avec lui », déclare Yahvé à Moïse (Deutéronome 31,16). Moïse met en garde en cas d’infidélité, « Parce que tu n’auras pas obéi à la voix de Yahvé ton Dieu… vous serez arrachés à la terre où tu vas entrer pour en prendre possession » (Deutéronome 28,62-68). Jérémie dénonça à son tour l’infidélité israélite et la rupture de l’Alliance avec Dieu : « Mon alliance, **eux l’ont rompue** » dit le Seigneur (Jérémie 31,32). Seul un « petit reste » demeurera fidèle (Deutéronome 28,62) pour poursuivre le plan de Dieu en accueillant le Messie, l’initiateur de la **Nouvelle Alliance** annoncée par les prophètes : « Je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une **Alliance Nouvelle**. Non pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères… Cette alliance, mon alliance **qu’eux-mêmes ont rompue** » (Jérémie 31,31-32). Par son martyre, Jésus institua cette Nouvelle Alliance éternelle (Matthieu 26,28). La rupture de la première Alliance ôte aux Israéliens du XXe siècle, tout prétexte à la possession de la Palestine au nom de Dieu. Leur infidélité envers le Créateur, par leur refus de Jésus, les arrachera encore une fois à la terre. S’ils y sont aujourd’hui cela n’est pas dû à une intervention divine. Le livre de l’Apocalypse nous révèle qu’ils y sont attirés « des quatre coins de la terre par le séducteur (*le diable*) » (Apocalypse 20,7-9). Celui-ci les y attire en faisant miroiter une qualité de peuple élu de retour des quatre coins du monde à la Terre Promise. Israël est ainsi devenu, comme le révèle Paul, cette « puissance de mensonge qui apparaît dans le monde pour attirer les amants du mensonge que le Christ détruira par le souffle de sa bouche, et anéantira par la splendeur de sa Venue » (2 Thessaloniciens 2,8-12). #### Mort de Moïse La mort de Moïse et d’Aaron hors de la Palestine est le châtiment annoncé par Dieu (Nombres 20,12). La mort du grand législateur à l’extérieur de « la Terre Promise » signifie que la pratique de la Loi mosaïque est incapable d’introduire dans le Royaume de Dieu, puisque son fondateur lui-même n’a pu pénétrer dans la Terre Promise, symbole du Ciel. **Réflexion** La Bible est une mine d’or. Comme toutes les mines d’or, elle contient, mêlée au Trésor qu’elle renferme, des impuretés. Il faut pouvoir les détecter et les séparer de l’essentiel. Les impuretés sont les préceptes et les cultes abominables attribués à Dieu. Ceux qui les prescrivirent profanèrent « le Saint Nom ». Ces actions répugnantes sont mentionnées avec abondance et uniquement dans l’Ancien Testament. Elles furent dénoncées par les prophètes, Jésus et les Apôtres. Dans l’Ancien Testament, l’or c’est la Révélation du Dieu unique, la chute de l’homme et sa cause, la détermination divine à sauver l’humanité, l’appel d’Abraham, la formation de la première communauté monothéiste, l’annonce de la venue du Messie par les prophètes, etc. Dans le Nouveau Testament, tout est or. Le moment est venu pour purifier l’or biblique au creuset du message apocalyptique où le Christ dit : « Suis donc mon conseil, achète chez moi de l’or purifié au feu pour t’enrichir… » (Apocalypse 3,18). Pour purifier l’or, nous devons le reconnaître et le séparer des impuretés. Il y faut la grâce divine et l’expérience biblique. ### Questionnaire 1. Dessine une carte de la région incluant l’Égypte, le Sinaï, la mer morte, le Jourdain, le lac de Tibériade puis trace le parcours des Israéliens dans le désert du Sinaï. Localise Madian, Qadesh, Edom, Hor, Shittim, Moab, Nébo, Jéricho, Le mont Garizim. 2. Dans Deutéronome 33,8-11, Moïse bénit la tribu de Lévi. Comment comprends-tu cette bénédiction en la comparant avec la malédiction que Jacob proclama sur Lévi (Genèse 49,5-7) ? 3. Pourquoi Balaam fût-il tué par les Israélites (Nombres 31,1-12) et de quoi est-il le symbole ? 4. Qu’est-il arrivé à Qadesh (Nombres 13) ? 5. Qu’est-il arrivé à Shittim (Nombres 25,1) ? 6. Moïse et Aaron ne méritèrent pas d’entrer en Palestine ? Quelle est leur faute ? 7. Qu’est-ce que l’Urim et le Tummim ? 8. Penses-tu que ce soit Dieu qui ait inspiré littéralement tous les points de la loi mosaïque ? Comment comprends-tu les versets de Jérémie 7,22 et 8,8 ? 9. Abraham était-il hébreu ? 10. Dieu voulut-il former une nation avec Abraham ou bien passer un message universel ? 11. Circoncision du prépuce ou du cœur ? Baptême du corps par l’eau ou de l’âme par la connaissance et la foi ? Circoncision et Baptême sont-ils sanctifiants ou rien que des symboles à dépasser ? 12. Qu’est-ce que la Terre Promise ? À qui fût-elle promise ? 13. L’Alliance entre Dieu et la communauté israélite est-elle toujours valable ? Pourquoi ? ## Leçon 7 - Josué, Juges, Ruth, Samuel 1 & 2 La compréhension des 5 livres de la Torah, dans l’esprit critique que nous avons suivi, forme une base sûre et réaliste pour aborder le reste des livres de l’Ancien Testament. Lis attentivement les livres de Josué et des Juges, puis reviens aux éclaircissements ci-dessous : ### Le livre de Josué Ce livre rapporte l’histoire de l’entrée des Israélites en Palestine, avec Josué à leur tête, vers 1200 av. J.-C. Le départ eut lieu de Shittim (Josué 3,1). Les frontières du pays à occuper sont vite définies : du désert (Sinaï, avec le Nil comme limite occidentale) à l’Euphrate (Josué 1,4), le Liban étant entièrement englouti. La porte de la Knesseth israélienne porte cette mention : « Ton domaine, Israël, s’étend du Nil à l’Euphrate ». C’est la raison pour laquelle le drapeau israélien porte, sur fond blanc, l’étoile à six branches (de David) entre 2 bandes bleues qui représentent le Nil et l’Euphrate. Voir dans la leçon 6 de ce cours biblique à la fin du livre des Nombres : frontières d’Israël. *L’Arche* traverse le Jourdain en tête comme signe de la présence de Dieu avec la communauté israélite (transformée en armée envahissante). *La circoncision* avait été négligée : sur ordre de Josué, elle fut reprise « de nouveau… avec des couteaux en pierre de silex » (Josué 5,2-9). *Prise de Jéricho*: ne pas comprendre ce fait littéralement. Remarque que la ville fut prise le 7e jour, après le 7e tour, le chiffre 7 étant celui de la plénitude (6,14-16). « Sonner de la corne de bélier » (Josué 6,4-5 / 6,16) est une coutume rituelle pratiquée encore aujourd’hui par les Juifs au Mur des Lamentations. Josué maudit Jéricho, celui qui la reconstruira, dit-il, devra offrir ses fils en sacrifices aux idoles (Josué 6,26-27). Le premier livre des Rois, rédigé plus tard avec le livre de Josué, rapporte que Hiel de Béthel reconstruisit cette ville en offrant ses deux fils en sacrifice (1 Rois 16,34). Cette « prophétie » figure parmi toutes celles qui sont rapportées a posteriori dans l’intention de leur accorder une véracité historique. La trompette (Josué 6,16) acquit un sens **prophétique** et spirituel après son emploi dans le culte liturgique (comme les cloches). Elle annonce que Dieu va parler ou agir, et que les hommes doivent donc tous écouter attentivement : « Vous tous qui peuplez la terre… on sonne du cor, écoutez ! Car ainsi parle Yahvé… » (Isaïe 18,3-4). À la fin des temps, Jésus envoie ses disciples, avec une « trompette sonore », pour une dernière mise en garde (Matthieu 24,31). Cette trompette est symbolique : elle annonce l’ouverture du livre de l’Apocalypse (Apocalypse 8,2 / 10,2) et invite ceux qui ont des oreilles à écouter ce que l’Esprit a à leur révéler de nouveau (Apocalypse 3,22). | ![](/pictures/cb_corne-animale.jpg "Trompette") Une corne animale employée comme trompette (les cornes de béliers sont plus modestes) | |---| Le rôle des prêtres, mis en évidence par les prêtres-scribes qui rédigèrent ce texte plus tard, est rendu indispensable dans la prise de la ville. L’écroulement des murs de Jéricho est une fabulation sans base historique et fait partie des multiples « fables juives » contre lesquelles Paul nous mit en garde (Tite 1,13-14). À noter encore que la recommandation faite à la communauté, que nul, en entrant dans la ville, ne devait être « poussé par la convoitise au point de dérober tout l’argent et tout l’or, tous les objets de bronze et de fer étant consacrés à Yahvé, ils entreront dans son trésor », c’est-à-dire dans la pieuse poche des prêtres (Josué 6,17-19). Les scribes se délectent d’écrire que les combattants « appliquèrent l’anathème (*loi d’extermination totale*) à tous ceux qui se trouvaient dans la ville, hommes et femmes, jeunes et vieux, jusqu’aux bœufs, aux brebis et aux ânes, les passant au fil de l’épée » (Josué 6,21). Cela évoque les massacres de Deir Yassine, de Kfar Kassem, etc., en Palestine, dus à l’établissement de l’État d’Israël (1948) ainsi que de Sabra-Chatila, Cana, etc., au Liban, suite au plan expansionniste sioniste. *L’arrêt du soleil* à Gabaon (Josué 10,12) est encore une fabulation à comprendre poétiquement, non réellement, puisque la lune aussi fut « arrêtée » par Josué. *Distribution de la terre conquise*: une région fut désignée pour chaque tribu, sauf pour celle de Lévi car « Yahvé, Dieu d’Israël, fut son héritage » (Josué 13,14). Cette part non-géographique des Lévites démontre que la « Terre Promise » est une **réalité spirituelle**, non géographique, comme l’ont bien expliqué Jésus et ses Apôtres plus tard (Luc 17,21 / Hébreux 13,14). C’est par le sort que le partage du pays se fit entre tribus (Josué 14,2). *Le Sanctuaire de Silo*: le premier centre de culte fut érigé à Silo, dans la moitié nord du pays (Josué 18,1). Il devint le lieu de pèlerinage (1 Samuel 1,3). L’Arche s’y trouvait avant d’être transférée dans le Temple de Jérusalem plus tard. *Josué meurt* (Josué 24,29) sans désigner de successeur. Cela posa une difficulté dans la direction de la communauté. Une série de « Juges » décidera du sort militaire et politique des Israélites. Il s’agit d’eux dans le livre des Juges qui suit celui de Josué. *Les ossements de Joseph*, mort en Égypte, furent transférés et enterrés à Sichem (Naplouse, où se situe le puits de Jacob). Son tombeau s’y trouve encore aujourd’hui (Josué 24,32). *Remarque*: Les Israélites choisirent de pénétrer en Palestine par l’épée et le sang. Ils pouvaient pourtant s’y installer pacifiquement, faisant bon voisinage avec les habitants qui s’y trouvaient déjà. Ils auraient, ce faisant, répandu la connaissance de Dieu, au jour le jour, par des gestes amicaux, comme Dieu le voulait. | ![](/pictures/cb_principaux-sites-conquete-canaan_fr.jpg "Principaux sites de la conquete de Canaan") Principaux sites en relation avec le récit de la conquête de Canaan | |---| ### Le livre des Juges Après Josué, les Juifs succombèrent dans l’idolâtrie, « ils délaissèrent Yahvé pour servir Baal et Astarté. Mais même leurs juges, ils ne les écoutaient pas. Ils se prostituèrent à d’autres dieux » (Juges 2,13-17). À noter que ceux qui « pillaient » les Israélites, ne faisaient que reprendre leurs biens d’origine spoliés par ces derniers. Ainsi, l’histoire israélite est un tissu de trahison à Dieu et d’agression contre les hommes. On s’étonne de la parole que les scribes firent dire à Balaam qui refusait de maudire les Juifs : « Je n’ai pas vu de mal en Jacob » (Nombres 23,21), car ce mal fut dénoncé par Moïse lors de l’adoration du veau d’or et par tant d’autres infidélités. Le bien unique issu de cette communauté fut le Messie, Jésus. Tout ce qui arrivait aux fils de Jacob, est interprété par les scribes et les prêtres juifs en leur faveur. Par exemple : Dieu laisse subsister des nations non-juives « **uniquement** dans l’intérêt des générations des enfants d’Israël, pour leur apprendre l’art de la guerre… » (Juges 3,1-2). Etrange mentalité belliqueuse qui voit en Dieu un guerrier exterminateur de tout non-juif. Il faut lire de tels versets avec un esprit critique et objectif pour discerner ce qui est de Dieu et ce qui résulte de la mentalité raciste des scribes. Le maintien des non-juifs parmi les Juifs aurait dû être compris autrement : Dieu, Père de tous les peuples, place les Israélites parmi les nations (non les nations parmi les Juifs) pour qu’ils demeurent parmi eux **pacifiquement**, non agressivement, leur révélant, avec sagesse, l’existence de Dieu. Or, ils se laissèrent, au contraire, entraîner eux-mêmes vers l’idolâtrie après avoir connu l’Unique Créateur (Juges 3,4-6). Après Josué, une douzaine de juges se suivirent sur une période d’une centaine d’années. Le juge (« Suffète » en hébreu) ne doit pas être compris dans le sens de celui qui rend justice au tribunal entre particuliers. Il est celui qui oriente et conseille la communauté après avoir, le plus souvent, consulté Dieu (Juges 4,4-6). Il juge ce qu’il est bon de faire. Le juge est prophète, il aide le peuple à se gouverner, à trancher quand il faut prendre une décision, à mener au combat : *Ehud* juge en combattant contre Moab et tue leur roi, Eglon ; *Deborah* juge en se battant contre les Cananéens et tue Siséra, leur chef ; *Gédéon* juge en menant les guerres contre Madian. Deborah est la seule femme parmi les juges, une sorte de Jeanne d’Arc. Les juges sont donc des personnes de confiance qui prennent la défense des Israélites. Le plus connu - sans être le plus important - est Samson. #### Gédéon Un fait à relever : pour la première fois, avec Gédéon, les Israélites tentent d’établir un royaume, de devenir une nation et, d’Israélites - une communauté dont la mission est spirituelle - se transformer en Israéliens, une entité politique. Ils demandèrent donc à Gédéon d’être leur roi et d’initier une dynastie royale, son fils lui succédant. Mais celui-ci refusa, comprenant que le Roi unique est Dieu, et que la mission des Israélites n’est pas politique : « Ce n’est pas moi qui régnerai sur vous, ni mon fils non plus, car c’est Yahvé qui doit être votre Souverain ». Il exigea, toutefois, « que chacun de vous me donne un anneau prélevé sur son butin » (Juges 8,22-24). Son fils Abimélek convoita le trône après lui et tenta d’établir un royaume qui ne dura que 3 ans. Il avait mis à mort tous ses frères, au nombre de 70, pour régner, mais il fut lui-même renversé par les notables de Sichem qui l’avaient aidé à massacrer ses frères (Juges 9). Une centaine d’années plus tard, une seconde tentative aura lieu avec Samuel et aboutira à l’établissement d’un royaume israélien avec Saül comme premier roi (1 Samuel 8). Ce fut le péché originel des Hébreux comme nous verrons dans le premier livre de Samuel. #### Jephté Le juge Jephté, fils d’une prostituée (Juges 11,1), combattit les Ammonites et fit un vœu à Yahvé : « Si tu livres entre mes mains les Ammonites, celui qui sortira le premier des portes de ma maison à ma rencontre je l’offrirai en holocauste à Yahvé » (Juges 11,31). C’était sa propre fille qu’il dut sacrifier (Juges 11,34-40). Ces sacrifices humains étaient une coutume païenne proscrite par Dieu, mais, néanmoins, pratiquée par les Israélites qui furent condamnés par Dieu (Jérémie 7,30-31). Moïse avait prescrit le sacrifice d’animaux, non parce que Dieu les voulait, mais dans le but d’empêcher les Juifs de les offrir aux idoles et pour éviter des sacrifices humains. Mais cela ne servit à rien : les Israéliens commirent l’une et l’autre abomination. #### Samson L’histoire de Samson est pleine d’exagérations qu’il ne faut pas prendre à la lettre. Ses luttes contre le lion (Juges 14,6), puis contre les Palestiniens avec « une mâchoire d’âne » sont des fabulations évidentes (Juges 15,9-17) qui ont pour but de donner de ce costaud une image de l’hébreu invincible, une sorte « d’Hercule » de l’époque. Un esprit mûr n’y prête pas foi. #### Le crime des Danites Retiens l’histoire sanguinaire des Danites (chapitres 17 et 18). Ce crime fut commis après consultation de Dieu ! Les Danites demandèrent au prêtre : « Consulte donc Dieu… que nous sachions si le voyage que nous entreprenons réussira ». Le prêtre répondit : « Le voyage que vous entreprenez est sous le regard de Yahvé » (Juges 18,5-6). Remarque que le « dieu » invoqué par le prêtre lévite n’était autre qu’une statue. Consulté par les téraphim (Urim et Tummim) ce « dieu » bénit l’expédition criminelle des Danites ! Il était l’œuvre de Mika qui, fou de rage contre les Danites qui le lui avaient dérobé, leur crie : « Vous m’avez pris **mon Dieu que je m’étais fabriqué**…! » (Juges 18,24). Ce dieu fabriqué par Mika, permit aux Danites d’égorger « un peuple sans défense… tranquille et confiant » (Juges 18,10 / Juges 18,27-28). C’est par de telles pratiques de sorcellerie que Dieu était consulté par les prêtres et qu’ils souillèrent le Saint Nom du Créateur. Que de gens se fabriquent un dieu à leur image au lieu de se transformer à l’image du seul vrai Dieu, cette image que tant d’hommes perdent par leur faute. Un autre crime répugnant fut commis par les Benjaménites à Gibéa (chapitres 19-20). Il eut des conséquences néfastes dans toute la communauté et se développa de manière incompréhensible (Juges 19,1-21 / Juges 19,25). Le prophète Osée n’oubliera pas ce crime impensable (Osée 9,9 / Osée 10,9). **Remarques :** Voulant justifier l’établissement d’un royaume israélien, les scribes expliquèrent les désordres sociaux dans leur communauté par le fait que, « en ces temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël » (Juges 18,1 / 19,1). Ils terminent le livre des Juges en insistant sur ce fait : « En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël et chacun faisait ce qui lui plaisait » (Juges 21,25). Or, l’établissement du royaume ne résolut pas les problèmes ; la situation sociale n’en fut pas améliorée, le royaume finit par se scinder en deux : un au Nord et un autre au Sud. Les rois étaient souvent inaptes à gouverner et les prophètes ne manquèrent pas de les condamner et de dénoncer le fait même d’avoir institué la royauté en Israël (Osée 8,4). Ces histoires bibliques macabres relatées dans l’Ancien Testament nous invitent à méditer : « Dieu écrit droit sur des lignes courbes », avait dit un philosophe contemporain. Il parvint, malgré l’inaptitude des Israélites, à achever son plan messianique. Le Messie devait venir des Juifs (Jean 4,22), « comme une racine en terre aride » (Isaïe 53,2). Cette terre stérile est le milieu israélite duquel Jésus émergea et c’est Lui dit Saint Paul, ce Messie qui écarte le voile mosaïque qui empêchait les croyants de percevoir la Lumière Divine : « Jusqu’à ce jour, en effet, lorsqu’on lit l’Ancien Testament, ce même voile demeure. Il n’est point levé, car c’est le Christ qui le fait disparaître. Oui, jusqu’à ce jour, lors de la lecture de Moïse, un voile est posé sur leur cœur. C’est quand on se convertit au Seigneur Jésus que le voile tombe » (2 Corinthiens 3,14). ### Le livre de Ruth Lis ce livre historique édifiant avec intérêt, notant que Ruth est moabite, non israélite. L’importance de cette histoire qui eût lieu du temps des Juges, est que Ruth - non juive - est une des ancêtres du Messie puisqu’elle est l’arrière-grand-mère du roi David duquel descend le Messie. En effet, elle enfanta « Obed, le père de Jessé père de David » (Ruth 4,17 / voir Matthieu 1,3-5 et Luc 3,31-32). Ce fait contredit le principe juif : « Ne sont juifs que les enfants d’une juive ». David et le Messie lui-même ont pour ancêtre une non-juive : Ruth. On aurait apprécié que les livres historiques de la Bible fussent tous écrits avec le même esprit que celui de Ruth où ne se trouvent ni violence ni racisme. Noémi, la belle-mère juive, est admirable par son amour et sa tendresse pour Ruth, une non-juive. C’est elle, Noémi, qui poussa Ruth dans les bras matrimoniaux de Booz. La relation harmonieuse entre belle-mère et belle-fille est exemplaire. C’est un comportement identique que Dieu demandait à tous les Israélites. Noémi mérite d’être l’ancêtre du Messie ; c’est cet esprit ouvert et affectueux que Jésus vint donner au monde. C’est cela l’Esprit-Saint, totalement opposé à l’esprit chauvin retrouvé en plusieurs endroits de la Torah. ### Le premier livre de Samuel Les deux livres de Samuel et les deux livres des Rois forment un ensemble historique d’environ 550 ans, s’étalant de l’an 1100 av. J.-C. à l’an 580 av. J.-C. Ces quatre livres relatent l’histoire de l’établissement du royaume, de sa division en deux et de la chute des deux royaumes, chute qui mena à la déportation des Israéliens en Babylonie. N.B.: Certaines Bibles appellent les deux livres de Samuel « Premier et Deuxième livres des Rois » et ceux des Rois « Troisième et Quatrième livres des Rois », sans mentionner Samuel comme titre. Ceci est dû au fait que ces quatre livres parlent des rois israéliens. Lis le premier livre de Samuel avant de poursuivre les éclaircissements ci-dessous. #### Le sanctuaire de Silo À Silo se trouvait l’Arche. Les Palestiniens le détruisirent et emportèrent l’Arche (1 Samuel 4,11). Les scribes prétendent que ceux-ci en eurent peur (1 Samuel 4,7). Mais David aussi en eut peur plus tard (2 Samuel 6,9-10). Ces faits révèlent la conception antique superstitieuse de tout ce qui se rapporte à la divinité. Dieu était redoutable et tout ce qui relève de Lui était intouchable et à craindre. #### Le cantique d’Anne (1 Samuel 2,1-10) Toute réjouie, Anne improvise un poème à Dieu qui la libéra de la « honte » de la stérilité. Elle put relever la tête devant Peninna, l’autre épouse de son mari, qui, à cause de l’abondance de sa fertilité, méprisait Anne. Celle-ci trouve sa revanche en enfantant Samuel, fils de qualité morale et de grand destin : « Mon Cœur exulte en Yahvé… L’arc des puissants est brisé… La femme stérile enfante 7 fois (*Samuel, grand aux yeux de Dieu, vaut 7 enfants*) mais la mère de nombreux enfants (*Peninna*) se flétrit » (1 Samuel 2,4-5). La Vierge Marie, enceinte du Messie, s’inspira de ce cantique : « Mon âme, exalte le Seigneur… » (Luc 1,44-55). À relever dans le cantique d’Anne une erreur historique : « Il donne la force **à son Roi**… » (1 Samuel 2,10). Il n’y avait pas encore de roi en Israël. Cela démontre que les scribes ajoutèrent tardivement des nuances royalistes et nationalistes au cantique. #### Établissement du royaume Le point le plus important dans le premier livre de Samuel, est l’institution de la royauté avec Saül comme premier roi (1030-1010 av. J.-C.). « Cela déplut à Samuel », dit le texte, et déplut aussi à Dieu qui s’est considéré « rejeté » par les Israélites pour qu’Il « ne règne plus sur eux » (1 Samuel 8,6-7). Un des facteurs qui alimentera le désir de créer un royaume fut l’immoralité des fils de Samuel (1 Samuel 8,5) après celle des fils du prêtre Élie (1 Samuel 2,12-25). Cette transformation de la communauté israélite en nation israélienne fut dénoncée par les prophètes : « Ils ont fait des rois, mais sans mon aveu ; ils ont établi des chefs mais à mon insu », dit Dieu au prophète Osée (Osée 8,4), puis Il déclara avec colère au peuple : « Un roi je te l’ai donné **dans ma colère** et dans ma fureur je te **l’enlève** » (Osée 13,11). En effet, la monarchie cessa en Israël après les invasions Assyro-Babylonienne puis Romaine, comme nous le verrons plus loin. Après avoir exigé un roi, Samuel demanda au peuple de « reconnaître clairement combien grave est le mal que vous avez commis au regard de Yahvé en demandant pour vous un roi ». les Israéliens reconnurent leur faute et dirent à Samuel : « Nous avons mis le comble à tous nos péchés en demandant pour nous un roi » (1 Samuel 12,17-19)… mais sans renoncer à leur roi. C’est dans un but de guerre et de violence, non de paix, que les Israélites exigèrent un roi : « Nous aurons un roi comme toutes les nations… il sortira à notre tête et **combattra nos combats** » (1 Samuel 8,19-20). Gédéon avait compris que le seul Roi était Dieu (Juges 8,23). Jésus, lui aussi, refusa d’établir un royaume israélien (Jean 6,15) et déclara que son Royaume n’était pas de ce monde politique (Jean 18,36). « Yahvé votre Dieu, c’est lui votre Roi », insistait encore Samuel (1 Samuel 12,12). #### Rupture entre Samuel et Saul Saül prit l’initiative d’offrir le sacrifice à la place de Samuel à Gilgal. Il s’arrogea, ce faisant, un droit religieux qui ne lui appartenait pas et remplaça Samuel qui l’écarta à son tour aussitôt. « Ta royauté ne tiendra pas. Yahvé s’est cherché un homme selon son cœur (*David*) et Il l’a désigné comme chef de son peuple » (1 Samuel 13,8-15). #### David et Goliath (1 Samuel 17-18) Le jeune David aurait tué un colosse palestinien, Goliath de Gat (1 Samuel 17,1-51). Ceci lui aurait valu une amitié solide (celle de Jonathan fils de Saül) et une animosité féroce (celle de Saül) : « L’âme de Jonathan s’attacha à l’âme de David et Jonathan se mit à l’aimer comme lui-même » (1 Samuel 18,1). Par contre, Saül fut rempli de jalousie : « On a donné les myriades à David et à moi les milliers ! Il ne lui manque plus que la royauté, dit-il. Et, à partir de ce jour, Saül regarda David d’un oeil jaloux ». Dès le lendemain il essaya de le tuer par deux fois, mais David en échappa (1 Samuel 18,6-11). Quelle est l’authenticité historique de ce récit ? Est-ce vraiment David qui tua Goliath ? Nous lisons pourtant dans 2 Samuel 21,19 que c’est un certain Elhanân qui l’avait abattu : « La guerre reprit encore à Gob avec les philistins (*Palestiniens*), et Elhanân fils de Yaïr, de Bethléhem, tua Goliath de Gat… » Ainsi, les prouesses de David ne seraient que de simples épopées visant à donner une image de héros au roi d’Israël. Car il s’agit du même Goliath de Gat, « le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand » (1 Samuel 17,7 / 2 Samuel 21,19). L’amour de Jonathan pour David dura jusqu’à la mort, de même la haine de Saül qui, tout le long de sa vie, chercha à tuer David. Plusieurs des psaumes de David furent des hymnes de confiance en Dieu et de reconnaissance pour l’avoir sauvé de la main de Saül (Psaumes 18 / 52 / 54 / 57 / 59 / 63). #### Le refuge de David auprès d’Akish Les scribes relatent deux fois différemment la fuite de David loin de Saül et son refuge auprès d’Akish, le roi palestinien de Gat, région de Goliath. Dans le premier récit (1 Samuel 21,11-15) le roi accueille David : « Mais les serviteurs d’Akish dirent à celui-ci : Est-ce que ce n’est pas David le roi du pays ? N’est-ce pas celui qu’on chantait dans les danses : ‘Saül a tué ses milliers et David ses myriades ?’ À ces paroles David eut très peur d’Akish et joua à l’insensé pour simuler la démence. David partit de là et se réfugia dans la grotte d’Adullam ». À noter qu’il y fut rejoint par « tous les gens en détresse, tous ceux qui avaient des créanciers !… Et il devint leur chef… » David se réfugia ensuite auprès du roi de Moab à qui il confia son père et sa mère (1 Samuel 21,11-22,4). D’après le deuxième récit (1 Samuel 27,1-29,11), David chercha refuge auprès d’Akish qui l’accueillit et lui accorda la ville de Ciqlag où il séjourna un an et quatre mois. Et les scribes de conclure : « C’est pourquoi Ciqlag **a appartenu** jusqu’à maintenant aux rois de Juda » (1 Samuel 27,6). Il suffisait donc à un Juif d’habiter un endroit pour qu’Israël s’en empare définitivement : « Tout lieu que foulera la plante de vos pieds, je vous le donne, comme je l’ai déclaré à Moïse », rapportent les scribes… de la part de Dieu ! (Josué 1,3). Le bon accueil des deux rois à David démontre que les Israélites auraient pu vivre en paix en Palestine ! #### Spiritisme (1 Samuel 28,3-25) Saül évoqua Samuel qui se présenta, mais pour le réprimander en lui annonçant sa mort et celle de ses fils. Le spiritisme, évocation des esprits, est possible, mais il fut condamné par Dieu (Lévitique 19,31 / Deutéronome 18,10-11). De mauvais esprits se présentent le plus souvent pour égarer ceux qui s’y adonnent. En dépit de cela, la nécromancie (ou spiritisme) était pratiquée par les Israélites, rois inclus (2 Rois 21,6). On y a recours malheureusement aujourd’hui encore partout dans le monde. Le premier livre de Samuel, après avoir présenté Saül, se termine par sa mort. ### Le deuxième livre de Samuel Ce livre présente le règne de David et se termine peu avant sa mort. Lis-le en entier puis reviens aux points signalés ci-dessous. #### David roi Après la mort de Saül, David fut choisi par « la maison de Juda pour être **son** roi » (2 Samuel 2,7). La maison de Juda, formée par les membres de la tribu du même nom, occupait la partie sud de la Palestine, de Jérusalem au Nord jusqu’à Hébron (El Khalil) au Sud, où se trouvent les tombes des Patriarches. Mais les tribus du Nord, appelées « Israël », refusèrent David et choisirent un des leurs, Ishbaal, fils de Saül, comme roi sur Israël (2 Samuel 2,8-10). Le nom Ishbaal signifie « Homme de Baal » (Ish = homme en hébreu). Ce nom, donné par Saül à son fils, révèle son attachement à l’idolâtrie. Cette tension entre « Juda » et « Israël » durera jusqu’à la chute des deux royaumes. La haine entre les deux rois poussa David à régner à partir de Hébron, au Sud, loin de ses ennemis (2 Samuel 2,11). « La guerre se prolongea entre la maison de Saül et celle de David, mais David allait se fortifiant, tandis que s’affaiblissait la maison de Saül » (2 Samuel 3,1). Nous avons un exemple de batailles « très dures » entre les deux royaumes dans 2 Samuel 2,8-32. Pour une question de femme, Abner, chef militaire d’Israël, rompit avec Ishbaal, son roi. Il imposa David comme roi sur tout le peuple, du Nord au Sud du territoire (2 Samuel 3,6-21). Après l’assassinat d’Abner et d’Ishbaal, « Toutes les tribus d’Israël vinrent auprès de David à Hébron et dirent : c’est toi qui deviendras chef, et ils oignirent David comme roi d’Israël » (2 Samuel 5,1-3), après avoir été reconnu roi de Juda. Un verset étrange révèle que « les fils de David étaient prêtres » (2 Samuel 8,18). Or, le sacerdoce, d’après la loi mosaïque, était réservé aux lévites descendants d’Aaron (Nombres 17,5 / 18,7). David, de la tribu de Juda, n’y avait pas droit. Les fils de David, en se faisant prêtres, méritaient la mort : « …tout laïc qui s’approchera sera mis à mort » (Nombres 3,10). Saül suscita la colère de Samuel pour avoir osé offrir un sacrifice (1 Samuel 13,7-15). Coré et les siens furent exterminés pour avoir prétendu, tout lévites qu’ils étaient, au sacerdoce (Nombres 17,5). Les fils de David usurpèrent donc une fonction qui revenait aux lévites, suscitant sans doute leur colère, d’autant plus que deux prêtres lévites, Sadoq et Ebyatar, présidaient déjà aux fonctions sacerdotales (2 Samuel 8,17). Ce fait, en dépassant la conception juridique restreinte du sacerdoce mosaïque, prépare au sacerdoce universel établi par Jésus (voir Matthieu 12,1-8 / 1 Corinthiens 3,16-17 / Apocalypse 1,6 / 5,9-10 / 20,6). #### David occupe Jérusalem En l’an 1000 av. J.-C., David s’empara de Jérusalem et l’appela « Cité de David » (2 Samuel 5,6-9). Jérusalem devint la capitale et le lieu de résidence du roi après Hébron. « David avait trente ans à son avènement (*l’âge de Jésus quand il commença sa mission Luc 3,23*) et il régna pendant quarante ans, sept à Hébron et trente-trois à Jérusalem » (2 Samuel 5,4-5) Il s’y fit construire un palais en bois de cèdre (2 Samuel 5,11). La ville devenait ainsi la capitale du Royaume. #### L’Arche L’Arche fut portée à Jérusalem qui, après avoir été la capitale, deviendra le centre religieux et le lieu de pèlerinage. Après s’être bâti un palais, David désira construire un temple pour y placer l’Arche. Ceci fut l’occasion donnée au prophète Nathan pour proclamer l’importante prophétie messianique de 2 Samuel 7,1-17. Il faudrait la relire avant de poursuivre le cours. #### La Prophétie messianique de Nathan (2 Samuel 7,1-17) Cette prophétie est le point le plus important du livre. David avait fait part au prophète Nathan de son intention de construire un temple pour y abriter l’Arche. Spontanément Nathan l’approuve, « mais cette nuit même la parole de Yahvé fut adressée à Nathan en ces termes : Va dire à mon serviteur David : Est-ce toi qui me construiras une maison…? Je n’ai jamais habité de maison… Quand tes jours seront accomplis…, je maintiendrai après toi le lignage issu de tes entrailles et j’affermirai sa royauté. C’est Lui qui construira une maison pour mon Nom et j’affermirai pour toujours son trône royal. Je serai pour lui un père et il sera pour moi un fils ». Ainsi Dieu refuse et rejette l’idée du temple que David se proposait d’édifier et annonce qu’un de ses descendants construira le Temple selon Dieu. Explication de la prophétie : **Le Temple** Dieu ne veut pas que David lui construise une maison de pierre et de béton : « Je n’ai jamais habité de maison » dit Dieu (2 Samuel 7,6). C’est plutôt « Yahvé qui lui fera une maison » (2 Samuel 7,11). Car, pour Dieu, le Temple, sa Demeure, n’est pas un édifice matériel : Dieu habite **le cœur** des vrais croyants, « Si quelqu’un m’aime » avait dit Jésus, « mon Père l’aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons **chez lui** (*en lui*) notre demeure » (Jean 14,23). Paul nous dit encore : « Ne savez-vous pas que **vous êtes** le Temple de Dieu ? » (1 Corinthiens 3,16), et Pierre : « Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l’édification d’un édifice **spirituel**… » (1 Pierre 2,5). C’est pourquoi Jean, dans l’Apocalypse, ne voit pas de Temple (Église, Mosquée ou Pagode…) dans la « Jérusalem Céleste » qui représente les croyants de la fin des temps, « car, explique-t-il, le Seigneur, le Dieu-Maître-de Tout, est son Temple, ainsi que l’Agneau (*le Messie, Jésus*) » (Apocalypse 21,22). Ceux qui construisent à Dieu des édifices matériels n’ont rien compris à la prophétie de Nathan ni aux enseignements de Jésus et de ses Apôtres. **Le Messie** Un descendant de David désormais connu sous le titre de « Fils de David » édifiera ce Temple voulu par Dieu. Ce descendant est le Messie et ce Temple est spirituel, non matériel. Les Juifs interprétèrent mal cette prophétie pensant que Salomon, fils et successeur de David sur le trône, avait pour mission de construire un temple matériel à Jérusalem. L’intervention divine nous donne donc des lumières, non seulement sur la vraie signification du temple, mais aussi sur le Messie venu 1000 ans après la proclamation de cette belle prophétie de Nathan. Le Messie est « le lignage », la descendance, issu « des entrailles » de David (2 Samuel 7,12). C’est à partir de cette prophétie que le Messie fut connu comme « Fils de David », « Fils de Jessé » (Jessé est le père de David). Il est aussi « Fils de Dieu » puisque Dieu dit : « Je serai pour lui **un Père** et il sera pour moi **un Fils** ». Les Juifs crurent qu’il s’agissait de Salomon, fils et successeur de David (voir 1 Chroniques 22,1-19 et surtout les versets 8-10). C’est pourquoi Salomon voulut, à tout prix, construire un temple de bois de cèdre et d’or dans lequel il plaça l’Arche d’Alliance. Mais la prophétie visait plus loin que le fils immédiat de David. Elle indiquait Jésus, venu 1000 ans plus tard. Il parla de la **destruction** du temple matériel construit par Salomon et ses successeurs, présentant son « **Corps** », c’est-à-dire sa Personne, comme Temple définitif des croyants (Jean 2,19-22 / Apocalypse 21,22). La prophétie de Nathan visait donc plus loin dans le temps et plus haut dans l’esprit que la vision humaine : il ne s’agissait ni de Salomon ni d’un édifice matériel. Ceci ne fut compris qu’après l’accomplissement de la prophétie de Nathan, dix siècles plus tard, lorsque l’Ange Gabriel apparut à la douce Vierge de Nazareth pour lui dire : « Tu concevras et tu enfanteras un fils… Il sera grand et on l’appellera **Fils du Très-Haut**. Le Seigneur lui donnera le trône de David son père » (Luc 1,26-37). Lis ce texte attentivement en le comparant à la prophétie de Nathan. Pourquoi Jésus est « Le Fils du Très-Haut », « le Fils Unique de Dieu » comme dit Jean (Jean 3,16) ? La réponse se trouve dans le dialogue entre Marie et l’ange Gabriel (Luc 1,35) : Marie : « Comment cela se fera-t-il ? Je ne connais point d’homme ». Gabriel : « L’Esprit Saint viendra sur toi… **C’est pourquoi** l’Enfant sera appelé **Fils de Dieu** ». Jésus nous donna un nouvel éclairage sur sa filiation. Il est bien plus que « fils de David », sa généalogie ne saurait se référer à un homme, si grand soit-il, car il vient de bien plus haut, directement de Dieu seul dont Il est l’incarnation. Discutant avec les Pharisiens, Jésus leur posa cette question : « Quelle est votre opinion au sujet du Messie ? De qui est-il le fils ? » Ils répondirent : « De David ». Jésus reprit : « Comment donc David, parlant sous l’inspiration, l’appelle-t-il **Seigneur** dans ce texte : ‘Le Seigneur (*Dieu*) a dit à mon Seigneur (*le Messie*) : Siège à ma droite…’ (Psaumes 110,1). Si David l’appelle Seigneur, comment donc est-il son fils ? » Nul ne fut capable de lui répondre (Matthieu 22,44-45). La nature divine de Jésus éclipse sa descendance humaine. Nul ne pouvait imaginer cette origine. Elle remonte à l’Éternité, non au temps. Le prophète Michée, huit siècles avant Jésus, parlant sous l’inspiration, révéla son origine divine en disant : « Ses origines remontent aux jours d’autrefois, aux jours **d’Éternité** » (Michée 5,1). Jésus est donc Fils de Dieu car aucun homme ne peut prétendre, en justice et en vérité, être son père physique. C’est par l’intervention directe de Dieu que Jésus fut conçu dans le sein de Marie. C’est pourquoi Dieu seul est son Père, « c’est la Puissance du Très-Haut qui prit Marie sous son ombre, car rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1,35-37). Comme la plupart des prophéties messianiques, celle de Nathan ne fut comprise qu’après son accomplissement. Retiens donc comme principe qu’une prophétie ne se comprend que lorsqu’elle a lieu dans le temps. Ceux qui ne comprennent pas les prophéties sont ceux qui refusent de les interpréter selon Dieu, voulant qu’elles s’accomplissent selon eux. Aussi, la faute des Juifs est d’avoir refusé Jésus parce qu’Il ne cadrait pas avec leurs aspirations nationalistes et militaires. « Vos pensées ne sont pas mes pensées et mes voies ne sont pas vos voies ! » leur dit le Seigneur (Isaïe 55,8-9). De cette merveilleuse prophétie de Nathan, retenons que nul ne doit construire une maison matérielle à Dieu. C’est Dieu qui construit une Demeure éternelle à tous les croyants (2 Samuel 7,11), un Temple spirituel pour rassembler ses élus dans un Bonheur Perpétuel. Jésus a déjà construit ce Temple Éternel : Lui-même… avec les siens. #### Le grave péché de David Les chapitres 11-12 racontent le double crime de David : adultère avec Bethsabée, doublé de l’assassinat de son mari Urie le Hittite, un assassinat prémédité et odieux. David est repris par Nathan et se repent. Le psaume 51 (50) fut composé par lui pour demander pardon à Dieu : « Aie pitié de moi ô Dieu en ta grande bonté et dans ta grande tendresse efface mon péché… » #### Amnon et Tamar Amnon est le fils aîné de David. Il s’éprit de sa nièce Tamar, fille d’Absalom, le troisième fils de David (2 Samuel 3,2-3). Usant de ruse, il la viola, puis l’humilia en l’expulsant. Absalom, son frère, le fit assassiner, puis s’enfuit loin de David (2 Samuel 13 et 14). #### Absalom usurpe le royaume de David Les chapitres 15-19,5 nous rapportent les intrigues d’Absalom pour détrôner son père. Il s’empara momentanément du trône et abusa des concubines de David. #### Fortes tensions entre Israël et Juda Les vives tensions entre le Nord (Israël) et le Sud (Juda) se sont manifestées à l’occasion du retour de David sur le trône. Les deux régions se disputèrent le roi (2 Samuel 19,41-20,2). La révolte de Shéba, un Benjaménite (du Nord), préparait la scission entre les deux parties du royaume qui aura lieu une quarantaine d’années plus tard (vers 931 av. J.-C.). Le cri d’insoumission à David lancé par Shéba sera alors repris par les révoltés d’Israël contre Juda : « Quelle part avons-nous sur David… À tes tentes Israël ! Et maintenant pourvois à ta maison David » (1 Rois 12,16). L’établissement des Israélites en royaume n’a rien résolu, cela ne fit même qu’empirer leur situation entre eux et envenimer leur relation avec les peuples avoisinants. Les rois commirent de graves erreurs, voire des abus. Les mises en garde de Samuel contre eux furent justifiées par leur comportement qui ira, comme le révèlent les livres des Rois, de mal en pis. Les paroles que Samuel adressa à la communauté dans 1 Samuel 8,10-18 se réalisèrent : « …Ce jour-là, vous pousserez des cris à cause du roi que vous vous serez choisi, mais Yahvé ne vous répondra pas ! ». #### Le dénombrement (2 Samuel 24,1-9) Le recensement du peuple par David est considéré comme une impiété, car cela signifiait mettre sa confiance en soi-même plutôt qu’en Dieu, capable, Lui, d’accroître la population en s’occupant de son bien-être. La mentalité de l’époque rapportait toute initiative à Dieu. C’est donc Lui qui excita David contre les Israélites et le poussa à les dénombrer. Mais le premier livre des Chroniques, écrit cinq siècles plus tard, rectifie en précisant : « **Satan** se dressa contre Israël et il incita David à dénombrer les Israélites » (1 Chroniques 21,1). Était-ce donc Dieu ou Satan qui inspira David ? Ou n’était-ce qu’un simple désir de David qui espérait voir le nombre des combattants de Juda supérieur à celui d’Israël, son adversaire ? Car ce dénombrement déçut le roi : « Le cœur de David lui battit d’avoir recensé le peuple » (2 Samuel 24,10). Pourquoi ? C’est que le nombre des combattants d’Israël dépassait celui des combattants de Juda, au service de David : 800 000 contre 500 000 d’après 2 Samuel 24,29, mais 1 100 000 contre 470 000 seulement d’après 1 Chroniques 21,5 qui ajoute encore : « l’ordre du roi avait tant répugné à Joab qu’il n’avait recensé ni Lévi ni Benjamin » (1 Chroniques 21,6). De quoi faire trembler le cœur du roi devant des ennemis en surnombre évident… sans compter les tribus belliqueuses de Lévi et de Benjamin… non recensées ! Lequel des deux recensements faut-il croire ? Où est la vérité historique ? Ces deux textes différents sont-ils inspirés par Dieu ? Encore un exemple qui demande un esprit critique et du discernement. Ce texte, écrit après la déception de David, interprète le dénombrement comme une malédiction. Cet épisode nous permet de mieux comprendre pourquoi toutes les décisions que prenaient Moïse et d’autres furent considérées, souvent à tort, comme venant de Dieu. Il a fallu du temps, et surtout la Lumière de Jésus-Christ, pour discerner ce qui, dans les Écritures, était vraiment inspiré par Dieu. On comprend pourquoi Jésus avait dit à ceux qui le rejetaient : « Vous avez pour père le diable et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir » (Jean 8,44). C’est que le refus de reconnaître en Jésus le Messie n’est jamais inspiré par Dieu, mais par le diable (méditer 1 Corinthiens 12,3). ## Leçon 8 - Livres des Rois - Chroniques - Esdras - Néhémie - Tobie - Judith - Esther - Maccabées ### Le premier livre des Rois Lis ce livre en entier puis les points que je te signale : *Salomon roi*: David choisit Salomon comme successeur avant de mourir et met fin ainsi aux intrigues concernant la succession au trône. La royauté revenait à Adonias, l’aîné (1 Rois 2,15-22). | ![](/pictures/cb_autel-salomon.jpg "Autel") Autel | |---| *Joab* se réfugie au Temple et saisit les cornes de l’autel ; il est néanmoins tué sur ordre de Salomon pour avoir pris le parti d’Adonias (1 Rois 2,28-34). Les coins de l’autel des sacrifices étaient en forme de corne pour laisser couler le sang des animaux égorgés en sacrifice (Exode 27,2). Ceux qui se réfugiaient au Temple et saisissaient les cornes de l’autel ne pouvaient être abattus sur place (attitude d’Adonias 1 Rois 1,50-53). Cette coutume a été pratiquée pendant longtemps parmi les chrétiens, en Europe surtout, où des criminels trouvaient parfois refuge dans les églises sans risquer d’être pris par la police tant qu’ils s’y trouvaient. *Construction du Temple*: 480 ans après la sortie d’Égypte (environ l’an 960 av. J.-C.) Salomon construisit le Temple de bois de cèdre et d’or et y transféra l’Arche (1 Rois 6 à 8). Ce Temple de Salomon est connu comme le « Premier Temple » de Jérusalem. Il sera détruit environ 400 ans plus tard (en 586 av. J.-C.) par Nabuchodonosor. Le « Deuxième Temple » sera reconstruit en 515 av. J.-C. | ![](/pictures/cb_temple_salomon.jpg "Temple de Salomon") Le Temple de Salomon | |---| *Les deux colonnes du Temple*: à l’entrée du Temple, Salomon fit deux colonnes : « Yakîn » (« connaissance absolue », comme l’arabe « yaqin » qui signifie savoir avec certitude) et « Boaz » (« Force » ; peut-être similaire à l’arabe « foulaz » qui signifie « acier ») (1 Rois 7,21). Je signale ce fait car il est important dans le « mysticisme » de certaines sectes ésotériques telles que la Franc-maçonnerie et la Rose-Croix qui ont un culte pour la « Gnose », qui signifie « Connaissance », le nom d’une des 2 colonnes, symbole du Temple que les Juifs veulent construire à Jérusalem. *La reine de Saba* (Éthiopie : 1 Rois 10,1-13) : la visite de cette reine est importante car Jésus se référait à elle plus tard en parlant aux Juifs qui refusaient de croire en lui : « La reine du Midi (*une non-juive*) est la reine d’Éthiopie, au sud (*Midi*) de la Palestine. Elle, la non-juive, se lèvera lors du jugement avec cette génération (*juive*) et la condamnera, car elle vint des extrémités de la terre pour **écouter** la sagesse de Salomon, et il y a ici (*parmi vous*) plus que Salomon (*et vous refusez de L’écouter*) » (Matthieu 12,42). *666 talents d’or*: (1 Rois 10,14) : « Le poids de l’or qui arriva à Salomon fut de 666 talents d’or ». Ce chiffre représente donc l’empire salomonien dans toute sa puissance et toute sa splendeur. Les Juifs modernes rêvent d’établir un tel royaume ; Salomon est leur exemple et l’idéal du Messie sioniste qu’ils attendent pour élargir leurs frontières du Nil à l’Euphrate. Ce danger sioniste est une menace pour l’humanité entière. C’est pourquoi il fut prophétisé par l’Apocalypse de Jean sous le symbole de la « Bête » dont le chiffre **666**, qui est « un chiffre **d’homme** », se réfère au poids de l’or qui entrait dans les caisses du roi Salomon annuellement (Apocalypse 13,18). *Infidélité de Salomon*: Salomon aima Dieu… mais aussi « beaucoup de femmes étrangères », 1000 en tout… qui « détournèrent son cœur vers d’autres dieux. Il fit ce qui déplaît à Yahvé… » et Yahvé s’irrita contre Salomon et lui dit : « Je vais sûrement t’arracher le royaume… Je laisserai une tribu (*Juda*) à ton fils… » (1 Rois 11,1-13). C’est le schisme qui s’annonce entre Israël et Juda. *Jéroboam*, un nordiste au service de Salomon, se révolte (à cause des taxes exigées par Salomon sur les nordistes : 1 Rois 12,4). Le prophète Ahiyya annonce à Jéroboam qu’il sera roi sur 10 tribus, mais que Dieu, comme Il l’avait lui-même annoncé à Salomon, laissera une tribu à la dynastie de David, « pour que mon serviteur David », dit Dieu, « ait toujours une lampe devant moi à Jérusalem » (1 Rois 11,29-36). Cette « Lampe » devait servir à la venue du Messie de la lignée de David. C’est pourquoi le royaume de Judée sera gouverné par une dynastie stable jusqu’à l’invasion babylonienne, pendant que le royaume du Nord sera marqué par des révoltes, un roi détrônant l’autre par l’assassinat, sans dynastie permanente. *Le schisme*: (1 Rois 12) La séparation entre les deux parties est le signe de l’échec de la tentative d’établir un royaume israélien. Elle eût lieu vers 930 av. J.-C., 100 ans seulement après son début avec Saül. Roboam, fils de Salomon, s’était fait sacré roi à Sichem, au Nord. Les tribus nordistes lui dirent alors : « Ton père a rendu dur notre joug, allège maintenant le dur servage de ton père » (1 Rois 12,1-4). Roboam répondit en insensé : « Moi, j’ajouterai encore à votre joug… » (1 Rois 12,14). Ceci n’était pas « une intervention de Yahvé » comme expliquent les scribes, mais plutôt une « non intervention », un abandon, Dieu ayant abandonné Roboam à sa folie puisqu’il ne désirait pas de royauté (1 Rois 12,15). La réaction des Israéliens fut immédiate, c’est le schisme : « Quelle part avons-nous sur David… etc. » (1 Rois 12,16). « Et Israël fut séparé de Juda **jusqu’à ce jour** » (1 Rois 12,19). Ce texte fut donc écrit par des scribes **après** la division. Les tribus du Nord prirent le nom d’Israël car, étant les plus nombreuses, elles représentaient le Patriarche Jacob, père des 12 tribus, surnommé « Israël » par Dieu (Genèse 32,29). Juda garda son nom car le Messie émane d’elle. Les fondateurs de l’actuel État d’Israël, créé en 1948, hésitaient entre les noms d’Israël et celui de Juda. Ils finirent par opter pour « Israël », bibliquement plus connu. Le schisme eût un aspect politique et un autre religieux : Le schisme politique eût pour conséquence que les Israéliens se choisirent Jéroboam pour roi du Nord, et les Judéens gardèrent Roboam comme roi du Sud. Le schisme religieux fut la conséquence de la déchirure politique : « Jéroboam se dit : ‘Si ce peuple continue de monter au Temple de Yahvé à Jérusalem pour offrir des sacrifices (*au Sud*), son cœur reviendra à Roboam, roi de Juda, et on me tuera’… Il fit deux veaux d’or et dit au peuple : ‘Trop longtemps vous êtes montés à Jérusalem. Voici, Israël, ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte’… Il institua des prêtres pris du commun, qui n’étaient pas fils de Lévi, et monta lui-même à l’autel pour offrir le sacrifice aux veaux d’or… » (1 Rois 12,26-33). Jéroboam devint ainsi l’exemple de l’impiété. Il régna de 931-910 av. J.-C. Le résultat de la demande d’un roi à Samuel (1 Samuel 8) fut qu’il y eût deux royaumes et deux sanctuaires. L’un après l’autre ils seront détruits, royaumes et sanctuaires : ceux du Nord en 721 av. J.-C., 210 ans après Jéroboam, et ceux du Sud en 586 av. J.-C., 140 ans après. Le royaume du sud, le plus long, n’aura duré que 450 ans environ. Rois du Nord et du Sud furent plus infidèles les uns que les autres, faisant « ce qui déplaît à Yahvé » selon l’expression biblique (1 Rois 16,30). | ![](/pictures/cb_principaux-sites-periode-monarchique_fr.jpg "Principaux sites periode monarchique") Principaux sites de la période monarchique | |---| #### Le prophète Élie Le pire des rois d’Israël, au nord, fût Achab. Il choisit pour femme une Sidonienne, Jézabel, et adora son dieu, une idole (1 Rois 16,29-33). Le prophète Élie apparaît soudain pour prophétiser contre lui. Élie lui-même est du nord, de Tishbé. Remarque qu’Élie prophétise une sécheresse comme châtiment : « Ni rosée ni pluie » (1 Rois 17,1). Cela dura trois ans et six mois : une année, deux années et une demie année (1 Rois 18,1 / voir aussi Jacques 5,17). Cette période est souvent représentée par l’expression « un temps, deux temps et un demi temps ». Elle devint symbolique et, pour châtier les impies de la fin des temps, les deux témoins de l’Apocalypse pourront, eux aussi, mais d’une autre manière, faire comme Élie et « clore (*symboliquement*) le ciel afin que nulle pluie ne tombe durant le temps de leur mission » (Apocalypse 11,6). L’esprit d’Élie se manifeste donc à la fin des temps… mais peu comprennent. Remarque que Dieu se manifesta à Élie en douceur, par « le bruit d’une légère brise, ni dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre » (1 Rois 19,9-12). Élie dût fuir à Sarepta, au Liban (l’actuel Sarafand) chez une non-juive (1 Rois 17,7-24). Jésus présente ce fait comme un exemple à suivre : il ne faut pas être Juif pour plaire à Dieu et protéger ses prophètes. « À ces mots, tous (*les Juifs*) dans la synagogue furent remplis de fureurs » contre Jésus (Luc 4,25-30). Élie choisit Elisée pour successeur (1 Rois 19,19-21). ##### La vigne de Nabot (1 Rois 21,1-29) Retiens cette histoire qui démontre la cruauté d’Achab et de Jézabel et concrétise les mises en garde de Samuel, autrefois, contre les rois (1 Samuel 8,10-20). Le malheur annoncé par Dieu sur la maison d’Achab se réalisera plus tard par le massacre de toute la famille (2 Rois 9,6-10). ##### Le prophète Michée L’histoire de ce prophète est digne d’intérêt. Nous y discernons les faux prophètes du vrai prophète : 400 « prophètes » - tous faux - sont d’accord pour annoncer aux deux rois juifs le triomphe. Un seul, Michée, les contredit tous. Le vrai prophète est toujours seul contre tous. Admire l’attitude **ironique** de Michée : « Monte ! Tu réussiras… », quand il savait bien que le roi échouera (1 Rois 22,15). Le roi comprit l’ironie : « Combien de fois faudra-t-il t’adjurer de me dire la vérité ? ». Alors Michée reprit franchement : « J’ai vu tout Israël dispersé comme un troupeau sans pasteur… » (1 Rois 22,17). Les hommes veulent connaître la vérité, mais si elle ne leur convient pas, ils la refusent à leurs dépens… Dans le temps, il y avait en Palestine des écoles juives pour se faire prophète, comme les séminaires chrétiens pour se faire prêtre. Mais les vrais prophètes n’ont pas besoin de ces écoles et sont choisis par Dieu en dehors de ces instituts humains, comme ce fut le cas de tous les prophètes bibliques. Compare l’arrogance du faux prophète Sédécias qui osa frapper Michée, avec l’attitude résignée de ce dernier. On reconnaît les faux prophètes à leur arrogance, « on reconnaît l’arbre à ses fruits » dit Jésus (Luc 6,43-45). L’attitude de Michée (1 Rois 22,24-25) est comparable à celle de Jésus face au serviteur du grand prêtre qui l’avait giflé (Jean 18,22-23). Un vrai prophète n’a pas besoin de consulter Dieu avec l’Urim et le Tummim comme le faisaient les prêtres lévites. Cette coutume, heureusement, n’existe plus officiellement. Seuls des déséquilibrés la pratiquent. Quand Dieu choisit un prophète, il se manifeste à lui. Pour consulter le Seigneur, on n’a pas besoin de tirer à pile ou face (Urim-Tummim) pour obtenir ses bons conseils, Dieu répond toujours aux vrais croyants qui savent saisir son langage dans leur cœur (lis Matthieu 7,7-11 / 1 Jean 3,21-22). Compare aussi l’attitude des faux prophètes qui, pour consulter Dieu, « se livraient à leurs transports » (genres d’incantations et gestes euphoriques qui les faisaient délirer : voir 1 Samuel 10,5), avec la sobriété de Michée qui n’avait pas besoin de toute cette mise en scène pour contacter Dieu et révéler que les Syriens triompheraient des Juifs. Ce Michée, du Nord, n’est pas celui dont le livre se trouve parmi les livres prophétiques, qui était judéen, du sud, et vécu 150 ans plus tard. Dans 1 Rois, deux points historiques sont à retenir : - La construction (inutile) du premier Temple par Salomon, - Le schisme dû à la tension entre Juifs. Ceci signifie la faillite de la royauté israélienne telle que prédite par Dieu et ses prophètes. ### Le deuxième livre des Rois Ce livre est important du point de vue historique ; il raconte l’événement central qui a marqué l’histoire de la « nation » israélienne : la déportation en Assyrie et à Babylone. C’est la réalisation de la menace de Moïse avertissant les Juifs qu’en cas d’infidélité ils seront « arrachés de la terre où ils entreront pour en prendre possession » (Deutéronome 28,62-63). Les prophètes que tu rencontreras dans les livres prophétiques (Isaïe, Jérémie Ézéchiel, etc.) avaient prédit cet événement comme châtiment. Lis ce livre avec grande attention, sans te fatiguer à retenir les noms de tous les rois que tu rencontreras. Tu liras ensuite mes explications. #### Enlèvement d’Élie Élie est le deuxième personnage biblique qui échappe à la mort physique. Le premier était Hénok (Genèse 5,24). On ne trouvera donc pas de tombeau d’Élie sur terre (2 Rois 2,11-18). Elisée succède à Élie spirituellement. Note avec quelle force et quel mépris il s’adresse au roi du Nord, ainsi que son désir de consulter Dieu au son de la douce musique de la lyre (2 Rois 3,14-15) : pas d’Urim-Tummim ni de délire. La musique élève l’âme quand elle est harmonieuse. Le plan satanique appliqué par les agents de la « Bête de l’Apocalypse » en ces derniers temps vise à éloigner les croyants de Dieu par la musique excitée, cacophonique, dont le rythme tapageur détruit littéralement l’âme humaine. David, lui aussi, louait Dieu au son de la musique ; tous ses psaumes sont des hymnes chantés. Elisée fit des miracles comme Élie : production miraculeuse d’huile (2 Rois 4,1-7), résurrection d’un enfant mort (2 Rois 4,33-37) : remarque le chiffre 7 symbole de perfection. La guérison de l’officier syrien (2 Rois 5,14) est rapportée par Jésus pour confondre les Juifs racistes (Luc 4,27). Remarque encore le chiffre 7 (2 Rois 5,10). Ce lavage dans le Jourdain symbolise le baptême. Je te signale un fait de bilocation : Elisée de loin est quand même présent : il vit son serviteur, Gehazi, escroquer de l’argent à Naaman (2 Rois 5,20-27). Un dernier point important à connaître sur Élie pour comprendre ce que Jésus dit de lui. Dieu avait dit par le prophète Malachie : « Je vais envoyer Élie le prophète avant que n’arrive mon Jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils et le cœur des fils vers leurs pères » (Malachie 3,23-24). Dès lors, les Juifs s’attendaient à voir Élie venir en personne **avant** que le Messie n’apparaissent. Or les Apôtres virent Élie apparaître avec Moïse **après** la venue de Jésus et ils s’en étonnèrent. Jésus leur expliqua qu’il s’agissait de Jean-Baptiste (Matthieu 17,1-13). De fait, lorsque Gabriel annonça à Zacharie la naissance de Jean, il lui dit : « Il (*Jean*) le précédera avec **l’esprit et la puissance d’Élie** pour ramener le cœur des pères vers leurs fils… préparant au Seigneur un peuple bien disposé » (Luc 1,17). Il ne s’agit donc pas d’Élie en personne puisque cet envoyé précédera le Messie avec « l’esprit » d’Élie, ce même esprit qui, auparavant, s’était « reposé sur Elisée » (2 Rois 2,15). Élie est apparu lors de la Transfiguration de Jésus (Matthieu 17) pour nous révéler que la prophétie de Malachie s’était accomplie avec Jean-Baptiste (voir Matthieu 11,10). Compare la force d’Élie contre Achab et Jézabel avec celle de Jean-Baptiste contre Hérode et Hérodiade (Matthieu 14,3-4). C’est le même esprit qui parle avec force et prophétise avec courage contre les grands et les puissants injustes de ce monde. Cet esprit de témoignage contre les impies, réapparaît dans l’Apocalypse de Jean à la fin des temps prescrits aux Païens (Apocalypse 10,11). Avec Élie et Elisée nous sommes aux environs de 850 av. J.-C. Nous allons passer au chapitre 17 faisant un bond de 120 ans pour voir les deux déportations : d’abord celle du Nord (Israël) puis celle du Sud (Juda). | ![](/pictures/cb_chronologie-des-rois_fr.png "Chronologie des rois") Chronologie des Rois bibliques (2 Rois 14 à 25) | |---| #### La déportation du Nord (2 Rois 17-19) En 721 av. J.-C. (date à retenir), Sargon II « le roi d’Assyrie envahit tout le pays (*Israël*) et vint assiéger la Samarie… il prit la Samarie et déporta les Israélites en Assyrie… (2 Rois 17,5-6)… Cela arriva parce que les Israélites avaient péché contre Yahvé… Ils se firent des idoles fondues, les deux veaux d’or… Ils firent passer leurs fils et leurs filles par le feu (*holocauste aux idoles*)… » (2 Rois 17,7-17). Non seulement les Israélites furent déportés, mais à leur place Sargon « fit venir des gens de Babylone… et les établit dans les villes de la Samarie » (2 Rois 17,24). Cette présence d’étrangers sera une cause de dissension accrue entre Juifs de la Judée et les Samaritains, que les Judéens, séculairement, méprisent et ne considèrent pas comme Juifs : « Comment ! Tu es Juif et tu me demandes à boire à moi, une Samaritaine ! », réplique cette Samaritaine à Jésus huit siècles après cette déportation. L’Évangile explique que « les Juifs, en effet, n’ont pas de relations avec les Samaritains » (Jean 4,7-9). Le prophète Isaïe (Judéen) est contemporain de cette déportation. Sennachérib, le fils et le successeur de Sargon, « attaqua les villes fortes de **Juda** et s’en empara » (2 Rois 18,13). Jérusalem même était menacée (2 Rois 18,17) et Ezéchias, le roi de la Judée, eut recours à l’Égypte (2 Rois 18,21-24). Devant les menaces persistantes, Ezéchias eut recours aux conseils du prophète Isaïe qui le rassura (2 Rois 19,1-7) par sa prophétie contre Sennachérib, le méprisant (2 Rois 19,20-31). Il déclara que celui-ci « n’entrera pas à Jérusalem » (2 Rois 19,32-34). Toutefois, ce sera Babylone qui - 150 ans plus tard - envahira la Judée, prophétisa Isaïe à Ezéchias (2 Rois 20,12-19). C’est la première mention de l’empire babylonien qui succédera à l’assyrien après l’avoir détruit dans la bataille de Karkemish (mentionnée dans 2 Chroniques 35,20). Ce prophète Isaïe est celui dont le livre se trouve parmi les livres prophétiques. Dans son livre on trouve les paroles de malédiction qu’il avait prononcées contre les Judéens, mais que les scribes de 2 Rois ne voulurent pas rapporter, se suffisant de ce qui peut flatter les Judéens. Isaïe avait annoncé la déportation du Sud à cause des nombreux crimes des judéens : « Ah ! Nation pécheresse, peuple chargé d’iniquité, race malfaisante, fils pervertis… Votre pays est désert, vos villes incendiées, vos terres sous vos yeux, des étrangers les ravagent » (Isaïe 1,4-7). Il s’agit de l’invasion babylonienne déjà prédite par Isaïe à Ezéchias (2 Rois 20,12-19). Tous les prophètes mentionnés dans la partie des livres prophétiques de la Bible existent à partir de cette période et jusqu’à environ 350 ans plus tard, en passant par l’invasion du Sud (la Judée) par les Babyloniens, dont le contemporain sera le prophète Jérémie qui l’avait prophétisée. | ![](/pictures/cb_principaux-sites-juda-monarchie-tardive_fr.jpg "Principaux sites de Juda sous la monarchie tardive") Principaux sites de Juda sous la monarchie tardive. La ligne brisée indique les limites du fief du royaume vers la fin du VIIe siècle av. J.-C., au temps du roi Josias. | |---| #### La déportation du Sud (2 Rois 24,10-25,21) Le roi Josias fit des réformes religieuses pour éviter le châtiment. Il fit des réparations au Temple et en retira les statues de Baal (2 Rois 22,3-7). Constate qu’en plein Temple il y avait le « pieu (*phallus*) sacré » ainsi que les prostituées sacrées (2 Rois 23,4-7). L’idolâtrie et le sacrifice des enfants étaient aussi pratiqués (2 Rois 23,8-14). Les réformes de Josias s’étendirent jusqu’au Temple de la Samarie, l’ancien royaume du Nord (2 Rois 23,15). Malgré toutes les réformes de Josias, celui-ci fut battu et tué par l’armée du Pharaon Néko à Megiddo (609 av. J.-C.). Les prophètes Sophonie, Nahum et Habaquq sont contemporains de cette époque. Afin de comprendre leurs livres, tu dois les placer dans leur temps et comprendre les circonstances à propos desquelles ils ont prophétisé. La bataille de Megiddo (2 Rois 23,29-30), rapportée si brièvement par les scribes (manifestement gênée par la défaite de ce roi pourtant pieux), doit être retenue et bien comprise. La guerre avait éclaté entre la faible Assyrie et la puissante Babylonie qui l’attaquait. L’Égypte voulut aider les Assyriens. Josias tenta d’empêcher le Pharaon d’aller au secours des Assyriens. Il voulait leur défaite car ceux-ci occupaient le Nord du pays (Samarie) et présentaient un danger pour les Judéens. Il ne pensait pas que les Babyloniens étaient à craindre. Il se trompait. Josias et les Israéliens croyaient pouvoir vaincre l’armée du Pharaon, Dieu étant avec eux à cause des réformes religieuses. Mais ce ne fut pas le cas. La défaite de Megiddo démoralisa les Judéens et Jérémie composa une lamentation à ce sujet. Cette bataille est mieux décrite dans 2 Chroniques 35,25. Affaiblie, la Judée deviendra une proie facile au roi babylonien Nabuchodonosor. En 586 av. J.-C., les Babyloniens entrèrent à Jérusalem et détruisirent le Temple (le 1er Temple bâti par Salomon). Les Judéens les plus importants furent déportés à leur tour (2 Rois 25,11-12)… avec les 2 colonnes du Temple (2 Rois 25,16), 135 ans après la déportation des Israéliens, comme prédit par Isaïe (2 Rois 20,16-18 / Isaïe 5,13 / Isaïe 39,1-8). Jérémie prophétisa que cet exil devait durer 70 ans : cette fameuse prophétie est à retenir (2 Chroniques 36,21 / Jérémie 25,11). Note que la déportation eut lieu en deux étapes : une première déportation en 598 av. J.-C. (2 Rois 24 10-16), suivie d’une deuxième, onze ans plus tard (2 Rois 25,1-21). Le Temple fut détruit lors de la deuxième déportation (587-586 av. J.-C.). ### Les livres des Chroniques Ces deux livres furent écrits après le retour des Juifs de l’exil babylonien qui dura 70 ans. De retour en Palestine les scribes rédigèrent un résumé de toute l’histoire qui précéda ce retour depuis Adam jusqu’à l’édit de Cyrus, le roi de Perse, qui renversa l’empire babylonien. Cyrus permit aux exilés de retourner dans leur pays. Ces exilés n’étaient pas formés des seuls Juifs, mais aussi des autres peuples de la région vaincus par Nabuchodonosor. Chaque groupe pouvait retourner dans sa patrie d’origine et reconstruire son temple. Ce résumé historique est contenu dans les deux livres des « Chroniques », mot qui signifie « succession historique des événements ». Tu trouveras donc dans 1 & 2 Chroniques l’essentiel de ce qui a été raconté. Lis-les sans t’y attarder jusqu’au chapitre 33 du deuxième livre. Les 3 derniers chapitres (2 Chroniques 34 / 35 / 36) méritent d’être lus attentivement. Retiens ce qui suit : #### La prophétesse Hulda Elle annonce la destruction de Juda malgré les réformes de Josias. Mais parce que ce roi était pieux, il mourra. Ainsi, « ses yeux ne verront pas tous les malheurs qui vont s’abattre sur ce lieu et sur ses habitants » (2 Chroniques 34,22-28 / 2 Rois 22,14-20). #### Megiddo et Karkemish 2 Chroniques 35,19-25 raconte ces batailles avec plus de détails que 2 Rois 23,29-30 qui parle seulement de Megiddo, très brièvement, sans rien dire de Karkemish, probablement parce que cette bataille n’avait pas encore eu lieu (elle s’est déroulée en 605 av. J.-C., 4 ans après Megiddo) ou parce que l’écrivain n’avait pas saisi son importance pour les Juifs. Par contre, l’écrivain (ou les écrivains) des Chroniques eût le temps de réfléchir jusqu’au retour de l’exil et d’établir le lien entre les événements qui s’étaient déroulés. C’est pourquoi la bataille de Karkemish est mentionnée dans 2 Chroniques. Elle est importante car elle met fin à l’empire assyrien et consacre l’empire babylonien par le triomphe de Nabuchodonosor sur Néko en 605 av. J.-C. C’était la dernière chance des Assyriens ; ils l’ont perdue malgré l’aide que leur portait l’armée égyptienne du Pharaon Néko. Pour mieux comprendre, je dois te parler d’une autre bataille qui précéda Karkemish celle de Ninive en 612 av. J.-C. Ninive était la capitale de l’Assyrie sur la rive Est du Tigre. Elle fut envahie et détruite par le roi babylonien Nabopolassar, père de Nabuchodonosor, en 612 av. J.-C. Le roi assyrien Assourbanipal était mort laissant son pays affaibli. Les Assyriens eurent donc recours à l’Égypte pour libérer leur patrie et reprendre Ninive. Ils s’organisèrent avec Néko à Karkemish, mais furent vaincus définitivement en 605 av. J.-C., 7 ans après la chute de Ninive. Le prophète Nahum est contemporain de ces événements et annonça la chute de Ninive. Son livre est consacré à cette défaite des Assyriens qu’il n’aimait pas pour avoir envahi la Samarie et menacé la Judée : « C’est de toi (*Ninive*) qu’est sorti celui qui trame le mal contre Yahvé » (Nahum 1,11). Il annonce le « malheur à la ville (*Ninive*) sanguinaire (Nahum 3,1)… Contre toi s’avance un destructeur » (*Nabuchodonosor*) (Nahum 2,3). Les Juifs espéraient beaucoup de bien pour eux après la chute de Ninive. Ce fut, au contraire, le drame de Megiddo. Le prophète Habaquq aspirait à voir la délivrance de la Judée et se réjouissait à l’idée de voir la chute des Assyriens sous les « coups » des Chaldéens (Babyloniens) : « Voici que je suscite les Chaldéens, ce peuple farouche et fougueux qui parcourt de vastes étendues pour s’emparer des demeures d’autrui (*des Assyriens*) » (Habaquq 1,6). Habaquq ne se doutait pas que les Chaldéens devaient s’emparer aussi de la Judée et détruire le Temple de Jérusalem. Le prophète Sophonie, lui aussi, se réjouissait de la destruction de Ninive et annonçait que Dieu « lèvera la main contre le Nord et réduira Assur en ruines, il fera de Ninive une solitude… » (Sophonie 2,13). C’est ce qui arriva en 612 av. J.-C. | ![](/pictures/cb_megiddo-karkemish_fr.png "Les 4 batailles") Les 4 batailles à retenir | |---| Il faut retenir ces 4 batailles pour comprendre ultérieurement les prophètes : - **612 - Ninive**: Première défaite des Assyriens. Néko décide de les aider. - **609 - Megiddo**: Josias tente d’empêcher Néko, mais il est vaincu et tué. - **605 - Karkemish**: Défaite des Assyriens et de Néko. Fin de l’empire Assyrien. - **586 - Jérusalem**: Les Babyloniens envahissent Jérusalem et détruisent le Temple. Les 70 ans d’exil annoncés par Jérémie : Retiens cette prophétie (2 Chroniques 36,21) qui sera utile pour comprendre les prophéties de Daniel (Daniel 9,1-2 et 9,24). L’édit de Cyrus (2 Chroniques 36,22-23) est à retenir. C’est par cet édit que commence le livre d’Esdras (Esdras 1,1-4). Ce livre, avec celui de Néhémie et des Chroniques, fut écrit après le retour d’exil pour raconter l’histoire du retour des Juifs de Babylonie, de la reconstruction du Temple (Esdras) et du mur qui entoure la ville de Jérusalem (Néhémie). ### Le livre d’Esdras Ce livre relate les étapes et difficultés de la reconstruction du Temple « sur son ancien site, malgré la crainte où l’on était du peuple du pays (*Palestiniens et Samaritains*) » (Esdras 3,3). Lis-le puis reviens à mes explications. *L’édit de Cyrus*, roi de Perse (Iran), inaugure le livre (Esdras 1,1-4). Cet édit peut-être comparé à la promesse de Balfour, le Ministre des Affaires Etrangères Britanniques qui, en 1917, promit une patrie aux Juifs en Palestine, sans toutefois permettre la reconstruction du Temple pour la troisième fois (le troisième Temple). Le second Temple fut reconstruit vers 515 av. J.-C., avec Esdras, et fut détruit par les Romains en l’an 70 apr. J.-C. *Zorobabel et Josué* (Esdras 2,2) figurent sur la liste des sionistes qui revinrent d’exil, certains ayant préféré demeurer en Babylonie. Zorobabel est fils de Shealtiel, de la famille royale, et héritier du trône de David, d’où son importance. Matthieu le mentionne comme ancêtre du Messie (Matthieu 1,12). Josué est prêtre. Tous deux encouragèrent à la reconstruction du Temple. C’est pourquoi ces deux personnages sont importants et ont une valeur spirituelle **symbolique** étant deux témoins de la reconstruction du Temple. *Les Samaritains* voulurent aider à la restauration du Temple, mais, étant du Nord, ils furent considérés comme « ennemis de Juda et de Benjamin », les deux tribus du Sud (Esdras 4,1-3). Leur aide fut donc rejetée. *Les prophètes Aggée et Zacharie*, dont les écrits se trouvent parmi les livres prophétiques, sont de cette époque (Esdras 5,1). Ils poussèrent à la reconstruction du Temple. Tu peux déjà lire le petit livre d’Aggée. Il n’est formé que de deux chapitres. Tu seras ainsi dans l’ambiance pour le comprendre. Lis aussi le chapitre 4 de Zacharie ; il y raconte sa vision des deux oliviers, les identifiant à Zorobabel et Josué, les constructeurs du Temple. Mais l’Apocalypse de Jean reprend cette vision pour révéler que ces deux oliviers sont les deux témoins de l’Apocalypse dont la mission est d’édifier le Temple **spirituel** à la fin des temps (Apocalypse 11,3-4). Le Temple matériel, nous le savons, n’a jamais intéressé le Seigneur. Le deuxième Temple, plus modeste que le premier qui fut de cèdre et d’or, déçut ceux qui étaient « déjà âgés et qui avaient vu de leurs yeux (*le luxe de*) l’ancien Temple (*de Salomon détruit par Nabuchodonosor*) et ils pleuraient très fort » (Esdras 3,12). Mais la nouvelle génération « élevait la voix en joyeuse clameur » à la vue de ce sanctuaire. Il fut terminé en 515 av. J.-C. Ce deuxième Temple, négligé durant les siècles et profané (voir livres des Maccabées : 1 Maccabées 1,41-47), fut agrandi et embelli par le roi Hérode. Il a fallu 46 ans de travaux pour cela. C’est ce Temple qu’a connu Jésus et dont Il prophétisa la destruction (Jean 2,13-21 / Matthieu 24,1-2) *Racisme d’Esdras*: note la mentalité sioniste révélée par Esdras 9,12 ; Esdras demande aux Juifs de ne pas « se soucier de la paix des gens du pays (*les Palestiniens*) ni de leur bonheur » ; compare cela avec les enseignements que Jésus donnait aux Juifs : « Aimez vos ennemis (*les non-juifs considérés toujours comme ennemis par les Juifs*)… Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le semblablement pour eux… » (Luc 6,27-31). *Le « Reste » sauvé*: (Esdras 9,8). Ce thème du « petit reste » de Juifs sauvés après la chute du royaume israélien est courant dans le langage biblique et prophétique. Dieu frappe l’ensemble du peuple, mais *un reste* subsiste pour poursuivre la mission spirituelle des Israélites (Isaïe 4,3 / 10,20-22 / Romains 9,27). Le but de ce reste, sa mission sacrée, est l’accueil du Messie lors de son Avènement. C’est un petit nombre en effet, un petit reste qui suivit et soutint Jésus. Le grand nombre l’a persécuté. ### Le livre de Néhémie Néhémie est un notable des familles juives qui n’étaient pas retournées d’exil. Il était à Suse (au Sud de l’Iran) et avait ses entrées auprès du roi, étant chargé des vins royaux (Néhémie 2,1). L’histoire se passe en 445 av. J.-C., plus de soixante ans après le retour d’exil et de l’édit de Cyrus. Le deuxième Temple était déjà construit, mais la situation lamentable des Juifs en Palestine et l’état de la muraille de Jérusalem « tout en brèches et ses portes incendiées » (*après le passage de Nabuchodonosor*), attriste Néhémie qui veut aider « le Reste sauvé de la captivité » (Néhémie 1,1-4) et reconstruire la Muraille (Néhémie 2,7-8). Ce livre nous raconte l’histoire du retour de Néhémie en Palestine, avec l’appui du roi de Perse, dans le but de reconstruire le rempart de Jérusalem. Lis-le. ### Les livres de Tobie, Judith et Esther Ces livres relatent des récits de l’exil. Ils sont faciles à lire. Tobie et Judith ne se trouvent pas dans la Bible Hébraïque. ### Premier et deuxième livres des Maccabées Les livres des Maccabées nous racontent une partie de l’histoire des deux empires qui suivirent l’empire Perse, à savoir l’empire Grec et l’empire Romain. Tu as connu l’histoire de la communauté israélite sous les trois empires : Assyrien (déportation du Nord), Babylonien (déportation du Sud) et Perse (retour d’exil). Les dernières nouvelles nous furent données par le livre de Néhémie avec la reconstruction des murs d’enceinte de Jérusalem vers l’an 445-450 av. J.-C. Les livres des Maccabées nous donnent des informations sur les événements qui se déroulent en Palestine et dans la région du Moyen-Orient à partir de l’an 175 av. J.-C., et jusqu’environ l’an 135 av. J.-C., donc une période de 40 ans environ. La Bible nous laisse sans nouvelles de ce qui se passa entre 450 et 175 av. J.-C., une période de 275 ans. Ces deux livres ne se trouvent pas dans la Bible Hébraïque. Ils nous parlent des mêmes événements, le 2 Maccabées étant presque une répétition de 1 Maccabées, et rapportent l’histoire de la résistance des Juifs à l’empire Grec, sous le leadership de la famille de Juda Maccabée, d’où le nom des deux livres. Le principal roi grec était Antiochus Épiphane, dont tu dois retenir le nom. Lis les deux livres des Maccabées puis mes explications. #### 1 Maccabées *Alexandre le Grand*: le livre commence par mentionner Alexandre le Grand, fils de Philippe qui a « battu Darius, roi des Perses et des Mèdes et devint roi à sa place » (1 Maccabées 1,1). Cette victoire d’Alexandre dans la bataille d’Arbéles (Irak) en 331 av. J.-C., mit fin à l’empire Perse-Mèdes qui aura duré 200 ans environ. Avec Alexandre commence l’empire Grec. *Antiochus Épiphane*: il sortit des successeurs d’Alexandre « une racine de péché : Antiochus Épiphane… Il devint roi l’an 137 de la royauté des Grecs », qui correspond à l’an 175 av. J.-C. (1 Maccabées 1,10). Il voulut répandre la culture grecque parmi les Juifs et « plusieurs parmi le peuple s’empressèrent d’aller trouver le roi, qui leur permit d’observer les coutumes païennes. Ils construisirent donc un gymnase… se refirent des prépuces… etc. » (1 Maccabées 1,13-15). Un grand nombre de Juifs adopta le mode de vie grecque (1 Maccabées 1,43-52). « *L’Abomination de la désolation* » : Antiochus Épiphane profana le Temple et y plaça la statue de Zeus, « l’Abomination de la désolation » (1 Maccabées 1,54). C’est le prophète Daniel qui avait parlé de cette « Abomination » 400 ans environ auparavant, prophétisant que « sur l’aile du Temple sera l’Abomination de la désolation » (Daniel 9,27). Du temps des Maccabées, les Juifs crurent que cette Abomination était l’idole Zeus au Temple. Mais Jésus, en parlant de la fin des temps, reprit cette prophétie de Daniel pour dire qu’elle ne s’était pas accomplie sous Antiochus Épiphane, mais qu’elle doit s’accomplir à la fin des temps, lorsque les sujets de l’Antichrist occuperont Jérusalem et tromperont beaucoup de disciples de Jésus (Matthieu 24,15). Vers la fin de la vie d’Antiochus Épiphane, les Juifs renversèrent cette « Abomination » (1 Maccabées 6,6-7). *Le roi Alexandre Balas*, un Païen, institue Jonathan comme grand prêtre des Juifs. Ce dernier accepta ! Or, il aurait dû refuser d’être institué par un Païen qui ignore Dieu. Et voilà comment se pratiquait le culte religieux… (1 Maccabées 10,15-21) *Alliance des Juifs avec les Romains* (1 Maccabées 8,1-31 / 12,1-23 / 14,16-24 / 15,15-21). C’est le début de l’empire romain qui ira en grandissant. C’est l’habitude des Sionistes de s’allier avec une nation puissante pour s’établir en Palestine comme nation. Au XXe siècle, ils s’allièrent d’abord à l’Angleterre, puis aux États-Unis d’Amérique dans ce même but. #### 2 Maccabées Le 2 Maccabées n’est pas la continuation du premier. Il parle des mêmes événements contenus dans le premier, mais s’arrête à la défaite de Nikanor. Cela représente une quinzaine d’années d’histoire, le contenu des seuls chapitres 1 à 7 du premier livre. Aucune mention n’est faite des Romains. Retiens les cinq empires qui se suivirent : 1. Assyrien, 2. Babylonien, 3. Perse - Mèdes, 4. Grec, 5. Romain. En les connaissant, tu comprendras mieux les prophéties, comme par exemple, celle de Daniel annonçant à Nabuchodonosor, le roi babylonien, que le Messie devait apparaître sous le troisième empire après le sien (Daniel 2,36-45). Il s’agit de l’empire Romain sous lequel Jésus est effectivement né. | ![](/pictures/cb_les-5-empires_fr.png "Les 5 empires") Les 5 empires | |---| ### Recommandation Nous recommandons le livre « LA BIBLE DEVOILEE » : les nouvelles révélations de l’Archéologie par les deux archéologues israéliens Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Édition Bayard ISBN : 2-227-139-51-X. Ces deux archéologues démontrent scientifiquement le non-fondement historique de la prétendue grandeur des royaumes israéliens et judéens, ainsi que du Temple de Jérusalem. ## Leçon 9 - Les 7 Livres de la Sagesse ### Le livre de Job Lis d’abord mes explications, puis le livre. Autrefois, et jusqu’à aujourd’hui encore pour certains croyants, on croyait que richesse, bonne santé et enfants étaient dus à la bénédiction de Dieu et que le contraire résultait de la malédiction de Dieu sur le pécheur. Tout malheur était interprété comme un châtiment divin. Or, voici que Job, homme juste et bon croyant, riche, plein de santé et comblé d’une nombreuse progéniture, connaît une avalanche de malheurs : d’un coup il perd ses biens et ses enfants, mais sans se révolter contre Dieu : « Nu, je suis sorti du sein maternel, nu j’y retournerai. Yahvé avait donné, Yahvé a repris : que le nom de Yahvé soit béni ! En toute cette infortune, Job ne pécha point et ne se permit aucune impertinence contre Dieu » (Job 1,20-22). Ces malheurs ne sont pas dus, comme on le pensait, aux péchés de Job, mais au diable qui voulait le frapper pour le pousser à s’éloigner de Dieu en le maudissant. Tel est le grand enseignement de ce livre : Dieu peut permettre au démon d’éprouver une personne juste et fidèle à Dieu pour confondre les démons qui n’ont pas su persévérer dans l’amour désintéressé de Dieu. C’est comme un homme sûr de l’amour et de la fidélité de sa femme, qui permet à un intrigant de la courtiser pour le confondre par la fidélité manifeste de son épouse. En effet, le récit dit que le diable demande à Dieu l’autorisation d’éprouver Job : « Je te jure qu’il te maudira en face ! -Soit ! dit Yahvé à Satan, tous ses biens sont en ton pouvoir. Évite seulement de porter la main sur lui » (Job 1,11-12). (Le mot « Satan » signifie « ennemi », le diable étant l’ennemi de l’homme). Job s’étant montré admirablement fidèle après l’épreuve, Dieu dit à Satan : « Job est intègre et droit… Il persévère dans son intégrité et c’est bien en vain que tu m’as excité contre lui pour le perdre » ; et Satan de riposter : « …Touche à ses os et à sa chair, je te jure qu’il te maudira en face ! », « Soit ! » répondit Yahvé à Satan : « dispose **de lui**, mais respecte pourtant sa vie » (Job 2,5-6). Le diable frappa alors Job « d’un ulcère malin de la tête aux pieds » (Job 2,7). Sa femme le poussait à maudire Dieu, mais Job la remettait en place : « Tu parles comme une folle ! Si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur ! En toute cette infortune, Job ne pécha point en paroles » (Job 2,9-10). Ainsi, Job triompha dans les épreuves jusque dans sa chair. Trois amis de Job vont le visiter dans son malheur pour lui parler et l’inviter à reconnaître qu’il a péché pour mériter tous ces malheurs. Leurs propos sont rapportés poétiquement et, chacun, à tour de rôle, s’adresse à Job pour le convaincre d’être pécheur. Leur ton est souvent ironique, voire sarcastique et méchant. Cela ne pouvait qu’augmenter la peine de Job, comme tu le constateras en lisant le texte. Mais Job, lui aussi, ne manquait pas de finesse dans ses réponses et savait remettre ses interlocuteurs en place et affirmer son innocence : « Comme tu sais bien soutenir le faible et secourir le bras sans vigueur », dit-il ironiquement à l’un des trois, « Mais ces discours, à qui s’adressent-ils, et quel est l’esprit qui sort de toi ? (*à sous-entendre que ce n’est pas l’esprit de Dieu*)… Bien loin de vous donner raison (*en avouant avoir péché*), jusqu’à mon dernier souffle, je maintiendrai mon innocence ». Telle était la constante attitude de Job (Job 26,1-27,5). À l’un de ses trois amis venus confondre Job en prétendant connaître les secrets de Dieu et ses raisons d’agir contre lui, Dieu répond : « Ma colère s’est enflammée contre toi et tes deux amis, car vous n’avez pas bien parlé de moi comme l’a fait mon serviteur Job » (Job 42,7). « Et Yahvé restaura la situation de Job… et bénit la condition nouvelle de Job plus encore que l’ancienne… » (Job 42,10-12). Lis ce livre maintenant en comprenant que sa moralité est que Dieu permet que soit éprouvé l’homme juste. Ceci vise à bouleverser la mentalité des croyants similaire à celle des trois amis de Job. Et vise surtout à préparer les croyants à comprendre les souffrances du Messie à venir, le Juste par excellence, qui souffre non pour ses péchés, mais à cause du péché des autres et de leurs nombreux crimes. ### Le livre des Psaumes Il n’est pas nécessaire, à cette étape, de lire tout d’un trait ce livre. Je te parlerai de quelques psaumes et tu pourras t’y référer au fur et à mesure que je te les présente. Ce livre est un recueil des psaumes les plus importants. Un psaume est une prière chantée sur un instrument de musique, ce que les chrétiens appellent « cantique » et qu’ils adressent à Dieu, au Christ ou à la Sainte Vierge. La plupart des psaumes furent composés par David en diverses occasions. Celles-ci sont souvent mentionnées : « Psaumes 3 : Psaume de David. Quand il fuyait devant son fils Absolom », etc. Certains psaumes sont de Salomon (Psaumes 72), d’Asaph (Psaumes 73-83), des fils de Coré, (Psaumes 84), etc. Les auteurs de certains psaumes sont inconnus. Il y a en tout 150 psaumes. La Bible Grecque divise le psaume 9 en deux psaumes, 9 et 10. Ceci complique un peu la numération à partir du psaume 11 qui devient 11 (10), le (10) étant la numération dans la Bible hébraïque. Par contre le psaume 147 réunit les deux psaumes 146 et 147. Ainsi tu trouveras toujours 150 psaumes dans toutes les bibles. Un mot maintenant sur les principaux psaumes : les plus importants sont les psaumes messianiques, c’est-à-dire ceux qui parlent du Messie à venir. Ce sont surtout ceux-là que je présenterai. #### Psaume 2 Ce psaume présente le Messie comme roi sacré par Dieu et comme son fils : « Les rois de la terre conspirent contre Yahvé et son Oint » (*le Messie, « oint » avec du parfum divin par Dieu, comme les rois de la terre étaient oints d’huile parfumée lors de leur sacre*) : « Celui qui siège dans les cieux s’en amuse, les tourne en dérision. Puis dans sa colère il leur parle : c’est Moi qui ai sacré mon Roi sur ma montagne sainte, Sion. J’énoncerai le décret de Dieu (*c’est le Messie qui parle par anticipation*) : Il m’a dit : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui je t’ai engendré… Je te donne les nations pour héritage. » L’auteur de ce psaume messianique est inconnu. Le Messie y est annoncé comme roi de toutes les nations, Dieu les lui donnant « pour héritage ». Le démon tenta Jésus, lui promettant de lui donner l’empire **politique** sur le monde (Matthieu 4,8-10). Jésus refusa car son Royaume « n’est pas de ce monde » (Jean 18,36). Le pouvoir promit dans ce psaume au Messie doit être compris spirituellement, non politiquement comme le présentait le démon à Jésus. Les Juifs, eux aussi, ont voulu (et veulent encore) comprendre la royauté du Messie politiquement. C’est pourquoi ils résistèrent (et résistent encore) à Jésus ; ils le persécutèrent, lui et ses Apôtres. St Pierre applique ce psaume à Jésus et dénonce « Hérode et Ponce Pilate avec les nations païennes et les peuples d’Israël » d’être cette conspiration fomentée par « les rois de la terre » dont parle ce psaume, « ligués ensemble contre le Seigneur et son Oint » (Actes 4,25-28). La royauté du Messie ne peut être politique puisque Dieu dit : « C’est **Moi** qui ai sacré **mon** Roi sur ma Montagne sainte ». Or, la royauté en Israël, nous l’avons vu dans 1 Samuel 8, n’a pas été voulue par Dieu : elle fut même condamnée par lui. Il s’agit bien du royaume spirituel dans ce psaume, celui qui fut établi par Jésus, le Christ-Roi choisi par Dieu pour être le Souverain spirituel du monde entier malgré tous ceux qui lui résistent. #### Psaume 22 Le Messie y est décrit comme souffrant, mourant, mais ressuscitant après l’épreuve. Jésus, sur la croix, a prononcé le début de ce psaume messianique pour se l’attribuer à lui-même et pour confondre les Juifs qui voyaient dans sa mise en croix un signe de malédiction de la part de Dieu. Le psaume commence avec le Messie attendu disant : « Eli (*Mon Dieu*) ! Eli (*Mon Dieu*) ! Lema sabachtani (*Pourquoi m’as-tu abandonné*) ? » (Matthieu 27,46). Certains ne comprennent pas les raisons profondes pour lesquelles Jésus prononça ces paroles ; ils interprètent mal en croyant que Jésus se sent abandonné de Dieu. Les ennemis de Jésus vont jusqu’à dire que Jésus comprit, sur la croix, que Dieu le maudissait. Les Juifs qui le firent crucifier crurent qu’Il appelait le prophète Élie à son secours (Matthieu 27,49). La vérité est que cette dernière clameur de Jésus est prophétique, ces dernières paroles sont une lumière pour ceux qui veulent y voir un accomplissement prophétique. Car ce sont les paroles du psaume 22 auquel Jésus, même mourant, nous réfère pour confirmer notre foi en lui. David, dans ce psaume, vit d’avance le Messie mourant entouré d’ennemis. Le psaume commence par les mots mêmes que Jésus, en mourant, prononça : « **Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-Tu abandonné ?**… Des chiens nombreux me cernent, une bande de vauriens m’assaille, **ils perforent mes mains et mes pieds** et me couchent dans la poussière de la mort… Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement… (Psaumes 22,17-19)… La terre entière se souviendra et reviendra vers Yahvé (Psaumes 22,28)…Et mon âme vivra pour Lui (*ces mots indiquent la résurrection de Jésus*), ma race Le servira… Telle est son œuvre » (Psaumes 22,30-31). Ce psaume ne peut s’appliquer à David, son auteur. Celui-ci ne mourut pas entouré d’ennemis, les mains et les pieds perforés. Ce psaume prophétique est semblable au chapitre 53 d’Isaïe qui prédit encore les souffrances, la mort et la résurrection du Messie. #### Psaume 110 Ce psaume présente le Messie à venir comme **roi** et **prêtre** à la fois : « Yahvé étendra de Sion le **sceptre** de ta puissance (Psaumes 110,2)… Yahvé l’a juré et ne s’en dédira point : tu es **prêtre** à jamais selon l’ordre de Melchisédech » (Psaumes 110,4). Ni la **royauté** du Messie ni son **sacerdoce** ne se sont révélés tels que les imaginaient et les pratiquaient les Israélites. La royauté messianique n’est pas selon la dynastie politique de David (qui, d’ailleurs, fut abolie avec Nabuchodonosor), et le sacerdoce messianique n’a rien de semblable à celui de Lévi puisqu’il fut prophétisé « selon l’ordre de **Melchisédech** », non selon l’ordre de Lévi. Cela signifie un changement radical du culte juif comme l’explique Paul dans les chapitres 5 à 7 de sa lettre aux Hébreux. Jésus, par son sacrifice, mit fin aux sacrifices, au sacerdoce et au royaume juifs. Avec l’Apocalypse s’ouvre une ère nouvelle où tous les **vrais** fidèles du Christ Jésus seront « une Royauté **de prêtres** » (Apocalypse 1,6), comme le voulait Dieu dès le départ (Exode 19,6), mais sans être compris. Le cœur sacerdotal est celui qui est capable de compassion, de souffrir avec le juste persécuté par l’injuste, qui sait prendre la défense du pauvre injustement accusé et témoigner pour la justice et la vérité en dénonçant l’identité de l’Antichrist, la Bête de l’Apocalypse (Apocalypse 13,18), fut-ce au prix de sa vie. C’est cela le sacrifice sacerdotal agréé par Dieu. Le reste des psaumes est formé de chants de louange à Dieu, de recours à sa Toute-Puissance contre un ennemi injuste ou encore d’action de grâce et de reconnaissance pour avoir été sauvé. L’on fait connaissance avec les psaumes en les priant avec l’Esprit Saint qui est en Jésus, et non d’après une mentalité d’intérêt matériel ou sioniste. ### Le livre des Proverbes Il contient des proverbes de haute moralité qu’il faut lire de temps en temps pour approfondir la vie spirituelle et s’exciter à la recherche de la sagesse : « La sagesse crie par les rues… (Proverbes 1,20)… Jusqu’à quand, niais (*idiots*), aimerez-vous la niaiserie ? Et les railleurs se plairont-ils à la raillerie ? Et les insensés haïront-ils le savoir ? (Proverbes 1,22)… Mon fils si tu accueilles mes paroles… tu découvriras la connaissance de Dieu » (Proverbes 2,1-5). Lis-le rapidement une première fois pour en prendre connaissance. Puis reviens-y sans cesse pour l’approfondir et acquérir la sagesse. ### Le livre de l’Ecclésiaste C’est le recueil des propos de « Qohelet », qui en hébreu, signifie « le lecteur » dans l’assemblée. Ecclésiaste vient du grec « écclisia » qui signifie « assemblée ». Ce sont donc les paroles sages dites par un prédicateur dans les assemblées religieuses. L’essentiel de son enseignement est que tout se répète sur terre. Celui qui vit pour cette terre n’y trouvera que monotonie. Il faut en conclure qu’il faut rechercher la vie Éternelle. Elle seule peut satisfaire l’homme : « Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel intérêt a l’homme à toute la peine qu’il prend sous le soleil ? » (Ecclésiaste 1,2). Tout ce que l’on fait de matériel n’a d’autre intérêt que pour le temps de notre vie « sous le soleil », cela ne vaut vraiment pas la peine que l’on se donne : « Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes », dit Paul (1 Corinthiens 15,19). ### Le Cantique des cantiques C’est un dialogue d’amour entre l’Époux (Dieu) et son épouse (les élus). Un point frappant : l’épouse vient, non point d’Israël, mais du Liban : « Viens du Liban, ma fiancée, viens du Liban et fais ton entrée » (Cantique des Cantiques 4,8). Le Liban est souvent vu comme le lieu d’où sortiront les élus de Dieu. Ézéchiel annonce le triomphe du Cèdre (symbole du Liban) sur la Montagne de Sion : « Moi », dit Dieu, « Je prendrai à la cime du grand cèdre, au plus haut de ses branches, Je cueillerai un rameau et Je le planterai Moi-même sur une montagne très élevée : Sur la haute montagne d’Israël je le planterai. Il poussera des branches et portera des fruits… Moi, Yahvé, J’ai dit, Je fais » (Ézéchiel 17,22-24). C’est, en effet, du Liban que Dieu a ouvert le livre de l’Apocalypse de Jean pour l’expliquer au monde entier et porter beaucoup de fruits. Le thème de l’Époux et de l’Épouse est repris par l’Apocalypse. L’Épouse appelle l’Époux : « Viens !… Oh oui, viens, Seigneur Jésus » (Apocalypse 22,17-20). Tu comprendras tout cela plus tard avec l’étude du livre de l’Apocalypse. ### Le livre de la Sagesse C’est un livre qui pousse à la recherche et à la connaissance de Dieu dont la Sagesse n’est pas comme celle des hommes : « Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera… Eprouvons-le par des outrages et des tourments… Condamnons-le à une mort infâme, puisqu’à l’entendre, le secours lui viendra. Ainsi raisonnent-ils, mais ils s’égarent. Ils ignorent les secrets de Dieu » (Sagesse 2,18-22). Ces paroles furent dites par les Juifs à propos du Christ sur la croix (Matthieu 27,41-43). Ce n’est pas sagesse, mais folie de parler ainsi ! Ce livre invite à comprendre la Sagesse de Dieu et à ne pas se modeler d’après la fausse sagesse des hommes. ### Le livre de l’Ecclésiastique Il fut écrit par Ben Sira. C’est le livre de l’Assemblée (écclésia en grec), et non celui du lecteur qui lit ou parle dans l’assemblée, comme c’est le cas de l’Ecclésiaste. C’est donc un livre qui se lit tel qu’il est dans les assemblées, à la synagogue par exemple. Il ne figure pas dans la Bible Hébraïque, mais se lisait dans les synagogues autrefois à cause de sa haute moralité. Comme les autres livres de sagesse, il invite à se rapprocher de Dieu, à chercher à Le connaître, à Le comprendre, malgré toutes les difficultés, à s’armer de patience dans les épreuves, car cette connaissance vaut bien toutes les peines qu’on y met pour y parvenir : « Toute sagesse vient du Seigneur (Ecclésiastique 1,1)… Convoites-tu la Sagesse ? Garde les commandements, le Seigneur te la prodiguera (Ecclésiastique 1,26)… Mon fils, si tu prétends servir le Seigneur, prépare-toi à l’épreuve (Ecclésiastique 2,1)… Tout ce qui t’advient, accepte-le et, dans les vicissitudes de ta pauvre condition, montre-toi patient, car l’or est purifié dans le feu, et les élus dans la fournaise de l’humiliation (Ecclésiastique 2,4-5) ». Tu as pris contact avec tous les livres sapientiaux. Ils sont dignes d’être relus plusieurs fois et tu pourrais tous les jours de ta vie en lire des extraits pour te nourrir l’âme en l’élevant. Je n’ai fait que te signaler les grandes lignes, mais c’est ton effort personnel qui te fera recueillir les fruits spirituels de la Sagesse mûre dans la mesure où tu t’y appliqueras, toute ta vie durant, à connaître Dieu et son Messie : « La vie éternelle est de connaître Dieu et celui qu’il a envoyé, Jésus, le Messie », avait dit Jésus (Jean 17,3). Pour l’instant, contente-toi de cette première lecture que tu as faite des livres sapientiaux et poursuis l’étude du cours biblique avec les livres prophétiques. ## Leçon 10 - Les 4 grands livres prophétiques ### Introduction Maintenant tu as une certaine connaissance de la trame historique du peuple formé par Dieu pour accueillir le Messie, Jésus. Tu es donc en mesure de comprendre les prophètes. Sans cette connaissance, nul ne peut saisir les insinuations de ces hommes envoyés par Dieu pour redresser les continuelles déviations des Israélites, déviations auxquelles nous sommes **tous** exposés. Ceci rend les paroles des prophètes valables pour les hommes de tous les temps, si toutefois nous sommes capables de les traduire et de les adapter au contexte historique des différentes époques. L’étude des livres prophétiques donnent un aspect complémentaire aux livres historiques. Ils révèlent le sens **spirituel** des événements, les vrais desseins - souvent cachés - de Dieu. Il faut savoir **lire entre les lignes** pour comprendre les prophètes et saisir la finesse de leurs insinuations. Vivant en milieu sioniste, politisé, ils éprouvèrent des difficultés souvent insurmontables pour manifester les pensées anti-sionistes, spirituelles, de Dieu. Ils furent le plus souvent persécutés et rejetés, considérés comme traîtres à la « patrie » et au royaume, une patrie et un royaume jamais voulus par Dieu. Ils ne furent reconnus prophètes qu’après leurs morts, après avoir été persécutés de leur vivant (lis ce qu’en dit Jésus dans Matthieu 23,29-39). Le prophète est un porte-parole de Dieu. Celui-ci se manifeste au prophète pour lui demander de révéler son avis, ses conseils ou ses jugements sur les événements et les attitudes des hommes, particulièrement des chefs responsables (rois, prêtres). Ceux-ci sont invités, sous peine de châtiment divin, à se plier aux exigences et aux pensées divines. Le plus souvent, il s’agissait de renoncer à la mentalité sioniste (attachement maladif à la possession exclusive de la terre palestinienne et à l’empire israélien). Jérémie, par exemple, fut persécuté, comme tu verras, pour avoir dit aux juifs de se soumettre à Nabuchodonosor et pour avoir annoncé la destruction du Temple. L’essentiel du message prophétique pivote autour de deux points : 1. La déportation comme châtiment de l’infidélité, 2. Le futur envoi d’un sauveur (le Messie) que les Juifs imaginèrent, à tort, comme leader politico-militaire. Les livres prophétiques sont les écrits des paroles et actions des prophètes qui ont existé peu avant, pendant et peu après la déportation. Ils ont donc prophétisé l’exil, l’ont vécu et ont annoncé le retour des exilés (après 70 ans d’exil) et la reconstruction du Temple (le second). Ce fait de la déportation a meurtri profondément l’âme israélite. Les Juifs étaient comme à l’affût d’une solution au drame vécu, recherchant la « libération d’Israël » (selon l’expression prophétique). Pendant des siècles, l’espoir de la libération gravitait autour de la personne du Messie attendu avec impatience et soif extrêmes. Mais ce Messie devait libérer l’âme du péché, non les Juifs d’une situation politique. Avant de lire un prophète, **il faut le placer dans son contexte historique**: existait-il avant, pendant ou après l’invasion assyrienne du Nord (Israël : 721 av. J.-C.), la chute de Ninive (612 av. J.-C.), les batailles de Megiddo, de Karkemish, l’invasion babylonienne du Sud (Judée), le retour de l’exil, la reconstruction du Temple (515 av. J.-C.) ? Ces étapes historiques accompagnent les livres prophétiques. Retiens-les. Les prophètes dont il est question dans ces livres sont à distinguer des autres prophètes, comme Élie et Elisée, ou encore le groupe des prophètes mentionnés dans 1 Samuel 10,5-6. Nous n’avons de ces derniers aucun recueil écrit. Nous ne savons d’eux que ce qu’en rapportent les livres historiques. Les prophètes que nous allons voir (considérés comme prophètes « écrivains ») ont existé sur une période d’environ 300 ans (750 à 450 av. J.-C.). Ils sont généralement divisés en deux groupes : 1. Les 4 « Grands » prophètes : Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel. 2. Les 12 « Petits » prophètes. Les premiers sont dits « Grands » à cause de leurs livres plus grands que les « Petits » livres des 12 autres et non à cause d’une dignité spirituelle (compare les 66 chapitres d’Isaïe avec les 4 chapitres de Joël et l’unique chapitre d’Abdias). Avec les 4 grands prophètes, j’inclurai, en étudiant Jérémie, le livre « Les Lamentations » de Jérémie et le prophète « Baruch » dont le petit livre suit celui de Jérémie, ayant été le disciple et le secrétaire de ce dernier. Le livre de Baruch ne se trouve pas dans la Bible Hébraïque. Certaines Bibles (comme la Bible de Jérusalem) ajoutent des introductions utiles aux livres historiques. Elles aident à connaître l’époque dans laquelle vécut le prophète et à mieux le comprendre. Il serait bon, plus tard, que tu cherches à bien connaître un ou deux prophètes. Je te propose Jérémie qui est très près de nous psychologiquement, et de Jésus spirituellement. Nous commençons les 4 grands prophètes par Isaïe. Comme pour tous les livres prophétiques, ne les lis qu’après mes explications. ### Isaïe Isaïe est un haut fonctionnaire royal. Il a grandement influencé les événements de son époque. Il est né vers 765 av. J.-C. En 740, à l’âge de 25 ans, il eût une vision dans laquelle Dieu lui confie la difficile et courageuse mission d’annoncer la ruine d’Israël, suivie, plus tard de celle de Juda, comme châtiment aux multiples infidélités des Juifs. Au chapitre 6, Isaïe raconte sa vision dans laquelle Dieu demande : « Qui enverrai-je ? Quel sera notre messager ? ». Et Isaïe répond sans hésiter, avec courage : « Me voici, envoie-moi ». Il fallait, certes, être fort de caractère pour accepter la pénible et dangereuse mission de dénoncer des rois et des puissants de la cour royale. Jérémie, comme Moïse a commencé par décliner l’offre divine (Jérémie 1,6). Ce n’est pas une charge légère et agréable de réprimander les puissants, même de la part de Dieu ; cela ne se fait jamais sans persécutions souvent insupportables. Le courage d’Isaïe est admirable. Lis déjà ce 6e chapitre ; Dieu y annonce aux Juifs la déportation : « Leurs villes seront dévastées et inhabitées, les maisons sans personne… Yahvé en chasse les gens ; un grand vide se fera dans le pays » et il n’en restera qu’une « souche, une semence sainte » ; cette souche est le « petit reste » dont j’ai parlé, et que Dieu épargne pour poursuivre son plan messianique. À plus d’une reprise Isaïe prédit l’exil : « Mon peuple sera déporté faute d’intelligence » (Isaïe 5,13), mais un reste subsistera pour continuer la mission : « Ceux qui **resteront** de Sion et survivront de Jérusalem seront appelés saints » (Isaïe 4,3). Ce thème du « **petit reste** » fut d’abord révélé par le prophète Amos qui eut une grande influence spirituelle sur Isaïe (Amos 3,11-12 / 5,15). Amos précéda Isaïe de peu. Il était âgé et prophétisait déjà depuis presque 40 ans quand Isaïe commença sa mission. À part la déportation, les prophéties les plus importantes d’Isaïe concernent le Messie. Je te signale les plus importantes : #### « Emmanuel » (Isaïe 7,14) Isaïe déclare au roi Achaz qui voulait un fils : « Le Seigneur Lui-même va vous donner un signe : la vierge (*‘almah’ en hébreux*) est enceinte et va enfanter un fils qu’elle appellera Emmanuel ». Ce nom signifie : « Dieu avec nous ». C’est un « signe » que Dieu donnera de sa part (Isaïe 7,14). Pour comprendre cette prophétie, il faut connaître le contexte historique dans lequel elle fut proclamée. Retourne au chapitre 16 de 2 Rois. Il y est question du roi Achaz auquel s’adresse Isaïe. En ce temps, Peqah (dit « fils de Rémalyahu » dans Isaïe 7,9) était roi d’Israël et Raçon était roi de la Syrie (Aram : Isaïe 7,1). Le roi d’Assyrie (Teglat Phalassar, appelé « Pul » : 2 Rois 15,19) menaçait toute la région. Raçon et Péqah voulurent entraîner Achaz avec eux contre Pul, mais il refusa. Il offrit son fils unique, l’héritier du trône, en sacrifice aux idoles (2 Rois 16,3) pour conjurer le sort. Il n’avait donc plus d’héritier et la succession dynastique était menacée. Raçon et Péqah décidèrent d’envahir la Judée pour détrôner Achaz et placer sur le trône de la Judée un roi (« le fils de Tabéel » voir Isaïe 7,6) qui s’allierait à eux contre Pul (Isaïe 7,1-2). Achaz eut peur : « Le cœur du roi et du peuple se mirent à palpiter… » (Isaïe 7,2). Mais Dieu envoya Isaïe vers Achaz pour le tranquilliser en lui assurant que les « deux bouts de tisons fumant » (Isaïe 7,4), Raçon et Peqah, ne réussiront pas dans leur entreprise contre la Judée car « la capitale d’Aram est Damas, le chef de Damas est Raçon ; la capitale d’Ephraïm (*du Nord*) est Samarie et le chef de Samarie est le fils de Rémalyahu (*Péqah*) » (Isaïe 7,8-9), ce qui sous-entend que la capitale de la Judée est Jérusalem et le chef de Jérusalem est Achaz. Dieu saisit encore l’occasion pour révéler l’écrasement très proche de la Samarie : « Encore six ou (*même*) cinq ans et Ephraïm cessera d’être un peuple » (Isaïe 7,8) C’est l’annonce de l’invasion assyrienne du Nord (la Samarie). Achaz est accablé par les événements et la perte de son fils unique qu’il avait lui-même sacrifié. Mais les prophéties avaient prédit que le « Fils de David », le Messie attendu, s’installera sur le trône de David à jamais. Isaïe confirma cela, lui aussi : « Un rejeton (*le Messie*) sort de la souche de Jessé (*le père de David*)… Sur lui repose l’Esprit de Yahvé… » (Isaïe 11,1-2). Il n’y a donc rien à craindre pour le trône car le « Seigneur lui-même va donner un signe : voici que la ‘almah’ est enceinte et va enfanter un fils : Emmanuel » (Isaïe 7,14). La grossesse de la jeune reine fut un signe divin donné à Achaz pour deux raisons : - Achaz ne savait pas que sa femme était enceinte. - Il ne savait pas que l’enfant était un garçon. Ce fils n’est pas donné par Dieu pour faire plaisir à Achaz qui s’est montré plus impie que les autres rois, mais pour accomplir les desseins messianiques de Dieu. Le roi Ezéchias succéda à son père Achaz. Il fut réformateur et fit ce « qui est agréable à Yahvé » en supprimant les idoles et même le serpent d’airain de Moïse (2 Rois 18,1-4). Mais il ne fut pas cet « Emmanuel » qui devait réunir Juda et Israël, faire retourner les exilés juifs d’Assyrie pour « **piller** les fils de l’Orient… » et établir, en somme, l’illusoire empire sioniste **en pillant**… (Isaïe 11,10-16). Ce n’est que huit siècles plus tard que la prophétie de l’Emmanuel fut accomplie. C’est alors qu’elle fut comprise par ceux qui ont des yeux pour voir et une intelligence capable de comprendre les desseins de Dieu. Matthieu révèle que c’est avec Jésus que s’est accomplie cette prophétie : > « Tout ceci advint pour accomplir cet oracle prophétique du Seigneur : ‘Voici que la Vierge (*Almah*) concevra et enfantera un fils qu’on nommera Emmanuel’. » (Matthieu 1,22-23) Dieu voulut que son Messie naisse de la Vierge Marie, la « Almah » par excellence dont parlait Isaïe. Ainsi, ce n’est qu’avec son accomplissement qu’une prophétie, en général, se comprend. Il faut donc être éveillé et attentif, souple et disposé à comprendre les intentions de Dieu, sans insister sur nos points de vues - comme firent les Juifs qui refusèrent Jésus - mais sur ceux de Dieu. Il faut retenir du nom « Emmanuel » qu’il est symbolique puisqu’il signifie « Dieu avec nous » comme l’explique Matthieu. Le Messie ne devait donc pas être nécessairement appelé ainsi, comme l’ont compris de nombreux Juifs, mais qu’il est « Dieu avec nous », Dieu vivant parmi nous corporellement, sur terre. Ce fait se confirme par d’autres noms symboliques qu’Isaïe donne au Messie : « On lui donne ce nom : Conseiller Merveilleux, **Dieu-Fort, Père-Éternel**, Prince-de-la-Paix » (Isaïe 9,5). Ces noms révèlent l’identité divine du Messie. En effet Dieu dit par Ézéchiel : « J’aurai soin **Moi-même** de mon troupeau… » (Ézéchiel 34,11). Isaïe ressentit inconsciemment la nécessité de l’incarnation divine ; s’adressant à Dieu, il s’exclama : « Ah ! si Tu déchirais les cieux et si Tu descendais ! » (Isaïe 63,19). #### Le Messie est Galiléen Isaïe voit « une grande lumière resplendir des pays de Zabulon et de Nephtali », tribus du nord de la Palestine en Galilée, là où vécut Jésus (Isaïe 8,23-9,6). Étant limitrophes du Liban, qui à cette époque était païen, les habitants de cette région étaient méprisés par les Juifs qui les considéraient souillés par leurs voisins païens : « De Nazareth (en Galilée) peut-il sortir quelque chose de bon ? » dit Nathanaël à Philippe (Jean 1,45-46). Et les Pharisiens, voyant Nicodème prendre la défense de Jésus lui dirent : « Étudie ! Tu verras que de la Galilée il ne surgit pas de prophète » (Jean 7,52). Si les Pharisiens avaient eux-mêmes bien étudié les prophéties, ils auraient compris que, contrairement à ce qu’ils pensaient, le Messie, le plus important des prophètes, devait surgir justement de la Galilée. Isaïe dit en effet : « Dans le passé, Il (*Dieu*) a humilié le pays de Zabulon et le pays de Nephtali (*la Galilée*), mais **dans l’avenir** il glorifiera la route de la mer au delà du Jourdain, le district des nations (*des Païens*). Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une **grande** lumière, sur les habitants du sombre pays (*Galilée*) une lumière (*le Messie*) a resplendi… Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné (*Emmanuel, le Fils de la Almah-Vierge*), il a reçu l’empire sur ses épaules. On lui donne ce nom : ‘Conseiller-Merveilleux, Dieu-Fort, Père-Éternel, Prince-de-la-Paix’… » (Isaïe 8,23-9,5). Matthieu se réfère dans son évangile à cette prophétie d’Isaïe (Matthieu 4,12-16). Humiliée par l’envahisseur assyrien, la Galilée fut ensuite glorifiée par Jésus qui vécut et travailla à Nazareth (Zabulon) et prêcha à Capharnaüm (Nephtali). #### Le Messie sera persécuté et mis à mort par les Juifs. Isaïe avait prédit que le Messie sera rejeté par son peuple, qu’il sera soumis à d’atroces souffrances et livré à la mort. Mais il a aussi prévu sa résurrection car « **après** les épreuves de son âme il verra la lumière et sera comblé. Par ses souffrances mon Serviteur (*Le Messie est le ‘Serviteur’ de Dieu*) justifiera des multitudes en s’accablant Lui-même de leurs fautes » (Isaïe 53,11). La lumière que verra ce serviteur fidèle est celle de la résurrection après la mort. Je rapporte les principaux versets du chapitre 53 d’Isaïe qui parle de ce bon Serviteur en les expliquant en italique entre parenthèse : « Qui croirait ce que nous entendons dire (Isaïe 53,1 : *qui aurait cru que le Messie tant attendu sera un anti-sioniste pauvre et rejeté*) …Sans beauté ni éclat nous l’avons vu et sans aimable apparence (Isaïe 53,2 : *Il vient d’une société pauvre et modeste, ni habits pompeux ni gloire humaine*)… Objet de mépris et rebut de l’humanité homme de douleurs et connu de la souffrance… Il était méprisé et déconsidéré (*par les Juifs eux-mêmes, son peuple*!). Or c’étaient nos souffrances qu’il supportait… Et nous autres (*Juifs*) nous l’estimons châtié frappé par Dieu, et humilié. Il a été transpercé à cause de nos péchés (*la crucifixion*)… Il a été retranché de la terre des vivants pour nos péchés, il a été frappé à mort… S’il offre sa vie en expiation il verra une postérité… Après les épreuves de son âme il verra la lumière (*la Résurrection*) ». Lis déjà ce chapitre. On n’en a pas écrit de plus beau et de plus vrai même après la venue de Jésus qui a accompli toutes ces prophéties. Quand il marchait avec les disciples d’Emmaüs (Luc 24,25-27) Jésus leur dit : « Ne fallait-il pas que le Christ endurât toutes ces souffrances ? Il leur expliqua tout ce qui le concernait dans les Écritures ». Le chapitre 53 d’Isaïe (ainsi que le psaume 22) faisait partie de ses explications. On se demande comment certains Juifs ne comprennent toujours pas ! La réponse est qu’ils sont aveuglés par la mentalité sioniste : avidité de pouvoir et de possession. #### La « Consolation » d’Israël Les 26 derniers chapitres d’Isaïe sont destinés à consoler les Juifs en leur annonçant un salut. Ce salut fut mal compris étant interprété comme le retour en Palestine et la restauration « nationale juive ». Mais Dieu parlait du salut **spirituel** apporté par Jésus pour **tous les hommes** mais rejeté par beaucoup de Juifs. Ces chapitres sont connus comme « Le livre de la consolation » car ils débutent ainsi : « Consolez, consolez mon peuple… Criez-lui que son service est fini, que son péché est expié (*par l’envoi futur du Messie*)… Une voix crie : Préparez dans le désert une route pour Yahvé… etc. » (Isaïe 40,1-4). Ces versets furent appliqués par l’Évangile à Jean-Baptiste qui vint pour préparer la voie au Messie dans le désert des âmes endormies (Matthieu 3,3). Certains pensent que ces chapitres de la consolation ne furent pas écrits par Isaïe lui-même mais par ses disciples **après** le retour d’exil. L’on ignore la fin d’Isaïe. D’après une tradition juive, il aurait été mis à mort, scié en deux, sous le roi Manassé qui « fit ce qui déplaît à Yahvé… et répandit aussi le sang innocent en si grande quantité qu’il inonda Jérusalem… » (2 Rois 21,16). | ![](/pictures/cb_chronologie-isaie_fr.png "Chronologie d’Isaïe") Chronologie d’Isaïe | |---| ### Jérémie - Les Lamentations - Baruch #### Jérémie Jérémie est d’une famille sacerdotale installée aux environs de Jérusalem, à Anatot (Jérémie 1,1). Il prophétisa à Jérusalem depuis la 13e année de Josias (626 av. J.-C.) « jusqu’à la 11e année de Sédécias » (Jérémie 1,3), qui est l’année de la déportation (2 Rois 25,2). Il a donc vécu personnellement le drame de la déportation dès sa préparation et l’avait prédite. La chute de Ninive (612 av. J.-C.) et les réformes de Josias donnèrent quelque espoir de salut, mais le désespoir surprit les Israélites avec la défaite dramatique de Megiddo (609 av. J.-C.) et le surgissement des menaces babyloniennes. Jérémie était fils du grand prêtre Hilqiyyahu (Jérémie 1,1). Il fut appelé par Dieu alors qu’il n’était qu’un tout jeune homme : « Les paroles de Yahvé me furent adressées en ces termes : ‘Avant de te former au ventre maternel, Je t’ai connu… comme prophète **des nations** Je t’ai établi’. Et je dis : ‘Ah ! Seigneur Yahvé, je ne sais pas porter la parole : je suis un enfant !’ » (Jérémie 1,5-6). Mais, malgré son adolescence, Dieu insista : « Ne dis pas : je suis un enfant… car Je suis avec toi pour te protéger… Je mets en ta bouche mes paroles… Je t’établis **sur les nations** et sur les royaumes, pour arracher et renverser, pour exterminer et démolir, pour bâtir et planter » (Jérémie 1,6-10). Avant de bâtir, Dieu doit détruire ce que les hommes ont édifié sans son aveu. Note que Jérémie est choisi comme prophète « des nations », non seulement des Israélites ; il est donc universel : « sur **les** nations et **les** royaumes ». Il doit « exterminer et démolir » pour ensuite « bâtir et planter ». Sa mission est semblable au prophète de l’Apocalypse qui doit « prophétiser contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois » (Apocalypse 10,11). Jérémie a la difficile mission d’annoncer l’invasion babylonienne par le Nord, la destruction du Temple de Salomon et la déportation suivie du retour après 70 ans d’exil : « C’est au Nord que bouillonne le malheur contre tous les habitants de ce pays… (Jérémie 1,14)… J’amènerai sur vous une nation invincible… Elle dévorera tes fils et tes filles… elle démolira tes villes fortes » (Jérémie 5,13-17). Car ainsi parle Yahvé : « c’est seulement après 70 ans accordés à Babylone que je vous ramènerai » (Jérémie 29,4-10). Par contre, les faux prophètes contredisaient Jérémie : « Aucun malheur ne nous surviendra, nous ne verrons ni épée ni famine… » (Jérémie 5,12). Ceci donnait au peuple de faux espoirs et les gens préféraient écouter les prêtres et les soi-disant prophètes qui prophétisaient la paix et la sécurité plutôt que Jérémie qui prophétisait la vérité amère. Dieu intervenait toujours pour demander à Jérémie de proclamer : « Des choses abominables se passent dans ce pays : les prophètes prophétisent au nom du mensonge, les prêtres enseignent de leur propre chef. Et mon peuple aime cela ! Mais que ferez-vous quand viendra la fin ?! » (Jérémie 5,30-31). Dieu réprimandait sans cesse les chefs laïcs et religieux, et Jérémie transmettait toujours le message avec courage : « Les prêtres n’ont pas dit : ‘Où est Dieu ?’ Les interprètes de la Torah ne M’ont pas connu (*ils ont mal interprété les paroles de Dieu, les comprenant selon l’esprit politique, esprit condamné par Dieu*). Les pasteurs (*rois*) se sont révoltés contre Moi (*faisant ‘ce qui déplaît à Yahvé’*), les prophètes (*qui prétendent être des prophètes*) ont prophétisé au nom de Baal » (Jérémie 2,8). Jérémie dénonce encore les mauvais interprètes juifs, scribes et prêtres, car ils font dire à Dieu dans la Torah ce qu’Il ne veut pas dire. C’est pourquoi il qualifie la plume des scribes de « calame mensonger » qui a changé la Torah en mensonge au service de leurs intérêts (Jérémie 8,8), prescrivant des sacrifices d’animaux et un culte que **Dieu n’a jamais demandé**: « Je **n’ai rien dit** ni prescrit à vos pères, quand Je les fis sortir du pays d’Égypte, concernant l’holocauste et le sacrifice. Mais voici la prescription que Je leur ai faite : Écoutez ma Voix… (Jérémie 7,22-23)… Comment pouvez-vous dire : ‘Nous sommes sages et nous avons la Torah, la Loi de Yahvé !’ Vraiment, c’est en **mensonge** que l’a changée la plume mensongère des scribes !… » (Jérémie 8,8). À noter que Jérémie étant de famille sacerdotale et fils du grand prêtre Hilqiyyahu, était bien placé pour savoir que les scribes avaient manipulé le texte de la Torah dans leur intérêt « avec leur plume mensongère » (Jérémie 8,8). Car c’est ce même Hilqiyyahu, son père, qui avait trouvé le texte de la Torah au Temple (2 Rois 22,8). Il a dû en parler à son fils, Jérémie, qui apprit ainsi que les scribes et les prêtres avaient modifié les textes à leur convenance. Jésus ne manqua pas de dénoncer, Lui aussi, « les scribes et les Pharisiens hypocrites » (Matthieu 23). Comme Jésus avec le second Temple, Jérémie prophétisa la destruction du premier Temple : « Est-ce une caverne de voleurs ce Temple qui porte mon Nom… Je vais traiter ce Temple comme j’ai traité Silo » (Jérémie 7,11-14), (*Silo est la cité où il y avait le premier sanctuaire qui fut détruit par les Philistins, les Palestiniens de l’époque : 1 Samuel 4,17-18*). Les Israélites ne voulurent pas croire Jérémie même après l’invasion de Nabuchodonosor et la déportation. En effet, celui-ci avait prédit que l’exil serait long : 70 ans (Jérémie 25,11). Le prophète Hananya le contredit : « Ainsi parle Yahvé : J’ai brisé le joug du roi de Babylone ! Encore deux ans et je ferai revenir les ustensiles du Temple avec tous les captifs de Juda qui sont allés à Babylone… » (Jérémie 28,1-4). Alors Jérémie envoya aux exilés une lettre leur recommandant de s’organiser en Babylone, de « bâtir des maisons et de s’y installer… de prendre femme et procréer… de rechercher le **bien** du pays où ils sont déportés, de **prier Dieu en sa faveur**. Car ainsi parle Yahvé : ‘C’est seulement après 70 ans accordés à Babylone que Je vous ramènerai’ » (Jérémie 29,4-10). Ce fut aberrant pour beaucoup de Juifs de « prier **en faveur** » des Babyloniens, leurs ennemis. Ils virent en Jérémie un traître et le persécutèrent. Compare avec Jésus qui demandait aux Juifs « d’aimer et de prier pour leurs ennemis » (Luc 6,27). On reconnaît le vrai prophète du faux quand s’accomplissent les prophéties. Jérémie, comme tous les vrais prophètes, savait que Dieu lui parlait et l’avait envoyé. Les faux prophètes sont coupables car ils usent faussement du Nom de Dieu. C’est pourquoi Jérémie mit en garde contre ces menteurs qui prétendent parler de la part de Dieu : « Ne vous laissez pas égarer par les prophètes… n’écoutez pas leurs songes, fruits de leurs rêveries… Je ne les ai pas envoyés, dit Yahvé » (Jérémie 29,8-9). Cette ferme attitude de Jérémie causa sa persécution : il reçut de Pashéshur, chef de la police du Temple, « la bastonnade et fut mis au carcan » (Jérémie 20,1-2). L’animosité croissante faillit démoraliser le prophète : « J’entendais les méchancetés de plusieurs… Tous ceux qui étaient mes amis guettaient ma chute… Maudit soit le jour où je suis né !… » (Jérémie 20,10-15). Dieu lui révéla que sa famille même s’était rangée contre lui : « Oui, même tes frères et ta famille sont faux avec toi. Eux-mêmes te critiquent à pleine voix par derrière. Ne te fie pas à eux quand ils te disent de bonnes paroles ! » (Jérémie 12,6). La mission de Jérémie pesait lourd sur ses épaules : « Malheur à moi, ma mère, car tu m’as enfanté homme de querelle et de discorde pour tout le pays » (Jérémie 15,10). Découragé, il faillit abandonner sa lourde charge : « La parole de Yahvé a été pour moi opprobre et raillerie continuellement. Je me disais : je ne penserai plus à Lui, je ne parlerai plus en son Nom » (Jérémie 20,8-9). Et Jérémie garda le silence. Mais Dieu ne lâche pas ses prophètes, il les brûle au plus profond d’eux-mêmes par son amour insistant et obtient d’eux le témoignage qu’Il veut. Jérémie avoue que son silence était comme un feu qui lui brûlait les entrailles : « …alors c’était en mon cœur comme un feu dévorant… Je ne pouvais le supporter » (Jérémie 20,9). Le prophète finit par céder à l’amour de Dieu, amour puissant et enivrant et, reprenant sa mission par amour de Dieu dit : « Tu m’as séduit, Yahvé, et je me suis laissé séduire, Tu m’as maîtrisé : Tu as été le plus fort » (Jérémie 20,7). Cette belle attitude d’amour profond contraste avec celle de Jacob, « Israël », qui, lui, prétend vaincre Dieu !… (Genèse 32,25-33). La grandeur de l’homme, sa plus grande victoire, est de se laisser vaincre par Dieu. La souffrance intérieure et intense purifia l’âme de Jérémie. « Séduit » par Dieu, il assuma sa mission jusqu’au bout. Heureusement pour nous, car il prophétisa la « Nouvelle Alliance » que devait fonder Jésus : « Voici venir des jours - oracle de Yahvé - où Je conclurai avec Israël et Juda une alliance nouvelle. **Non pas comme l’alliance** que J’ai conclue avec leurs pères… Cette alliance **c’est eux** qui l’ont rompue. Mais voici l’alliance que je conclurai : Je mettrai ma loi au fond de leur être et l’écrirai sur **leur cœur**… » (Jérémie 31,31-34). Lis ce texte et médite-le bien, le comparant aux paroles de Jésus : « Le royaume de Dieu est **en vous** » (Luc 17,21). C’est au prix de son sacrifice que Jésus fonda cette Alliance nouvelle : « Cette coupe », avait-il dit à ses Apôtres, « est la **Nouvelle Alliance** en mon sang, qui va être versé pour vous ». (Luc 22,20). Note bien que Jérémie, parlant de cette nouvelle Alliance, ne mentionne pas de « terre promise », mais de vie intérieure, Dieu inscrivant ses paroles dans les **cœurs** des croyants et l’on « n’aura plus à s’instruire mutuellement, se disant l’un à l’autre : ‘Connaissez Dieu !’ Mais ils me connaîtront tous, des plus petits jusqu’aux plus grands… » (Jérémie 31,34). Ceci signifie que les croyants n’auront plus à **insister** auprès de ceux qui ne croient pas pour répandre la connaissance de Dieu, cette connaissance étant déjà répandue de part le monde, comme c’est le cas aujourd’hui. Celui qui en a soif la trouvera, celui qui ne la désire pas la négligera : « Que l’homme souillé se souille encore et que l’homme de bien se sanctifie encore » dit l’Apocalypse (Apocalypse 22,11). Chacun est libre de choisir sa voie entre les plaisirs temporels passagers et les joies permanentes de l’Éternité. Dieu demanda à Jérémie d’écrire ses prophéties et de les envoyer au roi Joiaqim. Alors « Jérémie appela Baruch qui, sous sa dictée, écrivit sur un rouleau toutes les paroles que Yahvé avait adressées au prophète » (Jérémie 36,1-4). Le roi demeura incrédule et brûla le rouleau (Jérémie 36,23). Jérémie dut dicter ses prophéties une seconde fois à Baruch en y ajoutant « beaucoup de paroles du même genre » (Jérémie 36,32). C’est de ce Baruch que nous parlerons plus loin. Jérémie avait conseillé aux Juifs de ne pas résister aux troupes de Nabuchodonosor, mais de se rendre ou de quitter Jérusalem : « Qui restera dans cette ville mourra par l’épée, par la famine et la peste, mais qui sortira et se rendra aux Chaldéens (*Babyloniens*) vos assaillants, vivra et sa vie sauve sera son butin » (Jérémie 21,8-9). Certains haut placés lui en voulurent d’avoir ainsi parlé (Jérémie 38,1-3) et voulurent le tuer. Ils insistèrent auprès du roi Sédécias : « Cet individu mérite la mort : en vérité il décourage les combattants qui sont restés dans cette ville, et tout le peuple, en leur tenant de tels propos. Le roi Sédécias répondit : ‘Voici il est entre vos mains’ …Ils se saisirent donc de Jérémie et le jetèrent dans la citerne… et Jérémie s’enfonça dans la vase » (Jérémie 38,4-6). Lis ce chapitre 38 et celui qui le suit pour savoir comment le roi fit sauver le prophète d’une mort horrible et certaine, et comment Nabuchodonosor le sortit ensuite de prison, le traitant mieux que ne l’avaient fait les Juifs soi-disant pieux. La situation dramatique vécue par les Israélites suscite l’espoir du salut messianique. Jérémie proclame la délivrance par la venue du Messie dans l’avenir. Mais ce Messie est encore conçu comme un roi politique qui va « restaurer » la nation (Jérémie 30,18). Or la restauration **selon Dieu** est spirituelle ; elle fut entamée par Jésus pour être achevée, à la fin des temps, avec la chute définitive de l’actuel État d’Israël (Actes 3,21). Tu trouveras dans Jérémie 23,5-6 et Jérémie 30,8-9 deux prophéties messianiques. Jérémie fut emmené de force en Égypte par un groupe d’Israélites qui fuyait le pays malgré les injonctions pressantes de Dieu, par Jérémie, leur prescrivant de demeurer à Jérusalem. Nous ne savons rien de Jérémie après cela. Il est probable qu’il ait terminé ses jours en Égypte. Lis les chapitres 42 et 43 qui parlent de cet événement, prophétisant l’invasion babylonienne contre l’Égypte, puis entreprend la lecture suivie du livre de Jérémie. À noter que Jérémie était de famille sacerdotale. Son père « Hilqiyyahu », était le grand prêtre qui trouva le « Livre de la Loi » (Torah) dans le Temple. C’est sur la base de ce livre que le roi Josias entreprit les réformes religieuses. Les scribes et les prêtres ajoutèrent au texte de ce livre des clauses qui leur convenaient. Jérémie, étant le fils du grand prêtre, en eut connaissance et révéla cette infamie dans Jérémie 7,22 et 8,8. À nous d’en tirer la leçon ! #### Le livre des Lamentations Ces lamentations, ou « Jérémiades », furent composées après la ruine de Jérusalem et l’incendie du Temple. Jérémie a peut-être composé certains versets, mais il y a probablement plus d’un auteur. Tous pleurent et font des vers funèbres pour exprimer leur deuil après la défaite de Jérusalem. Lis-le dans cet esprit : « Quoi ! Elle est assise à l’écart, la Ville si populeuse ! Elle est devenue comme une veuve, la grande entre les nations ! Princesse parmi les provinces, elle est réduite à la corvée » (Lamentations 1,1). Voir 2 Chroniques 35,25 à propos de la lamentation composée par Jérémie après la mort du roi Josias à Megiddo. | ![](/pictures/cb_jeremie_fr.png "Le prophète Jérémie") Contexte du prophète Jérémie | |---| Le prophète Jérémie | Histoire | Vie de Jérémie | |---|---| | 640 **Josias** | | 630 Prophète Sophonie | | 627 Vocation de Jérémie | Ch 1 Vocation de Jérémie | | | Ch 2-6 Avant les réformes de Josias | | 622 Découverte du "livre de la Loi" (2 Rois 23,25) | Ch 30-31 Livre de la consolation, nouvelle alliance 31,31 | | **Réforme religieuse** | | 612 Prophète Nahum | | 609 Meggido | | 609 **Joachaz** (Eliakim 3 months) | Ch 11 Alliance rompue | | Retour du paganisme | Ch 7-9 Contre le Temple | | 609 **Joiaqim** | Ch 26 Arrestation de Jérémie | | | Ch 14-15 Sécheresse rejet de Juda | | 605 Karkemish | Ch 19-20 Cruche brisée et Pashehur, Jérémie au carcan | | | Ch 25 Prophétie des 70 ans d'exil | | | Ch 36 Rouleau déchiré | | Joiaqim vassal durant 3 ans (2 Rois 24,1) | | 600 Révolte de Joiaqim - Prophète Habaquq | | 598 **Joiakin** (3 mois) | Ch 13 Menace à Joiakin et exil | | **1re DÉPORTATION** | | 597 **Sédécias** | Ch 27 Porter le joug de Babylone | | Prophète Ezéchiel | Ch 28 Faux prophète Hananya | | | Ch 29 Lettre aux exilés | | 589-588 Révolte de Sédécias - Siège de Jérusalem | Ch 21-22 Réponse à Sédécias sur le siège de Jérusalem | | | Ch 34 Sort de Sédécias | | | Ch 37-38 Interruption du siège 588, Jérémie dans la citerne | | | Ch 32-33 Reprise du siège, promesses de restauration | | 586 Prise de Jérusalem | Ch 39-40,6 Histoire de Jérémie à la chute de Jérusalem | | **2nde DÉPORTATION** | | 586 Godolias | Ch 40,7-45 Godolias jusqu'à la fin de Jérémie | #### Annexe à l’étude de Jérémie Les 5 rois du temps de Jérémie (Jérémie 1,2) (2 Rois 22 à 26 et 2 Chroniques 34 à 36) 1\. **Josias 640-609** (Grandes réformes religieuses + Livre de la Loi retrouvé) En 609, Néko monta au secours des Assyriens contre les Babyloniens ; Josias tenta d’empêcher la jonction entre les Égyptiens et les Assyriens. Il désirait la ruine définitive de l’Assyrie qui occupait encore une partie du nord d’Israël. Sa défaite avantageait donc le royaume de Juda. Mais Néko fit périr Josias à Megiddo en 609 av. J.-C., puis poursuivit sa route vers Karkemish où il fut vaincu à son tour par Nabuchodonosor en 605 av. J.-C. (2 Rois 23,29 et 2 Chroniques 35,20-25). Cela mit fin à l’empire Assyrien. 2\. **Joachaz 609** Il resta trois mois sur le trône après la mort de Josias. Suite à la défaillance de l’Assyrie à Karkemish, Néko, retournant vers l’Égypte, s’empara de la Syrie et de la Palestine. Il détrôna Joachaz et l’emmena avec lui comme prisonnier en Égypte. Il établit son frère Joiaqim comme roi à sa place, imposant un tribut à la Judée (2 Rois 23,31-35 et 2 Chroniques 36,1-4). Jérémie se réfère avec amertume au départ de Joachaz en Égypte : « Ne pleurez pas celui qui est mort (*Josias*) ; Pleurez amèrement celui (*Joachaz*) qui est parti (*en Égypte*) car il ne reviendra plus, il ne verra plus le pays natal… mais à l’endroit où on l’emmena prisonnier, il mourra… » (Jérémie 22,10-12). 3\. **Joiaquim 609-598** Joiaquim, en sa quatrième année de règne (605 av. J.-C.), donc 4 ans après Meggido, constatant la force de Nabuchodonosor, se soumit à lui (Jérémie 36,1 voir la note dans la Bible de Jérusalem). Il se sentit en sécurité, à l’abri des foudres du Pharaon. Joiaqim, heureux de se sentir en sécurité, voulut tuer Jérémie après l’avoir entendu prédire le malheur contre son pays. Il déchira le rouleau que Jérémie fit écrire à Baruch. Il donna l’ordre de les arrêter tous les deux. Mais Jérémie fut protégé par Ahiqam fils de Saphân (Jérémie 26 et 36). Saphân était proche de la cour royale, sous Josias, et avait aidé le roi dans les réformes (2 Rois 22,3-12). Comme Jérémie était d’une famille sacerdotale, Saphân le connaissait bien, d’où son aide au prophète (Jérémie 26,24). Saphân est aussi le grand-père de Godolias, fils de Ahiqam (2 Rois 25,22), qui aida, lui aussi, à son tour, Jérémie (Jérémie 40,5-6). (Saphân père de Ahiqam père de Godolias, tous amis et protecteurs de Jérémie). 4\. **Joiakin 598** Première déportation : le roi ainsi que toute sa cour royale et tous les gens de bonne condition (2 Rois 24,15). Nabuchodonosor établit comme roi à sa place, Sédécias, son oncle (2 Rois 24,17 et 2 Chroniques 36,9-10). 5\. **Sédécias 598-586** Sédécias se révolta contre Nabuchodonosor (2 Rois 24,20). Celui-ci investit donc Jérusalem (2 Rois 25,2). Voulant s’enfuir, Nabuchodonosor le fit arrêter, déporter et juger. Les Babyloniens entrèrent à Jérusalem, détruisirent le Temple et déportèrent le reste des Judéens, laissant les paysans pour cultiver la terre. Ils établirent Godolias comme gouverneur (2 Rois 25 et 2 Chroniques 36,11-21). #### Baruch Le livre de Baruch est absent de la Bible hébraïque. Il fut écrit par Baruch à Babylone après la déportation : « Voici les paroles qu’écrivit à Babylone Baruch » (Baruch 1,1). On en faisait la lecture dans les assemblées déportées « devant Jékonias roi de Juda (*exilé*) et devant tout le peuple venu pour cette lecture devant les dignitaires… devant tous ceux qui habitent Babylone » (Baruch 1,3-4). On constate dans ce livre la grande impression que fit le message de Jérémie, impression qui dura très longtemps dans la conscience juive (2 Maccabées 2,1-7 & 15,14 / Matthieu 16,14). Baruch lui-même n’a d’intérêt que parce qu’il répète et rappelle les paroles brûlantes de son professeur, paroles rejetées par les Juifs : « Tu as envoyé sur nous ta colère et ta fureur, comme Tu l’avais proclamé par le ministère de tes serviteurs les prophètes en ces termes : ‘Inclinez votre nuque et servez le roi de Babylone’…Mais nous n’avons pas écouté ton invitation à servir le roi de Babylone » (Baruch 2,20-24). Baruch rappelle la nouvelle alliance prédite par Jérémie pour encourager les exilés : « Mais dans le pays de leur exil, ils **rentreront en eux-mêmes** et connaîtront que je suis le Seigneur leur Dieu… Alors je les ramènerai au pays que j’ai promis par serment à leur père Abraham… Pour eux, j’établirai une **alliance éternelle**… et je ne repousserai plus mon peuple Israël du pays que je leur ai donné » (Baruch 2,30-35). Ce « pays » est la Vie Éternelle, céleste et non pas géographique. L’alliance **éternelle** en question est celle déjà proclamée par Jérémie (Jérémie 31,31) et accomplie par Jésus. Remarque que Baruch avait déjà saisi la dimension intérieure, spirituelle, de cette alliance : « Ils rentreront **en eux-mêmes** ». Mais il croyait encore à la terre promise comme une réalité géographique, « le pays promis à Abraham… », et prédit le retour à ce pays (Palestine) prophétisant que Dieu « ne repoussera **plus** son peuple du pays qu’il leur a donné » (Baruch 2,35). Or, les Juifs furent de nouveau exilés par Titus en 70 apr.J-C et furent éparpillés dans le monde entier. Il est clair donc que l’intention de Dieu visait une stabilité psychologique et spirituelle, non géographique, qui se déroule **dans l’âme** des croyants, « en eux-mêmes ». Les Juifs sont considérés par Baruch comme « les fils chéris de la **veuve** » (Baruch 4,16) parce qu’Israël, châtié par Dieu, est comparé à une veuve triste et abandonnée. Ce thème de « la veuve » est souvent évoqué dans les assemblées ésotériques (Franc-maçonnerie, Rose-Croix) et se réfère à Israël. Retiens l’expression « revêtir le sac » (Baruch 4,20) qui signifie être en deuil à cause de situations dramatiques. Tu la rencontreras dans l’Apocalypse à propos des deux témoins de Dieu persécutés par les hommes de la Bête (Apocalypse 11,3). Baruch termine son livre sur un ton optimiste en rappelant le retour d’exile : « Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère… Voici tes enfants du couchant et du levant rassemblés… » (Baruch 5,1-9). Le livre se clôture par la reproduction de la lettre de Jérémie aux exilés. Ainsi, Baruch est une révision de Jérémie, un témoignage en sa faveur. ### Ézéchiel Le prophète Ézéchiel est un prêtre exilé dès la première déportation des Judéens à Babylone (2 Rois 24,10-17) : « La cinquième année d’exil du roi Joiakin (593-592 av. J.-C.), la parole de Yahvé fut adressée au prêtre Ézéchiel **au pays des Chaldéens** » (Ézéchiel 1,1-3). Le Temple de Salomon n’avait pas encore été détruit lorsque débuta sa mission. Ézéchiel est donc contemporain de Jérémie. En exil, Ézéchiel eut des visions concernant la deuxième déportation ainsi que la destruction du Temple et de Jérusalem survenue quelques années plus tard (en 586 av. J.-C.). Dieu lui demanda de prophétiser contre les Israélites insoumis, d’annoncer contre eux ce châtiment : « Montagnes d’Israël… Voici que Je vais faire venir contre vous l’épée… L’on tombera percé de coups au milieu de vous… » (Ézéchiel 6,1-7), mais tout en gardant **un reste** pour poursuivre le plan messianique divin : « Mais J’en épargnerai d’entre vous, qui échapperont à l’épée… alors vos survivants se souviendront de Moi » (Ézéchiel 6,8-10). Les prophéties et les visions les plus importantes d’Ézéchiel sont : (Lis-les, au fur et à mesure, après mes explications). #### La fin d’Israël Remarque qu’Ézéchiel prophétise « la fin » d’Israël : « Ainsi parle le Seigneur Yahvé au pays d’Israël : Fini ! la **fin** vient sur les quatre coins du pays… La **fin** approche, la **fin** approche **de toi**… Je n’aurai pas un regard de pitié… » dit le Seigneur (Ézéchiel 7,1-9). Avec Nabuchodonosor, en 586 av. J.-C., ce fut la **première fin** d’Israël. Jésus aussi avait parlé de la « fin » d’Israël (Matthieu 24,3-14). Ceci eut lieu en 70 ap. J.-C., quand Titus brûla le second Temple. La plupart des Israéliens s’échappèrent en diaspora. Ce fut la **deuxième fin** d’Israël. Dans les temps apocalyptiques que nous vivons, Israël connaîtra une **troisième et ultime fin** (Matthieu 24,14). Cette « Bête » du chapitre 13 de l’Apocalypse, « on ne la verra jamais plus » (Apocalypse 18,21). C’est de cette troisième et dernière fin d’Israël que Jésus parle encore dans les Évangiles : « Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier… Et alors viendra **la fin** » (Matthieu 24,14). L’Évangile est déjà proclamé dans le monde entier. La fin des fins d’Israël est toute proche. #### Vision des 4 Vivants (Ézéchiel 1,4-28) « Je vis un vent de tempête… Au centre quelque chose comme 4 Vivants (Ézéchiel 1,5). Ils avaient 4 faces chacun et chacun 4 ailes… Des **mains humaines** apparaissaient sous leurs ailes (Ézéchiel 1,8)… Ils avaient une face **d’homme**… de lion… de taureau… et d’aigle… Sur la voûte qui était sur leurs têtes il y avait… un trône sur lequel, tout en haut, était un Être ayant apparence **humaine**… C’était quelque chose ayant l’aspect de la gloire de Yahvé » (Ézéchiel 1,26-28). Cette grande vision, comme toutes les prophéties messianiques, fut incomprise en son temps. C’est une prophétie sur les Évangiles qui présentent le Messie, Jésus. Dieu annonce le châtiment babylonien qui s’abat sur Israël du Nord comme un vent de tempête. Car le jugement de Dieu s’abat, à l’improviste, comme une tempête. « Veillez et priez pour ne pas être surpris » comme les vierges folles, recommande Jésus (Matthieu 24,42 / 25,1-13). Dans cette même vision, Dieu révèle son plan de salut en Jésus pour l’humanité entière : les 4 vivants représentent les 4 évangélistes. Leurs ailes sont symbole de leur élévation spirituelle, les mains sous les ailes désignent qu’ils sont écrivains, ayant écrit de leurs mains les 4 Évangiles. La « voûte » est le Ciel, le « Trône » est le Siège de Dieu pour juger les hommes par les Évangiles. Au plus haut du Trône, c’est le Messie, à la fois homme et Dieu, cet être ayant une « apparence **humaine** », mais ayant aussi « l’aspect de la **gloire de Yahvé** ». Nous sommes en mesure de comprendre aujourd’hui que, dans cette vision, le Messie fut annoncé par Dieu comme étant sa propre incarnation humaine, Dieu Lui-même devant être ce Messie qui s’incarnera pour sauver les croyants et juger les incrédules : « Le Verbe s’est fait chair » dit Jean dans son Évangile, « nous avons vu sa **gloire, gloire** qu’il tient du Père » (Jean 1,1-14). Nous sommes en mesure de comprendre aujourd’hui, après l’incarnation du Messie-Dieu, que cette gloire divine vue par Ézéchiel était en Jésus de Nazareth dans sa plénitude. Les quatre animaux ont « une forme humaine, et chacun a quatre faces et quatre ailes jointes l’une à l’autre ». La forme humaine indique qu’ils sont des hommes. Leurs faces sont tournées vers les quatre directions, car leur Message est destiné aux quatre coins de la terre. Leurs ailes sont jointes car ils sont unis entre eux par un même Message, celui du Messie. « Ils allaient chacun devant soi ; ils allaient là où l’Esprit les poussait ; ils ne se tournaient pas en marchant » (Ézéchiel 1,12), car ils sont mus par un même esprit, l’Esprit de Dieu qui est droit. Ils livrent leur Message comme « le semeur qui sort pour semer » (Matthieu 13,4), sans regarder en arrière. « Ils ne se retournent pas », insiste Ézéchiel, car « quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu » (Luc 9,62). « Au milieu de ces animaux apparaissaient comme des charbons ardents, semblables à des torches » (Ézéchiel 1,13). Ces charbons ardents et ces torches sont les cœurs des Apôtres et des croyants qui, comme des charbons ardents, sont embrasés d’amour pour Dieu et son Messie et qui, comme des torches, éclairent, par leur éclat, ce monde enténébré. « Le feu jetait une lueur, et du feu sortaient des éclairs. Les animaux allaient et venaient, semblables à la foudre » (Ézéchiel 1,13-14). Jésus dit : « Comme l’éclair, en effet, part de l’Orient et brille jusqu’en Occident, ainsi en sera-t-il de l’Avènement du Fils de l’Homme » (Matthieu 24,27). L’Évangile ainsi que le Message de l’Apocalypse sont répandus sur la terre entière, via Internet. Il se répand en un clin d’oeil, comme l’éclair qui part de l’Orient jusqu’à l’Occident. Et ce, par les Apôtres des Derniers Temps, petits charbons aux cœurs ardents d’amour pour le Messie et sa sainte Mère. Dans son Apocalypse, Jean voit lui aussi ces 4 Vivants, toujours « au milieu et autour du Trône » (Apocalypse 4,6), car, étant sur le Trône, ils prennent part au Jugement par leurs Évangiles. « Au vainqueur Je lui donnerai de prendre place sur mon Trône, comme Moi-même, après ma victoire, J’ai pris place auprès de mon Père sur son Trône » dit Jésus (Apocalypse 3,21). N’avait-Il pas dit à ses Apôtres : « À vous qui m’avez suivi… Quand le Fils de l’homme siégera sur son Trône de gloire, vous siégerez vous aussi sur 12 trônes pour juger les 12 tribus d’Israël » (Matthieu 19,28) ? Comme Ézéchiel annonce par cette vision le premier Avènement du Messie, ainsi, l’Apocalypse de Jean annonce son second Avènement à la fin des temps, après l’ultime fin de l’État contemporain d’Israël. #### Vision du livre mangé (Ézéchiel 3,1-15) « **Mange** ce volume… Je le **mangeai** et il fut doux comme du miel dans ma bouche,… Alors il me dit : ‘Fils d’homme, va vers la maison d’Israël et porte leur mes paroles… Ne les crains pas, car c’est une engeance de rebelles,… qu’ils t’écoutent ou ne t’écoutent pas’ ». Ézéchiel est invité à « **manger** » le livre de sa prophétie c’est-à-dire à assumer sa mission contre les Israélites : « Ce n’est pas vers un peuple au parler obscur, à la langue barbare que tu es envoyé… Ce n’est pas vers **des peuples nombreux**, mais c’est vers la maison d’Israël », dit Dieu à son prophète (Ézéchiel 3,5-6). La mission d’Ézéchiel - à son époque - se limitait à la « maison d’Israël », elle était donc spécifique et ne s’étendait pas à « des peuples nombreux ». Cette image du livre « mangé » est reprise par l’Apocalypse. À la fin des temps, lorsque réapparaît Israël, les prophètes de Dieu sont « de nouveau » invités à « manger un livre » et à témoigner, non seulement de nouveau contre Israël, comme ce fut le cas pour Ézéchiel, mais aussi « contre la foule des peuples, des nations, des langues et des rois » qui le soutiennent dans son injustice : « Vas prendre le petit Livre ouvert… mange-le… Je l’avalai (*le livre*), dans ma bouche, il avait la douceur du miel… mais il remplit mes entrailles d’amertume. Alors on me dit : ‘Il te faut **de nouveau** prophétiser contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois’ » (Apocalypse 10,8-11). À noter **l’amertume** de la prophétie apocalyptique, inexistante dans celle d’Ézéchiel, étant plus pénible parce qu’universelle, se heurtant à plus d’obstacles : la prophétie d’Ézéchiel s’adressait aux Juifs seulement pour les informer du premier Avènement du Christ. Or celle de l’Apocalypse, plus dure à porter, s’adresse aux hommes du monde entier pour les prévenir et les préparer au Retour de Jésus lors de son proche second Avènement : « Le voici qui vient… Chacun Le verra, même ceux qui L’ont transpercé (*les Juifs*), et sur Lui se lamenteront **toutes les races** de la terre » (Apocalypse 1,7). #### La Nouvelle Alliance (Ézéchiel 11,19-20 & 36,25-27) Ici encore la prophétie de la Nouvelle Alliance insiste sur le cœur et l’esprit, non sur la possession d’une terre géographique : « Je leur donnerai un seul cœur et je mettrai **en eux** un esprit nouveau ». C’est l’Esprit Saint dont parle Jésus (Luc 11,13), que reçoivent ses **vrais** sujets (Jean 14,15-26 / 16,7-15). #### Veuvage et deuil d’Ézéchiel (Ézéchiel 24,15-27) Dieu annonce à Ézéchiel la mort de sa femme, celle qui est « la joie de ses yeux » (Ézéchiel 24,16), lui demandant de ne pas en porter le deuil : « Tu ne te lamenteras pas… Gémis en silence, ne prends pas le deuil des morts » (Ézéchiel 24,16-17). Ce deuil devait être le symbole de la destruction du Temple qui était pour les Israélites « la joie de leurs yeux » (Ézéchiel 24,21). Ce ne sera qu’après la destruction du Temple que commencera la mission d’Ézéchiel, avec l’accomplissement de sa prophétie, il sera mieux écouté. Alors Dieu lui permettra de parler et lui déliera la langue : « Tu ne seras plus muet » (Ézéchiel 24,27), après l’avoir réduit au mutisme à cause de l’impiété des Juifs : « Tu seras muet et tu cesseras de les avertir, car c’est une engeance de rebelles » (Ézéchiel 3,26). La prophétie apocalyptique a connu, elle aussi, une longue période de silence : « Tiens secrètes les paroles des 7 Tonnerres et ne les écris pas » (Apocalypse 10,4). Cette période - qui a duré 20 siècles - a été suivie du temps de la proclamation franche et ouverte du message : « Ne tiens pas secrètes les paroles prophétiques de ce livre, car le Temps (*du Retour du Christ*) est proche » (Apocalypse 22,10). Dans l’Apocalypse, la période de silence était due au fait que les prophéties apocalyptiques n’étaient pas encore accomplies pour être comprises. #### La résurrection (Ézéchiel 37,1-28) Ézéchiel voit en vision des « ossements desséchés » reprendre corps et retourner à la vie : « Voici que J’ouvre vos tombeaux et Je vais vous faire remonter de vos tombeaux, mon peuple, et Je vous reconduirai sur le sol d’Israël » (Ézéchiel 37,12). Cette résurrection est interprétée, par certains, comme le retour à la vie de l’État israélien actuel. C’est faux. Cet État sera détruit pour toujours. La résurrection en question est celle de l’âme, de son retour à la vie spirituelle dont a parlé Jésus (Jean 5,24-27). Elle est réservée à ses disciples **fidèles**. C’est ce que l’Apocalypse appelle « la Première Résurrection » (Apocalypse 20,6). Elle diffère de la résurrection finale à la fin des temps, nommée « Deuxième Résurrection », quand le corps ressuscitera, lui aussi, renouvelé (Jean 5,28-29). #### Gog et Magog (Ézéchiel 38-39) Ces noms symbolisent les Païens de l’époque. Les élus, le « peuple de Dieu », triompheront d’eux. Le livre de l’Apocalypse nous explique que Gog et Magog, au XXe siècle, ne sont autres que les Israéliens « qui ont envahi toute l’étendue de la Palestine » (Apocalypse 20,7-9). L’Apocalypse jette une lumière divine qui nous aide à bien interpréter l’intention de Dieu dans la prophétie d’Ézéchiel. #### Vision du Temple reconstruit (Ézéchiel 40-48) Une quinzaine d’années après la ruine du Temple, « La 25e année de notre captivité » (Ézéchiel 40,1), Ézéchiel eut une vision sur sa reconstruction. Il voit « un homme dont l’aspect ressemblait à celui de l’airain. Il avait dans la main un cordeau de lin et une canne à mesurer (*le Temple*)… Il mesura l’épaisseur de la construction… etc. » (Ézéchiel 40,3-5). Il s’agit, bien entendu, du Temple spirituel puisque Dieu dit à Ézéchiel : « Aucun étranger, incirconcis **de cœur** n’entrera dans mon sanctuaire » (*les scribes ajoutent volontiers : « et incirconcis **de corps*** ») (Ézéchiel 44,6-9). L’Apocalypse parle aussi de l’édification du Temple **spirituel** à la fin des temps, Temple mesuré, lui aussi, pour n’admettre que les vrais croyants (Apocalypse 11,1). Ce Temple éternel n’est autre que Dieu et Jésus-Christ (Apocalypse 21,22), « Rien de souillé n’y pourra pénétrer, ni ceux qui commettent le mal » (Apocalypse 21,27). Tel est la vraie dimension du Temple de Dieu que n’ont pu comprendre les Israélites. Le nouveau Temple d’Ézéchiel est celui décrit dans l’Apocalypse. Il est spirituel. Compare « les eaux de vie » qui sortent du sanctuaire du Temple vu par Ézéchiel (Ézéchiel 47,12), avec le « Fleuve de vie » de l’Apocalypse (Apocalypse 22,1-2). Le Temple vu par Ézéchiel est spirituel, ceci est une simple déduction du fait que ses mesures et sa forme ne correspondent pas au Temple construit par Esdras après le retour d’exil. Aucun fleuve de vie ne sortait du sanctuaire de ce Temple. ### Daniel Daniel fut emmené en exil par Nabuchodonosor probablement lors de la première déportation de Juda (2 Rois 24). Il appartenait à la noblesse juive : « Le roi ordonna de prélever d’entre les gens d’Israël quelques enfants de race royale ou de grandes familles… aptes à se tenir à la cour du roi… Parmi eux se trouvait Daniel… » (Daniel 1,3-6). Le prophète n’était donc qu’un jeune enfant lorsqu’il quitta la Palestine. « Il demeura en exil jusqu’en l’an 1 du roi Cyrus » (Daniel 1,21). Daniel devint important dans la cour après avoir été le seul à révéler au roi son rêve et son interprétation (comme Joseph avec Pharaon). Lis le chapitre 2 puis reprends ce cours. La statue vue par Nabuchodonosor représente 4 empires qui se suivent dans l’histoire : Babylonien, Médo-Perse, Grec et Romain. C’est sous le quatrième de ces empires - le Romain - que le Messie fut annoncé, c’est lui cette « pierre qui se détacha, sans que main l’eût touchée, et vint frapper la statue… et se brisèrent, tout à la fois, fer et terre cuite, bronze, argent et or… le vent les emporta sans laisser de trace. Et la pierre devint une grande montagne qui remplit toute la terre » (Daniel 2,34). Les 4 empires sont expliqués par Daniel (Daniel 2,36-43). « **Au temps de ces rois**, Dieu dressera un royaume (*celui du Christ, dont le Royaume n’est pas de ce monde : Jean 18,36*) qui, jamais ne sera détruit » (Daniel 2,44). Jésus est venu - au temps de ces rois - sous l’empire Romain. Son Royaume existe toujours et pour toujours dans le cœur de ses fidèles. L’empire Romain est passé ; qu’attendent encore certains Juifs pour comprendre ?! | ![](/pictures/cb_les-4-empires_fr.png "La statue vue par Nabuchodonosor") La statue vue par Nabuchodonosor et les 4 empires | |---| À part les visions de Nabuchodonosor, Daniel en eut lui-même pour le prévenir des évolutions historiques concernant les 4 empires. Tu remarqueras que toutes ces visions troublèrent et fatiguèrent le prophète (Daniel 7,28 / Daniel 8,27). Les messages divins sont souvent lourds à porter. Voici les principales visions de Daniel : #### Chapitre 7 : Vision des 4 « Bêtes » Les quatre « Bêtes » représentent les 4 empires païens qui précèdent la venue du Christ. Cette vision est semblable à celle de la statue de Nabuchodonosor (Daniel 2). Sous le quatrième empire viendra le Messie : c’est Lui « l’Ancien (*car ses jours remontent aux jours antiques, aux jours d’Éternité : Michée 5,1*) qui s’assit sur le Trône » pour juger (Daniel 7,9). Le jugement est signalé par le fait que « les livres étaient ouverts » (Daniel 7,10). L’expression revient dans l’Apocalypse (Apocalypse 10,2 / 20,12). Ces livres ouverts sont ceux de l’Ancien Testament. Ils sont « ouverts » pour démontrer, par les prophéties qui s’y trouvent, que Jésus est vraiment le Messie. Ainsi, ceux qui ne reconnaissent pas en Jésus le Messie, sont confondus et condamnés par les prophéties qui l’avaient annoncé (voir Luc 24,25-27 / Actes 17,2-11 / Actes 18,28). Isaïe réprimande ceux qui ne comprennent pas les visions prophétiques, disant que celles-ci sont pour eux comme « un livre fermé (*ou scellé*) » (Isaïe 29,11). Ces 4 « Bêtes » païennes se retrouvent encore dans l’Apocalypse sous la forme de « 4 chevaux » (Apocalypse 6,1-8). Elles y sont réunies en une seule « Bête » qui les représente toutes (Apocalypse 13). Cette Bête de l’Apocalypse qui apparaît à la fin des temps, diffère de celles vues par Daniel : elle symbolise le néo paganisme qui se manifeste avec force comme une seule nation militairement et universellement puissante, et dont le centre est la Palestine et sa capitale convoitée : Jérusalem (Apocalypse 13 et Apocalypse 20,7-9). Il s’agit d’Israël. #### Chapitre 8 : Vision du « Bouc de l’Occident » Vision du « Bouc d’Occident » (*Alexandre le Grand : « le roi de Yavân », Grèce, Daniel 8,5 & 21*) qui triomphe de l’empire Perse, le « Bélier » (Daniel 8,6 & 20). Après ses multiples victoires, Alexandre mourut à la fleur de l’âge, à 33 ans : « Le Bouc devint très puissant, mais, en pleine force, la grande corne se brisa et, à sa place se dressèrent 4 Magnifiques… ». Ce sont les 4 généraux d’Alexandre qui se partagèrent son empire (Daniel 8,8). Antiochus Épiphane, que tu as connu en lisant les Maccabées (1 Maccabées 1,10-44), succéda à l’un de ces 4 et gouverna la région de la Palestine. Sa politique d’hellénisation provoqua la révolte des Maccabées (en 167 av. J.-C.: 1 Maccabées 2). Il est symbolisé par la « Corne qui grandit beaucoup dans la direction du Sud et de l’Orient et du Pays de Splendeur » (*la Palestine*). Cette « Corne » souilla le Temple de Jérusalem en y posant « l’iniquité (*la statue de Zeus*), renversant à terre la vérité » (Daniel 8,11-12). Remarque que Daniel n’a pas compris la vision (Daniel 8,27). Il faut retenir ce principe prophétique déjà mentionné : une prophétie concernant un événement historique ne se comprend qu’après l’accomplissement de l’événement prédit. Alors « s’ouvrent » les livres prophétiques qui l’avaient prédit. Ces livres demeurent « fermés » (*ou scellés*) pour ceux qui refusent d’admettre l’accomplissement historique de la prophétie. Ils seront à jamais aveuglés, leurs yeux fermés sur les vérités divines. #### Chapitre 9 : Fin des 70 ans de déportation Daniel « scrutait les Écritures » (*de Jérémie*) et priait Dieu pour « savoir quand devaient se terminer les 70 ans d’exil, tel que révélé par Yahvé au prophète Jérémie » (Daniel 9,2). Dieu saisit l’occasion pour lui révéler plutôt son plan de salut par l’envoi du « Prince-Messie » (*Jésus*) qui sera supprimé 69 semaines après la reconstruction de Jérusalem (Daniel 9,25-26). Dieu invite Daniel à ne pas se limiter aux 70 ans de Jérémie, mais à regarder bien plus loin et avoir une vision globale : les 70 ans sont 70 « semaines » **d’années**, donc 70x7=490 ans, époque approximative de la venue de Jésus. Ces « 70 semaines **d’années** » sont divisées en 3 périodes : 62+7+1. « Après 62 semaines, un Messie sera supprimé (*il fut, en effet, rejeté et crucifié*) et… (*le trône politique sioniste de David*) ne sera pas à lui » car son règne est spirituel. La ville de Jérusalem et le Temple seront donc de nouveau « détruits par un prince qui viendra » (Daniel 9,26). C’est Titus qui accomplit cette prophétie en détruisant le Temple une seconde fois, en l’an 70 ap. J-C. Une telle prophétie, annonçant une deuxième destruction du Temple, n’était pas de nature à consoler Daniel. La période de Daniel au « Prince-Messie » est de 62+7=69 semaines d’années (symboliques). La dernière semaine d’années se rapporte à l’époque de l’Avènement du Messie. La dernière demi-semaine, à savoir 3 jours et demi, représente les temps apocalyptiques que nous vivons. Ils sont connus comme la fin des temps, quand on verra « l’abomination de la désolation » à Jérusalem (Daniel 9,27 / Matthieu 24,15). Cette abomination n’est autre que l’Antichrist sioniste à Jérusalem aujourd’hui : l’ennemi du Christ sur la terre sainte avec son cortège de crimes et de destructions. Les « 70 semaines d’années » se termineront « à la fin, au terme assigné pour le désolateur (*Israël*) » (Daniel 9,27). Ou encore, selon l’expression de Jésus : « Jérusalem demeurera foulée aux pieds par des Païens (*les Sionistes qui Le rejettent*) jusqu’à ce que soit révolu le temps des païens (*l’État d’Israël*) » (Luc 21,24). | ![](/pictures/cb_daniel-9-20-27_fr.png "Daniel-9-20-27") Daniel 9,20-27 | |---| #### Chapitre 12 : Vision de la fin des temps Cette dernière vision concerne la période apocalyptique qui précède immédiatement la fin des temps. « Ce sera un temps d’angoisse **tel qu’il n’y en aura pas eu jusqu’alors** depuis que nation existe » (Daniel 12,1)… « et qu’il n’y en aura jamais plus », confirma plus tard Jésus (Matthieu 24,21). Cette période est un signe de la fin des temps, signe donné pour que se préparent les sages au Jugement final, quand « s’éveilleront ceux qui dorment dans la poussière, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l’opprobre (*éternel*) » (Daniel 12,2). Cette vision est semblable aux visions apocalyptiques de Jean. Elle révèle un nombre symbolique de jours (1290 & 1335 jours : Daniel 12,11-12) un nombre complémentaire révélé à Jean (1260 : Apocalypse 11,3 & 12,6). Une comparaison entre les deux textes sera indispensable pour comprendre. Toutefois, ce n’est qu’après l’achèvement des événements apocalyptiques (chute d’Israël et 3e guerre mondiale) que ces chiffres « s’ouvriront » à notre intelligence et que deviendra clair leur symbolisme. C’est la raison pour laquelle Daniel « écoutait **sans comprendre** » (Daniel 12,8). Ces événements dureront « un temps, deux temps et un demi temps », soit trois temps (ou périodes) et demi (Daniel 12,7). Ce sont les « 3 temps et demi » et les « 3 jours et demi » de l’Apocalypse 11,8-11. Ils correspondent à la demi-semaine de Daniel 9,27. Nul ne peut comprendre cette prophétie avant « l’achèvement de toutes ces choses, quand sera achevé celui qui écrase la force du peuple saint » (Daniel 12,7). Il s’agit de la destruction de l’Antichrist israélien qui a séduit et affaibli les croyants. « Va Daniel : ces paroles sont **closes et scellées** jusqu’au temps de la Fin » (Daniel 12,9). C’est avec l’explication de l’Apocalypse que toutes ces prophéties se clarifient. La Bible Hébraïque termine le livre de Daniel au 12e chapitre. Les chapitres 13 et 14 ne se trouvent que dans la Bible grecque. Ils révèlent la sagesse de Daniel. Ils sont faciles à comprendre. #### La synthèse Voici un texte concis pour bien comprendre les prophéties de Daniel. Je propose de lire les 12 premiers chapitres de son livre et particulièrement les chapitres 1 / 2 / 3,1-23 / 4 / 7 / 8 / 9 / 12. La clé pour comprendre ces prophéties est de réaliser qu’elles visent l’époque de l’Avènement futur du Messie impatiemment attendu par les Juifs autrefois. Jésus, à maintes reprises (plus de 40 fois dans les Évangiles), avait dit qu’il était le « Fils de l’homme » (Matthieu 8,20 - 12,40 - 24,30 / Marc 9,12 - 13,29 / Luc 12,8 - 18,8 - 21,36 / Jean 1,51 - 6,27 - 9,35 / Actes 7,56). Les Juifs ne comprirent pas et Lui demandèrent : « Qui est ce Fils de l’Homme ? » (Jean 12,34). Jésus se référait à la vision de Daniel 7,13-14, annonçant l’Avènement du Messie « venant sur les nuées du Ciel comme un **Fils d’homme**… son empire est empire à jamais… ». Remarquez que par Sa Venue « le jugement se tenait, les **livres étaient ouverts** » (Daniel 7,10). Il s’agit des livres prophétiques à ouvrir, à consulter, pour démontrer par ces Saintes Écritures que Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes (Actes 17,2 / 17,11). Nous retrouvons cette expression dans Apocalypse 20,12 à propos du Second Avènement de Jésus pour démontrer, toujours par les Saintes Écritures **ouvertes** - et en particulier par le Livre de l’Apocalypse, cet « autre Livre ouvert » - que le Messie, venu il y a 2000 ans, est déjà spirituellement de retour. Pour comprendre les prophéties de Daniel, il faut se rendre compte que tout, dans son livre, est ciblé sur l’Avènement du Messie. Tel est **le point central** de ce livre. Toutes les autres prophéties sont de caractère historique et concernent les empires précédant l’Avènement du Messie, ceux qui se succédèrent durant et après Daniel : Babylonien, Mède, Perse, Grec puis Romain. C’est sous ce dernier empire, à savoir l’empire Romain, que le livre de Daniel annonce l’Avènement de ce « Fils d’homme » (Daniel 7,13-14), de ce « Messie supprimé » (Daniel 9,26), de cette « pierre détachée de la montagne **sans que main l’eut touchée** » (Daniel 2,34), cette « pierre d’achoppement » dont parle Jésus (Matthieu 21,42) qui a réduit les empires humains en poussière et dont le royaume spirituel ne passera jamais (Daniel 2,29-45). L’angoisse de Daniel était due à l’exil babylonien et à la destruction du temple. Jérémie avait prédit que cet exil durerait 70 ans (Jérémie 25,11-12 et Jérémie 29,10). Or, cette période était dépassée. Daniel ne voyait pas la fin des malheurs d’Israël. Car il y eut deux exodes : un premier en 597 av. J.-C. suivi d’un second en 587 av. J.-C. Un timide retour d’exil eut lieu après l’édit de Cyrus en 538 av. J.-C. Vers 538, il y eut tentative de construction du temple, mais suivie d’une interruption qui dura « jusqu’à la **deuxième année** du règne de Darius » à cause de l’opposition des Samaritains (Esdras 4,24). Nous comprenons ainsi l’anxiété de Daniel impatient de voir le Temple reconstruit : « **En l’an 1** de Darius », avoue-t-il, « moi, Daniel, je scrutai les Écritures computant le nombre des années - tel qu’il fut révélé par Yahvé au prophète Jérémie - qui doivent s’accomplir pour les ruines de Jérusalem, à savoir 70 ans » (Daniel 9,1-2). Ainsi donc, en l’an I de Darius, les 70 ans étaient écoulés mais le Temple n’était pas encore reconstruit selon l’attente de Daniel et de tous les Juifs. Ainsi, le point important à saisir est que Daniel languissait de voir le Temple sur pied et le Messie survenu en empereur tout-puissant pour établir –enfin– l’empire israélien sur le monde. Comme c’est le cas des Israéliens sionistes de nos jours. Ce prophète décida donc de faire pénitence par le jeun et d’avouer, dans une plaidoirie bien structurée, les fautes multiples de son peuple, suppliant le Créateur de pardonner et de reconstruire le Temple et ce, non pas tant pour les mérites du peuple israélien pécheur, mais pour son propre honneur divin (Daniel 9,3-19). Il cherche à Le convaincre qu’il s’agit là de la propre réputation divine : « Que ta face illumine ton sanctuaire désolé par Toi-même Seigneur… Ce n’est pas en raison de nos œuvres justes que nous répandons devant toi nos suppliques, mais en raison de tes grandes miséricordes. Seigneur, écoute… car **ton Nom** est invoqué sur ta ville (*Jérusalem*) et ton peuple » (Daniel 9,17-19). Devant cette insistance humaine de bonne foi, insistance due à l’ignorance et à l’incompréhension du plan divin de cet « homme de prédilection » (Daniel 10,11), le Ciel intervient auprès de Daniel - subitement et avec fougue - pour interrompre cette litanie de mots vains : « Je parlais encore… quand Gabriel fondit sur moi en plein vol… » (Daniel 9,20). Cette interruption brutale de Gabriel rappelle l’enseignement de Jésus : « Dans vos prières, ne rabâchez pas… votre Père **sait ce qu’il vous faut**… » (Matthieu 6,7). Il fallait à Daniel cette intervention angélique pour mettre fin à cette avalanche de paroles inutiles. Car, « je parlais **encore**… » avoue-t-il (Daniel 9,20). Gabriel lui dit : « Pénètre la parole, comprends la vision : sont assignées 70 semaines pour ton peuple et ta ville sainte, pour mettre un terme à la transgression, pour apposer les scellés au péché, pour expier l’iniquité, pour introduire éternelle justice, pour sceller visions et prophéties, pour oindre le Saint des Saints. Prends-en connaissance et intelligence… sur l’aile du temple sera l’abomination de la désolation jusqu’à la fin, jusqu’au terme assigné pour le désolateur » (Daniel 9,24-27). Daniel ne comprit rien à cette vision malgré que Gabriel lui eut dit : « Pénètre la parole et comprends la vision ». Le prophète avait hâte de voir s’accomplir sur le terrain les événements annoncés par Jérémie après les 70 ans d’exil. Or, le ciel vient lui annoncer que sont assignés 70 semaines, à savoir 70 semaines d’années, soit 70 x 7 = 490 ans encore avant l’accomplissement historique des prophéties, et ceci, non pour reconstruire le Temple de Jérusalem selon l’expectation de Daniel, mais « pour oindre le Saint des Saints », à savoir le Messie qui, Lui, est le vrai Temple dans la conception divine. Ainsi, le Temple de Jérusalem perd son importance. C’est Jésus qui éclaira cette prophétie en annonçant, lors de sa Venue, environ 490 ans après (70 semaines d’années après Daniel) : « Détruisez ce sanctuaire (*le Temple*), en trois jours je le relèverai… Il parlait du Temple de son Corps » (Jean 2,18-22). Plus tard encore, après la Résurrection de Jésus, les apôtres comprirent que le Temple de Dieu réside en toute âme disciple de Jésus (1 Corinthiens 3,16-17). L’Apocalypse de Jean révèle encore mieux : tout édifice religieux matériel - temple, église, mosquée, pagode, etc. - devient caduc, car dans la Jérusalem céleste il ne se trouve pas de temple, pas d’édifice de cette sorte (Apocalypse 21,22). Daniel était bien loin de cette conception divine, il était dépassé, bouleversé par ce culte en esprit. Nous comprenons ainsi ses états d’âme d’épuisement (Daniel 8,27 / 10,9-10). C’est par l’Esprit de Jésus qu’il nous est donné de comprendre les prophéties selon l’intention de Dieu. Daniel ne pouvait donc pas encore les saisir. Jean-Baptiste lui-même, venu 5 siècles plus tard, lui le précurseur du Messie, ne les avait pas encore comprises. Selon le témoignage de Jésus, Jean était « plus qu’un prophète, mais pourtant plus petit que le moindre dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 11,11). Car Jean-Baptiste, lui aussi, comme Daniel, s’attendait à un royaume israélien théocratique. Or « le moindre dans le Royaume des Cieux » a bien saisi la dimension spirituelle, intérieure du Royaume divin et de son éternel empire. Le bouleversement psychologique produit en Daniel, même inconsciemment, fut qu’il « s’évanouit et en demeura plusieurs jours malade » (Daniel 8,27). Les visions de Daniel ne se limitent pas au premier Avènement de Jésus ; elles s’étendent dans le temps jusqu’à son Retour au temps apocalyptique : « Un temps d’angoisse tel qu’il n’y en aura pas eu jusqu’alors » (Daniel 12,1). Jésus reprit cette prophétie dans Matthieu 24,21 et se référa à « l’abomination de la désolation » dont a parlé le prophète Daniel (Matthieu 24,15). Jésus, par son premier et par son second Avènement, « ouvre les livres », à savoir les livres prophétiques qui annoncent sa Venue et son Retour en vue du jugement (Daniel 7,10 et Apocalypse 20,12). Ainsi toutes les prophéties de Daniel sont accomplies par ces deux Avènements. Nous attendons le « terme assigné au désolateur » (Daniel 9,27) : à savoir la chute de la Bête. Alors nous comprendrons le peu qu'il nous reste encore à comprendre des prophéties. À retenir : le livre de Daniel vise principalement les deux Avènements de Jésus qui, par son retour, expliquera les paroles de Daniel destinées par notre Père à demeurer « scellées jusqu’au temps de la fin » (Daniel 12,4). Nous y sommes ! #### Supplément **Réflexion sur Daniel hier et nous aujourd’hui, les Romains avec les Israéliens hier et les USA avec eux aujourd’hui :** Daniel 2 présente le songe de Nabuchodonosor sur « la statue à la tête d’or… et les pieds en partie de fer et en partie d’argile ». Ceci signifie « que les deux parties se mêleront en **semence d’homme**, mais ils ne tiendront pas ensemble, de même que le fer ne se mêle pas à l’argile » (Daniel 2,43). Cette semence **humaine** fragile, dans l’intention de Dieu, survenue 3 siècles après Daniel, désignait l’alliance fragile entre les Romains et les Israéliens de l’époque comme le révèle le premier livre des Maccabées 8,17, etc. Cette alliance « en semence humaine », c’est-à-dire entre Romains et Israéliens, ne pouvait être que fragile. Un tel mélange humain est aussi friable que l’impossible amalgame entre le fer et l’argile. Les Romains, en ce temps-là, avaient la réputation d’être invincibles, réputation qu’ont aujourd’hui les États-Unis (1 Maccabées 8,1-14 et spécialement les versets 11-13). Le soutien romain inconditionnel aux Juifs se voit dans la lettre révélée dans 1 Maccabées 15,15-24. Sous l’empire Romain, Israël existait donc déjà comme État. Il n’est donc pas faux de dire que « cette Bête-là était par le passé » (Apocalypse 17,8) soutenue par les Romains. Tout cela préparait la venue de Celui dont « le Royaume n’aura pas de fin et ne sera jamais détruit… » (Daniel 2,44), étant dans les âmes. De fait, c’était sous l’empire Romain que notre Sauveur béni est venu. Malgré le soutien romain aux Israéliens hier, ce sont bien les Romains qui ont détruit le royaume israélien par Titus en l’an 70. Ainsi apparut la fragilité de l’alliance. Aujourd’hui, « de nouveau », Israël, la première Bête apocalyptique, a obtenu la protection du tout-puissant État américain, la seconde Bête apocalyptique. Cela aussi préparait, et prépare encore la venue de Celui dont « le Règne n’aura pas de fin… ». Mais il s’agit aujourd’hui de sa **seconde** venue, de son Retour, toujours dans l’âme. Ceux qui ne dorment pas mais qui restent fidèles jusqu’à la fin, veillant avec l’arme du discernement, « Lui ouvriront **dès qu’Il frappe** à la porte du cœur » (Luc 12,35-36 / Luc 24,33 / Apocalypse 3,20). Contexte historique des prophéties de Daniel | Livre de Daniel | Année | Contexte historique | Empire | |---|---|---|---| | | | **Empire Assyrien** | | 612 | Chute de Ninive | | | **1. Empire Babylonien** | | 609 | Bataille de Megiddo | | 605 | Bataille de Karkemish | | 604 | **Nabuchodonosor** (604-562) | | Daniel 1 : Déportation de Daniel à Babylone | 587 | **Déportation** (Jérémie 25 : les 70 ans) | | Daniel 2 : Statue des 4 empires (Babylone - Médo-Perse - Grec - Romain) | | | 545 | **Balthazar** (fils de Nabonide, fils de Nabuchodonosor) | | | **2a. Empire des Mèdes** | | Daniel 3 : Statue or et cantique | 555 | **Cyrus** le Perse : révolte contre les Mèdes | | Daniel 4 : L'arbre et la folie de Nabuchodonosor | | Daniel 5 : Mort de Balthazar | 539 | **Cyrus** entre à Babylone : mort de Balthazar (Daniel 5,30) | | Daniel 6 : Daniel dans fosse aux lions | **2b. Empire Perse** | | | 538 | Edit de Cyrus (Daniel 9) | | Daniel 7 : Vision des 4 bêtes (an I de Balthazar) : (Babylone - Mèdes - Perse - Grec) | 530 | Cambyse (fils de Cyrus) Interruption construction Temple (Esdras 4 et 5) | | Daniel 8 : Le Bélier et le Bouc (Perse-Grec : an III de Balthazar) | 522 | **Darius I**: (522-486) (Daniel 6,1) Reprise construction Temple (Esdras 6) | | Daniel 9 : 70 semaines (an I de Darius) | **3. Empire Grec** | | | 336 | **Alexandre le Grand** | | Daniel 10-11 : Perse et Grec (an III de Cyrus) (Antiochus IV Epiphane) | 333 | Bataille d'Issos | | | 331 | Bataille d'Arbèle | | 319 | Quatre Séleucides | | Daniel 12 : Temps de la Fin | 175 | **Antiochus IV Epiphane** (175-164) (Daniel 7,8 / 8,9) | | | 170 | Abomination de la désolation (Daniel 9,27 / 11,31 / 12,11 / Matthieu 24,25) | **4. Empire Romain** | | 63 | Pompée prend Jérusalem | | 1 | **Jésus** (Daniel 9,25) | | 70 | Titus détruit le 2e Temple (Daniel 9,26) | | *N.B.: Lire :* 1 Maccabées 1 ; comparer à Daniel 11,31-39 Matthieu 24 / Luc 19,41-44 / Luc 21,20-24 Esdras et Néhémie. | ## Leçon 11 - Les 12 petits livres prophétiques ### Osée Il est originaire du Nord. Il prophétisa contre les Juifs « au temps d’Ozias, de Yotam, d’Achaz et d’Ezéchias, rois de Juda (*Sud*) et au temps de Jéroboam, fils de Joas, rois d’Israël (*Nord*) » (Osée 1,1). Il est donc contemporain d’Isaïe (qui prophétisa aussi contre Achaz) et d’Amos. Il est possible qu’il ait vu la ruine de Samarie par les Assyriens (721 av. J.-C.). Dieu lui demanda d’être un signe pour les Juifs en prenant pour épouse une « femme portée à la prostitution (*comme tout le peuple juif*) et des enfants de prostitution car le pays ne fait que se prostituer » (Osée 1,2). Dieu déclare par sa bouche qu’il « mettra fin au royaume de la maison d’Israël. Ce jour-là, Je briserai l’arc d’Israël dans la vallée de Yizréel » (Osée 1,2-5). Cette vallée est celle de Megiddo, là où eut lieu la désastreuse défaite de Josias un siècle et demi plus tard (2 Rois 23,29-30). Elle revient dans l’Apocalypse comme le symbole de la défaite finale de l’Israël moderne (Apocalypse 16,16). Osée annonce, comme Jérémie plus tard (Jérémie 3,18), la réunion d’Israël et de Juda sous « un chef unique… Car il sera grand le jour de Yizréel » (Osée 2,2). Ce chef unique est le Messie qui doit unir en sa Personne tous les hommes après la destruction de l’armée israélienne qui fait obstacle au plan de Dieu. C’est pourquoi il sera « grand le jour de Yizréel » qui verra cette armée anéantie : « Je vais te détruire Israël » (Osée 13,9). Osée est contre le nationalisme juif et sa royauté (Osée 8,4 et 13,9-11) ; il révèle le salut spirituel non militaire, un salut qui se veut « ni par l’arc, ni par l’épée, ni par la guerre ni par les chevaux, ni par les cavaliers » (Osée 1,7). Voir aussi Osée 10,13-15 sur la destruction militaire d’Israël « qui s’est confié dans ses chars et dans la multitude de ses guerriers » plutôt qu’en Dieu. Osée a donc osé dénoncer, comme Samuel avant lui, la royauté israélienne, donc un nationalisme juif. Osée s’insurge surtout contre les prêtres et les soi-disant prophètes qui laissent le peuple dans l’ignorance (Osée 4,4-6). En lisant ce grand prophète, sois sensible à sa douleur ; c’est avec gémissement intérieur qu’il s’adresse aux Juifs. Il dénonce leurs adultères spirituels prédisant la déportation du Nord (Osée 8,6-13). Les Israéliens le persécutent : « Le prophète est fou… On l’épie et on lui tend des pièges sur tous les chemins et l’hostilité le poursuit jusqu’à la maison de son Dieu » (Osée 9,7-8). ### Joël En lisant Joël attentivement tu constateras qu’il s’adresse à deux sociétés différentes, éloignées l’une de l’autre par des siècles : 1. Aux Juifs de la Judée 2. Bien plus tard, à toutes les nations. Les deux sociétés seront châtiées pour leur infidélité. Après le châtiment il y aura une restauration. Tel est le thème général de Joël. En voici les détails : #### Châtiment de Juda C’est aux Judéens que Joël adresse les invectives divines : « Sonnez du cor à **Sion** (*Jérusalem*) donnez l’alarme sur ma montagne sainte ! » (Joël 2,1). « Car un peuple est monté contre mon pays, puissant et innombrable…: il a fait de ma vigne un désert, réduit en miettes mon figuier » (Joël 1,6-7). « Vigne » et « Figuier » sont des symboles d’Israël. Quand Jésus maudit le figuier, il insinuait la destruction d’Israël (Matthieu 21,18-21). Joël est un prophète après l’exil. Le châtiment annoncé est donc l’invasion romaine et la destruction du Temple par Titus (70 apr.J-C). Les prêtres sont invités à la pénitence avant que le culte ne soit aboli au Temple : « Prêtres revêtez-vous de sac (*symbole de repentir*)… Car la maison de votre Dieu (*le Temple*) est privée d’oblation (*qu’y offraient les fidèles*)… (Joël 1,13-14)… Revenez à Moi de tout votre coeur… Déchirez votre cœur et non vos vêtements, revenez à Yahvé votre Dieu car il est tendresse et pitié… Qui sait ? S’il revenait (*sur sa décision de vous détruire*) ? S’il laissait après lui une bénédiction (*et ne châtiera plus à cause de votre repentir*) ? » (Joël 2,12-14). Le fléau prédit viendra « du Nord » et sera semblable, par la dévastation qu’il fera, aux différentes sortes de sauterelles : « Ce qu’a laissé le grillon, la sauterelle l’a dévoré, ce qui a échappé à la sauterelle, le hanneton l’a dévoré… » (Joël 1,4). Ce fléau de sauterelles est aussi mentionné par Amos (Amos 4,9) et Malachie (Malachie 3,11). Il est repris par le livre de l’Apocalypse (Apocalypse 9,2-11). Ce châtiment est « le Jour de Yahvé » (Joël 1,15 / 2,1 / 2,11), expression prophétique devenue traditionnelle (Isaïe 13,6 / Ézéchiel 30,2-3 / Amos 5,18). Certains Juifs pensaient que ce jour serait en leur faveur ; mais tous les prophètes les invitaient à ne pas s’illusionner : « Le jour de Yahvé arrive comme une **dévastation** venant de Shaddaï (*Dieu-Fort*)… (Joël 1,15)… Que tous les habitants du pays tremblent… Jour d’obscurité et de ténèbres » (Joël 2,1-2). « Malheur à ceux qui soupirent après le jour de Yahvé… Il sera ténèbres, et non pas lumière » (Amos 5,18). #### La restauration Après la destruction, Dieu annonce la restauration : « Je vous revaudrai les années qu’ont dévorées la sauterelle… Vous mangerez tout votre soûl, à satiété » (Joël 2,25). Cette restauration se fera par le Christ et sera spirituelle ; elle se fera par son Corps et son Sang. Jésus en avait parlé à ses Apôtres : « En vérité, je vous le dis à vous qui m’avez suivi dans la **restauration**… » (Matthieu 19,28). Ceux dont la mentalité demeurera matérialiste et politique ne goûteront pas à cette Nourriture divine et « le **vin nouveau** leur sera retiré de la bouche » (Joël 1,5) : le « vin nouveau » est celui que donne Jésus pour la **restauration de l’âme** (Jean 6,53-57 / Luc 22,14-20 / Matthieu 26,27-29). Cette **première** restauration se fait par le don de l’Esprit de Dieu : « Après cela (*le fléau des sauterelles*) Je répandrai mon Esprit sur **toute chair** » (*donc sur tous les hommes - par Jésus - non sur les seuls Juifs*)(Joël 3,1). Les Juifs comprirent cette restauration politiquement, une « résurrection » de l’État d’Israël. Mais les Apôtres de Jésus comprirent qu’il s’agissait d’une dimension spirituelle intérieure, dans l’âme humaine. C’est la raison pour laquelle Pierre se réfère à cette prophétie de l’effusion de l’Esprit divin dans Actes 2,17-21. Il précise encore dans Actes 3,20-21 que la « restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche des prophètes » se réalise par Jésus. Cette restauration s’opère en deux étapes : la première eut lieu avec l’Avènement de Jésus, il y a 2000 ans et la seconde est déjà en cours en nos temps apocalyptiques par le Retour de Jésus-Christ en nous. Je parle de cette dernière plus loin ainsi que dans le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse). #### Châtiment du monde La punition affligée à Israël est un exemple, une leçon pour toutes les nations du monde devenues indifférentes au message de Jésus. « Les villes seront à leur tour jugées, châtiées, à cause de leurs injustices et de leurs vices : quand Je rétablirai Juda et Jérusalem, Je rassemblerai toutes les nations, Je les ferai descendre à la vallée de Josaphat. Là J’entrerai en jugement avec elles au sujet d’Israël, mon peuple (Joël 4,1). Que les nations s’ébranlent et qu’elles montent à la Vallée de Josaphat ! Car là, je siégerai pour juger toutes les nations… Lancez la faucille : la moisson est mûre, venez, foulez : le pressoir est comble… Foules sur foules dans la Vallée du Jugement !… » (Joël 4,12-14). La « Vallée de Josaphat » n’existe pas géographiquement ; c’est un lieu symbolique dont le nom signifie : « Dieu juge » ; c’est aussi la « Vallée du Jugement » ou de « l’Ecrasement » ou de « la Décision » divine d’abattre les ennemis de Dieu et de son Messie, Jésus de Nazareth. Ce jugement s’opère peu avant la fin des temps puisque la « moisson est **mûre** » et le « pressoir **comble** ». L’Apocalypse de Jean reprend les mêmes expressions de Joël (Apocalypse 14,14-19) et explique que Jésus, « le Verbe de Dieu… c’est Lui qui foule dans la cuve le vin de l’ardente colère de Dieu » (Apocalypse 19,13-15). Ainsi donc, « Israël » ou « le peuple de Dieu » dont parle Joël (Joël 4,1) est formé des disciples de Jésus. Tel est le **vrai** peuple de Dieu. En nos jours apocalyptiques sont donc jugées toutes les nations qui soutiennent Israël, l’État fondé sur l’injustice et le reniement de Jésus. Les négateurs du Christ sont rassemblés de toutes nations en Palestine pour y être « écrasés » comme le raisin dans le pressoir. C’est cela la « Vallée de Josaphat » où Dieu juge, écrase, sous les pieds du Messie, l’Antichrist et toutes les nations qui le soutiennent. Avec le premier Avènement de Jésus, il y eut une première effusion de l’Esprit divin. Cette effusion ne s’est pas faite sans événements sanglants : destruction de Jérusalem et du Temple en l’an 70 après Jésus. Avant le retour du Christ, une seconde effusion se fera (et elle est actuellement en train de s’opérer) toujours par des événements sanglants - guerres et révolutions - qui préparent une 3e guerre mondiale : « En ces jours-là, Je répandrai mon Esprit. Je produirai des signes dans le ciel et sur la terre : sang, feu, colonnes de fumées », dit le Seigneur (Joël 3,3). Ces signes désignent des guerres : les colonnes de fumées sont caractéristiques des bombes modernes… notamment des bombes nucléaires. Jésus nous reparle de tous ces signes (Matthieu 24 / Luc 21), « de la détresse de ces jours » et du « soleil qui s’obscurcit et de la lune qui perd son éclat » (Matthieu 24,29), comme le dit aussi Joël (Joël 3,4) et l’Apocalypse (Apocalypse 6,12). Il ne faut pas comprendre cela littéralement et s’attendre à la disparition du soleil et de la lune. Ce sont des expressions symboliques et prophétiques ; elles désignent des temps difficiles, la disparition de la foi et de la moralité : l’éclipse du Soleil **spirituel**. #### La Restauration Universelle Après ces cataclysmes, tout sera renouvelé : « Ce jour-là, les montagnes dégoutteront de vin **nouveau**,… et dans tous les torrents de Juda les eaux ruisselleront. Une source (*spirituelle*) jaillira de la maison de Yahvé. » (Joël 4,18-19). Le « vin nouveau » ou le « jus frais de la vigne » (comme certains traduisent) symbolisent les temps nouveaux qui suivront le châtiment universel. Ce sont « le ciel nouveau et la terre nouvelle » après la défaite des ennemis de Jésus (Apocalypse 21,1). L’Égypte symbolise les incrédules qui seront toujours dans la désolation. Cette époque est celle d’une régénération collective spirituelle, je dis bien **spirituelle** et **collective**. Elle se passe à l’intérieur de l’âme des croyants, de **tous** les croyants, les vrais. Le Christ se manifestera Lui-même à eux comme il l’avait promis (Jean 14,21) et comme Pierre l’avait révélé : « Dieu enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le Ciel doit garder jusqu’au temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche des prophètes » (Actes 3,20-21). Car, comme nous le révèle Paul : « Le Christ apparaîtra une **seconde fois**, hors du péché (*en esprit, dans l’âme*) à ceux qui l’attendent, pour leur donner le salut » (Hébreux 9,28). Ceux qui auront compris que la restauration universelle est une résurrection nationale israélienne périront dans la « Vallée de Josaphat », écrasés dans la « cuve de la colère divine ». ### Amos Il est le plus ancien des prophètes écrivains ; sa mission s’étend de 783 à 743 av. J.-C. Il est donc contemporain d’Osée, d’Isaïe et de Michée, mais les précède. Amos prêche au Nord, au sanctuaire de Béthel, où il est envoyé par Dieu pour prophétiser contre Israël et son roi, Jéroboam II (Amos 7,7-17). Mais il est du Sud, de Téqoah en Judée (Amos 1,1), raison de plus pour être haï par les Israéliens. Amos est un simple berger, sans richesse ni instruction. Il ne fait pas partie d’une institution prophétique reconnue, ni ne possède de diplôme pour prophétiser comme d’autres prétendus prophètes de son temps. Il avoue lui-même n’avoir été « ni prophète ni frère prophète » (Amos 7,14), n’étant membre d’aucune fraternité ou groupement prophétique (comme certains mouvements « charismatiques » de nos jours). Dieu n’est pas impressionné par des diplômes religieux dans le choix de ses hommes. Aussi « c’est de derrière le troupeau » (Amos 7,15) que Dieu prit Amos tout comme il fit choix de Pierre, d’André, de Jacques et de Jean huit siècles plus tard, les arrachant à leurs filets de pêcheurs pour en faire des Apôtres de son Messie. Il dédaigna les scribes et les Pharisiens - pourtant plus formés et plus instruits que lui en matière religieuse - préférant des hommes au cœur souple, docile à l’Esprit-Saint. Dieu demande à Amos de prophétiser contre Israël : « Je vais passer au niveau mon peuple Israël, Je ne lui pardonnerai plus désormais… Les sanctuaires d’Israël seront détruits » (Amos 7,7-9). Le « niveau » est un instrument de mesure : Dieu « mesure » la rectitude de l’âme, comme dans Apocalypse 11,1, pour révéler les cœurs et condamner les mauvais. C’est la prédiction de l’invasion assyrienne (Amos 3,11) et de la déportation (Amos 5,27). Amos est le premier à parler du « Jour de Yahvé qui sera ténèbres, non lumière pour les Israéliens » (Amos 5,18) et du « reste » qui subsistera après le châtiment (Amos 5,15). Il est le prophète de la justice sociale, car il s’est insurgé contre les riches et leur luxe démesuré (Amos 2,6-7 / Amos 4,1-3 / Amos 5,7-12). Sa prophétie s’est étendue contre la Judée aussi, prédisant sa ruine : « Ainsi parle Yahvé :… Je déchaînerai le feu contre Juda et il dévorera les palais de Jérusalem » (Amos 2,4-5). Amos a dénoncé le culte extérieur, révélant que Dieu l’a en dégoût, qu’Il exige plutôt la pratique de la justice comme culte : « **Je hais, Je méprise** vos fêtes… Vos oblations **Je n’en veux pas**,… Mais que le droit coule comme l’eau, et la justice comme un torrent qui ne tarit pas » (Amos 5,21-24). ### Abdias C’est le plus court des livres prophétiques. Le vrai nom du prophète est « Obadyah », qui signifie « Esclave de Dieu » (en arabe : « Abdallah »). Ce petit livre est une prophétie contre les Edomites car ils avaient envahi la Judée : « Pour le carnage, pour la violence exercée contre Jacob ton frère, la honte te couvrira et tu disparaîtras ‘à jamais’ » (Abdias 1,9-10). Abdias prédit une restauration aux Judéens : « Ceux du Négeb (*Sud de la Judée*) occuperont la montagne d’Ésaü (*Edom*)… etc. » (Abdias 1,19-21). Cette restauration est encore nationaliste avec ses ambitions expansionnistes pour s’emparer d’Edom. ### Jonas L’histoire relatée dans ce livre est symbolique, non historique, même si elle est attribuée au prophète Jonas mentionné dans 2 Rois 14,25. La moralité de l’histoire : Dieu accepte le repentir de tous les hommes, même s’ils sont des Ninivites (Assyriens), ennemis des Juifs. Dieu n’est donc pas le monopole ni la possession des seuls Israélites, mais de l’humanité entière. Jonas est envoyé aux Ninivites, tout comme les Apôtres de Jésus, prêchèrent le repentir et le Messie aux Païens, et comme Jésus fut bienveillant avec des militaires romains. Tout cela est une cause de scandale pour les fanatiques, Juifs et autres. Que penseraient, aujourd’hui, des Chrétiens, d’un de leurs évêques qui leur préféreraient des Musulmans. Et vice-versa, que diraient des Musulmans d’un de leurs chefs religieux qui préféreraient des Chrétiens justes à des Musulmans impies ? Le séjour de Jonas dans le ventre du poisson pendant trois jours et trois nuits (Jonas 2,1) symbolise l’enterrement du Messie pendant trois jours avant sa résurrection. Le psaume dit par Jonas, après sa sortie du ventre du poisson, peut parfaitement s’appliquer au Christ dans le ventre de la terre après l’angoisse du crucifiement et sa résurrection après la mort : « J’étais descendu dans les pays souterrains, vers les peuples d’autrefois, mais de la fosse tu as fait remonter ma vie, Yahvé mon Dieu » (Jonas 2,7). C’est pourquoi Jésus a parlé de Jonas comme « signe » (Matthieu 12,40-41). Ce signe fut et demeure incompris par beaucoup, notamment par la majorité des Juifs qui seront jugés par les hommes de Ninive - qui les condamneront - pour n’avoir pas cru en Jésus comme Messie ! Car les Ninivites crurent en Jonas, moins important que Jésus (Matthieu 12,41). Ce jugement est un coup fatal porté à tous les fanatiques. ### Michée Michée est un campagnard du Sud de la Judée, « de Moreshet », au Sud d’Hébron. Il prophétisa « au temps de Yotam, d’Achaz et d’Ezéchias, rois de Juda » (Michée 1,1). Simple villageois, il est mentalement semblable à Amos, simple berger. Il est contemporain d’Isaïe. Comme Amos, il dénonça le luxe effréné de « ceux qui convoitent des champs et s’en emparent, des maisons et les prennent » (Michée 2,1-2). Il dénonça l’impiété des Israélites et prophétisa la ruine de la Samarie et de la Judée : « Je vais faire de Samarie une ruine… Il n’y a pas de remède au coup de Yahvé, il atteint jusqu’à Juda, il frappe jusqu’à la porte de mon peuple, jusqu’à Jérusalem » (Michée 1,6-9). Il prédit la destruction de Jérusalem et du Temple (Michée 3,12) ainsi que la déportation (Michée 4,10) : « Par votre faute Sion deviendra une terre de labour, Jérusalem un monceau de décombres et la montagne du Temple une hauteur boisée (Michée 3,12)… Tu iras jusqu’à Babel » (Michée 4,10). Michée console les Juifs par le Messie-Roi qui « les groupera comme des moutons dans l’enclos… Leur roi passera devant eux » (Michée 2,12-13). Ce roi naîtra à Bethléem : « Toi, **Bethléem**, le moindre des clans de Juda, c’est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël, ses origines remontent au temps jadis, aux jours d’**éternité** » (Michée 5,1). Cette prophétie s’est accomplie en Jésus, né à Bethléem (Matthieu 2,6 / Jean 7,42). Retiens bien cette prophétie importante, surtout parce qu’elle révèle l’origine **éternelle** du Messie (compare avec ses noms divins : Isaïe 9,5). Michée console encore les Juifs par la restauration après la ruine. Mais cette restauration fut encore comprise du point de vue national : « La montagne du Temple sera établie au sommet des montagnes… Des nations nombreuses s’y rendront… À toi va revenir la souveraineté d’antan, la royauté sur la maison d’Israël » (Michée 4,1-8). De même, le Messie n’est vu que comme un roi nationaliste dont « le pouvoir s’étendra jusqu’aux extrémités du pays et nous délivrera d’Assur s’il envahit notre pays » (Michée 5,2-5). Michée eut une grande influence. Les Juifs se souvenaient de ses prophéties plusieurs siècles après lui, comme en témoigne Jérémie (Jérémie 26,18) à propos de la prophétie de Michée sur la destruction de Jérusalem et du Temple (Michée 3,12). ### Sophonie, Nahum, Habaquq Ces 3 prophètes doivent être étudiés ensemble car ils sont contemporains. Ils ont vécu la même période difficile qui précède la chute de Ninive (en 612 av. J.-C.), et ont été animé d’un même espoir, celui de voir la restauration nationale d’Israël après la chute tant espérée de Ninive. Or, après cette chute, ce fut le désespoir total avec la défaite cuisante de Megiddo et la mort du roi Josias qui incarnait les espérances des nationalistes juifs. Historiquement, Sophonie est plus ancien que Nahum. Je vais donc te le présenter avant les deux autres prophètes, contrairement à sa place dans la Bible. #### Sophonie Sophonie prophétise sous Josias, donc entre 640 et 609 av. J.-C. (année de la mort de Josias à Megiddo). Josias monta tout jeune au trône (il n’avait que 8 ans en 640 : 2 Rois 22,1). Il n’avait donc pas encore entrepris ses réformes religieuses et le clergé était pourri. Sophonie s’insurge donc contre les ministres du culte et annonce la destruction de Juda. Cette destruction est le « Jour de Yahvé » qui est « proche, qui vient en toute hâte », et sera un « jour de colère et de détresse… » (Sophonie 1,14-18). Josias fut influencé par Sophonie. Il entreprit ses réformes pour éviter le pire à la nation. Mais, comme l’avait prédit la prophétesse Hulda en ce temps, le châtiment divin est inévitable (2 Rois 22,14-20). Après ce châtiment, subsistera un « reste », humble et peu nombreux, qui retournera à Dieu (Sophonie 3,12). C’est par ce reste que se fera la « restauration » prédite par les prophètes. Mais Sophonie continue de voir que cette restauration est nationale (Sophonie 3,19-20). Sophonie prophétise, non seulement contre Juda, mais aussi contre Assur et prédit la chute de Ninive : « Dieu fera de Ninive une solitude » (Sophonie 2,13-15). En prédisant la fin de l’Assyrie et la ruine de Juda, Sophonie proclame indirectement la venue de l’empire babylonien qui, à son époque, se renforçait de plus en plus. #### Nahum Il prophétise quelques années après Sophonie. Le danger pour Ninive se précise avec l’accroissement de la puissance babylonienne. Nahum se déchaîne contre Ninive très peu de temps avant sa chute : « Contre toi s’avance le destructeur (*Nabupolonassar, père de Nabuchodonosor*)… Les portes qui donnent sur le fleuve (*le Tigre*) s’ouvrent, c’est la panique dans le palais (*de Ninive ; les Babyloniens traversaient déjà le Tigre pour atteindre Ninive*)… Ninive est comme un bassin dont les eaux s’échappent (Nahum 2,2-9)…Ninive, quelle désolation ! » (Nahum 3,7). Exalté à la perspective de la défaite des Assyriens, ennemis d’Israël, Nahum ne voit que le salut pour Juda et sa restauration. Il est emporté par l’espérance de la restauration (nationale) : « Voyez… Le salut ! (*pour Juda, par la destruction de Ninive*)… (Nahum 2,1)…Oui, Yahvé rétablit la Vigne de Jacob… » (Nahum 2,3). Cette espérance fut de courte durée car la défaite des Juifs à Megiddo en 609 suivit de peu celle de Ninive en 612. Ainsi, l’espoir du salut céda la place au désarroi. Jérémie dira quelques années plus tard à ce propos : « Nous espérions la paix, et rien d’heureux n’arrive… une ère de réparation, et voici l’épouvante » (Jérémie 8,15 et 14,19). La prophétie de la restauration n’est toutefois pas vaine si on la comprend spirituellement, selon l’intention divine : en Jésus. #### Habaquq Habaquq prophétise après la chute de Ninive. Le danger pour les Israéliens vient maintenant des « Chaldéens » (*Babyloniens*) : « Voici que je suscite les Chaldéens… pour s’emparer des demeures d’autrui » (Habaquq 1,6). Habaquq reprend de façon voilée les menaces de Michée contre Jérusalem : « Malheur à qui bâtit une ville dans le sang et fonde une cité (*Jérusalem*) sur le crime » (Habaquq 2,1 / Michée 3,10). C’est la proclamation du châtiment par l’invasion babylonienne. ### Aggée et Zacharie Ces deux prophètes sont à voir ensemble car ils ont travaillé ensemble pour la reconstruction du Temple après sa destruction par Nabuchodonosor (Esdras 5,1). #### Aggée Les deux chapitres d’Aggée sont consacrés à la reconstruction du Temple. Aggée incite Zorobabel et Josué à édifier ce sanctuaire : « La parole de Yahvé fut adressée par Aggée à Zorobabel, le Haut-Commissaire de Juda, et à Josué, le grand prêtre… Montez à la montagne (*du Temple*), rapportez du bois (*pour la construction*) et réédifiez la Maison (*Temple*) » (Aggée 1,1-8). C’est vers l’an 515 av. J.-C. que le second Temple fut achevé. Il n’était pas aussi luxueux que le premier et les vieux pleuraient au souvenir nostalgique du premier Temple scintillant de « gloire » (Esdras 3,12). Aggée les console et leur promet un Temple plus merveilleux que n’était le premier : « Quel est parmi vous le survivant qui a vu ce Temple dans sa gloire passée ? Et comment le voyez-vous maintenant ? À vos yeux, n’est-il pas pareil à rien ? Mais courage,… la gloire à venir de ce Temple dépassera l’ancienne, dit Yahvé » (Aggée 2,3-9). Il n’en fut rien puisque ce Temple fut détruit par Titus en 70 apr. J.-C… Aggée est-il un authentique prophète ?! Aggée et toute la communauté comprirent matériellement cette « gloire », croyant à un ramassage des richesses de tous les non-Juifs. En effet, Aggée fait dire au Seigneur : « J’ébranlerai toutes les nations pour qu’affluent les trésors de toutes les nations et j’emplirai de gloire ce Temple, déclare Yahvé Sabaot. À moi l’argent ! À moi l’or ! » (Aggée 2,7-8). Il est difficile de croire que le Seigneur exigea toutes ces richesses matérielles pour les caisses de l’État d’Israël ! Telle n’était certes pas l’intention de Dieu qui insiste toujours sur la gloire **spirituelle** du Temple **spirituel** qui se trouve dans l’âme des croyants et non de l’argent et de l’or. Cette gloire spirituelle dépasse **infiniment** la médiocre et fausse gloire matérielle du Temple de Salomon. C’est d’elle que parle Jésus en disant : « Observez les lis des champs, comme ils poussent… Je vous dis que Salomon lui-même (*réputé pour son goût du luxe*) dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux » (Matthieu 6,28-29). Avant l’invasion, les prophètes prédisaient le **châtiment**. Pendant l’exil, ils parlaient de consolation, et, de retour en Palestine, ils poussaient à la **restauration** nationale. Du temps d’Aggée et de Zacharie, l’espérance nationale se fonda sur Zorobabel, le descendant du roi David. Il était le Haut-Commissaire. La communauté espérait qu’il rétablirait le royaume en Israël. On croyait qu’il était le Messie annoncé et Aggée, « inspiré », lui dit : « Zorobabel… - oracle de Yahvé - Je ferai de toi comme un anneau à cachet. Car c’est toi que J’ai choisi » (Aggée 2,23). Ce choix divin ne signifiait pas que Zorobabel était le Messie, mais que le Messie viendrait de sa descendance (Matthieu 1,12-13). #### Zacharie Zacharie poussa le peuple à reconstruire le Temple (Zacharie 1,16). Il eut 8 visions dont les deux plus importantes sont : 1. La « mesure » de Jérusalem : sonder les cœurs pour restaurer la communauté avec les vrais croyants : Zacharie 2,5-9. (Comparer avec l’Apocalypse 11,1 et 21,15). 2. Les « Deux Oliviers » (les « deux Oints » qui édifient le Temple : Zacharie 4,1-10. Comparer avec l’Apocalypse 11,4). Zacharie proclama une importante prophétie sur le Messie « humble et monté sur un âne », et non point sur un char de guerre, qui supprimera « la charrerie et les chevaux » de guerre (Zacharie 9,9-10). C’est une innovation dans la mentalité belliqueuse juive. Cette prophétie s’accomplit avec Jésus, le Messie humble par excellence, qui entra à Jérusalem sur un âne (Matthieu 21,1-5 et 11,29). ### Malachie Ce livre tient son nom du mot « malachie » qui signifie « mon Ange ». Ce nom dérive du fait que l’auteur prophétise la venue proche du Messie nommé « l’Ange - *malach* - de l’Alliance » (Malachie 3,1). Malachie (*Mon Ange*) est donc un nom d’emprunt et l’auteur, inconnu, écrit après le retour d’exil et la réédification du Temple, vers 450 av. J.-C. Comme l’ont fait d’autres prophètes avant lui, Malachie dénonce l’impiété des prêtres et la vanité de leur culte, déclarant détruite l’alliance de Dieu avec Lévi, tribu dont émanent les prêtres : « À vous cette monition, prêtres !… J’enverrai sur vous la malédiction et maudirai votre bénédiction… Je vais vous briser le bras et vous jeter à la figure vos ordures, celles de vos solennités, et vous enlever avec elles… pour que ne subsiste plus mon alliance avec Lévi… Vous vous êtes écartés de la voie… Vous avez détruit l’alliance de Lévi » (Malachie 2,1-8. Voir Nouvelle Alliance dans Jérémie 31,31-32). Souviens-toi que David avait prophétisé l’établissement, par le Messie, d’un sacerdoce différent de celui de Lévi, un sacerdoce « selon l’ordre de Melchisédech » (Psaume 110,4). Ce sacerdoce fut institué par Jésus ; il est l’unique sacerdoce agréé de Dieu (Hébreux 7,11-19). Le point nouveau chez Malachie est la révélation d’un précurseur envoyé pour préparer l’Avènement du Messie : « Voici que je vais envoyer mon messager (un précurseur) pour qu’il **déblaie** un chemin devant ma Face, et soudain Il entrera dans son sanctuaire le Seigneur que vous cherchez, et l’Ange de l’Alliance (*le Messie*) que vous désirez » (Malachie 3,1). Ce messager précurseur du Christ est « Élie » : « Je vais Vous envoyer Élie le prophète **avant** que n’arrive mon Jour… » (Malachie 3,23). Jésus expliqua qu’il s’agissait de Jean-Baptiste (Matthieu 17,10-13), venu, non pas comme une réincarnation d’Élie, mais dans le même « esprit et la puissance d’Élie » (Luc 1,17) comme je l’ai déjà expliqué. Cette prophétie de l’Ange (Malachie), l’avant-coureur du Messie, est propre à Malachie. Nul autre prophète n’en a parlé. C’est pourquoi elle est le point le plus saillant de ce livre et lui donna son nom : Malachie. Ici se termine l’étude des livres de l’Ancienne Alliance, une alliance devenue caduque, comme tu l’as constaté, et nécessitant **une réforme**. Celle-ci fut accomplie par Jésus qui inaugura les temps de la restauration **spirituelle et universelle** que nous vivons encore. Car, comme le signale Paul, les règles matérielles de l’Ancienne Alliance « sont des règles pour la chair (*le corps*), ne concernant que les aliments, les boissons, diverses ablutions, et imposées seulement jusqu’au temps de la **réforme** » (Hébreux 9,10). Nous allons maintenant étudier les livres qui nous présentent cette merveilleuse et vivifiante Nouvelle Alliance en Jésus, le Messie. ## Leçon 12 - Les Livres du Nouveau Testament | ![](/pictures/cb_jesus-en-priere.jpg "Jésus en prière") Jésus en prière | |---| Les livres du Nouveau Testament sont au nombre de 27, dont certains ne dépassent pas quelques lignes (2 & 3 Jean et Jude). Pour les étudier, nous les diviserons ainsi : - *12e leçon*: Les Évangiles synoptiques & les Actes des Apôtres. - *13e leçon*: L’Évangile de Jean et les lettres des Apôtres. - *14e leçon*: Le petit livre de l’Apocalypse. **Les Évangiles synoptiques et les Actes des Apôtres** ### Présentation des Évangiles synoptiques Évangile signifie littéralement « Bonne Nouvelle » (du grec : « Ev » : bonne et « angelos » : message ou nouvelle). C’est la proclamation de la « Bonne Nouvelle » de l’Avènement de ce Messie attendu avec tant de soif. Il y a quatre Évangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les 3 premiers sont plus ou moins semblables et constituent une biographie de Jésus. Ils ont un même souci majeur : démontrer que Jésus est vraiment le Messie attendu par les Juifs, même s’il n’a pas « libéré Israël » politiquement (Luc 24,21) ni « restauré la royauté (*politique*) en Israël » (Actes 1,6). Ce point est l’optique commune de ces Évangiles, et c’est la raison pour laquelle on les appelle les Évangiles « synoptiques », du grec « syn », qui signifie « même », et « optikos » qui signifie « point de vue ». Ces trois Évangiles présentent une biographie **humaine** de Jésus. Tel est leur point de vue commun. Par contre Jean révèle, de surcroît, sa divinité. Je te présenterai les Évangiles synoptiques ensemble, prenant pour base l’Évangile de Matthieu. À partir de celui-ci, je te parlerai des points communs qu’il a avec Marc et Luc. Mais d’abord, je te présenterai chacun de ces trois évangélistes. Après les synoptiques, viendra l’étude de l’Évangile de Jean. #### Matthieu Il est un des douze Apôtres du Christ. Il se mentionne dans Matthieu 9,9 et 10,3. Il est juif et haï des Juifs parce qu’il était « publicain », c’est-à-dire qu’il prélevait du public les taxes fiscales imposées par les Romains. Il prélevait donc des Juifs pour donner aux Romains, lui qui était juif. Mais quand Jésus l’invita à le suivre (Matthieu 9,9), il répondit aussitôt à l’appel, laissant tout tomber. Il est appelé par Marc et Luc de son nom juif « Lévi » (Marc 2,13-14 / Luc 5,27-28). Matthieu est le premier à écrire une histoire de Jésus. Il la destine aux Juifs devenus Chrétiens ; c’est pourquoi il écrit en hébreu (araméen) et se réfère souvent aux prophéties de l’Ancien Testament pour démontrer que Jésus accomplissait ce qui y était déjà prédit (Matthieu 1,22 / 2,5-6 / 2,15-18 / 3,3 / 4,14-16… etc.). L’Évangile de Matthieu est le seul livre du Nouveau Testament écrit en araméen, tous les autres furent rédigés en grec ancien, langue internationale de l’époque, que les Apôtres apprirent pour prêcher (Actes 21,37-40). #### Marc Il n’est pas du groupe des Apôtres, mais s’est joint à leur ministère après la résurrection de Jésus (Actes 12,12). Il suivit Paul et l’aida (Actes 12,25), puis il s’attacha à Pierre qui le considéra comme « son fils » (1 Pierre 5,13). Il était en quelque sorte son secrétaire ; c’est inspiré par Pierre que Marc écrit son Évangile considéré par certains comme étant, indirectement, celui de Pierre. Beaucoup de commentateurs bibliques pensent que le « jeune homme » mentionné, sans être nommé, par Marc (Marc 14,51-52), n’est autre que Marc, car ce détail ne mériterait pas d’être mentionné s’il n’avait été vécu par le rédacteur lui-même. #### Luc Luc était un médecin païen. Il connut le Christ par Paul et devint son compagnon de voyage (Colossiens 4,14) et son collaborateur fidèle, quand d’autres l’abandonnaient (2 Timothée 4,9-11). C’est influencé par Paul qu’il écrivit son Évangile en grec à un notable nommé « Théophile » (Luc 1,3). Son Évangile est, indirectement, celui de Paul, tout comme l’Évangile de Marc reflétait les enseignements de Pierre. Tu remarqueras que Luc écrit avec le souci d’être **précis** dans les vérités qu’il rapporte à Théophile « après s’être informé **soigneusement** de tout **depuis le début**, ayant enquêté auprès des **témoins oculaires** » (*la Vierge Marie, Pierre, etc. Luc 1,2-3*). Il est pour cela le seul à nous donner des détails sur la naissance de Jean-Baptiste, de l’Annonciation faite à Marie et de l’enfance de Jésus (Luc 1 et 2). Cela est dû à sa formation scientifique médicale qui ne laisse rien au hasard. Luc a aussi écrit le livre des Actes des Apôtres qu’il adresse aussi au noble « Théophile » (Actes 1,1) pour l’informer de l’histoire de Jésus et de ses disciples, **après l’ascension** de Jésus au Ciel (Actes 1,1-11). Ainsi donc, le livre des Actes peut être considéré comme la suite de l’Évangile de Luc. Je te recommande de l’étudier avec les autres Évangiles synoptiques, avant l’Évangile de Jean. Maintenant, et à partir de l’Évangile de Matthieu, nous allons nous familiariser avec ces trois premiers Évangiles : les synoptiques. Les Juifs, comme tu le sais, savaient que le Messie serait un descendant de David. Aussi, Matthieu s’empresse de les tranquilliser en précisant que Jésus est un descendant du roi David. Il commence donc son Évangile par donner la « généalogie de Jésus, le Christ, **fils de David**, fils d’Abraham, etc. » (Matthieu 1,1). La plupart des noms mentionnés par Matthieu dans cette généalogie se retrouvent dans l’Ancien Testament, notamment ceux des rois de la Judée, de David à la déportation, jusqu’au retour de l’exil avec Zorobabel (Matthieu 1,12). Luc mentionne aussi la généalogie de Jésus (Luc 3,23-38). Mais au lieu de donner une liste d’Abraham à Jésus, comme Matthieu, Luc commence, au contraire, de Jésus à Abraham et remonte jusqu’à « Adam, fils de Dieu » (Luc 3,38). La différence dans les noms des ancêtres est due au fait que Luc dit que Jésus est fils de David par « Nathan, **fils de David** » (Luc 3,31), mais Matthieu le présente comme fils de David par Salomon, fils de David (Matthieu 1,6-7). Tu trouveras le nom de Natân dans 2 Samuel 5,14 et 1 Chroniques 3,5 ; il est un des fils de David né à Jérusalem, et plus âgé que Salomon. Que Jésus soit de la descendance de l’un ou de l’autre, peu importe, toujours est-il qu’il est « descendant et fils de David ». Remarque, d’ailleurs, que Luc, recherchant la précision dans ses informations, dit que Jésus « était, **croyait-on**, fils de Joseph, fils d’Héli, etc. » (Luc 3,23). Ce « croyait-on » ajoute une nuance importante et nous invite à dépasser la généalogie humaine, stricte et méticuleuse, des noms. Jésus est, avant tout, Fils de Dieu ! Cette nuance nous invite surtout, à ne pas nous arrêter à la généalogie de sang, mais à remonter, comme l’a fait Jean dans son Évangile, à la généalogie **divine** de Jésus en disant : « Au commencement était le Verbe (*Jésus*)… et le Verbe était Dieu… (Jean 1,1)… Et le Verbe s’est fait chair et a habité parmi nous… » (Jean 1,14). L’importance de cette dernière généalogie éclipse totalement la première et Jésus nous invite Lui-même à la considérer en disant aux Juifs : « Comment le Messie est-il fils de David puisque David l’appelle **Seigneur**? » (Matthieu 22,41-46 et Psaume 110,1). Certains Juifs saisissent ce texte pour prétendre que Jésus « avoue » ne pas être fils de David. Il n’en est rien ! Car Jésus ne dit pas qu’il n’est pas cela aussi, mais qu’il est encore plus que cela étant le « Fils **unique** de Dieu », le seul à avoir été miraculeusement engendré dans le monde par Dieu, dans le sein d’une femme encore vierge, sans l’intervention d’un homme. Et, surtout, qu’Il existait déjà avant de s’incarner. Je me suis un peu attardé sur la question de la généalogie, car des hommes faibles et immatures dans la foi, et beaucoup d’ennemis de l’Évangile, prétextent la « différence » entre la généalogie de Matthieu et celle de Luc pour prétendre que les Évangiles sont faux, preuve en est cette « divergence » entre les deux évangélistes sur ce point. C’est une critique superficielle à laquelle s’adonnent des gens incapables d’aller en profondeur. Il fallait, toutefois, que tu sois averti et attentif. À cette étape, tu peux lire les textes sur la généalogie dans Matthieu et Luc ainsi que les autres textes mentionnés. Mais ne lis pas encore les Évangiles en entier avant d’avoir étudié mes explications. Je vais faire ressortir de l’Évangile de Matthieu, les points qui ont le plus besoin d’éclaircissement. ### Préparation de Jésus Avant d’assumer sa mission, Jésus se retire seul au désert. Cette retraite est une période de transition entre sa vie de menuisier - une vie d’insertion sociale et publique commune à tous les hommes - et sa vie de Messie qui doit manifester une nouvelle personnalité inconnue et insoupçonnée de son entourage. Pour assumer cette grave et lourde charge - et préparer la société à en prendre conscience - il fallait rompre avec la vie quotidienne, professionnelle et routinière. C’est pourquoi Matthieu et les autres évangélistes nous disent que c’est « l’Esprit (*de Dieu*) qui conduit Jésus au désert » (Matthieu 4,1 / Marc 1,12 / Luc 4,1). Tout apôtre doit connaître, d’une manière ou d’une autre, cette rupture momentanée avec la société et faire une retraite spirituelle pour approfondir et comprendre l’appel de Dieu avant de faire face à sa mission. Le diable intervient toujours pour troubler cette solitude et empêcher l’âme de capter Dieu. Il assourdit les oreilles par ses bruitages et ses aveuglements. Aussi, avant de servir Dieu, il faut triompher de son ennemi, le diable, qui est aussi l’ennemi des amants de Dieu. Jésus fut « tenté par le diable » en 3 points : #### Agir à la demande du diable, non de Dieu « Ordonne que ces pierres se changent en pain », lui ordonne Satan (Matthieu 4,3-4). Jésus peut faire ce miracle. Or, il ne veut pas agir **à la demande du démon**, mais selon le plan divin, et lorsque sonnera l’heure de Dieu. Alors il multipliera des pains et des poissons pour que d’autres s’en nourrissent au désert (Matthieu 14,13-21). Il faut refuser de commettre une action, fût-elle bonne en apparence, si elle n’est pas inspirée par l’Esprit divin. C’est un enseignement pour ceux qui s’adonnent à la pratique condamnable de la magie « noire » ou prétendue « blanche ». | ![](/pictures/cb_carte-palestine-temps-jesus_fr.jpg "Palestine au temps de Jésus") Carte de la Palestine au temps de Jésus | |---| #### Ne pas tenter Dieu « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi… », lui dit de nouveau le diable (Matthieu 4,5-6). « Tu ne tenteras pas Dieu », répondit Jésus. S’il faut avoir confiance en Dieu, il ne faut pas, par contre, abuser de cette confiance. Ce serait défier Dieu, Le mettre à l’épreuve. Dieu ne se laisse pas influencer par des chantages. Beaucoup se croient choisis de Dieu et se permettent des irrégularités condamnées par Dieu. Comme exemple : Dieu refuse un royaume d’Israël, mais les Israéliens insistent à l’établir tout en continuant à se proclamer « peuple élu » de Dieu. Ils sont dans l’illusion parfaite. En établissant ce royaume politique - contrairement à la volonté de Dieu - ils n’obtiendront pas sa bénédiction pour autant. On ne peut pas forcer la main de Dieu ni le mettre devant un fait accompli. Si Jésus avait écouté Satan et se serait jeté, Dieu l’aurait laissé tomber, même s’il est écrit : « Il donnera des ordres à ses anges et ils te porteront dans leurs mains… etc. », car cette chute fut inspirée par le diable, non par Dieu. Par ailleurs, ce verset invite à avoir pleinement confiance en Dieu dans les épreuves - permises par Lui - qui nous assaillent. Mais Dieu ne nous assiste pas dans les imprudences que nous provoquons devant les autres pour démontrer, avec orgueil, que Dieu nous protègera et qu’Il est à notre service. Dans ce cas Dieu nous abandonne. Une personne conduisant follement à 200 km/h sous prétexte que Dieu la protège sera déçue. Car l’on ne doit pas tenter Dieu. Il faut user des vertus de prudence, de sagesse, etc. Dans ce cas Dieu nous protège. #### Le Royaume de Dieu est intérieur « Adore-moi et je te donnerai tous ces royaumes », dit Satan à Jésus (Matthieu 4,8-11). C’est l’empire sioniste que le diable offre au Christ, une puissance politique, celle que convoitent les Israéliens. Jésus n’est pas dupe ; Il la refuse. Son Royaume n’est pas de ce monde, il est intérieur, dans les cœurs (Jean 18,36 / Luc 17,20). Vaincu, le démon s’en va sans pouvoir résister à l’ordre du Christ : « Retire-toi, Satan ! » (Matthieu 4,10). Ceci signifie que Jésus permit au diable de l’éprouver pour une sagesse profonde : nous apprendre comment agir face à ce malin. Le démon s’en va, mais, précise Luc, « pour revenir au temps marqué » (Luc 4,13). Ce retour du diable se fit par les Juifs qui voulurent couronner Jésus comme roi sioniste, par la force, comme nous l’apprend Jean. Mais Lui « se rendit compte qu’ils allaient venir **l’enlever** (*de force*) pour le faire roi. Alors Il s’enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul » (Jean 6,14-15). De nouveau Jésus refusa d’être roi d’un empire israélien que le démon Lui avait déjà offert. Quand on choisit le Royaume de Dieu, il faut toujours se préparer aux épreuves que nous imposeront le diable et les amants du royaume de la terre. « Mon fils », dit le livre de l’Ecclésiastique, « si tu prétends servir le Seigneur, prépare-toi à l’épreuve. Fais-toi un cœur droit, arme-toi de courage, ne te laisse pas entraîner au temps de l’adversité » (Ecclésiastique 2,1-2). C’est cela que nous apprend Jésus pratiquement à travers la tentation à laquelle il a bien voulu, pour nous, se soumettre. Ce n’est que victorieux, après l’épreuve, que « Jésus revint en Galilée, **avec la puissance de l’Esprit** » (Luc 4,14). C’est **avec** cette Puissance spirituelle divine qu’il entreprend sa mission. Gardons-nous, nous aussi, d’agir et de nous engager sans nous assurer du secours indispensable de Dieu. Aussi faut-il savoir discerner l’Esprit de Dieu en nous. C’est une grâce à demander. Il faut avoir en soi l’Esprit Saint ; c’est le premier trésor spirituel que Jésus nous recommande de demander à notre Père du Ciel (Luc 11,13 / Matthieu 7,11). ### Jésus en mission : son discours inaugural (Matthieu 5,1 - 7,29) Jésus ne commence pas sa mission à Nazareth, sa ville, mais plus loin, à Capharnaüm, où il s’établit (Matthieu 4,12). C’est la ville de Pierre et des premiers Apôtres, tous pêcheurs sur le lac de Tibériade au bord duquel se trouve, au nord, Capharnaüm (Voir sur la carte). Cette ville devint son centre de rayonnement. Les miracles de Jésus le firent connaître dans toute la région (Matthieu 4,23-25). Ceci fut l’accomplissement de la prophétie d’Isaïe, qui désigna la terre de Zabulon et de Nephtali (la Galilée), comme le centre à partir duquel jaillira la Grande Lumière divine (Isaïe 8,23 - 9,1). Les foules suivaient Jésus qui en profita pour proclamer son grand discours inaugural connu comme le discours des « Béatitudes ». Celui-ci contient des enseignements révolutionnaires pour la société juive de l’époque. Il est révolutionnaire parce qu’il est anti-sioniste et antiraciste, étant pour le salut de tous les hommes, non des Juifs exclusivement. Luc **précise** que Jésus s’adresse **aux Juifs** venus l’écouter : « Je vous le dis, **à vous** (*Juifs*), **qui m’écoutez**: Aimez vos ennemis… » (Luc 6,27). Jésus savait que ceux qui L’écoutaient, étaient tous des Juifs sionistes qui pensaient que tout non-Juif est un ennemi à haïr. Il veut briser le ghetto psychologique dans lequel son auditoire s’est enfermé depuis de longs siècles ; c’est pourquoi Il dit : « Vous avez appris qu’il a été dit : tu aimeras ton prochain (*le Juif comme toi*) et tu haïras ton ennemi (*tout non-Juif : Lévitique 19,17-18 / Deutéronome 15,3*). Eh bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis (*ceux que **vous** considérez comme tels*), priez pour vos persécuteurs (*ils ne vous persécutent pas, mais se défendent contre vos méchancetés. Pense aux Palestiniens persécutés par les Israéliens et qui sont considérés comme ‘terroristes’…*) ». Jésus aurait dit aux Juifs modernes : « Priez pour vos ennemis palestiniens, soyez bons avec eux, donnez-leur l’autre joue s’ils vous giflent, car ce sont eux qui ont raison. Donnez-leur la terre qu’ils demandent car elle leur appartient. » Retiens bien que c’est aux Sionistes impitoyables que Jésus s’adresse : « Je vous le dis à vous qui m’écoutez… ». « Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez certainement pas dans le Royaume de Dieu », leur dit encore Jésus, car cette soi-disant « justice » est raciste et préfère le Juif, avec toutes ses fautes, au non-Juif innocent (Matthieu 5,20). Aujourd’hui, cette phrase pourrait être traduite ainsi : « Hommes si votre justice ne dépasse pas celle de tous les théologiens et des clergés, vous ne vous rapprocherez pas de Dieu, quelle que soit votre foi » … « Si vous n’aimez pas le juste qu’il soit juif, chrétien, musulman, oriental ou occidental, du Nord ou du Sud, vaine est votre foi. » Les Juifs haïssaient les Samaritains. C’est pourquoi Jésus donna la parabole du « **Bon** Samaritain » (Luc 10,29). Il donna cette parabole à un légiste juif qui, note-le, « voulut se **justifier** » de n’être pas prêt à secourir un non-Juif, n’étant pas son prochain. Ce légiste juif ne fait du bien que selon la loi raciste juive : il faut dépasser cette loi inhumaine si l’on veut entrer chez Dieu. En enseignant ces choses, Jésus « n’abolit pas la Loi (*Torah*) mais l’accomplit, au contraire, par une Loi de l’Amour » que les Juifs ont mal interprété. « Je ne suis pas venu abolir mais accomplir » dit Jésus. Il vient parfaire (Matthieu 5,17-20). Non seulement « tu ne tueras pas », mais « tu n’insulteras pas » ton frère (Matthieu 5,21-26). Et ton frère est tout homme juste. Toi aussi, sois juste et capable de comprendre cette noble vérité. Pour les Juifs, comme pour beaucoup de croyants aujourd’hui même, le péché est dans l’accomplissement de l’acte matériellement. Or Jésus vient bouleverser cette conception : le mal est déjà dans l’intention d’accomplir un acte : « Quiconque regarde une femme pour la désirer, a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle » (Matthieu 5,27-28). Il n’est pas mal de regarder, mais de regarder en désirant et en œuvrant pour aboutir. Alors, même si on n’arrive pas à consommer l’action, le péché est accompli **en nous**. Si je planifie pour voler un objet, mais que je n’arrive pas à le faire pour une raison ou une autre, cela est considéré comme un acte mauvais déjà accompli dans ma conscience. Comme le Royaume est **en nous**, le mal aussi est en nous. Tels sont les enseignements les plus incompris dans les « Béatitudes ». Le reste est facile à comprendre. Retiens encore que, « présenter l’autre joue à qui te frappe », c’est un commandement adressé aux personnes injustes et ne veut pas dire que les hommes honnêtes et innocents doivent être faibles devant **l’injustice**. Il faut savoir se défendre, la légitime défense est un devoir, surtout quand il faut protéger sa famille, ses enfants et sa propre vie contre un agresseur criminel. L’Apocalypse, parlant de l’Antichrist, nous invite à le « payer de sa propre monnaie », et même qu’on lui donne une « double dose » des tourments qu’il aura causé aux autres (Apocalypse 18,6-7). Je t’invite, à ce propos, à méditer sur l’attitude de Jésus devant l’un des gardes qui l’a giflé lorsqu’il fut arrêté (Jean 18,19-23) ; il ne présenta pas l’autre joue, mais demanda compte à celui qui l’a giflé injustement. Il faut garder sa dignité et sa fierté devant la violente injustice, cela aussi est l’humilité et la grandeur d’âme. Quant à l’attitude de présenter l’autre joue, elle doit être celle de celui qui a commis une injustice envers quelqu’un qui le lui reproche. Le coupable doit s’humilier et se reconnaître coupable, il doit se racheter, et être reconnaissant envers ceux qui le reprennent et le giflent par la parole de la justice pour le redresser. ### Jésus et Jean-Baptiste (Matthieu 11,1-15) Jean-Baptiste fut annoncé, comme précédemment expliqué, par Malachie « pour préparer la route devant le Messie » (Malachie 3,1). Jésus lui-même se réfère à cette prophétie (Matthieu 11,10). Ce précurseur du Messie devait, d’après la conception israélienne, préparer les Juifs au Messie Roi d’Israël, qui restaurerait le royaume en Israël, un royaume politique de la dynastie de David. Jean-Baptiste lui-même n’avait pas compris que le Royaume du Messie est spirituel et universel. Matthieu relate que « Jean-Baptiste, dans sa prison, avait entendu parler des œuvres du Christ » (Matthieu 11,2). Or ces œuvres n’avaient rien de politique : ni rassemblement armé pour détrôner Hérode qui n’était pas de la dynastie davidique, ni cri de résistance violente contre les Romains, comme le voulaient les Zélotes (parti nationaliste juif dont faisait partie l’apôtre Simon le zélote : Matthieu 10,4), mais pardon des péchés, guérison des malades et bonté envers des officiers romains, considérés par Jésus comme ayant une foi ardente « comme il n’y en a pas même en Israël » (Matthieu 8,5-13). Jean-Baptiste, dans sa prison, attendait d’être délivré par un soulèvement révolutionnaire de Jésus. Or ces « œuvres » de Jésus, qui n’avaient rien de nationaliste, l’étonnaient et scandalisaient beaucoup d’autres Juifs. Le Précurseur prisonnier envoie quelques uns de ses disciples pour demander à Jésus : « Es-tu celui qui doit venir (*le Messie ‘nationaliste’*) ou devons-nous en attendre un autre ? » (Matthieu 11,3). Cette question devait harceler les disciples de Jean-Baptiste, qui harcelaient leur maître à leur tour. Ils avaient confiance en lui, il leur avait dit que le Messie attendu était Jésus dont « il n’était pas digne d’enlever les chaussures » (Matthieu 3,11). Alors, se demandaient-ils, pourquoi ce Messie n’œuvre-t-il pas pour rétablir le royaume en Israël ? Qu’attend-il ? Comment se fait-il qu’il soit tendre avec les Romains et visite les Païens pour en guérir les malades comme les Gadaréniens (Matthieu 8,28-34) et Sidoniens (Matthieu 15,21-28) ? Tout cela scandalisait les fanatiques juifs. La réponse de Jésus aux envoyés de Jean-Baptiste a pour but de briser l’esprit nationaliste et fanatique dans les cœurs juifs qui, de bonne foi, étaient égarés par le sionisme : « Rapportez à Jean les miracles que vous avez vus : les aveugles voient… etc. (*comme l’avait prédit Isaïe 35,5 / 29,18*)… la Bonne Nouvelle (*de la venue du Messie*) est annoncée aux **pauvres** (*non aux riches qui se croyaient privilégiés : Isaïe 61,1*) et heureux celui que Je ne scandalise pas (*en n’étant pas, moi aussi, un nationaliste activiste*) » (Matthieu 11,4-6). Cette réponse ne pouvait que bouleverser les envoyés de Jean. Jésus, en soulignant que Jean-Baptiste est un prophète, et qu’il est même « le plus grand parmi les enfants des femmes » (Matthieu 11,9-11), invite ses auditeurs à croire au témoignage de ce prophète qui se considère « indigne de délier les chaussures de Jésus » (Matthieu 3,11). Il les invite à croire que Lui, Jésus, est vraiment ce Messie attendu, même s’ils trouvent drôles ses œuvres non politiques. Toutefois, le Christ se hâte de préciser que Jean-Baptiste, malgré sa grandeur, est plus petit « que le plus petit dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 11,11). La raison ? C’est que le plus petit dans le Royaume **des Cieux** (non d’Israël) a compris que Jésus est roi, non d’un État politique, mais d’une vie spirituelle **intérieure**, non-nationaliste, comme le croyait de bonne foi le grand Jean-Baptiste et les Apôtres de Jésus eux-mêmes au début. Jean-Baptiste doit aussi sa grandeur au fait qu’il clôture une époque, celle de la conception du Messie nationaliste : « Tous les prophètes ont mené leurs prophéties jusqu’à Jean » (*afin que celui-ci témoigne du Messie, ce Jésus, qui n’est ni un militaire, ni un politicien comme le sont aujourd’hui un Ariel Sharon, un Itzhak Shamir et un Shimon Pérès*). Mais à partir de Jean une nouvelle conception du messianisme commence : « Depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu’à présent (*et aujourd’hui encore*) le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents le prennent de force » (Matthieu 11,12-13). Pourquoi ? Car il fallait que les Juifs se fassent violence, qu’ils se secouent violemment pour se libérer des préjugés et des idées préconçues, et de tout un héritage mental qui a façonné et déformé leur compréhension du messianisme. Ils se laissèrent ainsi entraîner collectivement à attendre un Christ sioniste malgré la mise en garde, maintes fois répétée par les prophètes, et le refus, franchement déclaré par Dieu et Samuel, d’un roi israélien. Il est difficile de se départir d’une mentalité nationaliste. Pourtant, si l’on veut faire partie du Royaume de Dieu, **tel que Dieu l’entend**, il faut se faire violence, il faut renoncer à toute idée politique que l’on s’en fait. Les Juifs emprisonnés par l’idée d’un État israélien, les Chrétiens qui croient en **l’État du Vatican** (dit chrétien mais devenu politique) et les Musulmans qui militent pour établir des monarchies ou des républiques islamiques doivent, aujourd’hui, tous se « faire violence » pour se libérer des chaînes de ces idées déviationnistes s’ils veulent entrer dans le Royaume spirituel des Cieux. Sur le plan de la vie quotidienne et personnelle, il faut souvent se secouer soi-même et se « faire violence » pour sortir de l’indolence qui nous paralyse et résister ainsi au courant matérialiste qui entraîne les faibles. Ceux-ci suivent aveuglément la majorité, sans réfléchir et sans pouvoir choisir librement une vie personnelle, différente de celle des autres, mais plus utile pour le cœur et l’âme. Jean-Baptiste est, enfin, « cet Élie qui doit revenir », expliqua Jésus (Matthieu 11,14 / 17,11-13). J’avais expliqué que le précurseur de Jésus devait se présenter dans le monde « avec l’esprit et la puissance d’Élie » (Luc 1,17). C’est donc spirituellement qu’il faut interpréter la prophétie de Malachie 3,23 et non textuellement, comme le font ceux qui attendent le retour d’Élie en personne, sa réincarnation. Telle était l’intention de Jean en disant qu’il n’est pas Élie (Jean 1,21). Un point important est à bien comprendre : Jean-Baptiste a profondément marqué les Juifs, à tel point que beaucoup crurent qu’il était le Messie. C’est la raison pour laquelle ce précurseur n’a pas manqué de souligner qu’il n’était pas le Messie : « Je ne suis pas le Christ » dit-il (Jean 1,20). « Pourquoi donc baptises-tu si tu n’es ni le Christ, ni Élie ? » lui demandent les prêtres (Jean 1,25). Et lui de répondre : « Moi je vous baptise dans l’eau **en vue du repentir**, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi… Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le Feu » (Jean 1,26 et Matthieu 3,11). Le baptême de Jean est donc une préparation, un appel au **repentir**. Celui de Jésus donne la grâce et le **pardon** que ne pouvait accorder Jean-Baptiste. Voilà la raison pour laquelle le baptême de Jésus est plus puissant que celui de son précurseur. Pour l’obtenir, il faut qu’il tombe sur un cœur déjà repenti. Jean, donc, appelle au repentir par un baptême d’eau qui n’aura plus sa raison d’être après l’Avènement du Messie. Jésus inaugure dans le monde un baptême nouveau, spirituel, pour tous les hommes qui se repentent et décident de changer pour le mieux. Beaucoup de pèlerins juifs venaient à Jérusalem pendant les fêtes religieuses. Certains, venus d’Ephèse, avaient rencontré Jean-Baptiste et, impressionnés par lui, reconnurent l’importance de son baptême. Ils se firent donc baptiser par lui puis retournèrent chez eux. Cette catégorie de Juifs forma le noyau des premiers chrétiens. Ils furent visités par les Apôtres qui leur expliquèrent l’insuffisance du baptême de Jean et l’importance de celui de Jésus : « À ces mots, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus… et l’Esprit Saint vint sur eux » (Actes 19,1-7). Avec l’Apocalypse, à notre époque, la conception du baptême passe à un niveau supérieur, spirituel. ### Comment les Apôtres concevaient le Messie (Matthieu 16) Les Apôtres - comme toute la société juive d’hier et d’aujourd’hui - ne s’attendaient pas du tout au genre de Messie qu’ils virent en Jésus. Il a fallu une grande pédagogie et beaucoup de tact de la part du Menuisier de Nazareth pour introduire dans la mentalité juive, très politisée, le concept du Messie modeste et humble, spirituel et universel. Sous plusieurs formes, Jésus présentait à ses disciples son Royaume non temporel, ouvert à tous les hommes, que ce jeune et modeste menuisier venait inaugurer. Leur parlant du Royaume qu’ils croyaient politique, il leur dit : « On ne saurait dire : ‘Le voici ! ou le voilà !’ Car, sachez-le, le Royaume de Dieu est **en vous** » (Luc 17,21), il ne faut donc pas le rechercher à l’extérieur, dans un lieu géographique, à Jérusalem ou en Samarie. Et encore : « On viendra du Levant et du Couchant, du Nord et du Sud, prendre place au festin dans le Royaume de Dieu » (Luc 13,29). Les sujets de ce Royaume universel ne seront donc pas les seuls Juifs puisque « il y a des derniers (*les Païens venus à la foi après les Juifs*) qui seront les premiers, et des premiers (*des Juifs*) qui seront les derniers » (Matthieu 19,30 / Luc 13,30). Le messianisme expliqué par Jésus était impensable pour tous les Juifs, imbus qu’ils étaient de l’idée nationaliste et patriotique. Aujourd’hui encore, l’idée d’un tel messianisme ne se présente pas à la pensée des Israéliens. Après deux ans de fréquentation et de préparation de ses Apôtres, et un an avant d’être livré à la crucifixion, Jésus sonde ses Apôtres. Ils avaient vu ses œuvres miraculeuses, mais avaient-ils compris ses enseignements et aussi les finesses de ces insinuations ? Il fallait qu’ils comprennent deux choses : 1- Que Jésus, sous cette apparence modeste, est le Christ attendu. 2- Que la mission du Christ n’est pas de restaurer l’État d’Israël, contrairement à leur espérance. Le Messie devait confirmer ses Apôtres dans leur foi totale en lui afin qu’ils ne le renient pas après son apparente « défaite » sur la croix, et qu’ils continuent de croire en lui malgré le fait qu’il n’ait pas restauré l’État israélien (voir Luc 24,21 et Actes 1,6). Jésus demande donc, un an avant sa mise à mort : « Pour vous, qui suis-je ? » Pierre répondit : « Tu es le Christ » (Matthieu 16,15-20). Jésus loua son apôtre car, à travers les apparences de pauvreté, Pierre reconnut en Jésus le Messie qui, pourtant, était attendu de souche noble, voire royale selon le monde. Or aucun aspect luxueux ne distinguait cet humble et modeste menuisier de Nazareth ; sa noblesse était intérieure. Pierre discerna en son Maître le Messie, rien de moins que « le Fils de Dieu », malgré la simplicité de ses vêtements. C’est pourquoi Jésus lui dit : « Cette révélation ne t’est venue ni de la chair ni du sang (*pas de l’aspect d’une gloire humaine*), mais de mon Père qui est au Ciel ». C’est une forte intuition intérieure, une puissante et profonde lumière spirituelle qui poussa Pierre à parler. Mais, paradoxalement, le Christ se hâta de recommander à ses Apôtres « de ne dire à personne qu’il était le Christ » (Matthieu 16,20). Pourquoi ? Car les foules viendraient le forcer à être le roi politique d’Israël comme cela était déjà arrivé (Jean 6,15). Non seulement il leur recommanda la discrétion totale, mais, « à dater de ce jour, Jésus commença de montrer à ses disciples qu’il lui fallait s’en aller à Jérusalem, y souffrir et mourir, puis ressusciter le troisième jour » (Matthieu 16,21). À ces mots, la chair et le sang prirent le dessus chez Pierre ; il n’entendit plus rien de ce que le Père céleste pouvait lui inspirer. Convaincu que le Messie devait rétablir le royaume en Israël, il ne pouvait imaginer que ce sauveur de « la nation » fut mis à mort. D’un geste violent, Pierre, « tirant » Jésus à lui, se mit à le **morigéner** (*réprimander, gronder*) en disant : « Non, cela ne t’arrivera pas !! » (Matthieu 16,22). Si telle était l’attitude des Apôtres après deux ans d’initiation, imagine ce que pouvaient penser les autres Juifs de Jésus… et notamment Judas Ischariote, lui qui n’aspirait qu’au seul royaume d’Israël. Après avoir loué Pierre pour l’avoir reconnu comme le Messie, Jésus le réprimande de l’avoir « morigéner ». La conception messianique de Pierre est encore terre-à-terre : « Passe derrière-moi, Satan ! Tu me fais obstacle ! Car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! » (Matthieu 16,23). Les Israéliens cherchent, depuis Samuel, un royaume israélien que Dieu condamne ! Par ce fait de la condamnation de l’État d’Israël, Dieu établit dans le monde un nouveau principe de jugement des consciences. Ce principe est valable pour nous, les hommes du XXe siècle, il est un critère, une mesure de la vraie foi. Les hommes qui ont œuvré - et qui œuvrent encore - pour l’édification et la permanence d’Israël, ne pensent pas comme Dieu, mais comme des hommes, comme Jésus le dit à Pierre. L’Apocalypse de Jean nous dit, qu’à la fin des temps, Dieu chargera ses Envoyés de « mesurer le Temple », c’est-à-dire de sonder les consciences des hommes, surtout des croyants représentés par le « Temple » (Apocalypse 11,1 / 21,15). Ce sondage est actuellement en voie d’accomplissement à travers l’État d’Israël : ceux qui sont pour cet État sont contre Dieu et ceux qui résistent à Israël servent le plan de salut universel de Dieu. L’examen de conscience opéré par Jésus à travers la question posée à ses Apôtres : « Pour vous, qui suis-je ? », révéla qu’ils comprirent qu’il était le Christ… mais, que d’après eux, il devait rétablir le royaume israélien. Avant son Ascension, ils lui demandaient encore : « Est-ce en ce temps-ci que tu vas restaurer la royauté en Israël ? » (Actes 1,6). Ils n’avaient donc pas encore compris la pensée du Maître malgré « qu’il s’était montré à eux vivant, **après** sa passion, pendant **40 jours** pour les entretenir du Royaume (*spirituel*) de Dieu » (Actes 1,3). Le sondage opéré par Jésus auprès de ses Apôtres révéla leur foi inébranlable en lui : « Tu es le Messie ! ». Après deux ans de formation, seul ce premier pas fut franchi. Le second - à savoir que le Messie n’est pas nationaliste - demeurait encore à faire. Mais les Apôtres étaient incapables à ce moment d’avancer plus loin, paralysés par la conception séculaire - erronée mais devenue néanmoins traditionnelle - que le Messie devait être le roi temporel d’Israël. Pour tous les Juifs cela allait de soi et ne se discutait même pas. C’était donc déjà énorme pour Pierre d’avoir la certitude que Jésus est le Messie. C’est sur cette certitude que le reste pouvait être édifié : « J’ai beaucoup de choses à vous dire », dit Jésus aux douze, « mais vous ne pouvez pas les porter **maintenant** » (Jean 16,12). À ce moment là, ils ne pouvaient, en effet, comprendre que celui en qui ils avaient mis tous leurs espoirs de voir l’empire israélien, finisse tragiquement cloué sur une croix. Aussi, ce n’est qu’après avoir garanti la solidité de leur foi en sa personne, que Jésus « **commença** » à leur révéler le plan de Dieu : « Je serai livré et mis à mort… » (Matthieu 16,21-23). Pour leur expliquer que cette tragédie a des raisons profondes, qu’il l’accepte librement pour leur propre bien et qu’il est suffisamment puissant pour l’éviter, le Christ se transfigura devant eux en lumière « six jours après » leur avoir déclaré sa mort, ce dénouement, humainement accablant, de son messianisme. Mais il fallait qu’ils sachent que, s’il le voulait, il aurait pu échapper à cette mort ignominieuse, lui qui s’était transfiguré devant eux, lui qui avait ressuscité des morts. C’est dans leur intérêt qu’il se soit soumis - librement - au sacrifice : « Il vaut mieux **pour vous** que je parte » (Jean 16,7), leur dit Jésus. Et encore : « Je **donne** ma vie… On ne me l’ôte pas. Je la donne de moi-même. J’ai pouvoir de la donner et pouvoir de la reprendre » (Jean 10,17-18). « Je vous l’ai dit **avant** que cela n’arrive, pour qu’à l’heure où cela arrivera **vous croyiez** » (Jean 14,29). Retiens donc que c’est pour **sauver** ses disciples, que Jésus accepte **volontairement** de se livrer à ses bourreaux. Mais il fallait d’abord garantir leur foi en son messianisme. Après s’être assuré de cette foi chez ses Apôtres, il sonda ses amis intimes : « Je suis la résurrection et la vie ! Crois-tu cela ? », demande-t-il à Marthe « Oui, je crois que tu es le Christ… » répondit-elle (Jean 11,25-27). Et de quoi Jésus allait-il sauver les siens ? Du mensonge sioniste, de la séduction du nationalisme, de la prétention où ils erraient, se croyant seuls élus et plus importants aux yeux de Dieu que les non-Juifs. En somme, libérer du feu du fanatisme et du matérialisme tous ceux qui croient vraiment en lui. Pour consolider la foi de ses Apôtres, le Christ voulut leur montrer la puissance de son corps à maîtriser les éléments de la nature. Ils en furent témoins en le voyant marcher sur l’eau, chose que Pierre fut incapable d’imiter. Cela avait contribué à augmenter leur foi (Matthieu 14,25-33). Une deuxième fois Jésus rappela sa prochaine mise à mort et ses Apôtres « en furent tout consternés » (Matthieu 17,22-23), d’autant plus que cela s’était passé juste après la Transfiguration. Une troisième fois Jésus répéta : « Le Fils de l’homme va être livré aux grands prêtres et aux scribes… et mis en croix » (Matthieu 20,17-19). « Mais », ajoute Luc, et malgré toutes ces mises en garde, « ils ne comprirent rien à tout cela : cette parole leur demeurait cachée et ils n’en saisissaient pas le sens » (Luc 18,31-34). C’est qu’ils étaient obsédés par le royaume israélien et s’imaginaient (qu’avec Jésus) le royaume illusoire allait apparaître à l’instant (Luc 9,11). Pour les Juifs, le « Royaume de Dieu » (ou « des Cieux ») sur terre, signifie le royaume d’Israël en Palestine. Pour Jésus, ce n’est pas cela. Comment comprends-tu ce Royaume, toi ? Toute la société juive était tellement assoiffée et aveuglée par la puissance politique, que la propre mère de deux Apôtres - Jacques et Jean - vient à Jésus, juste après la troisième annonce de sa passion, pour réclamer une faveur matérielle pour ses deux fils : « Alors, la mère des fils de Zébédée s’approcha pour lui demander…: ‘Voici mes deux fils ; ordonne qu’ils siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton royaume’… Et ceci indigna les dix autres » (Matthieu 20,20-24). Croyant que ce royaume était d’ordre temporel et immédiat, les disciples s’arrachaient la première place, chacun se voyant plus apte à être le Premier Ministre, ou voulant des portefeuilles ministériels importants. À la question que lui posèrent les Apôtres : « Qui est premier dans le Royaume des Cieux ? », Jésus ne répondit pas : « C’est toi, Pierre, ou toi un tel », mais « il appela un petit enfant… Qui se fera petit comme ce petit enfant-là, voilà le plus grand… » (Matthieu 18,1-4). Et, en réponse à la demande de la mère de Jacques et Jean, Jésus dit : « Les chefs des nations les commandent en maîtres… **Il n’en doit pas être de même parmi vous**… Le premier d’entre vous se fera votre serviteur… » (Matthieu 20,24-28). Pour ôter toute illusion à ses Apôtres, le Christ les invite à le suivre dans la voie du sacrifice, non dans celle de la gloire selon le monde : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il porte sa croix… Que servira-t-il à l’homme de gagner le monde entier (comme le convoitent les Israéliens), s’il ruine sa propre vie ? » (Matthieu 16,24-26). Le Christ n’avait-il pas rejeté l’empire du monde que lui offrait Satan (Matthieu 4,9-10), et par la suite les Juifs (Jean 6,15) ? Par contre, l’Antichrist acceptera ce même empire du « Dragon » (*Satan*) dans l’ère apocalyptique que nous vivons (Apocalypse 13,2). La plupart des enseignements de Jésus visent à détruire la mentalité de ghetto et de caste tribale ou familiale dans laquelle sombrait la société juive d’alors. C’est justement pour briser cette mentalité fanatique que Jésus avait dit à ses auditeurs juifs : « Je ne suis pas venu apporter une paix (*le ‘shalom’ israélien, sorte de ‘Pax israeliana’*) sur la terre, mais une épée. Car je suis venu **opposer** l’homme à son père, la fille à sa mère… et l’on aura pour ennemis les gens de sa famille » (Matthieu 10,34-36). L’épée dont parle Jésus est celle de la parole de vérité qui tranche. Les Juifs reprochent à Jésus ces paroles qui, d’après eux, sont contraires au commandement divin du respect des parents. Il n’en est rien, car ce que le Christ veut dire par là, c’est que des parents se soulèveront contre leurs enfants en les voyant suivre les enseignements non-politiques de Jésus, les considérant contre la nation juive et non patriotiques. Aussi, ceux qui se laisseront intimidés par leurs parents au point de s’écarter du Christ, sont indignes de lui : « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi » (Matthieu 10,37). Dieu est le premier servi et c’est cela se faire violence pour rompre les chaînes des traditions humaines qui nous empêchent de conquérir le Royaume de Dieu (Matthieu 11,12). La majeure partie des sociétés modernes, même celles qui prétendent croire en Dieu et en la démocratie, sont damnées à cause du fanatisme. Que diraient de Jésus aujourd’hui les Israéliens, les Chrétiens, les Musulmans et le monde entier en entendant le Messie parler ainsi ? Que diraient les Juifs du XXe siècle en Palestine, aujourd’hui, en entendant Jésus leur nier un droit divin d’établir un État israélien en Palestine ? Que diraient les Chrétiens en entendant Jésus condamner l’**État** du Vatican devenu politique et le culte chrétien en général, devenu païen ? Qui peut se détacher de sa propre famille pour suivre Jésus librement ? Peu de gens en vérité. ### Pourquoi fallait-il que le Christ soit mis à mort ? En mourant sans restaurer le royaume temporel en Israël, Jésus portait le coup fatal à la conception du messie sioniste. Après sa mort, ses disciples continuèrent, en effet, à croire qu’il était le Messie, en dépit du fait qu’il n’avait pas restaurer le royaume de la dynastie de David. Jésus devait mourir de cette manière pour tuer, en mourant sur la croix, le nationalisme juif. Il redonna ainsi la vie à l’essence du vrai judaïsme qui est spirituel non politique. C’est par sa mort que Jésus libéra les siens en se révélant comme Messie spirituel et universel venu dans le monde pour l’humanité entière, non pour les Juifs exclusivement. C’est à la mort de Jésus qu’un non-Juif doit de posséder la Bible. Ce livre était jalousement détenu par les Juifs avant Jésus. Les prêtres et les scribes juifs rendaient hermétiques et inaccessibles les paroles des prophètes car elles les condamnaient. Les chefs juifs ne voulaient pas exposer leur honte devant le monde entier. La main mise des prêtres sur la Bible la rendait inscrutable non seulement par les non-Juifs, mais aussi par la grande majorité des Juifs eux-mêmes. Osée reprochait aux prêtres de laisser le peuple dans l’ignorance (Osée 4,4-6) et Malachie les condamnait pour avoir emprisonné la science de Dieu derrière les barreaux de leurs lèvres (Malachie 2,7-9). C’est aussi contre le clergé que s’est insurgé Jésus, l’accusant d’avoir « enlevé la clé de la science. Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés ! », leur dit-Il (Luc 11,52 / Matthieu 23,13). En donnant les « clés des Cieux » à Pierre, Jésus ouvrit la porte de la connaissance de Dieu aux peuples du monde entier (Matthieu 16,19), libérant ces clés des mains de la caste cléricale juive infructueuse. Il a fallu à Jésus un amour immense, voire infini, et un courage indomptable pour affronter les Israéliens. Jésus n’a pas hésité à passer par ce feu brûlant pour nous obtenir la Lumière à travers le rideau de fer israélien : « Oui, Dieu a tant aimé le monde (*entier*), qu’Il a donné son Fils unique pour que **tout homme** qui croit en Lui ne périsse pas, mais ait la Vie éternelle » (Jean 3,16). Que feraient les Juifs d’Israël aujourd’hui, particulièrement les rabbins, à un Juif qui se présente comme Messie et qui refuse toute forme de nationalisme juif, d’un État d’Israël ? Tout le mal vient du fait que les Juifs s’entêtent à établir un tel État politique. Cet État fut le conflit central entre Jésus et les Juifs, comme il le fut entre eux et Samuel… et entre eux et Dieu (1 Samuel 8). Si les Israéliens avaient pu admettre le messianisme divin, apolitique, il n’y aurait pas eu de raison pour que Jésus dût passer par la mort physique. Il aurait continué à enseigner pacifiquement et à proclamer la voie spirituelle ouverte à tous les hommes, aidé en cela par la communauté israélite toute entière. Or, ce sont les disciples de Jésus, eux seuls, qui ont rendu la foi accessible aux Païens, et ce au grand étonnement de certains Juifs et au grand scandale de la majorité des autres (Actes 10,34-48 / 11,1-8 / 14,27 / 15,7-12 / 26,23… etc.). Il a fallu aller jusqu’à la croix pour tuer le messianisme politique et fanatique, mais la « Clé » confiée à Pierre a donné beaucoup de fruits (Matthieu 16,19). ### Quand faut-il pardonner ou juger ? Certains comprennent mal l’enseignement de Jésus sur le pardon et le jugement. Ils croient qu’il faut toujours pardonner tout à tous, sans condition, sans jamais juger. Une telle attitude est une aliénation de soi, un renoncement à sa dignité d’homme et un feu vert donné au mal dans le monde. Voici l’intention du Christ à propos du pardon et du jugement : #### Le pardon Il n’est accordé que sous condition : « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le… S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas… dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain » (Matthieu 18,15-17). Païens et publicains étaient rejetés par la communauté des croyants. Cela signifie qu’il ne faut pas être rancunier et s’arrêter à la faute, mais ouvrir son cœur à l’autre en pardonnant **si** la réprimande est écoutée. S’il y a repentir, alors il faut pardonner pour obtenir le pardon nous aussi : « Si vous pardonnez… votre Père céleste vous pardonnera aussi… Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père aussi ne vous pardonnera pas » (Matthieu 6,14-15). Mais si l’offensant ne regrette pas sa faute, alors il doit être rejeté puisqu’il faut le considérer comme un Païen. Pardonner ne signifie donc pas avoir une attitude faible puisque : 1. Il **faut reprendre** le pécheur, ouvertement et publiquement s’il le faut, et 2. S’il s’entête dans ses erreurs, il faut rompre avec lui s’il refuse d’écouter. « Si ton frère pèche, **réprimande-le** », dit Luc, « et si sept fois le jour il pèche contre toi et sept fois il revienne repenti, tu lui pardonneras » (Luc 17,3-4). La réprimande doit donc être suivie d’un tendre pardon **si** le repentir est sincère. Le rôle de Jean-Baptiste était justement d’inviter au repentir pour mériter le pardon. Toutefois, il y a tel péché qui n’est pardonnable « ni dans ce monde ni dans l’autre », dit Jésus, c’est le péché « contre l’Esprit Saint » (Matthieu 12,31-32). Celui-ci consiste à opposer ses idées, ses pensées, à celles de Dieu. Il n’y a pas de pardon possible dans ce cas car il n’y a jamais de vrai repentir. Jésus, en disant ces paroles, s’adressait aux Pharisiens qui lui résistaient et attribuaient sa puissance miraculeuse au diable, non « à l’Esprit de Dieu » (Matthieu 12,22-28). Il est impardonnable pour des gens dits religieux de ne pas discerner l’Esprit de Dieu dans des œuvres divines. Tel est un des aspects du péché contre l’Esprit. L’orgueil et l’égoïsme en sont d’autres exemples. L’Apocalypse établit une liste de ce genre de péché (Apocalypse 21,8). Ce péché grave et impardonnable consiste dans le refus orgueilleux et illogique de la vérité, évidente. Détourner les yeux pour ne pas voir qu’on a tort, dire que la Beauté est laide et que le vrai est faux est un péché contre l’Esprit divin : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres », dit Isaïe (Isaïe 5,20). S’attribuer le droit de juger sans recourir à Dieu c’est « manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et que l’on en meurt » (Genèse 2,17) pour s’être donné la liberté de juger superficiellement, d’après sa propre mentalité humaine - souvent déformée - sans s’en référer à l’Esprit de Dieu comme critère de jugement. Jean nous demande de prier pour un frère « qui a commis un péché qui ne va pas à la mort et nous lui donnerons la vie (*par la grâce du repentir*) ». Mais il nous demande, par contre, « de ne pas prier pour ceux qui pèchent jusqu’à la mort » (1 Jean 5,16-17). Il s’agit du péché contre l’Esprit divin pour lequel Dieu est inexorable. Car ce sont des ennemis de Dieu qui commettent ce genre de fautes graves, même s’ils se présentent comme des croyants. Les vrais enfants de Dieu ne commettent pas de telles fautes : « Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais l’Engendré de Dieu (*le Christ Jésus*) le garde et le Mauvais (*Satan*) n’a pas prise sur lui », dit encore Jean (1 Jean 5,18-19). En effet, prier pour les ennemis de Dieu, c’est offenser Dieu : « Et toi, n’intercède pas pour ce peuple-là… Car je ne veux pas t’écouter », dit le Père céleste à Jérémie (Jérémie 7,16). Pour reconnaître le péché pardonnable de l’impardonnable il faut avoir l’Esprit de Dieu en nous. Dieu donne son Esprit à ses vrais enfants (Luc 11,13). C’est à la lumière de Dieu et à l’attitude générale de la personne que l’on perçoit le fond du cœur et que l’on reconnaît si le repentir est sincère ou intéressé, ou si l’individu s’accroche à ses erreurs sans espoir d’en démordre. #### Le jugement Beaucoup pensent - à tort - que Jésus empêche les croyants de juger les autres lorsqu’il dit : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés » (Luc 6,37). Or, pour reconnaître un péché quelconque, il faut émettre un jugement. Jésus, en conseillant de ne pas juger, s’adresse à des auditeurs habitués à condamner les autres à la légère, à les apprécier d’après ce qui convient à leurs intérêts et à leurs modes de pensées. Ils rejetaient Jésus, le jugeant sur des données superficielles, sur son apparence pauvre qui ne cadrait pas avec leurs conceptions pompeuses du messianisme. Les chefs juifs n’ont pas jugé Jésus d’après les prophéties messianiques et les critères de la justice qui exigent **une objectivité absolue**. Une telle objectivité ne s’obtient qu’après s’être dépouillé des préjugés et des passions aveugles. Tant que cette purification n’est pas opérée, il faut s’abstenir de porter un jugement sur le comportement d’autrui : « Cessez de juger sur l’apparence », dit Jésus, mais il ajoute aussitôt : « **Jugez** en justice » (Jean 7,24). Il faut surtout se juger soi-même, reconnaître ses défauts, les corriger pour y voir clair et, ensuite, juger les autres, mais « **en justice** », non selon notre avis. Et la justice nous prescrit d’enlever le mal qui est en nous et « alors l’on verra clair pour enlever la paille de l’oeil de l’autre » avait encore dit Jésus (Matthieu 7,5). Jésus prescrit de ne « pas donner aux chiens ce qui est sacré, de ne pas jeter nos perles devant les porcs » (Matthieu 7,6). Pour pratiquer cela, **il faut juger** qu’un tel est « chien » et que tel autre est « porc ». Il faut donc conclure que juger est un devoir duquel il ne faut pas s’abstenir, mais que nos jugements doivent être émis à la Lumière de Dieu, selon sa Justice parfaite. ### Jésus et les riches (Matthieu 19,16-26) Le Christ n’est pas contre le fait de posséder des richesses matérielles, mais contre le fait d’être attaché à l’argent, comme les avares, le préférant aux valeurs spirituelles : « On ne peut servir Dieu et Mammon » (*dieu de l’argent : Matthieu 6,24*). Quand Jésus invita ce jeune homme riche à le suivre comme apôtre, mais seulement après s’être dépouillé de ses biens pour les pauvres, celui-ci, au lieu de s’en réjouir, « s’en alla attristé, car il avait de grands biens ». Il n’était pas prêt à y renoncer pour des biens spirituels (Matthieu 19,22). « Il est difficile pour un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu », dit Jésus (Matthieu 19,23) non parce qu’il est riche, mais parce qu’il met toute sa confiance en sa richesse matérielle, non en Dieu : « Gardez-vous soigneusement de toute cupidité, car même dans l’abondance, la vie d’un homme n’est pas assurée par ses biens » dit-Il (Luc 12,15). Aussi, « les riches ne doivent pas placer leur confiance en des richesses précaires (*argent, etc.*), mais en Dieu… Qu’ils fassent le bien… sachent partager… pour acquérir la vie véritable (*éternelle*) » (1 Timothée 6,17-19). Parmi les disciples de Jésus il y avait des riches, mais qui savaient faire bon usage de leurs biens matériels : « Joseph, un homme riche d’Arimathie », déposa le corps de Jésus dans sa propre tombe (Matthieu 27,57-60). De même Lazare et ses deux sœurs, Marie et Marthe, étaient riches et Zachée, « un homme fort riche » (Luc 19,2), fut sauvé pour avoir décidé de « donner la moitié de ses biens aux pauvres et rendre le quadruple à ceux qu’il avait lésés » (Luc 19,1-10). (Voir 2 Corinthiens 8,13 : rechercher l’égalité, mais sans se ruiner). Les Apôtres, comme tous les Juifs, croyaient que la richesse matérielle était un signe de bénédiction. Ils s’étonnèrent donc devant les paroles du Christ à propos des riches et lui demandèrent : « Qui donc peut être sauvé ? » puisque les riches eux-mêmes ont de tels difficultés (Matthieu 19,25). Or Jésus leur avait déjà rappelé la prophétie d’Isaïe : « La Bonne Nouvelle sera annoncée **aux pauvres** » (Matthieu 11,5 / Isaïe 61,1). C’est pourquoi « il les fixa des yeux (*eux, les pauvres*), et leur répondit : ‘Pour les hommes (*mêmes s’ils sont riches*), cela (*le salut*) est impossible, mais pour Dieu tout est possible’ » (Matthieu 19,26). C’est leur dire que Dieu les a préférés, eux des pauvres qui avaient renoncé à tout (*même s’ils n’avaient que peu*) pour le suivre, à des riches qui refusèrent d’être ses disciples. En résumé, il y a des riches qui sont riches spirituellement aussi par le bon usage qu’ils font de l’argent. Ceux-ci suivent Jésus. Il y a des riches qui sont spirituellement misérables car ils sont attachés à leur argent dont dépend leur sécurité. Par contre, il y a des pauvres qui sont spirituellement riches car ils savent faire confiance à Dieu qui ne les déçoit jamais (Matthieu 6,25-34). Il y a des pauvres doublements misérables car ils sont assoiffés d’argent et sont prêts à tout faire - même l’injustice - pour en avoir toujours davantage, au lieu de s’en remettre à Dieu. ### Malédiction du figuier (Matthieu 21,18) Cette malédiction est vraie, mais elle est surtout symbolique. Remarque qu’elle suit l’expulsion des commerçants du Temple et précède le retour de Jésus au Temple, où il est intercepté par les chefs religieux (Matthieu 21,23-27) qui le questionnent avec malice. Le figuier (comme la vigne) est un symbole d’Israël. En le maudissant, les chefs juifs se sentent visés (comme se sentiraient - par exemple - visés des Libanais quand le Cèdre, symbole du Liban, serait maudit). Cette malédiction des scribes et des Pharisiens « hypocrites » devient manifeste au chapitre 23 de Matthieu consacré à la condamnation de ces « serpents, engeance de vipères », dont le sang qu’ils ont répandu « retombera dessus », et se termine par une condamnation de Jérusalem (Matthieu 23,37-39), symbolisé par le figuier maudit. « Ce n’était pas la saison des figues », dit Marc (Marc 11,13) ; Jésus savait donc qu’il ne pouvait pas trouver des figues sur le figuier en cette saison. Le symbole est donc clair : comme le figuier ne contient pas de figues et trompe les gens en cachant cette nudité par des feuilles, ainsi Jérusalem se farde pour dissimuler sa méchanceté et ses innombrables crimes (voir Jérémie 4,30 et Matthieu 23,37). Lis la parabole du figuier stérile (Luc 13,6-9). Remarque enfin que cette histoire cache une morale : « …si vous avez une foi qui **n’hésite point**, non seulement vous ferez ce que je viens de faire au figuier, mais même si vous dites à cette montagne : ‘Soulève-toi et jette-toi dans la mer’, cela se fera » (Matthieu 21,21). « Figuier » et « Montagne » sont deux symboles d’Israël. Jésus parlait « en entrant dans la ville » (*Jérusalem : Matthieu 21,18*), et la regardait en parlant. C’est elle cette « montagne », dont parle aussi l’Apocalypse, qui « fut projetée dans la mer » (Apocalypse 8,8). Elle est la Bête de l’Apocalypse à laquelle il faut résister et qu’il faut vaincre par **la foi** qui n’hésite point, la « jetant dans la mer » d’où elle est sortie (Apocalypse 13,1). Telle est la morale de l’histoire, morale à appliquer aujourd’hui, après le retour de cette montagne maudite qui a pu tromper les gens de peu de foi. (La montagne de Sion est souvent mentionnée par la Bible comme symbole d’Israël : Michée 3,12 / Joël 2,1 / Daniel 9,20). ### Les impôts (Matthieu 22,13-17) Les Romains prélevaient des taxes des pays qu’ils occupaient. En Palestine, les Juifs payaient ces impôts en monnaie courante qui était, à l’époque romaine, frappée de l’effigie de César. Il n’y avait pas de monnaie israélienne, en dépit du fait qu’il y avait un semblant de royaume israélien avec le roi Hérode. Les Juifs considéraient comme une aliénation insupportable de devoir payer de tels impôts. Les Romains chargeaient des fonctionnaires juifs, les Publicains, de prélever ces taxes auprès de leurs concitoyens qui les haïssaient. Jésus, en choisissant Matthieu (un publicain), défiait et irritait de nombreux Juifs (Matthieu 9,9-11). « Ils lui envoient alors quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens (*secte à la solde du roi Hérode qui, se sachant non-aimé du peuple, avait ses hommes pour espionner au Temple et dans les villes*) pour le prendre au piège : ‘…Est-il permis ou non de payer l’impôt à César’? » (Matthieu 22,15) S’Il avait répondu : « Oui », Jésus aurait été accusé d’être traître à la nation juive et se serait attiré l’animosité du peuple qui l’admirait, se détruisant lui-même, « pris au piège de sa parole » comme le voulaient les Pharisiens. S’il avait répondu : « Non », Il aurait été accusé par les Romains comme révolutionnaire qui empêche le peuple de payer les impôts. Le coup était bien monté. Les Juifs auraient voulu que Jésus soit ce révolutionnaire nationaliste. Ils l’auraient soutenu. N’avaient-ils pas tenté de le faire roi d’Israël ? (Jean 6,15). Ce n’est qu’après avoir compris ses intentions apolitiques qu’ils décidèrent de le perdre. Même en l’accusant de ce qu’ils auraient voulu, au fond, qu’il fasse : une sédition contre Rome. Les hypocrites ! À bien noter que c’est vers la fin de la mission de Jésus que cet épisode eut lieu, après que les Juifs, déçus, s’étaient rendu compte que sa mission n’était pas nationaliste. Ils décidèrent donc de le perdre. Jésus déjoua leur ruse : « Sachant leur hypocrisie, il leur répondit :… Apportez-moi un denier que je vois…: de qui est l’effigie ? » Ils répondirent : « De César ». Ainsi donc, l’argent manipulé en Israël était frappé de l’effigie de César, non de celle d’Hérode, ou d’un quelconque roi juif du passé. La réponse lapidaire de Jésus foudroya ses détracteurs : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Ce n’est pas sans une certaine gêne que les Hérodiens durent rapporter ces propos à leur roi. Les Juifs, en acceptant de vendre et d’acheter en monnaie romaine, devraient accepter de payer les impôts à Rome par la même monnaie. ### La vérité sur Judas Pourquoi Judas a-t-il trahi Jésus ? Peu de personnes peuvent répondre clairement à cette question. Essaye d’y répondre avant de poursuivre la lecture. Pourquoi Judas a-t-il suivi Jésus ? C’est la réponse à cette question qui nous permet de répondre intelligemment à la première. Tout ce que Judas voulait de Jésus était la restauration nationale du royaume davidique. Il s’attendait à ce que Jésus mette toute sa puissance spirituelle au service de ce but politique, espérant y figurer parmi les plus brillantes figures. Les miracles du Christ et leur signification spirituelle ne l’intéressaient guère ; ils ne suscitaient ni son admiration ni un enthousiasme capable d’élever son jugement spirituellement. Il demeura terre-à-terre. Après la multiplication des pains, les foules en admiration suivirent Jésus pour le proclamer roi. Il se déroba. L’ayant recherché, ils le trouvèrent, mais pour entendre de sa part une réprimande : « Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé du pain à vous rassasier… Travaillez plutôt pour la nourriture spirituelle » (Jean 6,26-27). Comme Judas, tout ce monde n’était intéressé que par les avantages matériels. Preuve en est que, lorsqu’il parla de la nourriture réelle qui donne la vie éternelle à l’âme, on ne l’écouta plus et Jésus de conclure : « Il en est parmi vous qui ne croient pas ». Jean explique encore : « Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était **celui** qui le livrerait » (Jean 6,64-71). Judas était donc de ceux qui ne croyaient pas à la signification profonde des miracles de Jésus, en dépit de sa présence sur place quand ils furent opérés. Plus grave que son indifférence, était le fait qu’il continua à suivre Jésus sans y croire. Il aurait dû s’en aller avec les foules qui quittèrent, lorsque Jésus demanda aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » (Jean 6,67). Pourquoi est-il resté ? C’est qu’il était trop attaché aux avantages que lui procureraient un éventuel royaume politique qu’il espérait voir établi par Jésus. Rien d’autre ne comptait pour lui. Jésus comprenait les intentions réelles de ce faux disciple et dit : « Ne vous ai-je pas choisis, vous, les Douze ? Pourtant l’**un de vous** est un démon ». Jean ne nous laisse pas deviner qui était ce « démon » et ajoute : « Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariote : c’est lui, en effet, qui devait le livrer, lui, l’un des Douze » (Jean 6,67-71). Lorsque Pierre s’irrita contre Jésus pour avoir annoncé sa mort prochaine, Jésus lui rétorqua : « Passe derrière-moi, Satan » (Matthieu 16,23). Mais Pierre finit par accepter le royaume spirituel de Jésus. Des Douze, un seul devait s’attacher à son démon : « L’un de vous est un démon », avait précisé Jésus, un seul : Judas Iscariote. Une autre différence entre Pierre et Judas est que Pierre, en niant connaître Jésus (Matthieu 26,69-75), était **sous** le coup de la surprise. Mais Judas trahit le Christ par préméditation froide et calculée. Le péché de Pierre est du genre pardonnable. Celui du traître, Judas, est contre l’Esprit Saint, un péché impardonnable (Marc 3,28-30 / Jean 15,22-24 / 1 Jean 5,16). Judas décida de livrer Jésus lorsqu’il perdit tout espoir de le voir réaliser son vœu le plus cher : le royaume d’Israël. La décision germa graduellement dans le cœur de Judas et le désir de passer à l’acte fut déclenché lors du repas dans la maison de Lazare, « six jours avant la Pâque » (Jean 12,1-11), soit cinq jours avant la crucifixion et quatre jours avant la trahison au jardin des oliviers. Durant le repas chez Lazare, « Marie, prenant une livre d’un parfum de vrai nard, très coûteux, en oignit les pieds de Jésus… Judas l’Iscariote dit alors : ‘Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum 300 deniers, pour les donner aux pauvres ?’. Il ne disait pas cela par souci des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait » (Jean 12,5-6). Tel est l’aspect ignoré de Judas, son vrai visage de « voleur » révélé par l’apôtre Jean qui le connaissait bien. Jésus répondit à la remarque indélicate de Judas : « Laisse-la : c’est pour le jour de ma sépulture qu’elle devait garder ce parfum. Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours » (Jean 12,7-8). C’est avec son regard puissant et pénétrant que Jésus adressa ces paroles à celui qui devait le trahir et qui en a saisi tout le poids accablant dans la conscience. Judas ne put supporter cette remise en place de sa personne ni la louange que Jésus fit de Marie, que lui, par contre, voulait reprendre : « Dans le monde entier, on redira à sa mémoire ce qu’elle vient de faire » (Matthieu 26,13). C’est « **alors** », dit Matthieu, « que Judas alla trouver les grands prêtres » pour leur livrer le Messie (Matthieu 26,14-15). Son orgueil ne put supporter cet affront en public. L’hypocrisie de Judas s’est encore manifestée lorsque Jésus annonça aux Apôtres : « L’un de vous me livrera ». Ils en furent attristés et tous lui demandaient : « Serait-ce moi ? » À son tour, Judas (sachant bien qu’il était visé), lui demanda : « Serait-ce moi ? », « Tu l’as dit », répondit Jésus (Matthieu 26,20-25). En livrant Jésus, Judas espérait être rétabli dans la confiance du clergé juif. S’étant rendu compte qu’il avait perdu l’estime des Apôtres et des Juifs, il alla se pendre, rongé par le désespoir, sachant bien qu’il avait livré un innocent à la hargne de ses bourreaux (Matthieu 27,3-4). Judas ne s’attendait pas à un tel dénouement dramatique. Il envisageait peut-être de mettre Jésus au pied du mur en le livrant, croyant l’obliger, par là, à se mettre d’accord avec les chefs religieux pour restaurer le royaume en Israël. Mais l’on ne peut forcer la main de Dieu et l’amener à accomplir notre propre volonté, fut-ce par la menace de mort. « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ! », Judas mit Dieu à l’épreuve. Et ce, dans son propre intérêt, étant trop attaché à son rêve de figurer parmi les puissants de ce monde. Aussi, Judas ne fut « pris de remords », du regret d’avoir suivi Jésus, qu’en « voyant Jésus condamné » à mort (Matthieu 27,3). Cela mettait définitivement fin à son rêve. Telle est la cause réelle de son regret. Il n’eut pas de **repentir** qui lui aurait valu le pardon divin et le salut. Il ne lui restait plus qu’à choisir la mort pour fuir la réalité. Il se suicida ! Ce suicide est le symbole du sort final du sionisme ancien et moderne. En mourant, Jésus met fin aux faux espoirs sionistes qui mènent au suicide spirituel : « Par sa mort, Jésus a vaincu la mort », dit la liturgie de Pâque. Les Juifs attachés à Jésus furent sauvés d’une mort spirituelle certaine. « Mort, où est ton aiguillon », dit Paul après sa conversion à Jésus (1 Corinthiens 15,55) ? C’est pourquoi « il fallait que le Christ endurât ces souffrances » et connaisse la mort (Luc 24,26). Ayant anéanti l’illusion sioniste par sa croix, Jésus ressuscita pour redonner au judaïsme son vrai visage et à ses fidèles le vrai espoir. **Réflexion** Comme Judas, d’autres pensèrent suivre Jésus poussés, non par des causes spirituelles, mais nationalistes. Matthieu en rapporte deux cas (Matthieu 8,18-22) : 1. *Le scribe qui dit à Jésus « Je te suivrai où que tu ailles »*. À ce moment, le Christ venait d’accomplir plusieurs miracles et les esprits étaient enflammés en sa faveur. Il était « entouré de grandes foules et donna l’ordre de s’en aller sur l’autre rive » du lac Tibériade. Or cette région était païenne, méprisée par les Juifs et infréquentable pour eux.Dans l’enthousiasme général, ce scribe se distingue pour offrir ses services et suivre Jésus « là où qu’il aille », même en pays païen impur, proscrit par la Torah. À noter que c’est un scribe, imbu donc de préjugés et de patriotisme israéliens. Il était prêt à suivre Jésus comme n’importe quel patriote suivrait un leader militaire révolutionnaire qui s’élance pour libérer la patrie, armes en main.Or, la Patrie du Christ est céleste, non géographique. Cela, le scribe ne l’avait pas envisagé. Aussi, Jésus lui laisse comprendre qu’il n’aura aucune gloire terrestre en s’adjoignant à lui : « Le Fils de l’homme n’a pas où reposer la tête », cela signifie : pourquoi donc me suivrais-tu ? Certains pensent que Jésus refusa l’offre de ce scribe. Tel n’est pas le cas, il n’a fait que miroiter à sa conscience, en deux mots, les exigences réelles et les sacrifices auxquels l’on doit consentir pour se faire disciple du Messie. Il faut supposer que ce scribe renonça à sa proposition, car s’il avait suivi Jésus, il aurait figuré parmi les Apôtres. C’est donc le scribe qui s’est rétracté, non Jésus qui l’a rejeté. 2. Ceci explique encore qu’« *un autre d’**entre les disciples*** » qui, après avoir entendu la réponse du Christ au scribe, lui dit : « Permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père, puis je reviendrai te suivre. » Il voulut, lui aussi se dérober élégamment : « Suis-moi et laisse les morts enterrer les morts », lui rétorqua alors Jésus, pour annuler son prétexte (Matthieu 8,21-22). Judas aurait mieux fait de se dérober, lui aussi, à temps, comme tant d’autres (Jean 6,60-71). Mais, guidé par ses convoitises matérialistes, il préféra continuer à espérer et à attendre… à contrecœur… jusqu’au désespoir, la trahison et le suicide. ### La fin des temps (Matthieu 24) Quelques jours - trois ou quatre - avant la fin de sa vie terrestre, Jésus parla aux Apôtres d’une autre fin, celle du Temple, donc de l’État israélien, tous deux détruits en 70 de notre ère, 35 ans environ après cette annonce prophétique. Ce fut la deuxième « fin » d’Israël. En parlant du prophète Ézéchiel, j’avais signalé qu’il avait prédit, lui aussi en son temps, la fin d’Israël, survenue en 586 av. J.-C. Ce fut la première « fin » d’Israël. À notre époque - précisément depuis 1948 - et pour une troisième fois, un État israélien se trouve dans le monde, 2000 ans après sa seconde destruction. Il verra sa fin prochaine comme les deux fois précédentes. Car, quand Jésus parle de la fin, il veut dire, comme Ézéchiel, la fin d’Israël, cet État qui fait obstacle au plan de Dieu. Il fut détruit une première fois pour montrer aux Juifs que le but de Dieu n’est pas un nationalisme hébraïque, que le Messie attendu ne doit pas être envisagé comme un « patriote juif » qui s’élance à la conquête militaire du monde pour étendre un empire israélien (sionisme). Israël fut détruit une deuxième fois (70 apr.J-C) pour signifier que le Messie est déjà venu dans le monde en la personne de Jésus. Il sera anéanti une troisième et dernière fois - et à jamais - et ne reviendra jamais plus. Cette troisième et ultime fin d’Israël avertit les hommes du Retour spirituel de Jésus comme Lui-même l’avait annoncé dans l’Évangile. Quelques jours avant d’être livré par Judas, Jésus était avec ses Apôtres à Jérusalem. Ceux-ci admiraient la construction du Temple, embelli par Hérode le Grand, mais ils sont aussitôt repris par Jésus : « Vous voyez tout cela, n’est-ce pas ? Il n’en restera pas **ici** (*à Jérusalem*) pierre sur pierre ! Tout sera détruit ! » (*pense à l’indignation secrète de Judas en entendant cela*). Ils lui demandèrent alors : « Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde » (Matthieu 24,2-3). Sois attentif à la question posée par les Apôtres : ils voulaient savoir « **quand** cela (*la destruction du Temple*) aura lieu » et savoir aussi « quel sera le signe de l’avènement (*politique, croyaient-ils*) du Christ » qui mettra « fin au monde » païen. Ils comprirent que Jésus régnerait, mais après la destruction de ce beau Temple. Selon leur mentalité, Jésus restaurerait ensuite, quand même, le royaume israélien, comme au temps de David et de Salomon. Il mettrait fin ainsi à la puissance des nations païennes, Rome en tête. Mais Jésus voulait parler de la destruction du Temple et de la fin politique **d’Israël**, de ce royaume qui, **selon Dieu**, incarne, paradoxalement, le paganisme. Le Christ n’avait-il pas dit que l’officier romain, un Païen pourtant, avait plus de foi que tous les Israéliens, ces « fils du royaume d’Israël qui seront jetés dans les ténèbres extérieures » à cause de leur rejet de Jésus ? (Matthieu 8,5-13). Aujourd’hui, surtout après la réapparition d’Israël, nous sommes en mesure de comprendre, bien mieux que par le passé, les prophéties eschatologiques de Jésus qui se trouvent dans les Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc. Jean n’en parle pas car il écrivit son Évangile bien après les synoptiques (45 ans environ) et savait qu’elles s’y trouvaient. Jésus répondit à la question des Apôtres (« quand cela aura lieu ? ») d’une manière plus vaste qu’ils ne la concevaient. Sa réponse englobe non seulement la destruction du Temple et la deuxième fin d’Israël (survenue quelques 35 ans plus tard), mais aussi les événements futurs. Ceux-ci auront lieu après le troisième avènement d’Israël survenu en 1948 et précéderont sa troisième et ultime chute. La troisième réapparition de l’État sioniste a une importance universelle et spirituelle spécifique : elle précède de peu le Retour du Christ **dans les consciences**. Ce Retour débuta avec la révélation du Mystère apocalyptique le 13 mai 1970. La troisième et ultime fin d’Israël est toute proche. #### Les signes des temps Les chapitres 13 de Marc et 21 de Luc rapportent ces prophéties eschatologiques (de la fin des temps) dont les signes principaux sont : ##### Persécution des Apôtres Avant la deuxième chute d’Israël, les Apôtres furent persécutés comme prédit (Luc 21,12). De même aujourd’hui, Israël persécute ses ennemis qui lui résistent en justice. C’est le prélude de la fin de l’État d’Israël. ##### Jérusalem investie par les Païens et les faux christs Les Païens à Jérusalem sont un signe de sa proche débâcle. Hier, les Païens étaient les Romains qui, ayant investi la ville, la brûlèrent avec son Temple et dispersèrent les Juifs dans le monde (Luc 21,23-24). Aujourd’hui, par contre, les Païens sont les prétendus Juifs qui investissent Jérusalem : ce sont eux les Païens modernes (à cause de leur refus de Jésus). Leur présence massive en Palestine et dans la Ville Sainte signifie la fin proche et ultime de l’État d’Israël : « Jérusalem demeurera foulée aux pieds par les Païens (*les ‘faux Juifs’ dont parle Apocalypse 2,9 et 3,9*) jusqu’à ce que soit révolu les temps des Païens » (Luc 21,24). Ce sera donc la fin de la puissance sioniste visible et occulte dans le monde. Des faux christs apparaîtront disant que « le temps (*le temps du Messie sioniste*) est tout proche ». Ce sont de faux prophètes (les sionistes actuels) qui voient dans l’État d’Israël une « preuve » que le temps de l’avènement du Messie israélien est arrivé, qu’il est à la porte, et qu’il se déclarera bientôt devant le monde entier. En effet, Jésus avait dit : « Beaucoup viendront disant : ‘c’est moi le Christ’ et ils tromperont beaucoup de gens » (Matthieu 24,5)… « Alors si l’on vous dit : ‘Tenez, voici le Christ’, ou ‘le voilà’, n’en croyez rien » (Matthieu 24,23-24). Nous avons entendu les Israéliens dire que le temps messianique est enfin arrivé, qu’Ariel Sharon était le Christ, d’autres ont dit que Menahim Begin était le Christ, d’autres encore que le rabbin Meïr Kahana était le Christ, le roi d’Israël. Nous savons que Jésus est l’unique Christ de Dieu et que le temps messianique a été inauguré par lui depuis 2000 ans. ##### Tension internationale et menace nucléaire « Les hommes mourront de frayeur dans l’attente de ce qui menacera le monde… Les nations seront dans l’angoisse, inquiètes (guerres nucléaires : Luc 21,25-26)… On se dressera nation contre nation… (Matthieu 24,7)… Alors on verra le Fils de l’homme (*Jésus*) venir… (Luc 21,27) ». C’est pourquoi nous disons que ces événements sont des « signes des temps », car ils indiquent le temps du retour de Jésus. ##### Propagation universelle de l’Évangile « Cette Bonne Nouvelle du Royaume (*la bonne nouvelle que le Messie, Jésus, est venu dans le monde*) sera proclamée dans le monde entier en témoignage à la face de tous les peuples. Et alors viendra la fin » (*la troisième et ultime fin d’Israël : Matthieu 24,14*). Aujourd’hui l’Évangile est répandu partout dans le monde. Il est traduit en plus de 360 langues et 1500 dialectes. La fin de l’Antichrist israélien est toute proche ainsi que le « Ciel nouveau et la Terre nouvelle » annoncés par l’Apocalypse et Pierre (Apocalypse 21,1 / 2 Pierre 3,13). ##### Les Apôtres des derniers temps Jésus dit : « Alors… l’on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées… (*Auparavant*) Il enverra ses anges avec une trompette sonore pour rassembler ses élus des quatre coins… » (Matthieu 24,30-31). Ces « anges » sont des hommes envoyés par Dieu à la fin des temps pour « réveiller » les hommes de bonne volonté du monde en leur rappelant les prophéties eschatologiques, leur démontrant leur accomplissement avec les « signes des temps » (le retour d’Israël, persécution mondiale de ses ennemis, tension internationale, peur du nucléaire, propagation universelle de l’Évangile). La « trompette sonore » qui réveille « les vierges sages » de la parabole (Matthieu 25) est le Message apocalyptique. Il révèle l’identité de l’Antichrist, la « Bête de l’Apocalypse » (Apocalypse 13) qui avait réussi à les tromper et à les endormir. La révélation du mystère de l’Apocalypse est ce « cri qui retentit à minuit » (Matthieu 25,6), en plein sommeil, pour que se lèvent de leur torpeur les âmes de bonne foi trompées par les ruses sataniques de la « Bête » sioniste (Matthieu 25,1-7). Matthieu est le seul à nous parler des Apôtres des derniers temps. Il nous informe, en effet, que Jésus, parlant de la fin des temps, dit : « …au moment de la moisson (*dernier choix des élus à la fin du monde*), Je dirai aux moissonneurs (*c’est donc Jésus lui-même qui enverra ses ‘moissonneurs’, les Apôtres de la fin des temps*) : ramassez d’abord l’ivraie que l’on fera brûler et puis vous recueillerez mon blé dans mon grenier » (Matthieu 13,30). Il dit encore : « De même qu’on enlève l’ivraie et qu’on la consume au feu, de même en sera-t-il à la fin du monde : Le Fils de l’homme enverra ses anges qui ramasseront de son Royaume tous les scandales (*l’‘ivraie’*) et tous les fauteurs d’iniquité et les jetteront dans la fournaise ardente » (Matthieu 13,40-42). « Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges (*Apôtres des derniers temps*) se présenteront et sépareront les méchants des justes » (Matthieu 13,49-50). Lis maintenant le chapitre 13 de Matthieu. #### Eclaircissements utiles sur Matthieu 24 « *L’Abomination de la désolation installée dans le Lieu Saint* », en Terre Sainte (Palestine), représente Israël, comble de l’abomination car, rejeté par Dieu, cet État se présente pourtant comme le « peuple élu » et l’œuvre de Dieu en la Terre Sainte de la Bible. Cet État, qui a causé tant de destruction et d’horreurs, se présente « en peau d’agneau » et accuse les autres de terrorisme, quand il n’est qu’un « loup rapace » que l’on peut facilement « reconnaître par ses œuvres » meurtrières, malgré son déguisement en brebis innocente (Matthieu 7,15-16). Les crimes israéliens commis en Palestine, au su et au vu du monde entier, font d’Israël cette « Abomination de la désolation » - le comble de l’horreur - en Terre Sainte, prédite par Daniel (Daniel 9,27 / 11,31 / 12,11) et rappelée par Jésus (Matthieu 24,15). « *Malheur à celles qui seront enceintes…* » : car leur fuite sera plus difficile que celle des autres vue leur condition de grossesse. Jésus ne menace pas les femmes enceintes, il compatit. Il faut traduire « malheureuses ces femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours ». Car ces jours seront difficiles notamment pour elles (Matthieu 24,19). « *Que votre fuite ne soit pas en un jour de sabbat* » : ironie de la part du Christ, car le sabbat, les Juifs ne doivent pas marcher plus d’un kilomètre… Or, ils auront à fuir en parcourant de très longues distances pour échapper à leurs ennemis… (Matthieu 24,20). Tu peux maintenant entreprendre la lecture systématique des Évangiles synoptiques sans rencontrer de difficultés majeures. Tu pourras passer ensuite au livre des Actes des Apôtres que tu liras après avoir consulté mes explications. ### Les Actes des Apôtres Ce livre est la continuation de l’Évangile de Luc et fut écrit par lui. Il est le deuxième livre envoyé à « Théophile » pour le mettre au courant « de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement… jusqu’au jour où il fut enlevé au Ciel » (Actes 1,1-2). Il peut être considéré comme la suite de l’Évangile de Luc. Il nous informe de ce que les Apôtres ont fait **après** Jésus, jusqu’environ l’an 62 apr.J-C, peu avant le martyre de Pierre et de Paul qui eut lieu en 64 apr.J-C à Rome. Historien des Apôtres, Luc nous apprend qu’il écrit en tant que compagnon de voyage de Paul. Après avoir parlé de Paul à la 3e personne du singulier : « Il traversa la Syrie… Il gagna Derbé… Il prit Timothée avec lui… Ils parcoururent la Phrygie… » Luc parle à la première personne du pluriel, s’incluant ainsi dans le groupe de Paul : « **Nous** cherchâmes à partir pour la Macédoine, persuadés que Dieu nous appelait à l’évangéliser. » (Actes 16,1-10). C’est à Troas, en Turquie actuellement, que Luc s’est joint à Paul (voir carte biblique). Après avoir informé Théophile de l’avènement du Messie dans son « premier Livre », à savoir son Évangile, Luc, dans son deuxième livre à Théophile (les Actes des Apôtres), lui rapporte la propagation du message évangélique « à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux confins de la terre » (Actes 1,8), c’est-à-dire jusqu’à Rome. Il l’informe sur la résistance des Juifs fanatiques au message universel, non-raciste, de Jésus. Cette résistance alla jusqu’à la persécution et la mise à mort de plusieurs Apôtres et disciples par ces Juifs. Tu liras l’histoire des conversions de beaucoup de Juifs et de Païens et leur union en la personne de Jésus. Je te signalerai les points les plus saillants du livre, ce qu’il faut comprendre pour saisir l’essentiel et l’esprit que Luc veut communiquer à son lecteur. Ensuite tu liras ce livre attentivement. Il est d’un grand intérêt pour nous aujourd’hui, car il est d’une grande actualité maintenant avec la réapparition d’Israël. La résistance continuelle des Israéliens modernes à Jésus et leur persécution subtile, mais réelle des disciples de Jésus, rendent le message du livre des Actes actuel et percutant. #### Les Apôtres ne comprenaient pas encore (Actes 1,6) À l’Ascension de Jésus, les Apôtres n’avaient pas encore compris la dimension intérieure du Royaume de Dieu et demandent encore à Jésus : « Est-ce en ces temps-ci que tu vas **restaurer la royauté** en Israël ? » Après trois ans de formation et de « lavage de cerveau », après la crucifixion, la résurrection du Christ et son séjour miraculeux avec eux pendant 40 jours, les Apôtres sont encore au point mort. Il a fallu une intervention du Saint-Esprit, et du temps, pour qu’ils réalisent ce qu’est la vraie nature du Royaume et sa vraie « restauration » (Actes 3,21). #### La Pentecôte Dieu donne son Esprit, sa « mentalité », aux Apôtres 50 jours après la Résurrection (Pâque). Cela correspondait à la fête juive de la « Moisson », symbolisant ainsi la moisson spirituelle par l’Évangile, le choix des élus par le don de l’Esprit Saint à ceux qui y croient (Jean 4,34-38 / Luc 10,2 / Matthieu 13,30 / Apocalypse 14,15-16). Les incrédules ne bénéficient pas de cet Esprit qui guérit, donne la Vie éternelle et le bonheur de l’âme. Les Apôtres sont alors compris par tous ceux qui ne parlent pas l’hébreu, non seulement par des Hébreux. C’est une forme de restauration après la confusion de Babel où les hommes ne se comprenaient plus (Genèse 11,1-9). #### La forte opposition juive au message de Jésus Cette opposition parcourt le livre des Actes et fait dire à Pierre : « C’est une ligue, en vérité, qu’Hérode et Ponce Pilate avec les nations païennes et les peuples d’Israël (*les Juifs de partout*) ont formée dans cette ville (*Jérusalem*) **contre** ton saint serviteur **Jésus** » (Actes 4,27). « Contre Jésus » signifie « Anti-Christ » : c’est d’eux dont parle Jean en indiquant l’Antichrist (1 Jean 2,22 / 4,1-6 / 2 Jean 7). En cette fin des temps, la même ligue anti-Christ est formée par les Israéliens du monde qui, tout en reniant Jésus, se sont ralliés les nations dites chrétiennes (voir les textes [« L’Antichrist et le Retour du Christ »](/fr/lantichrist-et-le-retour-du-christ) et [« Les Chrétiens et Israël »](/fr/les-chretiens-et-israel)). L’opposition des Juifs a mené à la persécution et au martyre des Apôtres et des disciples de Jésus. Étienne fut le premier martyr (Actes 7 et Actes 12,1-2). #### La conversion de Paul au Christ Luc insiste sur la conversion de Paul au Christ. Paul « approuva le meurtre d’Étienne » (Actes 8,1) et « ne respirait que menaces et carnage à l’égard des disciples du Seigneur » (Actes 9,1). Il répète trois fois l’histoire de sa conversion (Actes 9,1-19 / 22,5-16 / 26,10-18), après avoir souligné que ce bouleversement spectaculaire de Paul eut lieu après que celui-ci « ravageait l’Église, allant de maison en maison, il en arrachait hommes et femmes et les jetait en prison » (Actes 8,3). Mais Paul agissait de bonne foi, convaincu de servir la cause de Dieu ; il était mû par **amour** pour Dieu, non par **haine** de Jésus comme les autres persécuteurs des disciples. C’est pourquoi il mérita d’être éclairé par le Christ Lui-même, directement, non par les hommes, car Dieu, Lui seul, pouvait le convaincre de son erreur (Galates 1,11-17 / 1 Timothée 1,12-16). #### La foi communiquée aux Païens (Actes 10,1-11 et 10,18) Il a fallu une intervention divine, à la fois, auprès des Païens (Actes 10,1-8) et de Pierre (Actes 10,9-24) pour que le Message biblique - la connaissance du Dieu unique - gardé hermétiquement fermé par la caste cléricale juive, passe aux Païens puis au monde. Les premiers Juifs disciples de Jésus sont eux-mêmes étonnés que cette connaissance soit étendue aux non-Juifs : « Ainsi donc, aux Païens aussi Dieu a donné la repentance qui conduit à la vie ! » (Actes 11,18). Car les Juifs croyaient - et ils croient aujourd’hui encore - que les non-Juifs, n’ayant pas un esprit comme les Juifs, ne vivent que pour cette terre seulement et n’ont pas accès à la vie éternelle et à la résurrection, leur sort étant semblable à celui des animaux qui n’ont pas d’âme éternelle. Ce mépris des Païens - dû au fanatisme du clergé hébreu - a rendu la mission des Apôtres bien pénible, particulièrement dans la communauté juive. En effet, le message évangélique devait passer à travers la barrière épaisse de l’extrémisme juif, cette frontière psychologique infranchissable érigée par le clergé israélite et que Dieu seul pouvait briser ; Il l’a fait en intervenant, au même moment, auprès d’un Païen, le centurion Corneille, et auprès d’un apôtre, Pierre. Mais cela ne s’est pas passé sans étonnement de la part des Juifs bien intentionnés et sans résistance des fanatiques de la même communauté (Actes 22,21-22). Sans cette intervention divine directe, le Message évangélique ne serait jamais passé aux Païens. Cette farouche résistance des Juifs au message divin des Apôtres de Jésus s’est manifestée sous plusieurs formes : 1. La persécution des Apôtres et des croyants démontrée précédemment. Il ne faut pas s’en étonner car les prophètes furent, eux aussi, persécutés en Israël. 2. Infiltration dans les rangs chrétiens pour ramener les disciples de Jésus à la pratique de la loi mosaïque (Actes 15,1-5 / 20,28-30). Cette méthode sournoise réussit auprès de certains Apôtres qui, eux-mêmes, finirent par inciter à la pratique du culte mosaïque inefficace pour le salut, comme le dit Paul (Galates 3,11). Ils cédèrent ainsi aux pressions de « ces intrus, qui se sont glissés pour espionner » la communauté chrétienne dès ses débuts (Galates 2,4). Ainsi, nous voyons l’apôtre Jacques, lui-même, qui n'était rien de moins que le chef de la communauté chrétienne de Jérusalem, exiger de Paul de sacrifier au culte mosaïque comme faisaient « les milliers de Juifs qui ont embrassé la foi (*en Jésus*) et ce sont **tous de zélés** partisans de la Loi (*de Moïse*) » (Actes 21,17-26). Paul dut se soumettre aux exigences de Jacques, mais cela n’a pas empêché les Juifs de le poursuivre, « cherchant à le mettre à mort » (Actes 21,31). 3. L’infiltration juive dans la communauté chrétienne fut dénoncée par Paul (Galates 1,7 / 2,4 / 6,12,/ Tite 1,10-14 / 2 Corinthiens 11,13-15 / Colossiens 4,11), par Pierre (2 Pierre 2,1) et Jude (Jude 1,4 et 12, comparer avec 1 Corinthiens 11,17-33). 4. Incitation juive des Païens contre les Apôtres (Actes 14,2 / 17,5-9). 5. Paul est accusé d’être « un meneur du **parti** des Nazaréens » (Actes 24,5) donnant ainsi aux Romains l’impression qu’il s’agit d’un parti politique qui s’oppose à César pour proclamer un autre roi, Jésus, à la place de l’Empereur (Actes 24,14 / 17,7 / 25,8). C’est la même ruse employée par les Juifs contre Jésus (Jean 19,15). Elle est l’arme employée de nos jours par des Chrétiens contre les Apôtres des derniers temps, dont la mission est de dénoncer l’Antichrist : Israël. Ils sont accusés de « faire de la politique », eux qui dénoncent la politisation du spirituel par les Sionistes et leurs alliés dits Chrétiens. #### « D’après les Écritures » (Actes 17,2-3) C’est « d’après les Écritures que Paul expliquait, établissant que le Christ devait souffrir et ressusciter » (Actes 17,2-3), et les croyants « examinaient les Écritures pour voir si tout était exact » (Actes 17,11). Tout **vrai** chrétien doit pouvoir « démontrer **par les Écritures** que Jésus est le Christ » (Actes 18,28) et qu’Israël (qui nie que Jésus est le Christ) est l’Antichrist annoncé par Jean (1 Jean 2,22). Pierre nous recommande d’être « toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,15). Nous ne pouvons pas défendre notre foi dans l’ignorance des Saintes Écritures. C’est par la connaissance biblique que nous pouvons être des Apôtres de Jésus, le vrai et unique Messie. Le but de ce cours biblique est de donner cette connaissance à ceux qui sont appelés à être disciples de Jésus et qui veulent répondre à cet appel divin. | ![](/pictures/cb_voyage-paul-1_fr.jpg "1er voyage missionnaire de Paul") 1er voyage missionnaire de Paul (46-48 apr. J.-C.) | |---| | ![](/pictures/cb_voyage-paul-2_fr.jpg "2ème voyage missionnaire de Paul") 2e voyage missionnaire de Paul (49-52 apr. J.-C.) | |---| | ![](/pictures/cb_voyage-paul-3_fr.jpg "3ème voyage missionnaire de Paul") 3e voyage missionnaire de Paul (53-57 apr. J.-C.) | |---| | ![](/pictures/cb_voyage-paul-4-rome_fr.jpg "Voyage de Paul vers Rome") Voyage de Paul vers Rome (59-62 apr. J.-C.) | |---| ## Leçon 13 - L’Évangile de Jean et les lettres des Apôtres ### Présentation de l’Évangile de Jean et ses lettres L’Évangile de Jean n’est pas, comme le sont les synoptiques, une biographie de Jésus. Ce qui intéresse l’évangéliste ici, ce n’est pas la généalogie humaine du Messie attendu, mais une autre réalité concernant sa personnalité, bien plus profonde et émouvante : son ascendance divine. Aussi, commence-t-il son œuvre par une entrée en matière magistrale pour nous révéler ce qu’il avait lui-même découvert, à savoir la généalogie **divine** de Jésus, en disant : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe **était Dieu** (Jean 1,1)… Et le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » (Jean 1,14). Jean n’est donc pas un historien de la vie terrestre du Christ, comme le sont les autres évangélistes, mais un **théologien** qui révèle sa nature divine. Les synoptiques nous apprennent que Jésus est le Messie attendu. Jean aussi atteste cette vérité, mais il va plus loin - ou plutôt plus haut - pour nous apprendre ce que les autres n’ont pas révélé, que ce Messie est Dieu incarné, le Créateur qui prend une forme humaine pour être personnellement présent, avec les hommes sur terre et d’une manière tangible. C’est bouleversant, foudroyant quand on y pense. C’est surtout vrai. Jean est le seul évangéliste à nous communiquer cette précieuse information et c’est à cause de cela qu’il fut appelé « le théologien ». Il est représenté par un aigle car il est monté haut en pensée. Ce n’est qu’après avoir atteint les 90 ans que Jean décida d’écrire son Évangile. Il était alors le seul survivant parmi les Apôtres. Il n’avait pas jugé opportun d’écrire avant cela car d’autres Évangiles se trouvaient ainsi que les multiples lettres des Apôtres pour informer les croyants à propos de Jésus. Qu’est-ce qui l’a poussé à écrire ? Il est important que tu le saches. Nous avons vu dans la leçon précédente que les Juifs anti-Christ s’infiltraient dans la communauté pro-Christ naissante pour la détruire de l’intérieur. Ils troublaient les croyants non seulement en les obligeant à pratiquer le culte juif, mais en prétendant que le Messie n’était pas Jésus mais Jean-Baptiste, ou encore ils s’en prenaient aux Chrétiens parce qu’ils croyaient en la divinité du Messie. Les fidèles perturbés s’adressèrent donc à Jean cherchant auprès de lui les lumières dont ils avaient besoin. Sachant qu’il était le disciple bien-aimé de Jésus, ils savaient qu’ils pouvaient avoir confiance en ses paroles. Jean commença donc son Évangile en les éclairant sur ces deux points litigieux : 1. **Jésus est le Messie** *Jean-Baptiste n’est pas le Messie* (la Lumière) : « Il vint rendre témoignage à la Lumière afin que tous crussent (*au Messie*) par lui. Il n’était pas la Lumière mais le témoin de la Lumière. Le Verbe était la Lumière véritable… » (Jean 1,6-9). Jésus, le Verbe de Dieu, est donc aussi le Messie. 2. **Jésus est Dieu incarné** *Jésus est le Verbe, le Verbe est Dieu* (Jean 1,1) et le Verbe s’est fait chair, Il prit un corps humain pour vivre avec les hommes (Jean 1,14). Jésus est donc vraiment Dieu incarné. Ayant été à la fois disciple de Jean-Baptiste et apôtre de Jésus (comme André : Jean 1,35-40), Jean était donc bien placé pour tranquilliser les fidèles qui eurent recours à lui. Il confond les erreurs répandues par les faux prophètes qu’il dénonce dans ses lettres (1 Jean 4,1-6 / 2 Jean 1,7) et dans l’Apocalypse (où il les qualifie de faux Juifs et d’une synagogue de Satan : Apocalypse 2,9 et 3,9). Les « Nicolaïtes » : Apocalypse 2,6 étaient une secte formée de Juifs soi-disant convertis qui niaient la divinité de Jésus. Une bonne méthode pour étudier l’Évangile de Jean est de le lire en étant attentif à y découvrir : 1. les versets qui démontrent que le Messie est Jésus, non Jean-Baptiste ; 2. les insinuations - souvent subtiles - dans les discussions de Jésus, où Celui-ci se révèle comme Dieu incarné. Tu liras ce merveilleux livre après les éclaircissements donnés sur chacun de ces deux points pour aider ta recherche. #### Jésus est le Messie Au début, beaucoup de Juifs crurent que Jean-Baptiste était le Messie. Les Évangiles nous informent que celui-ci insista pour leur dire : « Moi, je vous baptise dans l’eau, celui qui vient après moi (Jésus) est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne d’enlever ses chaussures. Lui, il vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu » (Matthieu 3,11). Néanmoins, Luc nous apprend que, bien plus tard, il se trouvait encore à Ephèse des Juifs qui se suffisaient du baptême de Jean-Baptiste (Actes 19,1-7). Or, c’est justement à Ephèse que se trouvait Jean lui aussi. Les Juifs de cette ville étaient les « anti-Christ » les plus violents : « …Les juifs d’Asie, l’ayant aperçu dans le Temple, ameutèrent toute la foule et mirent la main sur lui… » (Actes 21,27). Dans son Évangile, Jean insista et répéta souvent le témoignage de Jean-Baptiste : « Jean vint comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière… Il n’était pas la Lumière, mais le témoin de la Lumière. Le Verbe était la Lumière véritable » (Jean 1,6-9)… Jean lui rend témoignage. Il proclame : « Voici celui dont j’ai dit : lui qui vient après moi est passé devant moi parce qu’avant moi il était » (Jean 1,15)… Voici quel fut le témoignage de Jean…: « Je ne suis pas le Christ »… (Jean 1,19-27)… Le lendemain, voyant Jésus venir à lui, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu… C’est de lui que j’ai dit : “Il vient après moi un homme… C’est lui l’Élu (*le Christ*) de Dieu…” » (Jean 1,29-36). « Vous-mêmes vous m’êtes témoins que j’ai dit : “Je ne suis pas le Christ, moi, mais je suis envoyé devant lui…” » (Jean 3,26-36). Ainsi donc, dès le début, Jean tranquillise ses disciples : Jésus est bien le Christ-Dieu. Il termine son Évangile en les confirmant dans cette croyance, disant qu’il leur a rapporté tous ces signes opérés par Jésus « pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20,30-31). #### La divinité de Jésus Jean commence son Évangile par un mot clé qui a un grand impact dans la mentalité juive : « Au commencement », en hébreu « Béréchit » (« Bé » : au, « réchit » : commencement). Ce mot tient son importance du fait qu’il inaugure l’Ancien Testament, la Torah. En effet, le livre de la Genèse débute ainsi : « Au commencement (Béréchit) Dieu créa le ciel et la terre ». C’est **intentionnellement** que Jean, poussé par le Souffle de Dieu, emploie ce mot qui heurte le cœur juif et le choque pour l’ouvrir aux livres du Nouveau Testament. C’est dans le même Esprit que Jean débute sa première lettre : « Ce qui était dès le **commencement**… ». En répondant aux fidèles venus le solliciter, Jean a voulu rédiger une nouvelle Genèse, un nouveau « Béréchit » : « Au commencement était le Verbe… Tout fut par Lui et sans Lui rien ne fut. De tout être Il était la Vie et la Vie était la Lumière des hommes… Jean (*Baptiste*) n’était pas la Lumière… Le Verbe était la véritable Lumière » (Jean 1,1-9). Par ces mots courageux, Jean explique en profondeur ce que la Genèse dit de Dieu, le Créateur du ciel, de la terre et de la lumière. Ce Créateur n’est autre que le Verbe : « Tout fut par lui » (Jean 1,3) car « il était **au commencement** avec Dieu » (Jean 1,2) et « était Dieu » Lui-même (Jean 1,1). « Et le Verbe s’est fait chair (*en Jésus*) » (Jean 1,14). Ceux qui eurent recours à Jean ne pouvaient espérer meilleure réponse. Tu comprends pourquoi Jean fut appelé « le Théologien ». Tout le long de son Évangile, Jean s’emploie à rapporter fidèlement les propos de Jésus sur lesquels il s’appuie pour dire que « le Verbe était dès le commencement avec Dieu et qu’il était Dieu ». Ne L’avait-il pas entendu dire aux Juifs : « Avant qu’Abraham fût, Je Suis » ? (Jean 8,58). N’avait-il pas aussi entendu le Baptiste dire devant lui, son disciple : « Celui qui vient après moi est passé devant moi parce **qu’avant moi il était** » ? (Jean 1,30). Or Jean savait qu’Abraham précéda Jésus sur terre de 2000 ans et que Jean-Baptiste Le précéda de six mois. Il ne pouvait taire dans son Évangile les conclusions logiques qu’il tira de ce qu’il avait entendu. Il nous livra son témoignage avec amour et précision afin que ceux qui y croient soient sauvés. La croyance en la divinité de Jésus existait déjà avant l’Évangile de Jean. Dans ses lettres, Paul y fait allusion : « Lui de **condition divine** ne retint pas jalousement le rang qui **L’égalait à Dieu** », dit-il de Jésus (Philippiens 2,6). Et encore : « C’est en Lui (*Jésus*) qu’il vous faut marcher… Car en Lui habite corporellement **toute la Plénitude** de la Divinité » (Colossiens 2,6-9). Les lettres de Paul datent d’environ 40 ans avant l’Évangile de Jean. Puisque les Chrétiens croyaient déjà à l’incarnation divine, dans « toute sa Plénitude », en la Personne de Jésus, pourquoi Jean a-t-il écrit pour convaincre ses disciples de ce qu’ils savaient déjà ? C’est, comme je l’ai dit, parce qu’ils étaient troublés par des perturbateurs qui visaient à semer le doute et la discorde dans les rangs chrétiens. Ce sont ces perturbateurs, issus de la masse juive qui reniait Jésus, qui sont qualifiés d’« antichrists » par Jean : « Vous avez entendu dire que l’Antichrist doit venir. Déjà maintenant **beaucoup d’antichrists** sont survenus… Ils sont sortis **de chez nous** (*des Juifs*) mais ils n’étaient pas des nôtres… Qui est le menteur sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ; le voilà l’Antichrist ! », dit-il à leur propos (1 Jean 2,18-22). Paul fait encore allusion à eux en écrivant : « Dès maintenant le mystère de l’impiété est à l’oeuvre » contre les premiers Juifs fidèles à Jésus (2 Thessaloniciens 2,7). #### Les deux camps juifs Parlant des antichrists, j’en profite pour parler des 2 catégories de Juifs résultant de l’Avènement de Jésus : ceux qui furent pour Lui pro-Christ et les autres qui se rangèrent contre Lui, les antichrists. Jésus, le Messie spirituel, qui n’était pas un nationaliste juif, scinda la société hébraïque en deux camps : « Les Juifs se divisèrent à propos des paroles de Jésus. Beaucoup d’entre eux disaient : ‘Il est possédé d’un démon à quoi bon L’écouter ?’ D’autres disaient : ‘Ce n’est pas là langage de possédé’… » (Jean 10,19-21). De même, Paul « suscita des discordes parmi les Juifs du monde entier » (Actes 24,5) séparant « l’ivraie du bon blé », les incroyants des croyants. C’est dans ce sens que Jésus avait dit : « Je ne suis pas venu apporter une paix mais une épée. Car je suis venu opposer l’homme (*qui ne croit pas en moi*) à son père (*qui croit en moi*)… etc. » (Matthieu 10,34-35). Les Juifs incroyants reprochent à Jésus d’avoir dit cela et L’accusent de briser l’unité du peuple et de la famille… Le camp des croyants se laissa convaincre - par les prophéties - que le Messie devait subir la mort, afin que le message monothéiste passe des Juifs - qui l’avaient rendu hermétique - aux Païens (Actes 17,1-4) et que « Juifs et Grecs (*Païens qui étaient polythéistes*) rendent gloire à Dieu » (Actes 19,17). Tous ceux-ci crurent donc en Jésus, en dépit de la résistance des Juifs israéliens qui ne virent pas en Lui ce Christ nationaliste qu’illusoirement ils imaginaient. Ainsi donc « des milliers de Juifs embrassèrent la foi » chrétienne (Actes 21,20). Par contre, les Juifs intégristes formaient un camp fanatique exclusivement juif, un « ghetto » violemment nationaliste. N’aspirant qu’à la « restauration » du royaume de David en Palestine, ce camp s’opposa sans pitié au premier. Cette opposition fut si violente qu’elle mena à la persécution des disciples de Jésus qui durent se réunir « portes fermées par crainte des Juifs » incroyants (Jean 20,19). La scission était donc totale entre les deux camps et la parole de Jésus s’est avérée exacte : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée ». De fait, c’est par « l’épée » que périt un bon nombre d’Apôtres, lapidés comme le fut Étienne (Actes 7,59) ou littéralement « par l’épée » comme « Jacques, le frère de Jean » (Actes 12,2). Pour Dieu, lequel de ces deux camps représente le **vrai** visage du Judaïsme ? Est-ce celui des intégristes demeurés attachés à l’idéal nationaliste, ou celui des Juifs disciples de Jésus transformés en « universalistes » après leur libération des préjugés imposés par la vision étroite et fanatique d’un Judaïsme mal compris ? Jésus répond à cette question lorsqu’Il dit : « Je ne suis pas venu abolir la Torah et les Prophètes (c’est-à-dire les livres de l’Ancien Testament) : Je ne suis pas venu abolir mais **accomplir**… Si votre justice ne **surpasse** celle des Scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez certainement pas dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 5,17-20). Jésus est donc la **perfection** du Judaïsme et le vrai Juif est celui qui s’est fait son disciple : « Si tu veux être **parfait**… viens, suis-moi », dit Jésus au jeune homme riche qui pratique scrupuleusement, à la lettre, les préceptes de la loi mosaïque (Matthieu 19,21). Ayant compris cela, Paul, qui était un Pharisien pratiquant, déclare aux Juifs : « Si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse » (Galates 3,29). Ainsi, selon l’Évangile, est vrai juif qui se fait disciple de Jésus. Ceux qui le renient ne sont pas de vrais Juifs, mais sont de « faux Juifs », les « faux frères », ces « intrus » dont parle Paul, « qui se sont glissés pour espionner » les Chrétiens (Galates 1,7). Ce sont ces faux Juifs que Jean dénonce comme « antichrists » et « séducteurs » (1 Jean 2,18-22 / 1 Jean 4,2-3 / 2 Jean 1,7), « qui ne confessent pas Jésus-Christ venu dans la chair » (2 Jean 1,7). « Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine », poursuit Jean, « ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises » (2 Jean 1,10). L’Apocalypse nous met en garde contre leur réapparition à la fin des temps et les qualifie de « faux Juifs », d’« usurpateurs du titre de Juifs », voire de « synagogue de Satan » (Apocalypse 2,9 / 3,9), Jésus ayant accusé leurs prédécesseurs d’avoir « pour père le diable », non Dieu (Jean 8,44). Ces faux Juifs modernes sont les nationalistes israéliens. ### Les enseignements de l’Évangile de Jean Ce qui intéresse Jean ce ne sont pas tant les œuvres de Jésus, que ses enseignements. Il nous les communique en nous faisant part des diverses discussions que son Maître eut avec les uns et les autres, nous laissant comprendre par nous-même les lumières que Jésus veut donner aux hommes. Jean ne fait donc pas une liste de doctrines, mais fait appel au bon sens de ceux qui savent lire entre les lignes et dégager les enseignements du Christ de ses propres paroles dans ses différentes discussions ou controverses. Jésus saisissait souvent l’occasion d’un événement quelconque, parfois d’apparence banale (ex. *son dialogue avec la Samaritaine*: Jean 4) pour révéler une vérité. Parfois même il créait l’occasion pour enchaîner une discussion utile. Ainsi, ses miracles avaient pour but indirect et plus profond, de susciter des discussions au cours desquelles, il exposait ses points de vue - sur la Torah, par exemple - pour redresser le déviationnisme dans lequel avait sombré la communauté hébraïque. En effet, Jésus accomplit des miracles le samedi, pour dire qu’en ce jour il ne fallait pas être réduit à un immobilisme quasi total, comme le pensaient les Juifs. Il guérit donc un paralytique, un samedi, au grand scandale des Juifs et en profita pour leur répliquer : « Mon Père travaille toujours et moi aussi je travaille. Mais c’était pour les Juifs une raison de plus de vouloir le tuer, puisque non content de violer le samedi, Il appelait encore Dieu son propre Père, se faisant ainsi **l’égal de Dieu** » (Jean 5,17-18). Ce que Jean veut surtout nous donner, c’est cette parole de Jésus : « Ma doctrine n’est pas de moi, mais de Celui qui M’a envoyé » (Jean 7,16). Cette doctrine de Jésus nous fut livrée par Jean à travers les discussions suivantes que Jésus eut : #### Edification du vrai Temple (Jean 2,13-22) Controverse avec les Juifs au Temple pour parler de sa destruction et de l’édification du vrai Temple, le « sanctuaire de son corps », c’est-à-dire de sa Personne (voir Apocalypse 21,22). #### Dialogue avec Nicodème (Jean 3,1-21) Jésus y révèle la nécessité de « renaître **en esprit** », de se déconditionner et se libérer des préjugés afin de parvenir à voir la vérité et d’opter objectivement pour elle après avoir rompu les chaînes corporelles, car « ce qui est chair est (*demeure*) chair, mais ce qui est né de l’Esprit est esprit » et vit éternellement. #### Dialogue avec la Samaritaine (Jean 4,1-42) Jésus provoque un dialogue avec une Samaritaine pour trois raisons : 1. Rompre la haine entre Juifs et Samaritains, une haine érigée par l’ostracisme : « Les Juifs, en effet, **n’ont pas de relations** avec les Samaritains », rapporte Jean (Jean 4,9). La parabole du **bon** Samaritain choqua les Juifs (Luc 10,29-37). Cette approche amicale de Jésus, un Juif, étonna donc la femme : « Comment ! Tu es Juif, et tu me demandes à boire à moi, une Samaritaine ! » (Jean 4,9). Jésus fait un pas antiraciste. 2. Rompre les préjugés sociaux de l’époque, surtout dans la mentalité de ses disciples qui s’étonnent de le voir parler à une femme (Jean 4,27), qui de surcroît est Samaritaine (Jean 4,9). 3. La raison principale est de révéler aux Samaritains qu’il est le Messie (Jean 4,25-26 / 4,41-42). Remarque que les Samaritains - comme des enfants dociles et innocents - crurent en Jésus, **non parce qu’ils L’avaient vu faire des miracles**, mais simplement de ce qu’ils avaient « **entendu** » de la Samaritaine (Jean 4,39-42). Par contre, les Juifs se montrèrent réticents. Jésus avait déclaré Lui-même, à son retour en Galilée deux jours plus tard : « …un prophète ne jouit d’aucun égard dans son pays » (Jean 4,44). À Cana, Il dit encore, non sans amertume : « Si vous ne **voyez des signes** et des prodiges, vous ne croirez donc pas ! » (Jean 4,48)…comme crurent en Lui les Samaritains sans voir de miracle. #### La Résurrection spirituelle (Jean 5,1-47) C’est la résurrection **de l’âme** par l’accueil de la Vérité proclamée par Jésus. Elle est appelée la « première résurrection » (Apocalypse 20,5-6). Guérissant un paralytique, Jésus en profite pour révéler sa filiation divine, son « égalité à Dieu » et « Dieu même » comme dirent les Juifs scandalisés (Jean 5,17-18 / 10,33). À cette occasion, Jésus annonce encore que « les morts entendront la voix du Fils de Dieu et ceux qui l’auront entendu vivront » (Jean 5,25). Cela signifie que les Païens, considérés par les Juifs comme morts, viendront à la vie spirituelle grâce à leur foi en Jésus. Le prophète Baruch dit aux Juifs exilés parmi les Babyloniens, considérés comme des « **morts** » qui « descendent au Shéol » : « Pourquoi, Israël, pourquoi es-tu au pays de tes ennemis, vieillissant en terre étrangère, te souillant avec les morts (*les Babyloniens*), comptés parmi ceux qui descendent au Shéol » (Baruch 3,10-11). Ce retour de l’**âme** à la vie est une résurrection spirituelle, celle de l’**âme** dans le corps vivant **dès ici-bas** sur terre. Jésus dit en effet : « L’heure vient - **et nous y sommes** - où les morts (*les pécheurs*) entendront la voix du Fils de Dieu et ceux qui l’auront entendu (*les repentis*) vivront » (Jean 5,25). L’Apocalypse la nomme « la première résurrection » (Apocalypse 20,5-6). Il ne s’agit donc pas de la « deuxième résurrection », celle qui aura lieu **à la fin du monde**. Jésus l’explique : « L’heure vient, où les justes auront part à la Vie Éternelle et les impies connaîtront la ‘mort éternelle’ » (c’est-à-dire le malheur à jamais : Jean 5,28-29). Cette mort définitive de l’âme est appelée « seconde mort » par l’Apocalypse 20,6 (la première étant la mort physique, et la seconde la mort de l’âme). Remarque *la persévérance* de l’infirme guéri : « **depuis trente-huit ans** » il se présentait pour être guéri, « mais un autre le précédait dans l’eau ». Jésus le guérit parce qu’il « savait qu’il était **depuis longtemps** dans cet état » sans perdre l’espoir de guérir. #### Le « Pain » de la Vie Éternelle (Jean 6,1-67) Jésus multiplie les pains pour parler d’un autre « Pain » qui donne la Vie à l’âme, la Vie Éternelle, comme il parla de l’« Eau » de la Vie Éternelle à la Samaritaine à partir de l’eau du puits de Jacob (Jean 4,13-14). Mais avant d’opérer le miracle, Lui qui « savait bien ce qu’Il allait faire », Il voulut « mettre Philippe à l’épreuve », ainsi que les autres Apôtres. Il dit donc « à Philippe : où pourrions-nous acheter du pain pour les faire manger ? » Remarque qu’il disait cela « **pour le mettre à l’épreuve** » (Jean 6,5-6). C’est que Philippe était l’un des Apôtres présents à Cana quand Jésus multiplia le vin (Jean 1,43 et 2,1-3). Il aurait donc dû savoir que Jésus pouvait donner à manger à ces milliers de personnes sans problème. Or ni Philippe, ni André, lui aussi présent à Cana, ne comprirent ce que le Messie comptait et pouvait faire (Jean 6,8). Ils auraient dû Lui répondre : « Mais tu peux tout, Seigneur ! Tu n’as qu’à dire un mot, comme à Cana, et il y aura du pain pour tous ! » Il faut rapprocher les deux miracles : celui du vin et celui du pain, ces deux produits à travers lesquels Jésus se donne à nous dans son Repas spirituel. Je n’ai pas encore expliqué le miracle de Cana (Jean 2,1-11) pour en parler maintenant. Compare l’attitude de foi de Marie, la Sainte Vierge, à Cana, avec celle des Apôtres ici. À Cana, c’est Elle qui prit l’initiative de demander à Jésus qu’Il multiplie le vin. Ses Apôtres - Philippe et André notamment, et d’autres - « étaient aussi invités » (Jean 2,2). Bien que connaissant cela, Philippe et André furent loin de penser à ce que Jésus allait et pouvait faire concernant la multiplication des pains. Sa Mère à Cana, avait prit les devants poussant Jésus à multiplier le vin. Elle obtint gain de cause pour la joie des convives. Marie, à qui Dieu ne refuse rien, parvint ainsi à anticiper le temps où Jésus ferait ses miracles (Jean 2,4). Cela aurait dû inspirer Philippe et André dans leur réponse à Jésus à propos du pain. Je signale un fait de mauvaise traduction : à Cana Jésus ne dit pas à sa Mère : « Que me veux-tu femme ?… etc. » comme certains traduisent, mais : « Qu’en est-il pour moi et pour toi femme ? Mon heure n’est pas encore venue » (Jean 2,4). En d’autres termes, à Marie qui signale à son fils que le vin est épuisé, Celui-ci lui répond : « Qu’est-ce que cela peut nous faire à toi et à moi ? Cela ne nous regarde pas ; ce n’est pas notre affaire. Ce ne sont ni mes Noces, ni mon heure ! À mes Noces le Vin ne manquera pas. Ici nul ne m’a chargé du vin ». C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre et traduire les paroles de Jésus d’après le texte original en grec (voir la traduction dans la Bible d’André Chouraqui). Il ne faut donc pas penser comme le font certains, que dans la réponse de Jésus à sa Mère, il y eut un manque de respect à son égard. Cela serait indigne du Messie… N’oublions pas encore que Jésus finit par exaucer la demande de sa mère. Dans sa controverse avec les Juifs, Jésus leur dit : « Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6,44). Il dit cela, car beaucoup allaient à Lui croyant qu’il était le Messie, donc le Roi **politique** d’Israël. Ils n’étaient donc pas attirés par l’Esprit du Père de Jésus. Cette foule courrait après Jésus, non pas pour des causes spirituelles, mais, car ils étaient attirés vers Lui, comme Judas, pour des intérêts politiques, économiques et terrestres. C’est pourquoi Jésus leur dit : « Travaillez pour la nourriture éternelle, non pour la périssable » (Jean 6,27). Il parlait de son Corps et de son Sang, Pain et Vin de Vie Éternelle (Jean 6,51-58). Seuls ceux qui sont attirés par le Père sont capables de saisir la signification profonde des paroles **spirituelles** de Jésus. Ceux que les biens terrestres attirèrent vers Lui ne virent aucun sens à ses paroles et finirent par L’abandonner, comme Judas le fit plus tard (Jean 6,60-71). #### L’Eau de Vie (Jean 7,37-39) Quand Jésus parlait à la Samaritaine de l’eau qu’il donne à boire, il entendait « l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui » (Jean 7,39). Pour être abreuvé de cet Esprit qui donne la Vie à l’âme, il faut en avoir soif. Les tièdes sont exclus. Jésus donne ce même Esprit dans l’Eucharistie à « tous ceux qui en ont soif » (Matthieu 26,27-28 / Apocalypse 22,17). #### Discours de Jésus au Temple (Jean 7,1-53) La fête des Tentes, dite aussi fête de la Récolte (Exode 23,16), commémorait le séjour pendant 40 ans dans le désert du Sinaï sous des tentes (Lévitique 23,42-43). À l’occasion de cette fête les Juifs allaient chaque année en pèlerinage à Jérusalem pour offrir des sacrifices au Temple. Cette fête est célèbre encore aujourd’hui en Israël. Les « frères » de Jésus, c’est-à-dire des habitants de Nazareth lui dirent donc non sans ironie : « Passe d’ici en Judée afin que tes disciples voient les œuvres que tu fais : on n’agit pas en secret quand on veut être connu. Puisque tu fais ces œuvres-là manifeste-toi au monde !! » (Jean 7,3-4). Jean explique aussitôt après ces versets que : « Même ses frères en effet ne croyaient pas en Lui » (Jean 7,5). Pourquoi les concitoyens de Jésus le poussent-ils à aller à Jérusalem pour se manifester devant le monde tout en ne croyant pas en Lui ? Ils savaient pourtant que « les Juifs voulaient Le tuer » (Jean 7,1 / Jean 7,13) ! L’on doit comprendre que c’est sur un ton cynique et moqueur que ces gens s’adressaient à Jésus et le **défiaient** de comparaître devant le peuple comme le Messie attendu. Ils ne Le croyaient pas capable d’être ce leader politique attendu, capable de satisfaire les Israéliens assoiffés d’indépendance nationale. N’oublions pas, en effet, que Jean-Baptiste lui-même et les Apôtres eurent des difficultés à comprendre la mission purement spirituelle de Jésus et son Royaume spirituel qui « n’est pas de ce monde », comme Il le révéla à Pilate (Jean 18,35-37). Ces Nazaréens parlaient à Jésus dans le même esprit de défi que celui du diable qui lui avait dit : « Si tu es le Fils de Dieu (*le Messie*) ordonne que ces pierres se changent en pain… Si tu es le Fils de Dieu jette-toi en bas » (Matthieu 4,3-5). C’est encore dans cet esprit mauvais que, voyant Jésus sur la croix, « les passants l’injuriaient en hochant la tête et disant : ‘Si tu es le Fils de Dieu descends de la croix !’ Pareillement les grands prêtres se gaussaient et disaient avec les scribes et les anciens : ‘Il en a sauvé d’autres et Il ne peut se sauver Lui-même ! Il est roi d’Israël ! Qu’Il descende maintenant de la croix (*pour rétablir le règne de David*) et nous croirons en Lui !… Il a bien dit : Je suis le Fils de Dieu !’ » (Matthieu 27,39-44). Or « il ne faut pas mettre Dieu à l’épreuve ! » (Deutéronome 6,16). Nous pouvons comprendre la raison pour laquelle Jésus répondit à ses concitoyens : « Mon temps (*d’être le Roi spirituel et universel*) n’est pas encore venu, tandis que pour **vous** le temps (*d’attendre le Messie nationaliste*) est toujours bon. Le monde ne peut vous haïr (*car il attend le même Messie que vous et a le même esprit que le vôtre*) : moi il me hait parce que j’atteste (*par mon messianisme spirituel*) que ses œuvres sont mauvaises. Vous, montez à la fête ; moi je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps (*d’être Roi*) n’est pas encore accompli » (Jean 7,6-8). Jésus refusa d’aller à Jérusalem avec « ses frères » de la Galilée, car Il ne voulait pas les accompagner dans leur esprit mondain et opportuniste. En effet, ils ne L’invitaient pas à aller à Jérusalem en esprit de pèlerinage et de recueillement, mais dans un esprit de campagne électorale, faisant d’une fête religieuse un tremplin pour un but politique. C’est pourquoi Jésus rétorqua : « Moi je ne monte pas à cette fête-là », c’est-à-dire je n’y vais pas avec vous, ni dans cet esprit-là. Mais Jean ajoute « toutefois quand ses frères furent montés alors il y monta mais en **secret** sans se faire voir » (Jean 7,10). Jésus alla donc à Jérusalem mais dans un esprit bien différent des autres, puisque c’est « en secret » qu’il y monta, sans chercher à se faire valoir ni connaître comme eux pensaient (Jean 7,4). Jésus refuse toujours de se manifester en esprit de publicité tapageuse, au point que ce sont les Juifs eux-mêmes « qui le cherchaient pendant la fête » (Jean 7,11) et non pas Lui, Jésus, qui cherchait à paraître, comme le Lui demandaient ses « frères ». N’avait-Il pas recommandé aux Apôtres de ne dire à personne qu’Il était le Messie ? (Matthieu 16,20). C’est bien de ce Messie discret que Dieu parlait à Isaïe le décrivant ainsi : « Voici mon Serviteur que Je soutiens, mon Élu que préfère mon âme. J’ai mis sur Lui mon Esprit… Il ne crie pas, Il n’élève pas le ton, Il ne fait pas entendre sa voix dans les rues » pour faire des discours électoraux et se faire connaître du monde (Isaïe 42,1-2). Ceux qui ont des yeux spirituels pour voir, eux seuls, peuvent comprendre que Jésus est le Christ, l’Élu de Dieu : « Entende qui a des oreilles », disait souvent Jésus (Luc 14,35 et Matthieu 13,9). Pourtant, il arrivait que Jésus hausse le ton de sa voix, mais c’était toujours pour proclamer des vérités spirituelles et être bien entendu de tous. En effet, Jean dit : « Le dernier jour de la fête Jésus debout lança à **pleine voix**: ‘Si quelqu’un a soif qu’il vienne à Moi et qu’il boive, celui qui croit en Moi !’ selon le mot de l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vive. Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en Lui » (Jean 7,37-39 / voir aussi Ézéchiel 47,1-13 et Apocalypse 22,2). C’est de cette même « Eau vive » que Jésus parlait à la Samaritaine (Jean 4,13-14). Le Messie ne promet à ses disciples ni empire sur le monde, ni gloire temporelle, mais l’Esprit de Dieu qui rétablit l’homme à l’image de Dieu. Ceux qui en ont soif, en s’adressant à Lui, ne seront jamais déçus. Ce n’est pas cet Esprit divin que recherchaient les concitoyens de Jésus ; ce n’est pas de cette Eau-là dont ils avaient soif. Ses disciples, par contre, ne voulaient s’abreuver qu’à la Source vivifiante que le Messie venait pour ouvrir en eux. St Paul, par exemple, considéra nul le culte mosaïque de la Torah par rapport à la foi en Jésus et dit : « Je suis Hébreu, fils d’Hébreux, circoncis le 8e jour. Quant à la Loi (*la Torah*), un Pharisien, quant au zèle, un persécuteur de l’Église ; quant à la justification que peut donner la Loi, un homme irréprochable. Mais tous ces avantages dont j’étais pourvu, je les ai tenus pour un désavantage, à cause du Christ. Bien plus, je tiens tout, désormais, pour désavantageux au prix du gain suréminent qu’est la connaissance du Christ Jésus, Mon Seigneur. Pour Lui, j’ai accepté de tout perdre. Je regarde tout comme déchets, afin de gagner le Christ… » (Philippiens 3,5-8). Paul, qui avait soif de l’Esprit de Jésus, n’a pas été déçu. Il était bien conscient de Le posséder puisqu’il dit : « Je pense bien, moi aussi, avoir l’Esprit de Dieu (1 Corinthiens 7,40)… C’est nous qui sommes les (*vrais*) circoncis, nous qui offrons le culte selon l’Esprit de Dieu, et tirons notre gloire du Christ Jésus » (Philippiens 3,3). Paul n’aurait pas dit ces paroles vécues s’il s’était contenté du culte de la Torah et s’il n’était rassasié de l’Eau de Jésus. Pour nous qui étudions ce Cours Biblique, ces paroles sur l’Eau de Vie Éternelle sont de la plus haute importance ; car le but de notre étude est d’avoir en nous la Source de cette Eau promise par Jésus. Nous sommes donc directement et personnellement concernés et intéressés. C’est pourquoi nous devons faire notre « bilan spirituel », comme déjà recommandé au début de cet Itinéraire Spirituel. Sachons si nous avons soif de l’Eau de Jésus, si nous en avons bu, si des « Fleuves d’eau vive jaillissent de notre sein » (Jean 7,38). Pouvons-nous dire nous aussi comme Paul : « Je crois que j’ai l’Esprit de Dieu ? » Pensons-nous comme Dieu ? Suis-je comme Il veut que je sois ? Si tel est le cas, alors heureux sommes-nous ! Heureux es-tu ! Ton étude n’aura pas été vaine. Remercions le Messie qui nous a donné sa Vie pour nous accorder ce bonheur. Ne permettons à personne de nous arracher ce « trésor que nous portons en des vases d’argile (*fragiles*) pour qu’on voit bien que cette extraordinaire puissance appartient à Dieu et ne vient pas de nous » comme dit Paul (2 Corinthiens 4,7). Demeurons avec Dieu et Lui nous protégera. #### Controverse entre Jésus et les Juifs (Jean 8,12-59) Dans cette violente controverse entre Jésus et les Juifs, Jésus révèle qu’il agit toujours selon « ce qu’il voit et entend auprès du Père » et que, par contre, les Juifs qui Le refusent agissent selon « ce qu’ils entendent auprès de leur père… le diable » (Jean 8,38-44). L’enseignement de ces paroles est que nous agissons tous - consciemment ou inconsciemment - d’après ce que nous contemplons dans le secret de notre âme. Nous reproduisons des actes inspirés de l’esprit que nous écoutons. Si c’est vers Dieu que notre cœur penche, nous reproduisons un comportement bon ; mais si c’est l’esprit du diable qui nous attire, alors nos agissements seront diaboliques. Si les Juifs voulurent tuer Jésus, c’est parce qu’ils ont « pour père le diable », ils sont séduits par son esprit dominateur et le contemplent, consciemment ou pas, sans cesse. Or l’homme imite toujours ce qu’il contemple et admire. Ce père criminel, le diable, « est un homicide dès le début », déclare Jésus. N’avait-il pas séduit les parents de l’humanité, cherchant à tuer leur âme en les éloignant de Dieu ? Les Apôtres, eux, suivirent Jésus car c’est Dieu qu’ils recherchent inconsciemment, c’est Lui qu’ils contemplent sans le savoir. Le Christ voulut qu’ils en prennent conscience quand Il leur dit la veille de sa Passion : « Nul ne va au Père que par moi… **Dès maintenant** vous le connaissez et vous l’**avez vu** » (Jean 14,7). À cette même occasion Il leur révéla aussi qu’à leur insu « ils connaissaient l’Esprit Consolateur parce qu’Il demeurait avec eux et qu’Il était (*déjà*) **en eux** » (Jean 14,17). #### Les Juifs veulent un Christ nationaliste (Jean 10,24) Les Juifs firent cercle autour de Jésus et Lui dirent : « Jusqu’à quand vas-tu nous faire languir ? Si tu es le Christ, dis-le nous clairement ». « Je vous l’ai dit, mais vous ne croyez pas », leur répondit Jésus. Les Juifs demandent une réponse, non pour se plier aux exigences divines qui sont spirituelles, mais pour mener Jésus à se plier à leurs exigences politiques, à prendre la tête d’un mouvement insurrectionnel violent contre l’occupation romaine. C’était Lui faire comprendre qu’ils sont prêts au combat s’Il est le Messie nationaliste. Il n’aurait qu’un mot à dire et ils prendraient les armes à sa suite. Le monde juif oublia ce que le prophète Isaïe avait dit du Messie : « Sur lui repose l’Esprit de YHVH… Sa **Parole** (*non son épée*) est le bâton qui frappe le violent, le souffle de ses lèvres fait mourir le méchant » (Isaïe 11,4). Jésus n’a jamais manqué de frapper par la parole la violence israélienne pour tuer le péché du nationalisme. Mais les fanatiques refusèrent de l’écouter, préférant « mourir dans ce péché » (Jean 8,21-24) plutôt que de renoncer à leurs ambitions d’hégémonie politique, comme c’est le cas des Israéliens du XXe et XXIe siècles qui préfèrent mourir plutôt que de renoncer à leur rêve du « Grand Israël ». #### Le Consolateur, la Trinité (Jean 14,16-31) Jean est le seul à nous avoir tant parlé de l’Esprit-Saint (Jean 15,26 / 16,7-15). Il est le « Consolateur » (en grec : « Paraclitos », et en hébreu : « Ménahem » : Jean 14,16 et 14,26). Cet Esprit soutiendra les Apôtres et les « consolera » après le départ dramatique de Jésus : « Je vous donnerai **un autre** Consolateur (*que Moi*)… Je ne vous laisserai pas orphelins (*sans Moi*) **Je** reviendrai vers vous (*par ce Consolateur*) » (Jean 14,16-18). À remarquer que c’est encore Jésus qui « revient vers eux » sous la forme de l’Esprit Consolateur. Jésus et cet Esprit sont donc Un, comme Jésus et le Père sont aussi Un. Le Père, Jésus et l’Esprit sont donc Un. Ce texte révèle la Trinité. La consolation vient du fait que le Christ, après sa mort, se manifeste - exclusivement - « à ceux qui l’aiment » (Jean 14,21) pour les consoler. Mais les Apôtres ne comprirent pas ces paroles. Ils s’imaginaient encore que Jésus sera le roi nationaliste d’Israël devant se manifester vivant, sous peu, aux Juifs. C’est pourquoi ils lui demandent : « Comment te manifesteras-tu à nous seulement et pas au monde ? » Et Jésus s’efforce, jusqu’au dernier instant, de leur expliquer que le royaume qu’ils attendent n’est pas celui qu’ils imaginent mais qu’il est intérieur : « Mon Père et Moi, nous viendrons chez celui qui M’aime et établirons notre demeure **en lui** » (Jean 14,23). Ils n’étaient pas encore en mesure de comprendre cette dimension intérieure. C’est bien plus tard que Jean écrit tout cela, après avoir lui-même compris la portée profonde de ces paroles. Il écrivit alors pour éclairer les autres Judéo-chrétiens à dépasser les limites du faux judaïsme dont la conséquence fatale est un nationalisme non voulu de Dieu. Ces enseignements spirituels sont valables pour les hommes de tous les siècles… notamment les matérialistes. #### Sanctifier le Nom de Dieu (Jean 17,1-26) Jésus prie à haute voix pour donner ses derniers enseignements avant de quitter la terre : 1\) La Vie Éternelle consiste à « **connaître** Dieu et son Messie », c’est-à-dire d’avoir en soi la vraie conception de Dieu, ne pas L’imaginer autrement qu’Il est. Seuls les élus reconnaissent cette « image » de Dieu en Jésus, prenant part ainsi à la Vie Éternelle dès ici-bas (Jean 17,3). St Paul dit : « Si notre Évangile demeure voilé, c’est pour ceux qui se perdent qu’il est voilé, pour les incrédules, dont le dieu de ce monde a aveuglé la pensée afin qu’ils ne voient pas resplendir l’Évangile de la gloire du Christ, qui est **l’image de Dieu** » (2 Corinthiens 4,3-4). Cela s’applique aujourd’hui à ceux qui ne parviennent pas à reconnaître la Bête de l’Apocalypse, ceux pour qui le Livre de l’Apocalypse de Jean demeure fermé. Exiger un Messie sioniste signifie avoir de Dieu une image trompeuse. Quand Jésus nous demande de prier : « Que ton Nom soit sanctifié », Il nous invite à purifier nos conceptions de Dieu et ses plans de salut en faveur des hommes. Nos souillures nous empêchent de voir l’Essence divine dans sa pureté. Un oeil myope voit un visage déformé, ce n’est pas le visage qui est mauvais, mais l’oeil qui le regarde. « Père guéris mes yeux que je Te vois tel que Tu es. Que ton Nom en moi soit sanctifié, non défiguré par ma cécité ». Jésus demanda à un aveugle : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur que je vois ». Et Jésus le guérit sur le champ. Nous devons, nous aussi, faire cette demande au Christ avec foi. Car Jésus est vivant, et vivant pour toujours, pour nous exaucer. Nous L’entendrons nous dire, en nos cœurs, ce qu’il avait dit à l’aveugle : « Vois ! Ta foi t’a sauvée » (Luc 18,35-43). Jésus dit qu’il était venu pour donner la vue, la Vue **intérieure** (Jean 9,39-41). « J’ai manifesté ton Nom aux hommes », dit Jésus au Père (Jean 17,6). Ce Nom n’est plus seulement celui de « YHVH », comme révélé à Moïse, mais une vérité plus profonde et **immanente** à l’homme, écrite en lettres de feu dans sa vie intime : **Dieu** est **dans le cœur** des croyants et l’enfer est un cœur sans Dieu. Dieu est le Bonheur parfait. Qui connaît Dieu tel qu’Il est, jouit du bonheur parfait : « Dieu est Amour » nous informe Jean (1 Jean 4,16), et ‘celui qui n’aime pas (*Jésus*), n’a pas connu Dieu’ (*c’est-à-dire ne l’aime pas*), dit encore Jean, car « l’amour de Dieu s’est manifesté par l’envoi de son Fils unique Jésus, afin que nous vivions par Lui » (1 Jean 4,9). Tel est le « Nom » de Dieu, ce par quoi on le reconnaît : l’Amour ! Et l’Amour **incarné**: Le Messie ! Ce saint Nom, pour beaucoup, est un scandale. Mais pour les croyants il est Vie Éternelle. Tel est le Nom révélé par Jésus et que lui seul pouvait révéler. Jésus révéla ce Nom de Dieu et nous a dit qu’Il « le révélera **encore** » (Jean 17,26), c’est-à-dire dans l’avenir. Cette révélation se fait **en nous**, jusqu’à la fin des temps, « pour que l’amour dont Tu m’as aimé soit **en eux** et moi **en eux** », dit Jésus. Cette immanence de Dieu doit donc être parfaite dans le cœur des croyants afin qu’ils soient pleins de Lui. Le Christ toujours vivant continuera à leur enseigner l’Amour, l’Amour qui unit et qui s’unit au Père. Ceux qui prêchent une « transcendance » de Dieu ont de lui une image lointaine et fausse, non conforme au Nom révélé par Jésus : un Nom « **En nous** », immanent à l’homme croyant, étant amour et l’Amour n’est jamais transcendant. Le Nom de Dieu est « Immanent ». 2\) « Je ne te prie pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal » (Jean 17,15). Il ne faut donc pas s’isoler du monde comme font certains moines et religieux. Ceux-ci, en majorité, ont peur du monde et craignent de faire face aux réalités de la vie quotidienne et aux difficultés du témoignage de Jésus. Ils ressemblent à ce serviteur craintif qui cacha son unique talent dans la terre, méritant ainsi d’être rejeté par le Maître (Matthieu 25,24-30). Nous sommes appelés à « vaincre le monde » sachant que « Celui qui est en nous (*Jésus*) est plus fort que celui qui est dans le monde (*Satan*) » (1 Jean 4,4). Les Apôtres ne se sont jamais isolés. C’est en demeurant dans le monde avec la force de Dieu que nous pourrons sauver les gens de bonne volonté égarés par les astuces du monde. Ceux qui vivent dans le monde, comme Jésus, mais qui ont de Dieu la vraie connaissance et le vrai « Nom », ne craignent pas de « succomber à la tentation » ; ils vaincront les séductions mondaines en luttant avec courage ; ils triomphent du mal, « les portes de l’enfer ne tiendront pas contre eux » (Matthieu 16,18). Il faut avoir cette foi ! #### « Mon Royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18,33-36) Pilate, **inquiet**, demande à Jésus s’il est le roi des Juifs. Jésus répondit : « Mon Royaume n’est pas de ce monde (Pilate n’avait donc pas à s’inquiéter ni à l’arrêter). Si mon Royaume était de ce monde, mes gens (les Apôtres et tous les disciples à leur suite) auraient combattu pour que je ne fusse pas livrés aux Juifs ». Jésus répondait ainsi à Pilate qui était manifestement inquiet, croyant que Jésus se présentait comme roi temporel d’Israël à la place d’Hérode, l’ami des Romains. Il voulait s’assurer que Jésus ne préparait pas une insurrection contre Rome. Il faut noter l’inquiétude de Pilate qui s’est aggravée en entendant Jésus se présenter comme « Fils de Dieu » : « À ces mots, Pilate s’alarma **encore davantage**… », dit Jean (Jean 19,8). Cette crise de conscience de Pilate était rendue encore plus aiguë par le rêve prémonitoire de sa femme, Claudia Procula en faveur de Jésus (Matthieu 27,19). D’après la tradition, celle-ci aurait abandonné son mari après qu’il eut livré Jésus aux Juifs. Elle serait devenue chrétienne. Par sa réponse, Jésus veut dire à Pilate que sa mission n’est pas de s’opposer à Rome, autrement il aurait ordonné à tous ceux qui le suivent de s’insurger contre Hérode et César et de combattre par la violence armée pour « qu’il ne fut pas livré » à ses ennemis. Tous ses disciples n’attendaient de lui qu’un mot pour se soulever. C’est cela qui inquiétait Pilate. Les chefs juifs présentèrent Jésus à Pilate comme étant un révolutionnaire contre les Romains. Luc nous dit qu’ils emmenèrent Jésus devant Pilate et ils se mirent alors à l’accuser en disant : « Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte (contre Rome) empêchant de payer les tribus à César et se prétendant le Christ Roi » (Luc 23,1-2). C’était cette prétention à la souveraineté qui inquiéta Pilate. Mais voyant que Jésus n’aspirait pas à un royaume politique, il voulut le libérer (Luc 23,13-16). « Mais les Juifs crièrent : ‘Si tu le relâches **tu n’es pas ami** de César. Qui se fait roi s’oppose à César… Nous n’avons d’autre roi que César’ » (Jean 19,12-15). C’est seulement « **alors** », c’est-à-dire après cette proclamation de l’unique souveraineté de César, que Pilate « leur livra Jésus pour être crucifié », précise Jean (Jean 19,16). Le représentant de César ne pouvait pas résister à la menace d’être accusé comme traître à l’empereur et de sembler favoriser Jésus, après qu’il lui eut été présenté comme terroriste révolté contre l’occupation romaine. Pour être saint, Pilate aurait dû « se faire violence » en soutenant la cause juste de Jésus jusqu’au bout, au risque de subir l’infamie parmi les hommes pour mériter la gloire éternelle du Ciel. Il faut noter enfin la mauvaise foi des chefs juifs qui « excitèrent la foule à demander qu’il leur relâchât plutôt Barabbas » et que Jésus fut condamné (Marc 15,11). « Or Barabbas était un assassin » (Jean 18,40), « un prisonnier fameux » (Matthieu 27,16), « arrêté avec **les émeutiers** qui avaient commis un meurtre dans la **sédition** (contre les romains) » (Marc 15,7). La mauvaise foi des Juifs apparaît dans le choix de la libération de l’activiste Barabbas, un « fameux » nationaliste israélien de l’époque, et dans la condamnation de Jésus comme activiste révolutionnaire, l’accusant d’être ce qu’était Barabbas. Remarque que les Apôtres étaient armés de deux épées (Luc 22,38), croyant encore à un soulèvement armé contre le pouvoir établi. Quand Jésus leur parla du combat décisif qu’ils devaient mener, il entendait le combat spirituel auquel ils devaient faire face après sa crucifixion : « Maintenant que celui qui a une bourse la prenne… que celui qui n’en a pas vende son manteau pour acheter une épée… car ce qui me concerne touche à son terme » (Luc 22,36). Jésus parlait de l’épée de la parole, de la force de l’âme que les Apôtres devront avoir devant les moments difficiles et les combats spirituels qui se présenteront « quand tout ce qui Le concerne, touchera à son terme » c’est-à-dire sa mise en croix prochaine. Mais eux ne comprirent pas ses paroles ; ils crurent que l’heure de la révolte contre Hérode et César avait sonné. C’est pourquoi ils répondirent sur le champ : « Il y a justement ici deux épées ». Exaspéré par leur incompréhension, le Christ répondit : « C’est assez ! » (Luc 22,35-38). Car, comme l’a compris Paul plus tard : « L’épée de l’esprit c’est la parole de Dieu » (Ephésiens 6,17). L’Apocalypse explique bien que, pour le Christ, « l’épée » est la parole, la puissance de la parole de vérité : « De sa bouche sort une épée effilée » (Apocalypse 1,16), « Je combattrai ces gens avec l’épée de **ma bouche** » (Apocalypse 2,16). Au Jardin des Oliviers, lors de l’arrestation de Jésus, « voyant ce qui allait arriver, les compagnons de Jésus lui demandèrent : ‘Maître, faut-il frapper de l’épée ?’ Et l’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille droite ». Jésus intervint pour empêcher ses gens de Le délivrer par l’épée et dit à ses Apôtres : « Laissez (*vos épées*) ! Cela suffit ! » (Luc 22,49-51). Ne recevant aucun ordre de combat, « les disciples (*déçus*), l’abandonnèrent **alors** tous et s’enfuirent » (Matthieu 26,56), comme Jésus venait de les prévenir : « Voici venir l’heure où vous serez dispersés, chacun de son côté et me laisserez seul » (Jean 16,32). #### Jean demeure jusqu’au Retour de Jésus (Jean 21,22) « S’il me plaît qu’il (*Jean*) demeure jusqu’à ce que Je vienne, que t’importe ?… » Ces paroles furent adressées par Jésus à Pierre, à propos de Jean, « le disciple que Jésus aimait », comme aime à se présenter Jean (Jean 21,20). Ces mots amenèrent les disciples à croire que le retour du Christ était imminent, que cela aurait lieu pendant que Jean était encore en vie. Cette croyance se reflète dans les paroles de Paul aux Thessaloniciens : « Nous, les vivants, nous qui **serons encore là pour l’Avènement du Seigneur** (*Jésus*) » (1 Thessaloniciens 4,15 / répété en 4,17). Aussi, Jean, se voyant vieux et près de quitter cette terre (il avait environ 95 ans quand il écrivit son Évangile), sachant que « le bruit s’était répandu alors parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas (*avant le retour de Jésus*) », explique les paroles du Sauveur en disant : « Pourtant Jésus n’avait pas dit à Pierre : ‘Il ne mourra pas’, mais : ‘S’il me plaît qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (*que t’importe*)’ » (Jean 21,23). Paul, qui crut lui aussi au retour immédiat de Jésus, s’était rendu compte de son erreur bien avant que Jean n’écrivit son Évangile. Aussi dans sa seconde lettre aux Thessaloniciens, il rectifie ce qu’il avait dit dans sa première concernant l’Avènement de Jésus. Il précise en leur disant à ce propos : « Ne vous laissez pas trop vite agiter l’esprit ni alarmer par des propos ou des lettres comme venant de nous et qui feraient penser que le Jour du Seigneur est déjà là. Que personne ne vous abuse d’aucune manière. Auparavant doit venir l’Apostasie et se révéler l’Homme impie l’Adversaire » (2 Thessaloniciens 2,1-4). Cet « Adversaire », appelé « Antichrist » par Jean, est l’adversaire du Christ Jésus (1 Jean 2,22). Avant l’Avènement de Jésus, à la fin des temps, un grand signe nous est donné comme point de repère : l’apparition de l’Antichrist, la « Bête » qu’il faut reconnaître (Apocalypse 13). Le livre de l’Apocalypse de Jean, nous est donné à cette fin. Il contient les révélations faites à Jean pour nous aider à reconnaître l’identité de cet ennemi redoutable qui doit apparaître la veille du Retour de Jésus. C’est dans ce sens que Jean doit demeurer dans le monde, jusqu’à ce que Jésus vienne. C’est par son Apocalypse que Jean est encore dans le monde, pour préparer les croyants à ce Retour car, grâce à ce livre salutaire, nous savons que l’Antichrist est déjà apparu sur terre. Le Retour de Jésus n’est donc plus loin ; il est même déjà entamé dans certaines âmes. Ici se termine l’étude de l’Évangile et des lettres de Jean. Ce que j’ai dit à propos de ses 3 lettres suffit pour permettre de les lire sans y trouver de points obscurs majeurs. Lis maintenant l’Évangile de Jean et ses lettres avant de passer à l’étude des lettres écrites par des Apôtres. ### Les lettres de Paul Paul a écrit 14 lettres pour affermir la foi des premiers Chrétiens dont la plupart étaient des Judéo-chrétiens. Son principal souci est de les mettre en garde contre ces adversaires qui s’efforcent de les éloigner de Jésus, ces Juifs qui lui résistent partout et qui veulent ramener les néophytes à la pratique des œuvres de la Torah par toutes sortes de raisonnements. C’est pourquoi Paul, écrivant aux Galates, leur dit : « O Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés… Je ne veux savoir de vous qu’une chose : est-ce pour avoir pratiqué la Loi (*La Torah*) que vous avez reçu l’Esprit ou pour avoir cru à la prédication (*de l’Évangile*) ? » (Galates 3,1-2). « Je m’étonne que si vite vous abandonniez Celui qui vous a appelés par la grâce du Christ… Il y a seulement des gens (*les Juifs mécréants*) en train de jeter le trouble parmi vous et qui veulent bouleverser l’Évangile du Christ » (Galates 1,6-7). Ainsi agit l’esprit diabolique de l’Antichrist. Les deux lettres de Paul aux Romains et aux Galates doivent être étudiées ensemble car elles s’attaquent au même problème : empêcher les Judéo-chrétiens de retourner à la pratique - inutile - du culte et des œuvres de la Loi (*Torah*) : « La Loi (*Torah*) ne peut justifier personne devant Dieu… Le juste vivra par **la foi** (*en Jésus, non par le culte*), or la Loi ne procède pas de la foi (*en Jésus*)… Le Christ nous a rachetés (*libérés*) de cette **malédiction de la Loi**… » (Galates 3,11-13). Dans sa lettre aux Romains Paul dit encore : « Nous estimons que l’homme est justifié par la foi sans la pratique (*des œuvres*) de la Loi (*Torah*) » (Romains 3,28). Paul s’est condamné auprès des Juifs en qualifiant la Torah de malédiction. Mais cela le justifia et le glorifia auprès du Père et de son Messie. Ainsi donc tout l’effort de Paul fut de convaincre ces Juifs devenus Chrétiens (habitués à accomplir un culte prescrit dans les livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres, et du Deutéronome) que ces pratiques cultuelles sont stériles à l’âme et que seule la foi en Jésus comme Messie, et cette foi **seule**, sans la pratique de la Loi (Torah), peut sauver. Tu peux à cette étape lire la lettre aux Galates. Avant de lire la lettre aux Romains, tu dois savoir que Paul l’adresse aux Chrétiens de Rome. Or ceux-ci étaient divisés en deux communautés distinctes et, hélas, adverses : 1. Celle des Judéo-chrétiens formée des Juifs qui crurent en Jésus 2. Celle des Pagano-chrétiens formée par des Païens (en majorité des Romains) qui se joignirent aux disciples du Christ. Ces deux communautés se méprisaient l’une l’autre. La première, formée par des Juifs, considérait les Païens indignes de faire partie du peuple des croyants. Les Juifs qui suivirent Jésus pensaient que le Christianisme était réservé aux seuls Juifs, ils n’avaient pas encore compris la dimension **universelle** du message de Jésus. Paul leur écrit donc : « Dieu est-il le Dieu des Juifs seulement et non des Païens ? Certes, également des Païens ; puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu qui justifiera les circoncis (*Juifs*) en vertu de la foi (*en Jésus*) comme les incirconcis (*Païens*) au moyen de cette foi » (Romains 3,29-30). La communauté des Pagano-chrétiens méprisait à son tour celle des Judéo-chrétiens, croyant - à tort - que les Juifs devaient être globalement exclus du peuple des croyants parce qu’ils avaient rejeté Jésus. Paul les contredit en leur disant : « Ne suis-je pas moi-même Israélite ?… Dieu n’a pas rejeté son peuple… Il subsiste **un reste** élu par grâce (*par la foi en Jésus*). Mais si c’est par grâce, ce n’est plus en raison des œuvres (*du culte de la Torah*) » (Romains 11,1-6). Il ne fallait donc pas fermer la porte devant « ce reste », ces Juifs « élus », parce qu’ils croient en Jésus. Le cas se reproduit aujourd’hui, car beaucoup de Juifs - comme le mouvement « Jew for Jesus » - croient que Jésus est le Messie. Par de tels arguments sincères, vrais et pacifiques, Paul essaya de mettre la concorde entre Judéo-chrétiens et Pagano-chrétiens, invitant les uns et les autres « à être accueillants les uns pour les autres » (Romains 15,7). Les Israéliens (Sionistes) modernes se prévalent de tels versets, dans la même lettre, pour se faire accepter des Chrétiens, les induisant en erreur par une traduction astucieusement fausse des paroles et de l’intention de Paul. Ce faisant, les Sionistes visent à obtenir le soutien du monde chrétien à l’État d’Israël. Or, les paroles de Paul ne visent pas un soutien à l’État d’Israël, ni des Israéliens du XXe et XXIe siècles, mais visent « ce reste élu » (Romains 11,5) parmi les Juifs, élus par le passé, à cause de leurs foi en Jésus. Ces paroles bienveillantes s’appliquent aussi aux Juifs de nos jours **qui croiront en Jésus**. Les Hébreux nationalistes d’aujourd’hui, par leur refus de reconnaître en Jésus le Messie, sont l’Antichrist (1 Jean 2,22) et les faux Juifs dénoncés par Jésus (Apocalypse 2,9 et 3,9). Il ne faut pas oublier encore que Paul a donné aux Juifs **une condition** pour être sauvés. En effet, il dit clairement : « **S’ils ne demeurent pas dans l’incrédulité** (*c’est-à-dire dans leur refus de Jésus*), ils seront greffés (*sur le peuple de Dieu*) » (Romains 11,23). Ceux qui pensent que Paul prend la défense des Israéliens de notre époque et de l’État d’Israël doivent se rendre compte que : 1. Paul est un Hébreu devenu apôtre de Jésus. Il renonça au culte juif de la Torah qu’il considéra comme une nullité, voire une malédiction (Galates 3,13). 2. Paul a violemment combattu les négateurs de Jésus, les considérant ennemis de Dieu et des hommes ; il dit en effet : « Les Juifs ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, ils nous ont persécutés, ils ne plaisent pas à Dieu, ils sont ennemis de tous les hommes… » (1 Thessaloniciens 2,15-16). 3. Paul dit clairement que la conclusion de son raisonnement est l’échec de ceux qui sont pour l’État d’Israël et la réussite des élus de Jésus : « Que conclure donc ? Ce que recherche Israël (*un État impérialiste*) il ne l’a pas atteint, mais ceux-là l’ont atteint qui ont été élus (*les disciples de Jésus ont obtenu l’Esprit-Saint et ont atteint le Règne de Dieu*) » (Romains 11,7). La lettre aux Romains se termine par des salutations. Paul les adresse à des membres des deux communautés, les sommant, un à un, pour aider à leur rapprochement : Prisca et Aquilla sont d’origine juive (Romains 16,3) et Luc les mentionne dans Actes 18,1-2. Tu liras les noms des Pagano-chrétiens mentionnés par Paul, faisant à tous, cette ultime recommandation d’amour : « Saluez-vous mutuellement d’un saint baiser » (Romains 16,16). Lis maintenant la lettre aux Romains, en tenant compte qu’elle fut adressée à ces deux communautés pour les réconcilier et les unir dans l’amour du Messie, Jésus, invitant les premiers à s’élever au-dessus des considérations pharisaïques condamnées par Dieu (voir Matthieu 5,20) et les seconds à ne pas sombrer à leur tour dans le racisme en écartant les Juifs, comme tels, de la possibilité de croire en Jésus. Car Paul a constamment enseigné qu’en Jésus, Juifs et Païens se confondent : « C’est Lui (*Jésus*) qui est notre paix, Lui qui des deux (*Païens et Juifs*) n’a fait qu’un peuple, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en **sa chair la haine**, cette Loi (*Torah*) des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa Personne les deux en un seul Homme nouveau… et les réconcilier avec Dieu, tous deux, en un seul Corps (*par la Croix*) » (Ephésiens 2,14-18). Sachant qu’il avait pour mission de révéler Dieu et le Christ aux Païens (Actes 9,15), Paul réalisait bien qu’il devait combattre farouchement contre l’exclusivisme des Juifs qui « l’empêchèrent de prêcher aux Païens pour leur salut » (1 Thessaloniciens 2,16). Toutes les lettres de Paul sont le fruit de ses luttes pour « faire connaître le Fils de Dieu parmi les Païens » (Galates 1,16). Il apprécia la grâce d’annoncer aux Païens « l’insondable richesse du Christ » (Ephésiens 3,8), « la glorieuse richesse de son mystère parmi les Païens » (Colossiens 1,27), devenant l’incontestable « apôtre des Païens » (Galates 2,8), comme le voulait Jésus (Actes 9,15). Ayant compris ce point capital concernant Paul, tu peux maintenant lire le reste de ses lettres. Les lettres de Pierre, de Jacques et de Jude ne présentent pas de difficulté. Lis-les. ## Leçon 14 - Le livre de l’Apocalypse de Jean L’Apocalypse est un livre prophétique qui rapporte les événements et les protagonistes du XXe siècle. Cette époque tumultueuse est celle de la réapparition et de la fin d’une Bête : l’Antichrist, la veille du Retour du Christ. Ce Livre fut révélé à Jean, l’Apôtre de Jésus, en l’an 95. Lire le texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse). ## Leçon 15 - Études de thèmes ### Les fins dernières Lire le texte : [« Les fins dernières »](/fr/les-fins-dernieres). Tu complètes ta formation spirituelle en t’ouvrant sur l’inspiration Coranique. Étudie [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) et le livret [« L’Antichrist dans l’Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam). ### La Théologie Une connaissance de la « Théologie » achèvera ta formation « scientifique » et t’aidera à t’élever spirituellement. Chaque religion à sa théologie. La théologie chrétienne se divise en deux parties : La théologie doctrinale et la théologie morale. **La théologie doctrinale** Les insignes que nous avons besoin de savoir et qui sont basés sur les Saintes Écritures : - Dieu Un et Trinité - Dieu créateur - Dieu incarné (christologie) - Les Sacrements - La Vierge Marie (mariologie) - La notion du peuple de Dieu, etc. L’étude de ce cours biblique contient plusieurs enseignements théologiques. L’Apocalypse a apporté de nouvelles lumières notamment sur la notion de ce qu’est le peuple de Dieu, traitée dans les ouvrages théologiques traditionnels dans le chapitre sur « l’Église », ainsi que la notion de « Prêtre ». **La théologie morale** - Les dix commandements - La justice sociale et internationale, etc. Cette morale se simplifie en une phrase de Jésus : « Aime Dieu et ton prochain comme toi-même »… Ici se termine la troisième étape de cet Itinéraire Spirituel qui consiste - comme déjà mentionné au début du cours - à choisir et approfondir la voie spirituelle choisie. ## BIBLIOGRAPHIE 1. « *La Bible* » de Jérusalem éditions Cerf 2. « *Le Coran* » Traduction Masson éditions Dar Al Kitab Allubani/Gallimard la Pléiade 3. « *Synopse des quatre Évangiles* » RP Lagrange Librairie Lecoffre 4. « *Philosophies Vivantes* », 1931 et « *Des savants nous parlent de Dieu* », par René Courtois, éditions. Foyer notre Dame, Bruxelles 5. « *La Bible par les cartes* », Yoharan Aharoi et Michael Avi-Yonah édition Brepols 6. « *Moïse et Pharaon* », Dr Maurice Bucaille éditions Seghers 7. « *La Bible dévoilée* », Israël Finkelstein, Neil Asher Silberman éditions Bayard 8. « *Déluge et arche de Noé* » par André Parrot (éditions : « Cahiers d’archéologie biblique » ; 15 février 1955, p.32 9. « *André Gide par lui-même* », Écrivains de toujours, éditions du Seuil, Claude Martin, 1963 **À consulter** - [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) - [« Les Chrétiens et Israël »](/fr/les-chretiens-et-israel) - [« L’Antichrist et le Retour du Christ »](/fr/lantichrist-et-le-retour-du-christ) - [« L’Antichrist dans l’Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam) - La conférence : [« La Bible réfute Israël »](/fr/la-bible-refute-letat-disrael) - La conférence : [« La mystification eschatologique prophétisée »](/fr/israel-la-mystification-eschatologique-prophetisee) *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-cours-biblique* --- # Introduction > Author: Pierre2 · Published: 2000-01-26 · Updated: 2023-04-24 · Language: fr **Les fanatiques n’ont pas d’amis dans ces textes**. Notre mission est d’injecter l’amour de l’Inspiration biblico-coranique dans les coeurs purs de tous rites, religions et confessions, sans fanatisme ni bigoterie, afin que l’Amour règne sur terre entre l’homme et l’homme son frère. Découvrons la vraie foi par la connaissance des Saintes Écritures ! Car cette connaissance seule est capable d’affranchir les coeurs purs des pièges de l’ignorance et des chaînes de certains cultes et diverses traditions hérités d’une foi aveugle, et pratiqués par simple habitude. Dieu ne désire pas ces pratiques. Il nous demande simplement de Le connaître et de L’aimer (Osée 6,6 / Jean 4,23-24 / Jean 17,3 / Coran 22 ; Le Pèlerinage,37). Nous devons notre Mission et ces textes à la révélation faite par Jésus le 13 mai 1970. Il démasqua l’identité de la « Bête » du chapitre 13 de l’Apocalypse, l’Antichrist. Cette révélation fut un bouleversement total pour celui qui en fut le dépositaire et pour ceux qui y crurent. C’est la Clé qui dévoila l’ensemble des mystères du Livre de l’Apocalypse. Elle déclencha la Restauration Universelle annoncée par les Saintes Écritures (voir le texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). | ![](/pictures/jesus.jpg "jesus") *« Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. »* (Apocalypse 3,20) | |---| Pierre (2002) *Source: https://www.pierre2.net/fr/introduction* --- # À nos frères > Author: Pierre2 · Published: 2000-02-27 · Updated: 2022-11-11 · Language: fr ## Aux Juifs nos frères Il n’y a de pire médecin que celui qui, par compassion pour son malade, lui cache la vérité sur son état, lui assurant d’être en excellente santé quand ce n’est pas le cas. Le véritable diagnostic doit être révélé. Car l’Amour authentique implique la Parole de vérité ! Il n’y a pas de pire antisémitisme que celui de cacher aux Juifs leurs erreurs. Ce peuple a beaucoup souffert de Nabuchodonosor à Hitler, en passant par Titus… et nous en passons. Mais ce peuple refusa par le passé - comme aujourd’hui encore - d’écouter des Isaïe, des Jérémie, des Yeshua (Jésus). Ce refus de la Parole divine leur coûta fort cher. Entendront-ils cette Parole aujourd’hui ? Ils ne la trouveront ni dans le Talmud, ni dans la Kabbale, ni dans la bouche des rabbins nationalistes, ni dans les assurances des Ariel Sharon. Ce genre de Juif est le pire ennemi du peuple juif et le plus grand antisémite. Le Créateur, béni soit-Il, n’a jamais destiné le judaïsme à la politique, ni à l’étatisation. Aux Juifs qui réclamèrent à Samuel un royaume, il fut répondu que cela **déplut** à Dieu, unique Roi (1 Samuel 8,6). Ils couronnèrent quand même Saül comme premier roi et reconnurent par la suite avoir mis le comble à leurs péchés (1 Samuel 12,19). Le prophète Osée proclama lui aussi la colère de Dieu contre ce royaume : > « Ils ont fait des rois, mais sans mon aveu, ils ont fait des chefs, mais à mon insu. » (Osée 8,4) > « Un roi, Je te le donne dans ma colère, et dans ma fureur Je te l’enlève. » (Osée 13,11) Aussi, par le passé, le Royaume d’Israël subit des défaites fatales comme châtiment divin. Or voilà Israël ressuscité, fort et bien fardé ! Les Juifs s’y sont accrochés comme à une bouée de sauvetage. Les prophéties avaient annoncé son retour pour sonder la foi des hommes. Sa « résurrection » séduit le monde comme prédit. Le Pape Jean-Paul II, lui-même, s’exclama devant l’ex-Premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahu : « God bless Israel ! ». Cela est contraire à l’avis **déclaré** de Dieu. C’est noyer le prochain dans l’erreur et le pire des antisémitismes. Les prophéties annoncèrent aussi la disparition définitive d’Israël après son retour triomphal (Apocalypse 17,8). Ce sera alors le triomphe du Messie et la résurrection spirituelle des coeurs purs dans le monde entier. Le « petit reste » des Juifs reviendra alors vers Yeshua, le seul vrai Messie. C’est à ce « petit reste » (Isaïe 10,20-22) que nous tendons affectueusement la main. Nous les invitons à reconsidérer leur conception messianique. Car il n’y a d’autre Méshiah (Messie) que ce charpentier incompris, méprisé et mis à mort par son peuple comme Isaïe l’avait si bien prédit : > « …sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eut séduits ; objet de mépris rejeté des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance… méprisé, nous n’en faisions aucun cas… maltraité, il s’humiliait, il n’ouvrait pas la bouche, comme l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir… Il a été retranché de la terre des vivants… etc. » (Isaïe 53) Nous prions Dieu d’unir ses enfants juifs, chrétiens et musulmans dispersés par les religions et les sectes. ## Aux Chrétiens nos frères Être **vraiment** chrétien n’est pas un fait héréditaire ou même baptismal. Il ne suffit pas d’être plongé dans l’eau pour en sortir chrétien engagé. Comme l’amour, la foi chrétienne, comme toute autre foi, est un choix. Or, l’on ne choisit qu’après avoir connu et compris, après avoir apprécié et désiré. Que de « Chrétiens » le sont par haine, non par amour, par insertion sociale, non par conviction morale. Nous en avons connus qui brandissaient leur « foi » par haine de l’autre, Juifs ou Musulmans, jamais par amour du Christ dont ils portent le Nom (chrétien dérive du mot Christ). Combien sont-ils les Chrétiens qui croient que Jésus de Nazareth est vraiment le Messie annoncé par les prophéties bibliques ? Combien y en a-t-il qui soient capables de justifier leur foi en se basant sur ces prophéties et en les expliquant ? C’est pourtant ainsi qu’agissaient les Juifs, les premiers disciples de Jésus. Et c’est ce que recommande Pierre : « Soyez toujours prêts à répondre à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3,15). Comment un Chrétien peut-il répugner un Juif ou un Musulman uniquement comme tel ? Jésus Lui-même émane du peuple juif, les douze Apôtres aussi. Nous distinguons, bien sûr, entre Juifs et sionistes, comme nous le faisons entre Chrétiens authentiques et les « nations » dites chrétiennes. Ou encore comment des Chrétiens peuvent-ils avoir de l’aversion pour les Musulmans, sous prétexte que ceux-ci renient certaines doctrines chrétiennes. (Se référer au texte : [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) dans lequel nous démontrons que la Bible et le Coran ont un même enseignement, contrairement à ce que prétendent certains). Dans certains pays d’Orient, des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans - de nom - s’opposent pour constituer chacun sa propre nation. Pourtant la foi est une chose et le nationalisme une autre. Car aucune religion - juive, chrétienne ou musulmane - ne justifie l’établissement d’une nation qui soit une entité **politique**. Jésus ne voulut jamais que son Royaume sur terre soit une telle entité : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18,36). Ce sont les conceptions politiques des religions qui causent les haines et les guerres. Le Vatican, en se proclamant « État » en 1929, trahit sa Mission purement spirituelle. Nous espérons que les vrais Chrétiens puissent tendre la main aux vrais Juifs et aux vrais Musulmans. Ils parviendront ainsi à restaurer le Royaume messianique sur terre (Voir le texte : [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle)). Nous prions Dieu d’unir ses enfants juifs, chrétiens et musulmans dispersés par les religions et les sectes. ## Aux Musulmans nos frères La grande majorité des Musulmans considère l’Islam comme une religion nouvelle indépendante de ce qui fut révélé par la Bible aux Juifs et aux Chrétiens. Pourtant, Dieu révèle dans le Coran que Celui-ci fut inspiré **pour confirmer** le message biblique et que le même et unique Dieu inspira l’un et l’autre des deux Livres : > « Dites (Ô Musulmans !) : Nous croyons à ce qui est descendu vers nous (*le Coran*) et à ce qui est descendu vers vous (*la Bible*). Notre Dieu et votre Dieu est Un (*le même*) et nous lui sommes soumis (*musulmans*). » (Coran 29 ; L’Araignée,46) Le fanatisme qui a atteint Juifs et Chrétiens n’a pas épargné les Musulmans. Parmi eux, se trouvent des tolérants mais aussi des fanatiques qui vont jusqu’à l’intégrisme. Ces derniers écartent les versets coraniques révélés pour unir les gens de la Bible à ceux du Coran et se bloquent sur les versets « allégoriques pour semer la discorde et par désir de les interpréter, mais Dieu seul en connaît l’interprétation… Seuls les hommes sensés réfléchissent » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,7). Combien y en a-t-il qui réfléchissent ? Les Musulmans sont loin d’être unis entre eux. Certains intégristes abattent leurs co-religionnaires en pleine prière. Combien y a-t-il d’hommes sensés qui réfléchissent pour sortir certains Musulmans des obligations jamais prescrites par Dieu dans le Coran ? D’un pays musulman à l’autre nous constatons diverses coutumes, notamment concernant les restrictions de vie des femmes, prescriptions jamais imposées par le Coran. Que de lois intransigeantes sont prescrites par ceux qui « interprètent les versets allégoriques du Coran pour semer la discorde » ! Le monde musulman attend le « Mahdi », le Guide qui sera envoyé par Dieu pour réorienter les fidèles. Nous sommes d’accord avec le courant musulman - se trouvant surtout en Iran - pour croire que : « Il n’y a d’autre Mahdi que Issa (*Jésus*) ». Quand on parle à certains Musulmans de Jésus, ils se rebiffent. Il ne faut pas leur parler de Lui ; c’est déjà Lui donner une prédominance sur le Prophète Muhammad. Là, apparaît le fanatisme dont Muhammad ne fut jamais atteint. Bien au contraire ce noble Prophète avait qualifié le Messie de « Parole de Dieu » et « Esprit de Dieu » (Coran 4 ; Les Femmes,171). Il ne reconnut jamais ces qualificatifs à sa personne. Il avait encore reconnu dans ses « Nobles Discussions » (Hadith) que « Nul homme ne naît sans que le diable ne l’atteigne dès sa naissance et il crie à cause de cette atteinte satanique, à l’exception de Marie et de son Fils ». Par ces propos le Prophète lui-même place Jésus et sa Mère avant lui. Pourtant cela choque beaucoup de Musulmans… (On peut retrouver ce Hadith dans l’interprétation coranique du « Jalalein » du verset 35 de la Sourate de La Famille d’Imran ; c’est un hadith rapporté par Abi Houraira, voir . Il est aussi rapporté de façon légèrement modifiée par Al Bokhari, voir « L’authentique tradition musulmane, choix de hadiths », Fasquelle, p.48. Voir aussi le texte [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran)). Par ailleurs, Muhammad révèle encore, qu’à la fin des temps, lors de l’apparition de l’Antichrist (Al Messih al Dajjal) c’est Jésus lui-même qui rassemblera les siens pour le combattre. C’est bien lui, Jésus, le Mahdi attendu dont l’Évangile a aussi prophétisé le Retour. (Voir Hadith n°1806 et 1808 dans le livre « Manhal el Waridin » du Cheikh Sobhi Saleh ainsi que le texte [« l’Antichrist dans l’Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam)). Jésus est assurément le Mahdi attendu. Son retour a aussi été annoncé par les évangiles (Matthieu 24,30). Nous prions Dieu d’unir ses enfants juifs, chrétiens et musulmans dispersés par les religions et les sectes. Pierre (2002) *Source: https://www.pierre2.net/fr/a-nos-freres* --- # Notre Foi > Author: Pierre2 · Published: 2000-03-27 · Updated: 2023-05-03 · Language: fr Notre but est d’unir les vrais croyants indépendants, de tout bord, autour de la Parole de Dieu qui est Une dans la Bible et le Coran. Nous les invitons, par la connaissance de cette Parole Divine, à s’élever pour écouter ce que l’Esprit divin dit, aujourd’hui, aux hommes. Le Messie, Parole de Dieu, avait dit : > « Pourquoi ne jugez-vous pas **par vous-mêmes** de ce qui est juste ?! » (Luc 12,57) Plusieurs correspondants nous ont demandé quelle était notre Foi, ce en quoi nous croyons. Voici notre Foi exprimée avec simplicité. **Nous croyons :** 1. En l’existence de Dieu, Unique Créateur. Pas de polythéisme. 2. Que Dieu s’est manifesté à Abraham, le premier homme à L'avoir révélé il y a quatre mille ans. 3. Aux prophètes qui ont suivi Abraham et ont annoncé l’Avènement du Messie. 4. Que Jésus est ce Messie. 5. Que Muhammad est le Prophète envoyé par Dieu pour confirmer les Livres Bibliques et éclairer, en Arabie, ceux qui ignoraient Dieu et la Bible. 6. Aux Livres Inspirés : les 46 Livres de l’Ancien Testament, les 27 Livres du Nouveau Testament, les 114 Sourates du Coran et les « Saintes Discussions » de Muhammad. 7. Aux apparitions de la Vierge Marie, Mère du Messie, particulièrement à La Salette (France 1846), Lourdes (France 1858) et Fatima (Portugal 1917). 8. Que le Livre de l’Apocalypse a été expliqué par le Messie Lui-même le 13 mai 1970 pour démasquer « la Bête » (l’Antichrist) mentionnée au chapitre 13, pour annoncer le Retour du Christ et la Restauration Universelle. 9. Au Repas spirituel offert par le Messie et avec Lui chez soi. **Nous ne croyons pas :** 1. Aux cultes matériels : hiérarchies, rituels variés de vêtements et de gestes, sacrifices d’animaux, pèlerinages et indulgences, etc. 2. Aux lieux de culte : synagogues, églises, temples, mosquées, pagodes, etc. Le seul lieu de culte étant intérieur, dans le coeur des croyants où Dieu demeure. 3. À la réincarnation, ni à la métempsycose, ni au culte des animaux, etc. 4. Au nationalisme religieux, ni au peuple élu (juif, chrétien, musulman ou autre). La Foi n’est pas politique et l’élection est individuelle et universelle. Certains ont demandé : À quelle religion appartenez-vous ? Réponse : Nous n’appartenons à aucune religion traditionnelle. Nous avons compris par les Prophéties des Livres Saints et par les Messages de Marie que Dieu veut tout renouveler et rétablir un lien direct et personnel avec les croyants. Aussi, nous sommes libérés de toutes les hiérarchies religieuses : elles furent dénoncées par ces Prophéties et par Marie comme mercenaires et traîtresses. Que les traditionalistes nous donnent le nom qu’ils veulent ! Que les fanatiques pensent de nous ce qu’ils veulent ! Nous sommes simplement et heureusement des **croyants indépendants**. Nous invitons tous les coeurs purs à découvrir la maturité spirituelle et les incitons à établir le lien direct avec Dieu, Notre Créateur et Notre Père, comme Adam avant sa chute. Telle est la Volonté explicite de Dieu. Nous osons dire, enfin, que, grâce à Dieu et aux Livres Inspirés, notre foi est devenue Connaissance absolue. Pierre (02.2002) *Source: https://www.pierre2.net/fr/notre-foi* --- # Notre Mission > Author: Pierre2 · Published: 2000-04-27 · Updated: 2022-11-11 · Language: fr L’Antichrist, la « Bête » de l’Apocalypse, est apparu ! Nous devons le démasquer ! Puissant et internationalement soutenu, il a séduit « une foule de peuples, de nations et de rois » (Apocalypse 10,11) ; « …émerveillée, la terre entière suivit la Bête (*l’Antichrist*) » (Apocalypse 13,3). Ce rusé a aveuglé les esprits des hommes. Les croyants eux-mêmes ne l’ont pas reconnu. Seul un petit nombre lui résiste. Les prophètes avaient annoncé son apparition avec force, avaient prédit qu’il susciterait des événements internationaux impressionnants, qu’il triompherait, pour un temps seulement, avant de s’en aller définitivement à sa perte (Apocalypse 17,8). Après sa chute, le monde sera renouvelé (Apocalypse 21,1). Notre mission est de démontrer, par la Bible et le Coran, l’accomplissement des prophéties concernant notre temps et d’en révéler les conséquences. En effet, le vingtième et le vingt-et-unième siècles voient s’accomplir les événements historiques prédits par les prophètes de l’Ancien Testament, par le Messie et ses Apôtres ainsi que par le Prophète Muhammad. Ces événements historiques ont de grandes conséquences : ils clôturent un temps (la « fin des temps ») et inaugurent dans le monde **une ère spirituelle nouvelle**. Ces événements sont symbolisés par une trompette sonore qui résonne afin d’attirer l’attention de tous les hommes sur l’importance de leur signification spirituelle. Le livre prophétique de l’Apocalypse de Jean est consacré à ces événements. Les trompettes qui y sont mentionnées annoncent leurs déclenchements. Il est temps de sonner la trompette d’alarme pour réveiller « les sages » ! (Matthieu 25). Les Juifs avaient coutume de sonner de la trompette (en hébreu « shofar ») pour convoquer à la prière, pour rassembler au combat ou pour annoncer la nouvelle année. La trompette annonçait donc un événement important et attirait ainsi l’attention du peuple. Les prophéties nous apprennent que Dieu enverra de nouveaux Apôtres, ceux de « la fin des temps ». Leur Mission est de faire retentir la trompette (symbolique) et ce, en expliquant les événements prophétisés. Il s’agit des événements historiques des XXe et XXIe siècles. La trompette qui retentit est donc **l’explication des prophéties** qui s’applique parfaitement à ces événements. Cette explication est de nature à attirer l’attention des hommes, et particulièrement des croyants, sur la valeur spirituelle de ce qui se déroule dans le monde. Les envoyés de Dieu, et spécifiquement du Messie, sont chargés de cette mission : > Matthieu 24,30-31 : « Le Fils de l’Homme (*Jésus*) enverra ses anges (*ses envoyés*) avec une **trompette sonore**, pour rassembler ses élus… »Coran 6 ; Le Bétail,73 : « La Royauté Lui appartiendra (*à Dieu*) le Jour où l’on soufflera dans la **trompette**. » > > Coran 27 ; Les Fourmis,87 : « Le Jour où l’on soufflera dans la **trompette** ceux qui sont dans les Cieux et sur la Terre seront effrayés à l’exception de ceux que Dieu voudra épargner… » Ainsi, cette trompette spirituelle annonce la fin d’une époque devenue vétuste. Mais aussi, et surtout, elle proclame une ère spirituelle nouvelle qualifiée de « Ciel Nouveau et Terre Nouvelle » : > 2 Pierre 3,13 : « Ce sont de **Nouveaux Cieux** et une **Nouvelle Terre** que nous attendons selon sa promesse où la justice habitera. »Apocalypse 21,1 : « Puis je vis un **Ciel Nouveau** et une **Terre Nouvelle**, le premier Ciel, en effet, et la première terre ont disparu… » > > Coran 14 ; Abraham,47-48 : « Il (*Dieu*) est le Maître de la vengeance le jour où la terre sera remplacée par une **autre Terre**, où les Cieux seront remplacés par **d’autres Cieux**. » Cette **ère nouvelle** fut donc annoncée **par les prophéties**. C’est cela que nous sommes appelés à démontrer **en ouvrant** les Livres saints : > Apocalypse 20,12 : « …**on ouvrit** des Livres puis un autre Livre, celui de la vie, alors, les morts furent jugés d’après le contenu des Livres… »Coran 39 ; Les Groupes,69-70 : « Le Livre sera **ouvert** en évidence. Les Prophètes et les Témoins viendront. La sentence sera prononcée sur tous… Chaque homme recevra le prix exact de ce qu’il aura fait. » Cette nouvelle dimension spirituelle est encore symbolisée par une nouvelle « Porte ouverte **au Ciel** » : > Apocalypse 3,8 : « J’ai ouvert devant toi une **Porte** que nul ne peut fermer… » dit Jésus.Apocalypse 4,1 : « J’eus ensuite la vision suivante que voici : une **Porte** était ouverte au Ciel, et la voix que j’avais naguère entendu me parler comme une trompette me dit : Monte ici que je te montre ce qui doit arriver par la suite. » > > Coran 15 ; Al Hijr,14 : « Même si Nous leur ouvrions une **Porte** du Ciel (*pour qu’ils puissent y monter*), ils (*les infidèles*) diraient (*justifiant leur refus d’y entrer*) : Nos regards sont certainement troublés… » Jésus avait dit : > « Lorsque vous verrez **cela** arriver, rendez-vous compte que le Royaume de Dieu est proche… le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » (Luc 21,31-33) Quels événements représentent **cela**? Heureux les hommes qui comprennent que **cela** est en train d’arriver sous nos yeux depuis 1948, car « ils paraîtront debout, avec assurance devant le Fils de l’Homme » (Luc 21,36). Voici le résumé des événements qui constituent **cela**: 1. Une entité politique qu’on retrouve dans la Bible existait par le passé. Les prophètes bibliques nous apprennent qu’elle déplut à Dieu qui décida de la détruire. Or, les prophéties annoncent sa réapparition pour sonder la foi des hommes, lui donnant le nom péjoratif de « la Bête », ou encore « l’Antichrist » à cause de son impiété. La Bête apparaît **en Palestine**, jusqu’au coeur de Jérusalem (Apocalypse 11,2 et 20,7-9) avec son « empire immense » (Apocalypse 13,2) et son cortège de crimes et d’injustices (Apocalypse 17,1-7). Elle y apparaît « guérie de sa plaie mortelle » (Apocalypse 13,3 et 12). Ceux qui la soutiennent sont rejetés par Dieu ; ceux qui lui résistent sont bénis par Lui. Se référer au texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse). 2. La manifestation de la deuxième Bête qui la soutient (Apocalypse 13,11-16). 3. Le monde entier est séduit par la Bête et la soutient (Apocalypse 13,3). 4. La grande trahison du clergé et des Chrétiens visible à l’oeil nu (Matthieu 24,10-13). 5. « L’Impie », l’Antichrist s’empare du « Sanctuaire de Dieu » (*le Vatican, etc.*) (2 Thessaloniciens 2,4). 6. Le Coran a également annoncé l’apparition de cette Bête à la fin des temps : « Lorsque la sentence prononcée contre eux sera prête à recevoir exécution, Nous (*Dieu*) ferons sortir de la terre une Bête… » (Coran 27 ; Les Fourmis,82). Pour ce qu’en dit le Prophète Muhammad dans ses « Nobles Discussions », se référer aux textes : [« L'Antichrist dans l'Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam) et [« les Signes du Retour de Jésus »](/fr/les-signes-du-retour-de-jesus). « Lorsque **cela** commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête car votre délivrance est proche », recommande Jésus (Luc 21,28). Ceci signifie que les croyants ne doivent pas se laisser décourager par la puissance impressionnante de la Bête. Ils doivent lui résister jusqu’au bout, selon leurs moyens, jusqu’au martyre, sachant qu’elle s’en va à sa perte. Nous relevons donc la tête, assurés de paraître debout devant le Trône du Juge divin. Car ce Jour de l’épreuve **universelle** (Luc 21,34) ne nous a pas surpris. Nous devons cela à la mansuétude infinie de notre Sauveur ; Il nous a jugés dignes, à cause de notre persévérance, de son indispensable protection en ces jours de malheur : « Puisque tu as gardé ma consigne de constance, à mon tour Je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va fondre sur le monde entier **pour éprouver les habitants de la terre** » (Apocalypse 3,10). Cette épreuve **universelle** fut prédite pour sonner le glas, lors de son accomplissement, d’un cléricalisme dépassé, et pour proclamer le déclenchement du processus irréversible de la Restauration Universelle, prédite elle aussi. Cette restauration spirituelle est « la Terre Nouvelle et le Ciel Nouveau » annoncés par la Bible et le Coran. **Elle est déjà amorcée** (voir le texte : [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle)). Elle se développe et s’affermit tous les jours un peu plus, soutenue par l’Esprit de Jésus de retour parmi les siens. Tous ceux qui oeuvrent pour cette Restauration prophétique forment « le Nouveau Ciel et la Nouvelle Terre » dans notre monde (Apocalypse 21,1). « Ils sont la demeure de Dieu avec les hommes » (Apocalypse 21,3). Nous nous efforçons d’éclairer gratuitement les hommes de bonne foi sur la Restauration Universelle. Ceux et celles qui sont « assoiffés » de l’Amour de Dieu, brûlés par l’irrésistible désir de Lui appartenir, saisiront notre Message. À ces gens passionnés de vérité, Dieu se donnera Lui-même directement dans le Pain de Vie, autour de la Table céleste, sans une intervention cléricale déjà dépassée appartenant au temps révolu : > Apocalypse 21,6-7 : « C’en est fait… Celui qui a soif, **Moi**, Je lui donnerai de la source de Vie **gratuitement**. Telle sera la part du vainqueur : Je serai son Dieu et lui sera mon fils. » Le Messie est déjà à la porte des coeurs et Il frappe. Il désire qu’on Lui ouvre et qu’on L’introduise pour partager son Pain de Vie avec Lui : > Apocalypse 3,20 : « Voici que Je me tiens à la porte (*du coeur*) et Je frappe, si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui **pour souper** (*Table céleste*) Moi près de lui et lui près de Moi. » Le Pain céleste est la source de Vie spirituelle. Qu’on y croie ou pas, Jésus l’avait annoncé : > Jean 6,53-58 : « Si vous ne mangez la **Chair** du Fils de l’Homme et ne buvez son **Sang**, vous n’aurez pas la Vie en vous. Qui mange ma Chair et boit mon Sang a la Vie éternelle et Je le ressusciterai au dernier jour. Car ma Chair est vraiment une nourriture et mon Sang vraiment une boisson… De même qu’envoyé par le Père, qui est vivant, Moi, Je vis par le Père, de même celui qui Me mange vivra, lui aussi, par Moi. Voici le Pain descendu du Ciel… » Ces paroles fortes de Jésus ne sont ni comprises ni acceptées par un grand nombre ; elles « scandalisèrent » les Juifs qui les entendirent autrefois même parmi ses disciples (Jean 6,60). Elles continuent de sonder la foi des hommes. Car « ces paroles sont Esprit et elles sont Vie », dit Jésus (Jean 6,63). Elles s’adressent à des hommes assoiffés de vie spirituelle, capables de résister aux courants mondains pour accéder au niveau divin. Les matérialistes ne les comprennent pas. Certains trouvent difficile à comprendre ces paroles du Messie à propos du « Pain qui descend du Ciel ». Nous soulignons, à l’égard de nos frères musulmans en particulier, que le divin Coran parle de cette Nourriture céleste dans la Sourate 5 ; La Table servie,112-115. Nous le démontrons dans le texte : [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) (chapitre 5.3 ; La Table Céleste). Tout est à refaire ! Et cela a déjà commencé. L’enseignement de la Parole de Dieu, à partir de la Bible et du Coran, est à reprendre. Par cet enseignement tout sera renouvelé. C’est une grande et belle Mission que tout croyant devrait assumer. Paul disait, depuis 2000 ans déjà, à propos du sacerdoce de Jésus : « Sur ce sujet, nous avons bien des choses à dire… vous êtes devenus lents à comprendre… alors qu’avec le temps vous devriez être devenus des maîtres, vous avez de nouveau besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu… » (Hébreux 5,11-12). Ces paroles sont applicables aux « croyants » d’aujourd’hui. Paul aurait voulu s’adresser à des hommes « parfaits… qui, par l’habitude, ont le sens moral exercé au discernement du bien et du mal » (Hébreux 5,14). Il voulait déjà « laisser l’enseignement élémentaire sur le Messie pour s’élever à l’enseignement parfait, sans revenir sur des articles fondamentaux de la foi en Dieu, du repentir, etc. » (Hébreux 6,1-3). C’est cela que nous allons faire puisque Dieu nous le demande aujourd’hui… après tant d’années de stagnation, voire de recul. En nous nourrissant du Pain de Vie, le Corps de Jésus, nous accédons, pas à pas, à la convivialité avec notre Père Céleste. Nous parviendrons ainsi à rétablir le lien entre Dieu et les hommes. C’est dans cet esprit que Paul invitait les premiers Chrétiens à s’élever : « Avançons donc avec assurance vers le Trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour une aide opportune… » (Hébreux 4,16) ; « …Vous vous êtes approchés de la Cité du Dieu Vivant, de la Jérusalem Céleste… de Dieu Juge de tous… de Jésus médiateur de la Nouvelle Alliance… » (Hébreux 12,22-24). Pour s’élever vers le Trône de Dieu et posséder la Vie Éternelle, il faut **connaître** les messages divins. Jésus dit, en effet : « La Vie Éternelle c’est qu’ils **Te connaissent**, Toi, le seul véritable Dieu, et ton Envoyé, Jésus le Messie » (Jean 17,3). Mais comment connaître Dieu, son Messie et ses envoyés en nos jours de ténèbres ? Leurs visages ont été défigurés par le fanatisme des hommes, les trahisons cléricales de tout bord et les sectes. Les gens sont devenus incapables de discerner le vrai du faux par manque de connaissance biblique et coranique. La Sainte Vierge, à La Salette (en 1846), s’était plainte de la dégradation et de la négligence des prêtres et des chefs religieux chrétiens. Avant elle, les prophètes, puis Jésus, firent comme elle à l’égard du clergé juif (Ézéchiel 34 / Jérémie 23 / Matthieu 23). Beaucoup de pasteurs religieux furent maudits par Dieu car, pour toute nourriture « spirituelle », ils ne concédaient aux fidèles qu’un culte théâtral assaisonné d’encens, d’incantations et d’ornements multicolores religieux folkloriques, de pèlerinages et de ramassage d’argent. Le Prophète Muhammad avait dit dans ses « Nobles Discussions » (Hadith) : « Viendra un temps pour les hommes où ne restera du Coran que son dessin et de l’Islam que son nom. Ils se réclament de l’Islam et ils en sont les plus éloignés. » Par manque de connaissance spirituelle substantielle, les croyants devinrent chétifs, réduits à néant. Ils sont aujourd’hui incapables de se nourrir de mets solides, ni même d’ingurgiter du lait (Hébreux 5,12). Qu’auraient dit les prophètes aux croyants des XXe et XXIe siècles qui ignorent ce qu’est « l’Esprit de prophétie »… pour courir haletants à la poursuite des sectes et des faux charismes ? En effet, les meilleurs parmi les Chrétiens sont encore, 2000 ans après Jésus, à vouloir balbutier « en langues » au lieu d’interpréter les prophéties (voir l’avis de Paul à ce sujet dans 1 Corinthiens 14). Hélas ! Tout est à recommencer à partir de zéro. Il nous faut reprendre l’explication des enseignements « rudimentaires » (Hébreux 5,12) et nous attarder sur des questions « élémentaires » (Hébreux 6,1). Nous devrions aborder et comprendre des questions actuelles complexes, à savoir l’interprétation de l’Apocalypse, le retour de l’Antichrist, le Retour du Christ, la Restauration universelle, Le Pain de Vie pris en famille, l’Emmanuel, le Ciel Nouveau et la Terre Nouvelle, le vrai Temple spirituel, les vrais martyrs aujourd’hui, etc. Mais tous ces sujets, pourtant si simples et si clairs, sont devenus pour la grande majorité, trop profonds, trop compliqués et incompréhensibles. C’est pourtant cela, aujourd’hui, la « nourriture solide », le menu « des parfaits » (Hébreux 5,11-14) et la « Voie Droite » prescrite par le Coran (Coran 1 ; La Fatiha,6). Nous assumons cette Mission avec courage au Nom de Dieu et pour Sa Gloire. Notre amour pour Lui et pour ceux qui ont soif de Le connaître nous remplit de zèle pour répandre la Lumière Divine. Ce faisant, nous répondons à l’appel de Dieu dans la Bible et le Coran : Le Messie avait recommandé : > « **Enseignez-leur** à observer tout ce que je vous ai prescrit (Matthieu 28,20) …Celui qui **enseignera** ces préceptes sera grand dans le Royaume de Dieu. » (Matthieu 5,19) Le Coran prescrit encore : > « Ô gens du Livre (Bible) ! Vous ne vous appuyez sur rien tant que vous n’observez pas la Torah, l’Évangile et ce qui vous a été révélé par Votre Seigneur. » (Coran 5 ; La Table servie,68) À La Salette (1846) et à Fatima (1917), la Vierge Marie rappela ce devoir d’enseigner. Après avoir dénoncé la trahison du clergé qu’elle qualifia de « cloaques d’impuretés », et révélé que « Rome (*le Vatican*) perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist », elle ajouta : > « J’appelle **les vrais disciples** du Dieu vivant, **les vrais imitateurs** de Jésus-Christ… mes enfants, **mes vrais dévots** qui se sont donnés à moi pour que je les conduise à mon divin Fils. J’appelle les **Apôtres des derniers temps**… Il est temps qu’ils sortent et **viennent éclairer la terre**… Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris. Je suis avec vous, **et en vous**, pourvu que votre foi vous éclaire dans ces jours de malheur. Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l’honneur de Jésus. Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le Temps des temps, la Fin des fins… L’Abîme s’ouvre. Voici le roi des rois des Ténèbres, voici la **Bête** (*l’Antichrist*)… Il sera étouffé par le souffle de St Michel Archange… **Tout sera renouvelé**: Dieu sera servi et glorifié… Mes enfants, passez le message à tout mon peuple. » Nous nous sentons concernés par l’appel de Dieu, du Messie, des Prophètes, de Muhammad et de la Vierge, notre Mère. Nous y répondons en exposant les enseignements et les prophéties de la Bible et du Coran, afin que « **tout soit renouvelé** » et que resplendissent, enfin, sur terre « le Ciel Nouveau et la Terre Nouvelle ». *Source: https://www.pierre2.net/fr/notre-mission* --- # Le «Chemin de Damas» > Author: Pierre2 · Published: 2000-06-27 · Updated: 2021-10-05 · Language: fr Aux Chrétiens. ## Charte d’indépendance Paul de Tarse était un Juif convaincu, fanatiquement attaché à la Synagogue. À l’âge d’environ 25 ans, il prit la route vers Damas pour arrêter dans cette ville certains Juifs devenus Chrétiens. Chemin faisant, Jésus lui apparut soudainement. Il demanda à Paul d’être son disciple (Actes 9). Cette apparition bouleversa Paul et changea complètement sa conception de la foi : elle le libéra totalement de la Synagogue, faisant de lui **un croyant indépendant**. Aujourd’hui, Dieu nous invite à nous élever plus près de Lui. Il désire **ardemment** établir une relation directe et intime avec chacun. Pour répondre à cet appel divin nous devons nous libérer en passant, personnellement, par un « chemin de Damas » moderne. Or, beaucoup de bigots sont fanatiquement attachés aux différentes institutions religieuses, comme Paul l’était à la Synagogue. Ils ont peur de marcher seuls vers Dieu ; ils éprouvent le besoin d’une institution religieuse pour les soutenir. Pourtant, nous constatons une évidente détérioration morale des diverses institutions religieuses dans le monde, particulièrement au Vatican. Ceci est un des signes des temps nouveaux. C’est le temps de compter sur Dieu seul. Ceux qui désirent répondre à l’Appel de Dieu doivent se libérer des liens des diverses institutions religieuses en déroute. Elles empêchent notre croissance spirituelle. Dans l’Apocalypse, Dieu nous offre l’opportunité de nous élever vers Lui en ouvrant pour nous une nouvelle porte spirituelle : > « J’ai ouvert devant toi **une porte** que nul ne peut fermer… Une porte était ouverte au Ciel et j’entendis : **Monte ici**; Je te montrerai **ce qui doit arriver par la suite**. » (Apocalypse 3,8 / 4,1) Nous ne pouvons ignorer **ce qui arrive actuellement**: l’évidente détérioration morale de l’Église. Les médias en parlent sans cesse. Une partie de notre mission consiste à témoigner contre elle. Quand nous dénonçons cette défection, les Chrétiens superficiels, mal informés ou fanatiques répondent : « Mais Jésus a dit que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (*l’Église*)… » C’est vrai ! Jésus avait dit cela (Matthieu 16,18). Toutefois, Jésus prédit aussi la trahison de cette Église à la fin des temps, avant son Retour : « Quand le Fils de l’Homme viendra, **trouvera-t-Il la foi sur la terre ?!** » (Luc 18,8). Il certifia cela en précisant que, « par suite de l’iniquité croissante, l’amour se refroidira chez **le grand nombre**… **beaucoup** succomberont ; ce seront des trahisons… », mais Il ajouta : « Celui qui aura tenu bon jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » (Matthieu 24,10-13). Ceux qui tiennent bon seront sauvés en se sauvant d’un clergé irrémédiablement atteint. À la Salette déjà (1846), Marie qualifia le clergé de « **cloaques d’impureté** », ajoutant même que « Rome **perdra la foi** et deviendra le **siège de l’Antichrist**. » Les portes de l’enfer ont donc prévalu contre cette Église-là (voir le texte [« Explication du Message de Marie à la Salette »](/fr/explication-du-message-de-marie-a-la-salette)). De quelle Église Jésus parlait-Il donc ? De celle de Pierre qui L’a trahi ? Certes non ! Il indiquait celle formée par ceux qui auront tenu bon jusqu’au bout dans l’épreuve universelle de la fin des temps (Apocalypse 3,10). Voici venu le temps. Jésus avait dit à Pierre : « Quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais. Quand tu auras vieilli, tu étendras les mains et **un autre** te ceindra et te mènera **où tu ne voudrais pas**. » (Jean 21,18). Aujourd’hui, 2000 ans après Jésus, Pierre, en la personne du Pape, est devenu vieux. Il est traîné, et l’Église avec lui, par « **cet autre** » dont parlait Jésus, là où il ne devrait pas être. Qui est cet « autre » ? Paul nous avait averti que ce personnage énigmatique apparaîtra la veille du Retour de Jésus : « Auparavant doit venir l’Apostasie et se révéler l’Homme Impie, l’Être Perdu, l’Adversaire (*du Christ : l’Antichrist*)… allant jusqu’à s’asseoir en personne dans le Sanctuaire de Dieu (*l’Église*) » (2 Thessaloniciens 2,3-4). N’est-ce pas, là, la situation actuelle du Vatican ? Le Pape, est-il vraiment libre ? Non !! C’est « **un autre** » qui, dans l’ombre, tire les ficelles : l’Antichrist. Nous avons été suffisamment prévenus. Mais qui est l’Antichrist ? St Jean répond : « Qui est le menteur sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l’Antichrist ! » (1 Jean 2,22). Qui est-ce qui nie que Jésus soit le Christ ? Qui est-ce qui attend toujours « un autre » Messie ? Les Chrétiens ? Non, bien sûr. Les Musulmans ? Non, car le Coran atteste que Jésus est le Messie (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45). Seuls les Juifs nient que Jésus soit le Messie et en attendent « **un autre** ». Ils croient que le retour de l’État d’Israël est un signe de son avènement imminent. La présence de cet État sioniste est un des signes qu’une nouvelle ère spirituelle est inaugurée et que le Retour de Jésus est déjà entamé. Plusieurs croyants indépendants ont déjà rencontré Jésus sur leur « Chemin de Damas », et ont découvert la « nouvelle porte ouverte au Ciel ». Avec Lui, ils entamèrent la « Restauration Universelle » prédite par les prophètes (Actes 3,21). (Voir le texte [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle)). Certains Chrétiens disaient : « Hors de l’Église point de salut ». Aujourd’hui, dans cette Église plus de salut. Ceux qui reconnaissent ce fait évident sont déjà sur « le Chemin de Damas » et, comme Il s’était manifesté à Paul, le Messie se manifestera à eux. Il les introduira par la « Porte Ouverte ». Par le passé, Pierre incitait les Juifs à se sauver de la Synagogue : « Sauvez-vous de cette génération dévoyée, disait-il. Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser… » (Actes 2,40-41). Aujourd’hui, Dieu adresse ces mêmes paroles à ses enfants à propos de l’Église : « Sortez, ô mon peuple, quittez-la, de peur que, solidaires de ses fautes, vous n’ayez à pâtir de ses plaies ! » (Apocalypse 18,4). Le 13 mai 1970, Jésus apparut à un prêtre libanais pro-israélien. Il lui fit une bouleversante révélation : « Aujourd’hui, c’est le 13 mai, jour de l’apparition de la Vierge Marie, notre Mère, à Fatima. Ouvre le chapitre 13 de l’Apocalypse : La Bête c’est Israël ! ». Cette soudaine déclaration équivaut au « Chemin de Damas » de Paul car elle eut des conséquences spirituelles et pratiques vitales qui menèrent ce prêtre à devenir, comme Paul, un croyant indépendant. Nous en expliquons davantage dans le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse). Le Vatican a été dévié par l’Antichrist, malgré les mises en garde de Jésus, de Paul, de Jean et de Marie. Le clergé a abandonné le divin Sauveur pour suivre le Séducteur satanique. « Les portes de l’Enfer » ont prévalu sur cette Église. Voilà pourquoi Jésus nous ouvre une nouvelle porte pour nous en sortir et nous introduire dans la « Nouvelle Jérusalem » afin d’édifier « La Terre Nouvelle et le Ciel Nouveau » où Dieu vit avec ses enfants (Apocalypse 21,1-4). Après avoir vu Jésus, Paul eut le courage de rompre avec la synagogue et contribua ainsi à édifier l’Église. De même, aujourd'hui, tous ceux qui reconnaissent l’Antichrist, la Bête de l’Apocalypse, et qui ont le courage de rompre avec l’Église croulante, contribuent à édifier « La Terre Nouvelle et le Ciel Nouveau ». Contre ce Peuple-là, « les portes de l’Enfer ne prévaudront jamais ». Le clergé juif ordonna à Pierre et Jean de « ne plus enseigner au Nom de Jésus », ils répondirent : « il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes… Nous ne pouvons pas, quant à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu » (Actes 4,18-20). Le temps est venu, pour nous aussi d’obéir, non plus aux chefs religieux menés par « un autre » que Jésus, mais à Jésus Lui-même. La Trompette apocalyptique a sonné pour libérer les **vrais disciples** de Jésus. Eux seuls l’entendront dans leurs coeurs et deviendront - comme Pierre, Paul, les Apôtres et Muhammad - des **croyants indépendants**. *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-chemin-de-damas* --- # L’Epreuve Universelle > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-07 · Updated: 2021-10-01 · Language: fr Le Christ avait prédit que l’humanité entière devait être soumise, avant son Retour, à une grande épreuve, la plus pénible de tous les temps. Elle a pour but de sonder les coeurs, d’éprouver les intentions secrètes. Il demanda à tous de veiller afin que cette épreuve subtile et dure ne les surprenne pas à l’improviste : > « Il y aura alors une **grande détresse**, telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour, et qu’il n’y en aura jamais plus… » (Matthieu 24,21)« …Tenez-vous sur vos gardes, de peur que vos coeurs ne s’appesantissent dans la débauche, l’ivrognerie, les soucis de la vie, et que ce Jour-là ne fonde soudain sur vous comme un filet ; car il s’abattra sur tous ceux qui habitent la surface de la terre entière… » (Luc 21,34-35) Malgré les mises en garde du Messie, maintes fois répétées, les hommes se sont laissés entraîner par la débauche, l’ivrognerie, la drogue, les soucis de la vie et toutes sortes d’impiété. Paul l’avait prédit : > « Dans les derniers jours surviendront des moments difficiles. Les hommes, en effet, seront égoïstes, cupides, vantards, orgueilleux, diffamateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges, sans coeur, implacables, médisants, intempérants, intraitables, ennemis du bien, délateurs, effrontés, aveuglés par l’orgueil, plus amis de la volupté que de Dieu, ayant les apparences de la piété mais reniant ce qui en fait la force. » (2 Timothée 3,1-5) Jésus promit aux siens, à ceux qui seront demeurés fidèles, de les protéger lors de cette épreuve sournoise et impitoyable : > « …Si ces jours n’avaient pas été abrégés, nul n’aurait eu la vie sauve. Mais **à cause des élus**, ces jours-là seront abrégés. » (Matthieu 24,22)« Puisque tu as gardé ma consigne de constance, à mon tour **Je te garderai** de l’heure de l’épreuve qui va fondre sur **le monde entier** pour éprouver les habitants de la terre. » (Apocalypse 3,10) Paul confirme que Jésus sauvera les siens, ceux qui L’attendent avec amour et fidélité dans cette épreuve : > « Le Christ apparaîtra une seconde fois (*à son Retour*), **à ceux qui L’attendent**, pour leur donner le salut. » (Hébreux 9,28) Ces élus sont triés un à un, une à une ; Jésus dit : > « Je vous le dis, en cette nuit-là (*de l’épreuve*), deux seront sur un même lit : l’un sera pris et l’autre sera laissé ; deux femmes seront à moudre ensemble, l’une sera prise et l’autre sera laissée. » (Luc 17,34-35) Les signes de cette épreuve universelle sont là. Cette épreuve est elle-même un signe du proche Retour de Jésus : > « Lorsque vous verrez tout cela, rendez-vous compte que Je suis proche, aux portes… » (Matthieu 24,33)« …Voici que Je me tiens à la porte et Je frappe… » (Apocalypse 3,20) Le signe le plus évident est l’apparition de l’Antichrist à Jérusalem. L’épreuve universelle est suivie d’une restauration universelle. Heureux ceux qui y prennent part. (Voir les textes : [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle), [« les Signes du Retour de Jésus »](/fr/les-signes-du-retour-de-jesus), [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). *Source: https://www.pierre2.net/fr/lepreuve-universelle* --- # Le Pain de Vie dans la Bible et le Coran > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-09 · Updated: 2023-06-02 · Language: fr Les versets suivants de l’Ancien Testament, du Nouveau Testament et du Coran témoignent de l’importance vitale du Pain de Vie, de la coupe bénie et de la Table céleste dans le Plan de Salut de Dieu. Une recherche à ce propos spécialement dans l’Ancien Testament et dans le Coran a permis de mettre à jour un nombre impressionnant de textes clés qui en parlent et en soulignent l’importance. ## Dans l’Ancien Testament ### Melchisédech Genèse 14,17-20 : Tout au début de la Révélation de Dieu à Abraham un personnage mystérieux apparaît. Abraham, après avoir mené une guerre de libération pour son neveu Lot, rencontre Melchisédech, qui est « prêtre du Dieu Très-Haut » et apporte du « pain et du vin » en guise d’offrande. Melchisédech bénit Abraham par « le Dieu Très Haut qui créa ciel et terre ». Il est « Roi de Shalem » (*Jérusalem*). Il préfigure le Messie Roi et Prêtre qui offre le sacrifice du Pain et du Vin. En fait, Abraham a eu une apparition du Messie. Dieu a voulu souligner ainsi dès le début au premier croyant, Abraham, quelle était l’offrande agréée par Lui. Le Psaume 110 le confirme en disant au Messie : « Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech » (voir explications dans Hébreux 5 à 7). ### La bénédiction de Jacob par Isaac Genèse 27,28 / Genèse 27,37 : En bénissant son fils Jacob, Isaac lui dit : « …Que Dieu te donne la rosée du ciel et les gras terroirs, froment et moût en abondance… » ! La bénédiction de Dieu (*la rosée*) est déversée à travers le froment (*le pain*) et le moût (*vin nouveau*). C’est avec la venue du Messie que cette Bénédiction a été déversée vraiment sur « l’Israël de Dieu » (Galates 6,16) par le Sacrifice du Corps et du Sang de Jésus présent avec nous chaque jour par le Pain et le Vin consacré. Nous vivons aujourd’hui en plénitude la bénédiction promise à Jacob. Et cette bénédiction est ouverte à tous. C’est pourquoi Isaac ne pouvait pas donner une deuxième bénédiction. ### La bénédiction de Juda par Jacob Genèse 49,11 : Le Roi et Chef qui doit venir de la lignée de Juda « lie à la vigne son ânon, au cep le petit de son ânesse (Zacharie 9,9 / Luc 19,32-37), il lave son vêtement dans le vin, son habit dans le sang des raisins… » Le « vin » est une allusion directe à la Passion de Jésus, le « sang des raisins » indique le Vin consacré. C’est là que nous lavons nos vêtements quotidiennement pour revêtir l’habit de noce (Apocalypse 19,7-8). Comme c’est beau et impressionnant de voir avec quelle acuité notre Père exprime les Vérités éternelles dans un texte aussi ancien. Le texte continue la description du Messie en disant : « …ses yeux sont troubles de vin », car il est enivré d’Amour Éternel et « ses dents sont blanches de lait », symbole de son innocence. ### La Manne Exode 16,4 : Au désert « Yahvé dit à Moïse : Je vais vous faire pleuvoir du pain du haut du ciel. Les gens sortiront et en recueilleront au jour le jour leur ration quotidienne… » Et « Les enfants d’Israël mangèrent de la manne quarante ans durant, jusqu’à leur arrivée en pays habité » (Exode 16,35). La manne au désert pour nourrir les israélites n’étaient que le symbole du Pain de Vie véritable qui descend du Ciel « au jour le jour » et qui donne la vie au monde (Jean 6,51-54). Jésus dit : > « Je suis le pain de vie. Vos pères ont mangé la manne au désert et sont morts ; ce pain est celui qui descend du ciel pour qu’on le mange et ne meure pas. » (Jean 6,48-50) Et aussi : > « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est **vraiment** une nourriture et mon sang **vraiment** une boisson. » (Jean 6,54-55) Ce dernier texte témoigne clairement du fait que Jésus est vraiment présent dans le Pain et le Vin consacrés. Ce n’est pas juste un symbole. Dans la période apocalyptique que nous vivons, nous sommes au désert avec la Femme (Apocalypse 12,6) et nous nous nourrissons quotidiennement en famille du Pain de Vie pour pouvoir résister à l’aridité du monde et atteindre la vraie terre promise intérieure. La « Manne cachée », Dieu lui-même qui se donne en nourriture dans l’intimité des maisons, est la récompense ultime du vainqueur sur la Bête et les siens (Apocalypse 2,17). > Sagesse 16,20-21 : « …Tu as donné à ton peuple une nourriture d’anges ; inlassablement, tu lui as envoyé du ciel un pain tout préparé, capable de procurer tous les délices et de satisfaire tous les goûts. » Oui, inlassablement, quotidiennement notre Père nous nourrit du Pain de Vie. La communion au Corps et au Sang de Jésus nous comble de délices spirituels et nous introduit tout droit dans le Coeur de notre Père. > « Chacune de ces communions est une propulsion vers le Père et vers la rencontre dans le Coeur de la Sainte Mère de Dieu, la Sainte Mère de Dieu. » (Jésus à Pierre2, 22.12.1989) La manne, « le pain des Forts » ou « le pain des Anges » (Psaumes 78,23-25) avait le « goût d’un gâteau de miel » (Exode 16,31). D’après la Sagesse 16,21 ceci symbolise la douceur de Dieu : « Car la substance que tu donnais, manifestait bien ta douceur à l’égard de tes enfants, puisque, s’accommodant au goût de qui la consommait, elle se transformait selon le désir de chacun ». C’est pourquoi le Pain que nous prenons est un biscuit doux (désir de notre Père manifesté à Pierre2, 2007), pour nous rappeler la Communion à la douceur de Dieu. > « Goûtez et voyez comme Yahvé est bon ; heureux qui s’abrite en lui. » (Psaumes 34,9)« Comme est douce à mon palais ta promesse, plus que le miel à ma bouche. » (Psaumes 119,103) La manne n’était qu’un symbole préparatoire (voir aussi Psaumes 78,24 / Psaumes 105,40). Mais « la réalité, c’est le Corps du Christ » (Colossiens 2,17). ### La Coupe et le Vin parfumé Dans le Cantique des Cantiques, l’Époux (le Christ) dit à son Épouse (Marie ou selon le cas, les vrais croyants) : > « Ton nombril forme **une coupe, où le vin ne manque pas**. Ton ventre, un **monceau de froment**, de lis environné… » (Cantique des Cantiques 7,3) Ce verset s’applique à Marie, notre Mère. Le Pain et le Vin divin sont sortis de son ventre béni : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et béni le fruit de ton sein », s’écria Élisabeth dans un grand cri, sous l’inspiration de l’Esprit Saint (Luc 1,42). C’est Marie notre Mère qui est la source de notre nourriture Céleste. Nous sommes ces lis qui l’environnent… Notre Père attire notre attention de façon très subtile dans le Cantique des Cantiques sur ces Vérités éternelles immuables. > L’Épouse dit à son Époux (*le Christ*) : « Je te conduirais, je t’introduirais dans la maison de ma mère, tu m’enseignerais ! Je te ferais **boire un vin parfumé, ma liqueur de grenades**. » (Cantique des Cantiques 8,1-2) C’est uniquement dans la maison de notre Mère Marie que Jésus nous enseigne et nous introduit dans son intimité. Là, il nous fait boire le « vin parfumé » de son Sang, « la Coupe de la nouvelle Alliance en mon sang, qui va être versé pour Vous » (Luc 22,20). ### Le Pain et le Froment Notre Père nous dit à travers le prophète Isaïe : > « Vous tous qui êtes altérés, venez vers l’eau ; même si vous n’avez pas d’argent, venez. Achetez du blé et consommez, sans argent, et, sans payer, **du vin** et du lait. Pourquoi dépenser votre argent pour autre chose que **du pain**… Écoutez-moi et vous mangerez de bonnes choses, vous vous délecterez **de mets succulents**. Prêtez l’oreille et venez à moi, écoutez et votre âme vivra ». (Isaïe 55,1-3) Déjà le prophète Isaïe attire notre attention sur le Pain et le Vin offerts gratuitement (Apocalypse 22,17), un met succulent qui donne la Vie à l’âme assoiffée. Et pour certifier que cette Promesse est liée à la venue du Messie, il dit juste après : « Je conclurai avec vous une alliance éternelle, faite des grâces promises à David ». Cette invitation à goûter au Festin gratuit de Dieu est lancée à tous les peuples, puisque le texte continue ainsi : « Voici, tu appelleras une nation que tu ne connaissais pas et des inconnus accourront vers toi » (Isaïe 55,4-5). Aujourd’hui c’est le Vainqueur de la Bête quelque soit sa nation ou sa race qui est invité à la Récompense ultime, au Souper Intime de Jésus (Apocalypse 3,20 / Apocalypse 2,17). Plusieurs autres textes évoquent le Pain de Vie et le Froment de Vie : 1. Il nous rassasie et nous fait jubiler de joie : Psaumes 132,15-18 : « Ses justes, je les bénirai en bonheur, ses pauvres, je les rassasierai de pain, ses prêtres, je les vêtirai de salut et ses fidèles jubileront de joie » (voir aussi Psaumes 81,17 / Psaumes 147,14 / Psaumes 104,14-16). 2. Il nous comble de bénédictions, de joie et de chansons (Psaumes 65,10-14). 3. Abondance du froment : Avec la venue du Messie il y aura « Profusion de froment sur la terre jusqu’au sommet des montagnes (*spirituelles*) ! Abondance comme au Liban à l’éveil de son fruit (*mission apocalyptique*) ! Floraison comme herbe de la terre !… Bénies seront en lui toutes les races de la terre, que tous les païens le disent bienheureux (*salut universel*) » (Psaumes 72,16-17). 4. L’Appel de Dieu c’est l’appel du blé et du moût (*vin nouveau*) : « La terre répondra au blé, au moût… » (Osée 2,10 et Osée 2,23-25). ### La Restauration par l’abondance de Pain et de Vin Beaucoup de textes de l’Ancien Testament relient la Restauration à l’abondance du Pain et du Vin. Or, la Restauration Universelle et le Retour de Jésus s’opèrent aujourd’hui justement par le Repas de Jésus pris en famille. Cette Restauration doit s’étendre au monde entier. Alors, les prophéties de l’Ancien Testament s’accompliront : 1. > Joël 4,18 : « Ce jour-là, les montagnes dégoutteront de **vin nouveau**, les collines ruisselleront de lait (*la pureté, l’innocence*), et dans tous les torrents de Juda les eaux ruisselleront (*le Fleuve de Vie, Apocalypse 22,1*). Une source jaillira de la maison de Yahvé… » C’est « les montagnes qui dégoutteront de vin nouveau ». Il faut « monter » par la porte ouverte au Ciel (Apocalypse 4,1) c.à.d s’ouvrir à l’esprit prophétique pour déguster de ce Vin béni. 2. Cultiver le froment : Notre mission et celle de tous les élus à la fin des temps est de cultiver le froment.> Osée dit : « Il (*le peuple repenti*) aura le parfum du Liban. Ils reviendront s’asseoir à mon ombre ; ils feront prospérer le froment ; ils cultiveront des vignes qui auront la renommée du vin du Liban… Que le sage comprenne ces paroles ! » (Osée 14,7-10) C’est le Pain et le Vin de Vie pris dans l’intimité des maisons qui prospèrent grâce au Message Apocalyptique provenant du Liban ! 3. La Restauration par le blé et le vin :> « …Ils boiront le sang comme du vin, ils en seront saturés comme des cornes d’autel. Yahvé leur Dieu les sauvera en ce jour-là ; comme un troupeau il paîtra son peuple… Ah ! qu’il sera heureux ! qu’il sera beau ! Le blé fera s’épanouir les jeunes gens et le vin doux les vierges. » (Zacharie 9,15-17) Dans la Restauration annoncée c’est le Blé et le Vin qui épanouiront les croyants… ### La Table apprêtée par Dieu 1. Psaumes 23,1-6 : Dans le Psaume du Bon Berger notre Père indique la Sainte Table :> « Yahvé est mon pasteur, je ne manque de rien. Sur des près d’herbe fraîche il me parque. Vers les eaux du repos il me mène, il y refait mon âme… Devant moi tu apprêtes une table, face à mes adversaires, d’une onction tu me parfumes la tête (*l’onction des rois et des prêtres : Apocalypse 1,6*), ma **coupe déborde**. » C’est la Table du Repas de Jésus avec la Coupe de son Sang qui nous rend forts face à nos ennemis. Notre « coupe déborde ». 2. Proverbes 9,1-6 : Dans les Proverbes également Dieu lance un appel à tous les hommes simples pour qu’ils viennent rejoindre sa Table :> « La Sagesse… a préparé son vin, elle a aussi dressé sa table. Elle a dépêché ses servantes et proclamé…: Qui est simple ? Qu’il passe par ici ! » À l’homme insensé elle dit : « Venez, mangez de mon pain, buvez de mon vin que j’ai préparé ! Quittez la sottise et vous vivrez, marchez droit dans la voie de l’intelligence. » L’Ancien Testament parle donc de la Table apprêtée par Dieu pour ses fidèles. Dans le Nouveau Testament Jésus nous explique ce qu’est cette Table : « Je suis le Pain Vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain **vivra à jamais**. Et le pain que moi, je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde » (Jean 6,51). Dans le Coran, Mohammed mentionne également cette Table « qui descend du Ciel » et insiste sur le fait qu’« elle sera pour nous une fête -pour le premier et le dernier des nôtres- » (Coran 5 ; La Table servie,112-115). Dieu nourrit donc tous ses croyants véritables à la même Table du Corps et du Sang de Jésus. L’invitation est lancée aux Juifs de bonne foi, aux chrétiens libérés et aux musulmans non fanatiques. À tous et à chacun la Sagesse dit aujourd’hui : > « Venez, mangez de mon pain, buvez de mon vin que j’ai préparé ! Quittez la sottise **et vous vivrez**, marchez droit dans la voie de l’intelligence… » (Proverbes 9,5-6) Et Jésus dans l’apocalypse dit : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Apocalypse 3,20). Notre lieu de Rendez-vous est la Sainte Table du Pain et du Vin de Vie. Cette insistance de notre Père sur le Pain et le Vin, source de Vie et de bénédictions, dans les Livres de l’Ancienne Alliance témoigne de l’importance vitale du Repas de Jésus dans le plan universel de Salut. Ces textes ont été inspirés pour nous sensibiliser à ce grand miracle de la Présence Réelle de Dieu parmi nous à travers cette Manne Céleste et en souligner l’importance. ## Dans le Nouveau Testament L’institution de l’Eucharistie a eu lieu au dernier Repas de Jésus avec ses apôtres, juste avant Sa Passion. Matthieu la rapporte comme suit : > « Or, tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit et le donna à ses disciples en disant : ‘Prenez et mangez, ceci est mon corps’. Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : ‘Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en **rémission des péchés**’. » (Matthieu 26,26-28) Le Pain de Vie nous lave de nos péchés. Luc rapporte en outre une parole importante de Jésus : « …Ceci est mon corps, qui va être donné pour vous ; **faites ceci en mémoire de moi** » (Luc 22,19). Jésus, par ses paroles, nous offre l’immense cadeau de pouvoir faire « ceci en mémoire de lui ». Il lance une invitation à tous les coeurs purs pour qu’ils se nourrissent de cette Sainte Table renouvelée chaque jour par les mots de la consécration. Les autres versets clés du Nouveau Testament concernant le Pain de Vie sont les suivants : - Toute la Dimension du Pain de Vie est expliquée par Jésus Lui-même dans ce merveilleux texte de Jean : Jean 6,32-58. Jésus y dit entre autres : « Celui qui mange ma chair et boit mon Sang demeure en Moi et Moi en lui et Moi je le ressusciterai au dernier jour ». - C’est **avec ardeur** que Jésus a désiré manger cette Pâque avec ses disciples (Luc 22,14-16). C’est avec l’ardeur de Son Amour que Jésus veut se donner quotidiennement à nous à travers ce Repas divin. - Jésus a fêté la Pâque et institué le Repas Céleste avec ses apôtres « à l’étage » dans une « grande pièce garnie de coussins » (Marc 14,12-16). Ces coussins symbolisent la détente, l’intimité avec Jésus, le fait d’être à l’aise. Jésus n’a pas choisi une rigidité cultuelle (*debout, assis, à genoux…*) pour se donner à ses apôtres. - Les premiers apôtres prenaient le Repas de Jésus « avec joie et simplicité de coeur » dans l’intimité de leurs maisons (Actes 2,46). - Paul nous transmet ce qu’il a reçu du Seigneur Lui-même à propos du Repas de Jésus (1 Corinthiens 11,23-34). C’est dans ce texte que Paul dit : « Quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur ». Ce texte nous montre clairement que le Pain et le Vin consacrés ne sont pas juste un symbole comme beaucoup le pensent, mais une Réalité profonde. Jésus est **vraiment** présent dans son Corps, son Âme, son Esprit et sa Divinité dans le Pain et le Vin consacrés. - Le Pain de Vie est pris « pour la rémission des péchés » (Matthieu 26,26-28). Et Jésus a dit : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades… Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pêcheurs » (Matthieu 9,10-13). Le Pain de Vie nous lave de nos péchés et c’est particulièrement lorsque nous sommes faibles, que nous en avons le plus besoin. ## Dans l’Apocalypse L’Apocalypse nous annonce la bonne Nouvelle Éternelle que nous sommes tous prêtres de Jésus, dans la mesure où nous l’accueillons avec foi et amour et nous engageons contre son Ennemi Israël. Tel est le Retour de Jésus. Le Pain de Vie est à la disposition gratuite de tous, sans que nous ayons à passer par les mains de prêtres d’une église devenue traîtresse (Matthieu 24,10). Quelle immense libération ! Voici les versets clés : - Nous sommes tous rois et prêtres : Apocalypse 1,5-6. Le dessein initial de Dieu est rétabli (Exode 19,6). - Jésus se tient à la porte de notre coeur et veut entrer souper avec nous dans l’intimité : Apocalypse 3,20. C’est ainsi qu’Il retourne. - Il donne au vainqueur de la Bête la « Manne cachée ». Cette « Manne cachée » est la Pain de Vie (Apocalypse 2,17). - Il nous a sauvé au prix de son sang et a fait de nous tous, quelque soit notre race ou notre nation, des rois et des prêtres (Apocalypse 5,9-10). C’est un appel à tous les peuples. - Tous ceux qui participent à la « première Résurrection » (*la Résurrection de notre esprit par la rencontre de notre Père en soi et par l’Amour pour Lui et nos frères*) sont « Prêtres de Dieu et du Christ » (Apocalypse 20,6). Et dans le Royaume de Dieu « il n’y a ni homme ni femme » (Galates 3,29). - Heureux ceux qui ouvrent à Jésus, « dès qu’Il viendra et frappera » à la porte du coeur lors de son Retour (Luc 12,35-38). Pour plus d’explications voir les textes [« Pain de Vie et Sacerdoce Nouveau »](/fr/pain-de-vie-et-sacerdoce-nouveau) et [« Jésus restaure la prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise). Ces textes indiquent aussi comment le pain et le vin peuvent être consacrés en famille en toute simplicité. ## Dans le Coran *NB : Avant de lire ce texte, il est recommandé d’étudier et d’approfondir les textes [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) et [« L’Antichrist dans l’Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam).* Le Coran, inspiré pour confirmer la Bible, se place logiquement dans la même perspective que les Livres de l’Ancienne Alliance et de l’Évangile. Il souligne l’importance de « la Table », du « Vin délicieux » et des « coupes qui circulent avec une liqueur exquise ». ### La Table qui descend du Ciel Mohammed nous rapporte de la façon suivante comment le Christ a fait descendre une Table du Ciel (Coran 5 ; La Table servie,112-115) : « Les Apôtres dirent : Ô Jésus fils de Marie, Ton Seigneur peut-Il faire descendre **du Ciel** sur nous une Table (*servie*) ? Il dit : Craignez Dieu si vous êtes croyants. Ils dirent : Nous voulons en manger et avoir nos coeurs rassurés, savoir que Tu nous as dit la vérité, et en être **les témoins** (*témoins de la Table*). Jésus fils de Marie dit : Ô Dieu notre Seigneur, fais descendre sur nous **du Ciel une Table** (*servie*). Elle sera pour nous une fête - pour **le premier et le dernier** des nôtres - et un Signe de Toi et entretiens-nous (*nourris-nous*), Toi, le meilleur des nourriciers. Dieu dit : Je la fais descendre **sur vous**. Celui donc parmi vous qui sera incrédule après cela, Je le ferai souffrir d’une souffrance dont Je n’ai encore fait souffrir personne de par les mondes ». Cette Table est la même que celle mentionnée dans le Psaume 23,1-6 (« Devant moi tu apprêtes **une table**, face à mes adversaires… ») et dans Proverbes 9,1-6 (« La Sagesse… a préparé son vin, elle a aussi dressé **sa table**… Venez, mangez de mon pain, buvez de mon vin que j’ai préparé ! »). C’est la Table du Repas de Jésus rapporté par Luc de la façon suivante : > « L’heure venue, il se mit **à table** avec ses apôtres… Puis, prenant du pain et rendant grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : ‘Ceci est mon corps, qui va être donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi’. Il fit de même pour la coupe après le repas, disant : ‘Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, qui va être versé pour vous’. » (Luc 22,14-20) Pour une explication détaillée de Coran 5 ; La Table servie,112-115 se référer au texte [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran/5#La_Table_Celeste), Chapitre V, Paragraphe 3. ### Le vin cacheté Dieu dit dans le Coran après avoir parlé de ce « Jour-là », du « Jour du Jugement » (Coran 83 ; Les Fraudeurs,10-11) : > « Non !… Le Livre des purs est l’Illiyoun ; - Comment pourrais-tu comprendre ce qu’est l’Illiyoun ? - C’est un livre codé (*scellé*), ceux qui sont proches de Dieu en sont témoins… Les purs sont dans le bonheur ; étendus sur leur couche, ils observent tout autour d’eux. L’on reconnaît sur leur visage l’éclat du bonheur. Ils sont **abreuvés d’un vin cacheté, son cachet est de musc** et c’est là que doivent entrer en compétition les compétiteurs. Son mélange est l’eau de Tasnîm, une source céleste à laquelle s’abreuvent les rapprochés de Dieu. Les criminels (*ceux qui refusent d’en boire*) se moquaient de ceux qui ont cru (*en ce vin scellé*)… » (Coran 83 ; Les Fraudeurs,18-29) Illiyoun signifie littéralement « des hautes places » (www.iiu.edu.my/deed/glossary). C’est le livre « où sont consignés les noms des élus » (*selon explications : Coran, D. Masson, Revue par Dr. S. El-Saleh*). Ce livre codé-scellé est le livre de l’Apocalypse ou le « livre de la Vie » (Apocalypse 20,12 et 3,5) qui est scellé de 7 sceaux (Apocalypse 5,1) et a été « ouvert » par l’Ange qui descend du Ciel (Apocalypse 10 ; voir texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Comme le Coran le souligne bien, seuls « ceux qui sont proches de Dieu en sont témoins ». C’est au moment de l’ouverture de ce Livre (Apocalypse 10,1-3) que beaucoup découvriront le bonheur à travers un Vin rare. Ce vin cacheté de musc, ayant un parfum bien spécial (voir Cantique des Cantiques 8,1), est le Sang de Jésus qui procure la Vie et le Bonheur éternel à l’âme (voir explications dans [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), Chapitre III, Paragraphe 3). ### Le vin délicieux, les coupes qui circulent, les coupes emplies d’une liqueur délicieuse Les versets suivants du Coran (traduction D. Masson, revue par Dr. Sobhi El-Saleh) décrivent le Jardin promis avec « des fleuves d’un vin délicieux à boire… des coupes qui circulent avec une liqueur limpide et d’une saveur exquise… des coupes emplies d’une liqueur exquise ». > **Coran 47 ; Muhammad,15**: « Voici la description du Jardin promis à ceux qui craignent Dieu. Il y aura là des fleuves dont l’eau est incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, **des fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent**, des fleuves de miel purifié. Ils y trouveront aussi toutes sortes de fruits et le **pardon de leur Seigneur**… » (comparer avec Cantique des Cantiques 5,1) Ce Jardin promis commence déjà sur terre par la Communion au Corps et au Sang de Jésus qui nous procure l’Esprit Saint et nous introduit dans la Vie et le Bonheur éternels dès ici-bas. La description du Jardin promis correspond parfaitement à l’ère nouvelle du « Ciel nouveau et de la terre nouvelle », de la Jérusalem Céleste décrite dans l’Apocalypse (Apocalypse 21,1-2). On y retrouve « le Fleuve de Vie, limpide comme du cristal qui jaillit du trône de Dieu et de l’Agneau, les Arbres de Vie qui fructifient… et leurs feuilles peuvent guérir les païens » (Apocalypse 22,1-2). Dans ce Jardin promis, les croyants trouvent comme mentionné par Mohammed « le pardon de leur Seigneur ». Donc, le Jardin promis n’est pas le Paradis futur comme beaucoup le pensent, car dans ce Paradis-là, le pardon aura déjà été accordé. Le Jardin promis est un état que nous pouvons vivre dès ici-bas. C’est en dégustant ces « fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent » que le pardon nous est accordé selon la parole de Jésus :: « …Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude **en rémission des péchés** » (Matthieu 26,27-28). La communion au Corps et au Sang de Jésus nous lave de nos péchés. C’est une communion au Sacrifice de Jésus, puisqu’Il dit : > « Cette coupe est le nouvelle Alliance en mon sang qui va être versé pour vous. » (Luc 22,20) Cette Rédemption par la souffrance du Messie avait déjà été soulignée par le prophète Isaïe : > « Il a été transpercé à cause de nos péchés… et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris. » (Isaïe 53,5) Et dans l’Apocalypse les quatre vivants (les évangélistes) et les 24 vieillards (le peuple de Dieu libéré) chantent un cantique nouveau à l’Agneau (Jésus) : > « Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus égorgé et tu rachetas pour Dieu, **au prix de ton sang**, des hommes de toute race, langue, peuple et nation. Tu as fait d’eux pour notre Père des rois et des prêtres régnant sur la terre. » (Apocalypse 5,9-10) « Les fleuves, dont l’eau est incorruptible » sont l’Esprit Saint versé en abondance à travers le Repas de Jésus. Jésus avait dit : « ‘Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui croit en moi !’ selon le mot de l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vive. Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui… » (Jean 7,37). « Le fleuve de miel purifié » dans le Jardin promis symbolise l’abondance de la Connaissance par l’ouverture du livre de l’Apocalypse et de tous les « autres livres » inspirés (Apocalypse 10,9 & 20,12). La Connaissance du mystère de l’Apocalypse a la « douceur du miel » (Apocalypse 10,9 ; voir aussi Cantique des Cantiques 4,11 qui décrit l’Envoyé apocalyptique qui vient du Liban). Dans la période apocalyptique que nous vivons, toutes les Saintes Écritures sont « ouvertes », c’est-à-dire comprises en profondeur selon l’Esprit de notre Père et selon l’intention profonde des prophètes, de Jésus et de Mohammed. C’est cela « le fleuve de miel purifié » que Mohammed a vu. Le Psalmiste dit : « …Ses paroles sont douces plus que le miel, que le suc des rayons » (Psaumes 19,11). Le « Fleuve de Miel » évoque également la Douceur de la Présence de Dieu à travers la Manne Céleste (Sagesse 16,21). « Les fleuves de lait au goût inaltérable » dans le Jardin promis décrit par Mohammed symbolisent l’innocence et la pureté. L’Apocalypse dit à propos des vainqueurs dans l’épreuve apocalyptique : « Jamais leur bouche ne connut le mensonge (sioniste) : ils sont immaculés » (Apocalypse 14,5). Enfin Dieu dit par le prophète Isaïe : « Ah ! si tu avais été attentif à mes commandements ! Comme un fleuve eût été ton bonheur… » (Isaïe 48,18). > **Coran 37 ; Ceux qui sont placés en rangs,42-49**: « Ils seront couverts d’honneurs dans les Jardins du Délice, placés sur des trônes face à face. On fera **circuler entre eux, dans des coupes, une liqueur limpide** et d’une saveur exquise, qui ne provoque ni ivresse ni malaise. Et ils auront auprès d’eux leurs épouses aux grands yeux, au regard chaste, et au teint d’une blancheur immaculée. » Dans la Restauration Universelle que nous vivons actuellement par le Repas de Jésus pris en famille dans la simplicité, les coupes de la Communion circulent simplement entre nous. C’est l’accomplissement de la prophétie de Jésus concernant son Retour : > « …il les fera mettre **à table** et, **passant de l’un à l’autre**, Il les servira. » (Luc 12,37) Dans les églises traditionnelles, ce sont les fidèles qui passent et le prêtre donne à chacun le pain divin. Dans la Restauration universelle, c’est Jésus qui passe de l’un à l’autre à travers le pain et la Coupe. Mohammed a vu et relevé ce détail subtil et important qui indique l’époque actuelle de la Restauration. Le Coran et la Bible sont d’accord sur l’importance de cette Coupe céleste qui circule au « Paradis ». C’est la Coupe du Sang de Jésus selon les paroles du Christ : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, qui va être versé pour vous » (Luc 22,20). Et « Buvez-en tous » (Matthieu 26,27). De NOUVEAU Jésus nous dit aujourd’hui : « Buvez-en tous… » L’appel est valable hier et aujourd’hui. Mohammed lui-même le souligne à propos de la Table céleste : « …Elle sera pour nous une fête -pour le premier et le dernier des nôtres-… » (Coran V,114). Et l’invitation est encore confirmée, quand il dit à propos du vin cacheté de musc : > « …c’est là que doivent entrer en compétition les compétiteurs. » (Coran LXXXIII,26) En d’autres termes, il faut se dépasser, se surpasser, se « faire violence » en renonçant à sa propre mentalité (Matthieu 11,12) pour participer à ce Festin divin et en récolter les fruits de Vie éternelle. > **Coran 43 ; L’Ornement,71-72**: « …entrez au Paradis, vous et vos épouses ! Vous y serez bien traités ! Et on fera **circuler parmi eux des plats d’or et des coupes** contenant tout ce qui flatte l’âme et réjouit l’oeil. ‘Et vous y serez pour l’éternité’. Tel est le Paradis qui vous sera donné en héritage pour prix de vos oeuvres passées… » Ce Paradis correspond à la « Première Résurrection » (Apocalypse 20,6). L’Apocalypse dit aussi : « Le vainqueur, je le ferai colonne dans le temple de mon Dieu ; il n’en sortira plus jamais » (Apocalypse 3,12). Et le Coran dit : « …vous y serez pour l’éternité… » grâce à ces « plats d’or » et ces « coupes » qui circulent et contiennent « tout ce qui flatte l’âme et réjouit l’oeil ». Les textes du Coran et de l’Apocalypse se rejoignent et se complètent parfaitement. > **Coran 56 ; Celle qui est inéluctable,1-19**: « Lorsque celle qui est inéluctable surviendra – et nul n’en contestera l’accomplissement, – il abaissera les uns et élèvera les autres, lorsque la terre sera violemment secouée, que les montagnes seront pulvérisées et réduites à de la poussière disséminée, vous serez alors répartis en trois catégories : Les compagnons de la droite ! - Quels sont donc les compagnons de la droite ? - Les compagnons de la gauche ! - Quels sont donc les compagnons de la gauche ? - Et les premiers arrivés qui seront bien les premiers, voilà ceux qui seront les plus proches de Dieu, dans les Jardins du délice. Et, au milieu d’eux, il y aura une multitude d’élus parmi les premiers et seulement un petit nombre parmi les derniers, sur des trônes ornés de bijoux, accoudés face à face, pendant que, parmi eux, circuleront des éphèbes d’une éternelle jeunesse, **avec des calices**, des aiguières et **des coupes emplis d’une liqueur exquise**, dont ils ne seront ni excédés, ni enivrés. » Ces versets se réfèrent clairement à la fin des temps. « Celle qui est inéluctable » est l’Heure du Jugement (selon explications de Coran, D. Masson, revue par Sobhi El Saleh). Les « plus rapprochés » de Dieu sont ceux qui se nourrissent des « coupes emplies d’une liqueur exquise ». C’est bien à la fin des temps que s’ouvre à tous les croyants indépendants la dimension spirituelle de la Restauration Universelle par le Pain et la Coupe de Vie. Mohammed ne pouvait pas être plus précis. À condition bien sûr de se référer aussi à l’Apocalypse pour saisir la subtilité du langage de notre Père et récolter les fruits qui sont « à notre portée » (Coran 76 ; L’Homme,14). (voir textes [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse) et [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle)). > **Coran 76 ; L’Homme,4-7**: « Aux négateurs Nous avons préparé des chaînes, des carcans et un Brasier. Mais les hommes purs boiront à des **coupes remplies d’un breuvage ayant la fraîcheur du camphre**, puisé à une source à laquelle les serviteurs de Dieu se désaltéreront et qu’ils feront jaillir à volonté. Ils tenaient fidèlement leurs promesses, ils redoutaient un Jour dont le mal sera universel. » Ce jour de mal universel est le jour que nous vivons actuellement. Les deux Bêtes de l’Apocalypse ont répandu le mal sur toute la terre. Il s’agit donc ici aussi de la fin des temps. En ce jour-là nous « tenons nos promesses », car nous sommes protégés et désaltérés par la Coupe du Sang de Jésus, une source inépuisable que nous faisons « jaillir à volonté »… > **Coran 76 ; L’Homme,11-20**: « Mais Dieu les a protégés du malheur de ce Jour. Il leur fera connaître **la splendeur et la joie**, et les gratifiera, pour ce qu’ils auront enduré, du Paradis et **d’habits de soie**. Là, accoudés sur **de grands fauteuils reposant et bien décorés**, ils n’auront à subir **ni l’ardeur du soleil** ni l’intensité du froid, car les ombrages du Paradis les couvriront et ses **fruits seront à leur portée**. Et l’on fera circuler parmi eux des vases d’argent et des **coupes transparentes**, des coupes cristallines en argent dont le contenu sera dosé à leur convenance. Et **ils boiront, dans ces coupes, une liqueur** ayant la saveur du gingembre, puisée à une source, nommée là-bas Salsabîl. Et parmi eux circuleront des éphèbes immortels (*des anges ou des saints*) qu’on prendrait, à les voir, pour des perles dispersées. S’il t’était donné de jeter un regard en ces lieux, tu n’y verrais que délice et faste royal. » *Explication de Salsabîl (selon « Le Saint Coran », traduction Muhammad Hamidullah, 1973) : le nom d’une source du Paradis. Mot apparemment composé de salas (marche facile) et sabîl (sentier) c-à-d. eau coulante et agréable.* Et Jean écrit dans l’Apocalypse : > « Soyons **dans l’allégresse et dans la joie**, rendons gloire à Dieu, car voici les noces de l’Agneau… » (Apocalypse 19,7)« Celui qui a soif, moi, je lui donnerai de la **source de vie**, gratuitement… » (Apocalypse 21,6) > > « Puis l’Ange me montra le **fleuve de vie**, limpide comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l’Agneau… » (Apocalypse 22,1) > > « …jamais plus ils ne seront accablés **ni par le soleil**, ni par aucun vent brûlant. » (Apocalypse 7,16) > > « Le vainqueur, je lui donnerai de prendre place auprès de moi sur **mon trône**… » (Apocalypse 3,21) > > « …de part et d’autre du fleuve, il y a des arbres de Vie qui **fructifient** douze fois, une fois chaque mois ; et leurs feuilles peuvent guérir les païens. » (Apocalypse 22,2) > > « On lui a donné de se **revêtir de lin** d’une blancheur éclatante… » (Apocalypse 19,8) Le Coran et l’Apocalypse décrivent une seule et même réalité. La récompense, la joie et le bonheur de ceux qui auront triomphé de la Bête et des siens. > **Coran 78 ; L’Annonce,31-35**: « Quant aux hommes pieux, une douce félicité leur sera réservée. C’est ainsi qu’ils auront des vergers et des vignes, des jeunes femmes d’une égale jeunesse et des **coupes débordantes**. Là, ils n’entendront ni vaines paroles ni propos mensongers. » Tels sont les versets du Coran qui confirment la Bible. Ces versets sont d’autant plus beaux et impressionnants, qu’ils se réfèrent à la fin des Temps que nous vivons actuellement. C’est seulement maintenant que ces versets du Coran peuvent être compris pleinement et appréciés. Louange à notre tendre Père et Créateur ! Tous ces versets sont un grand encouragement aux croyants indépendants de « toute race, langue, peuple et nation » (Apocalypse 5,9) à s’ouvrir à la Communion Céleste au Corps et au Sang de Jésus, mis à disposition de tous par la Table servie qui descend du Ciel. > « Je suis le Pain vivant descendu du ciel. Qui mangera de ce pain vivra **à jamais**… » (Jean 6,51)« On fera circuler parmi eux des plats d’or et des coupes… Et vous y serez **pour l’éternité**… Elle (la Table) sera pour nous **une fête** -pour le premier et le dernier des nôtres- » (Coran 43 ; L’Ornement,71 / Coran 5 ; La Table servie,114) > > « Heureux les gens invités au FESTIN de Noce de l’Agneau… Venez rallier le **grand festin** de Dieu » (Apocalypse 19,9 / Apocalypse 19,17) BR (27.01.2010) *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-pain-de-vie-dans-la-bible-et-le-coran* --- # Jésus restaure la prêtrise > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-11 · Updated: 2025-01-29 · Language: fr | ![](/pictures/dernier_repas_zeffirelli_700px.jpg "Dernier_repas") Le dernier repas du Christ (tiré du film « Jésus de Nazareth » de F. Zeffirelli) | |---| Pour se nourrir au Corps et au Sang du Christ, les Chrétiens ont recours aux prêtres. En ces temps apocalyptiques, Jésus revient pour tout restaurer. Il institue, de nos jours, une prêtrise indépendante accessible aux hommes et aux femmes qui croient au message apocalyptique révélé le 13 mai 1970. En nos temps apocalyptiques, c’est Jésus Lui-même qui choisit ses prêtres : > « …Il (*Jésus*) nous aime et nous a lavés de nos péchés par son Sang et **a fait de nous des rois et des prêtres** pour son Dieu et Père… » (Apocalypse 1,5-6)« …Tu es digne de prendre le Livre (*l’Apocalypse*) et d’en ouvrir les sceaux car Tu fus égorgé et Tu rachetas pour Dieu au prix de ton sang des hommes de toute race, langue, peuple et nation. Tu as fait d’eux pour notre Dieu **des rois et des prêtres** régnant **sur la terre**. » (Apocalypse 5,9-10) Cette prêtrise nouvelle est ouverte à tous ceux et à toutes celles qui entendent Jésus frapper à la porte de leur coeur : > « Voici que Je me tiens à la porte et Je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte J’entrerai chez lui **pour Souper, Moi près de lui et lui près de Moi**. » (Apocalypse 3,20) Dans l’Évangile déjà, Jésus annonça qu’à son Retour, Il entrera « se mettre à table » avec ceux qui Lui ouvrent la porte : > « Soyez semblables à des gens qui attendent leur Maître afin de Lui ouvrir **dès qu**’Il viendra et frappera… En vérité Je vous le dis, Il se ceindra, les fera **mettre à Table** et, passant de l’un à l’autre, Il les servira. » (Luc 12,36-37) « Souper » et « mettre à table » indiquent le Repas Mystique au Corps et au Sang du Christ. En ces Temps Nouveaux, ce Repas se prend, non plus exclusivement dans des édifices religieux, mais dans les familles devenues « prêtres » en ouvrant la porte au Christ avec amour « dès qu’Il frappera ». Cette nouvelle prêtrise ne peut absolument pas convenir aux prêtres traditionnels ! C’est Jésus, et Lui seul, qui a le pouvoir de transformer le pain et le vin en son Corps et son Sang. Aucun homme, fût-il prêtre traditionnel, n’a ce pouvoir. Ce dernier, en effet, n’est qu’un instrument du Christ. C’est Jésus qui, par le prêtre, se rend présent dans le pain et le vin transformés, par Sa Puissance, en son Corps et son Sang divins. Or, ce que le Christ peut faire par des prêtres - souvent indignes - Il peut l’accomplir avec les prêtres apocalyptiques de son choix. La seule condition est d’avoir la foi en ce qu’ils font et qu’ils le fassent avec amour. Les premiers Chrétiens partageaient déjà le Repas de Jésus **en famille**, dans la simplicité comme Jésus l’avait institué, sans rite, sans façon et avec beaucoup d’amour : > « **Jour après jour**, d’un seul coeur… ils rompaient le Pain (*le Corps du Christ*) **dans leurs maisons**, prenant la Nourriture (*le Corps et le Sang du Christ*) avec joie et simplicité de coeur. » (Actes 2,46) Au long des siècles, les différentes confessions chrétiennes ont malheureusement compliqué cette pratique si simple en instituant des règles, des conditions, des rites, des cultes et des vêtements sacerdotaux **contraires à l’Esprit du Christ**. Le moment est venu pour Jésus de tout restaurer (voir le texte : [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle)). Jésus désire déjà, **ardemment**, partager ce Repas avec nous, comme Il le fit autrefois avec ses Apôtres. Il leur avait dit : « J’ai désiré **avec ardeur** manger cette Pâque avec vous » (Luc 22,15). Par ce Repas, Jésus établit et renforce une relation intime, intérieure, avec ses nouveaux prêtres : « Qui mange ma Chair et boit mon Sang **demeure en Moi et Moi en lui** » (Jean 6,56). À chacun de choisir, en toute liberté et responsabilité, de répondre ou pas à cette ultime invitation divine : > « Que chacun donc s’éprouve soi-même, car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation s’il n’y discerne le Corps (*du Christ*). » (1 Corinthiens 11,28-29) Par ce lien direct avec Lui, Jésus fait de nous des croyants et des prêtres indépendants. Il nous libère ainsi des chaînes cléricales qui nous tiennent éloignés de Lui. Comment procéder pour prendre ce Repas avec Jésus ? Il faut reproduire ce que Jésus Lui-même fit lors du dernier Repas Pascal avec ses Apôtres et répéter les paroles qu’Il avait prononcées. Il prit du pain et le leur présenta en disant : « Prenez et mangez ; **ceci est mon Corps**, livré pour vous et pour beaucoup pour la rémission des péchés ». Puis, prenant une coupe de vin, Il le leur présenta en disant : « Buvez-en tous, **ceci est mon Sang**, le Sang de la Nouvelle Alliance, versé pour vous et pour beaucoup pour la rémission des péchés. Faites ceci en mémoire de Moi » (Matthieu 26,26-28 / Luc 22,19-20 / Marc 14,22-24 / 1 Corinthiens 11,23-26). Les paroles essentielles sont mises en gras. Nous prenons part à cette Table Céleste, Festin de Noces de l’Agneau (Matthieu 22,1-14) tous les jours, de la manière suivante : Réunis autour d’une table, nous mettons un morceau de pain par personne sur une assiette et un peu de vin dans une petite coupe. Nous les réservons à cet effet. Nous prions le « Notre Père » et la louange à la Vierge Marie, Notre Mère, par la salutation angélique « Salut Marie… » (Luc 1,26-38). Nous lisons un texte des Saintes Écritures de manière suivie. Nous nous efforçons de prendre conscience de ce que nous faisons (Là où il n’y a pas de vin, nous pouvons le remplacer par un jus de fruit - de raisin par exemple - ou même de l’eau. L’important n’est pas la matière mais l’Esprit et l’intention). Nous nous mettons en présence de Notre Père Céleste avec le Messie et toute notre famille céleste et terrestre, puis nous prononçons les paroles des textes ci-dessus. Nous prenons le Corps et le Sang de Jésus avec amour et émotion, en passant l’assiette puis la coupe entre nous. Nous prenons soin de rincer la coupe à l’eau que l’un de nous boit. Puis la coupe est séchée avec un linge spécial (lavé de temps à autre). Ensuite nous remercions notre Père de ce Don quotidien qui nous accorde l’Esprit Saint. Nous Le prions de nous garder unis dans l’amour et à son service pour répandre Sa Lumière et embraser les coeurs assoiffés de Sa Connaissance. Nous prions pour tous ceux qui sont persécutés pour la Justice. À chacun la liberté de prier selon ses propres besoins spirituels, la sanctification de soi et des autres, des défunts, etc. Le Coran divin n’a pas manqué de signaler l’importance spirituelle de cette « Table » qui descend du Ciel (voir le texte [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), chapitre 5.3 ; La Table Céleste). Il est bon que, durant la journée, nous fassions des communions d’intention ou de désir au Corps et au Sang de Jésus. Jour après jour, dans l’amour et le recueillement, notre âme s’abreuve à cette source de Vie Divine : **« Que l’homme assoiffé s’approche et que l’homme de désir reçoive l’Eau de Vie gratuitement. »** (Apocalypse 22,17) > **Prière du moine Hermann Cohen**« Que la divine Eucharistie soit votre lumière, votre chaleur, votre force et votre vie ! > Je voudrais que vous viviez tellement par l’Eucharistie que ce fût elle qui inspirât toutes vos pensées, affections, paroles et actions. » > > « Jésus Christ aujourd’hui c’est la divine Eucharistie… aujourd’hui je suis faible, j’ai besoin d’une force qui me vienne d’en haut pour me soutenir, et Jésus descendu du Ciel se fait Eucharistie, c’est le pain des forts. > Aujourd’hui je suis pauvre… j’ai besoin d’un abri pour me mettre à couvert, et Jésus se fait maison… C’est la maison de Dieu, c’est le portique du Ciel, c’est l’Eucharistie… > Aujourd’hui j’ai faim et soif, j’ai besoin d’un aliment pour rassasier mon esprit et mon coeur, d’un breuvage pour désaltérer mon ardeur, et Jésus se fait froment, se fait vin de l’Eucharistie… > Aujourd’hui je suis malade… j’ai besoin d’un baume bienfaisant pour panser les plaies de mon âme, et Jésus se répand comme un onguent précieux sur mon âme en se donnant à moi dans l’Eucharistie… > Je suis découragé, Il me relève ; je suis attristé, Il me réjouit ; je suis seul, Il vient demeurer avec moi jusqu’à la consommation des siècles ; je suis dans l’ignorance, Il m’instruit et m’éclaire ; j’ai froid, Il me réchauffe d’un feu pénétrant mais plus que tout cela, j’ai besoin d’amour et aucun amour de la terre n’avait pu contenter mon coeur, et c’est alors qu’Il se fait Eucharistie. Et Il m’aime, et son amour me rassasie, me remplit et me plonge dans un océan de charité. Oui, j’aime Jésus, j’aime l’Eucharistie. Jésus, Jésus aujourd’hui, c’est Jésus avec moi… Ce matin, à l’autel, Il est venu, Il s’est donné, je L’ai, je Le tiens, je L’adore. Il s’est incarné dans mes mains… C’est mon Emmanuel, c’est mon amour, c’est mon Eucharistie. » > > Hermann Cohen Ci-dessous, un extrait du livre : « L’étonnant secret des Âmes du Purgatoire » de Soeur Emmanuel Maria Simma, Éditions des Béatitudes 1998 : > « Je voudrais donner ici le témoignage d’Hermann Cohen, un artiste juif converti au catholicisme, qui a beaucoup vénéré l’Eucharistie.Cela se passait en 1864. Il avait quitté le monde, était rentré dans un ordre religieux très austère et adorait très fréquemment le Saint Sacrement pour lequel il avait une grande vénération. Pendant ses adorations, il suppliait le Seigneur de convertir sa mère qu’il aimait beaucoup. Mais sa mère mourut sans s’être convertie. Hermann en devint fou de douleur. Il se prosterna devant le Saint Sacrement et, donnant libre cours à ses plaintes, pria ainsi : 'Seigneur, je vous dois tout, il est vrai, mais que vous ai-je refusé ? Ma jeunesse, mes espérances dans le monde, le bien-être, les joies de la famille, un repos peut-être légitime ? J’ai tout sacrifié dès que vous m’avez appelé. Mon sang ? Je l’eusse donné de même ; et vous Seigneur, vous l’Éternelle Bonté qui avez promis de rendre au centuple, vous m’avez refusé l’âme de ma mère… Mon Dieu, je succombe à ce martyr, le murmure va s’exhaler de mes lèvres'. Les sanglots étouffaient ce pauvre coeur. Tout à coup, une voix mystérieuse frappe son oreille et dit : 'Homme de peu de foi, ta mère est sauvée, sache que la prière a tout pouvoir auprès de moi. J’ai recueilli toutes celles que tu m’as adressées pour ta mère et ma Providence lui en a tenu compte à son heure dernière. Au moment où elle expirait, je me suis présenté à elle, elle m’a vu et s’est écriée : 'Mon Seigneur et mon Dieu !' Relève donc ton courage, ta mère a évité la damnation et tes supplications ferventes délivreront bientôt son âme de la prison du purgatoire'. > > On sait que le Père Hermann Cohen, très peu de temps après, apprit par une seconde apparition que sa mère montait au Ciel. » *Source: https://www.pierre2.net/fr/jesus-restaure-la-pretrise* --- # Le voile en islam - Ce que dit le Coran > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-12 · Updated: 2023-05-03 · Language: fr Texte tiré du site [http://ostervald.free.fr/muslim/levoile.htm](/download/fr_2004_le_voile_en_islam-ce_que_dit_le_coran-html) *Après des études à l’université d’Al Azhar au Caire, Mahmoud Azab obtient en France un Doctorat en études sémitiques (Sorbonne 1978). Il a été professeur de langues sémitiques à l’université d’Al Azhar au Caire. Il a été professeur coopérant chargé de l’enseignement bilingue au sein de nombreuses universités africaines (Niger, Tchad.). Il a également été délégué de l’Université d’Al Azhar aux conférences internationales de dialogues interculturels. Il a été nommé en 1996 à Paris comme professeur associé d’arabe classique (langue et littérature) à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (langues « O ») où il est professeur titulaire d’islamologie depuis 2002.* **En France et ailleurs, certaines pratiques des musulmans semblent contestables ou dérangent. Ces pratiques sont elles l’Islam « véritable » ? De partout fusent des réponses approximatives ou tout à fait erronées. Les prises de position se multiplient ; souvent l’ignorance habite les esprits**. **Il nous a semblé important d’interroger un spécialiste de l’Islam, le Professeur Mahmoud Azab, pour qu’il nous éclaire sur l’Islam en nous donnant des indications historiques et académiques sur le texte fondateur de la religion. Il nous explique la doctrine religieuse et son évolution qui sont, bien différentes des pratiques populaires de l’Islam. Nous avons inauguré avec lui une série d’entretiens sur les sujets qui questionnent les sociétés occidentales et les communautés musulmanes, notamment en France. Le premier entretien portait sur la lapidation. Aujourd’hui, nous explorons la question du « voile » des femmes**. **Arthur Nourel : Monsieur le Professeur, avant d’aborder directement la question du voile des femmes dans l’Islam, y a-t-il un contexte global de la situation de la femme que vous souhaiteriez exposer afin que nos lecteurs puissent nous accompagner dans le voyage historique et textuel que nous leur proposons ?** **Professeur Mahmoud Azab**: Pour traiter le sujet du voile dans l’Islam, il faut d’abord connaître le statut de la femme arabe dans la société ante islamique et le comparer au statut de la femme dans la société judéo chrétienne biblique ainsi qu’à celui de la femme dans les cultures grecque et égyptienne. C’est en examinant l’histoire et le contexte sociologique que l’on peut expliquer et comprendre la position du Coran et de l’Islam, à l’époque, en ce qui concerne la femme. La femme dans la société grecque, par exemple, n’était pas regardée comme « objet de désir ». La relation de plaisir était glorifiée entre les hommes. Chez les Grecs, la femme avait un statut très largement inférieur à celui des hommes. Les philosophes grecs sont tous des hommes. Examinons le statut de la femme dans la société de la péninsule arabique ante islamique à une période historique très éloignée de celle de l’apparition de l’Islam. Nous apprenons que les femmes avaient globalement une position très forte ; une liberté et des droits plus importants que ceux de l’homme. Une femme avait le droit de répudier son mari. L’inverse était interdit. Souvenez vous de Belkis, la Reine de Saba. L’Ancien Testament et le Coran (Sourate des fourmis) l’évoquent dans une position dominante : belle, forte, intelligente. Attention, tout ceci remonte très loin avant dans l’histoire avant l’apparition de l’Islam ! **AN : Cette « liberté » des femmes était applicable dans tous les domaines ou y avait-il des restrictions ?** **MA**: Une autre tradition est rapportée par les historiens de l’époque ante islamique et qui atteste de la liberté de la femme. Lorsque, de retour chez lui, un homme trouvait la porte de sa tente verso vers l’extérieur, (inversée donc par rapport à son sens normal d’accrochage), cela voulait dire que l’entrée lui était interdite, provisoirement ou définitivement. À cette époque, une femme avait le droit de coucher avec les hommes de son choix avant le mariage. Lorsqu’elle tombait enceinte et avant même la naissance de l’enfant, elle choisissait parmi ceux qui avaient été ses amants celui qui allait assumer la paternité de l’enfant, peut être conçu par un autre. Bien entendu, elle choisissait le plus fort ou le plus riche ou le plus adroit, etc. **AN : Est ce que ce ne sont pas là des construction théoriques et à posteriori pour justifier les règles strictes que l’Islam apporte au sujet des femmes ?** **MA**: Non. Beaucoup de scientifiques, sociologues et historiens regardent le Coran comme un document qui relate une époque et témoigne de la vie quotidienne plus que comme un livre religieux. Et ils remarquent, à juste titre, que souvent le texte musulman insiste sur des interdits. Lorsque le texte dit « ne faites pas », cela veut dire que cette pratique, désormais interdite, était répandue avant l’apparition de l’Islam. Par exemple, il était de tradition, avant l’apparition de l’Islam, que les hommes et les femmes effectuent nus le pèlerinage païen autour de la Kaaba. Pour cette raison, l’Islam interdit la nudité pendant la prière et le pèlerinage. Comme toujours, pour comprendre une règle, il est important de se pencher sur le contexte socioculturel, spirituel et économique de la formation de cette nouvelle communauté que l’on a appelé les « musulmans ». **AN : C’est ainsi que l’on explique l’interdiction, faite par l’Islam, d’enterrer les filles (vivantes) à la naissance ?** **MA**: Oui. C’était une pratique répandue avant l’apparition de l’Islam et que le texte vient interdire de manière formelle et définitive. J’ajoute que si la punition qui accompagne l’interdiction est forte, cela veut dire que l’acte désormais prohibé était très répandu. **AN : Vous nous dites que les femmes disposaient de plus de droits que les hommes et étaient plus libres et indépendantes qu’eux, et pourtant, les filles étaient enterrées vivantes à la naissance, considérées comme inutiles. N’est ce pas contradictoire ?** **MA**: Ce que je vous raconte sur la très grande liberté des femmes concerne une époque très éloignée de l’apparition de l’Islam. Mais privés de droits, les hommes commencèrent à en revendiquer et inversèrent le cours de l’histoire en changeant progressivement de condition. Parallèlement et en conséquence, la condition de la femme s’est dégradée et l’homme eut le dessus d’une manière tellement totale qu’elle ressemble à une revanche. C’est une manifestation du dialogue de l’histoire semblable à un mouvement de balancier. Plus nous nous rapprochons de l’apparition de l’Islam, moins le statut de la femme est enviable. **AN : À la veille de l’apparition de l’Islam, le statut de la femme s’était donc gravement détérioré par rapport à ce qu’il était quelques siècles auparavant. En quoi se manifeste cette dégradation ?** **MA**: De plusieurs manières. Nous avons évoqué déjà l’ensevelissement des nouveaux nés de sexe féminin. La répudiation d’une femme par son époux la laisse sans droits et sans recours. C’est une autre conséquence visible de la détérioration de la condition féminine. Lorsqu’on regarde la société ante islamique, mais dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam, c’est-à-dire à une époque où les femmes étaient dominées par les hommes, l’on se rend compte qu’un homme épousait à sa guise et en même temps le nombre de femmes qu’il voulait ; et qui dépendaient souvent de lui pour survivre ; de la même manière, il pouvait aussi en répudier autant qu’il voulait, sans avoir d’obligations légales vitales vis à vis d’elles. Assez vite, ces femmes répudiées qui dépendaient des époux pour vivre, se retrouvaient dans la misère. Lorsqu’elles ne tombaient pas en esclavage dans le strict sens du mot, elles se livraient à la prostitution qui est une forme terrible d’esclavage. Et pour attirer l’attention, elles avaient souvent la poitrine nue, à l’image des prostituées sacrées, connues en Mésopotamie et en Inde, régions avec lesquelles la péninsule arabique commerçait et avait des échanges culturels et humains intenses. **AN : C’est donc aux femmes « dans la misère » et « nues » que le Coran demande de porter le voile ?** **MA**: Le voile se généralise avec l’Islam comme symbole d’une dignité retrouvée, à l’époque. La religion demande aux femmes qui se convertissent de se voiler afin d’être distinguée des esclaves ; comme une manière de dire pour chacune : « nous n’avons plus besoin de nous vendre (d’être des esclaves) ; la nouvelle religion nous apporte un statut et désormais nous avons des droits. Nos maris ne peuvent plus nous répudier à tort ou à raison et si le divorce est prononcé, nous conservons des moyens de subsistance ». Ainsi donc le voile à de l’importance uniquement en fonction du contexte socioculturel dans lequel il apparaît. Il n’est donc pas un principe fondamental de l’Islam. **AN : Vous nous dites qu’aux premiers jours de l’Islam, le voile était recommandé comme un signe ostensible de « libération » de la femme. Y a t il d’autres éléments du texte sacré qui attestent de cette volonté de l’Islam de libérer la femme et la rendant l’égale de l’homme ?** **MA**: Dans les deux autres religions monothéistes révélées, le judaïsme et le christianisme, la femme est rendue seule responsable de l’expulsion du paradis. Dans l’Ancien Testament, c’est Ève la responsable du Péché. Le serpent séduit Ève qui séduit l’homme. C’est pourquoi dans la Genèse, Dieu punit chacun ; il condamne le serpent à ramper et à manger de la terre et la femme est condamnée à accoucher dans la douleur et à être « soumise » à l’homme. Dans le Coran, Dieu s’adresse « aux deux » protagonistes du paradis (Adam et Ève). Il use de la forme grammaticale du duel. Le texte met l’homme et la femme à totale égalité dans la responsabilité. Mais hélas, les interprétations coraniques qui sont souvent faites par des hommes, seront manipulées et l’on entendra dire que c’est Ève qui a incité Adam à manger du fruit de l’arbre défendu. Le Coran dit le contraire. « Satan les a séduits tous les deux. » ? Si j’insiste sur cette histoire biblique ET coranique, c’est pour dire qu’elle a une influence à travers les siècles sur les consciences et les imaginations des peuples et non pas pour juger les textes sacrés. Je reviens vers la Bible pour dire simplement l’évolution d’éléments communs dans les cultures sémitiques monothéistes. **AN : Comment le voile est-il évoqué dans le texte du Coran ?** **MA**: Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête, est utilisé comme traduction du mot arabe « hijab ». Et du point de vue du linguiste, cette traduction est un glissement de sens. Le thème du hijab est abordé huit fois dans le Coran. Et pas une seule fois pour désigner l’habit dont la femme devrait se couvrir la tête. **AN : Pouvez vous nous donner les références des huit Sourates en question ?** **MA**: Dans la Sourate 7, verset 46, le texte, qui évoque l’au-delà dit : « Un voile épais est placé entre le Paradis et la Géhenne. » Là, le mot hijab en arabe prend clairement le sens de rideau de séparation, comme dans les sept autres Sourates, même si le contexte est différent. La Sourate 17, verset 45 aborde la protection « virtuelle » que Dieu apporte à Son Prophète lorsqu’il lit le Coran : « Quand tu lis le Coran, nous plaçons un voile épais entre toi et ceux qui ne croient pas à la vie future ». La Sourate 19, verset 17 le mot voile est utilisé pour figurer la distance géographique que l’on met volontairement entre soi et d’autres : « (V16) Mentionne Marie, dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient. (V 17) Elle plaça un voile entre elle et les siens. » Dans la Sourate 33, verset 53, le texte indique à ceux qui sont invités à entrer dans la demeure du Prophète et éventuellement à y prendre un repas, la conduite qu’ils doivent y avoir. La Sourate leur recommande de ne pas s’attarder après avoir mangé et de se retirer sans entreprendre de conversations familières après le repas. Et ajoute : « Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites le derrière un voile. Cela est plus pur pour votre cour et pour le leur ». Là aussi, le mot hijab à le sens de rideau et non pas celui du voile que l’on veut poser sur les têtes des femmes. Et ce n’est qu’en s’adressant aux épouses du Prophète que l’on doit le faire derrière un voile. Dans la très poétique Sourate 38, le verset 33 évoque le hijab dans le sens de « crépuscule » : « Quand un soir on lui présenta de nobles cavales, il dit : 'j’ai préféré l’amour de ce bien au souvenir de mon seigneur, jusqu’à ce que ces chevaux aient disparu derrière le voile. Ramenez-les-moi.' Il se mit alors à leur trancher les jarrets et le cou ». La Sourate 41, verset 5 évoque ceux qui se détournent de l’appel du Prophète : « Ils disent : 'Nos cours sont enveloppés d’un voile épais qui nous cache ce vers quoi tu nous appelles ; nos oreilles sont atteintes de surdité ; un voile est placé entre nous et toi. Agis donc, et nous aussi nous agissons'. » Nous voyons bien là combien le voile (hijab) peut être positif (pour préserver le croyant qui risquerait de succomber aux charmes des épouses du Prophète, ou négatif puisqu’il empêche certains d’entendre l’appel de la nouvelle foi. La sourate 42, verset 51 aborde la parole que Dieu transmet à l’homme. « Il n’a pas été donné à un mortel que Dieu lui parle si ce n’est par inspiration ou derrière un voile ou encore, en lui envoyant un Messager à qui est révélé, avec sa permission, ce qu’il veut. Il est très haut et sage ». Dans la Sourate 83, verset 15, enfin, le Texte prévient les incroyants de leur sort : « Non ! Ils seront, ce Jour-là, séparés de leur Seigneur, puis ils tomberont dans la fournaise. On leur dira alors : 'Voici ce que vous traitez de mensonge !' ». (NDLR La traduction utilise le mot « séparation » pour restituer le mot arabe lamahgouboun construit sur la base de hijab). **AN : Vous nous dites donc que les musulmans qui utilisent le mot « hijab » pour désigner le voile qui couvre la tête des femmes commettent un contre sens ?** **MA**: Oui. Ils commettent un contre sens linguistique par rapport au vocabulaire coranique. Et les femmes musulmanes qui disent que le hijab est cité dans le Coran se trompent sur le sens du mot. Elles doivent comprendre le sens donné au mot. **AN : Au delà de ce contre sens de mot, ceux qui incitent les femmes à se voiler, ne commettent-ils pas d’autres contre sens ?** **MA**: Au contre sens linguistique, il faut ajouter un contre sens de but. Le contre sens de but est le suivant : le voile devait désigner les femmes libérées de l’esclavage, parce qu’elle rejoignent la nouvelle religion. La communauté prendra désormais en charge les besoins de celles qui ne parviennent pas à subvenir à leurs propres besoins seules. C’est donc une « libération » à l’époque. J’insiste sur le mot « à l’époque ». parce qu’aujourd’hui, dans beaucoup de cas, le voile apparaît comme un asservissement de la femme. Ainsi donc il produit un effet contraire à celui qu’il doit atteindre. Que faut il alors privilégier ? Le voile coûte que coûte ou sa portée symbolique ? Faut il vouloir la forme plus que la liberté ? La question que nous posons en réalité est celle de l’historicité du texte. La révélation se fait tout de même sur vingt trois ans de vie prophétique. Durant cette période, le Prophète fait bien entendu appel à sa raison pour mettre en adéquation la révélation, qu’il ne conteste pas, avec la réalité. **AN : Est-ce que le Coran recommande à toutes les femmes de se couvrir la tête et les épaules ? Et dans quel vocabulaire le fait-il ?** **MA**: Le Coran ne traite les habits de la femme que dans le large contexte de la vie sociale, de l’éducation et de la famille. Il incite à la « pudeur ». **AN : Vous dites « pudeur », et ce mot, très employé notamment par les femmes qui portent le voile, à aujourd’hui une nette connotation sexuelle. N’y a t il pas en français une mauvaise traduction du sens du mot « ihticham » ? Ne faut-il pas plutôt parler de la « bienséance » plutôt que de la pudeur ?** **MA**: Vous avez probablement raison. Le Coran vise d’abord à la préservation sociale. Et dans cette lecture, il invite plus à la bienséance qu’à la pudeur avec sa connotation sexuelle, du moins lorsqu’il traite des habits. Mais les injonctions qui visent à la bienséance vestimentaire ne concernent pas que la femme ! Et c’est là une erreur majeure commise par les interprètes qui n’ont pas assez étudié. À chaque fois que le Coran parle de la tenue vestimentaire, il parle aux deux sexes. **AN : Par exemple ?** **MA**: Sourate 24, versets 30-31 : « Dis aux croyants de baisser leur regards, d’être chastes, ce sera plus pur pour eux. Dieu est bien informé de ce qu’ils font. Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leur atours, de rabattre leurs « voiles » « sur leurs poitrines », de ne montrer leurs atours qu’à leurs époux ou à leurs pères, ou aux pères de leurs époux, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs époux, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs ». Les lectures du texte, aujourd’hui, doivent nous éclairer sur un point essentiel : le lien entre le(s) but(s) et le(s) moyen(s), ou encore apprendre à distinguer entre le stable et le variable, le stable étant l’objectif et le variable étant le moyen mis en ouvre pour atteindre l’objectif. Dans le cas présent de la Sourate 24, le but est que les hommes et les femmes soient libres et chastes. C’est la part stable du message, son intention spirituelle. Le moyen est donc secondaire. **AN : Par quel mot en arabe le Coran désigne-t-il ce que les femmes doivent rabattre sur leurs poitrines ?** **MA**: La Sourate « Al Nour » que nous venons de citer nous donne le mot « Khimar ». « Wa liyadrabna bi khumurihenna ala jouyoubihenna ». Se demander ce que sont les « khumurs » ouvre une discussion déjà importante : la traduction du mot la mieux admise indique que c’est un vêtement large. Le mot « jouyoub » veut dire « poches » en arabe moderne. Mais un poète ante islamique, parlant de la beauté d’une belle, évoque ses « jouyoub » et nous apprend que la belle laissait « nue », c’est dire visible, sa poitrine. Le texte sacré invite donc les femmes à ne pas montrer leurs seins et à rabattre leurs amples vêtements sur leurs poitrines ; à ne se dévoiler que devant les leurs ; à ne pas avoir de conduite provocatrice. rien que de très banal en somme comme recommandation. Et cette invitation à la mesure se retrouve dans les trois religions monothéistes. En Islam, cette invitation s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes. **AN : Faut-il donc comprendre de votre propos que le « khimar » est plus un vêtement sur les épaules qu’un voile qui partirait de la tête, la couvrant ainsi que la poitrine.?** **MA**: Absolument. Les commentateurs anciens, comme Al Tabari par exemple, étaient peut-être plus proches du sens exact du texte parce qu’ils savaient à quoi le texte faisait allusion avec précision et quelle était la situation préalable au texte et que le texte sacré allait donc modifier. Comme avant l’apparition de l’Islam, certaines femmes avaient les seins nus pour les raisons déjà évoquées, alors le texte vient corriger les effets d’une situation préjudiciable aux droits de la femme. Ainsi donc, la démarche essentielle du texte, le propos principal, n’est pas de voiler ou non la tête ou les seins des femmes, mais de leur apporter liberté et protection par rapport au contexte dans lequel elles se trouvent. Et si aujourd’hui le contexte dans lequel elles se trouvent perçoit le voile comme une soumission, alors elles peuvent, pour dire leur liberté acquise par l’Islam, se montrer tête nue ! Le Coran prévoit une solution presque « technique » pour atteindre l’objectif (le stable). La solution technique à la soumission des femmes, à l’époque, est le voile. Le stable est donc la liberté des hommes et des femmes et leur égalité. Alors, il est nécessaire de ne retenir que le stable. Le voile est un moyen. Ce n’est pas un but. C’est du variable. C’est ce que nous disent les commentateurs anciens lorsqu’ils nous expliquent que le Coran doit être compris par rapport à ce qui le précède et à son contexte. Le statut des femmes tout à fait médiocre dans un temps rapproché de l’apparition de l’Islam et que l’Islam vient améliorer. Si la situation des femmes se détériore à nouveau, aujourd’hui par exemple, l’esprit du Coran, doit primer sur l’interprétation. Cet esprit est de libérer les opprimées. C’est la part stable du message. Le moyen employé est variable. **AN : À qui s’adresse les injonctions vestimentaires du Coran et quelles en sont les contours ?** **MA**: Dans la Sourate 32, verset 59, le Coran nous donne une liste précise de ce qu’il faut faire et à qui cela s’adresse : « Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de se couvrir de leurs 'voiles' (*il faut comprendre ici le mot voile dans le sens de vêtements*) : c’est pour elle le moyen le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensée. Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux ». Précisons tout de suite que le mot traduit par « voile » dans beaucoup de traductions de qualité est en réalité, en arabe, « jalbibihenna », qui est un possessif féminin pluriel de djellaba (galabeyya en égyptien). Il est donc manifeste que ce n’est pas d’un voile sur la tête qu’il est question mais d’un vêtement dont on se couvre. « Se couvrir de leurs voiles », n’indique donc en rien que la tête doit être couverte. La couverture de la tête à plus de rapport avec des habitudes de commodité qu’avec un symbole religieux quelconque. Il suffit de voir une femme (ou un homme !), en occident ou en orient musulman, aux champs, dans le désert ou en mer, pour comprendre que l’on travaille plus confortablement avec les cheveux ramassés et la tête protégée du soleil. De plus, le Coran n’invite pas à se « cacher » en se couvrant, mais à se « désigner aux autres comme un être libre ». L’objet de cette sourate n’est pas de « camoufler » d’éventuels charmes féminins mais de permettre aux femmes, anciennement objets de convoitises réductrices de leur liberté, d’affirmer qu’elles sont désormais libres. C’est cela qu’il faut retenir. Et je répète : si le voile aujourd’hui indique la soumission d’une femme, alors il est urgent que les femmes s’en défassent. Pour pouvoir répondre à cette question, demandons nous si l’Islam invite à la soumission ? et à qui ? à l’homme ou à Dieu ? Dans ce cadre, la « couverture » s’adresse à toutes les femmes ; épouses et filles du prophète, épouses des croyants. Cela veut dire que l’Islam rend libre toutes celles qui l’embrassent. **AN : Comment distinguer dans le texte entre ce qui s’adresse aux épouses du prophète et ce qui s’adresse à toutes les croyantes ?** **MA**: Sourate 32 verset 32-33 : « Ô vous les femmes (Épouses NDLR) du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous rabaissez pas dans vos propos afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Usez d’un langage convenable. Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient les femmes au temps de l’ancienne ignorance (Jahiliyya) ». En arabe cela donne : « Yanissa’a al Nabi lastunna ka’ahad minal nisa ». Tabari nous explique que le sens du texte est que les femmes ne ressemblent pas, en sortant de leurs demeures, aux esclaves. La liberté apportée aux femmes dont la condition était mauvaise, voilà le sens profond et aujourd’hui perdu du texte. **AN : Ce qui concerne les épouses du Prophète, présentées comme une sorte de modèle de la femme, peut-il s’appliquer à toutes les femmes musulmanes soucieuses de tendre vers la perfection ?** **MA**: Ma réponse doit être en deux temps : Pour parler des croyants des deux sexes le Coran fait usage du mot mou’menina et mou’menati : « qul lelmou’menina (…) wa qul lelmou’menati ». « Dis au croyants (…) et dis aux croyantes ». Lorsqu’il parle des épouses du Prophète, il utilise les mots épouses. De plus, la Sourate 32 verset 32 explique bien que « les épouses du Prophète ne sont comparables à aucune autre femme ». Le Coran ne demande pas aux femmes de la communauté de ressembler aux épouses du Prophète. Cependant, comme cela n’est pas formellement interdit, les femmes musulmanes peuvent chercher dans les épouses du Prophète un modèle à suivre. Mais il est important qu’elles suivent l’exemple de la spiritualité et de la liberté des épouses du Prophète, et non pas qu’elles cherchent à les imiter sans comprendre les raisons des gestes des épouses du Prophète. La recherche et l’affirmation de la liberté doivent primer. Attention tout de même à l’idée qui consiste, pour certaines femmes, à appliquer à elles-mêmes ce qui n’est exigible que des épouses du Prophète. Il leur était interdit, par exemple, de se remarier après la mort du Prophète. Est-ce qu’une femme musulmane veuve trouverait salutaire, parce qu’elle généralise les conditions imposées aux seules épouses du Prophète, que les veuves musulmanes ne puissent pas se remarier ? **AN : Pourquoi les femmes musulmanes, dans les pays musulmans, se voilent - elles ?** **MA**: Il faut effectuer cette recherche à plusieurs niveaux : fouiller l’histoire, les traditions, les cultures des peuples. Lorsqu’on se trouve dans un champs strictement religieux, au niveau du « sacré », lorsqu’on recherche les devoirs des croyants, le licite et l’illicite, la punition, nous devons absolument rechercher « l’esprit du texte », c’est-à-dire la part stable de celui-ci. En ce qui concerne le voile, il y a une tendance aujourd’hui à tout vouloir mélanger. C’est un comportement souvent lié à l’ignorance et à lecture du texte à un seul niveau, c’est-à-dire sans lui accorder de profondeur historique. Le message de l’Islam est intemporel. Comme d’ailleurs celui des deux autres religions monothéistes. Mais il n’est compréhensible que s’il l’on se reporte au contexte dans lequel le Coran à été délivré. C’est exactement ce que ne font pas (ne font plus), les musulmans aujourd’hui. Ainsi, certains fous, certains fondamentalistes, mus par des mobiles qui n’ont rien à voir avec la foi, présentent aux masses ignorantes et analphabètes une lecture limitée et orienté du texte. Pour avoir le courage de la discuter, il faut avoir la culture de la discussion et du débat. Cela s’apprend dans les familles et dans les écoles et ce n’est pas le cas dans la très grande majorité des pays musulmans (et non musulmans !) aujourd’hui. Alors les femmes se voilent. Les hommes cherchent refuge dans un ailleurs meilleur que leur environnement immédiat qui est celui de la misère économique et l’indigence sociale et culturelle. Et progressivement, cet ailleurs s’est transformé en un « après » marchandé. Comme la vie ici bas est difficile et misérable, l’on se réserve un après meilleur. Et l’on donne à Dieu « des gages » de sa bonne conduite sur terre, et appliquant ce qui est présenté par les manipulateurs et les hypocrites comme étant la foi musulmane, déviée de son sens initial et « vendue » aujourd’hui sous la seule lecture de l’intégrisme qui voile les femmes et hurle sa haine de « l’Occident » en particulier et de « l’autre » en général. La lutte des classes qui se déroulait au sein d’un même pays, au sein d’une même société, est devenue une lutte des régions au sein d’un même monde globalisé. Et cela s’exprime, entre autres, par le biais d’un Islam détourné de son sens, sous l’influence d’ignorants riches et marchands de pétrole, dans le monde musulman et ailleurs. **AN : Que dites-vous aux femmes et aux filles musulmanes qui se voilent en France ?** **MA**: D’abord, si elle veulent se dire musulmanes, je leur demande de bien connaître leur religion. C’est-à-dire le texte et son histoire. Connaître avant de choisir. Connaître et débattre. ET choisir lorsqu’elles sont adultes, en âge et en savoir. Ensuite, je les invite à dire leur liberté. La liberté ce n’est pas de se voiler si elles le veulent. C’est de s’affirmer comme libre dans une société qui leur ouvre les voies de la liberté. Elles sont françaises. Elles sont donc une partie de la société française. Si le voile est un obstacle à leur liberté, c’est-à-dire à leur immersion totale dans leur société, alors elles doivent réfléchir et chercher à s’approprier les valeurs de la société française qui est la leur. Les filles musulmanes doivent chercher et parler des valeurs coraniques qui s’adressent à l’humanité toute entière. Elles ne doivent pas se focaliser sur le voile ou d’autres sujets semblables qui dépendent plus d’un contexte variable que d’une vision stable du monde. *N.B. Pour les citations du Coran, la traduction utilisée est celle de Denise Masson, Essai d’Interprétation du Coran Inimitable, Dar Alkitab Allubnani, Beyrouth, Liban.* *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-voile-en-islam-ce-que-dit-le-coran* --- # Itinéraire spirituel - À la recherche de la vérité > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-12 · Updated: 2021-10-29 · Language: fr ## INTRODUCTION Cet « ITINÉRAIRE SPIRITUEL » vise à aider ceux qui désirent découvrir la Vérité, le Bonheur et la Paix intérieure, celle de l’âme ; à t’aider, **toi** lecteur, si tu tiens vraiment à la Vérité. Cet Itinéraire se divise en trois temps. Les deux premiers (le Préliminaire et la Prise de Conscience) sont une préparation à l’Itinéraire spirituel proprement dit. Ils ne sont pas indispensables, mais à conseiller selon la disposition de chacun : 1. Le PRÉLIMINAIRE est une préparation **psychologique** pour la bonne mise en route vers le but. Avant de démarrer, il te faut clairement savoir ce que tu veux exactement et si tu es suffisamment motivé pour atteindre la Vérité. 2. La PRISE DE CONSCIENCE t’invite et te prépare à entrer en toi-même pour te découvrir, te rendre compte de ton état d’âme. 3. L’ITINÉRAIRE SPIRITUEL lui-même te place devant le surnaturel et t’ouvre la voie pour y parvenir librement… si tu y tiens. ## PREMIER TEMPS - LE PRÉLIMINAIRE La Vérité et le Bonheur sont indissociables : si tu es dans la Vérité, tu ne dois qu’être heureux. Si, au fond du coeur, tu ne l’es pas, c’est que tu n’as pas en toi la Lumière véritable qui réchauffe l’âme et la réconforte. Plus nous accumulons de vérité, plus nous sommes heureux. Seule la **connaissance** de la Vérité libère l’homme (lire Jean 8,32). Avant de t’engager dans ce chemin de recherche, assure-toi que tu es dans de bonnes dispositions psychologiques et que le moment est venu pour t’y lancer. Réponds consciencieusement à ces trois questions : 1. Dans quel état psychologique es-tu ? Et pourquoi ? (heureux ou malheureux à cause de ta situation financière, de ton rang social, de ta culture, de tes idées philosophiques, d’un amour humain, etc.). 2. Dans quel état spirituel es-tu ? Et pourquoi ? (croyant ou incroyant par pensées héritées ou insertion dans une communauté confessionnelle depuis ta naissance, par habitude, soumis aux coutumes et préjugés de ta société particulière, etc.). 3. Te suffis-tu de ton état ou bien veux-tu évoluer ? Si tu ne veux pas sublimer ton existence, cet Itinéraire ne s’adresse pas à toi. Mais si, par contre, tu as soif de découvrir la Vérité pour évoluer, il te faudra faire un **effort**. Poursuis donc la lecture de cet Itinéraire. Note bien ce qui suit : si tu n’as pas **choisi librement et personnellement** ta situation spirituelle sur une base saine et objective, et si tu n’as pas opté pour **tes propres pensées** après une recherche minutieuse et consciencieuse, tu seras soumis à des préjugés religieux, racistes ou autres et ne t’épanouiras jamais. Ballotté par l’ignorance, tu seras une proie facile à l’angoisse et à l’agitation nerveuse, fruits inconscients d’une connaissance insuffisante et incertaine ou de l’ignorance totale. Ces fruits néfastes ont engendré des guerres religieuses, fanatiques et sanglantes ainsi que des sectes pernicieuses ayant souvent pour idéal le suicide… L’éclat de la connaissance vivifie l’âme humaine. Par contre, les ténèbres de l’ignorance atrophient la vie intérieure ; l’âme ne peut être qu’insatisfaite et gênée. Cela se manifestera à l’extérieur par l’agressivité et l’impatience, ou alors, au contraire, par un état de tristesse et de dépression. N’étant pas sûr de tes croyances, tu t’exposeras au doute et ne pourras avoir confiance en toi-même. Toujours à l’affût du « nouveau » qui t’apaiserait, tu ne rencontreras que déception et finiras par désespérer du vrai Bonheur ou te satisfaire du médiocre. Prends conscience de cette sorte de nostalgie triste qui envahit parfois l’âme ; elle est entretenue par l’ignorance. Il faut la définir comme la « nostalgie du bonheur », d’un bonheur perdu… mais récupérable à ses conditions. Le temps nous est donné pour le retrouver par la **connaissance**. Et qui cherche trouve. ### Déconditionnement Pour te libérer de l’emprise néfaste de l’ignorance, tu dois commencer par te **déconditionner**, c’est-à-dire te libérer d’une personnalité imposée inconsciemment par ton insertion familiale et sociale. Oublie donc ton identité familiale, ton rang social, écarte les souvenirs (bons ou mauvais) d’un passé qui te marque au plus profond de ta personne, fais « table rase » des préjugés qui t’inculquent une fausse personnalité pour te retrouver **toi-même**. Commence enfin à chercher rationnellement, logiquement, le Bonheur, fruit de la Vérité. Tu es capable de connaître la Vérité, de la discerner, de la libérer du mensonge. Tu as une intelligence. Emploie-la. Tu as un coeur. Sensibilise-le. Tu as une logique. Tire **tes propres** conclusions. Excite sans cesse ton enthousiasme. Mets-y de l’amour et de la joie. Ne permets pas aux forces négatives de te paralyser par la paresse et la peur de l’Inconnu. Lève-toi et fais tes premiers pas dans **ton** domaine intérieur. Il t’appartient. Ne te sens pas étranger en toi, ni apeuré, autrement d’autres te subtiliseraient ton âme. Avec de la bonne volonté et de la persévérance, tu parviendras au Grand Bonheur qui t’attend comme un trophée au bout du chemin, au plus haut de la Montagne de toi-même. ### Conditions indispensables pour aboutir 1. Désir profond de connaître la Vérité : nul ne peut rien donner à qui n’a pas soif. 2. Sincérité : engagement entier et consciencieux de la volonté et de l’intelligence en vue de découvrir la Vérité et s’y conformer sans hypocrisie et sans restriction. Être de bonne foi. 3. Courage de rompre, fût-ce graduellement, avec de vieilles habitudes, idées, amitiés et relations sociales qui freinent l’évolution spirituelle et empêchent la libération de l’âme. 4. Il faut partir du principe que la Vérité est **une et objective**; un concept et son contraire ne peuvent être tous les deux vrais. Chacun ne peut faire **sa** vérité subjective : le Soleil existe ou n’existe pas pour tous. Dieu de même. 5. Liberté de choix, mais nous portons la **responsabilité** de notre option. Être capable d’assumer cette responsabilité par des arguments valables, signifie avoir atteint une maturité digne de confiance. L’écueil principal est de se faire une « vérité » subjective, illusoire à sa propre taille, au lieu de se remettre en question et de s’efforcer d’évoluer pour embrasser l’unique Vérité. ### Conclusion Après avoir réfléchi sur ce Préliminaire, es-tu prêt à entreprendre la recherche dans cet esprit, non par curiosité, mais avec la ferme résolution de te changer pour devenir un autre toi-même ? Tu sortirais enrichi et mûri au point de ne plus reconnaître la personne ancienne que tu étais. Si ton coeur dit « Oui », ne le déçois pas. Réponds à son appel. Tu découvriras, en persévérant, le monde du Bonheur auquel tant d’hommes ne croient plus et qui, sans être de ce monde matérialiste, est pourtant dans ce monde, étant **en toi**. À toi de le découvrir. Ne te laisse pas distraire par les vicissitudes de la vie quotidienne. > Une vieille légende hindoue raconte : > Il eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahmâ, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre ». Mais Brahmâ répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera ». > > Alors les dieux répliquèrent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans ». Mais Brahmâ répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans et il est certain qu’un jour, il la retrouvera et la remontera à la surface ». > > Alors les dieux mineurs conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroits que l’homme ne puisse atteindre un jour ». Alors Brahmâ dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher ». > > Depuis ce temps-là conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui. ## DEUXIÈME TEMPS - LA PRISE DE CONSCIENCE La « Prise de Conscience » est un programme de travail psychologique, un effort d’introspection qui t’aidera à te découvrir tel que tu es, pour t’efforcer à évoluer vers ce que tu devrais être. C’est un « Itinéraire Psychologique » complémentaire à l’Itinéraire Spirituel. Je t’invite à y recourir tout au long du chemin, si tu le juges nécessaire ; c’est une mesure de ton état d’âme. Socrate disait : « Homme, connais-toi toi-même ». C’est une invitation à la prise de conscience. Voici en résumé une méthode de prise de conscience qui t’aidera à explorer ton univers intérieur. L’être humain se compose de trois niveaux vitaux complémentaires : 1. Corporel : relatif à l’aspect physique, matériel. C’est le corps. 2. Psychologique : relatif à l’aspect intellectuel et affectif. C’est l’âme. 3. Spirituel : relatif au surnaturel. C’est l’esprit. Les deux derniers aspects sont matériellement insaisissables, mais intimement liés au corps. Une harmonie parfaite doit régner entre ces trois niveaux. Tout déséquilibre perturbe la personnalité humaine. Insister sur un plan et négliger les autres perturbent notre être. Il faut tenir compte de la hiérarchie qui existe entre ces trois plans : le plus important est le spirituel ; il est suivi du psychologique et enfin du corporel. Cette dernière partie de nous-même - le corps - est certes importante. Elle est la partie tangible de notre personne et peut voiler le reste de notre personnalité. Étant le plus saisissable, le plus immédiat, le corps risque d’éclipser le reste comme nous le constatons souvent. Or, le corps doit servir comme instrument pour découvrir nos deux autres dimensions invisibles. Elles ont une importance vitale bien plus grande. C’est pourquoi nous devons veiller à faire du corps un instrument de découverte en le disciplinant, l’instruisant et le guidant avec sagesse de l’intérieur, là où se trouve le siège de l’âme et de l’esprit. Le seul obstacle pour l’homme, son unique ennemi : **lui-même**. La prise de conscience signifie se connaître soi-même. Il faut s’appliquer à l’introspection des profondeurs de notre être : découvrir notre âme et notre esprit. Ceci est à la fois facile et difficile : - C’est facile parce que cela ne requiert d’autre moyen que nous-même, et d’autres instruments que la vigilance et la résolution de nous transformer - coûte que coûte - pour atteindre l’harmonie intérieure. - C’est difficile à cause des obstacles (conscients ou inconscients) comme la mollesse psychologique, la peur ou le refus de se découvrir tel que l’on est, l’attachement au matérialisme et aux plaisirs mondains. Il faut un grand courage moral pour admettre ses fautes et vouloir s’en libérer. Une bonne méthode pour aboutir à la connaissance de soi est d’appliquer les trois points qui suivent : 1. Un bilan de la personnalité, 2. La découverte de nos complexes, 3. Le Calme. ### Le bilan de la personnalité C’est un exercice permettant de noter notre point de départ, nos progrès ou nos reculs. Ce bilan maintient en nous un dynamisme d’évolution dont dépend notre transformation. La clé de notre transformation est la découverte de l’état de notre âme, nos qualités et nos défauts dont voici des exemples : - **Les qualités**: courage moral, désir de se perfectionner, confiance en soi, patience, ténacité et persévérance, douceur, amour, altruisme, sociabilité, joie, optimisme, etc. - **Les défauts**: indifférence, orgueil, vanité, sensualité, susceptibilité, jalousie et envie, égoïsme, intolérance, fanatisme, avarice, manque d’ouverture, etc. La découverte de notre état d’âme est indispensable ; elle est le premier pas vers l’évolution. D’elle dépend le remède à appliquer. Il ne faut pas paniquer en découvrant nos défauts, mais considérer avec calme cet état à partir duquel nous voulons et pouvons évoluer, si nous nous sentons concernés. Le pas suivant est de se placer par rapport **à l’état idéal** à atteindre sur les trois niveaux vitaux de la personnalité humaine, dont voici un aperçu : 1. Le **niveau corporel** concerne la vie physique : vitalité, santé, robustesse, bons réflexes, etc. Sur le plan alimentaire, il faut soigner la qualité et la quantité de la nourriture pour éviter la surcharge et l’embonpoint qui sont causes de maladies. Il faut prendre soin du corps par des exercices physiques : à corps sain, esprit sain. 2. Le **niveau psychologique** concerne la vie intellectuelle et affective de l’âme : - L’intellect comprend le domaine de l’intelligence, le pouvoir d’attention et de concentration, la mémoire, l’imagination, etc. - La vie affective se rapporte à l’amour. L’amour de soi et d’autrui doivent être équilibrés. Une sociabilité prudente et sélective - selon les qualités morales des autres - soutient notre évolution (lire Ecclésiastique 12). 3. Le **niveau spirituel** concerne notre esprit et se rattache au surnaturel. C’est ce niveau qui régit toute notre personnalité. Si nous sommes bien éclairés à ce niveau-là, le bonheur déborde sur tout notre être. C’est pourquoi ce niveau est, de loin, le plus important. Il faut le déceler pour lui donner la plénitude de la Vérité. C’est le but de notre recherche. Ayant pris connaissance de nos défauts, il nous faut, à chacun d’eux, appliquer la vertu contraire : à l’indifférence, l’intérêt et la motivation ; à l’orgueil, la modestie et l’humilité ; à la mollesse, l’effort ; à la vanité, le renoncement ; à l’avarice, la générosité ; au fanatisme, la tolérance, etc. Pour être heureux, il faut en payer le prix et pour guérir il faut changer. Il est vain de critiquer les autres, de chercher à les perfectionner, à vouloir changer le monde sans évoluer soi-même. Les grandes révolutions commencent **en nous** et **par nous**. C’est en évoluant nous-même, que nous parviendrons à élever les autres. ### La découverte de nos complexes Beaucoup abandonnent en cours de route à cause de certains déchirements intérieurs qui découragent, des sentiments qui sèment la confusion dans l’esprit. Ce sont les complexes. Certains faits de la vie nous marquent parfois dès notre enfance. À la suite d’un choc affectif ou autre, leurs effets demeurent enfouis dans notre mémoire, produisant des sentiments négatifs puissants (d’infériorité, de supériorité, d’agressivité, de culpabilité, etc.). Ils dirigent à notre insu certaines de nos actions, étant tapis dans une zone du subconscient de notre âme. Se sentir inférieur ne signifie pas toujours une valeur morale diminuée. Il faut rechercher les **causes** de ce sentiment : tare physique, manque affectif, drame familial, manque de culture, pauvreté, etc. L’on peut, par contre, se sentir supérieur sans l’être. Ces complexes provoquent une gêne au niveau du subconscient. Notre travail sera de détecter ces complexes, d’en prendre conscience pour en guérir. C’est cela la « Prise de Conscience ». Mais faut-il au départ avoir le courage d’admettre ce que l’on est ! Il faudra parfois une aide amicale ou professionnelle (psychologue, etc.), pas toujours facile à trouver. Nous devons parvenir à discerner la vraie source du malaise qui nous perturbe : est-il dû à nos complexes ou aux mauvais traitements d’autrui ? Il ne faut pas sous-estimer l’effet que produit sur nous le comportement des autres. Le système des sociétés modernes n’est pas tendre. Aussi faut-il se protéger et se défendre pour vivre… ou parfois survivre et apprendre à s’adapter aux situations diverses. Ceci suppose une observation objective de notre propre comportement envers les autres. Nous avons, tous, tendance à projeter sur les autres des sentiments négatifs ou positifs qui sont en nous : « On juge les autres d’après soi », sans prendre du recul et sans s’armer de discernement. Exemple : l’agressif voit les autres agressifs et s’en plaint. Inversement, l’homme honnête croit tout le monde innocent et s’étonne d’être volé par quelqu’un qu’il jugeait honnête. Cela peut mener à de grandes déceptions, surtout dans le domaine affectif où le coeur est en cause. ### Le calme Il faut travailler sur soi avec calme et patience pour triompher des défauts. S’accepter tel que l’on est ! Si nous n’arrivons pas à nous accepter nous-même, à nous réconcilier avec nous-même, comment pouvons-nous nous attendre à ce que les autres nous acceptent et nous supportent ? La culture du calme nous protège contre les attaques extérieures. Nous progressons ainsi graduellement vers la maîtrise de soi. Celui qui parvient à se maîtriser contrôle les situations les plus critiques, il peut apaiser des violences, calmer des audaces, opérer les détournements les plus favorables à la paix intérieure et à l’harmonie sociale. Le calme intérieur est favorisé par la relaxation du corps et du mental, ainsi que par les respirations contrôlées enseignées dans les cours de Yoga. Les effets du calme : - Il facilite le fonctionnement normal du système nerveux. - Il accroît le rendement de l’effort, tout en réduisant la fatigue. - Il domine l’impatience et la tendance à l’emportement. - Il favorise la réflexion et les meilleures décisions. - Il renforce l’assurance et la confiance en soi. - Il attire la confiance d’autrui. - Il est une arme puissante pour affronter l’adversité avec plus de chance de triomphe. ### Conseils pratiques Ce bilan simple peut se faire par écrit sur un cahier personnel. S’observer avec objectivité et sincérité, se faisant aider, si possible, par quelqu’un de plus expérimenté. La persévérance transformera notre vie personnelle, intérieure, familiale, communautaire et professionnelle avec beaucoup de joie et d’amour. Ce processus procure des résultats progressifs mais toujours certains et efficaces. Le temps nous est donné pour cela. Il ne faut pas s’impatienter et se hâter pour aboutir rapidement aux résultats satisfaisants. Nous risquons, ce faisant, de tout perdre. La croissance **normale** doit prendre le temps nécessaire pour atteindre une maturité saine. Un homme ne peut arriver à l’âge de quarante ans sans passer par les trente ans. Nous serons aidés par la Providence dans la mesure de notre **foi** et de notre **persévérance**. La foi est l’antidote de la crainte. Avec la crainte, on s’attend au pire ; avec la foi, on espère le meilleur. Il faut avoir confiance en soi et en l’aide du Créateur. ### Méditation Médite profondément les pensées suivantes : Maître Eckhart (Dominicain allemand du XIVe siècle) dit : > « …ce n’est pas au-dehors de soi, mais à l’intérieur, tout à l’intérieur… » Le psychanalyste Jung disait : > « Il faut observer patiemment ce qui se passe en silence dans l’âme, car tout homme a, par sa nature, dans son âme propre, quelque chose qui peut croître. » Jung dit encore : > « L’âme possède naturellement une fonction religieuse… La tâche principale de toute éducation de l’adulte est de faire passer l’archétype de l’image divine, ou ses émanations et ses effets, dans la conscience. » Rappelons enfin la parole de Socrate : « Homme connais-toi toi-même ». Mais cela ne suffit pas, car l’on ne peut se connaître que par rapport à la Vérité une et objective. Il faut dire : « Homme, connais la Vérité et tu te connaîtras toi-même ». C’est dans ce sens que Jésus avait dit : « Vous connaîtrez la Vérité et la Vérité vous libérera » (Jean 8,32). La Vérité ne nous libère que si nous l’acceptons. ## TROISIÈME TEMPS - L’ITINÉRAIRE SPIRITUEL Cet itinéraire est en quatre étapes : 1. **Dieu**: existe-t-il ? 2. **Les Religions**: sont elles toutes les mêmes ? 3. **L’Option**: la Révélation divine, la Bible (le Cours Biblique) 4. **Le Bonheur**: vivre dans la Vérité découverte Nous allons voir ces étapes, une à une, méthodiquement. Il y a peu de choses à dire de l’étape du Bonheur : elle est l’aboutissement de l’Itinéraire, le terminus heureux auquel tu veux arriver. Là, tu trouveras le repos après ta fatigue et tu pourras en parler mieux que moi. Nous n’allons donc étudier que les trois premières étapes. Arme-toi de patience, mobilise ton attention et ton pouvoir de concentration, afin que ta moisson soit abondante. ### Première étape - Dieu #### Dieu existe-t-il ? La première question à résoudre est celle de Dieu : existe-t-il ou non ? C’est à partir de là que se divise la route en deux : celle des croyants et celle des athées. Je te propose de répondre intelligemment à dix questions pour faire ces découvertes personnellement. Avant de réfléchir à ces questions, il est important de prendre du recul pour t’assurer que la réponse est vraiment tienne, émanant librement d’une recherche et d’une logique **personnelles**, sans influence extérieure (de religion, de famille, des préjugés, des intérêts matériels, etc.). Pour parvenir à cela, il faut que tu aies déjà fait l’effort de libération, de **déconditionnement** dont je t’ai parlé dans le Préliminaire. Donne-toi du temps pour réfléchir. Ne prétexte jamais du manque de temps ; nous pouvons toujours trouver le temps et le moyen de faire ce que nous voulons. Le temps nous est donné pour chercher la Vérité. Ne le perdons pas ailleurs (abus de TV, matchs sportifs, parties de cartes, alcool, etc.). Donnons aux activités importantes la première place. Place-toi dans une ambiance favorable à la réflexion. Seul, dans un lieu tranquille, de préférence la nature, imagine que tu viens de naître. Tu n’as donc ni identité familiale, ni insertion sociale. Oublie ton nom pour découvrir ta personne. Te voilà dans ce silence, tout seul, entouré d’arbres qui oscillent au vent, tu entends le murmure des feuilles et le gazouillement des oiseaux. Tu es seul dans le monde. Tu prends paisiblement conscience de ton corps, de ta personne. Tu existes tout simplement. Réponds aux dix questions que je te propose plus loin. Prends tout le temps qu’il te faut pour y répondre soigneusement. Tu peux avoir la réponse toute prête ou attendre longtemps avant de répondre à une question et dissiper tous les doutes la concernant. Peu importe le temps ; il est bien employé. Il est primordial de ne plus te reprendre, de ne pas reculer après avoir découvert la vérité sur un sujet particulier. Ne renonce jamais à une lumière entrevue pour un avantage matériel ou sous pression des préjugés. Certains pourraient te critiquer et te décourager. Mais toi, tiens bon ! Entête-toi à n’écouter que ton coeur et ton intelligence ; n’abandonne pas ta propre logique. Il est important que tu sentes avec certitude que tu réponds librement, que tu emploies **ta propre intelligence** pour conclure après mûre réflexion, comme le ferait un détective avisé devant une situation complexe. Voici les questions ; prends la peine d’y répondre honnêtement même si tu les juges naïves : ##### Crois-tu en l’existence de Dieu ? Pourquoi ? Telle est la première question qui se présente à l’esprit ; d’elle découlent les résultats de notre recherche. Commence, si cela te convient, par ne même pas employer le mot « Dieu » et, dans ton langage propre, donne un nom à ce « Vague surnaturel » : Force, Énergie, Perfection, Beauté, Amour, Hasard, Feu, Lumière, etc. D’autant plus que, étymologiquement, « Dieu » dérive de « Zeus » (le dieu suprême de l’antique mythologie grecque). Ce nom fut traduit « Deus » en latin, puis donné par les premiers chrétiens romains au Créateur, il devint « Dieu » en français. Retenons donc, si tu le veux, ce nom par commodité. Crois-tu en Dieu ? Oui ou non ? Quelles sont les raisons de ta réponse ? Il faut conclure toi-même avec un esprit déductif et intelligent. Par exemple : un policier entre dans une pièce, voit un cadavre ensanglanté gisant à terre et le désordre partout dans la chambre. Quelle doit être sa conclusion ? Un autre exemple : tu crois être seul à posséder la clé de ta chambre. Tu en sors en refermant la porte à clé. Tu reviens pour constater qu’une montre-bracelet est déposée sur ta table. Que conclure intelligemment ? Un « hasard » ? Ou bien **quelqu’un** d’autre a la clé de ta chambre ? Il est certain que « quelqu’un » est entré. Seul un policier idiot ne verrait pas un crime dans le premier cas et ne comprendrait pas que « quelqu’un » d’autre possède la clé de ta chambre. C’est avec cette même intelligence élémentaire qu’il te faut conclure en ce qui concerne l’existence de Dieu, à partir de l’existence du monde et du cosmos. Un univers matériel existe. D’où provient-il ? Les croyants se basent, en majorité, sur la création et son harmonie admirable pour conclure en remontant au Créateur. Ce fut le cas, par exemple de Voltaire et d’Einstein, le doyen de la science moderne. **Voltaire** avait dit : > « Je ne puis croire que l’horloge (*la création*) existe sans l’horloger (*Dieu*). » **Einstein** s’exprime ainsi (traduit de l’anglais) : > « L’émotion la plus belle et la plus profonde que nous puissions expérimenter est la sensation du mystique (*c’est-à-dire du spirituel qui ne tombe pas sous les sens*). Elle est la semence de toute vraie science. Celui pour qui cette émotion est étrangère, qui n’est plus capable d’être saisi de stupeur, n’est plus qu’un mort. > Savoir que ce qui, pour nous, est impénétrable, existe vraiment se manifestant comme la plus haute Sagesse et la plus radiante Beauté que nos facultés obtuses ne peuvent comprendre qu’en ses formes les plus primitives. Ce Savoir, ce sentiment est au centre de la vraie religiosité. L’expérience religieuse cosmique est le stimulant le plus fort et le plus noble de la recherche scientifique. »« Ma religion consiste en une humble admiration de l’Illimitable Esprit supérieur qui se révèle dans les moindres détails, perceptible par notre intelligence fragile et faible. Cette profonde conviction émouvante de la présence d’une Puissance rationnelle supérieure qui se révèle par l’incompréhensible univers, forme mon idée de Dieu. » (*« Philosophies Vivantes », 1931 et « Des savants nous parlent de Dieu », par René Courtois, Ed. Foyer notre Dame, Bruxelles*) J’ai cité ces deux exemples - parmi tant d’autres - d’une conclusion scientifique et logique pour t’aider à conclure toi-même intelligemment à la cause réelle de l’univers. Médite les bien. Les athées, quant à eux, se basent, entre autres, sur l’existence du Mal dans le monde pour conclure à la non-existence de Dieu. Cet argument n’est pas valable, car le Mal n’est pas une entité en soi ; il ne se conçoit que par rapport au Bien : le Mal est un Bien détruit, amputé (crime, vol, maladie physique ou mentale, etc.). Ainsi, l’on ne discerne la haine que parce que l’on connaît l’amour, et l’on ne reconnaît la maladie que par rapport à la bonne santé. Tu découvriras plus tard que le mal ne peut avoir sa source en Dieu qui est le Bien parfait. Tu comprendras aussi que le Mal fut introduit dans le monde par l’homme, lui-même. D’autres prétendent que le désordre social, les guerres religieuses et les théories sur l’évolution sont autant de preuves que Dieu n’existe pas. Or, ce désordre et ces guerres sont dus à la mauvaise gérance et à la mauvaise foi des hommes, non à l’inexistence de Dieu. Quant à l’évolution, elle révélerait non seulement une certaine organisation de la Création, mais le Programmeur de cette évolution : Dieu. Par ailleurs, il n’y a pas de preuve rationnelle de la non-existence de Dieu. Question : une montre, une voiture, un repas peuvent-ils être fabriqués par le hasard ? De même, une création organisée et minutieuse peut-elle être le produit du hasard ? À toi de répondre intelligemment ! Que serait alors ce hasard ? Et d’où vient-il ? Alors, appelons Dieu « Hasard »… Si, à cette étape, tu crois que Dieu n’existe pas, nous ne pouvons plus t’aider dans ta recherche. Ici nos routes spirituelles se séparent, mais notre fraternité humaine doit demeurer pour construire ensemble harmonieusement notre cité terrestre et notre société, en acceptant d’être différents, mais respectueux de nos convictions respectives. Si, au contraire, tu conclus que Dieu existe, nous pouvons poursuivre ensemble notre recherche pour mieux Le connaître, convaincus, nous aussi, de son existence. Passe donc à la deuxième question. ##### Est-Il Personnel ou Impersonnel ? Est personnel tout être intelligent, conscient et responsable ; l’homme, par exemple. Par contre, la matière, les animaux et les plantes ne le sont pas. Les animaux sont doués d’instinct qui n’est pas encore l’intelligence. Les abeilles, par exemple, construisent leurs ruches en forme hexagonale, non par intelligence, mais par instinct. Elles sont, pour ainsi dire, « programmées » et ne peuvent faire autrement, ni se « dépasser » pour mieux faire. Ce sera toujours ainsi pour elles. Elles sont incapables d’inventer une machine pour butiner les fleurs à leur place. Par ailleurs, on ne met pas en prison un chien pour avoir mordu un homme, l’animal ne peut être tenu responsable de ses actions n’étant pas une personne. Et encore, l’on ne verra jamais un groupe d’ânes s’organiser en manifestation publique pour réclamer le droit à une charge maximale à porter et à un nombre limité d’heures de travail. Ce genre d’activité relève de l’intelligence. Croire en un Dieu Personnel c’est croire qu’Il est l’Intelligence, la Connaissance, l’Amour, la Conscience et la Responsabilité suprêmes (relire le texte d’Einstein précédemment cité). ##### Est-Il vivant ou inerte ? Penses-tu que Dieu est vivant, actif et productif, ou bien inerte et figé comme le sont les neutrons et les protons, sans activité intellectuelle et affective ? Est vivant l’être qui est actif et productif. Nous croyons qu’il y a en Dieu une intensité de vie infinie, de connaissance totale, d’Intelligence et d’Amour parfaits. Il connaît et aime parfaitement son Être et sa création, produite de son amour libre. ##### Est-Il Matière ou Esprit ? La matière tombe sous les sens. Elle est détectable par des instruments de précision. Dans le passé, des hommes ont adoré le soleil, la lune et les idoles, pensant que Dieu était matière. Nous pensons que Dieu est « l’Illimitable **Esprit** Supérieur » (Einstein). Cet Esprit n’est saisissable que par l’esprit de l’homme, dans l’intimité de sa conscience éclairée par l’intelligence et l’amour de la Vérité. ##### Y a-t-il un lien direct entre Lui et nous ? Nous croyons que ce lien existe entre le Créateur et sa créature ; c’est un lien de Cause (Dieu) à effet (nous, sa création). Ce lien est-il établi en toi, ou bien est-il rompu ? Ton intuition te répondra. Si ce lien est rompu en toi, aimerais-tu le rétablir ? ##### Pouvons-nous entrer en contact avec Lui ? Comment ? Ce contact est possible et ne peut être que spirituel étant entre esprits. Dans la « Prise de Conscience », tu as vu que l’homme est corps, âme et **esprit**. Certains appellent ce contact « prière » ; c’est un « dialogue » simple avec Dieu. Il faut se libérer des cultes et des attitudes craintives imposés par certains chefs religieux. Ces cultes sont inspirés du paganisme. Dieu est un tendre Père qui désire s’entretenir avec ses enfants sans-façon, mais respectueusement. Si tu ne désires pas **ardemment** rétablir le lien avec Dieu, cela ne se fera pas. ##### Peut-Il t’aider dans ta recherche ? Si tu Le crois Tout Puissant et Sage, tu concluras qu’Il est capable, voire désireux de te secourir en t’éclairant, car Il aime sa créature : Il t’aime ardemment. ##### Es-tu prêt à Lui demander son aide ? Certains préfèrent chercher Dieu seuls, sans l’aide de Dieu. Nous sommes convaincus, quant à nous, que nul ne peut, tout seul, découvrir et comprendre Dieu. La science humaine nous dépasse déjà et nous avons recours aux divers instituts scientifiques et à des maîtres pour comprendre une petite part de la création ; à plus forte raison quand il s’agit du Créateur. Il faut une certaine humilité pour avoir recours à Dieu afin de Le connaître, car Lui, et Lui seul, peut se révéler à qui L’aime. Nous avons déjà si souvent du mal à comprendre les hommes. Aussi, si Dieu ne se révèle pas, nous ne pouvons ni Le connaître ni Le comprendre. Contacte Le par le coeur, de tout coeur, et dis-Lui : « Aide-moi, je Te prie, à Te connaître, à T’aimer ». Tu découvriras qu’Il est sensible à l’amour, à la tendresse et à l’humilité comme beaucoup le sont. ##### Est-Il silencieux, caché et insaisissable ou se révèle-t-Il ? Dieu s’exprime non seulement en Lui-même, mais aussi à ceux qui Le cherchent. Il ne peut être indifférent à l’homme qu’Il a créé. Nous sommes convaincus que Dieu aspire à contacter l’homme et désire ardemment rétablir le lien brisé par l’homme au cours de l’Histoire. Étant un Dieu Personnel, donc intelligent et aimant, Il se révèle à ceux qui Le cherchent passionnément et désirent Le contacter. ##### S’est-Il révélé dans l’Histoire ? C’est cela qui nous intéresse. Nous voulons savoir si Dieu s’est révélé aux hommes. Dans les multiples voies spirituelles qui se présentent à nous, c’est dans celle de la Révélation divine, là où Dieu s’est Lui-même révélé aux hommes, que nous voulons nous lancer. Sans cette Révélation, nous n’aurions pas compris le véritable caractère de Dieu, ni comment Il se comporte avec les hommes. Ce sont les prophètes qui, parlant de la part de Dieu, nous apprirent qu’Il est « bon et compatissant », qu’Il habite le coeur des croyants, contrairement aux dieux despotes des diverses mythologies, extérieurs, lointains et vagues, aux exigences inhumaines, et auxquels on offrait des sacrifices d’animaux, d’hommes et d’enfants. Ici se termine la première étape de cet Itinéraire. Nous en sortons en croyant en un **Dieu Personnel Révélateur**. Nous sommes, à ce stade, au carrefour des multiples religions qui se présentent à nous dans le monde. Laquelle choisir ? Il faut d’abord les connaître. Passons donc à la deuxième étape : « Les Religions ». ### Deuxième étape - les religions Ayant franchi l’étape de l’existence de Dieu, passons à celle des religions. Il y a dans le monde une multitude de voies religieuses. Pour pouvoir opter pour l’une d’entre elles, il faut les connaître. Elles se divisent en deux groupes : les religions philosophiques et les religions révélées. #### Les « religions » philosophiques Elles ne sont pas vraiment des religions, mais des tâtonnements individuels, des recherches humaines en quête de la paix de l’âme. Elles sont dues à des fondateurs à l’âme noble, tels que Krishna, Confucius et Bouddha, qui furent mus par un désir ardent de purifier leur âme par le détachement du matériel. Ils établirent une morale respectueuse des hommes, renonçant au superflu matériel. Des rites de purification (baptême, ablutions, encensements, cantiques, etc.) sont supposés élever l’âme vers des zones tranquilles. Certaines pratiques mènent au recueillement et à la méditation. Des disciplines physiques maîtrisent l’agitation du corps, notamment la respiration. Ces pratiques, retrouvées dans le yoga, sont excellentes et peuvent être pratiquées sans en adopter les croyances, telles que la réincarnation, la vénération de certains animaux considérés sacrés (la vache blanche, les singes, etc.). Ces enseignements sont des suppositions humaines. Il n’y a pas dans ces courants philosophiques de révélation ou de prescription divines, il n’y est même pas fait mention du Dieu unique, de ses qualités (bon, miséricordieux, juste, etc.), ni d’un plan divin pour sauver l’homme comme dans les religions révélées. Il existe une littérature abondante sur ce sujet. Je présente ici succinctement les courants philosophiques les plus importants. ##### Le Bouddhisme Fondé par Gautama au VIe siècle av. J.-C. sur les flancs de l’Himalaya en Inde. À l’âge de 28 ans, Gautama quitta sa femme et ses enfants à la recherche de la Vérité. Il fréquenta les innombrables écoles de sagesse sans parvenir à trouver la Vérité qu’il ressentait en lui. Après avoir erré pendant des années, il s’assit un jour pour méditer sous un figuier et fut comme ravi, extasié, inondé de connaissance, sachant ce qu’il avait à faire. Ce jour-là, il devint le « Bouddha », c’est-à-dire « l’Eclairé » ou « le Sage », celui qui est éveillé. Il comprit qu’il ne devait pas s’attacher à la matière, ni au plaisir mondain. En un éclair, il entrevit la vanité des préoccupations strictement matérielles. Il voulut passer cette « connaissance », cette « Lumière » (« Bouddhisme ») aux autres. Sommairement, pour le Bouddha, le monde des sens est illusoire. Seul notre désir peut nous y attacher… et nous perdre. De cet attachement à la terre provient la douleur. La réincarnation est un châtiment qui vise à nous purifier et nous apprendre à nous libérer de la fascination de la matière. Mais le cercle des réincarnations peut être interrompu par le détachement, le renoncement au désir. Ayant renoncé au désir, on perçoit alors l’illusion et la vanité du sensuel : on est éclairé. On peut ainsi accéder au « Nirvana », qui correspond à la tranquillité de la conscience libérée des chaînes des jouissances corporelles. Bouddha n’avait pas discerné entre les plaisirs corporels légitimes et les plaisirs illégitimes nocifs qui, étant irréguliers et déséquilibrés, obstruent la vie de l’âme et empêchent les jouissances spirituelles. De plus, Bouddha n’avait pas entrevu ces délectations spirituelles qui consistent en une joie immense de découvrir la vérité et d’en vivre. Son Nirvana se limitait à obtenir une âme non troublée, une conscience tranquille. Or, s’il faut renoncer au désir des vanités, il faut par contre raviver le désir de ce qui est bien et désirer, avec enthousiasme, découvrir tout ce qui peut sublimer l’âme. Ce sentiment, le désir, est un puissant moteur ; il fait partie de la nature humaine et ne doit pas être refoulé. Sans le désir enthousiaste de trouver la vraie vie, on ne peut s’épanouir ni rien faire de bon ; la vie terrestre serait insipide et deviendrait un non-sens insupportable. Plus qu’une philosophie, le Bouddhisme est un système d’éthique, une manière correcte de vivre qui comporte huit directives : idées droites, intentions droites, parole droite, action droite, vie droite, effort droit, attention droite et méditation droite. Ceci constitue pour le bouddhiste le « Noble sentier de la délivrance ». Bouddha n’a jamais prétendu que son enseignement émanait de Dieu. La révélation divine nous enseigne que par l’amour vrai et pur de Dieu et de son prochain on atteint des sommets encore plus élevés que le Nirvana. Ce dernier peut satisfaire la vie psychologique de l’homme, son âme, mais la Révélation transcende ce niveau et atteint l’esprit. Là se situe notre intensité vitale, le sommet le plus élevé et le plus vibrant de notre être. ##### L’Hindouisme L’Hindouisme a précédé le Bouddhisme de deux siècles environ. Le Bouddha était hindou au départ, mais, insatisfait de ce courant, il chercha ailleurs après avoir fréquenté de multiples écoles hindoues. Il décida, après avoir été « éclairé », de se frayer un chemin tout seul dans la recherche spirituelle. L’Hindouisme est un système de croyance difficile à définir ; il n’a pas une liste de doctrines communes à tous les membres, ni de système philosophique unique, pas de hiérarchie, ni d’équivalent aux livres saints (Bible, Coran), ni de culte uniforme, étant divisé en une multitude de castes (semblables aux multiples confessions chrétiennes et musulmanes). Chaque groupe a ses rites, et chaque hindou est soumis aux rites de son groupe, suivant les règles de conduite et d’adoration instituées pour son usage, particulièrement en ce qui concerne la nourriture (souvent végétarienne), le mariage et l’adoration des dieux. L’Hindouisme donne à l’individu une liberté presque absolue dans le domaine de la spéculation et de la recherche, mais lui impose des règles de conduite très strictes. Ainsi, le théiste et l’athée, le sceptique et l’agnostique peuvent être de bons hindous du moment qu’ils reconnaissent le mode hindou de culture et d’existence. Ce qui compte ce n’est pas la croyance en une doctrine, ni la foi, mais la conduite. Gandhi (qui croyait en Dieu) disait : « Un homme peut ne pas croire en Dieu et se donner quand même le nom d’hindou : l’Hindouisme consiste en la poursuite sans relâche de la Vérité et la Vérité (*souligne Gandhi*) est Dieu ». Les spéculations varient sur l’essence de la divinité : certains Hindous sont polythéistes, d’autres panthéistes. La métempsycose est généralement enseignée (retour de l’âme après la mort dans la végétation, les animaux ou dans des corps humains, selon le degré de sa purification). Le Bouddha n’enseignait que la réincarnation (retour dans un corps humain). Ceci est déjà une évolution sur l’Hindouisme, car seul le corps humain est digne de l’âme humaine. L’Hindouisme a une vague notion d’un Esprit absolu, neutre (ni masculin ni féminin), éternel, cause originelle et source de tout ce qui est, et fin à laquelle tout retourne. Cet Esprit se manifeste par une « Triade » ou trinité de dieux, la « Trimurti » : Brahma (le Créateur), Vishnu (le Conservateur) et Shiva (le Destructeur qui, en détruisant un vieux monde, engendre en même temps la vie nouvelle). En outre, il existe une foule de divinités mineures, de démons, d’esprits, d’objets sacrés adorés par les Hindous. La vache est considérée comme un animal sacré. Outre les quelques troupeaux à fournir le lait et le beurre, il existe un nombre considérable de bêtes chétives, n’appartenant à personne, qui errent dans les villages et les villes et sont nourries par les dons des fidèles. La loi interdit de les mettre à mort, même pour abréger leurs souffrances. Au cours des famines, on a vu des Hindous se priver de leurs maigres rations pour les donner aux vaches. Les singes sont également des animaux sacrés et les Hindous supportent stoïquement leurs déprédations. ##### Le Confucianisme Confucius naquit en Chine au VIe siècle av. J.-C. Il était politicien et ne prétendait pas être un réformateur religieux, n’étant pas réellement intéressé par les problèmes de la vie religieuse. Son enseignement est une haute moralité politico militaire (bien se comporter avec ses ennemis, etc.). Il croyait au ciel, mais refusait de se prononcer sur l’existence d’outre-tombe : « Puisque vous ne pouvez pas comprendre la vie, comment pouvez-vous comprendre la mort ? » disait-il. Il n’enseignait rien sur les esprits : « Si nous ne pouvons pas servir l’homme, comment pouvons-nous servir les esprits ? » disait-il encore. Toutefois, il offrait des sacrifices à ses ancêtres « comme s’ils étaient corporellement présents ». L’enseignement de Confucius visait à engendrer « un Homme supérieur », des hommes cultivés qui suivraient « la voie Moyenne » et guideraient les autres dans cette Voie de modération en toute chose. Confucius a existé dans un climat polythéiste, mais a enseigné qu’il n’y a qu’un seul Souverain Suprême quasi inaccessible qui fait sentir sa présence et décide du sort des hommes qui peuvent faire appel à Lui, par delà les croyances établies. Par contre, la Révélation nous apprend que Dieu est accessible et désireux d’être contacté. Le respect que Confucius porte au Créateur le mena à un esprit de tolérance fondé sur une vive conscience de l’écart prodigieux entre ce que l’homme croit connaître de Dieu et de lui-même, et ce qu’il en ignore. Confucius n’a jamais prétendu qu’il enseignait de la part de Dieu. En Chine, le communisme s’est opposé au Confucianisme, le jugeant trop modérateur et tolérant, et aussi à cause du culte des ancêtres. Il existe, en outre, un nombre illimité de « religions » africaines et sud-américaines, des croyances fétichistes et sorcières. Ce que j’ai cité comme exemple des grands courants spirituels, suffit pour discerner entre la recherche humaine et la révélation divine. Sommairement, toutes ces expressions religieuses sont des tentatives pour saisir Dieu, un cri humain, inconscient mais urgent lancé vers Dieu : « Où es-tu, qui es-tu ? » Dieu répond en se révélant dans les Saintes Écritures : « Me voici ! » #### Les religions révélées Dans les religions révélées, Dieu répond Lui-même à ceux qui Le cherchent. Par cette révélation le Créateur se présente Lui-même pour se faire connaître tel qu’Il est. Cette connaissance du Créateur élève l’homme à sa propre dignité, puis à Dieu en qui se trouve la plénitude de la Vérité, du Bonheur et de la Paix. Parmi toutes les voies spirituelles qui se présentent à nous, laquelle choisir ? Celle, bien sûr, où Dieu se révèle. Trois religions se présentent comme révélées : le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Ces trois, en fait, ne sont qu’une seule religion, s’accomplissant toutes en la personne du Messie, Jésus, envoyé par Dieu pour unir les hommes de bonne foi de toutes races, couleurs et nations. Les divisions entre croyants sont dues au fanatisme, à l’ignorance et aux intérêts humains. ##### Le Judaïsme Il y a 4000 ans, Dieu intervint directement pour la première fois dans le monde en se révélant à Abraham, le Syrien. Par lui, Dieu forma une communauté humaine pour se faire connaître et préparer la venue du Messie, Sauveur de tous les hommes. Cette communauté s’est donné le nom de « Juifs ». Leur religion est le judaïsme. Il mirent par écrit leur histoire et leurs enseignements dans la Bible. Les Juifs contemporains attendent encore ce Messie. Ils pensent qu’il doit rétablir le trône politique de David et reconstruire le Temple de Salomon. N’ayant pas compris le plan de Dieu qui visait le salut spirituel de tous les hommes, ils rejetèrent le messianisme universel de Jésus. ##### Le Christianisme Les Chrétiens croient à la Révélation faite à Abraham. Le christianisme débuta il y a deux mille ans avec Jésus de Nazareth, reconnu comme Messie universel par les Chrétiens. Les premiers Chrétiens furent des Juifs convaincus que Jésus est le Messie attendu. Ils ont porté cet enseignement aux quatre coins du globe. Des nombreuses biographies de Jésus, quatre seulement furent retenues et considérées comme inspirées par Dieu : les quatre évangiles. Des lettres furent écrites par les premiers convertis les Apôtres de Jésus et précieusement gardées par les générations suivantes. Ces lettres, ainsi que les 4 biographies du Fondateur sont appelées le Nouveau Testament ou « l’Évangile » ; elles furent ajoutées à la Bible juive et considérées par les Chrétiens comme faisant partie intégrante de la Bible. Au cours de l’Histoire, les chrétiens furent divisés tantôt par des circonstances humaines, tantôt par des controverses d’ordre spirituel. Ceci donna naissance à trois grandes églises chrétiennes : Catholique, Orthodoxe et Protestante. ##### L’Islam Au VIIe siècle apr. J.-C, parut Muhammad, le prophète de la péninsule arabique. Il parla aux polythéistes de la région du Dieu unique qui s’est révélé à Abraham puis à Jésus. Mohammed se présenta confirmant l’ensemble du message biblique, attestant que Dieu s’était révélé à Abraham et que Jésus est véritablement le Messie. Il condamna les Juifs pour leur refus de croire à Jésus. Le Coran est le livre de l’Islam. Ainsi, les « trois » religions révélées sont d’accord que Dieu s’est révélé aux hommes par Abraham. Nous allons donc étudier cette Révélation de plus près en commençant chronologiquement : par la Bible. Nous verrons les livres de l’Ancien Testament, puis ceux du Nouveau Testament. Enfin, tu devras lire le livre « Regard de foi sur le Coran » qui te préparera à la lecture du Coran. #### Réflexions ##### Les livres de la Révélation Cet Itinéraire Spirituel présente les raisons de notre foi : elle est basée sur la Révélation Divine. Nous bannissons tout sentiment sectaire et fanatique, étant opposé aux enseignements de cette Révélation. Toi qui te dis juif, chrétien, musulman, bouddhiste ou hindou, etc., si tu n’étais pas né dans cette voie, l’aurais-tu choisie ? Et pourquoi ? D’après ta réponse tu sauras si tu es parvenu à te déconditionner ou non. Ce déconditionnement, cette libération est indispensable avant d’entreprendre l’étude des livres de la Révélation. La foi ne passe pas par l’héritage, mais par un choix personnel éclairé par la connaissance. Si tu te sens libéré de tout fanatisme, considérant tous les hommes égaux et appelés à trouver la Vérité, tu peux continuer dans un esprit ouvert à la recherche objective de la Vérité. Je t’invite donc à aller de l’avant par l’étude du Cours Biblique. ##### Les athées et la foi en Dieu Des personnes « athées » pensent ne pas avoir la Foi. Ceci est dû au fait que certains « croyants » offrent de Dieu une image déformée et fausse. En effet, beaucoup de prétendus croyants, même dans les clergés des différentes religions, ne reflètent pas le **Véritable** Esprit Divin. Nous pensons que toute personne réellement assoiffée de Vérité finira par découvrir le Vrai Visage de Dieu **après l’effort de déconditionnement indispensable** mentionné dans le Premier Temps de cet « Itinéraire Spirituel ». Ainsi : Si tu aimes **vraiment** Dieu, tu finiras inévitablement par croire en Lui. Mais si tu ne L’aimes pas, tu trouveras mille et mille prétextes pour Le refuser, masquant ta haine par la non-croyance. En somme, tout est une question d’Amour : Aimer ou ne pas aimer ! Telle est la première question… Si tu aimes Dieu, tu Le trouveras sans faute ! Car, alors Lui-même viendra à toi. Et trouver Dieu, c’est trouver le Bonheur ! Car en Lui se trouve la plénitude de la Vérité, du Repos et de la Joie. ##### Le problème du mal - Pourquoi y a-t-il le mal dans le monde ? **Dieu qui est bon, pourquoi a-t-il « créé » le mal ?** Ce sont des questions que l’on entend bien souvent. Pour y trouver les réponses, il faut se donner la peine de bien réfléchir et d’employer sa logique en commençant, par exemple, par se convaincre que Dieu, qui est bon, ne peut avoir créé le mal ; car tout arbre ne peut donner que son fruit. **D’où vient donc le mal ?** Une réflexion sur le mal s’impose. Le mal n’est pas une entité en soi, mais un bien tronqué, une infirmité : la maladie est un manque de santé, la cécité est une privation de la vue, le vol est une dépossession, l’assassinat est une privation de la vie, le mensonge est une vérité déformée, l’injustice est un manque de justice, les plaisirs corporels irréguliers sont une déviation de l’énergie humaine. Toutes ces infirmités empêchent l’homme d’évoluer spirituellement. Le mal ainsi défini, il devient clair que Dieu ne peut prendre plaisir à « le créer », ni se complaire à voir ses créatures souffrir. Il n’a en cela aucun intérêt. Toute personne logique et impartiale le constate. Par contre, Dieu a donné un sens à la création ; il y a une orientation, une direction à prendre dans la vie ; on ne doit pas circuler à contresens, ni faire de la vitesse, ni conduire en état d’ébriété, etc., pour ne faire du mal ni à soi ni à autrui. Or beaucoup refusent de s’engager dans le chemin tracé par Dieu et préfèrent n’en faire qu’à leur tête. Là se trouve la source du mal dans le monde. On roule à 200 à l’heure en état d’ivresse, on provoque des accidents et des morts et… cela est la faute de Dieu !!! C’est donc l’homme qui a introduit chez lui l’amertume du mal. Il ne cesse d’arroser cette plante maléfique par l’égoïsme et la passion du pouvoir et de la domination. Ce sont les convoitises de l’homme qui sont à l’origine des guerres fratricides. L’homme tue l’homme son frère afin de le déposséder et le soumettre à ses exigences. Et ce, contre les préceptes du divin Créateur. À qui donc la faute ?! C’est la Révélation divine qui, dans le récit **symbolique** de la chute d’Adam et d’Ève, nous informe de la source du mal sur terre. L’homme et la femme choisirent de croire les mauvais conseils que le diable leur inspira, plutôt que de faire confiance aux instructions divines pour aboutir à la plénitude de la vie. Ils introduisirent ainsi la pensée diabolique dans l’intuition de l’homme. Ce fut le premier péché, la scission entre Dieu et sa créature. Après avoir introduit le déséquilibre entre l’homme et Dieu, « Caïn » poursuivit l’acte maléfique en tuant son frère « Abel » et introduisit le mal entre l’homme et l’homme son frère. Le coupable n’est certes pas Dieu qui avait mis en garde l’homme. La Bonté de Dieu se manifeste envers l’homme pécheur par la grâce du pardon. Cette grâce est symbolisée par les « tuniques de peau » que Dieu donne à Adam et Ève pour cacher leur honte. En effet, Dieu tend la main à tous les hommes pour les sortir de leur malheur. Mais Il ne peut forcer la main de l’homme qui est libre, et ne peut pas l’obliger à la pratique du bien, ni l’empêcher par la force à commettre le mal. Dieu ne peut pas, non plus, obliger l’homme à saisir la grâce divine, à profiter du secours divin pour se sauver. Il tend la Main, à nous de la saisir. Dieu sollicite ; Il se propose. Il ne s’impose jamais. Ainsi l’homme ne peut être **contraint** ni à faire le bien, ni à éviter de commettre le mal. Et ce pour deux raisons : 1. **La nature du Créateur**: Dieu n’est pas un dictateur. Il conseille, mais n’oblige pas ses créatures à la pratique du bien. Libre lui-même, Il créa les esprits et les hommes à son image : libres. 2. **La nature humaine**: L’homme n’est pas un esclave ni un animal quelconque, un chien qu’on lie ou muselle pour ne pas mordre. Libre et digne, il doit faire usage de ses facultés affectives et intellectuelles dans son propre intérêt et dans l’intérêt général. Pour commettre le mal, l’homme doit perdre le coeur et l’intelligence. C’est la pire des infirmités, car c’est là la source de tout le mal.On aurait raison d’en vouloir au Créateur s’Il avait, dès le départ, créé dans l’infirmité. Or, au départ, la créature humaine fut, dans sa dimension humaine, impeccable mais sujette à évoluer vers Dieu. C’est l’orgueil humain qui rejeta toute possibilité de collaboration, toute synchronisation avec l’oeuvre du Créateur. D’où le déséquilibre et la source de tout mal sur terre.C’est l’homme qui commet librement des actes déconseillés par son Créateur. Celui-ci est un Père qui ne veut aucun mal aux hommes. Quel intérêt aurait-Il à voir ses créatures gémir ? Si l’on réfléchit bien, Il n’a rien d’un sadique. Bien au contraire, Il ne cesse de nous conseiller paternellement d’éviter les pratiques et les attitudes qui nuisent au corps et à l’âme (les drogues, les plaisirs illusoires, l’injustice, l’égoïsme, l’orgueil, etc.). **Pourquoi Dieu a-t-il créé ?** La vie, la vraie, celle conçue par le génie du Créateur, est belle. Et Il voulut que nous la partagions avec Lui. C’est donc un geste altruiste et bon qui est à la base de la création. Peu se donne la peine de chercher en profondeur, de reconnaître leurs faux pas qui sont les vrais causes de leur malheur, de dépasser leurs préjugés néfastes. Ils gagneraient tant, voire tout, en se dépassant. Ils se retrouveraient eux-mêmes, libérés des fausses conceptions par un geste d’humilité et d’objectivité. Qui cherche sincèrement, avec objectivité et détachement, sans aigreur ni contention, trouve infailliblement ! **Mais pourquoi avoir créé tout en sachant que le diable et l’homme déchus ne devaient pas jouir de la vie ? Pourquoi avoir créé sachant que du mal en sortira ?** Le Créateur est libre. Infiniment libre. C’est d’après ce mouvement qu’Il créa, exprimant ainsi un sentiment d’amour infini envers ceux qu’Il appela à la Vie. Or, s’Il s’était abstenu de créer, prévoyant - parmi les esprits et les hommes - que des créatures deviendraient mauvaises par jalousie ou par défi, Dieu n’aurait donc pas été libre. Il se serait dépersonnalisé. Si de fait à cause d’une telle opposition, Dieu s’était abstenu de créer, Il aurait été soumis à des ennemis avant même que ceux-ci n’existent. Ceci est évidemment illogique. Car le Créateur est infiniment libre. Comme l’homme peut librement faire ce qu’il veut dans le cadre de sa nature, Dieu peut d’autant plus, faire ce qu’Il veut d’après sa nature **infiniment libre**. L’opposition de la nature créée est incapable de freiner la Volonté Toute-Puissante du grand Architecte de la création. Les esprits angéliques et les hommes déchus sont libres de s’autodétruire. Mais ce que Dieu créa était, au départ, parfait, chacun selon sa propre nature. Tel est l’enseignement des Saintes Écritures. Dans le Christ Jésus, Dieu redonne sa Vie éternelle avec un immense amour à ceux qui collaborent à ce rachat. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », dit Jésus (Jean 3,16 / 15,13 / 1 Jean 4,9). Aussi faut-il avoir suffisamment d’humilité et de reconnaissance, accepter de tendre la main pour saisir la grâce offerte gratuitement. Il y en a, hélas, si peu qui veuille comprendre. L’homme avisé saura récupérer, par Jésus, ce que le diable, par Adam, parvint à lui ôter. ### Troisième étape - l’option : la Révélation divine #### Introduction Ayant fait option de la Révélation, nous allons approfondir nos connaissances en étudiant les livres qui en parlent. Je te propose donc de scruter la Bible par [« le Cours biblique »](/fr/le-cours-biblique) et le Coran à travers le texte [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran). Seul un coeur pur parviendra jusqu’au bout de la recherche. C’est donc à toi, « Coeur Pur », que je m’adresse et adresse ce cours biblique. Tu as purifié ton coeur en le « déconditionnant », tu t’es libéré des chaînes des préjugés et de la haine. Ta soif de connaître la Vérité toute nue te mènera à l’écoute de sa mélodie douce et vivifiante. « Coeur Pur », c’est à toi seul que je m’adresse, à toi qui es prêt à tout sacrifier pour t’élever. À toi qui souffres de l’ignorance, qui cherches à comprendre pour aimer. À toi qui désires ressusciter des ténèbres pour embrasser le Soleil. À toi qui en as assez de dormir au point d’être décidé à briser le cercueil des mondanités, à rompre avec le médiocre et la banalité. À toi qui as découvert l’illusion de la vanité, qui es prêt à payer le prix élevé du vrai Bonheur et de la Vérité, qui as la volonté de persévérer, de surmonter tous les obstacles, de braver tous les défis afin d’arriver au sommet et de te désaltérer à la Source toute pure de la Vie sans fin. « Coeur Pur », c’est à toi que je m’adresse. Je te livre le fruit de quarante ans d’études, de recherche et de fatigue. C’est un fruit cueilli sur l’Arbre de la Vie, de « l’or purifié au Feu » (Apocalypse 3,18). Il m’a donné le Bonheur que je te souhaite. Si tu arrives à y goûter, sache que tu dois cela à ma famille spirituelle et surtout à ma femme à mes enfants spirituels : je leur dois de pouvoir te présenter ce cours. Tu as peut-être essayé de lire la Bible, mais les difficultés t’en ont éloigné. Ne sois pas découragé, car, pour comprendre la Bible **selon l’Esprit de Dieu**, il te faut un guide sûr. Le livre des Actes des Apôtres rapporte que l’apôtre Philippe avait demandé à un Éthiopien qui lisait un extrait biblique du livre d’Isaïe : « Comprends-tu donc ce que tu lis ? » Il répondit : « Et comment le pourrais je si personne ne me guide ? » Philippe s’assit alors près de lui et lui en expliqua le contenu (Actes 8,30-31). Ce cours biblique est un guide sûr ; « fais le asseoir tout près de toi », comme Philippe près de l’éthiopien, et suis le pas à pas, systématiquement et sans relâche, un peu chaque jour. Tu posséderas, à la fin, la Vie par la Connaissance. Le Pape Pie XII avait dit : > « L’ignorance des Saintes Écritures est une blessure dans le flanc de l’Église. » Aussi, toutes les fois que tu auras saisi un point obscur, cette blessure se cicatrisera, les poumons de ton âme se dilateront et respireront la joie de connaître et de comprendre Dieu un peu mieux. Et cette connaissance te mènera à l’amour qui, à son tour, te poussera à vouloir connaître davantage ton merveilleux Créateur. Tu voudras alors lui ressembler, avoir son Esprit, sa mentalité au lieu de la tienne qui est bien étroite. Telle est la « résurrection » et la « renaissance » dont Jésus parle (Jean 5,25 et 3,5-7). Alors les yeux de ton coeur s’ouvriront et tu verras la Vie à sa Source : « Heureux **les coeurs purs** car ils verront Dieu ». (Matthieu 5,8). Voir Dieu, tel est le vrai Bonheur. Après l’étude de ce cours, avec le temps, et si tu es assidu à la lire, la Bible n’aura plus de secret pour toi, et son Esprit sera **en toi**, te révélant directement, par l’intérieur, les conseils de l’adorable Créateur. Car elle t’apprendra, c’est son but, à vivre en permanence avec Lui et à jouir de sa chaleureuse compagnie dès ici-bas. Car, en définitive, le but de la Bible est de te communiquer un Esprit, Celui de Dieu ; cet Esprit c’est Dieu Lui-même en toi. La connaissance biblique n’est pas un but en soi ; elle ne sert à rien, si elle n’aboutit pas à l’acquisition de l’Esprit de Dieu, à sa manière à Lui de voir, de vouloir et d’aimer la Vie, la vraie. Il ne s’agit pas de se cramponner à la vie matérielle de ce monde matérialiste, à ses joies trompeuses et toujours décevantes, mais à la Vie spirituelle, celle de ton âme. Ouvre-toi au monde Éternel que tu es appelé à découvrir dès ici bas, telle est la raison de ton existence sur terre. C’est cela la grande aventure biblique que tu es sur le point d’entreprendre. Que cette aventure soit ta plus grande ambition dans ce monde qui passe où ne subsiste à jamais que l’acquis spirituel. Commence par acheter une bonne Bible : « La Bible de Jérusalem » ou de « Crampon » par exemple. Feuillette-la. Au début, tu sentiras que tu t’y perds un peu. C’est normal. Plus tard, après ce cours, tu verras que la Bible et toi serez des amis inséparables pour la vie. Oui, des amis inséparables **pour la vie**. Car ne t’imagine pas que tu vas tout découvrir d’un coup, une fois pour toutes, dès la première lecture, sans plus jamais revenir à ce Livre sacré. Plus tu consulteras ta Bible, plus elle se découvrira à toi ; son Esprit te parlera de l’intérieur surtout si tu la lis avec amour et enthousiasme. Tu dois t’habituer à consacrer **toute ta vie durant**, une bonne dizaine de minutes au moins par jour, pour lire régulièrement des textes bibliques, même après avoir terminé ce cours. Ne te contente jamais de dire que tu as lu la Bible 2, 3, 5 ou 10 fois, comme certains le font, prétendant qu’ils la « connaissent par coeur ». Parler ainsi, c’est démontrer qu’on n’a pas compris l’âme de la Bible. Avec les Saintes Écritures, on ne fait pas une comptabilité de lecture mais une fréquentation quotidienne et continuelle de leurs textes. Que pas un jour ne passe sans que tu ne te laves le coeur en lisant un texte, tout comme tu te laves tous les jours le visage. Jusqu’à ce jour et après 40 ans de fréquentation assidue je ne cesse de découvrir une finesse par ci, une nuance par là qui me permettent de mieux comprendre l’intention de l’écrivain biblique. Et cela me rapproche encore davantage de Dieu. En annexe de ce cours, tu trouveras une étude restreinte du Coran : « Regard de foi sur le Coran ». Tu constateras ainsi que le Coran n’est autre que la Bible, puisqu’il se présente lui-même comme une traduction de la Bible « en langue arabe claire », destinée aux Arabes de la presqu’île arabique du VIIe siècle apr. J.-C. Ceux-ci ne pouvaient, à cette époque, lire la Bible puisqu’elle n’existait qu’en hébreu, en grec et en latin, toutes des langues étrangères aux Arabes. La lecture du Coran te libérera du fanatisme sectaire dans lequel ont péri et périssent encore beaucoup de mauvais croyants qui, par chauvinisme, se contentent de la seule lecture de la Bible ou du Coran. Il faut connaître les deux, te souvenant que le Coran transmet le message biblique, le confirme et introduit l’Évangile. Si je commence par la Bible, c’est parce qu’elle précède chronologiquement le Coran. L’Évangile te donnera un esprit d’ouverture, si tu y es docile, qui te permettra de lire le Coran avec objectivité et sans préjugés. Tu constateras que ceux qui diffament la Bible ou le Coran pensent qu’ils diffèrent l’un de l’autre ou qu’ils se contredisent ; ils se trompent. Va donc de l’avant en te disant que tu liras l’un et l’autre des deux livres. Tu comprendras qu’ils transmettent le même message dans une langue et un style différents parce qu’ils s’adressent à des sociétés diverses. L’application et l’assiduité sont les éléments indispensables pour ta réussite ; d’elles dépendent ta formation spirituelle et prophétique. Allons ensemble maintenant dans la prairie biblique. Suis patiemment ce cours biblique composé de 15 leçons, et applique-toi à lire les chapitres de la Bible chaque fois que je t’y renvoie. ##### Qu’est-ce que la Bible ? Il y a 4000 ans, 2000 avant le Christ, l’humanité entière ignorait l’existence du Dieu créateur unique. L’homme était polythéiste et les sociétés avaient chacune leur mythologie de multiples dieux aux noms différents gouvernés par un dieu, maître suprême,« Baal » pour les Cananéens, « Jupiter » pour les Romains, « Zeus » pour les Grecs, « Ahura-Mazdâ » pour les Mazdéens (Iran actuel), etc. Il fallut que l’unique Créateur se révèle Lui-même, personnellement, à l’humanité pour se faire connaître d’elle. Abraham l’Araméen fut le premier homme à qui Dieu s’est personnellement révélé vers l’an 2000 av. J.-C. (Genèse 12,1-3). N’était-ce cette révélation, l’humanité entière aurait sombré dans l’ignorance totale de l’histoire de la création et de l’identité de son Créateur. Cette révélation divine, faite à Abraham, fut pour lui et son entourage un bouleversement total. S’étant produite à un moment de l’histoire où le monothéisme était insoupçonné et inacceptable, où le polythéisme avait ses règles immuables et ses cultes rigides et rémunérateurs une telle révélation n’arrangeait pas tout le monde. En effet, les divers clergés mythologiques subsistaient grâce aux offrandes présentées aux dieux et les fabricants d’idoles profitaient fort bien du commerce lucratif de leurs produits. Aujourd’hui encore, dans notre société du XXIe siècle, la révélation du Dieu unique dérange plus d’hommes qu’elle n’en réjouit. La Bible rapporte l’histoire du dialogue établi par Dieu avec Abraham, du pacte scellé entre eux et de la première société monothéiste qui en résulta. Cette dernière s’efforça d’expliquer, selon les lumières scientifiques peu reluisantes de l’époque, comment Dieu, Lui seul, créa l’univers. On voulut aussi expliquer la source du mal et les raisons du malheur humain. Cela fut conservé par écrit dans la Bible. Le peu de connaissance des écrivains bibliques (les scribes) les obligea à se référer aux récits mythologiques mais en monothéisant leur contenu. Ainsi, ce ne sont plus « les dieux » qui créèrent l’un le ciel, l’autre le soleil, tel autre la lune, les étoiles, la mer ou le vent, etc., mais c’est le Dieu unique qui s’est révélé à Abraham, et Lui seul, par sa toute-puissance, qui créa toutes choses. La première société monothéiste dévia de la ligne tracée par Dieu (1 Samuel 8,5-20 / 11,14-15 / 12,19). Celui-ci envoya des prophètes pour la ramener à la voie divine (Jérémie 7,22 / Jérémie 8,8 / Amos 5,21-27 / Michée 6,6-8 / Osée 8,1-4 / Osée 9,15). Ceux-ci annoncèrent que Dieu enverra un prophète suprême, le Messie, pour éclairer l’humanité entière, non les Juifs seuls, par la connaissance de Dieu (Isaïe 42,1 / Romains 3,29), connaissance retenue jalousement par la première société monothéiste (Actes 11,1-3). Ce Messie est Jésus de Nazareth, venu orienter tous les coeurs assoiffés de vérité vers la plénitude de la lumière. Telle est, en résumé, l’histoire biblique parfaitement incarnée en Jésus qui dit : > « Celui qui écoute ma parole et croit, passe de la mort à la vie. » (Jean 5,24)« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi !… De son sein couleront des fleuves d’eau vive. » (Jean 7,37-39) > > « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » (Jean 14,6) > > « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. » (Jean 15,11) > > « Venez à moi, vous tous qui peinez… et moi je vous soulagerai. » (Matthieu 11,28) La Vérité que nous recherchons, le Bonheur auquel nous aspirons ne se trouvent ni dans des cultes, ni dans des doctrines, ni dans des groupes religieux ou de recherches ésotériques, ni dans des édifices de prière, mais dans la rencontre et l’accueil de **la Personne** qui les possède et les distribue **gratuitement** à ceux qui en ont soif : Jésus le Messie (Apocalypse 21,6 / 22,17). Jésus est la synthèse de la Bible entière. Toute connaissance biblique l’excluant est vaine car : > « La Vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent, Toi, le seul véritable Dieu, et ton Envoyé, Jésus le Messie. » (Jean 17,3) ##### Qu’est-ce que le Coran ? Le Coran se présente comme une inspiration biblique « en langue arabe claire » (Coran 26 ; Les Poètes,192-196). Il fut adressé au monde arabe à travers le Prophète Muhammad. Plus d’informations se trouvent dans le texte [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) dont voici un extrait : Le piège, dans lequel sont tombés Chrétiens et Musulmans, est de considérer que la religion du Coran s’oppose à celle de la Bible. Le Coran n’est pas responsable de cette méprise. Au contraire, il se présente comme un résumé du message biblique, inspiré à Muhammad en 'langue arabe claire', adressé aux habitants de l’Arabie, parce qu’ils n’ont pas eu - comme les gens de la Bible - des messagers divins pour les aviser. Le Coran dit : > « Le Coran est une révélation du Souverain de l’univers. L’Esprit fidèle l’a descendu (*du Ciel*) sur ton coeur (*Muhammad*), afin que tu fusses un des Apôtres en **langue arabe claire**. Il (*le Coran*) **se trouve dans les Livres** (*la Bible*) **des premiers** (*Juifs et Chrétiens*). » (Coran 26 ; Les Poètes,192-196) Il faut noter que l’Inspiration coranique se trouve déjà dans la Bible qui a précédé le Coran. Le Coran ne diffère donc pas de la Bible, puisqu’il en émane. Il n’en diffère qu’ayant été révélé « en langue arabe claire » : > « Nous avons ainsi révélé **en arabe** une Sagesse. » (Coran 13 ; Le Tonnerre,37)« Nous te révélâmes un Livre (*le Coran*) en **langue arabe** afin que tu avertisses **la mère des villages** (*La Mecque*) **et ses alentours**. » (Coran 42 ; La Délibération,7) > > « Il (*le Coran*) est la vérité venue de ton Seigneur pour que tu avertisses un peuple qui **n’a point eu de prophète avant toi** et pour qu’il soit dirigé dans le droit chemin. » (Coran 32 ; La Prosternation,3) #### La Bible : Le Cours biblique Lire notre texte : [« Le Cours biblique »](/fr/le-cours-biblique) #### Le Coran : Regard de Foi sur le Coran Lire notre texte : [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) ### Quatrième étape - le bonheur Tout le travail de recherche entrepris dans cet Itinéraire spirituel visait à déboucher sur le bonheur intérieur et profond, celui de l’âme consciente de posséder les trésors de la vie éternelle. Ce bonheur est le fruit de la vie avec Dieu, ce que la Bible appelle « Emmanuel » et qui signifie comme nous l’avons vu « Dieu-avec-nous ». Cette étape ne s’explique pas : pour être comprise, elle doit être vécue. Tu as reçu suffisamment de lumière pour vivre l’Emmanuel et comprendre cette parole biblique : > « Goûtez et voyez comme Dieu est bon. » (Psaumes 34(33),9) Bien méditer : Matthieu 1,23 / Jean 14,21-23 et Hébreux 9,2 / Jean 17,21-24 / Apocalypse 21,1-5 / Apocalypse 21,22-27. Lire le texte [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle). *Source: https://www.pierre2.net/fr/itineraire-spirituel-a-la-recherche-de-la-verite* --- # La Divinité de Jésus > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-14 · Updated: 2021-02-23 · Language: fr Jésus est le Messie Dieu Incarné. Cette vérité révélée par les livres du Nouveau Testament est la base de notre foi. Il s’est pourtant trouvé des gens qui, tout le long des siècles, ont cherché à détruire cette doctrine en se basant sur les Évangiles. Les « Nicolaïtes » (Apocalypse 2,6), « Arius » au IIIe siècle et les « Témoins de Jéhovah » sont du nombre. Les principaux versets sur lesquels s’appuient les négateurs de la Divinité du Christ sont les suivants : 1. Jean 14,28 : « Le Père est plus grand que moi », dit Jésus : Il n’est donc pas Dieu, puisqu’il lui est inférieur. 2. Actes 2,22 : Jésus… cet **homme**… 3. Romains 5,15 : La grâce confiée à un seul **homme**. 4. 1 Timothée 2,5 : L’unique médiateur c’est **l’homme** Jésus-Christ. Ils concluent par ces versets que le Christ est un homme donc pas Dieu. ## Réponse au premier point Jean commence son Évangile ainsi : > « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu… Et le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous… » (Jean 1,14) Le Verbe de Dieu, Jésus, en s’incarnant, s’abaisse au niveau de l’homme en prenant un corps humain. Cette condition humaine est inférieure à la nature divine, mais ne l’annule pas. Jésus est donc homme et Dieu. Il est Dieu incarné. Jésus a donc raison de dire que le Père, en tant qu’Esprit Éternel, est plus grand que Lui comme corps temporel créé. C’est cela que nous explique Paul dans sa lettre aux Philippiens 2,6-11 : > « Jésus, de **condition divine**, ne retint pas jalousement le rang qui **l’égalait à Dieu**. Mais il s’anéantit lui-même, prenant condition d’esclave, et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté **comme un homme**, il s’humilia plus encore, obéissant (*au plan de Dieu*) jusqu’à la mort, et la mort sur une croix ! Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le **Nom** (*divin*) **qui est au-dessus de tout nom**, pour que tout, au nom de Jésus, **s’agenouille**, au plus haut des Cieux, sur terre, et dans les enfers, et que toute langue proclame, de Jésus-Christ, qu’il est **Seigneur** à la gloire de Dieu le Père ». (Philippiens 2,6-11) ## Réponse aux autres points Jésus est vraiment **homme**. Mais cela ne signifie pas qu’il n’est pas Dieu qui prit la « condition d’esclave pour se comporter comme un homme », comme dit Paul dans le texte précédent. Jésus est à la fois Dieu **et homme**. Sa divinité apparaît dans plusieurs textes évangéliques : 1. Il est le Verbe de Dieu incarné comme le révèle Jean (Jean 1,1-14). 2. Jésus dit qu’il existait dès avant Abraham (Jean 8,56-59). Sa gloire était auprès de Dieu « avant la création du monde » (Jean 17,5). 3. Les Juifs comprirent que Jésus se présentait comme **l’égal** de Dieu et il ne le nia point (Jean 5,18 / 10,33). 4. À Philippe qui lui demande : « Montre-nous le Père », Jésus répond : « Qui m’a vu a vu le Père ! Comment peux-tu dire montre-nous le Père ? » (Jean 14,8-9). 5. Thomas reconnaît la divinité de Jésus après sa Résurrection et lui dit : « Monseigneur **et mon Dieu** » (Jean 20,27-29). 6. « …le Christ est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement » (Romains 9,5). 7. « …En Lui (*Jésus*) habite la **plénitude** de la divinité corporellement » (Colossiens 2,6-9). 8. « Dieu fit les siècles par Jésus » (Hébreux 1,2) « …Jésus est bien supérieur aux anges » (Hébreux 1,4) « …lorsque Dieu introduit le Premier-né dans le monde, Il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent » (Hébreux 1,6). Ceci contredit les Témoins de Jéhovah qui prétendent que Jésus est l’incarnation de l’Archange Michel, vu que « Jésus est bien supérieur aux anges » qui, de surcroît, doivent « l’adorer ». 9. St Paul dit aussi : La dignité de Jésus est plus grande que celle de Moïse « dans la mesure même où la dignité du constructeur d’une maison est plus grande que la maison elle-même… et Celui qui a tout construit c’est Dieu… ». Jésus est donc le « Constructeur » de Moïse et de l’Univers entier (Hébreux 3,3-4) et le Constructeur n’est autre que Dieu. 10. « En attendant la bienheureuse espérance et l’Apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ Jésus… » (Tite 2,13). ## La divinité du Messie dans l’Ancien Testament 1. La nécessité de la venue de Dieu Lui-même sur la terre était vivement ressentie par le prophète Isaïe au VIIIe siècle av.J.-C. Assoiffé de cette venue, il s’exclama :> « Ah ! si Tu déchirais les cieux et si Tu descendais ! » (Isaïe 63,19) Les noms attribués au Messie par Isaïe révèlent sa divinité : « Père Éternel » et « Dieu-Fort » (Isaïe 9,5). 2. Le prophète Ézéchiel vit le Messie comme un être à l’apparence **humaine** qui avait l’aspect de la gloire de Dieu (Ézéchiel 1,26-28). 3. Le prophète Michée au VIIIe siècle av. J.-C. révèle que les jours du Messie attendu remontent au jour d’Éternité (Michée 5,1). *Source: https://www.pierre2.net/fr/la-divinite-de-jesus* --- # Le Vrai "Nom" de Dieu > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-26 · Updated: 2023-03-21 · Language: fr L’homme a, de tout temps, cherché à donner un nom au Créateur. Moïse Lui demanda quel est son nom ; Il répondit : « Je suis Celui qui suis », en hébreu cela se dit « YHVH », et signifie « Celui qui est », l’Être par excellence. Il poursuivit : « Voici en quels termes tu t’adresseras aux enfants d’Israël : JE SUIS m’a envoyé vers vous… C’est le Nom que Je porterai **à jamais**, sous lequel m’invoqueront les générations futures » (Exode 3,13-15). Ce nom indique l’existence du Créateur unique, « Celui Qui Est », par opposition aux dieux du paganisme et de la mythologie qui « ne sont pas », qui n’existent pas. Ainsi, le Nom du Créateur n’est ni « Elohim », ni « Allah », ni « Dieu », ni « God », ni « Theos », ni « Deus » ou « Dio », etc. selon les langues, ni même YHVH. Car le Créateur révéla son Nom *en hébreu*, une langue dans laquelle ce mot a une signification comme nous l’avons expliqué ; ce Nom révèle son Essence, son Être, sa Personnalité, sa Nature transcendante, éternelle, incréée. Le Nom « YHVH » n’a pas de sens **dans toutes les autres langues**. En effet, pour comprendre le Nom « YHVH », par exemple, il faut comprendre l’hébreu. Or, c’est à l’humanité entière, et dans toutes les langues, que le Créateur désire se révéler. Son Nom doit avoir **une signification** dans la langue par laquelle l’homme l’invoque et doit avoir la possibilité d’être traduit en d’autres langues en reproduisant **le sens exact du mot**. Or, le nom « YHVH » n’a pas de sens en français, anglais, chinois, etc. Par ailleurs, comment traduire en arabe ou en anglais le mot « Deus » ? Impossible ! Car ce mot n’a pas de sens, il ne désigne pas la qualité de l’Essence du Créateur. YHVH, par contre, signifie l’ETRE par excellence en français, the BEING en anglais, l’ESSERE en italien, das SEIN en allemand, AL-KAËN en arabe, etc. Ces Noms interpellent l’homme car il en comprend le sens et le mènent à réfléchir sur leur engagement spirituel pour découvrir finalement la Personnalité existentielle de l’Unique Créateur. Tous les autres « noms » attribués au Créateur sont inspirés ou traduits du paganisme et de la mythologie. Ainsi, « Dieu », « Deus », « Theos », « Dio » émanent de « Zeus », le dieu de la mythologie grecque. Ce sont des noms propres qui n’ont aucun sens et qui défigurent donc l’Être par excellence ; ils nous laissent plutôt indifférents à son égard car ils ne révèlent pas le Visage paternel, affectueux du Père, aucun caractère, aucun aspect de sa personnalité. De même, le Nom YHVH, ne révèle qu’un aspect transcendant, plutôt « froid », qui ne touche pas le coeur de l’homme, qui ne l’invite pas à l’amour de Dieu, ni ne révèle l’amour du Créateur pour sa créature. Ce n’était qu’un premier contact révélateur de Celui qui créa l’homme, désirant se faire connaître comme l’Unique Source et Cause de son existence sur terre. Avec le temps, les Israélites furent infidèles au Seigneur en adorant les dieux des mythologies environnantes. Ils souillèrent ainsi son saint Nom, en Le plaçant au niveau de ces dieux postiches. Le Tout-Puissant dénonça cette apostasie par ses prophètes : « Parmi les nations où les fils d’Israël sont venus, ils ont profané mon saint Nom, faisant dire à leur sujet : c’est le peuple de YHVH… Je sanctifierai mon grand Nom, qui a été profané parmi les nations, que vous avez profané parmi elles. Et les nations sauront que Je Suis YHVH » (Ézéchiel 36,16-23). Aussi, par la suite, les prophéties annoncèrent que le vrai Nom du Créateur, son Nom **sanctifié**, sera révélé plus tard. Il revenait au Messie, et au Messie souffrant et persécuté à mort, de révéler ce vrai Nom qui englobe les qualités infinies, essentielles, intellectuelles et affectives de Celui qui fut avant que le monde existe. Ainsi, le psaume messianique de David, décrit, 1000 ans avant son Avènement, la passion du Messie à venir. C’est à travers ses souffrances que ce Messager révèle au monde **le vrai Nom** du Créateur. David Lui fait dire : > « Des chiens nombreux me cernent, une bande de vauriens m’assaille ; ils ont percé mes mains et mes pieds et me couchent dans la poussière de la mort… **J’annoncerai ton Nom à mes frères**, en pleine assemblée je Te louerai. » (Psaumes 22,17-23) Quand Jésus vint, Il tint promesse : la veille de sa Passion, en présence de ses apôtres, « ses frères », s’adressant à son Père, qui devint, par Lui, le leur et le nôtre aussi, Il Lui dit : > « J’**ai révélé ton Nom** aux hommes que Tu as tirés du monde pour me les donner… Je leur **ai révélé ton Nom** et Je Le leur **révélerai** (*encore donc, par la suite, comme nous verrons plus loin*), pour que **l’amour dont Tu m’as aimé soit en eux** et Moi en eux. » (Jean 17,6 / 17,26) Les apôtres comprirent que, par leur foi en Jésus, ils furent adoptés comme fils par le Père : > « Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit de son Fils qui crie : ‘Abba, Père !’ Aussi n’es-tu plus esclave mais fils. » (Galates 4,6 / Romains 8,15) Ainsi, nous passons, par la passion du Messie, du Nom intellectuel de YHVH, à un Nom d’Amour intime : Le Créateur n’est qu’amour pour **les frères de son Messie**, ce Messie qui leur donna pour Père son propre Père : « Va trouver **mes frères** et dis-leur : Je monte vers mon Père et **votre Père**… » avait dit Jésus à Marie de Magdala (Jean 20,17). C’est par Jésus que fut révélé au monde entier le vrai Nom du Créateur. Jésus insista pour révéler la dimension **paternelle** du Créateur. Il apprit à ses disciples à L’invoquer comme Père : « Quand vous priez dites : **Notre Père** qui es dans les Cieux, que **ton Nom soit sanctifié**… » (Matthieu 6,9). Le Nom de Dieu est sanctifié en nous par la découverte de sa dimension de Père affectueux envers ses enfants fidèles… mais terrible envers les infidèles. C’est ainsi que son saint Nom est sanctifié ! Comprenne qui peut ! Par Jésus, la paternité du Créateur fut ouverte aux croyants de toute race et nation, contrairement aux prétentions juives selon lesquelles YHVH est le monopole des Israélites. Jésus, et ses disciples après Lui, ouvrirent la paternité du Créateur au monde entier. En effet, Paul dit : « Dieu est-Il le Dieu des Juifs seulement et non point des Païens aussi ? Certes, également des Païens ! » (Romains 3,29). Ainsi s’accomplit la prophétie d’Ézéchiel : « Les nations sauront que Je suis YHVH ». Toutefois, la révélation de ce saint Nom ne s’arrête pas au temps du Christ. Celui-ci avait dit : « …et Je Le leur **révélerai** », à l’avenir donc, comme vu plus haut. Dans un cri de coeur, Jésus avait déjà demandé : « Père, glorifie ton Nom ! » La réponse fut immédiate : « Je L’ai glorifié (*par Jésus*) et **Le glorifierai encore** (*dans les temps apocalyptiques*) » (Jean 12,28). C’est à notre époque apocalyptique de la fin des temps que Jésus révèle, de nouveau, comme un rappel, le vrai Nom du Père. Ce rappel du Nom divin est dû au fait que les croyants de tout bord - Juifs, Chrétiens, Musulmans, etc. - défigurèrent la Face du Créateur et la pureté de la foi par leurs comportements. À la pureté de la foi, ils mêlèrent la politique, le fanatisme, le culte matériel, le laxisme, l’ignorance, l’immoralité, le spiritisme, etc. Jésus avait prévu tout cela. C’est la raison pour laquelle Il avait dit qu’Il devait révéler **encore**, à l’avenir, ce saint Nom. Par le passé, le Nom du Père fut souillé. Aujourd’hui, les dits Chrétiens ont souillé le Nom du Fils. Aujourd’hui, il est question de sanctifier, de nouveau, ces deux saints Noms. Cette sainte mission est confiée aux Apôtres du Livre de l’Apocalypse. Ils l’accomplissent déjà en dénonçant les trahisons diverses de la foi selon le commandement apocalyptique : « Il te faut DE NOUVEAU prophétiser contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois » (Apocalypse 10,11). La reprise de ce témoignage permettra à un grand nombre de voir le vrai visage du Père à travers le visage, sanctifié lui aussi, de son Christ : « Voici, Il vient… Chacun Le verra, même ceux qui l’ont transpercé… (Apocalypse 1,7)… Alors les sourds, ce jour-là, entendront les paroles d’un Livre et, délivrés de l’ombre et des ténèbres (*répandues par les faux croyants*), les yeux des aveugles verront » (Isaïe 29,18). En effet, l’Apocalypse révèle que, de nos jours, le Messie porte un Nom **nouveau**, sanctifié, que seuls les vrais dévots reconnaissent. De fait, le nom de Jésus ne se trouve plus aujourd’hui dans les églises traditionnelles. Les vrais croyants le découvriront et mériteront d’avoir gravés en leur coeur, à jamais, le vrai Nom du Père : > « Le vainqueur, Je le ferai colonne dans le Temple de mon Dieu et **Je graverai** sur lui le **Nom de mon Dieu**… et le **Nom nouveau** que je porte. » (Apocalypse 3,12)« Je vis le Ciel ouvert, un cheval blanc et Celui qui le monte… Il juge et **fait la guerre** avec Justice. Ses yeux ? Une **flamme ardente** (*de colère*)… Inscrit sur Lui un Nom qu’Il est **seul à connaître**… » (Apocalypse 19,11-12) > > « L’Ange vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve de la colère de Dieu, cuve immense ! (Apocalypse 14,19) …Les derniers fléaux qui doivent consommer la Colère de Dieu (Apocalypse 15,1) …Les nations s’étaient mises en fureur, mais voici ta fureur à Toi, et le temps pour les morts d’être jugés ; le temps de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton Nom, petits et grands, et de perdre ceux qui perdent la terre. » (Apocalypse 11,18) Ainsi, le Nom apocalyptique du Créateur, après celui de l’Amour, est : Juge sévère et Colère ardente à l’égard des impies contre lesquels « Il fait **la guerre** avec Justice ». Le Nom du Créateur est double : « Père Amour » pour ses enfants fidèles et « Juge Impitoyable » pour les rebelles. Il a un oeil au regard d’amour infini envers ses enfants, et un oeil au regard de colère ardente envers les ennemis de son Messie, de la vertu et de la foi. À nous de choisir entre l’Amour de Dieu et sa juste Colère. Toutefois, le Nom de Dieu est multiple : Il est aussi « l’Éternel », « le Miséricordieux », « le Tout-Puissant », « l’Omniscient », « le Créateur », « l’Unique », « le Terrible », etc. Le Coran Lui donne 99 Noms applicables à son Essence. Tous ces Noms **qualificatifs**, contrairement à ceux de « Dieu », « Allah », « God », etc. - qui sont des noms propres (comme Robert, etc.) - sont traduisibles dans toutes les langues, pour donner **un sens**, une **qualité de son caractère multiple** qui définissent**une personnalité particulière** de cet Être incréé et Créateur de tout. Pour mieux tromper les croyants, le Diable commence par leur donner du Créateur une fausse image et des noms différents. Ces noms et ces conceptions sont la cause première de la division entre les croyants. C’est ainsi qu’il agit quand il ne parvient pas à les convaincre par l’athéisme. Cette fausse image porte aussi, nécessairement, un faux nom qui fait dévier les croyants. À notre époque, la Bête apocalyptique est l’arme satanique de choix pour déformer le vrai Nom. Une grande partie de l’humanité a une fausse image de Jésus. Les hommes ne Le voient que sous son aspect doux et humble jusqu’à la faiblesse vis-à-vis de ses ennemis. Ils pensent que cette attitude devrait être aussi celle de tout Chrétien, même face à l’injustice. Cela est dû, en grande partie, à ce que Jésus avait dit aux Juifs : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent et bénissez ceux qui vous maudissent, etc. » (Matthieu 5,44 / Luc 6,27). Ces gens oublient à quel auditoire Jésus s’adressait : « Je vous le dis **à vous qui m’écoutez**: Aimez vos ennemis… » (Luc 6,27). Il s’adressait donc **aux Juifs qui L’écoutaient** et qui s’attendaient à Le voir les rassembler en bataille contre les Romains, à ces Juifs qui maltraitaient les gens du pays (Samaritains et autres : voir la parabole du ‘Bon Samaritain’, Luc 10,29-37). Pour les Juifs, tous les non-Juifs, les « Goyims », étaient des ennemis envers lesquels ils usaient de violence. C’est cette **injuste violence** que Jésus accuse, condamnant ceux qui la pratiquent. Cette exhortation de tendre aussi l’autre joue ne s’adresse pas aux disciples de Jésus tant qu’ils ne chutent pas dans l’injustice. La personne qui commet une injustice mérite la gifle et devrait même offrir l’autre joue, reconnaissante d’avoir été éveillée à sa faute pour son salut. Jésus Lui-même prit le fouet en plein Temple et l’appliqua sans mesure sur ceux qui exploitaient la foi (Jean 2,13-17). N’avait-Il pas aussi commandé à ses disciples de la Fin des Temps : « Quant à mes ennemis, qui n’ont pas voulu de moi pour Roi, amenez-les ici et **égorgez-les** en ma présence » (Luc 19,27). Jésus ne tendit pas l’autre joue, non plus, à celui qui Le gifla lors de son procès : « Si j’ai mal parlé, montre où est le mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? », répondit-Il sèchement à la garde (Jean 18,23). Sur la croix, Jésus, en disant : « Mon Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23,34), adressait cette prière en faveur des pauvres soldats Romains « qui ignoraient ce qu’Ils faisaient », et à qui ils le faisaient. Leur ignorance était justifiée et pardonnable car ils ignoraient les prophéties des Écritures Le concernant. Or, tel n’était pas le cas des Juifs, leurs chefs religieux en tête qui connaissaient les prophéties, à qui Jésus avait adressé ces paroles de condamnation : « Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites… » (Matthieu 23,13-32). Voilà les ennemis de Jésus qui refusent sa Royauté et dont Il exige l’égorgement. Une jeune fille, Jeanne d’Arc, **Sainte** Jeanne d’Arc combattit pour la justice jusqu’au martyre. Elle comprit l’Esprit de Jésus là où la majorité des Chrétiens, chefs religieux inclus, n’en comprit rien. Il est temps de restaurer l’authentique image du Christ, de découvrir son vrai, son « nouveau Nom » comme l’exprime l’Apocalypse de Jean. C’est une grâce accordée par le Christ à tous ceux qui reconnaissent le vrai nom de la Bête apocalyptique et qui la combattent : > « Le vainqueur… Je graverai sur lui le Nom de mon Dieu… et le **Nom Nouveau** que Je porte (Apocalypse 3,12 / 19,11-13)…Que l’homme doué d’Esprit calcule le chiffre (*l’identité*) de la Bête. » (Apocalypse 13,18) Heureux les combattants contre la Bête apocalyptique ! Ils comprennent l’Esprit de Jésus, qui est un Esprit de Justice et de combat quand il le faut ! Ils découvriront, encore plus en profondeur, le Nom d’Amour du Père et du Fils : > « Telle sera la part du vainqueur ; et Je serai son Dieu, et lui sera mon fils. Mais les lâches, les renégats, les dépravés, etc., leur lot se trouve dans l’étang brûlant de feu et de soufre - c’est la seconde mort. - » (Apocalypse 21,7) Par contre, le Père dit à propos du fidèle qui triomphe du Mal dans ce monde : > « Je serai son Dieu, et lui sera mon fils. » (Apocalypse 21,7) Afin de découvrir **de près** le vrai Nom à multiples faces du Père, son Visage varié, toutes ses merveilleuses Qualités, mettons en pratique ce précieux conseil de Jacques : > « Résistez au diable (*en résistant, aujourd’hui, à la Bête et à ses oeuvres*) et il s’enfuira loin de vous ; rapprochez-vous de Dieu et **Il s’approchera** de vous. » (Jacques 4,7-8) Plus nous nous approchons de Dieu, plus nous découvrons combien « Dieu est Amour » (1 Jean 4,8). Mais aussi, ceux qui s’éloignent de Lui découvrent, selon l’expression de Thérèse d’Avila, que : « L’Amour est terrible quand Il n’est pas aimé ». Enfin, souvenons-nous que Jésus nous recommande de demander avant tout au Père : « Que ton Nom soit sanctifié », car de cette sanctification, qui nous donne de **connaître vraiment** le Créateur, découlent toutes les grâces : > « La Vie éternelle c’est qu’ils **Te connaissent**, Toi, le seul véritable Dieu, et ton Envoyé : Jésus, le Christ. » (Jean 17,3) Père, que ton Nom soit sanctifié et glorifié… en nous. Amen ! **Prière de Charles de Foucauld** *« MON PÈRE Je m’abandonne à Toi, Fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, Je Te remercie, Je suis prêt à tout. J’accepte tout. Pourvu que Ta Volonté se fasse En moi, en toutes Tes créatures, Je ne désire rien d’autre Mon Dieu. Je remets mon âme entre Tes mains. Je Te la donne, mon Dieu, Avec tout l’amour de mon coeur, Parce que je T’aime, et que ce M’est un besoin d’amour, de me Donner, de me remettre en Tes Mains sans mesure, avec une Infinie confiance, car Tu es MON PERE. »* *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-vrai-nom-de-dieu* --- # L’Antichrist hier et aujourd’hui > Author: Pierre2 · Published: 2011-01-27 · Updated: 2020-12-09 · Language: fr Le nom « Antichrist » fut donné par Saint Jean au courant qui **s’opposait** au Christ : « L’Antichrist est celui qui nie que Jésus soit le Christ », dit-il (1 Jean 2,22). Cet adversaire du Christ existait déjà par le passé, disent Paul et Jean, mais il doit encore revenir avec puissance, avant le Retour du Christ, mais pour disparaître à jamais. Il est déjà apparu et se trouve encore dans le monde. Il disparaîtra sans retour. C’est pourquoi on ne peut pas parler de l’Antichrist de « demain ». ## L’Antichrist hier > « Vous avez entendu dire que l’Antichrist doit venir (*à l’avenir*) ; et **déjà, maintenant**, beaucoup d’antichrists sont survenus… Ils sont sortis **de chez nous**, mais ils n’étaient pas des nôtres ; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous… » (1 Jean 2,18-19) Nous comprenons de Jean que ces antichrists présents en son temps furent les Juifs qui, après avoir cru en Jésus, et s’être joints à la communauté des Judéo-chrétiens, firent défection et renièrent Jésus comme Messie car Il ne correspondait pas aux aspirations **politiques** des Juifs (voir le texte : [« Le Drame de Jésus »](/fr/le-drame-de-jesus)). Jean confirme encore sa pensée dans sa deuxième lettre : > « **Beaucoup de séducteurs** sont répandus dans le monde qui ne confessent pas Jésus le Christ, voilà bien **le Séducteur, l’Antichrist**. » (2 Jean 7) Il apparaît clairement par ces versets que l’Antichrist est un groupe humain, opposé à Jésus, ce groupe est « le séducteur, l’Antichrist » (*au singulier*) qui était déjà « répandu dans le monde ». Saint Paul, quant à lui, nomme différemment ce courant anti-Christ. Il précise que cet « Adversaire » du Christ doit apparaître la veille du retour du Christ ; mais que son activité était déjà à l’oeuvre en son temps : > « Auparavant (*avant le Retour de Jésus*), doit se révéler l’homme impie, l’Adversaire (*Antichrist*)… **Dès maintenant**, le mystère de l’impiété est à l’oeuvre… » (2 Thessaloniciens 2,3-7) À noter : « Auparavant », avant le retour du Christ doit se révéler l’Antichrist (l’Adversaire), mais que « le mystère de l’impiété » était **déjà à l’oeuvre** dans le passé. Ce sont « les Séducteurs », les « antichrists » dénoncés par Jean dans sa deuxième lettre. ## L’Antichrist aujourd’hui Jean explique qui sera cet Antichrist qui doit **réapparaître** à l’avenir : « Vous avez entendu dire que l’Antichrist doit venir… Celui qui **nie que Jésus soit le Christ**, le voilà l’Antichrist » (1Jean 2,18-22). Il est déjà apparu en Palestine, s’efforçant d’y établir l’empire « messianique » sioniste, contraire au Royaume spirituel et universel du Christ. L’Antichrist qui devait venir est aujourd’hui présent. Il est reconnaissable par son refus de Jésus et sa présence en Palestine. Il disparaîtra à jamais. Le Christ l’a démasqué : il est la Bête du chapitre 13 de l’Apocalypse (voir le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Son retour sonne la trompette apocalyptique de la grande épreuve universelle et du Retour glorieux du Christ : Jésus de Nazareth. *Source: https://www.pierre2.net/fr/lantichrist-hier-et-aujourdhui* --- # Dieu est Père > Author: Pierre2 · Published: 2011-02-01 · Updated: 2021-10-04 · Language: fr Je vous envoie ce texte suite à une argumentation avec un ami musulman. Ce dernier, de bonne foi, soutenait qu’on ne pouvait se considérer fils de Dieu sans offenser Dieu et mériter sa Colère. Pour être agréé de Dieu, insistait-il, il faut se considérer son esclave. Cette mentalité est répandue dans le monde musulman à cause d’un verset coranique mal compris : « Dieu n’est pas engendré et n’engendre pas » (Coran 112 ; Le Culte pur,3), à comprendre « comme le font les dieux de la mythologie polythéiste » du temps où le Coran fut inspiré. Ce verset répond donc à la mythologie polythéiste et ne vise en aucune manière la paternité spirituelle de Dieu. Les chrétiens, quant à eux, appellent Dieu leur Père, mais, le plus souvent, agissent à son égard en esclaves craintifs, non en fils confiants. Leurs cultes guindés et leurs attitudes timides et calculées en sont la preuve. Or, dit St Jean, « Il n’y a pas de crainte dans l’amour ; au contraire, l’amour parfait bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas consommé en amour » (1 Jean 4,18). Toute la Révélation biblique crie notre adoption par Dieu en Jésus. Voici quelques textes : 1\. Dans l’Ancien Testament, Dieu avait déjà dit par Jérémie : > Jérémie 3,19 : « Et moi qui m’étais dit : Comme je voudrais te mettre au rang de fils… J’avais pensé : tu m’appelleras ‘Mon père’ et tu ne te sépareras pas de moi. » 2\. Jésus, à son tour, nous demande de nous adresser à Dieu en tant que Père : > Matthieu 6,9 / Luc 11,1 : « Quand vous priez dites : Notre Père qui es aux cieux… » 3\. St Jean confirme cette vérité : > Jean 1,12 : « À tous ceux qui l’ont reçu, Il (*Jésus*) a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu. »1 Jean 3,1-2 : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, car nous le sommes. Si le monde ne nous connait pas, c’est qu’il ne L’a pas connu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu. » 4\. St Paul également insiste avec force sur notre adoption divine en Jésus : > Romains 8,14-16 : « Tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte, vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu… »Galates 4,4-7 : « … Dieu envoya son Fils… afin de nous conférer l’adoption filiale. Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père ! Aussi n’es-tu plus esclave mais fils ; fils, et donc héritier de par Dieu. » Cette révélation de Paul nous apprend que, par Jésus, nous recevons un esprit, une conception nouvelle de notre relation avec Dieu. Nous ne sommes pas esclaves mais fils. Il faut avoir l’Esprit de Dieu pour comprendre cela. Ceux qui n’ont pas l’Esprit de Dieu n’y comprendront rien. C’est pourquoi, dans nos discussions avec autrui, ne cherchons pas à convaincre. Il nous suffit d’informer et de témoigner, de semer la graine et de poursuivre notre route sans insister. Ceux qui ont l’Esprit de Dieu, eux seuls, comprendront. Dieu veut des fils, non des esclaves. Jésus est venu nous libérer, non nous réduire en esclavage (Jean 8,31-36). On est « fils de Dieu » ou « esclave du diable ». Il n’y a pas d’esclaves au Ciel, seulement des enfants ; il n’y a pas d’enfants chez le diable, tous sont des esclaves. Refuser Dieu pour Père c’est devenir esclave du diable. Tel est l’enseignement de la Révélation Divine. Par ailleurs, le Coran n’incite pas les croyants à rejeter la paternité divine. Quand le Coran incite les croyants à « adorer » Dieu, c’est dans un esprit de liberté, non d’esclavage qu’il les invite à le faire, avec amour, non avec crainte, en se sachant fils, non étranger. Or certains refusent même la relation d’amour avec Dieu pour lui préférer une relation de respect. L’amour n’exclut pas le respect ; au contraire, il l’impose. C’est « honteux » d’aimer Dieu, prétendent certains. Nulle part le Coran n’enseigne cela. Au contraire, plusieurs versets coraniques soulignent l’amour et même l’amour tendre entre Dieu et les vrais croyants : > « Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en **l’amour d’Allah (*Houb*)**. » (Coran 2 ; La Vache,165)« Et implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et **plein de tendre amour (*Wadoud*)**. » (Coran 11 ; Houd,90) > > « À ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, le Tout Miséricordieux accordera **Son tendre amour (*woudd*)**. » (Coran 19 ; Marie,96) Il s’agit bien d’amour (HOUB), et d’amour tendre (WOUDD) et de Celui qui aime tendrement (WADOUD). C’est touchant d’être « WADOUD », d’aimer avec tendresse. Oui, en effet, c’est ainsi que notre Père nous aime : « Je suis doux et humble de coeur (*WADOUD*)… », avait dit Jésus (Matthieu 11,29). Quant à la Bible, elle nous pousse à « aimer Dieu de tout notre coeur, de toute notre force… » (Deutéronome 6,5 / Luc 10,25-28). St Jean déclare : « L’amour est de Dieu, quiconque aime est né de Dieu et connait Dieu. Celui qui n’aime pas, n’a pas connu Dieu, car Dieu est Amour » (1 Jean 4,7-8). Ceux qui pensent autrement ne sont pas éclairés par Dieu mais par l’esprit satanique trompeur qui finira par les éloigner de l’amour de Dieu, de l’adoption filiale divine pour en faire, en fin de compte, les esclaves des démons. Ceux qui nient la relation d’amour entre Dieu et l’homme au nom du Coran ignorent l’Esprit du Coran et méconnaissent Mohammed, le noble prophète de l’Islam qui, comme tous les prophètes, était embrasé de l’Amour Divin. Mes biens-aimés, je vous écris pour que vous réalisiez l’excellence de notre vocation en Jésus. Sans orgueil, mais avec grande fierté, nous sommes « déjà » enfants de Dieu et Dieu est notre Père merveilleux par son amour sans limite. Tous les hommes sont invités à cette adoption filiale. Nous répondons avec amour et immense joie à cet appel. Nous n’avons certes pas le monopole de l’adoption divine ; bien au contraire, nous souhaitons que tous les hommes répondent avec simplicité de coeur à cet appel divin. Jésus est venu pour donner aux hommes un tel Père. Heureux ceux qui l’acceptent et ne se laissent pas perdre par des raisonnements humains inspirés par le diable. **Avec une infinie reconnaissance nous osons appeler Dieu « Abba (*Papa*) ! Notre Père »**. *Source: https://www.pierre2.net/fr/dieu-est-pere* --- # Explication du Message de Marie à La Salette > Author: Pierre2 · Published: 2011-02-07 · Updated: 2026-03-14 · Language: fr *La Sainte Vierge Marie apparut à « La Salette » le 19 septembre 1846 à une humble bergère française de 15 ans, Mélanie Calvat, ainsi qu’à son plus jeune ami berger, Maximin Giraud, 12 ans. La Salette est un petit village dans les Alpes Dauphinoises, à 1800 mètres d’altitude, au sud-est de la France, près de Grenoble.* *Le message donné par Marie est symbolique et énigmatique. Il ne peut être compris qu’avec le déroulement des événements prophétisés. Ces événements ont lieu aujourd’hui sous nos yeux. Les protagonistes annoncés sont là. Afin de comprendre le langage **apocalyptique** de Marie et reconnaître l’identité de l’Antichrist et de la Bête dont elle parle dans ce message, nous référons le lecteur au texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse).* *Dans son message, Marie se réfère sans cesse à l’Évangile ainsi qu’à l’Apocalypse de St Jean. Elle y parle de la « Bête » (Apocalypse 13 / 17) qui est l’Antichrist (1 Jean 2,22) ; il se présentera comme « sauveur » et trompera beaucoup de Chrétiens. C’est pourquoi Notre-Dame exprima avec force sa déception à l’égard des chefs religieux dont « l’intelligence a été obscurcie par le démon », incapables qu’ils sont de discerner l’Antichrist annoncé par la Bible, le laissant librement agir et tromper le peuple.* *La Vierge bénie lance donc un appel à tous ses **vrais** enfants, les « Apôtres des derniers temps », pour combattre cet ennemi de Jésus. Nous en révélons l’identité en mettant entre parenthèses les éclaircissements nécessaires.* *Mélanie publia son message in extenso en 1879 avec imprimatur de l’évêque Zola (de la ville de Lecce, Italie). Rome le reconnut officiellement le 6 juin 1922. La Salette est actuellement un centre de pèlerinage actif.* *Tout commença le 19 septembre 1846. Mélanie et Maximin étaient dans les champs avec le troupeau. Ils furent effrayés en voyant apparaître, à quelques mètres, une boule lumineuse au milieu de laquelle une femme radieuse pleurait assise, le visage entre les mains. La Dame se leva avec beaucoup de dignité et s’approcha des enfants. Son visage était triste mais serein. Elle leur dit*: > « Avancez mes enfants ; je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle. Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller la main de mon Fils. Elle est si lourde et si pesante, que je ne puis plus la retenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Et vous autres, vous n’en faites aucun cas. Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres. Si la récolte se gâte, ce n’est qu’à cause de vous… etc. » *La Sainte Vierge, après avoir brièvement exprimé sa déception, donna à Mélanie un message secret, lui demandant de le révéler par la suite. Le clergé refuse aujourd’hui de le publier car ce message les accuse et annonce la trahison du Vatican.* Nous reproduisons le texte intégral (tiré de la brochure « L'apparition de la Très Sainte Vierge sur la montagne de La Salette », Éditions Pierre Téqui, Paris) avec des explications et des références bibliques entre parenthèses. **Voici ce que Notre Dame dit à Mélanie :** « Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret. Les prêtres, par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints Mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils. Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance de Dieu ; et voilà que la vengeance est à leur porte, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple. Il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tache à l’Éternel en faveur du monde. Dieu va frapper d’une manière sans exemple. Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va épuiser sa colère et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis. Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu, ont négligé la prière et la pénitence et le démon a obscurci leur intelligence (*ils sont incapables de discerner l’identité de l’Antichrist*) ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr (*Apocalypse 12,4*). Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants dans toutes les sociétés et dans toutes les familles. On souffrira des peines physiques et morales. Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes et enverra des châtiments qui se succèderont pendant plus de 35 ans (*les ‘42 mois’ symboliques de l’Apocalypse 11,11*). La société est à la veille des fléaux les plus terribles (*Marc 13,19 / Apocalypse 16,18*) et des plus grands événements. On doit s’attendre à être gouvernés par une verge de fer et à boire le calice de la colère de Dieu (*Apocalypse 14,9-10*). Que le vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome après l’année 1859 ; mais qu’il soit ferme et généreux, qu’il combatte avec les armes de la foi et de l’amour ; je serai avec lui. Qu’il se méfie de Napoléon ; son coeur est double, et quand il voudra être à la fois Pape et empereur, bientôt Dieu se retirera de lui : il est cet aigle qui, voulant toujours s’élever, tombera sur l’épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à se faire élever. L’Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur des seigneurs. Aussi elle sera livrée à la guerre ; le sang coulera de tous côtés, les églises seront fermées ou profanées, les prêtres et les religieux seront chassés ; on les fera mourir, et mourir d’une mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi (*en se solidarisant avec l’Antichrist*), et le nombre des prêtres et des religieux qui se sépareront de la vraie religion sera grand. Parmi ces personnes, il se trouvera même des évêques (*accord Vaticano–Israélien signé le 30.12.1993*). Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracles (*faux ‘miracles’ de l’Antichrist basés sur l’injustice et la violence militaire*) car le temps est venu où les prodiges les plus étonnants auront lieu sur la terre et dans les airs (*puissance aérienne*). En 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer (*Apocalypse 20,7*). Ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront d’une telle manière, qu’à moins d’une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces mauvais anges. Plusieurs maisons religieuses perdront entièrement la foi (*en se rendant solidaires de l’Antichrist par crainte d’être taxées d’antisémitisme*) et perdront beaucoup d’âmes. Les mauvais livres abonderont sur la terre, et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu (*2 Timothée 3,1-5*). Ils auront un très grand pouvoir sur la nature. Il y aura des églises pour servir ces esprits (*le culte satanique dans le monde*). Des personnes seront transportées d’un lieu à un autre par ces esprits mauvais, et même des prêtres, parce qu’ils ne se seront pas conduits par le bon Esprit de l’Évangile, qui est un esprit d’humilité, de charité et de zèle pour la gloire de Dieu. On fera ressusciter des morts et des justes (*les Israéliens prétendent que l’État actuel d’Israël est une résurrection de l’Israël biblique et comparent certaines figures israéliennes à des figures bibliques : Ben Gourion un nouveau Moïse, Golda Méïr est une nouvelle prophétesse Déborah, etc.*). Ces morts (*en esprit, aujourd’hui les sionistes*) prendront la figure des âmes justes qui avaient vécu sur la terre (*Moïse, Déborah, etc.*), afin de mieux séduire les hommes. Ces soi-disant morts ressuscités, qui ne seront autre chose que le démon sous ces figures (*humaines*), prêcheront un autre évangile (*sioniste*), contraire à celui du vrai Christ Jésus, niant l’existence du Ciel, soit encore les âmes des damnés. Toutes ces âmes (*sataniques*) paraîtront comme unies à leurs corps (*ces corps sont possédés par le diable*). Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires parce que la vraie foi s’est éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde (*des prodiges dus aux progrès de la science : conquête de l’espace, etc. ce ne sont pas des miracles d’ordre spirituel*). Malheur aux princes de l’Église qui ne seront occupés qu’à entasser richesses sur richesses, qu’à sauvegarder leur autorité et qu’à dominer avec orgueil. Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir (*sous le communisme*), parce que pour un temps l’Église sera livrée à de grandes persécutions : ce sera le temps des ténèbres ; l’Église aura une crise affreuse. La sainte foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même (*négligeant les avertissements célestes*) et être supérieur à ses semblables. On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés au pied ; on ne verra qu’homicides, haine, jalousie, mensonges et discordes, sans amour pour la patrie ni pour la famille. Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu’à la fin pour recevoir son sacrifice. Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ; mais ni lui, ni son successeur…, ne verront le triomphe de l’Église de Dieu. Les gouvernants civils (*sous l’influence de la franc-maçonnerie*) auront tous un même dessein, qui sera d’abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l’athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices. En 1865, on verra l’Abomination dans les Lieux Saints (*Matthieu 24,15 ; premiers efforts de l’implantation sioniste en Terre Sainte*). Dans les couvents, les fleurs de l’Église seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des coeurs. Que ceux qui sont à la tête des communautés religieuses se tiennent en garde pour les personnes qu’ils doivent recevoir parce que le démon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au péché (*infiltration judéo-maçonnique*), car les désordres et l’amour des plaisirs charnels seront répandus par toute la terre. La France, l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre seront en guerre. Le sang coulera dans les rues. Le Français se battra avec le Français, l’Italien avec l’Italien ; ensuite il y aura une guerre générale (*guerre mondiale*) qui sera épouvantable (*nucléaire*). Pour un temps, Dieu ne se souviendra plus de la France ni de l’Italie, parce que l’Évangile de Jésus n’est plus connu. Les méchants déploieront toute leur malice ; on se tuera, on se massacrera jusque dans les maisons. Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature entière trembleront d’épouvante, parce que les désordres et les crimes des hommes percent la voûte des Cieux. Paris sera brûlé et Marseille englouti ; plusieurs grandes villes seront ébranlées et englouties par des tremblements de terre (*Apocalypse 16,18-19*). On croira que tout est perdu. On ne verra qu’homicides, on n’entendra que bruits d’armes (*des guerres partout, Matthieu 24*) et des blasphèmes (*l’immoralité*). Les justes souffriront beaucoup ; leurs prières, leurs pénitences et leurs larmes monteront jusqu’au Ciel (*Apocalypse 6,9-10 et 8,3*) et tout le peuple de Dieu demandera pardon et miséricorde, et demandera mon aide et mon intercession. Alors Jésus, par un acte de sa justice et de sa grande miséricorde pour les justes, commandera à ses anges que tous ses ennemis soient mis à mort (*Luc 19,27 et Apocalypse 19,17-20*). Tout à coup, les persécuteurs de l’Église de Jésus, le Christ, et tous les hommes adonnés au péché périront et la terre deviendra comme un désert (*après la guerre nucléaire*). Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes. Jésus sera servi, adoré et glorifié ; l’amour fleurira partout. Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Église qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus. L’Évangile sera prêché partout et les hommes feront de grands progrès dans la foi parce qu’il y aura unité parmi les ouvriers de Jésus et que les hommes vivront dans la crainte de Dieu. Cette paix parmi les hommes ne sera pas longue : 25 ans d’abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la terre. Un avant-coureur de l’Antichrist (*le communisme créé par Marx, Lénine, etc. des juifs sionistes*), avec ses troupes de plusieurs nations, combattra contre le vrai Christ, le seul Sauveur du monde. Il répandra beaucoup de sang et voudra anéantir le culte de Dieu pour se faire regarder comme Dieu (*2 Thessaloniciens 2,3-4*). La terre sera frappée de toutes sortes de plaies, outre la peste et la famine, qui seront générales (*sida, etc.*). Il y aura des guerres (*les guerres mondiales et les guerres qui se multiplient au Moyen-Orient depuis la proclamation de l’État d’Israël*), jusqu’à la dernière guerre qui sera alors faite par les 10 rois de l’Antichrist (*3e guerre mondiale commencée contre l’Irak par les U.S.A. et ses alliés : Apocalypse 17,12-14*). Ces rois auront tous un même dessein (*appui total à Israël : Apocalypse 17,13*) et seront les seuls qui gouverneront le monde (*suprématie des États-unis*). Avant que ceci arrive, il y aura une espèce de fausse paix dans le monde (*les accords de paix arabo-israéliens de Camp David, Oslo…*). On ne pensera qu’à se divertir, les méchants se livreront à toutes sortes de péchés, mais les enfants de la foi, mes vrais imitateurs, croîtront dans l’amour de Dieu et dans les vertus qui me sont les plus chères. Heureuses les âmes humbles conduites par l’Esprit Saint ! Je combattrai avec elles jusqu’à ce qu’elles arrivent à la plénitude de l’âge (*maturité spirituelle*). La nature demande vengeance pour les hommes et elle frémit d’épouvante dans l’attente de ce qui doit arriver à la terre souillée de crimes (*3e guerre mondiale : Luc 21,25-26*). Tremble terre et vous qui faites profession de servir Jésus (*le clergé*) mais qui, au-dedans, vous adorez vous-mêmes ! Car Dieu va vous livrer à son ennemi (*l’Antichrist*) parce que les Lieux Saints sont dans la corruption (*Apocalypse 11,2 et 20,9*). Beaucoup de couvents (*solidaires de l’Antichrist*) ne sont plus les maisons de Dieu mais les pâturages d’Asmodée (*le démon de l’impureté*) et des siens. Ce sera pendant ce temps que naîtra l’Antichrist (*‘qui nie que Jésus est le Christ’ 1 Jean 2,22 : Israël, né en 1948*) d’une **religieuse hébraïque** (*sionisme international*), d’une fausse vierge (*symbole des faux Juifs dont parle l’Apocalypse 2,9 et 3,9 devenus une ‘synagogue de Satan’ avec ‘pour père le diable’ Jean 8,44 à cause de leur refus de Jésus*). Son père sera **Evêque** (*symbole des chefs chrétiens solidaires d’Israël. Ils contribuèrent à sa naissance*). En naissant, il vomira des blasphèmes (*Apocalypse 13,5*), il aura des dents (*symbole de monstruosité morale : Israël, en naissant, a montré les dents à ses ennemis*). En un mot, ce sera le diable incarné. Il poussera des cris effrayants (*menaces contre ses ennemis*), il fera des prodiges (*prouesses militaires d’Israël*), il ne se nourrira que d’impuretés (*blasphèmes, injustices et mensonges*). Il aura des frères (*les 10 rois*) qui, quoiqu’ils ne soient pas comme lui des démons incarnés, seront des enfants du mal (*car ils le soutiennent*). À 12 ans, ils se feront remarquer par leurs vaillantes victoires qu’ils remporteront (*1948 + 12 = 1960 : étouffement du message de Fatima qui devait être révélé en 1960 ; Concile Vatican II qui innocenta les Juifs de la mort de Jésus ; guerre tripartite contre l’Égypte en 1956, guerre des six jours en 1967, etc.*). Bientôt, ils seront chacun à la tête des armées (*ils ordonnent des interventions militaires en faveur d’Israël : Guerre de l’Irak, etc.*), assistés par des légions de l’enfer. Les saisons (*la situation mondiale*) seront changées, la terre ne produira que de mauvais fruits (*naturels et spirituels*), les astres (*les chefs d’états et les chefs religieux*) perdront leurs mouvements réguliers (*le contrôle de leur nation*). La lune ne reflètera qu’une faible lumière rougeâtre (*la lumière spirituelle s’affadit, Matthieu 24,29, etc.*) ; l’eau et le feu donneront au globe de la terre des mouvements convulsifs et d’horribles tremblements de terres engloutiront des montagnes, des villes, etc. **Rome** (*le Vatican*) **perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist** (*2 Thessaloniciens 2,4*). Les démons de l’air, avec l’Antichrist, feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs (*puissance militaire d’Israël sur terre et dans les airs*), et les hommes se pervertiront de plus en plus. Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté. L’Évangile sera prêché partout. Tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vérité. J’adresse un pressant appel à la terre. J’appelle les vrais disciples du Dieu Vivant et Régnant dans les Cieux. J’appelle les vrais imitateurs du Christ fait homme, **le seul et vrai Sauveur des hommes** (*Jésus est le seul et unique Messie ; le Messie attendu par les Israéliens est l’Antichrist*). J’appelle mes enfants, mes vrais dévots, ceux qui se sont donnés à moi pour que je les conduise à mon divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vécu de mon Esprit. Enfin, j’appelle les **Apôtres des Derniers Temps** (*Matthieu 24,31*), les fidèles disciples de Jésus qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l’humilité, dans le mépris et dans le silence, dans l’oraison et dans la mortification, dans la chasteté et dans l’union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre. Allez, et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheur. Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l’honneur de Jésus. Combattez (*contre les sionistes et leurs alliés*), enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez (*la vérité à propos de l’Antichrist*) ; car voici le Temps des temps, la Fin des fins. L’Église sera éclipsée (*elle l’est déjà*), le monde sera dans la consternation. Mais voilà Énok et Élie (*symbole des deux témoins de l’Apocalypse 11,3*) remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu ; et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées (*par le message apocalyptique*) ; elles feront de grand progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’Antichrist. Malheur aux habitants de la terre ! Il y aura des guerres sanglantes et des famines, des pestes et des maladies contagieuses (*sida, etc.*). Il y aura des pluies d’une grêle effroyable d’animaux (*la ‘grêle’ apocalyptique, les bombes : Apocalypse 16,21, lancée par les ‘sauterelles’, les avions : Apocalypse 9,3-11*). Des tonnerres ébranleront des villes (*bombardements*). Des tremblements de terre engloutiront des pays. On entendra des voix dans les airs (*avions*) ; les hommes se battront la tête contre les murailles. Ils appelleront la mort, et la mort, d’un autre côté, fera leur supplice. Le sang coulera de tous côtés. Qui pourra vaincre, si Dieu ne diminue le temps de l’épreuve ! Par le sang, par les larmes et les prières des justes, Dieu se laissera fléchir ! (*Matthieu 24,22*) Énok et Élie seront mis à mort. **Rome païenne disparaîtra**; le feu du ciel tombera et consumera trois villes ; tout l’univers sera frappé de terreur et beaucoup se laisseront séduire (*par l’Antichrist*) parce qu’ils n’ont pas adoré le vrai Christ (*Jésus*) vivant parmi eux. Il est temps. Le soleil (*spirituel*) s’obscurcit ; la foi seule vivra. Voici le Temps ! L’Abîme s’ouvre (*Apocalypse 9,1-2*). Voici le roi des rois des Ténèbres. **Voici la Bête** (*Apocalypse 13,1 et 17,8*) avec ses sujets se disant le sauveur du monde (*le Messie sioniste*). Il s’élèvera avec orgueil dans les airs (*prouesses aériennes d’Israël*) pour aller jusqu’au ciel. Il sera étouffé par le souffle de saint Michel Archange (*1 Thessaloniciens 4,16*). Il tombera, et la terre, qui, depuis trois jours (*Apocalypse 11,9-11*) sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l’enfer (*Apocalypse 12,16 et 19,19-20 et 20,9-10*). Alors l’Eau et le Feu (*la foi et le zèle des Apôtres des derniers temps*) purifieront la terre et consumeront toutes les oeuvres de l’orgueil des hommes et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié (*Apocalypse 21,1 et 11,13*). … Eh bien mes enfants, vous le ferez passer (*ce message*) à tout mon peuple. » *Mélanie s’acquitta de sa tâche, révélant le message en son temps. Mais, par la suite, et en dépit du fait que La Salette soit un centre (économique) de pèlerinage encouragé par l’Église, les évêques et les prêtres font tout pour étouffer le message, comme l’est également le message de Fatima. La raison en est que le Vatican s’est solidarisé avec l’Antichrist et le clergé est devenu un cloaque d’impureté.* *Il incombe aux vrais enfants de Marie, les Apôtres des derniers temps, les croyants indépendants, de passer le message de leur Sainte Mère.* *Source: https://www.pierre2.net/fr/explication-du-message-de-marie-a-la-salette* --- # Réactions au livre «Regard de Foi sur le Coran» > Author: Pierre2 · Published: 2011-02-08 · Updated: 2023-05-05 · Language: fr Deux réactions explicites, l’une d’appui, l’autre de refus, firent suite à la publication du livre [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran). La première réaction est un article écrit par le Cheikh ZY (Dignitaire du Haut Conseil Juridique Islamique). Cet article de soutien devait paraître dans un journal arabe islamique. Cette parution fut empêchée, mais l’auteur de l’article en envoya une copie, signée de sa propre main à Pierre. Nous en reproduisons le contenu traduit de l’Arabe. ## Première réaction : Article du Cheikh Z Y A M. l’Educateur. À propos du livre « Regard de foi sur le Coran » : un nouveau livre du savant chrétien Pierre a été achevé le 13 octobre 1984. Le livre est composé de 136 pages de taille moyenne ; il est divisé en quatre chapitres : 1er chapitre : Le retour au texte coranique. 2e chapitre : Les points de litige. 3e chapitre : Les principaux points de rencontre. 4e chapitre : Invitation à la réflexion. L’auteur mentionne dans l’introduction un verset coranique : « Ô vous qui avez reçu le Livre (*La Bible : Torah et Évangile*) croyez en ce que Nous avons inspiré (*Le Coran*) attestant ce qui est avec vous » (Coran 4 ; Les Femmes,47). Et l’auteur dit que ce livre est une étude succincte de l’intention divine originale, une étude invitant à l’ouverture avec foi au Coran et du Coran à l’Évangile et à la Torah, qui sont certifiés par le Coran. Car le Coran affirme qu’il atteste ces deux prédécesseurs et qu’il ne les conteste pas. En effet, le Seigneur dit aux croyants dans le Coran : « Dites que nous avons cru en ce qui nous a été inspiré (*le Coran*) et en ce qui vous a été inspiré (*la Torah et l’Évangile*) » (Coran 29 ; L’Araignée,46). L’auteur dit : « Je prie le lecteur de s’ouvrir sur le contenu de ce livre avec objectivité en s’élevant au-dessus de la mentalité confessionnelle à laquelle il appartient et de toute mentalité confessionnelle étroite. Notre but est de nous libérer de l’esprit confessionnel et de l’abominable racisme religieux qui s’est infiltré en nous tous à notre insu et dont nous ne pouvons nous libérer que par la connaissance, la vraie connaissance de ce que Dieu a dit dans l’inspiration. C’est cette connaissance qui est capable de nous libérer des griffes des traditions et des idées déviationnistes par rapport aux enseignements de la Bible et du Coran ». Et l’auteur s’appuie sur le verset coranique : « Ceux à qui nous avons donné la Bible avant lui (*le Coran*) y croient (*au Coran*) et quand ils entendent le Coran, ils disent : Nous y avons cru, il (*le Coran*) est vraiment de Dieu, nous sommes musulmans avant lui, ceux-là ont leur récompense double » (Coran 28 ; Le Récit,52). L’auteur ajoute : « Ce qui console le coeur de tout vrai croyant par rapport à ce verset, c’est, d’un côté, l’ouverture des Chrétiens au Coran par le passé, sans fanatisme, et de l’autre côté la double bénédiction de Dieu quand ils disent qu’ils sont musulmans avant le Coran. Si le Chrétien proclame aujourd’hui qu’il est musulman avant le Coran, il suscite contre lui la hargne de beaucoup de Chrétiens et de Musulmans traditionnels. Ici apparaît l’abîme entre l’original voulu par Dieu et les traditions qui ont dévié, ces traditions produites par les hommes ». Et l’auteur s’étonne que malgré le témoignage du Coran en faveur de la Torah et de l’Évangile, maintes fois répété, il se soit trouvé beaucoup de savants qui ont voulu interpréter les versets du Coran indépendamment de la Bible : comme s’ils se dégoûtaient de la Bible. Ils se font, au contraire, une gloire de ne pas se référer à la Bible. C’est pourquoi leur interprétation est devenue étrangère à la logique de l’inspiration. Elle porte en elle le germe des divisions entre frères, alors que le Coran a demandé à ne pas séparer les prophètes et ce que Dieu leur a inspiré. Le Coran dit : « Ne discutez avec les gens du Livre que **par le meilleur des arguments**, à part ceux (*de la Bible*) qui ont commis l’injustice. Et dites : ‘Nous avons cru en ce qui vous a été inspiré (*la Bible*) et ce qui nous a été inspiré (*le Coran*) et votre Dieu et notre Dieu est Un et nous lui sommes musulmans (*soumis*).’ » (Coran 29 ; L’Araignée,46). Et l’auteur ajoute : « Tous ceux qui lisent la Bible et le Coran objectivement, sans crispation, augmenteront en perspicacité et comprendront que certaines histoires bibliques sont aussi rapportées par le Coran : Depuis la Création du monde en passant par Noé et Abraham et les douze Apôtres, la trahison des Juifs au pacte divin et enfin la mention du Messie que le Coran rapporte avec beaucoup de respect et d’honneur. Pourquoi donc s’éloigner du Coran, pourquoi donc s’éloigner de l’un des deux Livres en particulier, alors que nous trouvons dans la Bible un surcroît de lumière par rapport à ce qui est venu dans le Coran ? Plusieurs de ceux qui discutent de la religion le font avec enthousiasme, mais sans connaissance de ce qui a été inspiré dans la Bible et leur enthousiasme ignorant les fait chuter dans les filets du fanatisme et cette attitude est abominable pour Dieu et ses prophètes ». L’auteur dit encore que, comme Chrétiens, nous comprenons l’essence de l’Islam à partir de ce que le Coran lui-même dit de l’Islam, le purifiant de tous les traits traditionalistes qui sont venus comme des parasites déformer, pendant des siècles, à travers les événements, la pureté du visage de l’Islam. L’auteur écrit encore : comme nous sommes parfaitement conscients qu’aux yeux du Coran, le Musulman (le soumis) est celui qui soumet son visage à Dieu en faisant le Bien, « celui-là a tenu le bon bout de la corde » (Coran 31 ; Luqman,22). Car il y a ceux qui soumettent leur visage à Dieu mais ne font pas le bien, mais heureux tout Musulman qui a soumis son visage à Dieu et qui a fait le bien en s’efforçant de comprendre et en lisant les Livres que le Seigneur a inspirés. Heureux cet homme qu’il soit musulman, chrétien ou païen. L’auteur certifie de nouveau en disant : « Cette étude vise à inculquer l’esprit d’ouverture et de bonne entente entre les fidèles de bonne foi, les non racistes, les non fanatiques de toutes les confessions, sans compromis aucun. Les croyants de toutes les confessions qui parviendront à se libérer de leurs préjugés réaliseront en lisant les Livres divins inspirés, avec calme et à l’abri des défis et des provocations et des idées personnelles, que cette Inspiration est Une. Sa Source est Une, et elle vient d’un seul Dieu. Ils découvriront avec joie qu’ils sont frères s’embrassant mutuellement après avoir cru qu’ils étaient des ennemis s’entretuant ». Pierre dit : « J’ai nommé ce livre ‘Regard de foi sur le Coran’ car, au regard des hommes, je suis prêtre et Chrétien et, à leurs avis, un Chrétien ne croit pas au Coran, malgré que le Coran ne soit le monopole de personne. Il est l’inspiration de Dieu adressée à tous ceux qui aiment la vie spirituelle et aspirent à sublimer leurs pensées pour s’asseoir auprès du Créateur et vivre éternellement de son souffle et en sa compagnie ». Pierre dit : « Je crois en Dieu, je crois en Jésus, le Christ de Dieu et je crois en son prophète Muhammad. Je crois qu’il n’y a que deux communautés, pas de troisième : La communauté des croyants bénis et la communauté des fanatiques bannis, appartenant à tout peuple, toute nation et toute religion ». Et nous, à notre tour, nous saluons Pierre, cette âme généreuse, pour avoir attiré notre attention avec tant de bonté, comme nous avons salué avant lui, l’ambassadeur Nasri Salhab, espérant voir beaucoup d’autres de ces livres de foi qui ont leur conséquence. Signature du Révérend Cheikh Z Y ## Seconde réaction : Réponse aux articles de Cheikh KR La seconde réaction consiste en une série de cinq articles écrits par le Cheikh KR et parus dans une revue arabe. Pierre a répondu dans un journal aux quatre premiers articles. Voici la traduction de la réponse de Pierre : **Unité de foi, non escamotage des textes :** J’ai lu dans la revue, votre réaction à mon livre « Regard de Foi sur le Coran : Unité de l’Inspiration Biblico-Coranique ». Je réponds à votre Révérence parce que des amis intimes, d’authentiques Musulmans, m’ont demandé avec insistance de le faire, après avoir été convaincus par mes réponses à vos attaques. Ils m’ont donc demandé de répondre publiquement afin que nul, vous inclusivement, ne croie que vous avez raison. Permettez-moi d’abord d’attirer votre attention sur quelques remarques. Vous avez dit : « L’auteur s’est efforcé d’accorder les textes de la Torah, de l’Évangile et du Coran. Et d’où cela lui serait-il donné ?… La vérité est qu’il a trébuché dans son style de conciliation et a côtoyé la vérité, en sorte que la conciliation est devenue escamotage ». Vous répétez cela dans l’introduction, toujours la même, des quatre articles rapportés par la revue. Or, dans mon livre, et contrairement à ce que vous dites, je n’ai pas fourni un seul effort « de conciliation ». Un tel effort ne se conçoit qu’entre textes qui se contredisent ou qui s’opposent ; ceci n’est pas le cas des Livres inspirés. Parler de conciliation entre les Livres inspirés, revient à avouer qu’ils ne sont pas en harmonie entre eux. Or, rien de tel ici. C’est pourquoi je vois que vous avez raison de dire, à propos de conciliation : « D’où cela lui serait-il donné ? » puisque le problème au départ n’existe pas. J’ai essayé de mettre un accord entre les croyants de ces Livres inspirés, non entre les Livres inspirés eux-mêmes qui, dès le départ, sont en accord. Est-ce pour cela que vous me blâmez ? Si cet effort de conciliation entre croyants est un péché, je mérite donc l’enfer, car je brûle de zèle pour voir les croyants d’accord et unis avec amour autour du Dieu unique. Et comment n’y aurait-il pas l’harmonie entre les Livres de Dieu ? Le Coran déclare explicitement qu’il certifie la Bible, non qu’il la contredise, et que le Dieu du Coran est le même que Celui de la Bible, comme je l’ai démontré dans mon livre en m’appuyant sur des versets coraniques que je répète ici : > « Ô vous à qui le Livre (*la Bible*) a été donné : Croyez en ce que Nous avons inspiré (*le Coran*), certifiant ce que vous avez avec vous (*la Bible*). » (Coran 4 ; Les Femmes,47) Or, ce que les « gens du Livre » avaient avec eux, au VIIe siècle ap. J.-C. était la Bible dans son texte actuel. Le Coran aurait-il témoigné pour la Bible si celle-ci avait été falsifiée - selon vos dires - dans les siècles précédents ? Le Coran dit aussi aux gens du Livre : « Votre Dieu et notre Dieu est Un (*Le même*) et nous Lui sommes résignés » (Coran 29 ; L’Araignée,46). La conclusion logique de ces paroles inspirées est que : croire au Dieu du Coran, c’est croire au Dieu de la Bible, auquel nous sommes tous « résignés » (c’est-à-dire « musulmans »). C’est pourquoi le Coran considère que les apôtres de Jésus-Christ sont « musulmans » même avant la venue du Coran. La saine logique nous conduit à conclure que d’un même Dieu émane une seule inspiration, une intention divine unique et un seul plan salutaire qu’il faut s’efforcer de découvrir sans se lasser jusqu’à parvenir au but qui, par la grâce de Dieu, nous réjouira et nous épanouira. En effet, l’intention de Dieu est une dans la Bible et le Coran, même si le style et la forme littéraires y sont différents. Ces derniers dépendent de la société, du lieu et du moment où l’inspiration fut donnée. Dieu, comme vous le savez, parle à chaque peuple selon son langage et sa mentalité comme le révèle le Coran : « Nous n’avons jamais envoyé un apôtre si ce n’est avec la langue de son peuple… » (Coran 14 ; Abraham,4). Ce que je me suis efforcé de rechercher, c’est l’unité de la foi qui existe originellement dans les Livres célestes inspirés par Dieu dans des langues diverses, selon les sociétés auxquelles Dieu s’est adressé. Je n’ai jamais essayé de trouver un accord entre ces Livres inspirés, comme vous le dites : « Et d’où cela me serait-il donné », puisque cet accord y est déjà ? Mon intention apparaît dans le titre de mon livre : « Unité de l’Inspiration Biblico-Coranique » et non pas « Tentative de conciliation entre la Bible et le Coran ». C’est pourquoi je n’ai pas compris la raison de votre emportement. D’autant que plusieurs croyants respectables et bons musulmans instruits m’ont félicité pour cette heureuse initiative, dont des sages chefs religieux que vous connaissez et qui vous connaissent. Par ailleurs, dès le départ, j’ai mis en garde le lecteur, pour peu qu’il soit attentif, l’avisant en page 1 que « ce livre est une étude succincte du concept authentique de l’inspiration divine. Il invite à s’ouvrir avec foi à l’inspiration coranique, et par celle-ci, à l’Évangile et à la Torah attestés par le Coran. C’est un regard de foi sur l’inspiration divine en général pour rassembler les croyants par la découverte de l’unité de l’inspiration biblico-coranique… » Ainsi, comme l’aura remarqué le lecteur attentif, le fil conducteur de mes recherches est clair : Il est de découvrir l’unité de la foi déjà existante dans les Livres inspirés et non un effort de conciliation entre les Livres. Maintenant, permettez-moi, Révérend Cheikh, d’exprimer ma déception et mon regret, sentiments partagés avec d’autres, du style méprisant, hargneux et provocant que vous avez adopté dans votre réponse, non que je me considère une personnalité importante, je ne le suis pas, mais parce que je suis un simple homme, un homme que votre Révérence ignore, avec sa dignité comme tout homme. Le prophète Muhammad n’a jamais agi comme vous, mais a choisi la meilleure des attitudes et l’a recommandée aux croyants. Nous nous serions attendus de la part d’un homme de religion à une discussion et à un dialogue par la « meilleure » des attitudes selon le commandement coranique. Surtout que, dans votre introduction, vous dites : « J’ai recours à Dieu Tout-Puissant pour qu’il m’inspire le Bien et la bonne logique ». Or, je constate que vous avez eu recours aux poètes, aux philosophes et aux hommes de science, non à Dieu. Au nom de Dieu, je vous demande donc : comment pouvez-vous m’accuser d’escamotage, moi qui me réfère à ses Paroles dans le livre lumineux du Coran et non aux idées humaines ? Vous avez encore essayé autant que vous avez pu - et je veux croire que cela était de bonne foi - de défigurer le contenu de mon livre, en ne mentionnant aucune idée positive. Vous avez parlé du trithéisme comme si je croyais en trois dieux, quand bien même, je l’aie dénoncé comme étant une hérésie. Vous avez parlé de la divinité du corps du Christ alors que moi je parle de l’Esprit qui a animé ce corps créé comme le corps d’Adam. J’ai expliqué pourquoi le Christ, seul, est considéré par le Coran comme l’Esprit de Dieu. C’est pourquoi j’ai dit que vous avez essayé de défigurer le contenu de mon livre en mentionnant des demi-vérités, défendant avec enthousiasme l’unité de Dieu, unité à laquelle je crois sans vos longs discours. Vous avez défiguré, comme cela vous convenait, certains passages de mon livre, devant des personnes qui l’ignoraient, sans mentionner un seul point positif, le présentant comme ne contenant qu’animosité et haine envers le Coran, envers l’Islam et la Vérité. Pourtant le contraire est vrai et je me suffis du témoignage de ma conscience et de l’appui de mes bons amis, d’authentiques Musulmans. Et que Dieu vous pardonne, Révérend et respectable Cheikh KR ! Toutefois je prie chaque lecteur de prendre connaissance du contenu de mon livre avant d’émettre une opinion. (Aujourd’hui, il se trouve sur le site pierre2.net). Je saisis l’occasion pour informer les lecteurs et vous-même, Révérend, que mon livre a été traduit en français et qu’il est en voie de l’être en langue anglaise, allemande et italienne si Dieu le veut bien. Cet ouvrage a planté dans le coeur de beaucoup de croyants en Occident, l’amour du Coran, de son noble prophète et de l’Islam. Il a contribué à détruire le fanatisme aveugle, surtout en Occident, en présentant le Coran dans sa pureté, le prophète Muhammad dans sa limpidité et l’Islam dans son innocence, non un Islam intolérant, vaincu et divisé - comme l’est aussi le Christianisme - à cause de l’intégrisme hargneux des deux communautés. C’est pourquoi mon âme exalte en Dieu en raison de ces traductions, car la foi, la Bible, le Coran, les prophètes, les apôtres, le Christianisme et l’Islam ne sont le monopole de personne ; nul ne peut prétendre les limiter, quelles que soient sa hiérarchie et sa culture. C’est la raison pour laquelle je m’arrête ici sur les propos de votre Révérence, dans le N°8 de la revue : « Chaque prophète qui venait annuler la loi de son prédécesseur par suite des alliances et des temps divers, jusqu’à ce que Dieu ait mis fin à la prophétie, accomplissant son message par le dernier de ses prophètes : Muhammad. Ainsi, la loi de Muhammad a annulé celle de Jésus. Or, entre Jésus et notre Prophète (Muhammad) il n’y a pas d’autre prophète ; nous savons donc par ce fait, qu’il n’est pas permis de pratiquer une religion autre que l’Islam ». Je m’étonne, Révérend, que vous considériez le prophète Muhammad comme « votre » prophète ; il est le prophète de Dieu, le prophète de l’Univers, de tous ceux qui croient en lui et dont je fais partie. Il n’est le monopole de personne, mais c’est nous qui lui appartenons. Aucune communauté ne peut dire d’un apôtre ou d’un prophète qu’il est sien, ou du Messie : « Notre Messie ». Car ces envoyés ont une dimension plus grande que notre contenance et personne ne peut les accaparer. La foi, les prophètes, les apôtres et Dieu sont pour tous, que certains veuillent l’admettre ou pas ! Vous parlez ensuite, Révérend, de la « Loi de Jésus ». Mais Jésus n’a jamais établi d’autre « Loi » que celle de l’Amour, de la justice et du jugement de la conscience mûre. Comment une telle « Loi » peut-elle être abolie ? Est-ce le Coran qui a parlé de l’abolition de la « Loi » de Jésus par Muhammad ou ne sont-ce là que des pensées humaines ? L’Évangile dit : « La loi est venue par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » (Jean 1,17). Quant à ce que vous dites : « Il n’est pas permis de pratiquer une religion autre que l’Islam et que la religion aux yeux de Dieu est l’Islam », je suis un parmi ceux qui prêchent cela avec une foi ardente et vivante. Mais je prêche l’Islam coranique non confessionnel et fanatique, divisé et déchiré par ses propres contradictions. Le bien-aimé prophète Muhammad a dit : « Soyez attentifs, ne redevenez pas après moi des impies vous frappant les uns les autres » (Discussion N°204)[^23-1]. Où est donc l’Islam aujourd’hui ? Le voyez-vous dans les différentes communautés musulmanes qui s’entretuent ? Où est la foi aujourd’hui ? Je me le demande avec désolation et tristesse car mon amour pour la foi, le Dieu unique, le Coran et l’Islam est profond, mais attristé. De quel Islam parle votre Révérence ? Vous êtes dans une vallée et moi dans une autre… et je médite avec désolation les paroles du bien-aimé prophète Muhammad dans ses « Discussions » spirituelles : « Viendra un temps où il ne restera du Coran que son dessin et de l’Islam que son nom. Les gens se réclameront de l’Islam, mais ils en seront les plus éloignés ». Ce temps est venu avec l’apparition du mal incarné dans l’entité israélienne. Cette entité, vous les savez, annonce un christ sioniste et renie Jésus, le vrai Christ. Ce « christ » d’Israël est l’Antichrist dont ont parlé l’Évangile et le prophète Muhammad dans plusieurs de ses « Discussions » spirituelles où il dit entre autres : « Je ne crains pour vous que l’Antichrist. S’il apparaît pendant que je suis avec vous, c’est moi qui réfuterai ses arguments, mais s’il apparaît quand je ne serai plus avec vous, alors ce sera à chacun de trouver les arguments (*contre lui*) et Dieu sera alors mon successeur auprès de chaque musulman » (Discussion N°1806). L’Antichrist sioniste est apparu trompant l’humanité et le bien-aimé Muhammad n’est pas avec nous. Dans ce cas, chaque homme aujourd’hui est responsable de ses propres arguments et Dieu est l’unique successeur de Muhammad auprès des croyants, jusqu’à la fin du monde. Je dis à tous ceux qui prétendent être les successeurs de Muhammad : « Vous vous trompez ! Ceci n’est pas vrai, car le prophète bien-aimé nous a mis en garde lui-même, en nous disant qu’il n’a plus maintenant d’autre successeur que Dieu ». Je crois et ma foi est ferme et profondément établie, que nous avons atteint le moment où chaque homme doit chercher lui-même ses propres arguments pour justifier sa conscience et sa foi devant Dieu. Dieu prend aujourd’hui, lui-même les rênes dans ses mains pour diriger tous les Musulmans, dont je fais partie. Permettez-moi encore de vous rappeler, Révérend, ce que rapporte le Coran : « Les bédouins ont dit : Nous croyons ! Réponds-leur : Vous ne croyez pas ! Dites plutôt : Nous avons embrassé l’Islam, car la foi n’a pas pénétré vos coeurs » (Coran 49 ; Les Appartements,14). Cet Islam des Bédouins est celui qui est répandu aujourd’hui. Le bien-aimé prophète nous a mis en garde à l’encontre de ce genre de foi et de cet « Islam » que je rejette et dénonce. Qu’ils sont nombreux ces « Bédouins » modernes qui disent : « Nous croyons et nous sommes musulmans », mais ils ne sont ni croyants ni musulmans, ayant livré (*islamisé*) leur face non à Dieu, mais à Israël, l’ennemi de Dieu et se haïssent entre eux. Les exemples sont nombreux dans les pays Arabes et je ne suis pas seul à être désolé et triste de la trahison des Musulmans à l’Islam authentique, comme je ne suis pas seul dans ma douleur à voir les Chrétiens trahirent le vrai Christianisme. Je me suis appuyé, dans mes recherches, sur les paroles de Dieu et sur ses directives, mettant en pratique son commandement de ne discuter des sujets religieux qu’à partir d’un « Livre Lumineux ». Le Livre Lumineux que j’ai pris pour guide est le Coran comme je l’ai mentionné à la page 11 de mon livre où je dis : « Dieu exige des croyants la prudence dans la recherche des vérités spirituelles. Il leur demande de toujours s’appuyer sur les Livres inspirés et d’ignorer les rumeurs propagées par les fauteurs de troubles. Dieu met en garde en disant : ‘Il est des hommes qui discutent de Dieu sans connaissance, sans avoir reçu aucune direction, sans être guidés par un Livre lumineux’ (Coran 22 ; Le Pèlerinage,8). Le Livre lumineux auquel nous avons recours pour comprendre l’esprit du Coran est le Coran lui-même ». Quant à vous, Révérend, cherchant à démontrer à tout prix que l’Évangile est falsifié, vous avez eu recours aux dires de certains « savants occidentaux », négligeant d’avoir recours à ceux de l’Orient comme les deux grands savants musulmans, les Révérends défunts Muhammad Abdo et Afaghani qui ont confirmé avec fermeté l’authenticité de la Bible. Combien j’aurais voulu que vous, en tant qu’homme de religion, me répondiez à partir de textes coraniques. Eux seuls peuvent me convaincre. J’avais pourtant mis en garde les lecteurs de mon livre, en disant qu’un des principes les plus importants dans ma recherche, et cela parce que je tiens avant tout à sauvegarder la foi, consiste dans le retour continuel au texte du Coran pour éviter tout égarement. Le lecteur calme et posé a, sans aucun doute, relevé ce point qui, dans mon optique, est de la plus grande importance. Vous trouvez ce principe mentionné à la page 11 de mon livre. Les savants auxquels vous avez recours dans vos réponses ont égaré beaucoup de personnes. C’est pourquoi - et quel que soit l’éminence de leur science et de leur culture - je leur préfère le Livre lumineux et ses directives. Vous vous êtes efforcé avec un acharnement étonnant à trouver des preuves non coraniques pour démontrer la falsification de la Bible, et particulièrement de l’Évangile, comme si vous en vouliez à ce Livre Saint. Votre travail est condamné par Dieu dans le Coran qui, comme je le démontrerai plus loin, considère « perdants » ceux qui refusent l’Évangile (Coran 2 ; La Vache,121). Vous avez évité de vous référer au Coran et vous vous êtes appuyé sur une longue liste de « savants » occidentaux, anti-bibliques. Permettez-moi donc, Révérend, d’attirer votre attention sur quatre points : 1\. Trouver une preuve de la falsification de l’Évangile - et il n’y en a point - équivaut à contredire le Coran qui l’atteste. Vous présentez la traduction biblique de la Vulgate comme preuve de la falsification des Saintes Écritures. Cette traduction, comme vous le savez, fut faite par St Jérôme, à partir de l’hébreu pour l’Ancien Testament et du grec pour le Nouveau Testament. Traduire la Bible ne signifie pas la falsifier. La traduction a été appelée « Vulgate », c’est-à-dire « populaire », car elle fut traduite en latin, la langue « populaire » et universelle de l’époque. Quel mal y a-t-il à traduire ? Où est la falsification ? Et quel mal y a-t-il à corriger le texte et à l’améliorer après l’avoir traduit ? Le texte de la Vulgate est celui qui existait au temps de Muhammad et qui a été reconnu canonique par le Concile de Trente en Italie en 1546. C’est le texte employé par toutes les Églises chrétiennes catholiques et orthodoxes. Les Protestants en refusent sept livres sans importance de l’Ancien Testament, mais reconnaissent que les autres livres sont canoniques, non falsifiés. Quant aux livres du Nouveau Testament, toutes les confessions chrétiennes sont d’accord sur leur authenticité. 2\. Les « savants » que vous avez mentionnés ne sont que les maillons d’une chaîne d’agents du sionisme international et de la franc-maçonnerie universelle et athée. Beaucoup de ces « savants » se sont infiltrés dans le clergé chrétien, particulièrement catholique, afin d’y semer la confusion et de répandre cette fausse doctrine de la falsification biblique, dont le Coran est innocent. Leurs paroles ne sont pas nouvelles et beaucoup de savants bibliques ont répondu à ces calomnies, comme Jean Daniélou, Karl Rahner, Paul Claudel, l’Ecole Biblique de Jérusalem tenue par les moines dominicains du couvent de St Etienne à Jérusalem, etc. Le Vatican a dénoncé et écarté plusieurs des faux savants que vous citez et a mis en garde contre nombre d’autres. Par ailleurs, les découvertes archéologiques ont démenti vos « savants ». En effet, la découverte des rouleaux de la Mer Morte, datant de 200 ans av. J.-C., prouve l’authenticité de l’Ancien Testament et d’autres découvertes attestent celle du Nouveau Testament, comme je l’ai démontré dans mon livre (paragraphe 3.5.2). Nous aurions apprécié que vous mentionniez le grand savant orientaliste Louis Massignon qui a cru en l’Évangile et au Coran et a pris la défense de l’Islam et de son mysticisme. Cet homme est un apôtre d’ouverture et de paix, d’accord et d’unité entre les croyants de l’Orient et de l’Occident. Il était un orientaliste célèbre qui a gagné la confiance des vrais croyants chrétiens et musulmans. Je ne désire pas m’étendre et mentionner des listes de savants avec leurs paroles - comme vous avez fait - quelles que soient la valeur de leurs arguments et la grandeur de leurs vertus, car je ne m’appuie que sur l’inspiration divine. Je me limite dans la citation des hommes de science pour ne pas imiter l’orgueilleux qui étale ses « muscles » culturels pour impressionner psychologiquement les simples et les naïfs. Avoir recours aux savants n’apportera rien, de toute façon, aux incrédules qui ont « des yeux mais ne voient pas et des oreilles mais n’entendent pas », comme le dit le Seigneur dans son Livre lumineux. 3\. La plupart des savants que vous avez mentionnés attaque non seulement l’Évangile, mais également le Coran. Ils rejettent des doctrines évangéliques attestées par le Coran, comme la virginité de Marie. Ces gens sont les apôtres de la lutte maudite contre l’inspiration coranique. Il est vrai qu’ils reconnaissent l’authenticité du texte coranique, mais ils en renient le contenu. Ils ont mis toute leur recherche au service de l’entité israélienne et prétendent que leurs découvertes conduisent à soutenir Israël. Ils enseignent qu’Israël est le peuple de Dieu et que la Palestine leur revient de droit divin. Ils imposent aux Chrétiens en Occident la solidarité avec les Juifs d’Orient et d’Occident. Ils font pression sur le Vatican - surtout ceux d’entre eux qui y sont infiltrés - pour que celui-ci reconnaisse Israël. Le but de ces « savants », en propageant la doctrine de la falsification, est d’ôter toute confiance en l’Évangile parce que celui-ci dénonce les Juifs. Je vous cite comme exemple ce que le Christ dit aux Juifs qui le refusent : « Vous avez pour père le diable… » (Jean 8,44). Le but ultime de la doctrine de la falsification de l’Évangile est double : 1. Considérer tous les textes anti-israéliens comme falsifiés. 2. Détruire la foi des Chrétiens en Jésus comme Christ, pour aboutir à la présentation du « Christ » sioniste considéré par l’Évangile comme l’Antichrist, Jésus étant le vrai Christ comme le confirme aussi le Coran. L’infiltration des savants sionistes ou sionisés jusqu’au coeur de l’Église a porté beaucoup de fruits. Vous n’ignorez certes pas, Révérend, que le concile Vatican II a émis une déclaration de déculpabilisation des Juifs en 1964. Dernièrement encore, le 25 juin 1985, le Vatican a émis une déclaration où il demande aux Chrétiens de se rapprocher des Juifs. À ce propos, je vous réfère à l’article de M. Youssef Elias Daher dans le journal « Al-Saphir » en date du 10-11-1985. Le titre de l’article est : « Les dernières déclarations du Vatican sur l’attitude envers les Juifs ». Je mentionne cela pour que nous soyons plus prudents et que nous n’ayons recours qu’au Livre lumineux pour éviter le châtiment des apôtres égarés de la falsification et de ceux qui y croiront. 4\. Comment la Bible serait-elle falsifiée alors que le Coran dit : « Ceux à qui nous avons donné le Livre (*la Bible*) le lisent correctement ; ceux-là y croient et ceux qui n’y croient pas sont les perdants » (Coran 2 ; La Vache,121). Les « perdants » auprès de Dieu ne sont pas ceux qui prennent la défense de la lecture correcte de la Bible, mais les impies qui la calomnient sous prétexte de falsification. Dieu dit encore dans le Coran : « Que les gens de l’Évangile jugent d’après ce que Dieu y a révélé. Ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a révélé, ceux-là sont des impies ». (Coran 5 ; La Table servie,47). Dieu voudrait-il que l’on juge d’après ce qui est falsifié ?! Celui qui croit au Coran - ou qui prétend y croire - comment pourrait-il croire en la falsification de la Bible, alors que le Coran l’atteste et la certifie, témoignant qu’elle est lue « correctement » ? Cela ne signifie-t-il pas que le Coran bénit et approuve le texte de l’Évangile ? Quelle preuve supplémentaire vous faut-il, Révérend, que le témoignage de Dieu lui-même ! Quant à moi, je me suffis de la garantie du Coran contre tous errements et je m’en suffis comme garantie de la véracité de mes paroles. Vous avez dit à mon égard : « Il a trébuché et a côtoyé la vérité dans ses paroles ». Comment prétendez-vous cela quand j’ai basé mes recherches sur le Coran ? Je n’ai pas côtoyé la vérité ; celle-ci est dans le Coran et ma recherche émane de ce saint Livre. D’autres côtoient la vérité en choisissant de suivre l’égarement des savants au lieu de questionner le Coran. J’ai choisi pour ma part l’honneur de me référer au Coran et de me résigner à son contenu sans résistance et sans compromis. Vous m’avez critiqué, Révérend, car j’ai écrit que le Coran, parlant des sacrifices d’animaux, disait : « Dieu ne se laisse pas toucher par leur chair et par leur sang » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,37). Pourquoi déversez-vous votre colère sur moi, quand je ne fais que mentionner un verset coranique ? Votre révolte ne m’atteint point car elle est dirigée contre les paroles de Dieu. Lui seul vous répondra comme il sied à sa Majesté. Ensuite vous avez renchéri quand j’ai écrit que Dieu dans le Coran dirige l’homme vers la monogamie et non la polygamie. Dieu dit à ce propos : « Si vous craignez d’être injustes (*envers vos femmes*) n’en épousez qu’une seule » (Coran 4 ; Les Femmes,3)… « et vous ne pourrez jamais être équitables envers vos femmes même si vous y veillez » (Coran 4 ; Les Femmes,129). Dieu en disant : « Vous ne pourrez jamais être équitables envers vos femmes même si vous y veillez », éloigne le croyant de la polygamie. Mais aussi faut-il que ce croyant soit intelligent, perspicace et capable de saisir l’intention de Dieu au premier signe divin. J’ai mentionné ces versets du Coran dans mon livre, m’y appuyant dans des recherches sincères. Mais vous m’avez attaqué avec virulence, sans mentionner un seul verset coranique convaincant, et avez eu recours aux poèmes des poètes. La faiblesse de votre argumentation coranique n’a fait que renforcer ma conviction d’être dans la bonne voie et ma détermination d’aller de l’avant. Vous vous êtes aussi emporté contre moi car j’ai dit que le divorce, qui avait été anarchique à l’époque de l’ignorance arabe, est méprisé aujourd’hui dans le monde arabe, après le passage du souffle vivifiant du Coran. Qu’y a-t-il dans ces propos pour vous mettre tellement en colère ? Je vous rappelle les paroles du noble prophète Muhammad dans ses Discussions : « Pour Dieu, le divorce est la plus odieuse des choses permises (*des ‘permissibles’*) ». Je n’ai pas à commenter ces paroles prophétiques car il y a une sagesse pour ceux qui sont capables de comprendre. Vous dites dans votre réponse (revue N°9 p.82) que Dieu n’a pas de ressemblance et pas d’image, le Nouveau Testament ayant franchement déclaré en plusieurs endroits que la vision de Dieu en ce monde est impossible. Le verset de Jean 1,18 dit : « Nul n’a jamais vu Dieu ». Pourquoi, Révérend, ne mentionnez-vous que la moitié du verset qui semble vous donner raison sur l’impossibilité de voir Dieu et non, tout le verset qui contredit votre prétention : « Nul n’a jamais vu Dieu : le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » ? Et pourquoi ne mentionnez-vous pas les paroles de Jésus, le Christ, à ses apôtres dans Jean 14,9 : « Qui m’a vu a vu le Père » ? En éliminant les versets évangéliques qui contredisent vos idées, votre recherche devient subjective et dépourvue de toute crédibilité. Comment donc accusez-vous les autres d’escamotage ? Vous me direz que vous ne croyez pas aux versets que vous n’avez pas mentionnés car ils sont falsifiés !… Très bien ! Si l’Évangile est falsifié, alors il ne faut pas le mentionner du tout. Je vais donc discuter avec vous par le meilleur des arguments en attirant votre attention sur ce que rapporte l’interprétation coranique des Jalalein à propos du premier verset du chapitre « Le Voyage Nocturne ». Muhammad y dit : « J’ai vu mon Dieu tout-Puissant ». Mon unique commentaire à ce propos, qui contredit votre affirmation, est le suivant : La vision de Dieu en ce monde est possible et de fait, a eu lieu. Le Nouveau Testament, contrairement à ce que vous prétendez, ne nie pas cette possibilité… si ce n’est pour les impies et les malfaiteurs, mais non pour les hommes à la conscience pure. En effet, Jésus, le Christ, a dit : « Heureux les coeurs purs car ils verront Dieu » (Matthieu 5,8). Mais vous allez certainement me trouver des arguments philosophiques et scientifiques pour nier la possibilité de voir Dieu. Je laisse ces faux arguments à ceux qui les apprécient. Quant à moi, je ne prête l’oreille qu’à l’Évangile, au Coran et aux Discussions spirituelles du prophète Muhammad. Dans votre réponse, vous avez mentionné « l’évangile » de Barnabé et toute une liste d’autres évangiles non canoniques pour les Chrétiens. Vous semblez mettre ces derniers sur le même niveau que les Évangiles canoniques, sinon encore plus hauts pour vous. Pourquoi n’avez-vous pas dit au lecteur ce que j’ai expliqué dans mon livre à propos du faux évangile de Barnabé ? J’ai démontré que cet « évangile » est un faux témoignage contre l’Évangile et le Coran car il affirme que Jésus n’est pas le Christ. J’ai mentionné, en outre, les versets de ce pseudo-évangile qui le prétendent, concluant que ces enseignements sont contraires à ceux de l’Évangile qui annonce que Jésus est vraiment le Christ, et sont également contraires aux enseignements du Coran qui affirment que Jésus - et nul autre - est le vrai Christ. Vous savez, Révérend Cheikh, que beaucoup de Musulmans croient que « l’évangile » de Barnabé est le seul vrai. Pourquoi avez-vous tenu secret la vérité sur cet « évangile » ? Pourquoi ne l’avez-vous pas révélée aux lecteurs, les laissant dans l’ignorance ? Pourquoi avez-vous concentré vos attaques sur les vrais Évangiles ? Pourquoi cacher la vérité quand vous êtes un guide spirituel ? Pourquoi ? Je souligne que j’ai écrit mon livre, convaincu que le précieux Coran n’est la propriété de personne, et que l’Islam n’est le monopole de personne. J’ai voulu les présenter comme je les vois et les comprends. J’ai exposé mes arguments avec sincérité et ai dépeint le beau et tendre visage de Muhammad comme je l’ai connu et aimé, afin que ceux qui se font de lui une fausse image - par la faute de certains qui ont défiguré le Coran, l’Islam et Muhammad - puissent également l’aimer. Mon livre contient une nouvelle recherche et un nouveau concept. J’ai attiré l’attention sur des points importants demeurés longtemps obscurs. En les découvrant, beaucoup se sont réveillés et se sont réjouis. Nul ne pourra jamais éteindre ce rayon de lumière. Vous m’avez répondu avec une logique et des enseignements caducs qui ne convainquent que ceux qui sont voués à la perdition. Car il est révolu, le temps de la logique fanatique qui s’en prend aux Livres inspirés. Cette logique a échoué… et d’où lui serait-il donné de réussir ? Voici que les Livres célestes vont leur chemin, défiant le temps, les ennemis et les évènements. Ils n’ont besoin du témoignage d’aucun homme pour demeurer ; Dieu les protège et les confirme et toute conscience sincère et mûre y croit. Beaucoup par le passé proche et lointain ont attaqué l’Évangile ; ils ont sur terre des descendants et des disciples. Mais l’Évangile demeure comme un rocher sur lequel vient se fracasser l’ennemi entêté. Beaucoup ont attaqué et continuent d’attaquer le Coran. Mais il est ce même rocher qui déchire les fanatiques qui le combattent. Je vous remercie, Révérend Cheikh, de votre réponse. Vous vous êtes donné de la peine et avez recherché. Je vous remercie car votre réponse a tranquillisé mon coeur et a confirmé ma foi. À présent, je suis encore plus attaché au contenu de mon livre qu’auparavant, ayant constaté la faiblesse, sinon l’absence, de tout argument contraire valable. Bien entendu, je ne m’attends pas à ce que tous les Musulmans et tous les Chrétiens partagent mes convictions. Ceci n’est pas le plus important. Je n’attends pas que tous soient d’accord avec ce que j’ai écrit. Beaucoup de ceux qui m’ont loué ne partagent pas tous mes points de vue. Ceci est naturel et même positif. Mais ce qui demeure important, c’est la liberté d’émettre des opinions avec conviction et d’échanger des propos avec amour, sans attaquer les autres et les accuser d’escamotage ou autre. Car la religion, en fin de compte, c’est d’agir envers les autres par le « meilleur » des comportements. Je suis donc pleinement disposé à rencontrer votre Révérence, si vous le voulez bien et si vous pensez que cela peut être utile, dans le cadre d’une discussion calme et chaleureuse. Nous pourrions échanger les idées librement, loin de toute contorsion, fanatisme ou provocation, à condition toutefois que notre discussion se fasse sur la base d’un « Livre lumineux » et qu’elle ne se base pas sur les dires des poètes, des philosophes et des savants, parce que j’en ai assez. Et parce que tel est le commandement de Dieu. ## Réponse du Cheikh KR J’ai lu dans un journal, la réponse de Pierre aux points qu’il a, à nouveau, suscités, quoique j’y aie répondu dans la revue. Dans sa réponse, Pierre m’accuse de m’être emporté. Je lui dis avec amour et sincérité que je n’ai pas d’intérêt à cela, sauf celui de manifester la vérité. En répondant, je n’ai pas outrepassé les droits de la politesse et de la discussion, appuyés par la logique et la bonne réflexion. J’ajoute que Pierre a critiqué mon style dans les discussions, mais il est tombé dans le même piège. Le proverbe dit : « Ne critique pas une morale pour tomber dans la même faute ». Quant à ce que dit longuement Pierre à propos de conciliation entre les croyants, je vais résumer ainsi : La conciliation entre les croyants doit être faite sur des bases saines et stables que les tempêtes ne peuvent ébranler. Ceci est admis par tous les gens sages. Je fais donc appel à toutes les personnes justes : Comment peut-on concilier entre la croyance en l’Unique et celle du Triple ? Entre ceux qui nient la crucifixion et ceux qui l’affirment ? Entre ceux qui croient en un Dieu unique qui n’a ni épouse, ni enfant et ceux qui affirment le contraire ? Entre ceux qui disent dans la Messe : « Marie, Mère de Dieu » et ceux qui le nient, disant que Dieu est au-dessus de tout cela ? Ce ne sont que quelques exemples des questions doctrinales controversées entre Chrétiens et Musulmans. Oui, on peut rapprocher et mettre l’accord en cultivant l’amour entre les hommes car l’homme, bon gré mal gré, est le frère de l’homme. Ceci est possible sur la base des paroles de Dieu qui dit : « Ô hommes ! Nous vous créâmes homme et femme et fîmes de vous des peuples et des tribus pour que vous vous connaissiez ». Dieu dit encore : « Dieu ne vous défend pas de fréquenter ceux qui ne vous attaquent pas dans la religion, ni ne vous chassent de vos maisons. Soyez justes envers eux, car Dieu aime les justes ». Si la croyance de certains s’oppose à celle d’autres, cela signifie-t-il que de l’animosité, des combats, de l’exil et du dépouillement d’autrui doivent régner ? Certes non ! L’unité de l’inspiration divine fait partie de la doctrine du Musulman ; il y croit donc et s’il attaque ou méprise un des prophètes de Dieu, il renie l’Islam et tombe dans l’hérésie et l’apostasie. Il y a eu entre les Musulmans arabes et non arabes d’une part et Israël et les sionistes d’autre part une animosité et des combats dès l’aube de l’Islam et jusqu’à nos jours. Malgré cela, si un Musulman ose attaquer Moïse, le prophète de Dieu, il apostasie et est excommunié de l’Islam. L’unité de l’inspiration est une doctrine décrétée par le Coran et affirmée par notre prophète et le prophète de Dieu, Muhammad. J’ai démontré en détail dans la revue les éléments de cette recherche et je ne vois pas de raison pour me répéter. Pierre a suscité une interprétation et des questions sur ce que Dieu avait dit : « Ô vous qui avez reçu le Livre, croyez en ce que nous avons inspiré attestant ce qui est avec vous » (Coran 4 ; Les Femmes,47). Les interprètes ont mentionné à quelle occasion cette inspiration fut donnée : « Ibn Isaac a dit : Le prophète a parlé à des chefs juifs et leur a dit : ‘Ô Juifs, craignez Dieu et résignez-vous à Dieu ; vous savez que ce que je vous porte est la vérité’. Ils dirent : ‘Nous ne savons pas cela Muhammad’. Ils apostasièrent, ils n’ont pas su et s’entêtèrent dans l’apostasie. Dieu a donc inspiré ce verset ! ». Quant à la confirmation en question, dans le verset, elle signifie : Leur connaissance de la qualité du prophète et leur entêtement malgré cela à demeurer dans l’apostasie. Dieu a encore dénoncé, dans plusieurs versets, ceux qui falsifient la Bible. Nous nous suffisons de mentionner le verset suivant : « Malheur à ceux qui écrivent le Livre de leur main et ensuite disent : ‘Ceci vient de Dieu’ pour gagner un argent malhonnête. Malheur à eux de ce qu’ont écrit leur main et malheur à eux du profit acquis ». Dieu a invité les gens du Livre par cet appel : « Ô gens du Livre, venez à une parole d’entente entre nous et vous, que nous n’adorions que Dieu, ne Lui associons aucune chose, et que nous ne nous rendions pas seigneurs les uns par rapport aux autres, à la place de Dieu ». Cette invitation divine est toujours valable et la porte est toujours grande ouverte à ceux qui veulent y répondre. Quant au verset auquel s’est référé Pierre : « Ceux à qui nous avons donné le Livre le lisent correctement ; ceux-là y croient et ceux qui n’y croient pas sont les perdants », Katada l’a interprété ainsi : « Ce sont les amis du prophète ; le livre c’est le Coran ». Abou Moussa El-Ashaari a dit : « Celui qui suit le Coran est conduit par lui dans les prés du Paradis ». Omar Ibn-El-Khattab a dit : « Ce sont ceux qui, en lisant un verset de miséricorde, la demandent à Dieu, ou un verset de châtiment, ont recours à Dieu ». Pierre a fait des commentaires sur la polygamie, se référant au verset du chapitre des Femmes « Vous ne pourrez jamais être équitables envers vos femmes même si vous y veillez ». Être équitable ici, signifie le penchant du coeur (c’est-à-dire une affection égale est impossible). Ceci est un fait que l’homme ne contrôle pas, mais que Dieu seul maîtrise. Le prophète Muhammad a eu plusieurs femmes ; de même ses successeurs et cela ne leur fut pas défendu. Pierre a encore parlé de la vision de Dieu en ce monde. Cette question est controversée par les savants. Ce que nous penchons à croire, je dirais même ce que nous préférons croire, c’est que la vision de Dieu est défendue en ce monde, et que sa vision dans l’autre est sans aucune comparaison possible, selon la parole de Dieu : « Rien ne lui est semblable ; il voit et entend tout ». Il y a encore d’autres questions qui ne méritent pas qu’on s’y attarde longuement, car ma réponse au livre a couvert tous les sujets. Je remercie Pierre et le félicite de tout coeur pour les belles paroles exprimées, entre autres celle disant que l’Antichrist est le Christ des Juifs. Je le remercie d’exprimer franchement sa foi au Coran et de manifester son amour pour le prophète Muhammad et pour ses frères, les autres prophètes. (Le Cheikh KR termine en remerciant pour l’invitation à un dialogue chaleureux et par des formules de politesse). ## Deuxième réponse au Cheikh KR Révérend Cheikh KR, j’ai lu votre réponse dans un journal. Je me réjouis de ce que vous êtes d’accord sur le fait que l’Antichrist est le « christ » sioniste, l’État d’Israël fabriqué de toutes pièces. Ma première réponse était une indication de cet état satanique et la dénonciation de son charlatanisme et de son injustice. Je me permets de vous envoyer mon livre « L’Antichrist dans l’Islam », car notre bien-aimé prophète Muhammad en a parlé dans ses Discussions. Ses paroles prophétiques permettent de conclure que l’Antichrist est l’État d’Israël. Toutefois, cette croyance implique beaucoup d’engagements nouveaux sur les plans religieux et spirituels, et cela ne convient pas à ceux qui sont lésés par ces bouleversements. L’apparition de l’Antichrist signifie que nous sommes arrivés au temps de corruption contre lequel le Seigneur Jésus, le Christ, ainsi que le prophète Muhammad nous mirent en garde. Avec l’apparition de ce charlatan, commence donc dans le monde, une ère nouvelle où Dieu seul est le successeur de tous les prophètes et de Muhammad, comme ce dernier l’a révélé lui-même. Cette succession de Dieu, pour les croyants, vise à les libérer de l’hégémonie de la prétendue succession humaine qui les exploite : les commerçants de religion et les mercenaires qui continuent à lier la conscience des pauvres et des simples avec des chaînes que Dieu seul peut rompre. Telle est la sagesse divine qui, aujourd’hui, ouvre une porte nouvelle pour accueillir les coeurs aspirant à se libérer du poids de la matière, et s’envoler vers les hauteurs, vers Dieu, afin de vivre en sa présence, en sa compagnie divine éternellement, et dès à présent. Toute prétention humaine à une quelconque succession prophétique est donc vaine aujourd’hui, car le prophète Muhammad dit dans sa Discussion (1806) : « Je ne crains pour vous que l’Antichrist. S’il apparaît pendant que je suis avec vous, c’est moi qui réfuterai ses arguments, mais s’il apparaît quand je ne serai plus avec vous, alors ce sera à chacun de trouver les arguments (*contre lui*) et **Dieu sera alors mon successeur** auprès de chaque Musulman ». Or l’Antichrist est apparu ! Donc le successeur de Muhammad aujourd’hui est Dieu. Cela dit, je réponds successivement, aux points que vous avez suscités dans votre réponse au journal : 1\) Vous dites : « La conciliation entre les croyants doit être faite sur des bases saines et stables… Comment peut-on concilier entre la croyance en l’Unique (Dieu) et celle du Triple ? Entre ceux qui nient la crucifixion et ceux qui l’affirment ? Entre ceux qui croient en un Dieu unique qui n’a ni épouse, ni enfant et ceux qui affirment le contraire ? Entre ceux qui disent dans la Messe ‘Marie, Mère de Dieu’ et ceux qui le nient…? » Ma réponse est la suivante : A) L’unité de l’inspiration biblico coranique que je prêche est la base stable et inébranlable pour concilier les croyants entre eux. Par contre, le principe de la falsification de l’Évangile sur lequel vous vous appuyez n’est pas une base stable pour la conciliation car elle contredit à la fois le Coran et l’Évangile. Elle est rejetée par beaucoup de savants musulmans (dont j’ai mentionné les religieux musulmans : Muhammad Abdo et Afaghani) et de Chrétiens. B) La conciliation entre la croyance en l’unicité (divine) et la triplicité (trois dieux) est impossible, mais par contre la réalité du Dieu Unique et Trinitaire est un fait révélé par Dieu et je l’ai expliquée dans mon livre « Regard de foi sur le Coran ». J’en résume l’explication ainsi : L’homme, sa parole et son esprit ne sont qu’une seule et même personne, non pas trois personnes. De même, Dieu, sa Parole et son Esprit sont une seule et même essence. Dieu a révélé cela afin que nous sachions que le Christ est la Parole de Dieu et son Esprit, non la Parole et l’Esprit d’un autre Dieu. Aucun autre prophète n’a été ainsi qualifié. C) Il est impossible de concilier entre « ce » qui nie la crucifixion et « ce » qui la confirme, mais nous devons travailler à unir « ceux » qui nient le fait et « ceux » qui le confirment. J’ai expliqué dans mon livre que la formulation du Coran à propos de la mise en croix du Christ laisse la porte ouverte à l’interprétation suivante : Les Juifs n’ont pu atteindre le message du Christ en le tuant. Car le Coran a parlé, ailleurs, de la mort et de la résurrection de Jésus, comme je l’ai expliqué. Ceci confirme les paroles bibliques. De toute façon, croire ou ne pas croire que le Coran nie la crucifixion n’est pas un obstacle pour croire en l’unité de l’inspiration quand on est mûr et libéré du fanatisme. À moins d’être du nombre de ceux qui adorent Dieu à la lettre, non de ceux qui recherchent l’intention divine à travers les mots. Je vous rappelle encore que le Coran a condamné les adorateurs de Dieu selon la lettre, en disant : « Il en est qui adorent Dieu, mais à la lettre. Si un bien les atteint, ils s’en rassurent ; et si un mal les atteint, ils tombent sur la face, dans ce monde et dans l’autre. Voici manifestement les perdants ». (Coran 22 ; Le Pèlerinage,11) D) L’Évangile ne prêche pas que Dieu a une épouse avec qui il a des rapports sexuels et de laquelle il enfante, comme vous le laisser entendre. J’en parle dans mon livre à propos du titre de Fils de Dieu, expliquant que le Christ est né de Marie, non par l’intermédiaire d’un homme, mais par une parole de Dieu qui a dit : « Sois ! Et cela fut ». Cette vérité nous a été révélée par la Bible et le Coran. E) Je n’accuse pas ceux qui disent « Marie est Mère de Dieu », et ne les qualifie pas d’impies qui associent à Dieu d’autres dieux. Ces croyants s’appuient sur l’inspiration évangélique à propos de l’incarnation de Dieu, non l’incarnation d’un des dieux - ceci aurait été de l’« association » c’est-à-dire associer à Dieu d’autres dieux - car il n’y a qu’un seul Dieu. L’incarnation divine a eu lieu dans le corps du Christ. Cette révélation est claire : elle est refusée par certains qui ne la comprennent pas selon la sagesse de la religion divine qui confond les philosophes de la falsification de l’Évangile. Ils en portent la responsabilité ; le Coran n’y est pour rien dans cette calomnie de la falsification. Marie est la Mère du corps du Christ, créé comme fut créé Adam ; elle n’est pas la mère de l’Esprit Divin qui a animé ce corps et l’a employé comme un instrument pour propager sa lumière dans le monde. La qualité de « Mère de Dieu » attribuée à Marie est une qualité temporelle, non éternelle, de celle que « Dieu a choisie… et élue parmi toutes les femmes de l’univers » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,42). Elle, seule, a été ainsi choisie pour des raisons profondes inspirées par Dieu, des raisons acceptées par les hommes spirituels et rejetées par les matérialistes. Et que comprennent ceux qui y voient clair. Marie n’est que la « Servante de Dieu » comme elle-même le dit dans l’Évangile. Elle est une créature comme tous les êtres humains et ne diffère des autres que parce qu’elle seule a été choisie pour être la Mère temporelle de Celui qui est la Parole de Dieu et l’Esprit de Dieu, parmi les hommes. C’est la raison pour laquelle, le prophète Muhammad, béni soit-il, admirable dans sa perspicacité et son discernement, avait dit : « Nul homme ne naît sans que le diable ne l’atteigne, dès sa naissance et il crie à cause de cette atteinte satanique : à l’exception de Marie et de son fils ». Ce verset des Discussions est rapporté dans l’interprétation des « Jalalein », après le verset 31 de la Sourate de la Famille d’Imran. Tout homme perspicace, doué d’un certain discernement, pourra comprendre pourquoi, seuls Jésus et Marie n’ont pas été touchés par le diable. Après vous avoir présenté mes arguments sincères, je déclare : Travaillons d’abord à unir les croyants d’un même bord, car dans notre malheureux Liban - comme à l’extérieur - les confessions qui croient en une même doctrine s’entretuent et s’exilent mutuellement, dans une guerre fratricide. C’est pourquoi, je suis pleinement d’accord avec vous, Révérend, quand vous dites : Il est possible de rapprocher et de concilier en cultivant l’amour entre l’homme et l’homme, vous référant à des versets coraniques. C’est à cela que je travaille aussi, avec l’aide de Dieu ; car il n’y a pas d’obligation dans la religion ! (Coran 2 ; La Vache,256). La religion est à Dieu, la terre et la patrie sont pour tous et je crois en la coexistence pacifique entre le croyant et l’athée, si le comportement mutuel est bon. Car Dieu seul est le juge des consciences et il sera beaucoup demandé à celui qui aura beaucoup reçu et beaucoup cru !… 2\) Vous dites : « L’unité de l’inspiration est une doctrine décrétée par le Coran et affirmée par notre prophète et le prophète de Dieu, Muhammad ». Je ne désire pas entrer dans une compétition malsaine et comparer les Livres inspirés, ou les prophètes, m’enfonçant alors dans une surenchère que la religion et les prophètes condamnent. Mais je pose la question suivante à votre Révérence : Comment pouvez-vous conciliez entre l’unité de l’inspiration en laquelle vous croyez et la doctrine de la falsification de l’Évangile que vous prêchez ? Vous parlez comme si Dieu Tout-Puissant était impuissant à sauvegarder son inspiration de la falsification. 3\) Vous dites : « Pierre a suscité une interprétation et des questions sur ce que Dieu avait dit : ‘Ô vous qui avez reçu le Livre (*la Bible*) croyez en ce que Nous (*Dieu*) avons inspiré (*le Coran*) attestant ce qui est avec vous (*la Bible*)’ ». Vous avez expliqué ce verset ainsi : L’attestation du Coran ne se réfère pas à la Bible, mais à Muhammad, que « des chefs juifs » ont quand même renié. Or, dans l’interprétation des Jalalein, nous trouvons le contraire de votre affirmation. Il y est écrit : « Ô vous qui avez reçu le Livre croyez en ce que nous avons inspiré attestant ce qui est avec vous (*la Torah*) » (Coran 4 ; Les Femmes,47). L’attestation coranique vise donc bien la Bible, comme je l’ai dit. Je n’ai pas côtoyé la vérité dans ma recherche, comme vous m’en accusez. Cette attestation de la Bible - non de Muhammad - par le Coran ressort des paroles de ce verset même où Dieu invite les gens de la Bible à croire en « ce » qu’il a inspiré (c’est-à-dire le Coran), attestant « ce » qu’ils ont avec eux (c’est-à-dire la Bible). L’indicatif « ce » ne s’applique pas à une personne. Si le verset visait Muhammad, il aurait dit : « **Celui** qui est avec vous » et non « ce qui est avec vous ». En plus, Dieu dit : « attestant ce qui est avec vous » ; or le prophète Muhammad n’étaient pas avec ces Juifs qui le reniaient. Ce qui était avec eux, en leur possession, en toute sincérité et droiture était la Bible. Je termine ce sujet important en signalant ce qui suit : Si le verset coranique avait l’intention d’indiquer Muhammad, il aurait été inspiré par exemple ainsi : « Ô vous qui avez reçu le Livre, croyez en ce que Nous avons inspiré, attestant celui (*Muhammad*) que vous prenez en haine et combattez ». 4\) Vous dites : « Quant au verset auquel s’est référé Pierre : ‘Ceux à qui nous avons donné le Livre, le lisent correctement’, Katada l’a interprété ainsi : ‘Ce sont les amis du prophète’; le livre est le Coran » ! (non la Bible). Je vous réponds que l’interprétation de ce verset par les Jalalein dit qu’il a été inspiré à propos d’un groupe venu d’Éthiopie et converti à l’Islam. Or nous savons que les habitants de l’Éthiopie étaient des Coptes, des Chrétiens, et leur Livre était donc la Bible. Le fait qu’ils soient devenus musulmans, c’est-à-dire qu’ils aient reconnu Muhammad comme prophète de Dieu, est une preuve qu’ils n’étaient pas encore musulmans, amis du prophète, et que par conséquent le Livre en question est bien la Bible. Par ailleurs, le Coran n’avait pas encore été groupé en un livre. Ceci n’a été fait que bien plus tard, sous Osman Ibn Affan. C’est pour cela que moi et d’autres avons une opinion bien différente de celle de Katada et suivons l’avis des Jalalein. 5\) Vous affirmez que l’interprétation du verset coranique suivant : « Vous ne pourrez jamais être équitables envers vos femmes même si vous y veillez » est la suivante : « Être équitable ici, signifie le penchant du coeur ». Je réponds : Soit ! Mais Dieu dit quand même : « Si vous craignez d’être injustes du point de vue affectif, le penchant du coeur, il faut une seule épouse » et puis Dieu ajoute : « Vous ne pourrez jamais être équitables envers vos femmes même si vous y veillez ». Il ne faut donc prendre qu’une seule femme. Ajoutez à cela qu’il est plus facile d’être juste et équitable dans les choses matérielles que dans le domaine affectif. Si l’interprétation exacte était le penchant du coeur, à plus forte raison faut-il n’épouser qu’une seule femme, car l’affection - pour les gens spirituels, non pour les sensuels - est plus forte et plus importante que la matière. Une jurisprudence (Fatwa) du ministre égyptien des affaires religieuses (Wakf), le Dr El Ahmadi Aboul Nour, publiée dans le journal « Aliwaa » du 20 Décembre 1985 consolide encore ma conviction. Il écrit, en effet : « Certains s’imaginent que lorsque Dieu leur a donné une largesse financière, il leur est permis d’épouser une seconde femme, surtout s’il y a eu avec la première une répulsion ou des divisions. Nous pouvons dire que lorsqu’il n’y a pas de justification acceptable à la polygamie, celle-ci devient défendue et constitue un péché ». Le Dr Aboul Nour mentionne les raisons « de troubles et de zizanies, qui remplacent le calme et la stabilité et sèment la haine et la dureté » dans le second mariage. Il cite comme exemple vivant celui d’un employé qui, après son second mariage, a négligé sa première famille. Celle-ci s’est effondrée et lui de même. Ce n’est qu’un des nombreux exemples du mal dû au deuxième mariage. Si telle est la condition du deuxième mariage qui, selon la décision de ce ministre, - qui fait autorité dans un des plus grands pays musulman - est défendue et constitue un péché, que dire alors du troisième et du quatre mariage ? J’en conclus que le plus odieux des « permissibles » pour Dieu, après le divorce, est la polygamie. Pour justifier la polygamie, vous vous référez aux nombreuses épouses du prophète Muhammad. Or celles-ci, comme vous le savez, étaient plus nombreuses que quatre et dépassaient donc le nombre limité par le Coran. Votre argumentation sur ce point n’est pas convaincante, car les mariages du prophète avaient pour but d’unifier les tribus opposées et de les réconcilier par la parenté matrimoniale. Ils n’étaient pas dus à une séduction ou un penchant du coeur. Et ce que Dieu a permis à Muhammad, son prophète et le nôtre, il ne le permet pas à tous les hommes, car il n’y a plus de raison valable aujourd’hui à cela. Les versets coraniques eux-mêmes nous éclairent et jugent entre vous et moi. 6\) Vous dites à mon propos : « Il a encore parlé de la vision de Dieu en ce monde. Cette question est controversée par les savants. Ce que nous penchons à croire, je dirais même : ce que nous préférons croire, c’est que la vision de Dieu est défendue en ce monde ». Ma réponse est que les opinions des « savants », comme vous le savez, ne m’intéressent pas car je ne désire pas philosopher autour d’un sujet tranché par l’inspiration divine et par les prophètes, très simplement. Dans mon précédent article, j’ai intentionnellement mentionné la parole du prophète Muhammad dans l’interprétation des Jalalein du premier verset du chapitre « le Voyage Nocturne » où il dit : « J’ai vu mon Dieu ». Je fais confiance à l’expérience des prophètes sans écouter les savants et les philosophes qui veulent m’empêcher de voir Dieu. Je déploie donc les ailes et m’envole pour répondre à l’appel adressé par Dieu et ses prophètes aux coeurs purs, leur demandant de s’élever et de sublimer leurs pensées au-delà de la matière et de la logique restreinte des hommes. J’escalade les sommets afin de pouvoir contempler mon Dieu, aidé par sa sainte et toute puissante grâce. Je mentionne ici un exemple pour clarifier ma pensée : Il s’agit d’un dialogue entre un aveugle et un clairvoyant. Le voyant dit à l’aveugle : « Regarde comme le soleil est beau à son lever ! » L’aveugle répond : « Non, personne ne peut voir le soleil ». Le voyant reprend : « Mais si ! Je le vois ! ». Et l’aveugle : « Mais non, personne ne le voit ! ». Je dis que les deux ont raison. Le clairvoyant voit et s’en réjouit ; et l’aveugle ne voit pas. L’important est de mettre, si possible, la paix entre les deux, laissant le voyant se réjouir de sa vision et en priant pour la guérison de l’aveugle. Par cet exemple, je ne veux porter atteinte à personne, croyez-moi. Je le cite, étant obligé de clarifier ma réponse, et le fais avec grand amour, non pour confondre. Mon but n’est pas d’offenser, mais de témoigner pour une vérité. Aussi, ni dans ma réponse actuelle, ni dans la première, je n’ai eu l’intention de blesser qui que ce soit, comme vous m’en accusez. Oui, j’ai essayé de témoigner, et avec fermeté, mais avec grand respect, en faveur de l’unité de l’Inspiration Divine pour honorer Dieu avant de plaire aux hommes. Je désire, toutefois, m’excuser d’avance auprès de ceux qui se sentiront visés par l’exemple donné, répétant encore que telle n’est pas mon intention. Mais je crois aux prophètes et en ce que Dieu leur a révélé et je déploie tout mon effort pour inviter les croyants à s’élever vers les plus hauts sommets de l’Esprit, afin d’être en compagnie du Créateur, comme l’ont fait beaucoup de croyants et de mystiques - Chrétiens et Musulmans - dont le mystique musulman El Hallaj. 7\) Vous prétendez avoir répondu en détail dans la revue à la question de l’unité de l’Inspiration Divine. Mais vous ne l’avez pas du tout fait. De même, vous évitez de répondre à mes remarques sur le prétendu évangile de Barnabé que vous avez mentionné et que j’ai démontré être un faux ; vous avez encore évité de répondre au sujet de l’impossibilité d’annuler la « loi » de Jésus, qui n’a pas d’autre loi que celle de l’amour et de la justice, non de culte et de tradition matérielle qu’il faut annuler. 8\) Dans votre cinquième réponse à mon livre vous prenez la défense du Coran et parlez longuement de sa grandeur, de son influence sur la langue arabe et du style impeccable du prophète Muhammad. Vous présentez tout cela en laissant croire au lecteur que je n’en suis pas convaincu. Pourtant, je n’ai jamais abordé ces sujets dans mon livre, croyant fermement au fait miraculeux du Coran, à son génie littéraire et spirituel, convaincu qu’il a vraiment été inspiré à notre cher prophète Muhammad. Ma foi en cela est totale. Or, voici que vous présentez ces sujets dans le cadre de votre réponse à mon livre, comme si je n’y croyais pas. Vous avez donc intentionnellement poursuivi votre détermination à défigurer le contenu de mon livre. 9\) Quant aux quelques exemples que vous avez cités dans votre cinquième réponse sur la question de la Table Céleste (l’Eucharistie), ils signifient simplement que les efforts d’interprétation se poursuivent toujours. Ne découvriront la vérité sur cette « Table Céleste » que ceux qui s’humilient et demandent à l’Évangile son vrai sens car, comme vous le dites (p.95 de votre 5e réponse) : « L’opinion générale à propos de cette Table est qu’elle est descendue du Ciel avec, au-dessus, une nourriture consommable dont Dieu seul connaît l’essence ». Dieu en a défini l’essence dans les Évangiles de Jean au chapitre 6,51-63, de Matthieu au chapitre 26,26-29, de Luc 22,19-20 et de Marc 14,22-25 ainsi que dans la première lettre de Paul aux Corinthiens : 1 Corinthiens 11,17-33. Pourtant certains n’y croient pas et la refusent, comme l’ont refusée les Juifs autrefois et bien d’autres, aujourd’hui encore. J’ai expliqué le sens de cette Table céleste dans mon livre (paragraphe 4.3). 10\) Vous réitérez dans votre cinquième réponse l’appel du Coran qui invite « les gens du Livre à une parole d’entente entre nous et vous, que nous n’adorions que Dieu, ne Lui associons aucune chose, et que nous ne nous rendions pas seigneurs les uns par rapport aux autres, à la place de Dieu » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,64). Remarquez que le Coran, sachant que les gens de la Bible n’associent « personne » à Dieu, leur demande de ne pas associé une autre « chose » (comme l’argent, par exemple). Nous avons répondu à cette noble invitation, mes compagnons et moi-même, et nous avons trouvé la parole commune d’entente entre les Musulmans et les Chrétiens sincères, non les autres. Nous nous sommes soumis (islamisés), non seulement à Dieu, mais aussi à tous les Livres inspirés, comme le commande le Coran en disant : « Les fidèles croient en Dieu, à ses anges, à ses Livres (*au pluriel*) » (Coran 2 ; La Vache,285). Nous croyons en la Torah, à l’Évangile et au Coran. À mon avis, vous avez bien raison de dire : « Le monothéisme de certaines personnes est un monothéisme éloigné du Dieu unique et teinté de polythéisme, car Dieu dit : 'La plupart ne croit en Dieu qu’en demeurant polythéiste' » (Coran 12 ; Joseph,106). Je suis de cet avis, moi aussi, car il y en a beaucoup qui croient en Dieu, mais Lui associent beaucoup d’autres « choses » comme l’argent, la gloire et les plaisirs, comme je le mentionne dans mon livre. Il y en a d’autres qui prétendent croire au monothéisme, mais associent à Dieu l’adoration de leur propre mental, refusant les Livres inspirés par Dieu pour notre salut, car leur mentalité matérialiste étroite est incapable de s’élever afin de comprendre la sublimité de leur contenu spirituel. Incapables de comprendre ces Saintes Écritures, ils les calomnient et les traitent de falsifiées. Que Dieu nous aide à semer la paix, même entre ennemis. (Pierre termine en demandant à la revue de bien vouloir publier l’ensemble de ses réponses au Cheikh KR afin d’être juste et équitable). Pierre ## Notes [^23-1]: La numérotation des Discussions du Prophète est tirée du livre arabe «Manhal al Waridin» du Cheikh Sobhi Saleh. *Source: https://www.pierre2.net/fr/reactions-au-livre-regard-de-foi-sur-le-coran* --- # L’Antichrist et le retour du Christ > Author: Pierre2 · Published: 2011-02-11 · Updated: 2021-11-23 · Language: fr ## Message aux hommes L’Avènement du Christ est intimement lié à celui de l’Antichrist. Les Chrétiens d’aujourd’hui, contrairement à leurs saints prédécesseurs, ne se soucient ni de l’un ni de l’autre. Le Maître divin avait pourtant recommandé de veiller pour reconnaître et combattre son Ennemi. Or, nous voyons aujourd’hui les disciples de Jésus applaudir et protéger l’Antichrist. Ils élèvent même des « prières » pour la réussite de ses desseins. La lumière s’est éteinte. Le soleil a perdu sa clarté (Matthieu 24,29 / Apocalypse 6,12). Le sel s’est affadi (Matthieu 5,13). Le monde fourvoyé court librement à sa perte imminente. Il nous reste encore à saisir l’essentiel : le salut spirituel, en dénonçant, avant qu’il ne soit trop tard, l’Antichrist qui, lors de sa chute prochaine, entraînera ses alliés avec lui. Alors pourrons-nous être parmi ceux qui, dans la joie, prépareront le Retour très proche du Frère Bien-aimé, Jésus, le Messie. > « Celui qui a des oreilles, qu’il écoute ce que l’Esprit dit aux Églises (*à tous les hommes*) » (Apocalypse 3,22) ## Le Retour du Christ et l’Antichrist Dans les Églises traditionnelles nul, par un incompréhensible respect humain, n’ose parler de l’Antichrist ou se préoccuper de son identité, moins encore de courir le risque de le dénoncer. Les croyants indépendants adressent cette étude à tous les croyants juifs, chrétiens ou musulmans. Notre but est de les sensibiliser au phénomène de l’Antichrist. Nous démontrons par les prophéties des Saintes Écritures, que l’État d’Israël est l’État de l’Antichrist annoncé comme devant apparaître en Palestine avant le Retour de Jésus. D’où l’importance de le dénoncer. ## L’annonce de l’Antichrist L’Antichrist fut annoncé par Jésus et les Apôtres Jean et Paul. Une mise au point s’impose avant d’aborder le sujet : certains parlent d’Antéchrist, mot qui signifie précurseur du Christ. Or il s’agit de l’Antichrist, l’Ennemi du Christ. En effet, le texte original de la Bible, rédigé en grec par St Jean, parle d’« ANTICRISTOS » et nous révèle la caractéristique spécifique de cet Ennemi du Christ Jésus : > « Qui est le Menteur, sinon celui qui **nie que Jésus soit le Christ**? Le voilà l’Antichrist. » (1 Jean 2,22) Ainsi, le « Menteur » n’est ni le mal en général, ni un athéisme (non-croyance en Dieu), ni un antithéisme (opposition à Dieu), mais un refus et une opposition à l’enseignement et à la personne de Jésus, le rejet de son Messianisme. L’Évangile nous dit que ce « Menteur » peut-être soit un individu, soit un groupe de personnes, « beaucoup d’anti-christs », des individus mus par un même esprit et ayant un même dessein contraire à celui de Jésus. Jésus, le premier, nous mit en garde contre cet Ennemi en disant : > « Prenez garde qu’on ne vous abuse car il en viendra beaucoup sous mon nom qui diront : ‘C’est moi le Messie’ et ils abuseront bien des gens (Matthieu 24,4)… Alors si l’on vous dit : Tenez, voici le ‘Messie’ ou : Le voilà, n’en croyez rien. Il surgira en effet des faux Messies et des faux prophètes qui produiront des signes considérables, capables d’abuser, si possible, même les élus. Ainsi vous voilà prévenus. » (Matthieu 24,23-24) Le Pape Jean-Paul II fut lui-même trompé par ceux qui renient Jésus comme Messie. Il reçut le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu en s’exclamant : « God bless Israel ! ». Il alla même jusqu’à se prosterner au Mur des Lamentations. Tout au long de l’histoire, plusieurs Juifs, en Europe notamment, se sont proclamé le Messie attendu par les Juifs. Mais ils n’avaient pas la qualité de l’Antichrist puisque aucun n’a produit des « signes considérables » dignes d’être retenus par l’Histoire, et aucun ne parvint à « abuser les élus » comme c’est le cas aujourd’hui. De nos jours, plusieurs sionistes furent pris pour le Messie attendu par les Juifs. Comme exemple nous citons les politiciens : Menahem Beghin et Ariel Sharon et parmi les rabbins : Meir Kahana et Schnoersen dit rabbin de Lubavitch. Les paroles de Jésus nous permettent de croire que l’Antichrist peut être un groupe d’hommes qui, d’un commun accord, le renient et proclament un autre Messie. C’est le cas des sionistes qui parvinrent à produire le signe indiscutablement considérable et prodigieux du retour ou de la « résurrection » d’Israël comme ils disent. Cela explique pourquoi Jésus avait dit : « Il en viendra **beaucoup** sous mon Nom », et cette multitude dira, non pas : « Nous sommes des Christs », mais « C’est moi **Le Christ** ». Nous devons comprendre : « C’est moi (*l’État d’Israël*) le Christ, le sauveur des Juifs ». La multitude sioniste considère en effet l’État d’Israël comme messianique, pour le salut politique des seuls Juifs, et à partir duquel ils veulent dominer le monde. Or le Salut de Dieu n’est pas politique. Jésus fut envoyé pour le salut spirituel de tous les hommes, non des Juifs seulement par l’État israélien. C’est pourquoi cet État est celui de l’Antichrist puisque, pour le concevoir, il faut commencer par nier que Jésus est le Christ. L’Antichrist doit opérer de grandes oeuvres, capables d’éblouir bien des gens, même parmi les disciples de Jésus. N’est-ce pas ce qui est arrivé avec Israël ? Nombreux sont ceux qui, encore émerveillés, oublient les violentes injustices israéliennes ainsi que leur reniement de Jésus et se laissent littéralement séduire par les victoires « prodigieuses » de l’armée hébraïque au point que beaucoup de Chrétiens ont oublié leur témoignage à Jésus en faveur des sionistes. N’avons-nous pas vu des chefs d’États chrétiens à genoux devant les tombes des chefs sionistes ! Le monde devait se prosterner devant « La Bête » (l’Antichrist), comme le dit Saint Jean dans l’Apocalypse 13, pour « l’adorer en disant : ‘Qui est comme la Bête, et qui peut lutter contre elle ?’ ». L’ex-président des USA Jimmy Carter alla se prosterner en personne au pied de la tombe de Théodore Herzl, fondateur du sionisme, en hommage à l’État d’Israël. Parlant encore de l’Antichrist, St Jean nous dit qu’il devait apparaître dans l’avenir, mais que son esprit était déjà dans le monde en son temps, et que **beaucoup** d’antichrists et de faux prophètes étaient déjà apparus alors : > « Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes (*les Juifs qui combattaient l’Évangile*) sont venus dans le monde. À ceci reconnaissez l’Esprit de Dieu : Tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus (*les Juifs anti-Christ*) n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist. Vous avez entendu dire qu’il allait venir ; eh bien maintenant, il est déjà dans le monde (*agissant par les Juifs contre Jésus*). » (1 Jean 4,1-3) Jean dit encore dans sa deuxième lettre : > « **Beaucoup** de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus-Christ venu dans la chair. Voilà bien **le Séducteur**, l’Antichrist. Ayez les yeux sur vous pour ne pas perdre le fruit de nos travaux. » (2 Jean 1,7-8) Ce texte est indiscutablement en faveur de l’Antichrist qui se présente comme un **groupe homogène** reniant Jésus. Parlant de « beaucoup de séducteurs », Jean ajoute aussitôt : « Voilà bien **le Séducteur**, l’Antichrist. » Jean réunit donc en une seule entité tous ceux qui nient que Jésus est le Christ. Cette unique entité est l’Antichrist. L’esprit de cet Ennemi du Christ s’est aujourd’hui incarné en une entité politique visible que les sionistes, pour mieux camoufler leurs intentions, ont choisi de masquer par le nom spirituel d’Israël. Là se trouve la séduction. C’est pourquoi le Messie avait recommandé de veiller, et révéla à Jean, dans l’Apocalypse, que les Juifs sont des « usurpateurs de titre » (Apocalypse 2,9 et 3,9). Car le vrai Juif et le vrai Israël sont les disciples de Jésus (Galates 3,29 & Colossiens 3,11). En effet, St Paul dit : « Tous les descendants d’Israël ne sont pas Israël » (Romains 9,6). Pour un Chrétien, reconnaître l’État sioniste d’Israël c’est s’aliéner. C’est ainsi que Jean nous mit en garde contre le « Séducteur », l’Antichrist, et nous expliqua qu’il sera formé de **beaucoup** de séducteurs qui proclament d’un seul coeur : « Jésus n’est pas le Messie ; c’est moi, Israël, le Messie ». Et Jean demande aux disciples de Jésus d’avoir les yeux sur eux-mêmes, de veiller, « pour ne pas perdre les fruits de ses travaux. » (2 Jean 8) St Paul nomme l’Antichrist « l’Apostasie », « l’Homme Impie », « l’Être Perdu », « l’Adversaire » (*Antichrist*). Il nous dit qu’il doit apparaître avant le Retour de Jésus et nous avise, comme Jésus l’avait fait avant lui, que cet Adversaire se présentera en produisant des signes prodigieux, « allant jusqu’à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu (*Vatican*). » En effet, écrivant aux Thessaloniciens qui croyaient imminent l’Avènement de Jésus, Paul les met en garde contre toutes les fausses rumeurs à ce sujet : > « Au sujet de la Venue de Notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères, n’allez pas trop vite perdre la tête ni vous effrayer à cause d’une révélation prophétique, d’un propos ou d’une lettre présentés comme venant de nous, et qui vous ferait croire que le Jour du Seigneur est arrivé. Que personne ne vous séduise d’aucune manière. Il faut que vienne d’abord l’Apostasie et que se révèle l’Homme de l’Impiété, le Fils de la Perdition. Il s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte (*on se dresse contre Dieu en refusant son plan dans le Christ Jésus qui est Dieu*), au point de s’asseoir en personne dans le Temple de Dieu (*en s’infiltrant parmi les disciples du Christ-Dieu jusqu’au Vatican*) et de proclamer qu’il est Dieu (*c’est-à-dire qu’il est le Christ ; or le Christ est Dieu*). Ne vous rappelez-vous pas que je vous parlais de cela quand j’étais encore près de vous ? Et maintenant vous savez ce qui le retient (*le puissant Empire romain qui empêchait les Juifs de fonder le Royaume d’Israël*), pour qu’il ne soit révélé qu’en son temps (*quand les conjonctures politiques lui seront favorables*). Car le mystère de l’impiété est déjà à l’oeuvre (*par les Juifs qui refusèrent Jésus et persécutèrent les Apôtres*) ; il suffit que soit écarté celui qui le retient à présent (*l'Empire Romain*). Alors se révélera l’lmpie (*depuis 1948*), que le Seigneur Jésus détruira du souffle de sa bouche et anéantira par l’éclat de sa Venue. Sa venue à lui, l’Impie, aura été marquée, par l’influence de Satan (*« Vous avez pour père le diable » avait dit Jésus aux Juifs qui le refusaient ; Jean 8,44*), de toute espèce d’oeuvres de puissance, de signes (*« Résurrection » d’Israël*), de prodiges trompeurs (*militaires et autres*) et de toutes les séductions de l’injustice (*fausse paix basée sur l’injustice à l’égard des Palestiniens*) pour ceux qui se perdent, faute d’avoir accueilli l’amour de la Vérité qui les aurait sauvés. C’est pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement (*Israël*) qui leur fait croire au mensonge, afin que soient jugés tous ceux qui n’ont pas cru à la Vérité mais ont pris plaisir à l’injustice (*en soutenant Israël*). » (2 Thessaloniciens 2,1-11) Tous ceux qui soutiennent l’Antichrist prennent plaisir à l’injustice. Se suffire d’une paix trompeuse faite au détriment des droits légitimes d’autrui et du témoignage dû à Jésus, c’est prendre plaisir à l’injustice. Le livre de l’Apocalypse de St Jean fut révélé pour démasquer l’Antichrist qu’il appelle « La Bête ». Les chapitres 13 et 17 en parlent longuement : Jean voit la Bête qui retourne à l’existence après une période de disparition. Elle est frappée à la tête d’une plaie mortelle (crime de Hitler). Le « Dragon » (Satan) lui donne un empire immense sur le monde. La « Bête » guérit de sa plaie et les hommes s’émerveillent de sa résurrection et l’adorent en s’écriant : « Qui est comparable à la Bête et qui peut la combattre ? » Seuls les élus lui résisteront. La Bête, soutenue par une puissante nation que Jean nomme « l’Autre Bête », triomphera des saints eux-mêmes pour un certain temps, mais finira par être vaincue. Elle parviendra à rassembler ses sujets des quatre coins de la terre en Palestine, et à Jérusalem elle-même, avant d’aller à sa perte finale (Apocalypse 20,7-9). Après sa chute, beaucoup croiront en Jésus et s’apprêteront à le recevoir, l’attirant par le cri : « Viens Seigneur Jésus » (Apocalypse 22,20). ## L’Antichrist, signe du Retour du Christ Le lecteur attentif constatera que l’avènement de l’Antichrist est intimement lié au Retour du Christ Jésus et, pour ainsi dire l’annonce. D’où l’importance de reconnaître l’ennemi pour s’apprêter à recevoir l’Ami. L’Antichrist apparaît à la fin des temps pour purifier le peuple de Dieu en entraînant à sa suite tous les amateurs de mensonge et d’injustice. Après la disparition définitive de l’Antichrist, subsistera une humanité purifiée, ouverte à l’Esprit de Jésus et prête à l’accueillir. ## Retour du Messie Lors de l’Ascension de Jésus, les Apôtres réunis le regardaient s’élever quand leur apparurent deux anges qui leur dirent : > « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus, **viendra** comme cela, de la même manière dont vous l’avez vu partir vers le ciel. » (Actes 1,11) Jésus avait lui-même parlé de son Retour : > « Tenez-vous prêts… car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme viendra. » (Matthieu 24,44)« Quand le Fils de l’homme **viendra, trouvera-t-il** la foi sur terre ? » (Luc 18,8) > > « Les disciples vinrent demander à Jésus : ‘Quel sera **le signe** de **ton Avènement** et de la fin du monde’. Et Jésus leur répondit : ‘Prenez garde qu’on ne vous abuse. Car il en viendra beaucoup en mon nom qui diront : ‘C’est moi le Christ’.’ » (Matthieu 24,3-4) Ces versets montrent bien que le signe **le plus évident** du Retour du Christ est l’apparition de l’Antichrist. Jésus a donné d’autres signes encore : > « Vous entendrez parler de guerres et de bouleversements ; n’allez pas vous effrayer. Il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas encore la fin… Mais quand vous verrez Jérusalem investie par les armées, rendez-vous compte que sa dévastation est toute proche… Jérusalem demeurera foulée par des Païens, jusqu’à ce que soit révolu le temps des Païens. » (Luc 21,9-24) Il s’agit donc de la fin des temps des Païens. Les Païens modernes sont représentés par les hommes de l’Antichrist qui « nient que Jésus soit le Christ ». Leurs armées investissent aujourd’hui Jérusalem qu’ils fouleront jusqu’à la fin du délai qui leur est accordé. Les rumeurs de paix qui circulent ne doivent pas nous « abuser » et ne font qu’accomplir le tableau d’ensemble des prophéties concernant le Retour du Christ. Ainsi, St Paul, écrivant aux Thessaloniciens à propos de ce Retour leur dit : > « Quant aux temps et moments, vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Vous savez vous-mêmes parfaitement que le Jour du Seigneur arrive comme un voleur en pleine nuit. Quand les hommes (*Juifs*) se diront : ‘Paix et Sécurité !’ c’est alors que, tout d’un coup, fondra sur eux la perdition, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper. » (1 Thessaloniciens 5,1-3) La perdition doit fondre sur l’Antichrist et ses alliés. Ces paroles sévères ne s’adressent pas aux fidèles du Christ, puisque aussitôt après, St Paul poursuit en disant aux mêmes fidèles : > « Mais vous frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, de telle sorte que ce jour vous surprenne comme un voleur… Alors ne nous endormons pas comme font les autres, mais restons éveillés et sobres… » (1 Thessaloniciens 5,4-6) Il n’y a qu’un seul moyen de rester éveiller : reconnaître l’Antichrist ! Un seul moyen permet aujourd’hui de rester sobre : ne pas se laisser griser par les faux prodiges de l’Impie, tous basés sur l’injustice. Ce sont ces faux prodiges qui égarent « ceux qui sont voués à la perdition à cause de leur amour du mensonge » (2 Thessaloniciens 2,10). Leur refus de la Vérité évidente et leur mépris des prophéties évangéliques les ont rendus aveugles, « éteignant en eux l’Esprit » (1 Thessaloniciens 5,19-22). Jésus n’a pas fixé la date de son retour. Mais il nous demande d’en reconnaître les signes. Ceux qui pensent ne pas pouvoir connaître ce temps, se basent sur les paroles de Jésus : « Quant à la date de ce jour et à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne que le Père ». (Matthieu 24,36). Or, Jésus parle ici d’une date fixe qu’il n’a pas pour mission de révéler. Mais cela ne veut pas dire qu’Il ne nous demande pas **explicitement** de reconnaître les signes des temps. En effet, puisqu’Il nous dit qu’à la fin du monde « le Fils de l’homme enverra ses anges avec une trompette sonore pour rassembler ses élus des quatre coins de l’horizon » (Matthieu 24,31). Il recommande même à ses élus de discerner les signes de son Retour : > « Du figuier apprenez cette parabole : Dès que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous vous rendez compte que l’été est proche. De même vous aussi lorsque vous verrez tout cela **rendez-vous compte** que le Fils de l’homme est proche, aux portes. » (Matthieu 24,32) ## Le rôle des Apôtres des derniers temps Les premiers Apôtres eurent pour mission de révéler que Jésus est bien le Messie, d’expliquer, par les Écritures, « que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts » (Actes 17,2-3). Jésus dit encore qu’à la fin des temps « Il enverra ses anges avec une trompette sonore pour rassembler ses élus des quatre coins de l’horizon » (Matthieu 24,31). Ces « anges », dans le langage prophétique, sont des envoyés, des Apôtres « des derniers temps ». Le rôle de ces derniers Apôtres est double : 1. Révéler l’identité de l’Antichrist, à partir des Saintes Écritures. 2. Préparer les fidèles au proche Retour du Christ, en expliquant les signes des temps. Les premiers Apôtres se heurtèrent à beaucoup de difficultés pour prêcher Jésus aux Juifs qui ne s’attendaient pas à un Messie crucifié, et crucifié par eux. Les Apôtres des derniers temps se heurtent dans leur mission à autant de difficultés que leurs prédécesseurs, car les Chrétiens ne s’attendent pas à un Antichrist glorifié, et glorifié par eux. Quoique annoncé par les Apôtres, l’Antichrist n’est ni attendu ni dénoncé par les Hiérarchies régulières des Églises, qui négligent même d’en parler et de mettre en garde leurs fidèles respectifs. L’Antichrist, faux prophète chevronné, sait se présenter en agneau persécuté et cacher ses nombreux crimes et ses desseins machiavéliques : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces », dit Jésus (Matthieu 7,15). Malgré toutes les recommandations du Maître, aucun chef ne s’attend à le voir apparaître sous sa forme actuelle. Maître en séduction, le « Séducteur » se présente au nom de la paix : « shalom » ! C’est ainsi que beaucoup se sont laissés abuser au lieu de veiller et de lui rappeler que la vraie Paix vient de Celui que les prophètes nommèrent « le Prince de la Paix », Jésus, l’Unique vrai Messie, en dehors duquel toute paix est illusoire. La mission des Apôtres des derniers temps est de proclamer et de rappeler cette Vérité. L’Antichrist, insoupçonné et encouragé par tous ceux qu’il a trompés, pénètre partout. Il est reçu avec dignité, même au Vatican, dans l’enceinte de Dieu, sans qu’on lui parle des exigences de la foi en Jésus et de la justice. Au lieu de lui faire des reproches à propos des millions de Palestiniens qu’il a exilés par la violence, on le félicite à cause de ses initiatives « pacifiques » et l’on prie pour la réussite de ses projets. N’avait-il pas raison, St Paul, de dire que le Séducteur ira « jusqu’à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu » ? (2 Thessaloniciens 2,4). Les Chrétiens se sont laissés tromper ; ils prennent encore l’Antichrist persécuteur pour un agneau persécuté. Rares sont les perspicaces qui reconnaissent en lui le « loup rapace » persécuteur, et l’expansionniste qui rêve du « Grand Israël » contre lequel il faut se défendre. Les Chrétiens qui soutiennent Israël ne sont pas justifiés, car la prophétie est claire : « L’Antichrist est celui qui nie que Jésus soit le Christ » (1 Jean 2,22). Les Chrétiens ne sont pas prêts à faire le lien entre la prophétie de Jean et la manifestation historique de « l’Impie ». Émus par l’holocauste hitlérien et abusés par les « prodigieuses » victoires israéliennes, les Chrétiens refusent de reconnaître Israël comme l’Antichrist annoncé « qui nie que Jésus soit le Christ ». Pourtant, seule la prophétie peut éclairer un oeil qui veille. Le « Séducteur » sait comment culpabiliser les consciences occidentales notamment avec Auschwitz et les fours crématoires. Mais personne ne le culpabilise à cause de ses crimes envers les millions de Palestiniens en Palestine et les Palestiniens exilés. Par ailleurs, tout monstrueux qu’il fut, le crime de Hitler ne dépasse pas en horreur celui de Hiroshima et de Nagasaki par exemple, et ne nous permet, en aucune manière, de donner à l’Antichrist Séducteur un autre nom et un autre visage que ceux que lui ont déjà attribués le Christ lui-même et ses Apôtres après lui. Le Chrétien ne doit pas oublier, enfin, que le crime le plus odieux de l’Histoire demeure la mise à mort de Jésus. Il se trouve des Chrétiens qui se réfèrent à l’épître de St Paul aux Romains (Romains 11,1-32) pour prendre la défense d’Israël. Il est important de relever que Paul y parle des Juifs, non d’un « État » juif. Le but de Paul est d’inviter les Romains à ne pas considérer tous les Juifs, sans distinction et définitivement, exclus de la foi en Jésus. C’est pourquoi il leur dit : « Ne suis-je pas moi-même israélite, de la race d’Abraham, de la tribu de Benjamin ? Dieu n’a pas rejeté le peuple que d’avance il a discerné » (Romains 11,1). Mais, pour être « greffés » sur le peuple de Dieu, Paul soumet les Juifs à une condition : croire en Jésus. Il dit en effet : « **S’ils ne demeurent pas dans l’incrédulité** (*par leur refus de Jésus*), ils seront greffés » (Romains 11,23). La condition de leur salut est claire. Par ailleurs, en pensant à Romains 11,1-32, il ne faut pas omettre de mentionner ce que le même Apôtre, Paul, dit aux Thessaloniciens à propos des Juifs : « Vous avez souffert de la part de vos compatriotes les mêmes traitements qu’ils ont soufferts de la part des Juifs : ces gens-là ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, ils nous ont persécutés, **ils ne plaisent pas à Dieu**, ils sont **ennemis de tous les hommes**… » (1 Thessaloniciens 2,15). Ils sont anti-Christ et anti-hommes. L’attitude chrétienne envers les Juifs doit être celle de Paul : témoignage et appel. Mais nul dans l’Église ne doit soutenir un « État » juif dont l’esprit est contraire à celui du Christ Jésus. L’amour des Juifs nous incite à les inviter au Salut en croyant en Jésus. Le pire antisémitisme est de laisser les Juifs pourrir en persévérant dans l’erreur. Les Juifs qui, hier, empêchèrent les Apôtres de prêcher que Jésus est le Messie, « déplurent à Dieu et furent les ennemis des hommes ». De même, aujourd’hui, ceux qui empêchent de révéler que l’Antichrist est Israël, sont les ennemis de Dieu et des hommes. Certains Chrétiens refusent de s’opposer à Israël à cause du concile Vatican II. D’après eux, le Concile ne le leur permet pas. C’est mal comprendre les intentions du Concile. Ces Chrétiens font allusion à la déclaration « L’Église et les religions non-chrétiennes » promulguée le 5 novembre 1965, à la suite du dit Concile, et qui traite de la relation de l’Église Catholique avec les diverses religions. L’article 4 de cette déclaration est réservé à la religion juive. Il n’y a rien dans cette déclaration qui puisse empêcher un Chrétien d’inviter les Juifs au Salut par la foi en Jésus. Rien n’empêche un Chrétien de dire ce qui a été dit ici. Par ailleurs nous soulignons que notre attitude n’est pas à l’égard des Juifs en tant que personnes - car nous croyons en la liberté religieuse - mais à l’égard d’Israël en tant qu’État qui se veut biblique et messianique. Nous relevons encore dans la même déclaration que « l’Église réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu’ils soient » ; l’Église **se doit** donc de rappeler à Israël ses devoirs envers le peuple palestinien. Le Chrétien du XXIe siècle est prêt à voir l’Antichrist dans le communisme athée, dans la société de consommation, dans la bombe atomique, dans l’Islam (qui pourtant reconnaît Jésus comme Messie), et même dans des rites chrétiens autre que le sien, mais sursaute quand on lui désigne Israël : « Vous faites de la politique !!! ». Il est étrange que les Chrétiens n’estiment pas faire de la politique quand ils pensent que l’Antichrist est la Russie communiste. « C’est que la Russie est athée », répondent-ils. La Russie peut même être antithéiste sans porter le caractère spécifique de l’Antichrist ; c’est Israël qui est manifestement anti-Christ. Tout vrai Apôtre se désole de voir que, parmi les Chrétiens, tout mensonge est absorbé ; seule la vérité est bloquée, seule la justice est rejetée ; souvent par les plus instruits et les plus responsables qui se laissent convaincre par les « séductions de l’injustice ». La Vierge Marie apparut en 1846 à La Salette (France). Elle dénonça la trahison du clergé le qualifiant de « cloaques d’impureté » dont « le diable a obscurci l’intelligence ». Elle révéla l’apparition de l’Antichrist, la Bête, dans le proche avenir. Celui-ci naîtra « d’une religieuse hébraïque, d’une fausse vierge (*faux Juifs*) ; son père sera évêque » (*allusion à la collaboration des Chrétiens avec l’Antichrist*). (Voir le texte : [« Explication du Message de Marie à la Salette »](/fr/explication-du-message-de-marie-a-la-salette)). Jésus a promis d’envoyer ses anges, les Apôtres des derniers Temps, pour rassembler ses élus des quatre coins de la terre contre l’Antichrist. Nous sommes convaincus que le Souffle de l’Esprit Saint saura embraser leurs coeurs et exciter leur enthousiasme pour qu’ils se lèvent comme un seul homme à la défense de la foi et de la justice. Ils prépareront les croyants après la chute de l’Antichrist, à l’accueil du Christ Jésus lors de son proche Retour. > « Oh oui, viens Seigneur Jésus. » (Apocalypse 22,20) *Source: https://www.pierre2.net/fr/lantichrist-et-le-retour-du-christ* --- # Pain de Vie et Sacerdoce Nouveau > Author: Pierre2 · Published: 2011-02-11 · Updated: 2023-01-22 · Language: fr | ![](/pictures/eucharistie.jpg "eucharistie") Le « Pain de Vie » | |---| Le « Pain de Vie » c’est Dieu, le Créateur Lui-même ! Se nourrir de ce Pain, c’est **introduire Dieu en soi et vivre soi-même en Lui**. Sous quelle forme peut-on s’en nourrir ? Jésus de Nazareth, le Messie, nous l’a expliqué : > « ‘Je suis le Pain de Vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim. Qui croit en moi n’aura jamais soif… Je suis le Pain vivant descendu du Ciel. Qui mangera ce Pain vivra à jamais. Et le Pain que moi je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde’. Mais les Juifs discutaient entre eux : ‘Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ?’ Jésus leur dit donc : ‘Si vous ne mangez la chair du Fils de l’Homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la Vie en vous. Qui mange ma chair et boit mon sang a la Vie éternelle et je le ressusciterai au dernier Jour car ma Chair est vraiment une nourriture et mon Sang est vraiment une boisson. Qui mange ma Chair et boit mon Sang **demeure en Moi et Moi en lui**…’ Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : ‘Ce langage est trop fort (*il exagère*) !…’ Jésus leur dit : ‘Cela vous scandalise ! Et (*alors, que ferez-vous !*) quand vous verrez le Fils de l’Homme monter là où Il était auparavant ?! C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il en est parmi vous qui ne croient pas’… Dès lors, nombre de ses disciples se retirèrent et cessèrent de l’accompagner. » (Jean 6,35-66) La défection de ces disciples incrédules ne découragea pas Jésus ; Il poursuivit son plan. Durant le dernier Repas pascal qu’Il eût avec ses apôtres, Il répondit à la question que se posaient les Juifs : « Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? » En effet, prenant du pain puis une coupe remplie de vin Il les leur donna : > « Tandis qu’ils mangeaient, il prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant : ‘Prenez et mangez, **ceci est mon Corps**.’ Puis, prenant une coupe (*de vin*), il rendit grâces et la leur donna, et ils en burent tous, et il leur dit : ‘**Ceci est mon Sang**, le sang de la **Nouvelle Alliance** qui va être répandu pour une multitude pour le pardon des péchés… Faites ceci en mémoire de moi’… » (Marc 14,22-25 / Matthieu 26,26-29 / Luc 22,15-20 / 1 Corinthiens 11,23-25) Ce nouveau Repas pascal fut institué par Jésus la veille de sa mise en croix, sous la forme du Pain et du Vin incarnant son Corps et son Sang, donc aussi son Âme et son Esprit divin. Ce Repas, dans sa simplicité, déçut un grand nombre de Juifs qui s’attendaient à un Repas messianique royal, triomphal et tonitruant, à la mesure d’un ambitieux royaume sioniste terrestre. Cette déception fut prédite par le prophète Osée : > « Ni **l’aire ni la cuve** ne les nourriront, le **vin nouveau** les décevra. » (Osée 9,2) L’aire - où le blé était battu autrefois - est le symbole du Pain de Vie. La cuve - où le raisin était laissé fermenté en vin - est le symbole du Vin de Vie. Ceux qui tournent le dos à Jésus ne se nourrissent ni du produit de l’aire ni de celui de la cuve célestes et se privent eux-mêmes, par conséquent, de la Vie éternelle. Tel est le Message divin de Jésus au monde, un Message toujours actuel ; il est valable jusqu’à la fin de ce monde. Le Coran vient, à son tour, inviter les croyants à cette Table céleste : > « Les Apôtres dirent : ‘Ô Jésus fils de Marie, Ton Seigneur peut-Il faire descendre **du Ciel** sur nous une Table (*servie*) ?’ Il dit : ‘Craignez Dieu si vous êtes croyants’. Ils dirent : ‘Nous voulons en manger et avoir nos coeurs rassurés, savoir que Tu nous as dit la vérité, et en être **les témoins** (*témoins de la Table*)’. Jésus fils de Marie dit : ‘Ô Dieu notre Seigneur, fais descendre sur nous **du Ciel une Table** (*servie*). Elle sera pour nous une fête - pour **le premier et le dernier** des nôtres - et un Signe de Toi et entretiens-nous (*nourris-nous*), Toi, le meilleur des nourriciers’. Dieu dit : ‘Je la fais descendre **sur vous**. Celui donc parmi vous qui sera incrédule après cela, Je le ferai souffrir d’une souffrance dont Je n’ai encore fait souffrir personne de par les mondes’. » (Coran 5 ; La Table servie,112-115)« Les purs sont dans le bonheur ; étendus sur leur couche, ils observent tout autour d’eux. L’on reconnaît sur leur visage l’éclat du bonheur. Ils **sont abreuvés d’un vin cacheté**, son cachet est de musc et c’est là que doivent entrer en compétition les compétiteurs. Son mélange est l’eau de Tasnîm, une source céleste à laquelle s’abreuvent les **rapprochés de Dieu**. Les criminels (*ceux qui refusent d’en boire*) se moquaient de ceux qui ont cru (*en ce Vin scellé*)… » (Coran 83 ; Les Fraudeurs,22-29) (Voir le texte : [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), chapitre 5.3 ; La Table Céleste.) Le Seigneur Jésus attache une si haute importance à ce Pain de Vie, qu’Il apparut Lui-même à Paul pour lui en révéler l’Institution et le Contenu. Ce n’est pas par les apôtres que Paul apprit ce fait d’importance vitale, mais du Seigneur Lui-même comme il le déclare aux Corinthiens : > « Pour moi, en effet, **j’ai reçu du Seigneur** ce qu’à mon tour je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où Il était livré, prit du pain et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : ‘Ceci est mon Corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.’ De même, après le Repas, Il prit la coupe en disant : ‘Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon Sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi.’ Chaque fois, en effet, que vous mangez ce Pain et que vous buvez cette Coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne. C’est pourquoi quiconque mange le Pain ou boit la Coupe du Seigneur indignement aura à répondre du Corps et du Sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’il mange alors de ce Pain et boive de cette Coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il n’y discerne le Corps. » (1 Corinthiens 11,23-29) Ce Pain et ce Vin célestes initièrent une nouvelle prêtrise qui nécessita une nouvelle génération de prêtres. En effet, sous la Torah, les prêtres égorgeaient des animaux qu’ils offraient ensuite à Dieu. Ils étaient, en quelque sorte, des « bouchers sacrés » d’un culte qui fut, à maintes reprises, explicitement dénoncé par les prophètes comme étant désagréable à Dieu, rejeté par Lui : > Psaumes 51 (50),18-19 : « Car Tu ne prends aucun plaisir au sacrifice, un holocauste Tu n’en veux pas. Le sacrifice à Dieu, c’est un esprit brisé. D’un coeur brisé, broyé, Dieu, Tu n’as point de mépris. »Jérémie 7,22 : « Je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères quand je les fis sortir du pays d’Égypte, concernant l’holocauste et le sacrifice », dit Dieu. > > Michée 6,6-8 : « Avec quoi me présenterai-je devant Yahvé…, avec des holocaustes, des veaux d’un an ?… On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : Rien d’autre que d’accomplir la justice, d’aimer avec tendresse et de marcher humblement avec ton Dieu. » > > Osée 6,6 : Dieu dit : « C’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes. » > > Osée 14,3 : « Munissez-vous de paroles (*de repentir*) et revenez à Yahvé. Dites-lui : Enlève toute faute et prends ce qui est bon. Au lieu de taureaux nous te vouerons nos lèvres. » > > Amos 5,21-24 : « Je hais, je méprise vos fêtes… Quand vous m’offrez des holocaustes, je ne les agrée pas, le sacrifice de vos bêtes grasses, je ne le regarde pas… Mais que le droit coule comme de l’eau, et la justice, comme un torrent qui ne tarit pas. » Le Coran, lui aussi, confirme l’inutilité du sacrifice des animaux et exige plutôt la prière et la soumission à Dieu : > « Dieu n’est touché ni par leur chair ni par leur sang, mais Il est touché par votre piété. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,37) Jésus, **par le sacrifice de son propre corps**, institua une nouvelle génération de prêtres édifiée sur l’offrande de sa personne sur la croix. Pour être affilié à son sacerdoce, il faut, non plus égorger et sacrifier des animaux, mais parvenir à sacrifier ses propres vices, à égorger l’égoïsme et le matérialisme : > « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » (Matthieu 16,24), « Allez donc apprendre le sens de cette parole : ‘c’est la miséricorde que je désire, non le sacrifice (*d’animaux*)’ » dit Jésus. (Matthieu 9,13) Ainsi donc, comme déjà vu, c’est durant le dernier Repas pascal que Jésus institua son nouveau sacerdoce, celui de la **Nouvelle Alliance** annoncée par les prophètes, notamment par Jérémie : > « Oracle de Yahvé : Voici venir des jours où Je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une **Alliance Nouvelle**, non pas comme l’Alliance que J’ai conclue avec leurs pères… Je l’inscrirai (*cette Nouvelle Alliance*) **sur leur coeur**… » (Jérémie 31,31-34) Ce Repas messianique fut déjà - et prophétiquement - symbolisé deux mille ans avant le Messie, par le pain et le vin offerts à notre Patriarche Abraham par Melchisédech. Celui-ci était, à la fois, « roi et prêtre du Dieu Très Haut », tout en ne faisant pas partie, pourtant, de la famille d’Abraham (Genèse 14,17-20). Voilà pourquoi David, sous inspiration divine, annonce, mille ans avant l’avènement de Jésus, que le Messie sera, à la fois, roi et « prêtre à jamais » mais « selon l’ordre (*pourtant non juif*) de Melchisédech » (Psaume 110,1-7), et non plus selon l’ordre, juif pourtant, d’Aaron, le frère de Moïse. St Paul, dans sa lettre aux Hébreux (chapitres 5-7), explique cette révolution dans le sacerdoce juif ; il la résume ainsi : > « …En effet, un changement de sacerdoce (*par Jésus*) nécessite aussi un changement de Torah (la Loi religieuse juive). » (Hébreux 7,12) Ce changement de sacerdoce s’est concrétisé dans le Pain et le Vin de Vie offerts par Jésus à sa Table mystique. Les premiers Chrétiens ne manquaient pas de s’en nourrir dans la simplicité, sans culte ostentatoire, mais avec, par contre, beaucoup de connaissance biblique prophétique concernant l’Avènement du Messie, de foi profonde en Jésus et d’amour fraternel et authentique. Ils partageaient ce Repas céleste autour de la Table spirituelle dans l’intimité de leurs foyers respectifs : > « Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la **fraction du Pain** (*le Pain de Vie*) et aux prières… Jour après jour, d’un seul coeur, ils fréquentaient assidûment le Temple et **rompaient le Pain** (*de Vie*) **dans leurs maisons**, prenant leur Nourriture (*spirituelle*) avec joie et simplicité de coeur. » (Actes 2,42-46) À l’époque apocalyptique dans laquelle nous sommes déjà entrés dès l’apparition de l’Antichrist, ce sacerdoce messianique, défiguré par les églises traditionnelles au long des siècles, est restauré pour retrouver sa pureté d’origine, libéré de tous les rites pagano-folkloriques. Ainsi apparaît le Coeur battant de la foi chrétienne : le Corps et le Sang du Messie présents dans du Pain et du Vin, cette « Réalité qu’est le Corps du Christ » (Colossiens 2,17-18). L’Apocalypse nous invite donc à restaurer la prêtrise telle que pratiquée par les premiers chrétiens : dans la simplicité et en famille. Jésus Lui-même nous y invite : > « Voici que Je me tiens à la porte et Je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui **pour souper**, Moi près de lui et lui près de Moi. » (Apocalypse 3,20)« Il (*Jésus*) nous aime et nous a lavés de nos péchés par son sang, Il a fait de nous une royauté et des prêtres pour son Dieu et Père (Apocalypse 1,6)…Tu (*Jésus*) rachetas pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation ; tu as fait d’eux pour notre Dieu une Royauté et des Prêtres régnant sur la terre. » (Apocalypse 5,9-10) L’Apocalypse nous invite donc à restaurer la prêtrise de Jésus. Ainsi, les prêtres apocalyptiques sont, eux aussi, selon l’ordre de Melchisédech, donc indépendants, libérés des Églises traditionnelles, tout comme Melchisédech était indépendant de la communauté juive. Tel est l’Esprit de liberté et d’indépendance auquel nous invite le Christ dans l’Apocalypse. La pratique du sacerdoce apocalyptique avait déjà été révélée par Jésus dans l’Évangile comme signe de Son Retour : > « Soyez semblables à des gens qui attendent leur Maître **à son Retour**… pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera… En vérité, Je vous le dis, Il se ceindra, les fera **mettre à Table** et, passant de l’un à l’autre, Il les servira. » (Luc 12,35-40) Cette « Table » est l’« Arbre de Vie placé dans le Paradis de Dieu » et cette « Manne cachée », mystique, que Jésus, dans l’Apocalypse, promet à ses fidèles (Apocalypse 2,7 et 2,17). Afin de bénéficier de cette sainte Manne, il faut impérativement croire à l’interprétation du Livre de l’Apocalypse telle que révélée par Jésus Lui-même en 1970 (voir le texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). L’invitation à la prêtrise restaurée est adressée aussi bien aux hommes qu’aux femmes, mariés ou célibataires, jeunes ou âgées. Les femmes ont droit à cette prêtrise au même titre que les hommes. Dans le Royaume de Dieu inauguré par Jésus il n’y a ni hommes ni femmes ; tous sont également appelés à être enfants et prêtres de Dieu sans aucune discrimination, qu’elle soit sexuelle, raciale ou autre. Ceux qui privent les hommes mariés de la prêtrise et qui empêchent les prêtres de se marier sont des « hypocrites » condamnés par Dieu-même. Cet empêchement révèle la **nécessité d’une restauration**; il est un des signes évidents de la fin des temps. Paul dit, en effet, que l’Esprit Saint condamne fermement ces « hypocrites » qui, à la fin des temps, interdiront le mariage : > « **L’Esprit dit expressément** que, dans **les derniers temps**, certains renieront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques, séduits par des menteurs hypocrites marqués au fer rouge dans leur conscience : ces gens-là **interdisent le mariage**… » (1 Timothée 4,1-5) Il faut relever quatre points importants dans ce texte : 1. C’est **l’Esprit Saint** Lui-même, et non Paul, qui révèle ce reniement de foi ; et Il le révèle **expressément**. 2. Cet abandon de la foi se passe dans les derniers temps. C’est un signe important qui confirme ce que Jésus avait déjà prédit de cette triste période de la fin des temps (voir Matthieu 24,3-25). En effet, au début du Christianisme, les prêtres et même les évêques se mariaient. Paul dit : « Un évêque doit être irréprochable, **le mari d’une seule femme**… » (1 Timothée 3,2 / Tite 1,5-6). 3. Ceux qui interdisent le mariage sont ceux-là mêmes « qui renient la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs ». Ce sont ces hypocrites qui tombent souvent dans les pièges si variés des irrégularités et de l’immoralité qui se révèle enfin ouvertement aujourd’hui. 4. La restauration de la vocation monastique est une conséquence inévitable de ce qui vient d’être exposé. Cette vocation appartient au passé quoiqu’elle ait produit des âmes authentiquement saintes qui s’y étaient jointes de bonne foi. Pourtant, elle n’est pas dans la ligne droite du plan de Dieu. En effet, Jésus, la veille de sa crucifixion, s’adressa ainsi au Père devant ses apôtres :> « Père… Je leur ai donné ta Parole… **Je ne te prie pas de les retirer du monde**, mais de les protéger du Mauvais (*Satan*)… Comme Tu M’as envoyé dans le monde, Moi aussi **Je les ai envoyés dans le monde**… » (Jean 17,14-18) Nous sommes envoyés **dans le monde**, non à côté du monde, ni dans ses banlieues. La vie « dans le monde » avec foi est un défi ; osons l’affronter ! C’est parmi nos frères et soeurs dans le monde que nous, les croyants, pouvons être d’une certaine utilité aux âmes de bonne foi mises sur notre chemin par la divine Providence. « Vous êtes la lumière du monde », dit Jésus, « L’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour éclairer tous ceux qui sont dans la maison… » (Matthieu 5,14-16). Ceux qui, au contraire, se cachent du monde, sont semblables au mauvais serviteur de la parabole, un poltron qui, par crainte du patron, cacha son unique talent au lieu d’avoir le courage de le faire fructifier en faisant confiance à Dieu. Il a fini par être rejeté par le Patron (Matthieu 25,14-30). Le messager de l’Apocalypse, cet « Ange **puissant** envoyé avec l’arc-en-ciel autour de la tête » (Apocalypse 10,1-2), est envoyé avec la **puissance** d’inviter les croyants à la Table de Jésus sans recourir à une quelconque autorité ecclésiastique. Dieu Lui-même lui accrédite cette puissance par le « Petit livre Ouvert », le Livre de l’Apocalypse qu’il présente aux hommes, **ouvert**, c’est-à-dire clairement expliqué par Jésus. L’Arc-en-Ciel, en effet, est le symbole de l’Alliance entre Dieu et les hommes (Genèse 9,12-17). Cela signifie que cet « Ange » a pour mission sacrée de proclamer de la part de Dieu, **une restauration** de la Nouvelle Alliance. Cette restauration est déjà entamée ; elle avait été annoncée par Pierre ; elle est opérée par Jésus Lui-même déjà spirituellement de retour : > « Il (*Dieu*) enverra alors le Messie qui vous a été destiné, Jésus, Celui que le Ciel doit garder jusqu’au temps de la **restauration universelle**… » (Actes 3,21) Cette « restauration » est le « nouveau Ciel et la nouvelle Terre », la « nouvelle Jérusalem », dans laquelle Jean ne vit point de temple matériel (Apocalypse 21,22). La raison en est que le sacerdoce a évolué vers l’intérieur des familles, et que la vraie notion du temple n’est autre que les fidèles eux-mêmes ; tout édifice religieux matériel devient donc caduc et inutile aux vrais croyants. (Voir les textes : [« Culte et Lieu de culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte) ; [« Jésus restaure la prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise) ; [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle)). La finalité des églises diverses est de rassembler les fidèles autour du Corps du Christ, « Eucharistie » comme certains l’appellent, ce Pain de Vie. Or, cette Nourriture céleste, Dieu veut l’introduire aujourd’hui au sein de l’intimité familiale ou personnelle. Que sa sainte et divine Volonté soit faite ! L’humanité entière est invitée à prendre part à ce sacerdoce restauré. Tous ceux qui croient en l’Apocalypse révélée par Jésus le 13 mai 1970 - hommes ou femmes de toutes races, langues et couleurs - n’ont qu’à dire « oui » pour être prêtres de Jésus. Cette consécration sacerdotale s’opère dans l’intimité et spontanément entre le Christ et la personne qui répond positivement à Son Appel. C’est donc ainsi, simplement, que l’on accède à ce saint sacerdoce et que l’on répond à l’invitation au Repas des Noces de Jésus (Matthieu 22,1-14). Seuls s’en privent ceux qui n’y croient pas et qui, délibérément, refusent de répondre à l’appel ou qui ne portent pas la digne « tenue de noce ». Il n’y a donc plus à passer par une hiérarchie religieuse quelconque ni par un rite d’imposition des mains. L’Autorité qui confère ce sacerdoce est le Christ vivant Lui-même qui impose ses mains bénies sur ses croyants puisque c’est Lui-même « qui nous lave de nos péchés et fait de nous des rois et **des prêtres** pour son Dieu et Père » (Apocalypse 1,6 et 5,9-10). Pour ceux qui ont une foi adulte, l’unique vrai culte se concrétise aujourd’hui dans le Pain de Vie que l’on peut librement prendre chez soi. Telles sont la Restauration et la Première Résurrection dont parle l’Apocalypse. « Heureux et saint celui qui participe à la Première Résurrection ! La seconde mort n’a point pouvoir sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ… » (Apocalypse 20,6). Paul fait bien de dire : > « La réalité c’est **le Corps du Christ**… Que nul n’aille vous en frustrer… » (Colossiens 2,17-18) *Source: https://www.pierre2.net/fr/pain-de-vie-et-sacerdoce-nouveau* --- # Marie dans le Coran > Author: Pierre2 · Published: 2011-02-19 · Updated: 2023-05-05 · Language: fr Le Coran contient des versets de toute beauté sur Marie, la Mère de Jésus. Le prophète Mohammed touche le cœur de tout vrai croyant par son témoignage en faveur de Jésus et de sa Mère. Marie est véritablement le pont céleste qui relie les croyants libérés venant du monde de l’Islam, du Christianisme et du Judaïsme. Heureux ceux qui découvrent la grandeur de Marie, la Mère de Jésus, et son rôle dans le plan du Miséricordieux. ## L’Immaculée Conception Le Coran confirme la position privilégiée de Marie dans le plan de Dieu. Le prophète Mohammed révèle : > « Les anges dirent : Ô Marie ! Dieu t’a choisie : Il t’a purifiée, Il t’a choisie entre toutes les femmes de l’univers. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,42) Marie a été choisie pour être la mère du Messie, la Parole de Dieu. Le Coran révèle : > « Le Messie fils de Marie est l’Envoyé de Dieu et **Sa Parole** jetée en Marie et un **Esprit émanant de Lui**. » (Coran 4 ; Les Femmes,171) Ce verset révèle la grandeur de Jésus, le fils de Marie : Il est la Parole de Dieu et l’Esprit de Dieu. Pour être digne de devenir le réceptacle sur terre de la Parole de Dieu, Marie a été préservée de tout péché dès sa conception. Le prophète Mohammed nous révèle l’Immaculée Conception de Marie, bien avant que l’église catholique ne proclame ce dogme en 1854. En effet, Mohammed dit dans un hadith : > « Nul homme ne naît sans que le diable l’atteigne dès sa naissance et il crie à cause de cette atteinte satanique (*tare du péché originel*), **à l’exception de Marie et de son fils**. » (Ce verset des « Nobles Discussions » est rapporté dans l’interprétation du « Jalalein » du verset 35 de la Sourate de la Famille d’Imran ; c’est un hadith rapporté par Abi Houraira, voir (Extrait de « Histoire des Prophètes » de Ibn Kathir, chapitre ‘L’histoire de Jésus’, p.545). Il est aussi rapporté de façon légèrement modifiée par Al Bokhari, voir « L’authentique tradition musulmane, choix de hadiths », Fasquelle, p.48). Donc uniquement Jésus et sa Mère Marie ont été préservés de la griffe de Satan. Or, Mohammed nous révèle aussi que Marie a été vouée à Dieu par sa mère lorsqu’elle était enceinte et lorsqu’elle accoucha. La femme d’Imran (Anne) dit : > « Seigneur, je T’ai voué le fruit de mon sein : agrée-le car Tu entends et connais tout. Lorsqu’elle eut enfanté, elle dit : Seigneur, j’ai mis au monde une fille et je l’ai nommée Mariam (*Marie*) je la mets sous Ta protection, elle et sa postérité (*Jésus*), afin que Tu les préserves des ruses de Satan. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,35-36) Notre Père a écouté la prière de sa mère, la femme d’Imran, en donnant à Marie de triompher de toutes les tentations du démon. Il fallait que Marie soit entièrement pure et entièrement modelée par l’Esprit Saint pour qu’elle puisse recevoir et donner au monde la Parole de Dieu. Elle a été « **purifiée** » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,42) pour recevoir le « **fils pur** » que l’Ange lui a annoncé (Coran 19 ; Marie,19). ## La virginité de Marie À propos de la virginité de Marie Dieu s’exprime dans le Coran par les deux versets suivants : > « Dieu a proposé en exemple aux croyants… Marie, fille d’Imrân, qui garda sa **virginité**. Nous lui avons **insufflé de notre Esprit**; elle déclara véridique les paroles de son Seigneur ainsi que ses Livres : Elle fut des nombres des dévoués. » (Coran 66 ; L’Interdiction,12) > « Et celle qui était restée **vierge**… Nous lui avons **insufflé de notre Esprit**. Nous avons fait d’elle et de son fils un Signe pour les mondes. » (Coran 21 ; Les Prophètes,91) Mohammed confirme ainsi la virginité de Marie. De plus notre Mère est donnée comme un exemple à suivre à tous les croyants. Celui qui se rapproche de Marie, se rapproche de son Fils. Dieu a « insufflé de son Esprit » en Marie. Il s’agit de l’Esprit Saint qui est descendu sur Marie pour la féconder. Dans l’Évangile de Luc il est rapporté que l’Ange dit à Marie : > « **L’Esprit Saint viendra sur toi** et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’Être saint qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. » (Luc 1,34-35) Et le Coran révèle les paroles de l’Ange à Marie : > « Il dit : ‘Je suis un Messager de ton Seigneur pour te faire **don d’un fils pur**.’ Elle dit : ‘Comment aurais-je un fils ? Nul homme ne s’est approché de moi…’ Il répondit : ‘Il en sera ainsi : ton Seigneur a dit : Ceci est facile pour moi. Il sera notre Signe devant les hommes et la preuve de notre miséricorde. L’arrêt est fixé.’ Elle devint enceinte de l’Enfant et se retira dans un endroit éloigné. » (Coran 19 ; Marie,16-22) L’arrêt a été fixé et devint opérant grâce au « oui » de Marie. Dieu a alors « insufflé de son Esprit » (Coran 21 ; Les Prophètes,91) en Marie et « elle devint enceinte de l’Enfant » (Coran 19 ; Marie,22). Jésus a été conçu en Marie par un miracle de l’Esprit Saint. La conception miraculeuse de Jésus est donc attestée par l’Évangile et par le Coran (voir l’explication détaillée dans [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran/4#Le_Messie_et_son_titre_de_Fils_de_Dieu), Chapitre 4.2 ; Le Messie et son titre de Fils de Dieu). Le témoignage du prophète Mohammed est touchant : > « Nous avons fait d’elle et de son fils un Signe pour les mondes. » (Coran 21 ; Les Prophètes,91) Ce signe merveilleux « pour les mondes » est un signe pour le monde musulman, chrétien et juif. Et c’est le signe du Verbe de Dieu et de sa Mère Immaculée parmi nous. Mohammed certifie cela par les paroles suivantes : > « Un jour, Marie entendit les anges lui dire : ‘Ô Marie ! Dieu te fait l’heureuse annonce d’un **Verbe émanant de Lui**, qui aura pour nom le Messie, Jésus, fils de Marie. Il sera illustre dans ce monde et dans l’autre, et comptera parmi les élus de Dieu.’ » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45) Et pour comprendre toute la dimension du Verbe de Dieu, il faut se référer à Jean dans son Évangile : > « Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut. Ce qui fut en lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie… Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous… » (Jean 1,1-16) Ainsi, en parlant du « Verbe émanant de Lui (*Dieu*) » qui va naître de la Vierge Marie, Mohammed fait indiscutablement le lien avec les versets de Jean sur la nature du Verbe. Mohammed souligne qu’Il sera « illustre dans ce monde et dans l’autre, et comptera parmi les élus de Dieu ». Et qui est plus illustre que le Verbe émanant de Dieu ? Si Mohammed atteste ainsi que Jésus est le Verbe de Dieu, c’est donc qu’il incite tous les musulmans à entendre les Paroles limpides de Vie du Verbe de Dieu. Et ces paroles se trouvent dans les Évangiles. Merci au prophète Mohammed pour ce témoignage percutant en faveur de Jésus, le Verbe de Dieu, et de Sa mère qui rassemble les vrais croyants libérés du fanatisme autour de Marie, la Mère de tous les croyants. ## L’enfance de Marie Marie durant son enfance est confiée au Temple aux soins de Zacharie. Chaque jour elle est nourrie miraculeusement : > « Son Seigneur accueillit la petite fille (*Marie*) en lui faisant une belle réception ; il la fit croître d’une belle croissance et il la confia à Zacharie. Chaque fois que Zacharie allait la voir, dans le Temple, il trouvait auprès d’elle la nourriture nécessaire, et il lui demandait : ‘Ô Marie ! D’où cela te vient-il ?’ Elle répondit : ‘Cela vient de Dieu : Dieu donne, **sans compter**, sa subsistance à qui il veut’. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,37) Marie recevait de Dieu chaque jour la nourriture spirituelle nécessaire pour la préparer à sa grande mission : devenir la mère du Messie annoncé par tous les prophètes. Dieu nourrissait l’âme de Marie de la nourriture de l’Esprit Saint en vue de la réception de son Fils. Ceci renferme un grand symbolisme. Auprès de Marie, la nourriture spirituelle est abondante, elle est donnée « sans compter ». Auprès d’elle, nous trouvons toutes les grâces. Si avant la naissance de Jésus, notre Père s’est plu à la combler de nourriture spirituelle, qu’est-ce que cela aura été durant sa grossesse et plus tard durant la vie de Jésus ? Cette nourriture reçue quotidiennement par Marie symbolise aussi le Pain de Vie, le Corps et le Sang de Jésus qui prendra vie en elle pour se donner au monde et qui sera donné « sans compter ». Marie est la première à avoir communié au Corps de Jésus, puisqu’elle l’a reçu en elle. C’est pourquoi de façon imagée le Cantique des Cantiques dans la Bible chante le froment dans le ventre de Marie : > « Ton nombril forme **une coupe, où le vin ne manque pas**. Ton ventre, **un monceau de froment**, de lis environné… » (Cantique des Cantiques 7,3) Ce verset s’applique à Marie, notre Mère. Le Pain et le Vin divin sont sortis de son sein béni. Ceci correspond à l’invitation lancée dans le Coran à tous les croyants de se nourrir de la « table qui descend du Ciel », une « Fête » pour « le premier et le dernier des nôtres » (Coran 5 ; La Table servie,112-115). Mohammed avec beaucoup de subtilité confirme ces Vérités Éternelles (voir [« Le Pain de Vie dans la Bible et le Coran »](/fr/le-pain-de-vie-dans-la-bible-et-le-coran) et [« Marie dans la Bible »](/fr/marie-dans-la-bible)). Mohammed ajoute qu’« Il la (*Marie*) fit croître d’une belle croissance », comme mentionné dans le verset 37. Il s’agit d’une croissance « en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes », tout comme celle de Jésus (Luc 2,52). Il fallait que Marie soit mûre et que son esprit soit déjà très élevé pour pouvoir partager l’intimité du Verbe de Dieu et de Son Esprit. Il est bon de méditer sur cette abondance de l’Esprit Saint avec toutes ses Grâces qui circulaient entre Jésus et Marie. C’est pourquoi Mohammed a souligné : > « Puis Nous fîmes du fils de Marie, ainsi que de sa mère, un prodige. Nous leur donnâmes à tous deux pour refuge une colline paisible et dotée d’une source. » (Coran 23 ; Les Croyants,50) Cette colline paisible est la colline intérieure qu’aucun bruit de la terre ne pouvait troubler. C’est le dialogue intérieur de cœur à coeur dans l’Esprit Saint. Et la Source qui en jaillit est bien l’Esprit Saint Lui-même selon la parole de Jésus à la Samaritaine : > « …qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle. » (Jean 4,14) Et Jésus l’explique plus tard : > « Le dernier jour de la fête, le grand jour, Jésus, debout, s’écria : ‘Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi !’ selon le mot de l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vive. Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui avaient cru en lui ; car il n’y avait pas encore d’Esprit, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » (Jean 7,37-39) C’est sur la Croix que Jésus a été glorifié, contrairement à toute mentalité de ce monde. C’est sur la Croix que Jésus a détruit la mentalité sioniste dans le cœur de ses Apôtres. Il a ainsi ouvert la porte à la Venue de l’Esprit Saint, qui désormais, libéré de cet obstacle, pouvait couler comme un fleuve et irriguer les coeurs purs. Mohammed invite donc tous les vrais croyants à se rapprocher de cette « colline paisible dotée d’une source » pour boire de cette Source de l’Esprit Saint qui a jailli grâce à la Croix de Jésus. C’est une source Universelle, enrichie aujourd’hui du sang des martyrs de la Bête (voir [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). ## Conclusion Le prophète Mohammed certifie ainsi dans le Coran l’importance de la Vierge Marie dans le plan de Dieu. Marie est nommée 33 fois dans le Coran, une fois pour chaque année passée avec son Fils. Dieu a voulu ainsi honorer la Mère du Messie qui a été fidèle à son Fils durant toutes les années de sa vie. Dans le Coran, Jésus est mentionné la majorité des fois ensemble avec Marie. Ce faisant, Dieu nous donne un grand enseignement valable pour toutes les religions et tous les temps. Jésus est indissociable de sa Mère : > « Nous fîmes du fils de Marie, ainsi que de sa mère, un prodige. » (Coran 23 ; Les Croyants,50)« Nous avons fait d’elle et de son fils un Signe pour les mondes. » (Coran 21 ; Les Prophètes,91) Marie est la seule femme mentionnée dans le Coran. Dans ce sens, le Coran appuie entièrement la Bible, car il nous révèle l’importance primordiale de Marie auprès de son Fils et auprès de nous tous, ses enfants. Marie est un trait d’union extraordinaire entre tous les croyants indépendants venus des milieux chrétiens, musulmans et juifs. Elle enfante aujourd’hui de nouveau « au désert » le nouveau peuple de Dieu, tous les cœurs purs qui résistent à l’Antichrist, la Bête, le Dajjal, qui est l’État Impie d’Israël, prophétisé et dénoncé par la Bible et le Coran (voir [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse) et [« L’Apocalypse selon Mohammed »](/fr/lapocalypse-selon-mohammed)). Que la Vierge Marie, Mère de Jésus, le prophète Mohammed et tous les martyrs de cette sainte Cause nous accordent le triomphe final ! BR (01.08.2015) *Source: https://www.pierre2.net/fr/marie-dans-le-coran* --- # L’encensoir en Or > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-01 · Updated: 2026-03-15 · Language: fr *Mes bien-aimés, ceci pour que vous preniez conscience de votre dimension spirituelle.* Je voudrais partager avec vous une pensée autour de l’Apocalypse chapitre 8 concernant l’Ange qui « vint se placer à l’autel (*des sacrifices*) muni d’un encensoir en or. On lui donna beaucoup de parfums à offrir, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or placé devant le Trône (*de Dieu*), et de la main de l’Ange, la fumée des parfums s’éleva vers Dieu » (Apocalypse 8,3-4). Vous savez qu’au chapitre 6 de l’Apocalypse, Jean a vu, « **sous l’autel**, les âmes de ceux qui furent égorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu’ils avaient rendu (*en faveur de Dieu*) » (Apocalypse 6,9). Ces âmes étaient égorgées **sous** l’autel, en secret donc. Pour comprendre ces autels, il faut se rappeler que dans le Temple il y avait deux autels : - Un grand autel, celui des holocaustes, sur lequel étaient offerts les animaux sacrifiés puis brûlés (Exode 27,1-8 / 1 Rois 8,64). - Un autel plus petit sur lequel étaient offerts les parfums ou l’encens (Exode 30,1-10 / Apocalypse 9,13). C’est sous le grand autel des holocaustes que Jean vit les âmes égorgées. Sur cet autel, les prêtres offraient la chair, la graisse d’offrandes bestiales dénoncées d’ailleurs par les prophètes. Avec entêtement, les Juifs les offraient malgré tout parce que cela leur rapportait. Aujourd’hui, sur cet autel mystique, sont offertes les victimes humaines qui témoignent pour Dieu : les **martyrs** que nous connaissons. L’Ange vient se placer à cet autel du sacrifice, avec un encensoir **en or**: > « Un autre Ange vint alors se placer près de l’autel muni d’**un encensoir en or**. On lui donna beaucoup de parfum (*d’encens pour qu’il les offrît à Dieu*) avec les prières de tous les saints, sur **l’autel d’or** placé devant le trône. Et, de la main de l’Ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu avec la prière des saints » (Apocalypse 8,3-5) La prière est comparée à l’encens qui s’élève vers Dieu : « Que ma prière s’élève devant Toi comme **l’encens** », demande à Dieu le psalmiste (Psaume 141,2). Ainsi, la fumée de l’encens qui s’élève vers Dieu, signifie que les prières de l’Ange sont exaucées par Dieu, mais sur l’autel des parfums. Aujourd’hui, vous savez que ces âmes égorgées sous l’autel sont celles que vous connaissez. Et nous, nous prenons les prières de ces saints et nous les offrons sur l’autel des parfums avec **un encensoir en or**. Un détail à noter : les ustensiles du temple devaient être fabriqués en bronze, non en or (Exode 27,3). Le bronze est un mélange bon marché de cuivre et d’airain. Or, l’encensoir apocalyptique est en or précieux. Cet Encensoir en or est **le Corps du Christ** auquel nous communions tous les jours. C’est sur cet Autel vivant que nous offrons toutes nos prières pour ces âmes-là, nos frères. Hier, pendant le Repas du Seigneur, j’ai dit à Jésus : « Je te confie toutes ces prières à Toi, parle Toi-même au Père, Tu sais Lui parler mieux que nous, mieux que moi, Tu sais quoi Lui dire. Nous savons qu’Il T’exaucera ». Je vis, alors, le visage figé du diable, avec une expression de nette insatisfaction, pinçant les lèvres, me jetant un regard haineux. Afin qu’une prière soit exaucée, il faut que notre demande soit dans les vues de notre Père, selon le désir de l’Esprit Saint, selon sa Volonté. Nous ne pouvons pas demander au Père de répondre à une prière qui va à l’encontre de sa Volonté. Nous ne pouvons pas prier pour le triomphe de la Bête. Il faut, premièrement, que nos prières soient **conformes à la Volonté** de notre Père, et deuxièmement qu’elles soient **dans le Christ**: > « En vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, Il vous le donnera **en mon Nom** », dit Jésus. (Jean 16,23) C’est là où notre rôle devient particulier : tous nos frères qui résistent contre la Bête le font en justice, mais ils ne combattent pas au nom de Jésus. Ceci n’est donc qu’un demi chemin parcouru. Nous, **nous combattons** par la prière **et au nom de Jésus**, nous demandons au Père la victoire contre la Bête **au nom de Jésus**. Tel est le combat - la prière - auquel la Vierge nous invite à La Salette : « Combattez, enfants de Lumière, vous petit nombre qui y voyez ; car voici le Temps des temps, la Fin des fins ! » Ne nous décourageons donc pas, même quand notre ennemi semble triompher. Ce n’est qu’une victoire apparente, un triomphe faux et momentané. Ceux qui résistent jusqu’à la fin, eux seuls seront sauvés (Matthieu 24,13 / Apocalypse 2,26). C’est sur la croix que Jésus triompha ! Je suis prêt à mourir, moi aussi, comme les deux Témoins de l’Apocalypse, sachant que, par ma mort, je vaincrai la mort imposée par le plan satanique de la Bête dans ce monde (Apocalypse 11,7-11 / 12,11). Notre prière ne sera pas nécessairement exaucée sur le terrain du combat en Palestine, mais peut-être ailleurs, déjà en nous et autour de nous, dans nos familles respectives, dans notre vie professionnelle et sociale, à tous les niveaux - politiques, médiatiques, artistiques, musicaux, moraux, scolaires, mode, drogue, etc. (voir « Les Protocoles des Sages de Sion ») -. À Marienfried (Allemagne 1946), la Vierge avait dit : « Je veux opérer secrètement des miracles dans les âmes, jusqu’à ce que le nombre des sacrifices soit complet. C’est à vous qu’il est donné d’écourter les jours d’obscurité. Vos prières et vos sacrifices anéantiront l’image de la Bête. Alors Je pourrai me révéler au monde pour la Gloire du Tout-Puissant… Demandez des grâces pour des âmes individuelles, pour vos communautés, pour les peuples ». Nos prières nous sanctifient personnellement, unissent dans l’amour nos familles respectives et purifient nos sociétés. Elles sont un exorcisme individuel et collectif. Nous avions prié pour la chute du socialisme de Mitterrand en France. Ce régime a légitimé l’immoralité, la drogue, la musique folle, etc. J’estime qu’avec la chute de Lionel Jospin, par exemple, nos prières contre la Bête furent exaucées dans une de ses ramifications internationales. Cela est déjà une lutte victorieuse, à mort, contre la Bête. C’est là où Dieu nous attend, et c’est là notre sainte mission ; là nous sommes tout-puissants car, comme dit Paul : « Je **puis tout** en Celui qui me fortifie » (Philippiens 4,13). Nous pouvons, nous devons tout demander avec confiance. Il suffit de vouloir ce que Dieu veut pour être comme Lui tout-puissant. Je suis tout puissant parce que **je veux ce que Dieu veut**. Si je Lui demande d’accomplir ce que Lui veut, si ma volonté est conforme à celle de notre Père, et si je demande au Nom de Jésus, alors je suis un homme tout puissant. Oui, en vérité, je puis **tout** en Celui qui me fortifie. Nous avons eu des prémices de nos prières exaucées par ce qui est arrivé le 16 octobre, au Liban, à propos des eaux du Wazzani. Notre Mère, la Vierge, m’avait demandé, il y a quelques années, de prier pour l’eau. Je n’avais pas compris, en ce temps, ce qu’Elle voulait dire. Certains parmi vous savent cela. Quand le problème s’est posé, que le défi israélien s’est manifesté, nous avons prié ensemble, comme je vous l’avais demandé. Nous avons été exaucés parce que, par la suite, nous avons compris que « l’eau » désignait ce qui se passait au sud du Liban, au fleuve Wazzani. Le Liban a relevé le défi, et l’eau a été pompée à la date prédite malgré toutes les menaces d’Israël. Nos prières y sont bien pour quelque chose. Il faut savoir relever le défi. Mais il faut le relever au nom de Dieu, par Sa puissance, selon Sa volonté, et selon Son plan, et au Nom de Jésus. C’est exactement ce que vous et moi avons fait ensemble. > « Si deux d’entre vous unissent leurs voix pour demander quoique ce soit, **en mon Nom**, Je suis là, au milieu d’eux, et cela leur sera accordé par mon Père », dit Jésus (Matthieu 18,19-20) Et nous étions, vous et moi, bien plus que deux. C’est cela notre « Encensoir en Or ! » > « Il n’y a pas de problème personnel, familial, national ou international que je ne puis résoudre si l’on me le demande par le chapelet », dit Marie dans l’une de ses apparitions. Nous sommes, dans ce monde, un grain de sénevé, comme dit Jésus (Matthieu 13,31). Le Royaume de Dieu est un grain de sénevé, mais ce grain portera ses fruits et les oiseaux du ciel viendront un jour s’abriter sous la lumière que nous donnons. Nous sommes là enterrés dans ce monde et ceux qui cherchent trouveront. Il ne nous appartient pas de courir de droite et de gauche, nous sommes comme un trésor caché (Matthieu 13,44), une perle cachée dans un champ et ceux qui cherchent, trouveront, car c’est Dieu qui va les faire trouver. Notre Père veut exaucer la prière des hommes. Mais faut-il encore que l’homme soit digne de demander selon Son désir à Lui, selon le plan de Dieu ! Dieu veut le bien, il faut que nous désirions le bien en Jésus-Christ. Alors nous devenons dignes d’offrir le Sacrifice du Fils au Père. La Vierge, à La Salette, avait dit : « Il n’y a plus de personnes dignes d’offrir la Victime sans tache à l’Éternel en faveur du monde ». Nous, les Témoins de l’Apocalypse, par la grâce divine, nous en sommes dignes. Croyez-vous que le pape soit digne d’offrir le sacrifice ? Le pape prie, demande, veut être exaucé. Il avait dit « God bless Israel ! » Que Dieu ne l’exauce pas ! Et Il ne l’exaucera pas ! Voilà quelqu’un qui ne prie pas selon la volonté de Dieu. Lui, le pape, veut qu’Israël soit béni, mais cela est contraire au plan de Dieu. Le pape peut même demander cela au nom de Jésus Christ ; il ne sera pas exaucé car telle n’est pas la volonté de Dieu. Notre rôle, au contraire, est de demander la chute de la Bête ; et nous demandons cela au nom de Jésus-Christ. Alors là, Dieu intervient, et là, Dieu est tout-puissant. Donc, nous, par notre prière, nous sommes, aussi, tout-puissants. Je voyais les démons narguer Dieu car la majorité des hommes suit la Bête. Et **personne** ne demande sa chute **au Nom du Christ**. Là nous devons intervenir par nos prières contre la Bête au nom du Christ. Le Père m’avait dit depuis longtemps, et par deux fois : « Joan (*Jeanne d’Arc*) liberate your Land (*Libère ta Patrie*) ». Notre patrie c’est la terre entière : le Royaume de Dieu sur terre. Nous remercions déjà le Père pour l’eau, mais ceci n’est qu’un premier pas. Il nous faut continuer à prier pour l’eau car les Israéliens ne veulent pas s’arrêter uniquement à l’eau. Ils veulent leur empire. Pour moi, je vois un signe que notre prière est entrain d’être exaucée par une simple nouvelle que nous avons entendue hier à propos de la Corée du Nord qui a déclaré posséder l’arme nucléaire. Cette déclaration a bouleversé et perturbé les Américains, les alliés « tout-puissants » d’Israël. Nous allons voir jusqu’où va évoluer la situation politico-militaire concernant l’Irak et comment la Bête chutera par la puissance de Dieu car « Il est tout puissant le Seigneur Dieu qui l’a condamnée » (Apocalypse 18,8). C’est là où s’insère notre rôle, nous prenons l’encensoir en or rempli des prières des saints sur l’autel des holocaustes, et nous passons de cet autel à celui des encens parfumés pour offrir nos prières encensées du saint nom du Christ avec la prière des saints martyrisés à Jennine, à Raffah, à Naplouse, etc. par Sharon « qui s’enivre du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus » (Apocalypse 17,6-8). Et ce parfum de nos prières monte vers le Père. Chaque fois que je vois des maisons détruites et des enfants déchiquetés, massacrés par l’armée israélienne, j’offre sur l’autel de l’Eucharistie, la prière et les cris de ces âmes-là, nos frères. Je les offre **au Saint Nom de Jésus** car je sais que cela est dans le plan de Notre Père. Si je pensais que le triomphe d’Israël était dans le plan de Notre Père, je n’aurais jamais fait une telle prière, bien au contraire j’aurais prié comme le pape : « God bless Israel ». Mais je ne peux pas demander à Dieu de glorifier Israël. Ce serait contre Son Plan, même si je le faisais au Nom de Jésus-Christ. Cet aveugle que Dieu guérit à la demande de Jésus, répondit aux Juifs et Pharisiens qui ne voulaient pas croire en Jésus : > « C’est bien là l’étonnant : que vous ne sachiez pas d’où Il (*Jésus*) est, alors qu’il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’écoute pas les pêcheurs, mais si quelqu’un est religieux et **fait Sa Volonté**, celui-là Il l’exauce. » (Jean 9,30-31) Il nous faut être religieux, c’est-à-dire spirituel, croire, avoir la foi ; et si, de surcroît, nous voulons accomplir la Volonté de Dieu, et que nous demandons au Nom du Christ, alors Dieu nous exaucera certainement. Jésus Lui-même avait dit : « Tout ce que vous demanderez **en mon Nom**, je le ferai pour que mon Père soit glorifié » (Jean 14,13). Nous demandons au Père, au nom du Christ, la fin de cette injustice sur terre. Nous savons que nous l’obtiendrons et que nous rétablirons le Royaume de Dieu sur terre, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Nous sommes pour le Hezbollah ; or celui-ci ne demande rien au nom du Christ, mais seulement au nom de la Justice. Ces militants ignorent que c’est Jésus qui, par eux, fait la guerre contre la Bête « avec Justice » (Apocalypse 19,11). Notre part, dans ce saint combat, est de déposer leurs prières, quotidiennement, « dans l’encensoir d’or, sur l’autel d’or, placé devant le trône de Dieu » (Apocalypse 8,3). Cet Autel est le Corps et le Sang du Christ, Jésus Lui-même dans le Pain de Vie. Jean dit : > « Nous avons en Dieu cette assurance que, si nous demandons quelque chose **selon Sa Volonté**, Il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute en tout ce que nous Lui demandons, nous savons que **nous possédons** ce que nous Lui avons demandé. » (1 Jean 5,14-15) Il faut avoir cette foi de posséder **déjà** ce que nous avons demandé. Pourvu que cela se fasse dans la foi et en notre Seigneur Jésus. C’est là notre mission, d’où l’importance de notre élection dans ce monde. Il faut que vous preniez conscience de votre importance, de l’importance de ce petit grain de sénevé inconnu du monde. Notre mission céleste est symbolisée par l’Ange qui « saisit l’encensoir et le remplit du feu de l’autel qu’il jeta sur la terre. Ce furent alors des tonnerres, des voix et des éclairs, et tout trembla » (Apocalypse 8,5). Le feu de l’autel est l’ardente colère de Dieu contre les deux Bêtes. C’est à la demande de l’Ange que cette sainte et divine Colère s’abat sur le monde. J’implore le Père, au Nom divin de Jésus, de faire éclater sa juste colère sur ce monde rendu impie par les deux Bêtes. Joignez-vous à moi. Cette Colère débordante, qui s’abattra sur terre à la demande de l’Ange qui se tient auprès de l’Autel d’or, est symbolisée ailleurs aussi : > « Alors j’entendis une voix venant des quatre cornes de **l’Autel d’Or** placé devant Dieu…; ‘Relâche les quatre Anges enchaînés sur le grand fleuve Euphrate’. » (Apocalypse 9,13-14)« Puis un autre Ange sortit **de l’Autel** - l’Ange **préposé au feu** - et cria d’une voix puissante à Celui qui tient la faucille aiguisée : ‘Jette ta faucille aiguisée, vendange les grappes de la vigne de la terre…’ L’Ange alors jeta sa faucille sur la terre… et versa le tout dans la cuve de **la Colère de Dieu**… » (Apocalypse 14,17-20) La voix qui vient « des quatre cornes de l’Autel d’or » dans le premier texte, est celle de « l’Ange qui sortit de l’Autel -l’Ange préposé au feu- ». Ces deux anges représentent le même ange qui invoque la Colère de Dieu. Dans le premier texte, l’Ange demande que soit relâché sur l’Euphrate le feu de la Colère divine ; dans le deuxième texte, la faucille de la Colère divine vendange, toujours à la demande du même Ange, la terre. Vous savez que tout se passe autour de l’Euphrate, mentionné deux fois dans l’Apocalypse 9,14 et 16,12. Nous avons été exaucés pour l’eau du Liban. Nous le serons aussi pour la chute des deux Bêtes qui, en s’aventurant sur l’Euphrate, ignorent que « Dieu leur a inspiré la résolution de réaliser **son propre dessein**, de se mettre d’accord pour remettre leur pouvoir royal à la Bête, jusqu’à l’accomplissement des paroles de Dieu » (Apocalypse 17,17). Les paroles de Dieu s’accompliront avec la chute définitive de la Bête qui « sera consumée **par le feu**, car Il est puissant le Seigneur Dieu qui l’a condamnée » (Apocalypse 18,8). L’Euphrate s’est déjà manifesté le 16-17 janvier 1991. L’histoire continue et les deux Bêtes le menacent une seconde fois. Vous pouvez déjà reconnaître les « trois grenouilles impures qui s’en vont rassembler les rois de la terre pour la guerre d’Harmagedôn » (Apocalypse 16,12-16). N’y reconnaissez-vous pas Sharon-Bush-Blair ?! Mettons-nous donc tous à la prière autour de l’Autel d’Or et offrons notre plus bel encens à notre Père ; demandons, au nom de Jésus, la destruction des deux Bêtes, afin que le Royaume du Christ soit, enfin, rétabli sur terre (Apocalypse 11,15-18). Méfiez-vous de la fausse humilité qui pourrait vous faire croire que vous êtes indignes de demander à notre Père. Il n’est plus question de dignité maintenant. Il est question de faire une guerre, de **triompher dans la Volonté de Dieu** pour faire triompher son Nom, glorifier son Nom par notre prière. Et Dieu exaucera notre demande. Et comme le dit l’Apocalypse chapitre 10,7 : > « Au jour où on entendra le septième ange, quand il sonnera de la trompette, alors sera consommé le mystère de Dieu, selon la bonne nouvelle qu’il en a donné à ses serviteurs les prophètes. » Nous sommes ces serviteurs de Dieu, les prophètes d’aujourd’hui. Et dans Apocalypse 11,18 : > « Les nations s’étaient mises en fureur mais voici **ta fureur à Toi**, et le temps pour les morts d’être jugés ; le temps de récompenser tes serviteurs, les prophètes, les saints, et ceux qui craignent Ton nom, petits et grands, et de perdre ceux qui perdent la terre. » Le temps est venu de récompenser ces serviteurs, les prophètes : nous en l’occurrence ! Il faut que nous le sachions. > « Ô Ciel, sois dans l’allégresse sur elle, et vous, saints, apôtres et prophètes, car Dieu, en la condamnant, a jugé **votre cause**. » (Apocalypse 18,20) Oui, c’est **notre cause** qui est jugée en condamnant cette Bête. Notre cause est la cause de Dieu. Alors, nous allons bientôt nous réjouir ; par contre il y aura des larmes de l’autre côté : > « Hélas, hélas, immense cité Ô Babylone (*Jérusalem*) cité puissante, car une heure a suffi pour que tu sois jugée ! Ils pleurent et se désolent sur elle… » (Apocalypse 18,10) Je me sens très honoré du fait que ma cause (qui est la vôtre aussi) soit celle de Dieu. Je suis très honoré et très fier. Je continue à prier, priez avec moi et nous obtiendrons gain de cause, nous le savons déjà, car nous demandons **au nom du Christ, dans la volonté du Père et pour Sa sainte gloire**. Il nous incombe, à nous, de faire retentir sur terre la Clameur de triomphe (Apocalypse 10,3) du septième ange après la défaite définitive des forces du mal incarnées dans les deux Bêtes : > « La royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ ; Il régnera dans les siècles des siècles. » (Apocalypse 11,15) Le royaume de Dieu sera établi par nous sur cette terre, grâce à nos prières, **grâce à l’encensoir en or**, grâce à l’encens que nous offrons sur l’Autel d’or de Dieu qui est le Corps du Christ. Prenons notre rôle **très au sérieux**, il est très efficace ; Dieu notre Père compte là-dessus ! Voilà pourquoi le Christ nous dit aussi : > « Quand cela **commencera d’arriver**, redressez-vous et relevez la tête car votre délivrance est proche. » (Luc 21,28) Cela a déjà commencé ! Sentez-vous forts ! Relevez la tête ! C’est nous qui jetons le feu de l’Autel sur la terre envenimée par les deux Bêtes et Satan déchaîné sur la terre (Apocalypse 20,7). Ce feu de la colère divine dévorera bientôt, très bientôt, l’Antichrist et ses oeuvres sataniques. Nous sommes là, bien installés ! Jésus triomphe déjà par nous ! *PS : Recommandation : méditer Jean 16,24*: > « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez et vous recevrez, et **votre joie sera parfaite**. » *Dieu a besoin de nos prières spécifiques, **bien ciblées**. Il compte dessus ; nous ne L’abandonnerons pas ! Notre prière est ciblée contre le plan des « Protocoles des Sages de Sion ». Nous triompherons et établirons sur terre le Royaume de notre cher Jésus : nous en sommes déjà les prémices. Notre joie sera bientôt parfaite ! Béni soit Notre Père. Amen !* *Source: https://www.pierre2.net/fr/lencensoir-en-or* --- # L’Antichrist dans l’Islam > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-07 · Updated: 2026-04-21 · Language: fr Ces enseignements du Prophète Muhammad sur l’Antichrist dans l’Islam sont tirés des « Discussions Spirituelles », connues en arabe comme « Al-Hadith ». Le Coran ne mentionne pas l’Antichrist, mais parle de « Gog et Magog », symbole de l’Antichrist. Dans l’Islam, l’Antichrist est connu sous le nom de « Christ Charlatan » (Al Massih al Dajjal). Nous rapportons l’explication et la numérotation de ces Hadiths du livre arabe de feu Cheikh Sobhi Saleh « Manhal al Waridin ». Ce livre est un recueil des Hadiths tirées du livre du Cheikh Muhyî al-Din al-Nawawî « Les Jardins de la Piété » (Riyad el Sâlihine), XIIIe siècle de l’ère chrétienne. Le Cheikh Sobhi Saleh rapporte fidèlement ces Hadiths en les numérotant différemment. Voici les principaux points révélés par le Prophète Muhammad au sujet de l’Antichrist : **« D’Adam jusqu’à la résurrection des morts, il n’y a pas de question plus grande que celle du Charlatan (*Antichrist*) » (n°1812)**: En dépit de ce verset, certains croyants considèrent que l’Antichrist n’a qu’une importance marginale, ne méritant même pas d’être abordé. Une telle attitude ne convient pas à un Musulman zélé car Muhammad l’a placé en tête des forces du Mal à combattre. Ceci est d’autant plus valable que ce Charlatan habite aujourd’hui parmi nous. **La Discussion n°204 rapporte que Muhammad a longuement parlé du Charlatan :** « Le prophète a loué Dieu puis a mentionné le Christ Charlatan (*l’Antichrist*) et a longuement parlé de lui. Il a dit (*entre autres*) : Il paraîtra parmi vous et (*alors*) ce qui vous était inconnu à son égard, ne vous sera plus inconnu ». Muhammad attire ici l’attention sur le fait que l’identité du Charlatan demeurera obscure jusqu’au moment de son apparition. **Mais comment sera découvert le visage de l’Antichrist ?** La Discussion n° 1813 nous dit : « Le Charlatan se manifestera et un homme croyant se dirigera vers lui et dira : O hommes, voici le Charlatan dont a parlé le prophète. » Muhammad nous informe ainsi que Dieu enverra un homme croyant pour désigner l’Antichrist. Cet homme est déjà apparu et, sur ordre divin, il a désigné le Charlatan, indiquant Israël et disant : « Voici l’Antichrist ». Ceci confirme la prophétie évangélique sur l’Antichrist dans la première lettre de Jean : > « L’Antichrist est celui qui nie que Jésus soit le Christ. » (1 Jean 2,22) C’est le cas des Sionistes. **Comment cet homme est-il parvenu à détecter l’identité de l’Antichrist ?** Ceci eut lieu par des apparitions successives du Messie, Jésus, à cet homme pour le préparer à sa mission. L’apparition la plus importante fut celle du 13 mai 1970, durant laquelle Jésus lui dit : « Ouvre le chapitre 13 de l’Apocalypse : la Bête est Israël » (Voir le texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). À partir de ces apparitions, des recherches minutieuses et consciencieuses sur les prophéties relatives à l’Antichrist furent entreprises. C’est donc le Ciel qui prit l’initiative de révéler l’identité de l’Antichrist. **Les prophéties bibliques et islamiques conduisent à découvrir l’Antichrist dans le monde sioniste :** Nous faisons une distinction entre sionistes et Juifs de bonne foi. Muhammad a lié le Charlatan (*l’Antichrist*) aux Juifs dans la Discussion n°1810 en disant : « 70 000 Juifs d’Ispâhan (*Iran*) suivront le Charlatan ». Or Ispâhan est la ville d’Iran la plus peuplée en Juifs. Après la chute du Chah d’Iran, une forte émigration de Juifs iraniens vers Israël eut lieu. Le chiffre 70 000 est symbolique et représente une totalité universelle : l’afflux des Juifs du monde entier vers la Palestine. Dans la Discussion n°1818, Muhammad dit encore : « La résurrection des morts n’aura pas lieu avant que les Musulmans ne combattent les Juifs. Le Juif se cachera derrière les pierres et les arbres, qui diront : ‘O Musulman, un Juif se cache derrière moi, viens le tuer, sauf le ’gharkad‘ (*qui ne dira pas cela. Le ’gharkad‘ est le nom d’une plante grasse*) car c’est un arbre des Juifs’ ». Les guerres arabo-israeliennes, provoquées par l’occupation sioniste de la Palestine, sont un signe de la présence de l’Antichrist en Terre Sainte. Le Dr Sobhi Saleh, dans son livre, interprète ainsi le ‘gharkad’ (p 992) : « Espèce d’arbre épineux en Palestine où le Charlatan et les Juifs périront ». Deux points importants sont à souligner dans cette interprétation : - Le lien intime entre le Charlatan et les Juifs. - Le Charlatan apparaît en Palestine, et à Jérusalem même, où il périra avec les Juifs sionistes. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’exégètes ont compris que l’expression « Christ Charlatan » représente un groupe homogène de personnes, caractérisé par le charlatanisme et le mensonge. Par ailleurs, dans le même livre du Cheikh S. Saleh (p 608) il est dit : « Le Christ Charlatan est un nom d’espèce de ceux qui multiplient le mensonge et le charlatanisme, car les Discussions (*du Prophète*) rapportent qu’à la fin des temps il y aura des **charlatans** ». Nous comprenons donc que le Charlatan représente un groupe de charlatans et non un seul individu. C’est aussi l’avis de l’Évangile : > « Beaucoup de séducteurs… qui ne confessent pas Jésus le Messie : Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist. » (2 Jean 7) Pourquoi les sionistes sont-ils qualifiés de Christ Charlatan ? Car ils renient Jésus et annoncent un autre christ, un Messie raciste aux ambitions sionistes comme Ariel Sharon aujourd’hui (1 Jean 2,22). Tel est l’Antichrist, car le vrai Christ n’est autre que Jésus. En d’autres termes, l’Antichrist est l’homme et la société sionistes qui forment l’entité charlatanesque, connue sous le nom d’Israël. Après avoir exposé le lien étroit entre les Juifs et le Christ Charlatan, nous passons à un autre point : **La relation entre les Juifs sionistes, le Christ Charlatan et « Gog et Magog » :** Nous démontrons que ces trois dénominations ne forment qu’une seule et même réalité. Les sionistes et « Gog et Magog » forment une personne morale unique aussi connue sous le nom de Christ Charlatan. Le Prophète Muhammad dit dans sa Discussion n°1808 : « Malheur aux Arabes d’un mal qui approche : aujourd’hui une brèche comme ça (et le prophète joignit les bouts de son pouce et de son index) a été ouverte dans la digue de Gog et Magog ». Certains interprètes pensent que Gog et Magog se rapportent à Alexandre le Grand. Or Alexandre (IVe siècle av. J.-C.) précéda Muhammad de mille ans environ. Le prophète parle de Gog et Magog à l’avenir, non au passé, puisqu’il dit : « Malheur aux Arabes d’un mal qui approche », non d’un mal passé durant les jours d’Alexandre. La confusion entre « Gog et Magog » et Alexandre le Grand résulte du fait que les Arabes qualifient Alexandre, à cause de sa puissance, de ‘Dhou’l Qarnain’, qui veut dire ‘Le Bicornu’, celui qui a deux cornes : > « Ils dirent : Ô Bicornu (*Dhou’l-Qarnain*), Gog et Magog commettent un désordre sur terre, vraiment ! Pouvons-nous te demander, moyennant une récompense, d’élever une digue entre nous et eux ? » (Coran 18 ; La Caverne,94) > (*La numérotation des versets peut varier de quelques chiffres d’un Coran à l’autre.*) Alexandre le Grand était connu comme « le Bicornu » à cause de la prophétie de Daniel (Daniel 8). Mais le verset précité vise, en fait, la deuxième Bête de l’Apocalypse de Jean (États-Unis) : elle a deux cornes et se met au service de la première Bête (Israël) qui représente le paganisme moderne : « Gog et Magog » (Apocalypse 13,11-17 / 20,7-9). Les recherches autour de Gog et Magog dans le Coran doivent se faire dans cette direction. Ici apparaît, à nouveau, la nécessité de recourir à l’Évangile pour comprendre certains passages du Coran. Le lien entre « Gog et Magog » et l’Antichrist explique la raison pour laquelle Muhammad avait dit dans une de ses Discussions que la récitation de la Sourate de La Grotte - seule Sourate coranique à mentionner « Gog et Magog » - préserve de l’Antichrist. (Ceci est mentionné dans le Coran traduit en français par Muhammad Hamidullah, Ed. Hilàl Yayinlari, Ankara 1973.) La Discussion 1806 rapporte également que la horde de « Gog et Magog » s’abattra sur la Palestine en provenance du monde entier car le prophète dit : « Dieu enverra ‘Gog et Magog’ qui déferleront de partout et leurs pionniers traverseront le lac de Tibériade (*en Palestine*). » Notez bien, qu’ici également, Muhammad n’a pas dit : « Dieu a envoyé Gog et Magog », mais « Dieu enverra Gog et Magog qui déferleront de partout ». Il s’agit donc d’un évènement à venir après Muhammad. Le Coran confirme ce rassemblement massif et international en Palestine, à la fin des temps, en disant dans le chapitre 27 ; Les Fourmis,82-83 : > « En ce jour (*lors de l’apparition d’une Bête ; voir verset 82*), Nous (*Dieu*) rassemblerons de toutes nations des légions de ceux qui traitaient de mensonges Nos Signes ; ils seront répartis (*en Palestine*). » (Coran 27 ; Les Fourmis,82-83) Qui sont-ils ces gens qui traitent de mensonges les signes de Dieu et dont Dieu permet leur rassemblement ? Le Coran désigne les Juifs, qualifiés d’infidèles à cause de leur infidélité à l’Alliance, de leur reniement du Christ Jésus et des calomnies proférées contre la Vierge Marie : > « Tout est venu de leur rupture de l’Alliance, de leur mécréance aux signes de Dieu, de leur meurtre injuste des prophètes… de leurs paroles énormément calomnieuses contre Marie. » (Coran 4 ; Les Femmes,155-156) Les personnes visées par ce verset, en nos temps modernes, sont les sionistes rassemblés de toutes nations en Palestine. Leurs blasphèmes ont fait dire à Muhammad dans la Discussion 1815 que « les lettres K, F, R (*en arabe*) sont inscrites entre les yeux du Christ Charlatan ». Ces lettres forment le mot « koufr » c-à-d. « blasphème », parole qui caractérise l’Antichrist (Apocalypse 17,3). **Muhammad a aussi qualifié cet imposteur de « borgne menteur » :** Il est menteur dans toutes ses paroles concernant les Vérités divines et dans ses dialogues avec les hommes. Il défigure les signes et les prophéties de Dieu et surtout en annonçant un autre Messie sioniste. Il est borgne car il ne voit les choses que d’un seul oeil, avec égoïsme et selon son intérêt personnel. Dans la Discussion 1815, Muhammad dit : « Il est borgne et votre Dieu tout-Puissant n’est pas borgne ». **Muhammad nous met en garde contre la puissance d’égarement et de séduction de l’Antichrist** en disant dans sa Discussion 1806 : « Je ne crains pour vous que le Charlatan… Il se présentera devant le peuple et les invitera ; ils croiront en lui et lui répondront ». Israël a, en effet, sollicité les Arabes, et les Palestiniens eux-mêmes. La plupart d’entre eux ont, implicitement ou explicitement, répondu à son appel (Camp David, Oslo, etc.). **Muhammad demande aux croyants de calculer le délai d’existence de ce redoutable ennemi :** « Nous demandâmes : Combien de temps durera-t-il sur terre ? Il répondit : 40 jours. Le jour est comme une année, le jour est comme un mois et le jour est comme une semaine… Nous répondîmes : O Envoyé de Dieu, en ce jour qui est comme un an, nous suffit-il de prier un jour ? Il répondit : Non. Calculez son délai » (Discussion n°1806). Les interprètes sont d’accord sur la signification de ces paroles c’est-à-dire compter mathématiquement ses jours, comme le rapporte le livre « Manhal el Waridin » (p.978). Muhammad recommande donc aux croyants de scruter la venue de l’Antichrist et d’en calculer la durée temporelle, faisant de ce commandement une obligation plus importante que la prière de tout un jour, long d’une année. Mais comment pourra-t-on calculer cette durée approximative de 40 ans ou 40 jours ? Ce compte est impossible si l’on n’a pas d’abord découvert l’identité du Charlatan. Pour cela deux faits sont importants : a) Croire en la parole de ce Croyant annoncé par Muhammad, l’homme envoyé par Dieu pour démasquer l’Imposteur, l’Antichrist, comme mentionné plus haut (La Discussion n°1813). b) Recourir aux prophéties évangéliques sur l’Antichrist car des lumières complémentaires, à ce sujet, y sont données. Il y est révélé qu’une puissante nation soutiendra l’Antichrist. Évidemment, on y reconnaît les États-Unis d’Amérique. Le début de la chute d’Israël eut lieu en 1983 lors de son premier retrait du Liban, mettant fin au rêve expansionniste du Grand Israël, 35 ans après sa fondation comme État. Sa seconde défaite eut lieu en Mai 2000 quand Israël s’échappa du Sud Liban. Lors de sa prochaine disparition définitive, toutes les prophéties deviendront claires. (Voir le texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). **Comment périra l’Antichrist ?:** Le Prophète Muhammad dit dans sa Discussion n°1806 : « Dieu enverra Jésus, Fils de Marie, qui le poursuivra et l’atteindra à la porte de Lod (*près de Tel Aviv*) …Puis Jésus suscitera un peuple que Dieu rendra invincible par rapport à lui (*l’Antichrist*) …et Dieu enverra Gog et Magog qui déferleront de partout… » Remarquez que c’est Jésus, le Christ, qui est envoyé contre l’Antichrist et contre Gog et Magog. Remarquez aussi que c’est à travers un peuple rendu invulnérable que le Christ mène sa guerre contre ses ennemis. Dans cette même Discussion, Dieu dit à propos de ce peuple invincible qu’il a suscité : « J’ai lancé (*au combat*) certains de mes dévots que nul n’a de mains pour combattre ». Ce peuple qui s’élance contre l’Antichrist est inspiré, dans sa lutte, par l’Esprit du Christ Jésus. Il anéantira l’Antichrist. Rappelons que c’est à la porte de Lod, près de Tel Aviv (où se trouve, aujourd’hui l’aéroport international israélien) que l’Antichrist doit périr. Ceci démontre que c’est en Palestine qu’il se trouve. C’est pourquoi Muhammad dit dans sa Discussion n°1808 : « Le Charlatan paraîtra dans ma nation. Il demeurera 40 - je ne sais - 40 jours, 40 mois ou 40 années. Mais Dieu enverra Jésus, Fils de Marie, qui le poursuivra et l’anéantira puis les hommes vivront sept années (*symboliques*) sans animosité, même entre deux personnes ». **Conclusion** C’est à la fin des temps qu’apparaissent « Gog et Magog ». La Sourate « La Grotte » parle du Jugement final en mentionnant ces Païens. Leur rassemblement signifie que la trompette de la fin des temps a sonné : > « Le jour viendra où nous les laisserons se presser en foule comme les flots les uns sur les autres. On sonnera la trompette, et nous les rassemblerons en un rassemblement (*en Palestine*). Et ce jour-là, nous présenterons en cadeau la Géhenne aux mécréants dont les yeux avaient un voile à l’encontre de mon souvenir et ils ne pouvaient rien entendre à mes menaces. » (Coran 18 ; La Caverne,99-101) Dans la Sourate les Fourmis, Dieu dit encore : > « Le jour où l’on soufflera de la trompette, seront effrayés tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, sauf qui Dieu veut !… Dis : Louange à Dieu ! Il vous fera voir ses signes et vous les reconnaîtrez. » (Coran 27 ; Les Fourmis,87-93) Quels sont ces signes que Dieu montrera et que seuls les vrais croyants reconnaîtront ? Parmi ces signes, le premier est l’apparition de l’Antichrist en Terre Sainte. Le second signe est l’apparition de ce croyant qui désigne et démasque cet Impie. Les croyants sages doivent savoir que le Christ Jésus, Fils de Marie, est aujourd’hui à l’oeuvre parmi nous, invitant les consciences pures au combat contre le Charlatan sioniste et ses alliés. La bonne nouvelle de leur victoire leur fut annoncée par les prophéties de Dieu. Les soldats de Jésus entendent la trompette qui sonne déjà. Terminons par une parole du Prophète Muhammad qui, veillant jalousement sur les croyants, aurait voulu lui-même réfuter les arguments du Charlatan : « Je ne crains pour vous que le Charlatan. S’il apparaît et que je suis parmi vous, c’est moi qui briserai ses arguments. Mais s’il paraît et je ne suis pas parmi vous, c’est alors à chacun d’argumenter pour lui-même. Et Dieu est mon successeur auprès de chaque Musulman. » L’Antichrist est apparu et Muhammad n’est pas parmi nous. Son unique successeur est donc Dieu Lui-même. C’est le Créateur qui, aujourd’hui, pousse au combat contre l’Antichrist. Le moment est venu pour que nul ne prétende plus au titre de Calife, Dieu étant l’unique Calife, Successeur de Muhammad. Que nul chef religieux n’empêche donc ce combat et que chaque vrai croyant trouve ses bons arguments, comme le prescrit le Prophète, et se lance à la bataille sans permettre aux traditions figées de l’en empêcher. Il est temps de se souvenir des paroles du Prophète Muhammad dans sa Discussion n°184 : « Qui les combat (*les ennemis de Dieu*) avec sa main est donc croyant, qui les combat avec son coeur est donc croyant, qui les combat avec sa langue est donc croyant et, en dehors de cela, il n’y a pas un grain de sénevé de foi ». Pierre (1978, revu en 2002) *Source: https://www.pierre2.net/fr/lantichrist-dans-lislam* --- # Message de Marie à Fatima > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-08 · Updated: 2023-01-02 · Language: fr **Message de Marie à Fatima donné à Lucie le 13 Octobre 1917** La sainte Vierge Marie apparut à Fatima (Portugal) lors de 6 apparitions successives du 13 mai 1917 au 13 octobre 1917 à trois bergers, Lucie dos Santos (11 ans), et ses cousins Giacinta (8 ans) et Francesco (11 ans). La Vierge Marie leur révéla trois secrets, dont le premier concerne une vision de l’enfer et le deuxième la consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie. Le message de Marie à Fatima contenait aussi un troisième secret. Ce secret concerne l’identité de l’Antichrist apparu en Palestine en 1948. Les Papes devaient révéler ce secret de Fatima en 1960, démasquant ainsi l’identité de l’Antichrist. Mais, à partir de Jean XXIII, ils manquèrent tous à ce devoir sacré, par crainte de ce puissant Antichrist. Cette identité fut révélée par le Christ Lui-même à un prêtre le 13 mai 1970. Lui étant apparu à l’aube, Jésus lui dit : « Aujourd’hui, c’est le 13 mai, jour commémoratif de l’apparition de Notre Mère à Fatima. Ouvre le chapitre 13 de l’Apocalypse : La Bête c’est Israël ! » (voir le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Cette lumière éclaire tout le message apocalyptique ainsi que le secret de Fatima et le message de Marie à La Salette. Pour bien comprendre ces deux messages de la Vierge, tout revient à la révélation de l’identité de l’Antichrist, cette Bête de l’Apocalypse. C’est ce que les papes omirent de révéler depuis 1960 par crainte d’être taxé d’antisémitisme. Car il s’agit de l’État d’Israël ! Cet État sioniste, obstinément opposé au Christ Jésus, proclame et attend toujours un autre christ politico-militaire dont l’esprit fanatique et « expan-sioniste » est totalement contre l’Esprit divin universaliste et non politique de Jésus de Nazareth. Rien à voir donc avec l’anti-sémitisme vu que bon nombre de juifs sont convertis au Christianisme et dénoncent l’État d’Israël. L’on comprend donc les raisons réelles qui ont réduit les papes Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II à ce silence mystérieux et injustifiable concernant le secret de Fatima qui révèle l’identité de l’Antichrist ainsi que la faillite du Vatican. S’ils n’avaient pas manqué à ce devoir sacré par leur mutisme, voire par leur complicité, les Papes auraient sauvé des millions d’âmes… et la leur propre. Quant à Karol Wojtila, il a gravement menti en révélant un pseudo-secret. Nous vous présentons ici l’argument indiscutable de son mensonge. Car il avait dit en l’an 2000 que le secret de Fatima concernait l’attentat contre sa personne le 13 mai 1981. Or, notre Mère avait demandé que le secret de Fatima soit révélé en 1960 « **pour être compris** ». S’il avait été révélé à cette date, en 1960, il n’aurait CERTAINEMENT pas été question d’un évènement futur, devant avoir lieu 21 ans plus tard et **nul ne l’aurait donc compris**. Il s’agit CERTAINEMENT d’un événement ANTÉRIEUR à 1960 pour être compris en 1960, et non pas d’un événement postérieur à 1960. Cet événement eut lieu en 1948… en Palestine : La proclamation officielle de l’État d’Israël !!! ## Soeur Lucie parle du Message en 1958 Le texte suivant fut transmis par Lucie le 22 mai 1958 au révérend Père Agostino Fuentes, postulant pour la béatification de Franscesco et Giacinta de Fatima : « Père, la Madone est très mécontente parce qu’on n’a pas tenu cas de son message en 1917. Ni les bons, ni les méchants n’en ont tenu compte. ‘Les bons’ vont leur chemin sans se préoccuper. Ils ne suivent pas les normes célestes. ‘Les méchants’ vont dans la voie large de la perdition, ne tenant aucun compte des châtiments dont je les menace. Croyez-moi, Père, le Seigneur châtiera le monde très bientôt. Le châtiment est imminent, bientôt le châtiment matériel, vous imaginez, Père, combien d’âmes iront en enfer ! Et cela arrivera parce qu’on ne prie pas et que l’on ne fait pas pénitence. Ceci est la cause de la tristesse de la Madone. Père, il faut dire à tous que la Madone me l’a dit plusieurs fois : beaucoup de nations disparaîtront de la face de la terre. **Les Nations sans Dieu** seront le fouet choisi par Dieu lui-même pour châtier l’humanité si nous n’obtenons, au moyen de l’oraison et des sacrements, la Grâce de leur conversion. Dites-le, Père, que le démon est entrain de livrer la bataille décisive contre la Madone ; et ce qui afflige les Coeurs Immaculés de Marie et de Jésus, c’est la chute des âmes religieuses et sacerdotales. Eux (*les démons*) savent que les religieux et les prêtres, en abandonnant leur vocation, entraînent beaucoup d’âmes en enfer. Nous avons à peine le temps de retenir le châtiment du Ciel. Nous avons à notre disposition deux moyens très efficaces : l’Oraison et le Sacrifice. Le démon fait tout pour nous distraire et nous enlever le goût de la prière. Nous nous sauverons ou nous nous damnerons ensemble. Pourtant, Père, il faut dire aux gens de ne pas attendre du Pape un appel à la pénitence, à la prière, ni de la part des évêques, ni des prêtres, ni des supérieurs en général. **Il est temps que chacun, par son initiative**, accomplisse des oeuvres saintes et réforme sa vie selon la demande de la Madone ! Le démon veut se rendre maître des âmes consacrées, il tente de les corrompre pour induire les autres à l’impénitence finale. Il utilise toutes les astuces jusqu’à suggérer d’ajourner la vie religieuse… Il en découle la stérilité de la vie intérieure et la froideur dans les séminaires, où ils ont renoncé à la joie du don total à Dieu. Il faut dire, Père, que deux choses ont sanctifié Giacinta et Francesco : l’affliction de la Madone et la vision de l’enfer… La Madone se trouve comme entre deux épées : d’un côté, elle voit l’humanité obstinée et indifférente devant les châtiments qui menacent, de l’autre, elle nous voit piétiner les Sacrements et déprécier le châtiment qui s’approche, en restant incrédules, sensuels et matérialistes. La Madone a dit expressément : ‘Nous nous approchons des derniers temps’. Elle me l’a dit **trois fois**: 1. En premier, elle affirma que le démon a engagé une lutte décisive, c’est-à-dire finale, dans laquelle nous sortirons ou victorieux ou vaincus. 2. La deuxième fois, elle m’a répété que les derniers remèdes donnés au monde sont : le Saint Chapelet et la dévotion au Coeur Immaculé de Marie. Derniers signifient qu’il n’y en aura pas d’autres. 3. La troisième fois, elle m’a dit qu’ayant épuisé les autres moyens, méprisés par les hommes, elle nous donne, **en tremblant**, le dernier salut qui est la Très Sainte Vierge en personne, signes de larmes, message de divers voyants à travers le monde. La Madone dit que si nous n’écoutons pas et que nous offensons encore, nous ne serons plus pardonnés. Père, me disait Lucie, il est urgent que nous nous rendions compte de la terrible réalité. Nous ne voulons pas remplir les âmes de peur, c’est juste un urgent appel à la réalité. Depuis que la Très Sainte Vierge a donné une grande efficacité au Saint Chapelet, il n’y a plus de problème matériel, ni spirituel, national ou international qu’elle ne peut résoudre avec le Saint Chapelet et avec nos sacrifices. Le réciter avec amour et dévotion saura consoler Marie et tarir tant de larmes de son Coeur Immaculé. » NB : Pour l’entretien ci-dessus, le prêtre Fuentès a obtenu la permission du Pape alors régnant (Pie XII). ## Apparition du 13 Juillet 1917 Le 13 juillet après la vision de l’enfer la Vierge dit à Lucie et à ses deux compagnons (pages 176 et 177 des « Mémoires de soeur Lucie ») : « Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. La guerre va finir, mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI commencera une pire encore. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne qu’Il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix ; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. **À la fin mon Coeur Immaculé triomphera** ». ## Avertissements angoissants Le fameux troisième secret de Fatima fut publié dans le journal « **Neues Europa** » (Nouvelle Europe) de Stoccarde du 15 octobre 1963 sous le titre ‘L’avenir de l’humanité’ signé par L. Einrich. L’article a présenté un « **extrait** » du secret de Fatima duquel nous attendions la divulgation en 1960. Le document, connu pour une indiscrétion diplomatique, aurait été envoyé à titre d’information des autorités vaticanes à celles de Washington, de Londres et de Moscou, le retenant nécessaire même indispensable pour le traité sur la cessation des essais nucléaires. L’authenticité d’un tel document n’a jamais été démentie par le Vatican. ## Article du journal « Neues Europa » Le 13 octobre 1917, après une série d’apparition, la Vierge Très Sainte apparut une dernière fois aux enfants de Fatima, Lucia, Giacinta et Francesco. Après l’évènement du « miracle du soleil », la Mère de Dieu dit à Lucia un message spécial qui, entre autres, disait : « Ne t’inquiète pas, chère enfant, je suis la Mère de Dieu, qui te parle et qui te prie de proclamer en mon Nom le message suivant au monde entier. Tu t’attireras, ce faisant, de fortes hostilités. Écoute et retiens bien ce que je te dis : Les hommes doivent devenir meilleurs. Ils doivent implorer la rémission des péchés qu’ils ont commis et qu’ils continueront à commettre ; qu’ils prient le Chapelet… il n’y a aucun problème personnel, familial, national ou international que je ne puis résoudre si on me le demande par le Chapelet. Tu me demandes un signe miraculeux afin que tous comprennent mes paroles que, par toi, j’adresse à l’humanité. Ce miracle, tu viens de le voir à l’instant. C’était le grand miracle du soleil ! Tous l’ont vu, croyants et incroyants, paysans et citadins, savants et journalistes, laïcs et prêtres. Et maintenant, proclame en mon Nom : Sur toute l’humanité viendra un grand châtiment, pas encore aujourd’hui, ni même demain, mais dans la deuxième moitié du XXe siècle. Ce que j’ai déjà fait connaître à la Salette par les enfants Mélanie et Maximin, je le répète aujourd’hui devant toi. L’humanité a été sacrilège et elle foule aux pieds le don qu’elle a reçu. L’ordre ne règne plus nulle part. Même aux postes les plus élevés, c’est Satan qui gouverne et décide de la marche des affaires. Il saura même s’introduire jusqu’aux plus hauts sommets de l’Église. Il réussira à semer la confusion dans l’esprit des grands savants qui inventent des armes avec lesquelles on peut détruire la moitié de l’humanité en quelques minutes. Il soumettra les puissants des peuples à son emprise et les conduira à fabriquer ces armes en masse. Si l’humanité ne s’en défend pas, je serai forcée de laisser tomber le bras de mon Fils. Si ceux qui sont à la tête du monde et de l’Église ne s’opposent pas à ces agissements, c’est moi qui le ferai et je prierai Dieu mon Père de faire venir sur les hommes sa justice. C’est alors que Dieu punira les hommes plus durement et plus sévèrement qu’Il ne les a punis par le déluge. Et les grands et les puissants y périront tout autant que les petits et les faibles. Mais aussi, il viendra pour l’Église un temps des plus dures épreuves. Des cardinaux seront contre des cardinaux, et des évêques contre des évêques. Satan se mettra au milieu de leur rang. À Rome aussi, il y aura de grands changements. Rome sera détruite. Ce qui est pourri tombe et ce qui tombe ne doit pas être maintenu. L’Église sera obscurcie et le monde plongé dans le désarroi. La grande, grande guerre surviendra dans la deuxième moitié du vingtième siècle. (*La guerre mondiale a commencé contre l’Irak en 1991. Elle se poursuit actuellement menant à des situations internationales désastreuses.*) La Russie sera le fouet de Dieu et, à la fin, elle se convertira. Que l’Amérique ne se croie pas invulnérable. Du feu et de la fumée tomberont alors du ciel et les eaux des océans se transformeront en vapeur, crachant leur écume vers le ciel, et tout ce qui est debout se renversera. Et des millions et d’autres millions d’hommes perdront la vie d’une heure à l’autre, et ceux qui vivent encore à ce moment-là envieront ceux qui sont morts. Il y aura tribulations partout où l’on porte le regard et misère sur toute la terre et désolation en tous pays. Voici, le temps se rapproche toujours plus, l’abîme s’approfondit toujours plus, et il n’y a plus d’issue ; les bons mourront avec les mauvais, les grands avec les petits, les princes de l’Église avec leurs fidèles, les souverains du monde avec leurs peuples ; partout règnera la mort élevée à son triomphe par des hommes égarés et par les valets de Satan qui seront alors les seuls souverains sur terre. Ce sera un temps qu’aucun roi ni empereur, aucun cardinal ni évêque n’attend et il viendra quand même selon le dessein de mon Père pour punir et venger. Plus tard, cependant, lorsque ceux qui survivront à tout seront encore vivants, on invoquera de nouveau Dieu et sa magnificence et l’on servira de nouveau Dieu comme naguère, lorsque le monde n’était pas aussi corrompu. J’appelle tous les vrais imitateurs de mon Fils Jésus-Christ, tous les vrais Chrétiens et les Apôtres des Derniers Temps ! Le Temps des Temps vient et la Fin des Fins si l’humanité ne se convertit pas et si cette conversion ne vient pas d’en haut, des dirigeants du monde et des dirigeants de l’Église. Mais malheur si cette conversion ne vient pas et si tout reste tel que c’est, oui, si tout devient pire encore. Va mon enfant et proclame-le ! Je me tiendrai pour cela toujours à tes côtés, en t’aidant ». ## Texte de Radio Vatican « Ni Jean XXIII, ni Paul VI n’ont trouvé opportun de révéler la troisième partie du mystère de Fatima au monde. Quand il a été publié dans le journal ‘Neues Europa’, le 15 octobre 1963, il n’a été ni confirmé, ni directement démenti… Nous avons la certitude que la troisième partie du secret renferme une gravité particulière confirmée par la tragique réalité que le monde entier est entrain de vivre. Est-elle arrivée la Fin des Temps ? Sommes-nous entrain de vivre l’Apocalypse prophétisée par Saint Jean ? Si les Chrétiens témoignent avec amour de l’espoir dans la miséricorde de Dieu, ils doivent aussi crier avec courage la Vérité de la Justice de Dieu. Nous n’avons pas l’illusion d’être sauvés. De toute façon, le temps est venu où les paroles ne suffisent plus. Il faut agir, et tout de suite, si nous voulons que l’humanité, que chacun d’entre nous puisse voir… à part le feu… la Lumière ». (*Texte enregistré de la Radio Vaticane le 13 mai 1977 21h00-23h00*) ## Article dans « Vox Fidei » Quand le Pape Jean Paul II se trouva à Fula durant son voyage en Allemagne (15 au 19 novembre 1980), devant un groupe restreint de personnes, des questions lui furent posées, notamment une sur le secret de Fatima. Voici le texte paru dans « Vox Fidei » N° 10 de 1981 : « Quel est le secret de Fatima qui devait être révélé en 1960 ? » Réponse du Saint Père : « Par son contenu impressionnant, et pour ne pas amener la force mondiale du communisme à certaines ingérences, mes prédécesseurs ont préféré une ‘attitude diplomatique’ (*par rapport au ‘secret’*). Toutefois, il devrait suffire à chaque chrétien de savoir ce qui suit : nous lisons (*dans le secret*) que les océans inonderont des continents en entier, que les hommes mourront subitement d’une minute à l’autre, soudainement et ceci par million…, quand on sait cela, ce n’est vraiment pas urgent de publier ce secret. Beaucoup veulent savoir seulement par curiosité et par sensation, mais ils oublient que la ‘connaissance’ porte avec elle également la responsabilité… Ils veulent simplement assouvir leur curiosité. Ceci est dangereux quand, en ces temps, la nonchalance des gens leur fait prétexter que ‘cela ne sert à rien’! » Le Pape, à ce sujet, a pris le Chapelet en disant : « Voici le remède contre ce mal ! Priez, priez et à l’avenir, ne posez plus de questions. Tout le reste, recommandez-le à la Madone ! » ## Extraits du livre de Frère Michel de la Sainte Trinité des Petits Frères du Sacré-Coeur : TOUTE LA VÉRITE SUR FATIMA LE TROISIEME SECRET Introduction : « Au terme d’une enquête exhaustive, on parvient à en découvrir la teneur certaine. C’est un Secret tragique mais salutaire, d’une importance décisive pour la foi et l’espérance des Catholiques d’aujourd’hui. » p.8 : Au sujet de Lucie : …car bientôt, en 1948, elle ira s’ensevelir derrière les grilles du Carmel… p.36 : Ayant reçu l’ordre formel de rédiger le Secret à la mi-octobre, deux mois plus tard, elle ne l’a pas encore fait. C’est dire combien la rédaction de ce texte la faisait trembler. À tel point que, prenant la plume, elle se trouvait incapable d’écrire. En effet, elle ajoutait… que, plusieurs fois, elle avait voulu obéir, qu’elle s’était assise pour écrire, sans pouvoir le faire. Ce mystérieux empêchement durait encore le 24 décembre 1943, où elle précise, dans une lettre à don Garcia, ‘que ce phénomène n’était pas dû à des causes naturelles’. …Il faut y voir sans doute le dernier déchaînement de Satan contre la messagère de l’Immaculée, devinant quelle arme terrible cette grande prophétie une fois fixée sur le papier pourrait constituer contre sa domination sur les âmes et sa prétention à s’infiltrer jusqu’au coeur de l’Église. p.39 : Du reste, écrit le Père Alonso, comment comprendre les grandes difficultés de Lucie pour écrire ce Secret, alors qu’elle avait écrit d’autres choses déjà très difficiles ? S’il s’était agi simplement d’annoncer prophétiquement de nouveaux et grands cataclysmes, nous sommes certains que soeur Lucie n’aurait pas éprouvé de telles difficultés dont la victoire exigea une spéciale intervention du Ciel. p.271 : Pourquoi cette date de 1960 pour la divulgation du Secret : « Parce qu’alors il apparaîtra plus clair ». p.273 : Ce fut aussi vers cette époque que soeur Lucie se trouva surveillée de beaucoup plus près et presque totalement réduite au silence (1951). p.373 : Selon le cardinal Ottaviani, Jean XXIII remit lui-même le Secret dans une autre enveloppe, la scella et la déposa dans une de ces archives qui sont comme un puits profond, noir, noir, au fond duquel les papiers tombent, et personne ne vit plus rien… p.386 : Cité du Vatican, 8 février 1960, Communiqué de l’agence ANI : Il est probable que le Secret de Fatima ne sera jamais rendu public. La décision des autorités vaticanes se fonde sur les raisons suivantes : 1. La soeur Lucie est encore vivante. 2. Le Vatican connaît déjà le contenu de la lettre. 3. Bien que l’Église reconnaisse les apparitions de Fatima, elle ne désire pas prendre la responsabilité de garantir la véracité des paroles que les trois pastoureaux dirent que la Vierge leur avait adressé. p.420 : C’est pourquoi rien n’est si important, rien n’est si nécessaire, si urgent, que de faire connaître au monde cet ultime Secret, enseveli au Vatican, comme une vérité captive, par les papes successifs, depuis plus d’un quart de siècle ! La Vierge Marie avait voulu sa divulgation en 1960 et soeur Lucie, sa messagère, continue à la désirer, à la demander instamment à qui de droit, nous le savons. Dépositaire d’une vérité redoutée plus que jamais, elle est réduite au silence le plus strict sur ce message le plus salutaire, au point qu’il lui est pratiquement interdit d’y faire la moindre allusion. L’évêque de Leiria et les chapelains du sanctuaire semblent eux aussi avoir reçu des consignes de silence. p.477 : Dès lors, la question se pose : Jusqu’à quand nos Pasteurs choisiront-ils de plaire aux ennemis de la Vierge Marie en restant fidèles aux ‘orientations conciliaires’ dont ceux-ci se réclament, - et qui ont mené l’Église à sa ruine, - plutôt que de se fier humblement aux prophéties de la Reine du Ciel, incontestablement contraires aux novateurs ? Jusqu’à quand tarderont-ils à obéir aux demandes si urgentes de leur Mère et Maîtresse, la Reine des Apôtres, Médiatrice Toute Puissante de grâce et de miséricorde pour l’Église et pour le monde ? p.533 : « Il a été donné à notre siècle de revoir ce Signe merveilleux. Cette Dame apparue dans le ciel de Fatima, c’est bien la même Femme de la vision de Patmos. D’être ainsi engagé par les évènements de notre histoire humaine dans les temps d’apocalypse, saisit d’émotion et d’effroi. Le chapitre qu’a écrit Notre Dame de Fatima est d’une limpide simplicité dans sa grandeur même. Il rejoint celui de Saint Jean, il le jette dans l’actualité et le fait réentendre aux Chrétiens. Les deux s’éclairent mutuellement, au point de ne plus rien laisser dans l’ombre, de ce qui concerne la grande tragédie de notre vingtième siècle. » (Abbé Georges de Nantes - Lettre à mes amis – N° 247, 5 juin 1947) Nous ne saurions mieux dire. Soeur Lucie elle-même recommande beaucoup de lire, d’étudier, de méditer l’Apocalypse. Nous l’avons dit, interrogée sur le contenu du troisième Secret, elle répondit : « C’est dans l’Évangile et dans l’Apocalypse, lisez-les ! ». Nous savons même qu’elle a indiqué un jour **les chapitres 8 à 13 de l’Apocalypse**. ## Commentaire Le Vatican a été infiltré par la judéo-maçonnerie. Nous savons que l’Antichrist, la Bête du chapitre 13 de l’Apocalypse est Israël. Nous comprenons donc, que le Vatican ne puisse révéler le 3e secret qui démasque l’antichrist, la bête de l’apocalypse dont la Vierge Marie avait déjà parlé à La Salette en 1846. En 2000, le Vatican a révélé un pseudo message de Fatima qui défigure le Message en faveur de l’Antichrist. C’est ainsi que Satan gouverne au plus haut niveau l’Église comme l’a dit la Vierge. (Voir le texte : [« Le Message de Marie à la Salette »](/fr/explication-du-message-de-marie-a-la-salette)). *Source: https://www.pierre2.net/fr/message-de-marie-a-fatima* --- # Culte et lieu du culte > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-11 · Updated: 2025-01-29 · Language: fr Le long des siècles, du paganisme au judaïsme au christianisme et à l’islam, les hommes ont inventé des cultes et des lieux de cultes - pagodes, temples, églises, mosquées - pour y adorer la multiplicité des dieux ou le Dieu Unique. Les monothéistes adoptèrent des cultes païens dans leur vénération du Dieu Unique : les Juifs dans le Temple de Jérusalem par des cultes sacrificiels d’animaux divers, encens, etc. et dans les synagogues par des gestes rituels ; les Chrétiens dans les églises et les Musulmans dans les mosquées firent de même. Bouddhistes, Hindouistes, etc. pratiquent leur culte dans leurs divers hauts lieux, pagodes, etc. Quand Dieu se révéla à l’homme, Il répéta maintes fois par les Prophètes que le culte unique qui Lui est agréable est l’amour, le siège de ce culte étant le coeur de l’homme. Ceci rendait caducs les cultes matériels et les divers lieux où ils étaient - et où ils sont encore - pratiqués. L’homme n’a pas encore pu se détacher du culte matériel offert dans des édifices matériels. Et ce, pour diverses raisons, les plus importantes étant le prestige et l’argent que cela rapportait aux chefs des différents cultes. Ceux-ci se plaisent à garder leurs « fidèles » dans un état de soumission et d’ignorance qui les rend immatures et dépendants des diverses hiérarchies religieuses. Voici quelques interventions divines par lesquelles le Créateur rejette les lieux et les offrandes des cultes matériels, précisant que le lieu unique du culte qu’Il agrée est le coeur de l’homme et l’offrande son amour : 1\. Quand David voulut construire un temple à Dieu, Dieu lui envoya le prophète Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle Yahvé : ‘Est-ce toi qui me construiras une maison (*temple*) pour ma résidence… Ai-je dit à un seul des Juges d’Israël…: Pourquoi ne me bâtissez-vous pas une maison de cèdres ?’… » (2 Samuel 7,4-13). Aussi, quand ce temple fut construit par Salomon, il fut détruit deux fois. 2\. Quand Jésus vint, Il prédit la destruction du temple de Jérusalem afin que fût édifié le Temple Spirituel : « Détruisez ce sanctuaire (*le temple de Jérusalem*) ; en trois jours je le relèverai… Il parlait du Sanctuaire de son Corps » ressuscité après trois jours (Jean 2,19-22). 3\. À la Samaritaine qui disait à Jésus : « Nos pères ont adoré sur cette montagne (*le mont Garizim en Samarie*) et vous, vous dites : C’est à Jérusalem qu’on doit adorer ». Jésus répondit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père… mais l’heure vient - et nous y sommes - où **les vrais adorateurs** adoreront le Père en esprit et en vérité, car ce sont là les adorateurs **tels que les veut le Père**. Dieu est Esprit, et ceux qui adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent adorer » (Jean 4,20-24). Ces paroles méritent une méditation : « Crois-moi, femme » dit Jésus. Car il est difficile de croire au culte spirituel, celui-ci ne s’opérant ni à Jérusalem, ni à Rome, ni à La Mecque, etc. Les « **vrais adorateurs** » offrent ce culte dans leur coeur, voilà les « adorateurs tels que les veut le Père » non les hommes. Jésus révéla cela, il y a 2000 ans. Ses disciples n’ont pas encore compris la profondeur de cette révélation et continuent d’adorer Dieu en se revêtant de pourpre et en pratiquant un culte matériel dans l’ignorance, en se désintéressant des Saintes Écritures et des prophéties bibliques. Or, c’est là le fond du culte en esprit voulu de Dieu, un culte par la connaissance et l’amour de ce que Dieu a révélé. Ceux qui cherchent à s’en instruire eux-mêmes et à instruire - avec prudence et discernement - les autres (leurs enfants, leur entourage, ceux qui veulent entendre) offrent au Tout-Puissant un vrai culte en esprit et en vérité. 4\. Le prophète Michée (VIIIe siècle av. J.-C.) avait déjà révélé que le culte unique agréé de Dieu était le culte spirituel : l’amour. Il dit en effet : « Avec quoi me présenterai-je devant Yahvé… avec des holocaustes, des veaux d’un an ? Prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des libations d’huile par torrents ? Faudra-t-il que j’offre mon aîné pour prix de mon forfait ?… On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi, **rien d’autre que** d’accomplir la justice, **d’aimer** (*Dieu*) tendrement et de marcher humblement avec ton Dieu » (Michée 6,6-8). Dieu révéla aussi par le prophète Osée : « C’est **l’amour** que je veux, non les sacrifices. **La connaissance** de Dieu, non les holocaustes » (Osée 6,6). 5\. Le Créateur s’exprima encore par la bouche du prophète Amos : « Je hais, je méprise vos fêtes, pour vos solennités je n’ai que dégoût. Vos holocaustes et vos oblations je n’en veux pas. Vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde pas. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques ! Que je n’entende pas le son de tes harpes ! Mais que le droit coule comme l’eau et la justice, comme un torrent qui ne tarit pas » (Amos 5,21-24). 6\. Jérémie, après Michée, vint révéler que Dieu n’a jamais prescrit de cultes sacrificiels : « Je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères, quand je les fis sortir du pays d’Égypte, concernant l’holocauste et le sacrifice. Mais voici la prescription que je leur ai faite : Écoutez ma voix, alors je serai votre Dieu et vous serez mon peuple… mais ils n’ont pas écouté… ils ont suivi le penchant de leur coeur mauvais… » (Jérémie 7,21-28). D’où viennent donc toutes ces prescriptions de la Loi (Torah) dans les Livres de l’Exode, des Nombres, du Lévitique et du Deutéronome ? Dieu répond par Jérémie qu’Il n’y est pour rien : « Comment pouvez-vous dire : ‘Nous sommes sages et nous avons la Loi (*Torah*) de Yahvé !’ Vraiment, c’est en mensonge que l’a changée le **calame mensonger** des scribes ! » (Jérémie 8,8). Ce sont donc les scribes bibliques d’autrefois, puis les différents chefs religieux de toutes confessions qui imaginèrent et imposèrent des cultes et des prescriptions pour satisfaire, au nom de Dieu, leur propre orgueil et leurs intérêts matériels. Et cela continue encore aujourd’hui… Jérémie révèle encore que Dieu établira avec **Ses vrais adorateurs une Alliance Nouvelle** dont le siège est le coeur de l’homme : « Voici venir des jours, oracle de Yahvé, où je conclurai une Alliance Nouvelle… Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai **sur leur coeur**… ils n’auront plus à s’instruire mutuellement se disant l’un à l’autre : ‘Ayez la connaissance de Yahvé !’ Mais ils Me connaîtront tous… » (Jérémie 31,31-34). Cette Nouvelle Alliance fut établie par le sacrifice du Christ : « Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon Sang… » avait-il dit (Luc 22,20). Ainsi l’unique culte agréé par Dieu est celui de cette Alliance Nouvelle. Il est pratiqué aujourd’hui librement par les croyants indépendants, dans l’intimité de leurs foyers et dans la simplicité comme le faisaient autrefois les premiers disciples du Christ (Actes 2,42-47). C’est dans ce but que Jésus, en nos temps apocalyptiques, se choisit « des rois et des prêtres » non traditionnels (Apocalypse 1,6 et 5,10). Cette catégorie de fidèles est formée de ceux qui entendent Jésus frapper à la porte de leur coeur et qui Lui ouvrent afin qu’Il entre partager avec eux le Repas nuptial (Apocalypse 3,20 / Luc 12,35-37). Telle est la Fleur des fleurs du culte agréé par le Père. 7\. Dieu, dans l’Évangile, nous invite à prendre conscience du fait que le lieu du culte n’est pas un bâtiment de béton et de pierres dans un lieu géographique précis, mais le coeur du croyant lui-même : > « Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous… le Temple de Dieu est sacré et **ce Temple c’est vous**. » (1 Corinthiens 3,16-17)« Quel accord entre le Temple de Dieu et les idoles ? Or, c’est nous qui sommes le Temple du Dieu vivant ainsi que Dieu l’a dit : ‘J’habiterai au milieu d’eux et J’y marcherai ; Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple’. » (2 Corinthiens 6,16) > > « …vous êtes de la maison de Dieu. Car la construction que vous êtes, a pour fondations les Apôtres, les Prophètes et pour pierre d’angle le Christ Lui-même. En Lui, toute construction s’ajuste et grandit en un Temple Saint… pour devenir une demeure de Dieu, dans l’Esprit. » (Ephésiens 2,19-22) 8\. Ainsi, le culte à offrir à Dieu est un acte spirituel. Il diffère totalement des cultes matériels : sacrifice d’animaux, encensements, etc. St Paul rend « un culte spirituel en annonçant l’Évangile de Son Fils » (Romains 1,9). Les Saintes Écritures révèlent un temps nouveau défini comme étant « le Ciel Nouveau et la Terre Nouvelle et la Jérusalem Nouvelle qui descend du Ciel » dans laquelle « **il n’y a point de temple** car le Seigneur, **le Dieu Maître de tout est son Temple ainsi que l’Agneau** » (Apocalypse 21,1 et 21,22). 9\. Le Saint Coran, à son tour, invite les vrais adorateurs au culte en esprit et à renoncer aux sacrifices des animaux en faveur de la piété. Parlant des sacrifices, nous y lisons : > « Dieu n’est touché ni par leur chair, ni par leur sang mais Il est touché par votre piété. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,37) En conclusion, le culte unique désiré par Dieu est **l’attitude de l’homme**: croître en connaissance et en amour de Dieu et de l’homme. Il désire des adorateurs décomplexés des différents rites. Le lieu unique de ce culte est le coeur de l’homme qui s’exprime autour de la Table divine de Jésus dans l’intimité des foyers. La Bible et le Coran nous y invitent. (Voir le texte [« Jésus restaure la Prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise)). > « Pour toi », recommande Jésus, « quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » (Matthieu 6,6) L’écrivain de ces lignes ainsi que les lecteurs qui s’en imprègnent rendent un culte spirituel au Père Éternel dans le Temple de leur âme. > « Ce sont là les vrais adorateurs tels que les veut le Père. » (Jean 4,23) *Source: https://www.pierre2.net/fr/culte-et-lieu-du-culte* --- # L’Apocalypse selon Mohammed > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-11 · Updated: 2025-01-29 · Language: fr Le Livre de l’Apocalypse est le dernier livre de la Bible. Il contient un mystère que seul Jésus peut révéler. Ce mystère a été révélé à un homme le 13 Mai 1970. Il concerne l’identité de la Bête de l’Apocalypse qui n’est autre que l’État d’Israël. Toutes les caractéristiques de la Bête de l’Apocalypse, qui est l’Antichrist annoncé, s’appliquent parfaitement à l’État actuel d’Israël. Ceci a été démontré dans le texte sur ce site [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse) auquel nous référons le lecteur avant d’aborder le présent texte. Il est recommandé de lire aussi auparavant le texte [« L’Antichrist dans l’Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam) et [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran). Le livre « ouvert », la Bête, la Fin des Temps, l’Heure du Jugement, la Trompette, le Retour de Jésus, les Apôtres des derniers Temps, la Restauration universelle sont autant de thèmes intimement liés à l’Apocalypse. Les prophéties bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testament en parlent. Mohammed dans le Coran aborde également ces sujets. Dans la présente étude nous avons regroupé ces versets en thèmes pour montrer la similitude des deux textes de l’Apocalypse et du Coran et souligner l’Unité de l’Inspiration dans ces textes qui concernent notre temps. ## Le Livre de l’Apocalypse ### Le Livre des purs Dieu dans le Coran attire notre attention de façon très subtile et imagée sur le Livre de l’Apocalypse. Il l’appelle « Illiyoun », le livre des « hauts placés ». C’est à la fin des temps que ce livre prendra de l’importance puisque Mohammed parle juste avant du « Jour du Jugement ». Le texte dit : > « Malheur, ce Jour-là, à ceux qui criaient au mensonge ; à ceux qui traitaient de mensonge le Jour du Jugement… Non !… Le Livre des purs est l’Illiyoun ; - Comment pourrais-tu comprendre ce qu’est l’Illiyoun ? - C’est un livre codé (*scellé*), ceux qui sont proches de Dieu en sont témoins… Les purs sont dans le bonheur ; étendus sur leur couche, ils observent tout autour d’eux. L’on reconnaît sur leur visage l’éclat du bonheur… » (Coran 83 ; Les Fraudeurs,10-36) Ce livre codé (scellé) est le livre de l’Apocalypse qui est scellé de 7 sceaux (Apocalypse 5,1) et a été ouvert par l’Ange (l’Envoyé) du chapitre 10. Comme le souligne Mohammed dans le verset précité : « Ceux qui sont proches de Dieu en sont témoins ». Ces versets du Coran sont une invitation à consulter le livre de l’Apocalypse et à en « manger » le contenu pour être en mesure de reconnaître l’Ennemi de Dieu et de « prophétiser de nouveau contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois » (Apocalypse 10,8-11), cette foule immense qui soutient aujourd’hui la Bête. ### Le Livre posé en évidence Mohammed précise aussi à quel moment ce livre prendra de l’importance : > « On soufflera dans la trompette : Ceux qui sont dans les cieux et ceux qui se trouvent sur la terre seront foudroyés, à l’exception de ceux que Dieu voudra épargner… La terre brillera de la lumière de son Seigneur. Le **Livre sera posé en évidence**. Les Prophètes et les témoins viendront et seront jugés. La sentence sera prononcée sur tous, conformément à la justice. Personne ne sera lésé. Chaque homme recevra le prix exact de ce qu’il a fait. » (Coran 39 ; Les Groupes,68-70) Ce « Livre posé en évidence » au moment du Jugement est le Livre de l’Apocalypse. L’Apocalypse dit : « On ouvrit des livres, puis un **autre livre, celui de la vie**; alors les morts furent jugés d’après le contenu des livres, chacun selon ses oeuvres » (Apocalypse 20,12). Cet « autre livre » qui a été « ouvert » est le livre de l’Apocalypse. Il permet d’ouvrir les « livres » inspirés c’est-à-dire de les comprendre en profondeur selon l’Intention de Dieu. Le Livre de l’Apocalypse est le Livre de la Vie, car il redonne la Vie à tous ceux qui identifient la Bête, l’Ennemi de Dieu, et s’engagent contre elle, exprimant ainsi leur amour pour Dieu et pour la Justice. Mohammed exprime la même chose quand il dit (Coran 81 ; L’Obscurcissement,1-14) : « Lorsque le soleil sera décroché et les étoiles obscurcies ; lorsque les montagnes se mettront en marche… lorsque les **pages seront publiées**… toute âme saura ce qu’elle devra présenter ». Ce sera le jugement à travers les « **pages publiées** » ou « **ouvertes** ». Et ces pages ont été ouvertes par l’Envoyé apocalyptique qui a expliqué en profondeur grâce à la Clé apocalyptique toute la Révélation divine depuis l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, le Coran jusqu’à l’Apocalypse. Dieu dit également dans le Coran : > « Le jour où nous mettrons les montagnes en mouvement, où tu verras la terre nivelée comme une plaine, nous rassemblerons tous les hommes sans en laisser un seul. …**Le livre sera posé**: Tu verras alors les coupables anxieux au sujet de son contenu. » (Coran 18 ; La Caverne,47-49) Ils seront anxieux car le livre de l’Apocalypse mettra à nu leur injustice. Ils auront soutenu la Bête au lieu de s’engager avec Jésus et Mohammed pour la combattre. ### Le parchemin déployé Mohammed annonce un châtiment « inéluctable ». Il commence la Sourate Le Mont en disant : > « Par le **mont**! Par un Livre écrit sur un **parchemin déployé**!… Par la mer en ébullition ! Le châtiment de ton Seigneur est inéluctable ; nul ne pourra le repousser, le Jour où le ciel sera agité d’un tourbillonnement, tandis que les montagnes se mettront en marche. Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge… Ce Jour-là, ils seront poussés brutalement dans le Feu de la Géhenne… Oui, ceux qui craignent Dieu seront dans des Jardins, au sein de la félicité… » (Coran 52 ; Le Mont,1-18) Ce « parchemin déployé » c’est-à-dire ouvert est le livre de l’Apocalypse. Dieu dans l’Apocalypse siège sur le trône et tient dans la main droite « un livre roulé, écrit au recto et au verso, et scellé de sept sceaux » (Apocalypse 5,1). Seul Jésus peut ouvrir ce livre, c’est-à-dire l’expliquer (Apocalypse 5,2-5). Il le fait à travers l’Ange (le messager) qui descend du ciel et tient « en sa main un petit livre ouvert » (Apocalypse 10,2). C’est le « parchemin déployé » dont parle Mohammed. La similitude des termes employés est impressionnante et indique que Dieu veut encourager le lecteur du Coran à consulter l’Apocalypse pour réaliser toute la Dimension de son combat contre la Bête. Le Livre de l’Apocalypse annonce le « Grand Jour de la colère » de Dieu et le châtiment de la Bête et de tous ses alliés (Apocalypse 6,17). C’est ce que Mohammed souligne en disant dans le verset précité : « … Malheur, ce Jour-là à ceux qui crient au mensonge… » (Coran 52 ; Le Mont,11). Il s’agit du mensonge sioniste. La Sourate « Le Mont » commence par les paroles : « **Par le mont**! Par un Livre écrit sur un parchemin déployé !… » Ce « mont », c’est le mont Sion. Mais il s’agit là du vrai sionisme, qui est spirituel et non politique. La terre promise est spirituelle, elle est intérieure. C’est la montagne sainte où notre Père habite selon les paroles de Joël : > « Le soleil et la lune s’assombrissent, les étoiles perdent leur éclat. Yahvé rugit de Sion (*la Clameur de l’Ange : Apocalypse 10,3*), de Jérusalem (*Céleste*) il fait entendre sa voix ; les cieux et la terre tremblent ! Mais Yahvé sera pour son peuple un refuge, une forteresse pour les enfants d’Israël (*les vrais !*) ! Vous saurez alors que je suis Yahvé votre Dieu, **qui habite à Sion**, ma montagne sainte ! Jérusalem sera un lieu saint, les étrangers (*les sionistes politiques*) n’y passeront plus ! » (Joël 4,15-17) L’Apocalypse parle du rassemblement de Jésus et de ses compagnons sur le mont Sion spirituel pour chanter le Cantique nouveau : > « Puis voici qu’un Agneau (*Jésus*) apparut à mes yeux ; il se tenait **sur le mont Sion**, accompagné de cent quarante-quatre milliers de gens (*12 x 12 x 1000 = les 12 tribus et les 12 apôtres et mille est le chiffre universel, donc tout le peuple de Dieu*) portant inscrits sur le front son nom et le nom de son Père… Ils chantent un cantique nouveau… Jamais leur bouche ne connut le mensonge (*sioniste*) : ils sont immaculés. » (Apocalypse 14,1-5) Le triomphe de Dieu s’opère sur le Mont Sion spirituel pour confondre ses ennemis qui voulaient le défier à partir de Sion matériel. C’est pourquoi Mohammed commence la Sourate par les paroles « Par le Mont ! », en d’autres termes par le lieu où Dieu réside et où son triomphe s’accomplira. ## La porte ouverte au Ciel Au temps de l’Apocalypse une porte est ouverte au Ciel. Mohammed se réfère également à cette porte. Il dit à propos des incrédules qui se moquent des prophètes : > « Même si nous leur **ouvrions une porte au ciel** et qu’ils puissent y **monter**, ils diraient : ‘Nos regards sont certainement troublés ; ou, plutôt, nous sommes des gens ensorcelés’. » (Coran 15 ; Al Hijr,14-15) En d’autres termes, ils trouveront des excuses pour ne pas monter. L’Apocalypse mentionne également cette porte céleste. Jean écrit : > « J’eus ensuite la vision que voici : **une porte était ouverte au ciel**, et la voix que j’avais naguère entendu me parler comme une trompette me dit : **Monte ici**, que je te montre ce qui doit arriver par la suite. » (Apocalypse 4,1) Il s’agit d’une invitation à « monter » en esprit pour voir les événements qui doivent arriver selon la vision de Dieu et non plus selon une mentalité humaine. Cette « porte ouverte au ciel » est l’Apocalypse expliquée par l’Envoyé apocalyptique. C’est la porte de la Prophétie. Il s’agit de s’élever pour acquérir la vue de l’Esprit Saint et laisser tomber nos vues restreintes et trop humaines. Nos yeux intérieurs doivent être lavés. Nous avons besoin du « collyre » apocalyptique pour « recouvrer la vue » selon l’Esprit de Dieu (Apocalypse 3,18). Sinon nous demeurons « malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu ! » (Apocalypse 3,17), comme le Vatican actuellement. Beaucoup trouveront des excuses pour ne pas « monter », comme le souligne Mohammed. Mohammed dans la Sourate « L’Annonce » établit également un lien entre la Trompette et le ciel ouvert : > « Sur quoi s’interrogent-ils mutuellement ? Sur l’Annonce solennelle au sujet de laquelle ils ne sont pas d’accord. Mais non !… Ils sauront bientôt ! Encore une fois : Non ! Ils sauront bientôt !… Oui, le Jour du Jugement est fixé. Vous viendrez en troupes nombreuses, le Jour où l’on soufflera dans **la trompette**. **Le ciel sera ouvert ; ses portes aussi**. Les montagnes seront mises en marche ; elles deviendront un mirage. La Géhenne aux aguets sera un refuge pour les rebelles… Ce sera un triomphe pour ceux qui craignent Dieu… » (Coran 78 ; L’Annonce,1-5 et 17-31) Mohammed dans ces versets de la Sourate « l’Annonce » annonce le Jour du Jugement à propos duquel les gens « ne sont pas d’accord ». Mais « ils sauront bientôt ». Ils sauront bientôt par le Livre de l’Apocalypse « ouvert ». Ce Livre ouvert est en soi la Trompette annoncée. Ce livre est un Message fort et puissant comme une Trompette. Il annonce l’Heure du Jugement et le Triomphe de Dieu sur la Bête et de ses alliés. À ce moment-là, « le ciel sera ouvert ; ses portes aussi », selon les paroles de Mohammed. Tous ceux qui accepteront ce message et qui s’y engageront pourront monter par cette merveilleuse porte ouverte au Ciel (Apocalypse 4,1) pour entrer dans l’intimité de Dieu et jouir de sa douce et sainte Présence dès ici-bas. ## La Bête et Gog et Magog Au centre du Livre de l’Apocalypse, il y a une Bête. Tout le mystère de ce saint petit livre devient clair lorsque nous comprenons l’identité de la Bête. ### La Bête Mohammed aussi mentionne la Bête dans la Sourate Les Fourmis. Il dit : > « Lorsque la Parole tombera sur eux, nous ferons, pour eux, sortir de terre **une Bête** et celle-ci proclamera que les hommes ne croyaient pas fermement à nos Signes. Le Jour où nous rassemblerons, de toutes nations, une foule de ceux qui traitaient nos Signes de mensonges, ils seront répartis (*en Palestine*). Quand ils seront arrivés, Dieu leur dira : ‘N’avez-vous pas traité mes Signes de mensonges, alors que vous ne les connaissiez pas ?’ …La Parole tombera sur eux, parce qu’ils ont été injustes et ils se tairont… Le Jour où l’on soufflera dans **la trompette**, ceux qui sont dans les cieux et sur la terre seront effrayés, à l’exception de ceux que Dieu voudra épargner. Tous viendront à lui en s’humiliant… » (Coran 27 ; Les Fourmis,82-88) Cette Parole qui tombera sur eux c’est l’Apocalypse. C’est le livre qui démasque la Bête. Comme le Coran le souligne bien dans ces versets, cette Bête, l’Antichrist, est caractérisée par le mensonge. Jean dit dans sa lettre : « Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l’Antichrist ! » (1 Jean 2,22). À partir de ce grand Mensonge, la Bête traite tous les Signes de Dieu de mensonges. Elle-même proclame le mensonge puisqu’elle dit : « … les hommes ne croyaient pas fermement à nos Signes ». Elle a donc une interprétation tout à fait fausse des Signes de Dieu et trompe les hommes. Un de ces mensonges que Mohammed condamne est par exemple la prétention des Juifs « d’être les seuls amis de Dieu » (Coran 62 ; Le Vendredi,6-7). Un autre mensonge est le mythe de l’empire de Salomon (Coran 2 ; La Vache,102) : « Ils ont approuvé ce que les démons leur racontaient touchant le règne de Salomon ». Or, ce règne est la base du Sionisme. Il s’agit de rétablir le règne de Salomon. Voici la tromperie du Séducteur, l’Antichrist (2 Jean 7). C’est pourquoi la Trompette de l’Apocalypse qui annonce la chute de la Bête et le Triomphe proche de Dieu les surprendra et les confondra. La terreur va les frapper. > « Voilà pourquoi, en un seul jour, des plaies vont fondre sur elle : peste, deuil et famine : elle sera consumée par le feu. Car il est puissant le Seigneur Dieu qui l’a condamnée. » (Apocalypse 18,8) ### Gog et Magog et le Bicornu (Zhou el Quarnain) Comme cela a été expliqué dans « L’Antichrist dans l’Islam », le bicornu c’est l’Amérique. Le Coran dit : > « Ces gens dirent : Ô bicornu ! Les Gog et Magog (*Ya’jouj et Ma’jouj*) sèment le scandale sur la terre. Pourrions-nous te payer un tribut qui te permettrait de construire une digue entre nous et eux ? » (Coran 18 ; La Caverne,94 ; lire et méditer de 83 à 101) Pour comprendre Gog et Magog il faut remonter jusqu’au prophète Ézéchiel dans l’Ancien Testament. Ézéchiel avait prophétisé que dans les derniers temps, Gog et Magog, les Rois du Nord, envahiraient le peuple de Dieu en Palestine (Ézéchiel 38,1 à 39,20). Les israéliens considèrent que ce texte les concerne en tant que peuple de Dieu, et que Gog et Magog représentent l’Iran et la Syrie qui vont les attaquer. Mais l’Apocalypse vient rectifier cette fausse interprétation et révèle qui sont véritablement Gog et Magog. Gog et Magog, c’est Israël dont les sujets viennent des quatre coins de la terre pour envahir la Palestine (Apocalypse 20,7-9). Et un grand nombre d’entre eux viennent justement du Nord. Pour revenir au texte cité ci-dessus, en fait, certains pays arabes ont livré leur richesse et leur pétrole à l’Amérique pour qu’elle les protège d’Israël. C’est cela la digue dont parle Mohammed. Ils ont même payé dernièrement des installations anti-missiles ultra-modernes pensant se protéger de ce que Gog et Magog (Israël) vont déclencher prochainement. Cette digue s’est même concrétisée matériellement. Mais cette protection est éphémère et illusoire. Malgré toutes les intrigues de certains pays arabes pour contenir Israël à travers l’Amérique, cette digue va en fin de compte craquer. Ce sera le Jour où la miséricorde de Dieu agira : > « Voici une miséricorde de mon Seigneur ! Quand viendra l’accomplissement de la promesse de mon Seigneur, **il rasera cette digue**. La promesse de mon Seigneur est vraie ! Nous laisserons, ce jour-là, les hommes s’agiter et fondre les uns sur les autres comme des vagues. On **soufflera dans la trompette**, puis, nous les réunirons tous ensemble. Ce Jour-là, nous présenterons la Géhenne aux incrédules dont les yeux étaient voilés devant mon Rappel et qui ne pouvaient entendre. » (Coran 18 ; La Caverne,98-101) Ce Rappel est celui de l’Apocalypse et des prophéties de Mohammed concernant notre temps. Telle est la Trompette qui retentira au moment où la digue s’écroulera, et les « hommes fondront les uns sur les autres comme des vagues ». C’est la troisième Guerre Mondiale que Gog et Magog déclencheront. Et « la digue » tombera par un effet de la Miséricorde de notre Père. ### Les bêtes sauvages Mohammed mentionne aussi qu’à la fin des temps des Bêtes seront rassemblées. Il dit : > « Lorsque le soleil sera décroché et les étoiles obscurcies ; lorsque les montagnes se mettront en marche… lorsque les **bêtes sauvages seront rassemblées**, lorsque les mers seront en ébullition… lorsque les âmes seront réparties par groupes… lorsque les pages seront publiées ; lorsque le ciel sera déplacé ; lorsque la fournaise sera attisée ; et le paradis rapproché ; toute âme saura ce qu’elle devra présenter. » (Coran 81 ; L’Obscurcissement,1-14) Ces bêtes sauvages rassemblées sont les deux Bêtes de l’Apocalypse. L’Apocalypse dit que trois esprits impurs (le Dragon c’est-à-dire le Diable, la Bête et la deuxième Bête, nommée aussi le faux prophète) « s’en vont rassembler les rois du monde entier pour la guerre, pour le Grand Jour du Dieu Maître-de-tout. Ils les rassemblèrent au lieu dit, en hébreu, Harmagedôn » (Apocalypse 16,13-16). Ce sera le Grand Jour de la Colère de Dieu qui verra la défaite des deux Bêtes et le triomphe des élus. Les uns connaîtront la « fournaise attisée » et les autres le « paradis rapproché », comme le souligne Mohammed. Le fait que notre Père ait inspiré à Mohammed de mentionner les « bêtes sauvages rassemblées » à la fin des temps signifie clairement qu’Il invite par là les croyants indépendants de tous bords à consulter l’Apocalypse de Jean, car sans la lumière de ce livre, il est impossible de comprendre de pareils symboles. ### Le Séducteur Les versets suivants du Coran racontent la Parabole des dix vierges (Matthieu 25,1-13) sous une autre forme : > « Le Jour où tu verras les croyants et les croyantes entourés de lumière : ‘Voici une bonne nouvelle pour vous, aujourd’hui : des Jardins où coulent les ruisseaux ; vous y demeurerez immortels ; ce sera un bonheur sans limite’. Le Jour où les hommes et les femmes hypocrites diront aux croyants : ‘Attendez-nous, afin que nous prenions de votre lumière’, on leur dira : ‘Repartez chercher de la lumière !’ Une forte muraille percée d’une porte sera dressée entre eux, à l’intérieur se trouve la miséricorde, tandis qu’à l’extérieur et en face, se trouve le châtiment. Les hypocrites crieront aux croyants : ‘N’étions-nous pas avec vous ?’ Ceux-ci répondront : ‘Oui ! Mais vous vous êtes séduits vous-mêmes, vous avez tergiversé et intrigué ; vos désirs vous ont aveuglés jusqu’au moment où l’Ordre de Dieu est venu ; le séducteur vous a trompé sur Dieu.’ » (Coran 57 ; Le Fer,12-14) Ce séducteur trompeur, c’est l’Antichrist. Jean dit dans sa deuxième Lettre (2,7) : « C’est que beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne confessent pas Jésus Christ venu dans la chair. Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist ». Le Sionisme est la grande séduction et la grande épreuve de la fin des temps. Le Sionisme a trompé un grand nombre de Juifs, de Chrétiens et de Musulmans qui ont « tergiversé et intrigué ». Ils se sont laissés acheter par la Bête et leurs « désirs les ont aveuglés », comme Mohammed le souligne. Mais à présent la Trompette de la Libération résonne pour tous ceux qui auront résisté à cette Séduction. Ils seront « entourés de lumière… ce sera un bonheur sans limite », selon les paroles du Coran. ## L’Heure, le Jour du Jugement ### À l’improviste À maintes reprises Mohammed mentionne la venue de l’Heure qui correspond au Jour du Jugement. Il nous livre plusieurs caractéristiques de cette Heure. Mohammed souligne le fait que les évènements de la fin des temps vont arriver à l’improviste : > « Ils t’interrogent sur l’heure : ‘Quand viendra-t-elle ?’ Réponds-leur : ‘Seul mon Seigneur en a connaissance. Lui Seul est à même de la faire surgir au terme fixé. Et du coup, les Cieux et la Terre en seront bouleversés ! D’autant qu’elle ne vous prendra qu’à l’improviste’. On t’interroge à son sujet comme si tu en possédais le secret ! Réponds-leur : ‘Dieu Seul en a connaissance’. Mais la majorité des hommes ne s’en doutent guère. » (Coran 7 ; Les Murailles,187) C’est la majorité qui ne s’en doute guère. Une minorité sera avertie comme le souligne aussi Paul : > « Vous savez vous-mêmes parfaitement que le Jour du Seigneur arrive comme un voleur en pleine nuit. Quand les hommes se diront : Paix et sécurité ! C’est alors que tout d’un coup fondra sur eux la perdition, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, de telle sorte que ce Jour vous surprenne comme un voleur. » (1 Thessaloniciens 5,2-4) En d’autres termes ceux qui sont dans la Lumière seront avertis. Ils seront avertis par le Livre de l’Apocalypse ouvert qui démasque la Bête. Ils seront avertis aussi par les prophéties de Mohammed sur notre temps. Mohammed dit aussi : > « Sont-ils sûrs que le châtiment de Dieu ne viendra pas s’abattre sur eux ? Ou que l’heure ne viendra pas les surprendre, au moment où ils s’y attendront le moins ? » (Coran 12 ; Joseph,107) Pour les uns ce sera une surprise, pour le petit nombre des fidèles, notre Père les avertira. Mohammed le confirme en disant : > « Lorsque les étoiles seront effacées, lorsque le ciel se fendra, lorsque les montagnes seront brisées en petits morceaux et dispersées, lorsque l’Heure sera signifiée aux Apôtres. À quel jour seront-ils reportés ? Au Jour du Jugement. » (Coran 77 ; Les Envoyés,8-13) Dieu avertira donc ses Apôtres de « L’Heure ». C’est ce qui arrive actuellement. ### Une guerre mondiale Les textes suivants contiennent des symboles qui montrent que le châtiment de Dieu se fera à travers une guerre nucléaire. > « Guette donc le Jour où le ciel apportera **une fumée bien visible** qui enveloppera les hommes : voici un châtiment douloureux. » (Coran 44 ; La Fumée,10-11)« …En vérité, le jour où la **terre sera secouée violemment**, puis ébranlée par un second tremblement, ce jour-là, bien des coeurs seront saisis d’épouvante et bien des regards seront frappés d’humiliation ! Les hommes diront : ‘Seront-nous ramenés à notre premier état, lorsque nous serons des ossements pourris ?…’ » (Coran 79 ; Ceux qui arrachent,1-11) Des tremblements de terre ont été aussi prophétisé par Jésus : > « Il y aura alors ça et là des famines et des tremblements de terre. Et tout cela ne fera que commencer les douleurs de l’enfantement. » (Matthieu 24,7-8) Et l’Apocalypse confirme : > « Lorsqu’il ouvrit le sixième sceau, alors il se fit un violent tremblement de terre, et le soleil devint aussi noir qu’une étoffe de crin, et la lune devint tout entière comme du sang, et les astres du ciel s’abattirent sur la terre comme les figues avortées que projette un figuier tordu par la bourrasque, et le ciel disparut comme un livre qu’on roule, et les monts et les îles s’arrachèrent de leur place… » (Apocalypse 6,12-14) Ce « violent tremblement de terre » est la 3e Guerre Mondiale qui va tout bouleverser. Le prophète Joël avait déjà prophétisé à ce propos : > « Devant lui la terre frémit, les cieux tremblent ! Le soleil et la lune s’assombrissent, les étoiles perdent leur éclat ! Yahvé fait entendre sa voix à la tête de ses troupes (*Message apocalyptique*) ! Car ses bataillons sont sans nombre, car il est puissant, l’exécuteur de ses ordres, car il est grand, le jour de Yahvé, très redoutable - et qui peut l’affronter ? » (Joël 2,10-11) Mohammed dit à ce propos : > « Lorsque **le ciel se brisera** et que les étoiles seront dispersées ; **lorsque les mers exploseront** et que les sépulcres seront bouleversés : toute âme saura ce qu’elle a fait de bien et de mal… Oui, les hommes bons seront plongés dans les délices et les libertins dans une fournaise où ils tomberont le Jour du Jugement sans pouvoir y échapper… Ce Jour-là, aucune âme ne pourra rien en faveur d’une autre âme. Ce Jour-là, le Jugement appartiendra à Dieu ! » (Coran 82 ; La Rupture du ciel,1-19) Ce texte de Mohammed rejoint la description de Pierre du « Jour du Jugement ». Pierre dit : > « Mais les cieux et la terre d’à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies… Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce jour, **les cieux se dissiperont avec fracas**, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les oeuvres qu’elle renferme sera consumée… Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être par une sainte conduite et par les prières, attendant et hâtant l’avènement du Jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront… » (2 Pierre 3,7-13) Ce texte évoque clairement une 3e Guerre Mondiale qui verra « la ruine des hommes impies ». > « Mais lorsque **viendra le Fracas**, le Jour où l’homme fuira son frère, sa mère, son père, sa compagne et ses fils : ce Jour-là, à chaque homme suffira ce qui le concerne. Ce Jour-là, des visages seront rayonnants, souriants et heureux. Ce Jour-là, des visages seront **couverts de poussière**, enveloppés de ténèbres. Tels sont les incrédules et les libertins ! » (Coran 80 ; Il s’est renfrogné,33-42) Le « Fracas » qui viendra est le fracas terrible de la guerre nucléaire. Ceci rejoint les versets de Pierre cités ci-dessus : « Les cieux se dissiperont avec fracas… » Mohammed exprime le triomphe des élus en disant : « Ce Jour-là, des visages seront rayonnants, souriants et heureux ». Et Matthieu précise qu’au temps de la Moisson, après le châtiment des impies : « … les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père » (Matthieu 13,43). Voici encore d’autres versets qui vont dans le même sens : > « Cela projette des étincelles grosses comme des tours et semblables à des chameaux jaunes (*le souffre*). » (Coran 77 ; Les Envoyés,29-34)« Le ciel, ce Jour-là, sera semblable à du métal fondu et les montagnes, à des flocons de laine. Nul ami dévoué ne s’enquerra de son ami quand ils s’apercevront… » (Coran 70 ; Les Degrés,8-14) > > « … Le tremblement de terre de l’Heure sera sûrement quelque chose de terrible ! Le Jour où vous le verrez : toute femme qui allaite oubliera son nourrisson ; toute femme enceinte avortera. Tu verras les hommes ivres, alors qu’ils ne le seront pas. - Le châtiment de Dieu sera très dur. - » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,1-2) > > Le Messager d’Allah a dit : « Par celui qui tient mon âme dans Sa Main, ce monde ne s’éteindra pas avant que l’homme passe devant une tombe, et ne se penche sur elle en disant : ‘Hélas ! Comme j’aurais souhaité être l’occupant de cette tombe !’. Il ne fera pas cela par dévotion, mais c’est la difficulté des épreuves qui le poussera à le faire. » (Hadith (Noble Discussion)1821, chapitre 370) Et l’Apocalypse dit dans le même sens : « En ces jours-là, les hommes rechercheront la mort sans la trouver, ils souhaiteront mourir, et voilà que la mort les fuit » (Apocalypse 9,6). > « Lorsque l’on sonnera de la trompette, ce Jour sera un Jour horrible, un Jour difficile pour les incrédules. Laisse-moi seul avec celui que j’ai créé. Je lui ai donné une vaste fortune et des fils pour l’entourer. Je lui ai facilité toute chose et il désire que je lui donne encore davantage. Pas du tout ! Il se montrait entêté vis-à-vis de nos Signes : je lui ferai gravir une pente rude. Il a réfléchi et il a décidé. Qu’il périsse comme il l’a décidé ! Oui ! Qu’il périsse comme il l’a décidé ! » (Coran 74 ; Celui qui est revêtu d’un manteau,8-20) L’Apocalypse qualifie cette attitude de « seconde Mort ». C’est la mort définitive de l’âme qui en tout état de conscience a choisi cette fin. Il n’y a plus de retour. Tandis que pour les fidèles « la seconde mort n’a point pouvoir sur eux, mais ils seront Prêtres de Dieu et du Christ avec qui ils règneront mille années » (Apocalypse 20,6). > « Mais devant cela l’homme souhaite rester libertin. Il demande : ‘Quand donc viendra le Jour de la Résurrection ?’ Lorsque la vue sera éblouie, **lorsque la lune disparaîtra**, lorsque le soleil et la lune seront réunis. Ce Jour-là, l’homme dira : ‘Où fuir ?’ Mais non ! Il n’existe pas de refuge ! Ce Jour-là, le retour se fera vers ton Seigneur ; ce Jour-là, l’homme sera informé de tout ce qu’il aura fait… Ce Jour-là, il y aura des visages brillants qui tourneront leurs regards vers le Seigneur. » (Coran 75 ; La Résurrection,3-25) Ces « visages brillants » sont les visages de tous ceux qui auront tenu bon jusqu’au bout dans le combat acharné contre la Bête pour le plus grand Triomphe de Jésus, Marie et Mohammed dans un esprit libéré, non fanatique. ## Le Retour de Jésus Le Retour de Jésus à la fin des Temps est prophétisé dans l’Évangile, dans les Épitres et dans l’Apocalypse. Voici quelques uns des versets clés : > « Comme les jours de Noé, ainsi sera **l’Avènement du Fils de l’homme**. En ces jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et les gens ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge, qui les emporta tous. Tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. » (Matthieu 24,37-39)Paul écrit : « Et comme les hommes ne meurent qu’une fois, après quoi il y a un jugement, ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, **apparaîtra une seconde fois**, - hors du péché (*hors de la chair*), - à ceux qui l’attendent pour leur donner le salut. » (Hébreux 9,27-28) Pierre dans les Actes exhorte les Juifs en disant : > « Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés, et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. **Il enverra alors le Christ** qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu’au temps de la **restauration universelle** dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes. » (Actes 3,19-21) L’Apocalypse se termine en disant : > « Le garant de ces révélations l’affirme : ‘**Oui mon retour est proche**!’ Oh oui, viens, Seigneur Jésus ! » (Apocalypse 22,20) Jésus retourne pour détruire la Bête et pour tout restaurer. Mohammed témoigne également dans diverses Sourates du Coran du Retour de Jésus : ### Le Roi est partout > « Celle qui doit venir ! Quelle est celle qui doit venir ? Comment connaîtras-tu celle qui doit venir… Lorsqu’on **sonnera une seule fois de la trompette**; lorsque la terre et les montagnes seront emportées et pulvérisées d’un seul coup, celle qui est inéluctable surviendra ce Jour-là ; le ciel se fendra et sera béant ce Jour-là. **Le Roi sera partout** et le Trône du Seigneur sera porté par huit. Ce Jour-là, vous serez exposés en pleine lumière ; aucun de vos secrets ne restera caché… » (Coran 69 ; Celle qui doit venir,1-52) Ce « Roi qui sera partout », c’est Dieu notre Père qui vivra dans l’intimité avec tous ceux qui auront résisté fidèlement à la Bête. Cette présence de Dieu avec nous s’opère à travers le Retour de Jésus dans le Pain de Vie, le Corps et le Sang de Jésus pris dans l’intimité des familles (voir le texte [« Le pain de Vie dans la Bible et le Coran »](/fr/le-pain-de-vie-dans-la-bible-et-le-coran)). Dieu veut vivre avec nous dans l’intimité du quotidien. Il dit dans l’Apocalypse à propos de la Jérusalem Céleste formée des vrais disciples de Jésus qui auront résisté jusqu’au bout à la Séduction de la Bête : > « Voici **la demeure de Dieu** avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé. » (Apocalypse 21,2-4) Mohammed parle de « huit » qui portent le Trône de Dieu. Ces « huit » évoquent les « quatre vivants » décrits par Ézéchiel qui avec leurs ailes portent la voûte du Ciel et le Trône de Dieu. Ces quatre vivants sont les quatre évangélistes. Ézéchiel dit : > « Au centre je discernai quelque chose comme quatre vivants dont voici l’aspect : ils avaient quatre faces, et chacun quatre ailes… Des mains humaines apparaissaient sous leurs ailes (*les mains qui écrivent*) …Leurs ailes étaient déployées vers le haut ; chacun avait deux ailes se touchant et deux ailes lui couvrant le corps, et ils allaient chacun devant soi ; ils allaient là où l’Esprit les poussait ; ils ne se tournaient pas en marchant… Et ce qui était sur les têtes du vivant ressemblait à une voûte éclatante comme le cristal, tendue au-dessus de leurs têtes, et sous la voûte leurs ailes étaient dressées l’une vers l’autre ; chacun en avait deux lui couvrant le corps… Au-dessus de la voûte qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose comme une pierre de saphir, en forme de trône, et sur cette forme de trône, dessus, tout en haut, un être ayant apparence humaine… » (Ézéchiel 1,1-28) Les « huit » qui portent le Trône de Dieu sont donc les huit ailes des quatre vivants qui sont dressées vers le Ciel. Le Trône de Dieu est porté par les quatre évangélistes qui nous ont apporté la Parole de Dieu. Cette Parole a été confirmée par Mohammed dans le Coran. Pour comprendre les subtilités de la vision de Mohammed, il faut se référer à la vision d’Ézéchiel. Il s’agit bien d’une vision que Mohammed a eu puisqu’il dit vers la fin de la même Sourate LXIX au verset 43 : « C’est une Révélation du Seigneur des mondes ! » À travers cette révélation, Mohammed certifie l’importance des quatre évangélistes dans le Plan de Salut de notre Père. Les quatre vivants apparaissent aussi dans l’Apocalypse. Ils s’inclinent devant l’Agneau, lorsque celui-ci prend le livre de l’Apocalypse de la main de Dieu : > « Et l’Agneau s’en vint **prendre le livre** dans la main droite de Celui qui siège sur le trône. **Quand il l’eut pris, les quatre Vivants se prosternèrent devant l’Agneau**, ainsi que les vingt-quatre Vieillards (*tout le peuple de Dieu*) tenant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, les prières des saints ; ils chantaient un cantique nouveau : Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus égorgé et tu rachetas pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation ; tu as fait d’eux pour notre Dieu des rois et des prêtres régnant sur la terre. » (Apocalypse 5,7-10) À travers les quatre Vivants qui se prosternent devant l’Agneau, c’est symboliquement l’Évangile qui s’incline devant la Révélation du mystère de l’Apocalypse. Dieu va parler encore une fois en révélant à l’Ange de l’Apocalypse le mystère de ce saint petit Livre qui va déclencher les évènements de la fin des temps et changer le cours de l’histoire. Et tous les Anges et les saints chantent les louanges de Dieu et de l’Agneau à cause de cette Révélation (Apocalypse 5,11-14). Elle conduira en effet au triomphe de notre Père sur terre et va l’introniser comme Roi. C’est cette Révélation apocalyptique qui aujourd’hui prend la relève des quatre Évangiles pour porter le Trône de Dieu dans nos coeurs. ### Jésus connaît l’Heure À propos de la connaissance de l’Heure, Mohammed dit : > « Jésus est, en vérité, celui qui connaît l’Heure. N’en doutez pas et suivez-moi. Voilà un chemin droit. » (Coran 43 ; L’Ornement,61) Par ces paroles Mohammed oriente les adeptes du Coran vers l’Apocalypse, car c’est dans le livre de l’Apocalypse que Jésus révèle les Signes de l’Heure à la fin des temps. En suivant le Message apocalyptique révélé par Jésus à son Ange, le musulman libéré suit Mohammed, puisque Mohammed confirme et certifie : « N’en doutez pas et suivez-moi ». Mohammed s’identifie ici à Jésus et témoigne une fois de plus en faveur de l’Unité de l’Inspiration divine. Il insiste même en disant : « Voilà un chemin droit ». Or, suivre le « chemin droit » est le but suprême de tout musulman (Coran 1 ; La Fatiha,6-7). À la fin des temps, le « chemin droit » consiste donc pour tous les croyants à suivre Jésus qui connaît l’Heure. Par les trois petites phrases précitées du verset 61 de la Sourate l’Ornement, Mohammed fait une vraie révolution qui rejoint la révolution de l’Ange de l’Apocalypse. Il s’agit aujourd’hui de se libérer de tous les clichés et de toutes les étiquettes et de découvrir ensemble la Parole de Dieu et son Plan dans l’Apocalypse et le Coran. Jésus revient à travers son Ange apocalyptique pour nous éclairer sur l’Heure. ### Jésus revient à Damas avec les deux témoins Dans le Hadith (Noble Discussion) 1808, chapitre 370 (Riyad Es-Salihine, Les jardins de la vertu, par l’imâm An-Nawawi, Traduction de Messaoud Boudjenoun, Universel, 2007), Mohammed parle de l’Antichrist et puis il dit à propos du Retour de Jésus : > « Entre temps, Allah enverra le Christ fils de Marie qui descendra près du minaret blanc à l’Est de Damas, posant les paumes de ses mains sur les ailes de deux anges. Quand il baissera la tête, des gouttes d’eau en tomberont, et quand il la lèvera cette eau descendra, semblables à des perles. Tout mécréant qui sentira son odeur mourra sur le champ, et son odeur portera aussi loin que son regard ; il poursuivra l’Antichrist jusqu’à ce qu’il le rattrape à l’entrée de Lod (*près de Tel Aviv*) et le tuera. Ensuite, Jésus ira voir des gens qu’Allah a préservés de l’Antichrist ; il essuiera leurs visages et leur parlera de leurs places au Paradis. » Le Christ revient à Damas car malgré toutes les épreuves dues à la Bête et les pressions diplomatiques terribles, la Syrie a su rester fidèle à la parole prophétique : « Non à Israël ». Ce « Non à Israël » est inspiré par l’Esprit de Jésus. C’est ce que Mohammed souligne en disant que Jésus descend à Damas. L’attitude de la Syrie glorifie Dieu et son Messie. Jésus pose les paumes de ses mains sur les ailes de deux anges. Ces deux anges sont les deux témoins du chapitre 11 de l’Apocalypse qui sont mis à mort par la Bête. C’est le témoin palestinien et le témoin libanais. Ces deux témoins massacrés par la Bête sont soutenus par leur Maître : Jésus. L’Apocalypse dit : > « Mais quand ils auront fini de rendre témoignage, la Bête qui surgit de l’Abîme viendra guerroyer contre eux, les vaincre et les tuer. Et leurs cadavres, sur la place de la Grande Cité (*Jérusalem*), Sodome ou Égypte comme on l’appelle symboliquement (*car Jérusalem est devenue païenne aujourd’hui*), là où leur Seigneur aussi fut crucifié… » (Apocalypse 11,7-8) Les deux témoins partagent avec Jésus, leur Seigneur, la gloire du Martyre. Les gouttes d’eau qui tombent de la tête de Jésus représentent les grâces qui coulent comme des perles sur les deux témoins et sur tous ceux qui participent à ce saint combat. C’est Jésus qui poursuivra l’Antichrist, le rattrapera près de Lod (Tel Aviv) et le tuera. Paul dit à propos de l’Impie (l’Antichrist) : > « Le Seigneur le fera disparaître par le souffle de sa bouche, l’anéantira par le resplendissement de sa Venue. » (2 Thessaloniciens 2,8) Le resplendissement de sa Venue s’opère à travers le Livre ouvert de l’Apocalypse qui désigne l’Ennemi et mobilise au vrai Combat. À la fin « Jésus ira voir des gens qu’Allah a préservés de l’Antichrist ; il essuiera leurs visages et leur parlera de leurs places au Paradis ». Ce sera la période de la Consolation du nouveau peuple de Dieu qui naîtra des cendres de la Bête. Et Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n’en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé » (Apocalypse 21,4). Ces temps nouveaux sont désormais à la porte. ## L’Ange de l’Apocalypse ou « le plus grand témoin » ### Préparation à la Rencontre Mohammed dit à propos de l’Envoyé : > « Invoquez Dieu en lui rendant un culte pur en dépit des incrédules. Il est élevé aux degrés les plus hauts. Le Trône lui appartient. L’Esprit qui provient de son Commandement, il le lance sur qui il veut parmi ses serviteurs avec la mission d’avertir les hommes du Jour de la Rencontre, du Jour où ils comparaîtront… Rien de ce qui les concerne ne sera caché pour Dieu - À qui donc la Royauté appartiendra-t-elle en ce Jour ? - À Dieu, le Dominateur suprême ! Tout homme, ce Jour-là, sera rétribué pour ce qu’il aura accompli. Nulle injustice ne subsistera ce Jour-là : Dieu est prompt dans ses comptes… » (Coran 40 ; Le Croyant,14-20) L’homme qui à la fin des temps a pour mission « d’avertir les hommes du Jour de la Rencontre » est l’Ange (ou Envoyé) de l’Apocalypse. L’Esprit a été « lancé » sur lui en vue de cette mission. Il est envoyé par Dieu avec le petit livre « ouvert » c’est-à-dire l’Apocalypse pour préparer les hommes au Retour de Jésus, à la « Rencontre » selon les paroles de Mohammed, et au Jour du Triomphe de Dieu. En ce Jour-là, selon Mohammed, « la Royauté appartiendra à Dieu ». L’Apocalypse exprime cette même Vérité de façon similaire. Au moment de la 7e trompette, « au ciel, des voix clamèrent : La royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ ; il régnera dans les siècles des siècles… Nous te rendons grâce, Seigneur, Dieu Maître-de-tout, ‘Il est et Il était’, parce que tu as pris en main ton immense puissance pour établir ton règne » (Apocalypse 11,15-17) (Voir aussi Luc 19,11-19). La Mission de l’Ange apocalyptique est d’introniser notre Père. Mohammed confirme cela en disant (Coran 6 ; Le Bétail,73) : « La royauté lui appartient, le jour où l’on soufflera dans la trompette ». Or, la trompette, comme déjà mentionné, est le Livre de l’Apocalypse ouvert. ### Désigner l’Antichrist La mission de l’Envoyé apocalyptique est de désigner l’Antichrist. Mohammed dit à son propos : > « Ils l’emmèneront vers l’Antichrist, et lorsque le croyant le verra, il dira : ‘Ô gens ! C’est l’Antichrist dont nous a parlé le Messager d’Allah’. L’Antichrist ordonnera qu’on le jette face contre terre et dira : ‘Prenez-le et frappez-le’. On le rouera de coups sur le ventre et le dos. Il lui dira : ‘Ainsi, tu ne crois pas en moi ?’ Il dira : ‘Tu es l’Antichrist, l’imposteur !’ Il ordonnera alors de le couper en deux avec une scie, ce qui sera fait. L’Antichrist marchera alors entre les deux moitiés, puis il lui dira : ‘Relève-toi !’ Il se mettra debout, et l’Antichrist lui dira : ‘Tu crois (*maintenant*) en moi ?’ Il répondra : ‘Je suis encore plus convaincu (*de ton imposture*)’. Puis (*le croyant*) ajoutera : ‘Ô gens ! Il ne pourra jamais refaire la même chose avec un autre que moi !’ L’Antichrist le prendra pour l’égorger, mais Allah placera alors une couche de cuivre sur son cou, et il ne pourra rien lui faire. Il le saisira alors par ses mains et ses pieds et le jettera dans ce que les gens supposeront être un feu, mais en vérité il sera propulsé dans le Paradis. Le Messager d’Allah a dit : ‘Cet homme sera le plus grand témoin auprès du Seigneur de l’univers’. » (Chapitre 370, Hadith 1815) Ce texte décrit le combat terrible entre l’Envoyé apocalyptique et Satan. Ce combat terrible prophétisé par le prophète Mohammed a eu lieu récemment. Nous sommes témoins que cela a été un corps à corps avec le diable où Satan a essayé de le posséder ; il l’a maltraité de mille manières, lui a donné des coups invisibles, mais authentiques. Mais l’Envoyé apocalyptique a tenu tête à Satan et est sorti triomphant de la bataille des Batailles. Il sera « propulsé au Paradis ». D’autres caractéristiques de l’Ange de l’Apocalypse sont expliquées dans le texte [« les Signes du Retour de Jésus »](/fr/les-signes-du-retour-de-jesus). ## Les Apôtres des derniers Temps Les versets suivants du Coran mentionnent les « anges » qui interviennent à la fin des temps : ### Le Retour de Jésus avec ses Anges > « Non ! … Quand la terre sera réduite en poudre ; quand ton **Seigneur viendra** ainsi que **les Anges, rang par rang**: ce Jour-là, on amènera la Géhenne, ce Jour-là, l’homme se souviendra… Ce Jour-là, nul ne châtiera comme Dieu châtie… » (Coran 89 ; L’Aube,21-29) Ce texte évoque le Retour de Jésus avec ses Anges à la fin des temps. Mohammed dit : « Quand ton Seigneur viendra ». Ce Seigneur est le Seigneur Jésus. Il reviendra pour châtier définitivement ses ennemis qui auront soutenu directement ou indirectement le plan sioniste satanique. Luc évoque le châtiment des « concitoyens » de Jésus qui « le haïssaient » et qui lui font dire « Nous n’en voulons pas pour roi ». Lors de Son Retour « investi de la Royauté », Jésus dira à propos d’eux : « Quand à mes ennemis, qui n’ont pas voulu de moi pour roi, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence » (Luc 19,11-27). Matthieu mentionne à propos du Retour de Jésus : > « Aussitôt après la détresse de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune perdra son éclat, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme ; et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine ; et **l’on verra le Fils de l’homme venir** sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. Et **il enverra ses anges** avec une trompette sonore, pour rassembler ses élus des quatre coins de l’horizon, d’un bout des cieux à l’autre. » (Matthieu 24,29-31) Ces Anges sont les Apôtres des derniers Temps qui sont envoyés par Jésus avec la trompette sonore de l’Apocalypse révélée pour rassembler les élus du monde entier. Les élus sont ceux qui croient à ce Message apocalyptique. Ces Anges viennent avec Jésus « rang par rang », selon les paroles de Mohammed, c.à.d qu’ils sont parfaitement synchronisés avec Jésus. Ils ne suivent que ce que l’Esprit Saint leur inspire. Ils sont bien « rangés » pour réagir à toute impulsion de l’Esprit Saint. Ils ne parlent que sous l’inspiration de l’Esprit Saint. Mohammed dit à ce propos : > « Le Jour où **l’Esprit et les Anges se tiendront debout sur une rangée**, ils ne parleront pas - sauf celui à qui le Miséricordieux l’aura permis et qui prononcera une parole juste - Ce Jour-là est la Vérité. Quiconque l’aura voulu trouvera un refuge auprès de son Seigneur. Oui, nous vous avons avertis d’un châtiment prochain, le Jour où l’homme considérera ses oeuvres et où l’incrédule dira : ‘Malheur à moi ! Si seulement je pouvais être poussière !’ » (Coran 78 ; L’Annonce,38-40) Mohammed dit encore : > « Le Jour où **le ciel se fendra par les nuées** où l’on fera **descendre rapidement les anges**; ce Jour-là, la vraie royauté appartiendra au Miséricordieux. Ce sera un Jour terrible pour les incrédules ; le Jour où l’injuste se mordra les mains en disant : ‘Malheur à moi ! Si seulement j’avais suivi le chemin avec le Prophète !’ » (Coran 25 ; Le Discernement,25-27) Le « ciel se fendra par les nuées » pour redonner Jésus qui revient sur les nuées (Matthieu 24,30). Il revient accompagné de ses anges qui « descendent rapidement » pour éclairer les croyants sur les évènements apocalyptiques et sur le Retour de Jésus. La rapidité dont parle Mohammed évoque la rapidité du Retour de Jésus qui viendra comme l’éclair (Matthieu 24,27) et le zèle des Apôtres des derniers temps qui seront rapides à obéir aux ordres de l’Esprit. Les versets suivants du Coran nous éclairent sur d’autres caractéristiques de ces « Anges » : ### Les hommes qui surgiront par groupes > « Lorsque la terre sera secouée par son tremblement ; lorsque la terre rejettera ses fardeaux ; lorsque l’homme demandera : ‘Que lui arrive-t-il ?’ Ce Jour-là elle racontera sa propre histoire d’après ce que son Seigneur lui a révélé. Ce Jour-là, les hommes surgiront par groupes pour que leurs actions soient connues… » (Coran 99 ; Le Tremblement de terre,1-8) Ces hommes qui surgiront par groupes sont les Apôtres des derniers Temps qui ont pour mission d’éclairer la terre après la chute de la Bête. Ils sont envoyés « par groupe » pour révéler les prophéties apocalyptiques et celles du prophète Mohammed. Leur mission est de renouveler la terre par la Parole de Dieu. C’est pourquoi la terre à ce moment-là « racontera sa propre histoire d’après ce que son Seigneur lui a révélé ». La seule référence sera la Parole de Dieu. ### Ceux qui sont envoyés La très belle Sourate « Les Envoyés » est à lire entièrement. Elle parle de la fin des temps et du Jour du Jugement. Elle commence ainsi : > « Par ceux qui sont envoyés et qui soufflent impétueusement ! Par ceux qui se déploient largement et qui, ensuite, se dispersent de tous côtés en lançant un Rappel, - en guise d’excuse (*pour ceux qui acceptent*) ou d’avertissement (*pour les autres*) - ce dont vous êtes menacés va sûrement venir ! » (Coran 77 ; Les Envoyés,1-50) Ces versets concernent les Apôtres des derniers temps qui sont envoyés pour avertir les hommes du Jour du châtiment proche. Ils se « déploient largement » pour « rassembler les élus des quatre coins de l’horizon, d’un bout des cieux à l’autre » (Matthieu 24,31). Selon l’explication du Coran Al Mizan « ceux qui sont envoyés » sont les Anges inspirés qui viennent avec la Connaissance. Il s’agit de la Connaissance de toutes les prophéties biblico-coraniques concernant notre temps grâce à la Clé apocalyptique qui a été révélée à l’Ange de l’Apocalypse. La Sourate Les Envoyés continue en disant : > « Lorsque les étoiles seront effacées, lorsque le ciel se fendra, lorsque les montagnes seront brisées en petits morceaux et dispersées, lorsque l’Heure sera signifiée aux Apôtres. À quel jour seront-ils reportés ? Au Jour du Jugement. Comment pourrais-tu savoir ce que sera le Jour du Jugement ? Malheur, ce Jour-là, à ceux qui crient au mensonge ! » (Coran 77 ; Les Envoyés,8-15) « Ceux qui crient au mensonge » sont ceux qui proclament le mensonge sioniste. Ce sont les faux prophètes annoncés par Jésus. Jésus avait dit en parlant de la fin des Temps : > « Alors, si l’on vous dit : ‘Tenez, voici le Christ’, ou : ‘Le voilà’, n’en croyez rien. Il surgira, en effet, des faux Christs (*les chefs sionistes qui se prennent pour le messie*) et des faux prophètes, qui produiront des signes et des prodiges considérables (*entre autres militaires*), capables d’abuser, si possible, même les élus. Ainsi, vous voilà prévenus. » (Matthieu 24,23-25) Oui, nous avons été prévenus et nous prévenons d’autres pour que le plus grand nombre « ait la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de se tenir debout en face du Fils de l’homme » (Luc 21,36). ### Ceux qui arrachent à la mort Mohammed dit encore à propos de ces envoyés : > « Par ceux qui arrachent à la mort ! Par ceux qui courent rapidement ! Par ceux qui courent avec légèreté ! Par ceux qui s’avancent les premiers pour diriger toute chose ! En vérité, le jour où la **terre sera secouée violemment**, puis ébranlée par un second tremblement, ce jour-là, bien des coeurs seront saisis d’épouvante et bien des regards seront frappés d’humiliation ! » (Coran 79 ; Ceux qui arrachent,1-11) « Ceux qui arrachent à la mort », qui « courent rapidement » et « avec légèreté » sont les Apôtres des derniers temps qui sont envoyés par Jésus pour arracher l’ivraie, la mauvaise herbe, au temps de la moisson qui est le temps de la Justice divine. Ils arrachent les impies pour sauver les justes. Jésus dit à ce propos dans l’Évangile : « … au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord l’ivraie et liez-la en bottes que l’on fera brûler, et puis vous recueillerez le blé dans mon grenier » (Matthieu 13,30). Et un peu plus loin, Jésus explique : > « Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui ramasseront de Son Royaume tous les scandales et tous les fauteurs d’iniquité, et les jetteront dans la fournaise ardente : là seront les pleurs et les grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. » (Matthieu 13,41-43) Les « scandales et les fauteurs d’iniquité » sont aujourd’hui les vaticanais et autres chefs religieux avec tous leurs scandales cachés ainsi que tous ceux qui soutiennent directement ou indirectement la Bête et ses alliés. Le châtiment des impies servira à « arracher à la mort » les justes. ### Les compagnons de Jésus Hadith (Noble Discussion) 1808, chapitre 370 : Les Apôtres des derniers Temps sont appelés par Mohammed dans les Hadith les « compagnons de Jésus ». Ils ont pour mission de dénoncer la Bête et de prier pour sa chute. Mohammed dit dans le Hadith 1808 : > « Le Prophète d’Allah Jésus et ses compagnons invoqueront Allah qui enverra contre Gog et Magog des vers qui attaqueront leurs cous. Ils tomberont tous morts. » (lire tout le Hadith 1808) Mohammed atteste l’efficacité de leurs prières dans le combat contre l’Antichrist. ## Le Ciel nouveau et la Terre nouvelle, la Restauration universelle ### Le Ciel nouveau et la Terre nouvelle L’Évangile et l’Apocalypse annoncent pour l’époque après la chute de la Bête une Restauration universelle et « un Ciel nouveau et une Terre nouvelle » : > « Ce sont des cieux nouveaux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. » (2 Pierre 3,13)« Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - le premier ciel, en effet, et la première terre ont disparu, et, de mer il n’y en a plus… Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : ‘Voici que je fais l’univers nouveau…’. » (Apocalypse 21,1-5) Mohammed annonce également un renouvellement de la création : > « N’est-ce pas Lui qui donne un commencement à la création, et qui, ensuite, la renouvellera ? Lui qui vous accorde les dons du ciel et de la terre ? - Ou bien existe-t-il une divinité à côté de Dieu ? Dis : ‘Apportez donc votre preuve décisive, si vous êtes véridiques !’ » (Coran 27 ; Les Fourmis,64)« C’est Lui qui donne un commencement à la création, puis il la renouvellera. Cela lui est facile. L’exemple le plus sublime lui appartient dans les cieux et sur la terre. Il est le Puissant, le Sage. » (Coran 30 ; Les Romains,27) > > « La grande frayeur ne les affligera pas ; les anges les accueilleront : ‘Voici le Jour qui vous a été promis ; le Jour où nous plierons le ciel comme on plie un rouleau sur lequel on écrit’. De même que nous avons procédé à la première création, nous la recommencerons. C’est une promesse qui nous concerne ; oui, nous l’accomplirons. Nous avons écrit dans les Psaumes, après le Rappel : ‘En vérité, mes serviteurs justes hériteront de la terre’. Voici une communication adressée à un peuple d’adorateurs. » (Coran 21 ; Les Prophètes,103-105) Dieu va « recommencer la création », c’est-à-dire qu’il va la restaurer. L’Apocalypse emploie les mêmes termes à propos de l’ancien monde qui disparaîtra : « … Lorsqu’il ouvrit le sixième sceau, alors il se fit un violent tremblement de terre… et le ciel disparut comme un livre qu’on roule, et les monts et les îles s’arrachèrent de leur place… » (Apocalypse 6,12-14). C’est le châtiment qui s’abat sur la Bête et ses alliés et qui fera disparaître l’ancien monde. Alors notre Père « qui siège sur le trône déclarera : ‘Voici que je fais l’univers nouveau’ » (Apocalypse 21,5). Voici encore d’autres versets qui parlent de la Création renouvelée et du Ciel Nouveau et de la Terre Nouvelle : > « Ne pensez pas que Dieu manque à la promesse qu’il a faite à ses prophètes. Dieu est puissant ! Il est le Maître de la vengeance le Jour où la terre sera remplacée par une autre terre, où les cieux seront remplacés par d’autres cieux. » (Coran 14 ; Abraham,48)« Ou bien ne voient-ils pas que Dieu qui a créé les cieux et la terre a aussi le pouvoir de les créer de nouveau. » (Coran 17 ; Le Voyage nocturne,99) > > « … Il est celui qui donne un commencement à la création et qui la **renouvellera**. Il est celui qui pardonne ; **celui qui aime les hommes**… » (Coran 85 ; Les Constellations,12-16) La Bible et le Coran sont parfaitement d’accord sur cette Restauration ou Renouvellement « des cieux et de la terre ». En quoi consistent-Ils ? ### La Restauration : se libérer Pour entrer dans le Ciel nouveau et la terre nouvelle il faut se libérer du poids des traditions humaines, des coutumes et du fanatisme : > « Lorsqu’on leur dit : ‘Conformez-vous à ce que Dieu a révélé’, ils répondent : ‘Non !… Nous suivons la coutume de nos pères.’ » (Coran 2 ; La Vache,170) Beaucoup encore aujourd’hui préfèrent suivre les coutumes et traditions humaines plutôt que de se référer directement à un Livre inspiré. Mohammed dit : > « Un livre est descendu sur toi… Suivez ce qui est descendu sur vous, de la part de votre Seigneur ; ne suivez aucun maître en dehors de lui… » (Coran 7 ; Les Murailles,2-3) Mohammed indique clairement par ce verset que notre seul maître doit être les Saintes Écritures. Et Jésus nous appelle à la maturité du jugement en disant : > « Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? » (Luc 12,57) Ceci est spécialement valable à la fin des temps, car Mohammed dit : > « Je crains pour vous autre chose que l’Antichrist ; s’il surgit et que je suis parmi vous, je le confondrai par l’argument décisif devant vous et sans avoir besoin de votre aide, mais s’il surgit et que je ne suis pas avec vous, chacun de vous doit essayer de le confondre. Et Allah me remplacera auprès de tous les musulmans. » (Hadith 1808) En d’autres termes, à ce moment-là, c’est le lien direct avec notre Père qui sera la « voie droite ». La hiérarchie religieuse fait partie de « l’ancien monde » qui va disparaître. L’Apocalypse dit : > « De temple, je n’en vis point en elle ; c’est que le Seigneur, le Dieu maître de Tout, est son temple, ainsi que l’Agneau. Elle (*la Jérusalem Céleste*) peut se passer de l’éclat du soleil et de la lune (*église, mosquée, temple, etc.*), car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau lui tient lieu de flambeau. » (Apocalypse 21,22-23 ; voir aussi le texte [« Culte et lieu du culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte)) ### La Restauration : L’intimité avec Dieu Ce Ciel nouveau et cette Terre nouvelle consistent à vivre en intimité avec Dieu notre Père. Mohammed dit : > « On soufflera dans la trompette… La terre brillera de la lumière de son Seigneur. » (Coran 39 ; Les Groupes,68-70) En d’autres termes, les croyants brilleront de la Lumière de Dieu. Ce sera la Lumière de l’Amour. Ce sera la Lumière de la Connaissance de notre Père à travers la compréhension de tous les Livres Inspirés. C’est le contact direct avec Dieu, de coeur à Coeur, d’esprit à Esprit. Mohammed ajoute : > « Mais lorsque viendra le Fracas… Ce Jour-là, des visages seront rayonnants, souriants et heureux. » (Coran 80 ; Il s’est renfrogné,33-42) La Restauration sera le temps de la Consolation. L’Apocalypse dit : « … Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux » (Apocalypse 7,17). Mohammed dit aussi : > « Lorsque le Ciel se déchirera… alors toi, l’homme qui se tourne vers ton Seigneur, tu le rencontreras. » (Coran 84 ; La Déchirure,1-6) Après la chute de la Bête beaucoup se tourneront vers Dieu. La Restauration sera le temps de la Rencontre avec Dieu notre Père. Cette Rencontre s’opère dans le Pain de Vie. L’Apocalypse dit dans le même Esprit à propos des Vainqueurs : > « Ils verront sa Face (*la Face de Dieu*) et son nom sera inscrit sur leurs fronts. » (Apocalypse 22,4) Voir la Face de Dieu, c’est vivre cette Rencontre prophétisée par Mohammed. Et Jean continue en disant : > « De nuit, il n’y en aura plus ; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s’éclairer (*plus besoin de temples, d’églises ou mosquées*), car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles. » (Apocalypse 22,5) Au temps de la Restauration, Dieu illuminera l’homme directement, de l’intérieur. ### La Restauration : Une seule communauté La Restauration se fera aussi à travers l’union entre tous les vrais croyants. Il n’y aura plus de barrières, mais un seul Père avec ses enfants comme au Ciel. Mohammed dit à ce propos : > « Nous t’avons révélé le Livre et la Vérité, pour confirmer ce qui existait du Livre (*la Bible*), avant lui, en le préservant de toute altération. Juge entre ces gens d’après ce que Dieu a révélé ; ne te conforme pas à leurs désirs en te détournant de ce que tu as reçu de la Vérité. Nous avons donné, à chacun d’entre eux, une règle et une loi. Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns les autres dans les bonnes actions. Votre retour, à tous, se fera vers Dieu ; il vous éclairera, alors, au sujet de vos différents. » (Coran 5 ; La Table servie,48) C’est à travers l’Ange de l’Apocalypse que Dieu nous a éclairé sur nos différents. Ces différents viennent de mauvaises interprétations qui se sont accumulées au long des siècles. Dans l’intention divine et en dépassant la lettre pour atteindre l’Esprit, il n’y a pas de différents (voir [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran)). Le temps de la Restauration est aussi le temps de la maturité. Certains différents qui étaient d’ordre pédagogique sont à présent dépassés. Le combat féroce contre la Bête a insufflé l’Esprit Saint de façon directe et sans intervention humaine dans le coeur des combattants palestiniens et libanais, les deux témoins. La purification (baptême) s’est opérée par le sang versé. Par leur combat courageux, ils ont transformé l’eau en sang. L’Apocalypse dit à ce propos : > « Ils (*les deux témoins*) ont aussi pouvoir sur les eaux, de les changer en sang… » (Apocalypse 11,6)« Eux-mêmes l’ont vaincu grâce au sang de l’Agneau et grâce au témoignage de leur martyre, car ils ont méprisé leur vie jusqu’à mourir. » (Apocalypse 12,11) > > « Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple… » (Apocalypse 7,14-15) Leur souffrance et leur martyr dans ce combat contre l’Antichrist les ont placés devant le « trône de Dieu ». Ils leur ont donné un accès direct auprès de Dieu. C’est plus que l’eau du baptême qui n’est que le symbole d’une réalité spirituelle. Mohammed dit encore à propos de l’union des croyants : > « Et Zacharie… il implora son Seigneur : 'Mon Seigneur ! Ne me laisse pas seul ! Tu es le meilleur des héritiers'. Nous l’avons exaucé ; nous lui avons donné Jean ; nous avons rendu son épouse capable d’enfanter. Il s’empressaient de faire le bien, ils nous invoquaient avec amour et avec crainte. Ils étaient humbles devant nous. Et celle qui était restée vierge… Nous lui avons insufflé de notre Esprit. Nous avons fait d’elle et de son fils un Signe pour les mondes. **Cette communauté qui est la vôtre est une communauté unique**. Je suis votre Seigneur ! Adorez-moi donc ! Ils se séparèrent les uns des autres, mais ils reviendront tous vers nous. » (Coran 21 ; Les Prophètes,89-93) Dans l’optique de Dieu, il y a donc une seule et même communauté. Mohammed insiste sur ce point en disant : > « Nous avons donné le Livre à Moïse. - Peut-être auraient-ils été bien dirigés – Nous avons fait du fils de Marie et de sa mère un Signe. Nous leur avons donné asile sur une colline tranquille et arrosée. Ô vous, les Prophètes ! Mangez d’excellentes nourritures ! Faites le bien ! Je sais parfaitement ce que vous faites. **Cette Communauté qui est la vôtre est vraiment une communauté unique**. Je suis votre Seigneur ! Craignez-moi donc ! Mais ils se sont divisés en sectes ; chaque fraction s’est réjouie de ce qu’elle détenait. Laisse-les donc, pour un temps, dans leur abîmes. » (Coran 23 ; Les Croyants,49-54) Ce sont les hommes qui se sont divisés. Dieu, dès le départ, n’a voulu que d’une « communauté unique ». Ailleurs, Mohammed ajoute : > « Il a établi pour vous, en fait d’obligations religieuses, ce qu’il avait prescrit à Noé ; ce que nous te révélons et ce que nous avions prescrit à Abraham, à Moïse et à Jésus : ‘Acquittez-vous du culte ! Ne vous divisez pas en sectes ! … Dieu choisit et appelle à cette Religion qui il veut ; il dirige vers elle celui qui revient repentant vers lui.’ Ils ne se sont divisés, en se révoltant les uns contre les autres, qu’après avoir reçu la Science de blasphémateurs parmi eux… Appelle donc les hommes à la foi ; marche droit comme on te l’a ordonné ; ne suis pas leurs passions ; dis : ‘Je crois à tout ce que Dieu a révélé en fait de Livre. On m’a ordonné d’être juste envers vous. Dieu est notre Seigneur et votre Seigneur ! À nous nos oeuvres, à vous vos oeuvres. Qu’il n’y ait pas d’argument entre nous et vous. Dieu nous réunira ; vers lui sera le Retour.’ » (Coran 42 ; La Délibération,13-15) Cette réunion et ce retour s’opèrent aujourd’hui à travers le texte [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) qui a été inspiré et demandé par notre Père et spécialement par Marie, la Mère de Jésus. Après ce texte inspiré, tous ceux qui veulent continuer à argumenter sont condamnés par Mohammed lui-même quand il dit : > « L’argument de ceux qui discutent au sujet de Dieu **après qu’on y a répondu** est sans valeur auprès de leur Seigneur : sa colère s’exercera contre eux ; ils subiront un terrible châtiment. » (Coran 42 ; La Délibération,16) Ce texte condamne tous ceux qui par fanatisme veulent continuer à argumenter et à semer la division après avoir reçu la lumière à travers l’Ange de l’Apocalypse. C’est de lui que l’Apocalypse dit : > « Je vis descendre du ciel un autre Ange, de grande autorité, et la terre fut illuminée de sa splendeur… » (Apocalypse 18,1) Et aussi : > « Je vis ensuite un Ange, puissant, descendre du ciel, enveloppé d’une nuée, un arc-en-ciel au-dessus de la tête, le visage comme le soleil et les jambes comme des colonnes de feu. » (Apocalypse 10,1) Son visage est comme le soleil car il nous apporte la Lumière de Dieu. Et Mohammed inspiré par notre Père l’appelle « le plus grand témoin devant le Seigneur de l’univers » (Hadith 1815). Suivons donc son témoignage et reconnaissons que nous sommes tous les enfants d’un seul Père. À ce moment-là, nous rendrons Gloire à Dieu par l’accomplissement de la prophétie de Jésus : > « J’ai d’autres brebis encore, qui ne sont pas de cet enclos ; celles-ci aussi, je dois les mener ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur. » (Jean 10,16) Enfin les versets suivants du Coran soulignent le fait que dans l’optique de Dieu il n’y a qu’une seule foi englobant le judaïsme, le christianisme et l’Islam. C’est la foi des croyants indépendants d’aujourd’hui, dépouillés de tout fanatisme et réunis autour de Jésus, le Messie de Dieu, Marie, la Mère de Jésus et Mohammed : - Coran 4 ; Les Femmes,125 &136 &150-152 - Coran 6 ; Le Bétail,161 - Coran 16 ; Les Abeilles,123 ### Le grand jour de la Réconciliation Après la chute de la Bête notre Bon Père proclamera le Grand Jour de la Réconciliation. Les Juifs de bonne foi demanderont pardon pour les souffrances causées aux palestiniens et aux libanais et pour avoir adhéré au Sionisme. Les chrétiens sincères demanderont pardon pour les souffrances passées causées aux Juifs et pour leur soutien au Sionisme. Les musulmans repentis demanderont pardon pour leur fanatisme et leur fermeture vis-à-vis de l’Évangile. Et les chrétiens de même, etc. Chacun fera son mea culpa public et sincère, du fond du coeur, avant d’aller rejoindre la grande Famille de la Jérusalem Céleste décrite dans l’Apocalypse. L’Apocalypse dit à ce propos en relation avec le Retour de Jésus : > « Le voici qui vient, escorté des nuées : chacun le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et sur lui se lamenteront toutes les races de la terre. Oui, amen ! » (Apocalypse 1,7) Le grand prophète Zacharie avait déjà annoncé cette lamentation : > « Je répandrai sur la maison de David et sur l’habitant de Jérusalem un esprit de bienveillance et de supplication. Ils regarderont vers celui qu’on a transpercé : ils feront sur lui la lamentation comme on la fait pour un fils unique et ils le pleureront comme on pleure un premier-né. En ce jour-là, il s’élèvera une grand lamentation, à Jérusalem, comme la lamentation de Hadad-Rimmôn dans la plaine de Megiddo. Et le pays se lamentera clan par clan… » (Zacharie 12,10-12) Les uns se lamenteront avec des larmes de repentir pour leur salut. Les endurcis se lamenteront sur leur échec. Et Isaïe prophétise : > « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez **au coeur** de Jérusalem et criez-lui : Que son service est fini, que son péché est expié, qu’elle a reçu de la main de Yahvé **double punition** pour tous ses crimes (*voir Apocalypse 18,6-8*). Une voix crie : ‘Préparez dans le désert (*apocalyptique*) une route pour Yahvé. Tracez droit dans la steppe un chemin pour notre Dieu. Que toute vallée soit comblée, toute montagne et toute colline abaissées (*l’orgueil humain*), que tout précipice devienne une plaine et les escarpements (*toutes espèces de déviations*) une vallée ; alors la **gloire de Yahvé se révélera** et toute chair la verra. Car la bouche de Yahvé a parlé.’ » (Isaïe 40,1-5) La Gloire de Yahvé se révélera par le Triomphe définitif de son Messie, Jésus de Nazareth, et par la chûte définitive d’Israël, l’Antichrist annoncé. La Gloire de Yahvé se révélera par le Grand Jour de la Réconciliation qui sera le prélude au Ciel Nouveau et à la Terre Nouvelle. « Voici que je fais l’univers nouveau » (Apocalypse 21,5). Ce sera un jour de Résurrection collective : > « Et la mer (*symbole des nations*) rendit les morts (*spirituels*) qu’elle gardait, la mort et l’Hadès rendirent les morts (*spirituels*) qu’ils gardaient, et chacun fut jugé selon ses oeuvres… » (Apocalypse 20,13) Mohammed a également parlé de cette Résurrection : > « Nous te racontons, ainsi, les histoires du temps passé. Nous t’en apportons le Rappel, venu de nous. Ceux qui s’en détournent, porteront un lourd fardeau le Jour de la Résurrection et ils le porteront pour toujours. Quel détestable fardeau, pour le Jour de la Résurrection, pour le Jour où l’on soufflera dans la trompette !… Ce Jour-là, l’intercession ne profitera qu’à celui en faveur de qui le Miséricordieux l’aura permise, en faveur de qui il agréera une parole… Les visages s’humilieront en présence du Vivant, de celui qui subsiste par lui-même… » (Coran 20 ; Ta-ha,100-112) Cette Résurrection correspond à la première Résurrection (Apocalypse 20,5), celle de l’âme qui revit au contact vivifiant de son Créateur. Ce sera au moment « où l’on soufflera dans la trompette », c’est-à-dire au moment où l’Apocalypse, la trompette de Dieu, sera révélée. Beaucoup d’âmes ressusciteront à ce moment-là, car elles pourront se libérer des filets du Sionisme et du matérialisme qui les avaient piégées. ### La Restauration : Le Pain de Vie en famille La récompense ultime des fidèles sera l’intimité avec Dieu à travers la « Table servie qui descend du Ciel » (Coran 5 ; La Table servie,114), le Pain et la Coupe de Vie. Mohammed insiste beaucoup sur l’importance de cette Coupe de Vie (voir [« Pain de Vie dans la Bible et le Coran »](/fr/le-pain-de-vie-dans-la-bible-et-le-coran)) et dit entre autres : > « Mais Dieu les a protégés du malheur de ce Jour. Il leur fera connaître la splendeur et la joie, et les gratifiera, pour ce qu’ils auront enduré, du Paradis et d’habits de soie. Là, accoudés sur de grands fauteuils reposant et bien décorés, ils n’auront à subir ni l’ardeur du soleil ni l’intensité du froid, car les ombrages du Paradis les couvriront et ses fruits seront à leur portée. Et l’on fera circuler parmi eux des vases d’argent et des coupes transparentes, des coupes cristallines en argent dont le contenu sera dosé à leur convenance. Et **ils boiront, dans ces coupes, une liqueur** ayant la saveur du gingembre, puisée à une source, nommée là-bas Salsabîl. Et parmi eux circuleront des éphèbes immortels (*des anges ou des saints*) qu’on prendrait, à les voir, pour des perles dispersées. S’il t’était donné de jeter un regard en ces lieux, tu n’y verrais que délice et faste royal. » (Coran 76 ; L’Homme,11-20) La Restauration se fera par le Pain et la Coupe de Vie, le Corps et le Sang de Jésus, pris dans l’intimité des maisons, de coeur à Coeur, dans la simplicité et l’Amour. ## Conclusion C’est beau et touchant de découvrir comment Dieu dans sa Subtilité Infinie a inspiré à Mohammed des aspects de l’Apocalypse en utilisant les mêmes termes que Jean. Par ce fait, il éveille notre attention et nous encourage à consulter le Livre de l’Apocalypse qui concerne spécifiquement notre temps. C’est le temps du triomphe final de Dieu sur tous ses ennemis. Le Coran dit : > « Dieu a dit : ‘Moi et mes prophètes nous vaincrons sûrement’. Dieu est fort et puissant. » (Coran 58 ; La Discussion,21-22) Nous sommes à la Porte du Triomphe de Dieu et de la Restauration Universelle annoncée. Chacun et chacune sont appelés à ce Renouvellement pourvu que nous portions l’habit de noce (Matthieu 22,11-13) en nous dépouillant de tout fanatisme. Nous sommes invités au Grand Festin de Dieu, à la Table de Fête dont parle Mohammed (Coran 5 ; La Table servie,114). Nous sommes appelés à former ensemble cette grande Famille humaine, selon les paroles de Jésus : « Dans l’attente de ce qui doit arriver : l’amour de l’homme pour l’homme son frère, et pour le Surnaturel » (Message à Pierre2, 1960). Et comme Mohammed l’avait prédit : > « Dieu vous réunira. Vers lui sera le retour… » (Coran 42 ; La Délibération,15) Il dit encore : > « Élancez-vous vers le pardon de votre Seigneur, et vers un Jardin large comme le ciel et la terre, préparé pour ceux qui auront cru en Dieu et en ses prophètes. Telle est la grâce de Dieu ! Il la donne à qui il veut. Dieu est le Maître de la grâce incommensurable ! » (Coran 57 ; Le Fer,21) C’est avec surabondance que Dieu déversera sa grâce pour régénérer les vrais croyants au temps de la Restauration Universelle. Ce sera une nouvelle Pentecôte. Heureusement que notre Père a attendu la fin des temps pour unir les communautés, car vu la trahison du Vatican, il fallait que nos frères combattants, fils de Fatima, qui combattent la Bête puissent évoluer librement et suivre l’impulsion de l’Esprit qui les anime. Ce sont nos frères bien-aimés dont nous sommes fiers, que nous aimons et soutenons par nos prières. Ils mènent le Combat de Libération sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc. Comme Jésus l’avait annoncé, il fallait attendre l’heure de la moisson (la fin des temps) avant d’arracher l’ivraie (les sujets du Mauvais), de peur que le blé (les sujets du Royaume) aussi ne soit arraché : Jésus dit à ses anges : > « … Vous risqueriez, en ramassant l’ivraie, d’arracher en même temps le blé. Laissez l’un et l’autre croître ensemble jusqu’à la moisson, et au moment de la moisson je dirai aux moissonneurs : Ramassez d’abord l’ivraie et liez-la en bottes que l’on fera brûler, et puis vous recueillerez le blé dans mon grenier. » (Matthieu 13,24-30 & 36-43) Il fallait laisser évoluer le mal sioniste pour démasquer les impies (voir 2 Thessaloniciens 2,9-12) et révéler le fond du coeur des vrais amis de Dieu. Telle est la Sagesse de Dieu. La Bête en fin de compte aura servi le Plan de Dieu d’unir toutes les communautés spirituelles du monde entier autour de Jésus, Marie et Mohammed pour la plus grand Gloire de notre tendre Père. En fin de compte les croyants indépendants de « toute nation, race, peuple et langue » (Apocalypse 7,9) s’unissent pour proclamer d’un seul coeur et d’une seule voix en se basant sur tous les Livres Inspirés : - Jésus est le Messie de Dieu. - Marie est la Mère Immaculée du Messie et notre Mère. - Mohammed est le prophète bien-aimé de Dieu. - La Bête, l’Antichrist, Al Massih al Dajjal, c’est Israël. Dieu va manifester sa puissance en détruisant la Bête très prochainement. - Dieu va renouveler la terre. - Jésus retourne pour tout restaurer. - Jésus nous réunit autour de sa Table Céleste et nous invite à former cette communauté unique liée par le lien sacré de l’Amour. Et les prophéties apocalyptiques de Mohammed et de Jean s’accompliront : > « Ils seront entourés de lumière… ce sera un bonheur sans limite. » (Coran 57 ; Le Fer,12)« Ce Jour-là, le retour se fera vers ton Seigneur… Ce Jour-là, il y aura des visages brillants qui tourneront leurs regards vers le Seigneur. » (Coran 75 ; La Résurrection,12-23) > > « La Royauté des cieux et de la terre lui appartient. Toute chose retourne à Dieu. » (Coran 57 ; Le Fer,5) > > « La royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ… Nous te rendons grâce, Seigneur, Dieu Maître-de-tout, ‘Il est et Il était’, parce que tu as pris en main ton immense puissance pour établir ton règne. Les nations s’étaient mises en fureur ; mais voici ta fureur à toi, et le temps pour les morts d’être jugés, le temps de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints, et ceux qui craignent ton nom, petits et grands, et de perdre ceux qui perdent la terre. » (Apocalypse 11,15-18) BR (En l’honneur de notre Dame de Fatima, le 13.05.2010 / revu le 01.06.2010) *Source: https://www.pierre2.net/fr/lapocalypse-selon-mohammed* --- # Marie dans la Bible > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-12 · Updated: 2023-05-05 · Language: fr « **Voici ta Mère** » > Ancien Testament : > Genèse 3,8-15 / Sagesse 6,12-21 / 7,22-30 / 8,1-8 / 15,3 / Cantique des Cantiques 3,6-11 / 4,7-15 / 6,1-3 / 6,8-10 / 8,1-2 / 8,5 / Proverbes 8,17-21 / 8,32-36 / Ecclésiastique 6,29 / Psaumes 44,7.10.14 / Isaïe 7,14 / 60,1-6 / 66,7-11.Nouveau Testament : > Matthieu 1,18-25 / Luc 1,26-56 / 2,1-35 / 2,46-52 / Jean 2,1-12 / Marc 3,31-35 / Jean 19,25-27 / Actes 1,12-14 / 2,1 / Apocalypse 12 / 22,17. ## Dans l’Ancien Testament **Genèse 3,8-15**: Dès le départ, notre Père a conçu le plan de sauver l’humanité à travers une Femme. Notre Père a voulu placer le combat entre Marie et Satan tout au début de la Révélation divine, tout au début de la Genèse. Dès que le péché apparaît, c’est Marie qui apparaît. Avant qu’elle ne naisse, Il a annoncé la défaite de Satan par l’entremise de la Femme et de sa descendance (Jésus et nous tous qui l’avons pour Mère). Marie a écrasé la tête du serpent parce qu’Elle est l’Immaculée Conception et Satan **n’a jamais réussi à la faire pécher**. **Sagesse 6,12-21**: « Ceux qui l’aiment la contemplent sans peine… Elle-même s’en va partout chercher ceux qui sont dignes d’elle… » Pour ceux qui savent aimer ce sont des versets qui s’appliquent en même temps à la Sagesse et à Marie, car notre Mère s’est laissée modeler par la Sagesse plus que toute créature. Marie a toujours été parfaitement sage et fidèle à tous les mouvements de la Grâce. Avec son Coeur de Mère, elle vient au-devant de ceux qui la cherchent et nous introduit dans la Sagesse divine et la Royauté éternelle (Apocalypse 1,6). **Sagesse 7,22-30**: Ces versets se rapportent à l’Immaculée Conception : « Rien de souillé ne pénètre en elle… elle est un miroir sans tache de l’activité de Dieu ». Mohammed avait également souligné l’Immaculée Conception de notre Mère en disant dans ses « Nobles Discussions » : « Nul homme ne naît sans que le diable l’atteigne dès sa naissance et il crie à cause de cette atteinte satanique (*tare du péché originel*), à l’exception de Marie et de son fils. » (Interprétation du « Jalalein » du verset 35 de la Sourate de la Famille d’Imran). Ces paroles, acceptées par tout le monde musulman, sont une reconnaissance de l’Immaculée Conception de Marie. Les versets de la Sagesse se rapportent également à la sainte Intercession, à la puissance et aux autres vertus de Notre Maman. À bien méditer « car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse. » **Sagesse 8,1-8**: Autres qualités de Marie et références à ses apparitions. Seul celui qui l’aime intensément peut la reconnaître dans ces versets inspirés : « …Son intimité avec Dieu fait éclater sa noble origine, car le maître de l’Univers l’a aimée. » **Sagesse 15,3**: « Te connaître, en effet, est la parfaite justice, savoir ta puissance est la racine de l’immortalité. » **Cantique des Cantiques 3,6-11**: « Le parfum » du verset 6 représente les prières d'Apocalypse 8,3. Jésus (Salomon) retourne soutenu par des combattants valeureux (les Apôtres des derniers temps) qui savent manier l’épée de la Parole. Le trône du roi s’est construit avec du bois du Liban et représente l’Ange de l’Apocalypse et sa mission. Marie intronise Jésus au jour des Noces de l’Agneau (voir aussi Apocalypse 19,7) : « …le roi Salomon (*Jésus*) portant le diadème dont **sa mère l’a couronné** au jour de ses épousailles, au jour de la joie de son coeur » (Cantique des Cantiques 3,11). C’est Marie qui couronne Jésus, parce que c’est par sa Compatissante Intercession, ses prières et son combat auprès de ses apôtres qu’Il triomphe (Apocalypse 12). **Cantique des Cantiques 4,7-15**: Marie est l’Immaculée Conception : « Tu es toute belle ma bien-aimée, et **sans tache aucune** ». La fiancée qui vient du Liban, c’est l’Ange de l’Apocalypse et sa mission qui viennent du Liban. Le miel vierge représente la parole prophétique contre l’Antichrist. La source scellée représente la virginité de Marie et l’Apocalypse scellé de 7 sceaux (verset 12). Les rares essences et les parfums se réfèrent aux écrits de l’Ange de l’Apocalypse et aux prières des saints présentées par lui sur l’Autel (Apocalypse 8,3-4). Le verset 15 se réfère au fleuve de Vie dans Apocalypse 22,1. **Cantique des Cantiques 6,1-3**: > « Où est parti ton Bien-aimé, **ô la plus belle des femmes**? > Où s’est tourné ton Bien-aimé que nous le cherchions avec toi ? \[Oh oui, cherchons-Le avec elle pour le trouver\]. > Mon Bien-aimé est descendu à son jardin, aux parterres embaumés, pour paître son troupeau dans les jardins, et pour cueillir des lys. > Je suis à mon Bien-aimé, et mon Bien-aimé est à moi ! Il paît son troupeau parmi les lys. » Et comme Pierre l’a commenté : « Et le lys, est une fleur élégante au parfum splendide qui embaume tout autour ». Oui, notre splendide Mère, ce Lys du Cantique, embaume son berger et mérite bien ce titre de ‘Baume du Berger’ (Message à Pierre du samedi 20 juin 2008). Nos coeurs en sont enivrés… Ahhh, sentons comme ce Lys céleste est bon et vivifiant… Sa douceur maternelle nous enivre, nous protège et nous fortifie à devenir invincible. **Cantique des Cantiques 6,9-10**: Le chant de louange que tous les élus sont appelés à chanter à Marie transparaît aussi dans les versets suivants : > « Unique est ma colombe, unique ma parfaite. > Elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui l’enfanta. > Les jeunes femmes l’ont vue et glorifiée, reines et concubines l’ont célébrée : > ‘Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, > Belle comme la lune, > Resplendissante comme le soleil, > Redoutable comme des bataillons ?’ » Ces versets font partie des plus beaux versets qui se réfèrent à Marie, pour ceux qui l’aiment. Heureux sont ceux qui répondent « Marie » à la demande du verset 10. Resplendissante comme le soleil, comme la Femme enveloppée du soleil (c.à.d pleine de Jésus) dans Apocalypse 12,1 et « redoutable comme des bataillons » car elle a toujours su écraser la tête du serpent dans les moindres détails de sa vie et nous apprend à faire de même. Elle est le chemin royal vers notre Père. **Cantique des Cantiques 8,1-2**: C’est pourquoi Jésus nous enseigne dans la « Maison de sa Mère ». Et Marie nous introduit dans la chambre nuptiale, là où notre Époux (Jésus) nous attend pour nous donner son vin parfumé. Ce vin est le vin nouveau dans Matthieu 26,29, c’est-à dire le Sang de Jésus pris dans l’intimité de nos maisons (Apocalypse 3,20). Le Coran (Coran 83 ; Les Fraudeurs,22-26) parle également de ce « vin rare, cacheté par un cachet de musc » que « les purs » avec « l’éclat de la félicité sur leurs visages » boivent (voir aussi Coran 76 ; L’Homme,21). **Cantique des Cantiques 8,5**: L’Époux, c.à.d Jésus, s’adresse à nous qui avons été conçus par Marie et réveillés par le « Cri de Minuit », la Trompette Apocalyptique (Matthieu 25). **Proverbes 8,17-21**: Marie est la médiatrice de toutes les grâces (verset 21). **Proverbes 8,32-36**: « …Qui me trouve, trouve la vie, il obtiendra la faveur de Yahvé ; mais qui m’offense blesse son âme… » (voir Luc 2,35). **Ecclésiastique 6,26-31**: « …Mets-toi sur sa trace et cherche-la : elle se fera connaître… et tu la ceindras comme un diadème d’honneur… » **Psaumes 45 (44),7/10/14**: Au Messie il est dit : « Pour toujours ton trône, ô Dieu, et à jamais ». Et un peu plus loin : « À ta droite se tient la reine, sous les ors d’Ophir ». Cette reine est notre Mère, la Mère du « Roi des rois et Seigneur des Seigneurs » (Apocalypse 19,16). Elle est reine au Ciel et sur la terre. Elle est « vêtue d’un vêtement tissé d’or », l’or spirituel d’une vie parfaitement conforme au plan de notre Père jusqu’à la croix de son Fils. **Isaïe 7,14**: « La jeune fille est enceinte et va enfanter un fils qu’elle appellera Emmanuel (*Dieu avec nous*). » **Isaïe 60,1-6**: Ces versets se réfèrent à la naissance de Jésus et aussi à la naissance de la Jérusalem Céleste (Apocalypse 21). Le verset 5 nous décrit l’état d’âme de Marie en recevant les bergers et les dons des Rois Mages à la naissance de Jésus (Luc 2,19). Il se rapporte aussi à ses sentiments en vivant la victoire finale ensemble avec les apôtres des derniers temps : « À cette vue tu seras radieuse, ton coeur sera gonflé d’émotion… Tes fils arrivent de loin… » (voir aussi Apocalypse 20,13). **Isaïe 66,7-11**: Marie est la Femme dans Apocalypse 12,2 et 12,5 qui a accouché d’un garçon (Jésus) et qui accouche à travers l’Ange de l’Apocalypse en un jour du nouveau peuple régénéré. Tout se fera très rapidement, « en un jour ». Les versets sur la nouvelle Jérusalem s’appliquent aussi à notre Mère, puisqu’elle a enfanté cette nouvelle Jérusalem : « …afin que vous soyez allaités et rassasiés par son sein de consolation, afin que vous savouriez avec délices sa mamelle de gloire ». Ne sommes-nous pas en train de savourer avec délices sa mamelle de gloire ? En résumé, notre tendre Mère est omniprésente dans l’Ancien Testament, mais il faut de la finesse et de l’amour pour la découvrir. Certains versets ne peuvent être compris qu’avec l’ouverture du livre de l’Apocalypse par l’Ange (Apocalypse 10,1-2) : « On ouvrit des livres (*la compréhension des livres de la Bible à la lueur de l’Apocalypse*), puis un autre livre (*l’Apocalypse*) » (Apocalypse 20,12, [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). ## Dans le Nouveau Testament **Matthieu 1,18-25**: L’attitude de Marie est admirable, car, sachant qu’elle était enceinte par l’action du Saint-Esprit, elle ne dit rien à Joseph. Elle s’en remet totalement à notre Père. Le miracle opéré en elle était trop grand pour que dans sa grande délicatesse elle puisse en parler. Elle a préféré le silence et l’abandon total à notre Père. De même Joseph, c’est en secret qu’il pensait la répudier pour la protéger. Il avait trop d’admiration pour sa jeune fiancée si noble, si pure, si radieuse pour pouvoir agir autrement. Ce qu’il voyait devant lui, le rayonnement pur de cette jeune fille pleine de grâces, ne correspondait pas à une grossesse causée par « quelqu’un d’autre ». Il ne pouvait pas imaginer que cet « Autre » était son Dieu. Déchiré par ce dilemme, il décide de la répudier en secret. À ce moment-là, notre Père qui ne nous éprouve pas au-delà de nos forces, intervient et lui envoie un Ange en songe pour lui révéler ce qui est impossible aux hommes, mais possible à Dieu. **Luc 1,26-56**: Selon le témoignage de Gabriel, envoyé par notre Père, Marie est « comblée de grâces ». Il faut méditer et approfondir ces trois mots. Notre Mère est « comblée de grâces », elle en déborde et répand le trop-plein sur nous. Nul n’a jamais mérité d’être salué ainsi par un Archange. Marie est prudente. « Elle se demandait ce que signifiait cette salutation ». Si Ève avait eu cette attitude prudente avec le serpent, dès le départ, elle ne serait pas tombée dans le piège. Marie a une foi inébranlable. Elle n’a pas douté un instant comme Zacharie devant l’Ange. Elle a posé une question pour comprendre : « Comment cela se fera-t-il ? » C’est légitime. Dès qu’elle a compris, elle a cru. « Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur », lui dit Élisabeth sous l’action de l’Esprit-Saint. Marie est totalement abandonnée à la Volonté de notre Père. Humble et malléable, elle a toujours été fidèle dans les moindres détails au plan de notre Père. Devant la grandeur de ce qui lui est annoncé, elle n’hésite pas : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole ». Juste après ces mots, l’Esprit-Saint est descendu sur Marie et l’a fécondée. Son esprit en a frémi. Elle « tressaillit de joie », comme elle le révèle plus loin : Le Verbe Éternel s’est incarné. À peine enceinte, elle se rend « en hâte » chez sa vieille cousine Élisabeth pour l’aider dans sa grossesse (verset 39). Son esprit de service l’a poussée à aller l’aider tout de suite en oubliant sa propre grossesse. À la voix de Marie, Jean tressaille d’allégresse. De même, nous aussi, en écoutant la voix de Marie en nous, nous tressaillons d’allégresse, car comme avec Élisabeth, elle nous porte toujours son Fils, « le fruit béni de son sein », et nous communique l’Esprit-Saint avec une surabondance de grâces. Du verset 46 ressort comment Marie discerne entre son âme qui rend gloire au Père et son esprit qui exulte de joie dans l’accomplissement des prophéties sur le Messie. Et Marie dans sa profonde humilité reconnaît : « Toutes les générations me diront bienheureuse. » **Luc 2,1-35**: À la présentation de Jésus au Temple, Siméon s’adresse à « Marie, sa mère » : « …et toi-même, un glaive te transpercera l’âme afin que se révèlent les pensées intimes d’un grand nombre » (à noter que certaines traductions introduisent des parenthèses ou des tirets dans le verset 35 ; ces ajouts portent à confusion et n’existent pas dans le texte original grec). Le glaive qui a transpercé l’âme de notre Mère au pied de la Croix est un critère de choix des élus. Seuls ceux qui auront de la compassion pour elle et tout ce qu’elle a souffert en communion avec son Fils, seront parmi les élus. Marie dans sa souffrance et son sacrifice total révèle les coeurs. Celui qui méprise la tendre Mère de notre Sauveur ne comprend pas l’Amour de son Fils et s’exclut lui-même du salut. Et c’est Siméon inspiré par l’Esprit-Saint qui nous le révèle en toute lettre. **Luc 2,46-52**: Au verset 51 nous voyons comment Jésus, Fils de Dieu, était soumis à Marie l’Immaculée Conception. Il fallait bien qu’elle soit parfaite et toute pure, pour pouvoir « commander » à Dieu. « Et sa mère gardait fidèlement tous ces souvenirs en son coeur » (verset 51 ; Luc 2,19). Elle avait de quoi méditer notre Mère, car dès la naissance dans une pauvre étable jusqu’à l’enseignement des docteurs au Temple, Jésus bouleversait sa mentalité de jeune fille juive. Et elle se laissait modeler. Mais elle ne pouvait imaginer à l’époque encore, que le Trône de son Fils annoncé par l’Ange allait être la Croix. **Jean 2,1-12**: Marie connaît la puissance de son Fils et à Cana le regarde avec une douceur extrême. « Que t’importe à toi et à moi, femme ? », lui dit Jésus (c’est la traduction exacte du texte ; « femme » est un mot courant et très respectueux dans les pays de la région et se dit aujourd’hui encore en arabe. Elle est la Femme par excellence.) Jésus répond ici à sa mère avec un immense respect et amour. Il faut bien méditer l’échange de regards, l’intimité et l’entente parfaite entre Jésus et Marie. Juste après cet échange de regards, sans autres paroles, Marie dit aux servants : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Elle avait compris que son Fils avait cédé. Jésus ne peut qu’exaucer son désir et anticipe en raison de l’intercession de sa Mère sa mission. **Il change son plan à cause d’elle**. Marie prend soin de nous, ses enfants, même dans les choses matérielles. Le vin de Cana est le signe précurseur d’un autre vin qui sera transformé alors en Sang de Jésus. **Marc 3,31-35**: « Qui est ma mère ? et mes frères ? » Jésus nous apprend à nous détacher des liens physiques pour nous élever aux liens spirituels. Dans sa générosité infinie, Il élargit la maternité de Marie à tous ses vrais disciples, à tous ceux qui se dépassent pour faire la Volonté du Père. Il nous rend ainsi participant à la Maternité de Marie et nous devenons ses frères. C’est la grande Famille spirituelle régénérée par Son Corps et Son Sang et par les liens d’Amour éternel où les liens charnels sont dépassés. C’est pourquoi quand, s’accrochant à une dimension physique, des femmes lui ont crié : « Heureuses les entrailles qui t’ont porté et les seins que tu as sucés ! » Il les fait monter plus haut et répondit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent » (Luc 11,27-28). Quant à Marie, elle est pleinement sa mère sur le plan spirituel, car elle a toujours accompli la volonté du Père à la perfection, comme nul autre. **Jean 19,25-27**: Marie était dans le plan du Père dès la fondation du monde. Elle a dit oui au plan de Dieu, Il l’a choisie pour s’incarner et Elle a été présente à sa mort. Jésus sur la croix nous a laissé en héritage Marie sa Mère. Et, au pied de la croix, Il lui a parlé avec une extrême tendresse, bien qu’étant à bout de forces. Chaque mot lui pesait, car « son palais était sec comme un tesson, et sa langue, collée à la mâchoire… » (Psaumes 22,16). Dans un ultime effort il a tenu à dire à Jean, et à travers Jean à nous tous, ces paroles en guise de testament : « Voici ta mère ». Sur la croix Il nous a légué ainsi la personne la plus précieuse : sa mère, Marie, son plus beau cadeau. « Et le disciple la prit chez lui »… C’est uniquement après cela que « sachant que tout était achevé désormais… » il dit : « J’ai soif… » et puis « Tout est achevé… » Il fallait qu’avant de dire ces paroles, après nous avoir tout donné, il nous donne encore sa Mère. Et à la descente de la Croix, elle le reçoit dans ses bras. **Actes 1,12-14**: C’est Marie qui rassemble les disciples autour d’elle après la Passion de Jésus. **Actes 2,1**: Marie est avec les disciples à la Pentecôte. L’Esprit Saint ne descend pas s’il n’y a pas notre Mère. Il est descendu en Marie pour donner la vie à Jésus. C’est le plan du salut du Père, parce que Marie est la route pour arriver à Dieu. **Apocalypse 12**: Marie a un rôle central aussi dans le combat de la fin des temps. Elle accompagne et nourrit ses apôtres qui combattent le Dragon au « désert » (Apocalypse 12,14-17). Au verset 1 « le soleil l’enveloppe » comme dans Cantique des Cantiques 6,10. L’Ange de l’Apocalypse a également « le visage comme le soleil », car il rayonne toute la Lumière de Jésus (Apocalypse 10,1). Par Elle et par cet Ange est donné la plénitude de la révélation divine aux hommes de toutes nations en cette fin des temps. La victoire de Marie se produit à travers les Apôtres des derniers temps et les Chiites (les fils de Fatima qui combattent l’Antichrist ; la lune est sous les pieds de la Femme). « Et le diable fut jeté dans l’étang de soufre embrasé… » (Apocalypse 20,10). **Apocalypse 22,17**: L’Épouse c’est nous avec Marie, notre Mère. Avec elle et en elle nous L’appelons : « Oh oui, viens Seigneur Jésus. Amen. » (Apocalypse 22,10-21). Sa deuxième venue, comme la première, s’opère par Marie. La Bible commence et se termine ainsi avec la présence de Marie. BR (07.07.2008) *Source: https://www.pierre2.net/fr/marie-dans-la-bible* --- # La Divine Trinité > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-15 · Updated: 2021-10-04 · Language: fr Dieu s’est révélé UN-EN-TROIS « Aspects » le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Les expressions humaines sont faibles à définir l’aspect trinitaire du Créateur. Dans les livres de l’Ancienne Alliance, Dieu parle de Lui-même au pluriel : > « Faisons l’homme à **notre** image et à **notre** ressemblance. » (Genèse 1,26) Après le péché d’Adam, Dieu s’exclame ironiquement : > « Voilà que l’homme est devenu comme **l’un de nous**, pour connaître le bien et le mal… » (Genèse 3,22) Ayant vu l’orgueil des hommes à Babel, Dieu dit : > « Allons ! **Descendons**! Et là, **confondons** leur langage… » (Genèse 11,7) Dieu apparaît à Abraham : > « Voilà qu’il vit **trois hommes** qui se tenaient debout près de lui. » (Genèse 18) Perplexe devant l’apparition du Dieu trinitaire, Abraham s’adresse à « Lui » tantôt au singulier, tantôt au pluriel. La Bible nous révèle que Dieu est Père, Fils (ou « Verbe ») et Saint-Esprit. ## Le Père est Dieu Vérité révélée dès l’Ancien Testament : > Deutéronome 32,6 : « N’est-il pas ton Père et ton Créateur ? »Jérémie 31,9 : « Je suis un Père pour Israël. » > > Malachie 2,10 : « N’avons-nous pas tous un seul Père ? » Jésus confirme cette paternité : Dieu est Père du Christ et notre Père : > Matthieu 7,21 : « Celui qui accomplit la volonté de mon Père ».Matthieu 26,53 : « Je puis invoquer mon Père… » > > Luc 2,49 : « Je dois m’occuper des choses de mon Père. » > > Matthieu 6,4 : « Ton Père qui voit dans le secret. » > > Matthieu 23,9 : « Vous n’avez qu’un père, le Père céleste. » > > Jean 20,17 : « Je monte vers mon Père et votre Père. » ## Le Fils est Dieu Il s’incarne dans le Messie : > Psaume 2,7 : « J’énoncerai le décret de Yahvé : Il m’a dit : **Tu es mon Fils**, Moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »2 Samuel 7,14 : « Je serai pour lui un **Père** et il sera pour moi un **fils**. » > > Jean 1,1-14 : « Le Verbe (*Fils*) était en Dieu… et s’est fait chair. » > > Jean 8,57 : « Avant qu’Abraham fût, je Suis » dit Jésus. > > Hébreux 1,1-9 : « Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils… Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils soutient l’univers par sa parole puissante… Auquel des Anges, en effet, Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, moi aujourd’hui je t’ai engendré… » > > Jean 5,18 : Jésus se présente comme égal au Père. > > Jean 10,30-33 / Jean 14,8-10 : Jésus révèle encore son égalité au Père. > > Philippiens 2,5-11 : Paul déclare la condition divine de Jésus qui le rend égal à Dieu. > > Matthieu 11,27 : « Nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien le révéler » ## Le Saint-Esprit est Dieu > Isaïe 48,16 : « … le Seigneur m’envoie avec son Esprit. »Isaïe 63,10 : « Ils contristèrent son Esprit Saint. » > > Joël 3,1 : « Je répandrai mon Esprit sur toute chair », dit Dieu. > > Psaume 50 (51),13 : « … ne m’ôte pas ton Esprit-Saint. » > > 1 Corinthiens 2,10-12 : « C’est à nous que Dieu l’a révélé par l’Esprit. L’Esprit, en effet, scrute tout, jusqu’aux profondeurs divines… Nul ne connaît les secrets de Dieu, sinon l’Esprit de Dieu. Or, nous n’avons pas reçu, nous, l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu… » > > Actes 5,3-4 : Mentir à l’Esprit-Saint, c’est mentir à Dieu. > > Actes 13,2-4 : « L’Esprit-Saint dit… » > > 1 Corinthiens 6,19 : Les corps sont les temples du **Saint-Esprit**. > > 1 Corinthiens 3,16 / 2 Corinthiens 6,16 : Les corps sont les temples de **Dieu**. > > Actes 28,25-27 : « L’**Esprit-Saint** a parlé à vos pères par la bouche du prophète Isaïe. » > > Isaïe 6,8-10 : « J’ai entendu la voix du **Seigneur**. » > > 2 Pierre 1,21 : Toute prophétie vient de l’**Esprit-Saint**. > > 2 Timothée 3,16 : « Toute Écriture est inspirée de **Dieu**. » ## Manifestation de la divine Trinité dans l’Évangile Le Saint-Esprit est **l’Esprit du Père**: > Matthieu 10,20 : « C’est **l’Esprit du Père** qui parlera en vous » (Jean 15,26 / 1 Corinthiens 2,11). Mais Il est aussi l’Esprit du Fils « car tout ce qu’a le Père est au Fils » (Jean 16,15).Galates 4,6 : « Dieu a envoyé dans vos coeurs **l’Esprit de son Fils**. » (voir Actes 16,7 / Romains 8,9 / Philippiens 1,19) L’Esprit-Saint émane donc du Père et du Fils (les Catholiques) et non seulement du Père (les Orthodoxes). Le Saint-Esprit est envoyé non seulement par le Père mais aussi par le Fils : > « **Je prierai le Père** et Il vous donnera un autre Consolateur pour être avec vous à jamais, l’Esprit de Vérité… » (Jean 14,16-26)« Le Consolateur que **Je vous enverrai** d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui provient du Père… » (Jean 15,26) > > « Il vaut mieux pour vous que je parte, car si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, **je vous l’enverrai**. » (Jean 16,7) > > « **Je vais envoyer** sur vous ce que mon Père a promis. » (Luc 24,49) > > « **Il souffla** sur eux et leur dit : ‘Recevez l’Esprit-Saint’. » (Jean 20,22) > > Matthieu 3,16-17 : Lors du baptême de Jésus, Jean-Baptiste vit « les cieux s’ouvrir et **l’Esprit de Dieu** descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une **voix** venue des cieux disait : ‘Celui-ci est **mon Fils** bien-aimé’ » (Matthieu 3,16 / Jean 1,32). La colombe, la voix et Jésus représentent la Trinité. > > Jean 14,16-26 : Aux apôtres attristés par son départ, Jésus promet de prier le **Père** de leur donner un autre **Consolateur, l’Esprit de vérité** et ajoute : « **Je** ne vous laisserai pas orphelins, **Je** reviendrai vers vous ». C’est donc Jésus qui retourne sous la forme de l’Esprit-Saint. L’unité du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint est révélée ici. > > Matthieu 28,19 : Jésus demande à ses apôtres de baptiser « **au nom** du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Le nom est mis au singulier. Autres textes révélant la Trinité : 1 Corinthiens 12,4-6 / 2 Corinthiens 13,13 / 1 Pierre 1,1-2. ## Réflexion Le soleil peut donner une image de la divine Trinité : Le soleil (le Père), ses rayons lumineux (le Fils) et la chaleur qui en émane (l’Esprit). Ainsi, le Fils, est « le **resplendissement** de la gloire du Père et l’effigie de sa substance » (Hébreux 1,3). Et l’Esprit-Saint, telle une chaleur vivifiante, émane du Père. Jésus dit à ses apôtres : « Quand viendra le Consolateur, que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui **provient (*émane*) du Père**, il me rendra témoignage » (Jean 15,26). Ce « resplendissement » et ces « émanations » sont vivants et nous transmettent, de la part du Père, l’Amour et les émotions de la Vie Éternelle dont sont privés les incroyants qui les refusent. Qui ferme ses volets aux rayons solaires se prive de vie. Le Fils et l’Esprit-Saint sont, du Père, une « émanation de soi », un « dédoublement ». Il est difficile de comprendre les profondeurs de l’homme, à plus forte raison celles de Dieu. Le Père, tel un soleil vivant, rayonne le Fils et donne la Vie par l’Esprit-Saint. Heureux les coeurs purs car ils verront, comprendront et vivront Dieu (Matthieu 5,8 / Jean 17,3). (Voir le texte : [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran/4#La_divinite_du_Messie), chapitre 4.3 « La Divinité du Messie ».) *Source: https://www.pierre2.net/fr/la-divine-trinite* --- # Le Mystère de la Piété > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-26 · Updated: 2021-02-05 · Language: fr À ceux qui croient à notre Message, et, par la prière, ardemment s’y engagent. > « Ah ! oui, on peut le dire, il est grand, le **Mystère de la Piété**: Il a été manifesté dans la chair, justifié dans l’Esprit, vu des Anges, proclamé chez les Païens, cru dans le monde, enlevé dans la gloire » avait dit Paul (1 Timothée 3,16) Il avait aussi expliqué ce qu’est ce mystère : « Dieu a bien voulu faire connaître de quelle gloire est riche ce mystère…: **C’est le Christ en vous** » (Colossiens 1,27). Paul révéla encore, il y a 2000 ans, que « le Mystère de l’Impiété » était, lui aussi, déjà à l’oeuvre en son temps. Il s’opposait au Mystère de la Piété. Celui-ci étant le Christ en nous, le Mystère de l’Impiété n’est autre que le diable parmi nous par le truchement de l’Antichrist. Ce Mystère de l’Impiété devait se manifester ouvertement plus tard, pour être détruit par le Seigneur Jésus : « Alors se révélera l’Impie, que le Seigneur Jésus **détruira** par le Souffle de sa bouche et anéantira par l’Éclat de sa Venue » (2 Thessaloniciens 2,7-8). Ce « Mystère » satanique est le nom inscrit sur le front de la « Prostituée », la Bête (Apocalypse 17,5). À ce mystère maléfique, Dieu oppose aujourd’hui, de nouveau, « le Mystère de la Piété ». Celui-ci est symbolisé par « **la Femme** qui fuit au désert » pour y être nourrie, dans le silence et l’anonymat, des paroles apocalyptiques et prophétiques de Dieu (Apocalypse 12,6). Cette « Femme » nous représente ; par Elle, le Christ est de retour en nous ! Le Mystère de la Piété est de nouveau en action, invisible aux hommes, « mystérieux ». Ainsi, il a donc commencé, dans le silence, « au désert », ce combat mystique insoupçonné des hommes. C’est le combat apocalyptique, impitoyable, entre deux Mystères : celui de la Piété contre celui de l’Impiété, le Cavalier et les siens contre la Bête et ses alliés (Apocalypse 19,11-21). Comment se déroule ce combat ? L’Apocalypse répond : « Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d’eau derrière la Femme pour l’entraîner dans ses flots » à la suite de la Bête (Apocalypse 12,15). Le Serpent, Satan, vomit ce fleuve de mensonges pour tromper l’humanité entière par la gueule de la seconde Bête apocalyptique qui « parle comme un dragon et, au service de la première Bête, en établit partout l’empire, amenant la terre et ses habitants à adorer cette première Bête » (Apocalypse 13,11-12). Le Mystère de la Piété réagit contre ce courant diabolique. C’est le Christ Lui-même qui revient - **sur terre** - pour révéler le mystère de l’Apocalypse par son Envoyé, « l’Ange » : « Mais la terre vint au secours de la Femme : ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon » (Apocalypse 12,16). « La **terre** qui ouvre la bouche » contre Satan et « le **Souffle** qui sort de la bouche du Seigneur Jésus » lors de Sa Venue contre l’Impie, sont, tous deux, la révélation de l’Apocalypse qui nous a déjà tous sauvés du mensonge. Le Messager de l’Apocalypse reçoit du Ciel l’ordre de révéler les mystères apocalyptiques : « Ne tiens pas secrètes les paroles prophétiques de ce Livre (*l’Apocalypse*), car le temps est proche » (Apocalypse 22,10). Ces deux symboles, « la Terre » et « le Souffle », représentent aussi « la puissante clameur, pareille au rugissement du Lion (*symbole du Christ*) », clameur qui sera lancée par l’Ange, plus tard, après la chute de la Bête (Apocalypse 10,3). Cette clameur est aussi « l’épée effilée, à double tranchant, qui sort de la bouche de Jésus » (Apocalypse 1,16 et 19,15). Elle est effilée car elle donne aux croyants le discernement. Le mystère apocalyptique ainsi révélé causera la chute définitive du Mystère de l’Impiété et le Salut pour tous ceux qui auront formé le Mystère de la Piété. Le Mystère de l’Impiété, la Bête, est apparu. Nous l’avons reconnu. Le Mystère de la Piété (l’Ange et les siens), est déjà à l’oeuvre, s’opposant à l’Impie par la prière - oh combien efficace dans les sphères spirituelles ! - L’efficacité du combat par la prière se constate dans les paroles de Paul aux Colossiens : « Epaphras, votre compatriote, vous salue ; ce serviteur du Christ Jésus **ne cesse de lutter pour vous dans ses prières**, afin que vous teniez ferme, parfaits et bien établis dans tous les vouloirs divins. » (Colossiens 4,12). Imitons-le en combattant, par la prière, contre le Mystère de l’Impiété. Le Mystère de la Piété cessera d’être un mystère après la chute prochaine de son ennemi inique : « le Mystère de l’Impiété ». Celui-ci n’est déjà plus un mystère pour nous « qui y voyons », comme le dit Marie, la « Femme de l’Apocalypse » (Apocalypse 12), à la Salette prescrivant à ses enfants de combattre : « Je suis avec vous et en vous… Combattez enfants de Lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins ». Tout sera bientôt clarifié pour tous, après la chute de l’Antichrist, la Bête, la Babylone moderne, symboles de ce Mystère de l’Impiété, lorsque l’Ange grondera sa clameur : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande !!… » (Apocalypse 18,1-2). Entre temps, poursuivons, avec patience, au désert, dans le silence où nous sommes parqués, notre lutte mystique et mystérieuse, par la prière confiante, contre l’Impie. Nous savons qu’il s’en va à sa perte et que nous ne le reverrons plus jamais sur terre. Ainsi s’accomplira ce conseil donné par Jésus aux siens : « Si vous avez une foi qui n’hésite point… si vous dites à cette montagne : ‘Soulève-toi et jette-toi dans la mer’, cela se fera » (Matthieu 21,21). Il indiquait le mont Sion, symbole du sionisme. Il nous suffit donc d’être, être ce que nous sommes déjà, pour avorter le plan ultime de l’Impiété : l’édification du temple sioniste. Ceci adviendra au moment même où cet ennemi du Messie croira être parvenu au sommet de sa gloire temporelle. Relevons le défi par la foi aux prophéties qui annoncent sa destruction définitive. Tel est le but de notre élection. Prenons-en conscience avec force et détermination. Elle est proche la chute de l’ennemi diabolique : « La Bête fut capturée avec le faux prophète… » (Apocalypse 19,20), et proche est la glorification définitive du bien-aimé Sauveur et Roi de l’Éternité, Jésus le Messie : « Et le septième Ange sonna… Alors, au ciel, des voix clamèrent : La royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ ; il régnera dans les siècles des siècles. » (Apocalypse 11,15-18). Alors tout deviendra clair car « le Mystère de Dieu sera consommé » (Apocalypse 10,7 / 17,17). Le Mystère de la Piété est déjà à l’oeuvre vers son triomphe. Ce Mystère béni c’est nous tous qui croyons et combattons avec le Christ vivant, « Emmanuel » de retour dans le monde. Il agit en nous et par nous : > « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux. » (Apocalypse 21,3) *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-mystere-de-la-piete* --- # Le Messie annoncé > Author: Pierre2 · Published: 2011-03-27 · Updated: 2026-07-13 · Language: fr Notre Père a annoncé dans les Livres de l’Ancienne Alliance la venue du Messie en inspirant beaucoup de prophéties sur sa Mission, ses traits de vie, sa façon d’être. Les apôtres au contact avec Jésus étaient conscients qu’Il était le personnage dont Moïse et les Prophètes avaient parlé : > Jean 1,45 : « Celui dont il est parlé dans la Loi de Moïse et dans les prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. » Et plus tard, après sa résurrection, Jésus, Lui-même, leur expliqua les prophéties de l’Ancien Testament le concernant : > Luc 24,25-27 : « Alors il leur dit : ‘Esprits sans intelligence, lents à croire tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ?’ Et commençant par Moïse et parcourant tous les prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait. »Luc 24,44-45 : « Puis Jésus leur dit : ‘Telles sont bien les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.’ Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures. » De quelles prophéties Jésus a-t-il parlé à ses Apôtres ? ## Prophéties sur le lieu de naissance et d’action du Messie > Michée 5,1 : « Mais toi, (***Bethléem***) Ephrata, le moindre des clans de Juda, c’est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël ; ses origines remontent au temps jadis, au jour d’éternité. »Isaïe 8,23 & 9,1 : « Dans le passé il a humilié le pays de Zabulon et le pays de Nephtali, (***Galilée***), mais dans l’avenir il glorifiera la route de la mer au delà du Jourdain, le district des nations. Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur les habitants du sombre pays une lumière a resplendi. » RÉSUMÉ : D’après les prophéties de l’Ancien Testament, le Messie naîtra donc à Bethléem et opérera en Galilée. À la naissance de Jésus les grands prêtres et les scribes le savaient bien, puisqu’ils ont indiqué à Hérode, alarmé par les Mages, Bethléem comme lieu de naissance du Messie (Matthieu 2,3-4 ; voir aussi Matthieu 4,12-16). ## Prophéties sur le moment d’apparition du Messie Daniel 2,1-49 : Le prophète Daniel interprète la vision de Nabuchodonosor, le roi babylonien : > « …Tu as eu, ô roi, une vision. Voici : une statue, une grande statue, extrêmement brillante, se dressait devant toi, terrible à voir. Cette statue, sa tête était d’or fin (*l’empire babylonien*), sa poitrine et ses bras étaient d’argent (*l’empire Mède-Perse*), son ventre et ses cuisses de bronze (*l’empire grecque*), ses jambes de fer (*l’empire romain*), ses pieds partie fer et partie terre cuite (*alliance romains-juifs, voir 1 Maccabées 8,17 / 1 Maccabées 15,15+*)… **Au temps de ces rois**, le Dieu du Ciel dressera un royaume qui jamais ne sera détruit, et ce royaume ne passera pas à un autre peuple (*le Royaume du Christ qui est un Royaume spirituel*). Il écrasera et anéantira tous ces royaumes et lui-même subsistera à jamais : de même, tu as vu se détacher de la montagne, sans que main l’eût touchée, la pierre qui a réduit en poussière fer, bronze, terre cuite, argent et or. Le Grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver… » RÉSUMÉ : Les quatre empires annoncés sont les empires babyloniens, mèdes-perses, grecques et romains. Selon cette prophétie de Daniel, le Christ devait donc apparaître sous l’empire romain. ## Prophéties sur le précurseur du Messie > Malachie 3,1 : « Voici que je vais envoyer mon messager, **pour qu’il déblaie un chemin** devant ma face. »Malachie 3,23 : « Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, **avant que n’arrive mon Jour**, grand et redoutable. » > > Isaïe 40,3-8 : « Une voix crie dans le désert : **Préparez dans le désert une route** pour Yahvé. Tracez droit dans la steppe un chemin pour notre Dieu. Que toute vallée soit comblée, toute montagne et toute colline abaissées… alors la gloire de Yahvé se révélera… Toute chair est comme l’herbe… l’herbe sèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu (*le Verbe*) demeure toujours. » RÉSUMÉ : Un précurseur doit préparer le chemin pour le Messie. Jean-Baptiste a préparé la route pour Jésus en appelant les Juifs au repentir. Et Jésus nous a Lui-même révélé que Jean-Baptiste est cet « Élie qui est déjà venu » (Matthieu 17,11). ## Prophéties concernant certaines caractéristiques du Messie > Isaïe 42,1-4 : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu, que préfère mon âme. J’ai mis sur lui mon esprit, pour qu’il apporte aux nations le droit. Il ne crie pas, **il n’élève pas le ton**, il ne fait pas entendre sa voix dans les rues. Il ne rompt pas le roseau broyé, il n’éteint pas la flamme vacillante. » (*Il agit sans tapage publicitaire, sans vouloir se faire connaitre, avec beaucoup de délicatesse*).Zacharie 9,9-10 : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici que ton roi vient à toi : il est juste et victorieux, **humble** et monté sur un âne, sur un ânon, petit d’une ânesse. Il supprimera d’Ephraïm la charrerie et de Jérusalem les chevaux ; **l’arc de guerre sera supprimé**. » > > Isaïe 61,1-2 : « L’Esprit du Seigneur Yahvé est sur moi, car Yahvé m’a oint. Il m’a envoyé porter la **bonne nouvelle aux pauvres**, panser les coeurs meurtris ; annoncer aux captifs l’amnistie, et aux prisonniers la liberté ; annoncer une année de grâce de la part de Yahvé… » > > Isaïe 35,5-6 : « Alors les **yeux des aveugles se dessilleront**, les oreilles des sourds s’ouvriront, alors le boiteux bondira comme un cerf et la langue du muet criera de joie. » (voir Matthieu 11,2-6) > > Psaumes 69,10 : « Car le **zèle** de ta maison me dévore, l’insulte de tes insulteurs tombe sur moi. » > > Isaïe 28,16 : « Voici que je pose à Sion **une pierre témoin, angulaire**, précieuse, fondamentale. Celui qui croit ne bronchera pas. Et je prendrai le droit comme mesure et la justice comme niveau. » > > Psaumes 118,22-24 : « La pierre rejetée des bâtisseurs est devenue la **pierre d’angle**; c’est là l’oeuvre de Yahvé, ce fut merveille à nos yeux. Voici le jour que fit Yahvé, pour nous allégresse et joie. » (*Cette pierre d’angle, c’est le Messie : voir Luc 20,9-19*) > > Jérémie 23,5-6 : « Voici venir des jours - oracle de Yahvé - où je susciterai à David un germe juste, qui règnera en vrai roi et sera intelligent, exerçant dans le pays **droit et justice**. » > > Isaïe 53,3 : « Il était méprisé et déconsidéré. » RÉSUMÉ : Le Messie qui doit venir sera humble et modeste. Il supprimera la guerre et établira le droit et la Justice. Il ne fera pas de propagande, il sera effacé et guérira les malades. Un grand zèle pour la maison de Dieu le caractérisera. Cette image du Messie, donnée par les prophètes de l’Ancien Testament eux-mêmes, est à l’encontre de l’image du Messie guerrier, conquérant, libérateur des romains, que les juifs attendaient. C’est pourquoi ils méprisèrent et refusèrent Jésus, tel que la prophétie elle-même l’annonçait : Il sera rejeté par les siens. ## Prophéties sur le Messie prophète, roi et prêtre > Deutéronome 18,18-19 : « Yahvé dit à Moïse : ‘Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, **un prophète** semblable à toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Si un homme n’écoute pas mes paroles que ce prophète aura prononcées en mon nom, alors c’est moi-même qui en demanderai compte à cet homme.’ » (voir Jean 5,45-46)Genèse 49,10 : « Le **sceptre** ne s’éloignera pas de Juda, ni le bâton de chef d’entre ses pieds jusqu’à la venue de celui à qui le sceptre appartient, à qui obéiront les peuples. Il lie à la vigne son ânon, au cep le petit de son ânesse… » > > Nombres 24,17 : « Je le vois - mais non pour maintenant, - je l’aperçois mais non de près : Un astre issu de Jacob devient chef, un **sceptre** se lève, issu d’Israël. » > > Psaumes 2,2-7 : « Les princes conspirent contre Yahvé et son Oint… Et Yahvé leur parle dans sa colère : ‘C’est moi qui ai sacré **mon roi** sur Sion, ma sainte montagne’… » > > Isaïe 9,5-6 : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu **l’empire** sur les épaules… Étendu est **l’empire** dans une paix infinie, pour le trône de David et sa royauté, qu’il établit et qu’il affermit dans le droit et la justice. Dès maintenant et pour toujours l’amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela. » > > Zacharie 6,12-13 : « Ainsi parle Yahvé : ‘Voici un homme, dont le nom est Germe ; où il est, quelque chose va germer. C’est lui qui reconstruira le sanctuaire de Yahvé. C’est lui qui portera les **insignes royaux**. Il siègera en dominateur sur un trône.’ » > > Zacharie 9,9 : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion : Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem : Voici que **ton roi** vient à toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne. » > > Psaumes 72,1-17 : « O Dieu, donne **au roi** ton jugement, au fils de roi ta justice, qu’il rende à ton peuple sentence juste, jugement à tes petits… Il durera sous le soleil et la lune siècle après siècle… En ses jours justice fleurira et grande paix jusqu’à la fin des lunes… Devant lui se courbera la Bête, ses ennemis lécheront la poussière… Bénies seront en lui toutes les races de la terre. » > > Psaumes 110,4 : « Oracle de Yahvé à mon Seigneur (*le Messie*) : Siège à ma droite… Yahvé l’a juré et ne s’en dédira point : ‘Tu es **prêtre** à jamais selon l’ordre de Melchisédech’. » > > Malachie 2,4-8 / 3,1-4 : « Et vous saurez que c’est moi qui vous ai adressé cette monition pour que ne subsiste plus mon alliance avec Lévi, déclare Yahvé. Mon alliance était avec lui… Mais vous vous êtes écartés de la voie ; vous avez détruit l’alliance de Lévi… L’Ange de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient : **Il purifiera les fils de Lévi** et les affinera comme or et argent, et ils deviendront pour Yahvé ceux qui présentent l’offrande comme il se doit. » (*Cet Ange de l’Alliance, le Messie, va instituer un nouveau Sacerdoce, non plus selon Lévi mais selon Melchisédech ; voir Genèse 14,18-20 / Hébreux 5,5-7*). > > Jérémie 31,31-33 : « Voici venir des jours - oracle de Yahvé - où je conclurai avec la maison d’Israël **une alliance nouvelle** (*par le Messie annoncé*). Non pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères… Cette alliance - mon alliance ! - c’est eux qui l’ont rompue… Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur coeur. Alors je serai leur Dieu et eux seront mon peuple. » (voir Luc 22,19-20 / 1 Corinthiens 11,23-25) RÉSUMÉ : Le Messie sera un prophète aussi grand que Moïse, que les juifs devront écouter, faute de quoi Dieu lui-même leur en demandera compte. Il sera roi et son règne n’aura pas de fin. Il sera Prêtre et instituera un nouveau Sacerdoce. ## Prophéties sur le Messie, fils de David, fils de Dieu. la Divinité du Messie > 2 Samuel 7,12-16 : Dieu dit à David à travers le prophète Nathan : « Et quand tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, je maintiendrai après toi le lignage issu de tes entrailles et j’affermirai pour toujours sa royauté. Je serai pour lui un père et **il sera pour moi un fils**. Je ne lui retirerai pas ma faveur comme je l’ai retirée à celui qui t’a précédé. Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi, **ton trône sera affermi à jamais**. Nathan communiqua à David toutes ces paroles et toute cette révélation. »Psaumes 2,2-7 : « Les princes conspirent contre Yahvé et son Oint (*le Messie*)… Et Yahvé leur parle dans sa colère : C’est moi qui ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne… J’énoncerai le décret de Yahvé : Il m’a dit : ‘Tu es **mon fils**, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.’ » > > Psaumes 110,3 : « Oracle de Yahvé à mon Seigneur (*au Messie*) : **À toi le principat au jour de ta naissance**, sur les monts sacrés, dès le sein, dès l’aurore de ta jeunesse. » > > Isaïe 7,14-15 : « Le Seigneur lui-même va vous donner un signe. Voici : la jeune fille est enceinte et va enfanter un fils qu’elle appellera **Emmanuel**. » (*Emmanuel signifie : Dieu avec nous*). > > Isaïe 9,5-6 : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu l’empire sur les épaules, on lui donne ce nom : Conseiller-merveilleux, **Dieu-fort, Père éternel**, Prince de la Paix. Étendu est l’empire dans une paix infinie, pour le trône de David et sa royauté, qu’il établit et qu’il affermit dans le droit et la justice. Dès maintenant et pour toujours l’amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela. » > > Michée 5,1 : « C’est de toi (*Bethléem*) que me naîtra **celui qui doit régner** sur Israël ; ses origines remontent au temps jadis, **au jour d’Éternité**. » > > Daniel 7,13-14 : « Je contemplais, dans les visions de la nuit. Voici, venant sur les nuées du ciel, comme un Fils d’homme. Il s’avança jusqu’à l’Ancien et fut conduit en sa présence. À lui fut conféré empire, honneur et royaume, et tous peuples, nations et langues le servirent. Son empire est **empire à jamais**, qui ne passera point, et son royaume ne sera point détruit. » > > Isaïe 11,1-9 : « Un rejeton sort de la souche de Jessé (*le père de David*), un surgeon pousse de ses racines, **sur lui repose l’esprit de Yahvé**, esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de crainte de Yahvé… » > > Jérémie 23,5-6 : « Voici venir des jours où je susciterai à David un germe juste, qui règnera en vrai roi… Voici le nom dont on l’appellera : ‘**Yahvé-notre-justice**’. » > > Psaumes 110,1 : « Oracle de Yahvé : Le Seigneur a dit à **mon Seigneur** (*le Messie*) : Siège à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis dessous tes pieds. » (*Dans ce psaume de David, David appelle le Messie « mon Seigneur ». Comment est-il alors son fils ? Voir Matthieu 22,41*.) RÉSUMÉ : Le Messie sera appelé « fils de David », en d’autres termes sera de descendance davidique. Dieu l’appelle son fils. Il aura un règne éternel et s’appelle « Dieu-fort, Père Éternel, Yahvé-notre-justice ». Ses origines remontent au jour Éternel. ## Prophéties sur le Messie sauveur de toutes les nations : universalité du Messie > Isaïe 49,5-6 : « Et maintenant, Yahvé a parlé, lui qui m’a formé dès le sein pour être son serviteur. C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les survivants d’Israël. Je ferai de toi la **lumière des nations** pour que mon salut atteigne aux extrémités de la terre » (voir Jean 8,12).Isaïe 42,1 & 6 : « Voici mon élu, que préfère mon âme. J’ai mis sur lui mon esprit pour qu’il apporte aux nations le droit. Moi Yahvé, je t’ai appelé dans la justice, je t’ai désigné comme alliance du peuple et **lumière des nations**, pour ouvrir les yeux des aveugles… » > > Isaïe 55,3-5 : « Je conclurai avec vous une alliance éternelle, faite des grâces à David promises (*Les grâces messianiques*). Voici, j’ai fait de toi un témoin pour les peuples, un chef et un maitre pour les nations. Voici, tu **appelleras une nation que tu ne connaissais pas** et des inconnus accourront vers toi. » > > Zacharie 9,9-10 : « Voici que ton roi vient à toi : il est juste et victorieux… l’arc de guerre sera supprimé. Il proclamera la **paix pour les nations**. Sa domination ira de la mer à la mer et du Fleuve aux extrémités de la terre. » > > Malachie 1,11 : « Mais, de l’orient au couchant, **mon Nom est grand chez les nations** et en tout lieu un sacrifice d’encens est présenté à mon Nom ainsi qu’une offrande pure (*à travers la nouvelle Alliance du Messie*). Car grand est mon Nom chez les nations déclare Yahvé. » RÉSUMÉ : Le Messie issu du milieu juif est la « lumière des nations » et il porte le salut et la paix à toutes les nations de la terre. Ainsi on comprend mieux cette parole adressée par Dieu tout au début à Abraham : « Par toi se béniront **toutes les nations** de la terre. » (Genèse 12,3) Cette ouverture du « Dieu d’Israël » à toutes les nations par la venue du Messie est implicitement contenue dans beaucoup de textes prophétiques tels que Malachie 1,11 cité ci-dessus. Un autre exemple nous est donné dans Amos 9,7 où Dieu dénie à Israël un privilège quelconque par rapport à d’autres nations : « N’êtes-vous pas pour moi comme des Kushites, enfants d’Israël ? Oracle de Yahvé. N’ai-je pas fait monter Israël du pays d’Égypte, comme les philistins de Kaphtor et les Araméens de Qir ? » Ou encore dans Isaïe 65,1-2 : « Je me suis laissé approcher par ceux qui ne me questionnaient pas et je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas. Je disais : ‘Me voici, me voici’, à une nation qui n’invoquait pas mon nom. Je tendais les mains chaque jour vers un peuple rebelle, qui suivait une voie qui n’est pas bonne, au gré de ses fantaisies » (voir aussi Isaïe 19,22-25). ## Prophéties sur le Messie souffrant Les versets suivants de l’Ancien Testament sont une description chronologique de la Passion du Christ. Les versets sont présentés successivement : > Genèse 49,10 : « Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda, ni le bâton de chef d’entre ses pieds jusqu’à la venue de celui à qui le sceptre appartient, à qui obéiront les peuples. Il lie à la vigne son ânon, au cep le petit de son ânesse, il lave son vêtement dans le vin, **son habit dans le sang** des raisins. » (*Première prophétie sur le Messie prononcée par Jacob et qui annonce déjà de façon symbolique la souffrance du Messie et le Pain de Vie*.)Zacharie 11,12-13 : « Et ils pesèrent **mon salaire**: trente sicles d’argent. Mais Yahvé me dit : ‘Jette-le au Potier, le beau prix auquel ils m’apprécièrent’. » > > Zacharie 13,7 : « Je veux **frapper le pasteur** pour que soient dispersées les brebis. » > > Isaïe 50,5-6 : « J’ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, les joues à ceux qui m’arrachaient la barbe, je n’ai pas soustrait ma face **aux outrages et aux crachats**. » > > Isaïe 53,7 : « **Affreusement traité, il s’humiliait**, il n’ouvrait pas la bouche. Comme un agneau conduit à la boucherie… » > > Isaïe 52,14 : « Alors que des multitudes avaient été épouvantées à sa vue, **tant son aspect était défiguré**, il n’avait plus d’apparence humaine, de même des multitudes de nations s’en étonneront. » > > Isaïe 53,2-4 : « Sans beauté ni éclat (*nous l’avons vu*) et sans aimable apparence, objet de mépris et rebut de l’humanité, homme de douleurs et connu de la souffrance, comme ceux devant qui on se voile la face, il était méprisé et déconsidéré. Or **c’étaient nos souffrances qu’il supportait** et nos douleurs dont il était accablé. Et nous autres, nous l’estimions châtié, frappé par Dieu et humilié. » > > Psaumes 22,8 : « Tous ceux qui me voient **me bafouent**, leur bouche ricane, ils hochent la tête : ‘Il s’est remis à Yahvé, qu’il le libère : qu’il le délivre, puisqu’il est son ami’. » > > Psaumes 22,17-18 : « Ils me **percent les mains et les pieds**… je peux compter tous mes os. » > > Psaumes 22,15-16 : « …tous mes os se disloquent… **mon palais est sec** comme un tesson et ma langue, collée à la mâchoire. » > > Psaumes 22,19 : « **Ils partagent entre eux mes habits** et tirent au sort mon vêtement. » > > Psaumes 69,22 : « Pour nourriture ils m’ont donné du poison, dans ma soif ils **m’abreuvèrent de vinaigre**. » > > Psaumes 22,2 : « Mon Dieu, mon Dieu, **pourquoi m’as-tu abandonné**? » > > Isaïe 53,5 : « Il a été **transpercé à cause de nos péchés**, écrasé à cause de nos crimes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris. » > > Zacharie 12,10 : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont **transpercé**. » > > Isaïe 53,10-12 : « Yahvé s’est plu à l’écraser par la souffrance… Par ses souffrances mon Serviteur justifiera des multitudes en s’accablant lui-même de leurs fautes… Il **s’est livré lui-même à la mort** et a été compté parmi les pécheurs, alors qu’il supportait les fautes des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. » > > Isaïe 53,8 : « Oui, il a été retranché de la terre des vivants ; pour nos péchés, il a été **frappé à mort**. » > > Psaumes 22,16 : « Ils me couchent dans **la poussière de la mort**. » > > Isaïe 53,9 : « On lui a dévolu sa sépulture au milieu des impies et **son tombeau avec les riches**, alors qu’il n’a jamais fait de tort ni de sa bouche proféré de mensonge. » Même les pensées intimes des Juifs qui le condamnèrent furent prophétisées, comme dans un miroir : > Sagesse 2,10-24 : « Opprimons le juste qui est pauvre… Que notre force soit la loi de la justice, car ce qui est faible, s’avère inutile. Traquons le juste, puisqu’il nous gêne et qu’il s’élève contre notre conduite, puisqu’il nous reproche nos manquements à la Loi et nous accuse de trahir notre éducation. > Il se flatte de posséder la connaissance de Dieu et **se nomme lui-même fils du Seigneur**.Il est **un reproche vivant pour nos pensées**, sa vue seule nous est à charge ; son genre de vie jure avec les autres, sa conduite est excentrique. > > Nous sommes pour lui chose frelatée ; il évite notre commerce comme une souillure. Il proclame heureux le sort final des justes et se **vante d’avoir Dieu pour père**. Voyons si ses dires sont vrais, examinons ce qu’il en sera de sa fin. Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, il le délivrera des mains de ses adversaires. Éprouvons-le par des outrages et des tourments ; nous connaîtrons ainsi sa douceur, nous verrons à l’oeuvre sa résignation. **Condamnons-le à une mort infâme**, puisqu’à l’entendre, le secours lui viendra. » RÉSUMÉ : Le Messie doit passer par la souffrance et la mort pour racheter des multitudes. Il sera frappé de mort pour nos péchés. Tous les détails de la passion de Jésus, depuis la trahison de Judas, sa flagellation jusqu’à son ensevelissement dans le tombeau d’un riche ont été annoncés par notre Père dans l’Ancien Testament. Et Jésus en s’écriant sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné », référait les Pharisiens présents au Psaume 22 qui contient l’essentiel de la Passion du Messie, cette Passion qui se déroulait en ce moment même sous leurs yeux. Même leur ricanement et leurs paroles de défi à son égard avaient été annoncés : « Tous ceux qui me voient me bafouent, leur bouche ricane, ils hochent la tête : ‘Il s’est remis à Yahvé, qu’il le délivre ! qu’il le libère, puisqu’il est son ami !’ » (Psaumes 22,8). Et en fin de compte, devant les éléments de la nature déchaînés en guise de signe, même le centurion romain et les hommes qui étaient avec lui reconnaissent à la mort de Jésus : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu » (Matthieu 27,54). Les versets suivants de l’Ancien Testament anticipent le jugement de ceux qui refuseront le Juste de Dieu : > Sagesse 5,1-7 : « Alors le juste se tiendra debout, plein d’assurance en face de ceux qui l’ont opprimé, et qui pour ses souffrances, n’avaient que mépris. À sa vue, ils seront troublés par une peur terrible, stupéfaits de le voir sauvé contre toute attente. Ils se diront entre eux, pleins de remords et gémissant dans leur âme angoissée : Le voilà, celui que nous avons jadis tourné en dérision, outragé de nos sarcasmes, insensés ! Nous avons traité sa vie de folie, et d’infamie sa mort. Comment donc a-t-il été compté parmi les fils de Dieu ?… » ## Prophéties sur la résurrection du Messie > Jonas 2,1-7 : « Yahvé fit qu’il y eut un grand poisson pour engloutir Jonas. Jonas demeura dans les entrailles du poisson **trois jours et trois nuits**. Des entrailles du poisson, il pria Yahvé, son Dieu. Il dit : De la détresse où j’étais, j’ai crié vers Yahvé et il m’a répondu ; des entrailles du shéol, j’ai crié, tu as entendu ma voix. …Les eaux m’avaient environné jusqu’à la gorge, l’abîme me cernait… Mais **de la fosse tu as fait remonter ma vie**, Yahvé mon Dieu. » (*Ces versets préfigurent la mort et la résurrection du Messie ; voir Matthieu 12,40*).Osée 6,1-3 : « Il a déchiré, il nous guérira ; il a frappé, il bandera nos plaies ; après deux jours il nous rendra la vie, **le troisième jour il nous relèvera** et nous vivrons en sa présence. » > > Isaïe 53,11 : « Après les épreuves de son âme, **il verra la lumière** et sera comblé. » > > Psaumes 16,10 : « Car tu ne peux abandonner mon âme au schéol, **ni laisser ton saint voir la corruption**. » > > Psaumes 18,5-6 & 17 : « **Les flots de la mort m’enveloppaient**, les torrents de l’esprit du mal m’épouvantaient ; les filets du séjour des morts me cernaient… Yahvé envoie d’en haut et me prend, **il me retire des grandes eaux** » (*les grandes eaux de la mort*). > > Psaumes 110,7 : « Au torrent (*de la mort*) il boit en chemin, c’est pourquoi il redresse la tête. » RÉSUMÉ : « Après les épreuves de son âme, il verra la lumière », c’est-à-dire qu’il ressuscitera : « Il ne verra pas la corruption. » L’Ancien Testament parle de façon voilée de cette résurrection du Messie, car il fallait vraiment que cet événement arrive pour le comprendre pleinement. Par contre, les juifs avaient été préparés au fait, que des hommes envoyés par Dieu, tel le prophète Élie par exemple, soient capables par la force de Dieu de faire ressusciter des morts (voir 1 Rois 17,17-24). Ceci était déjà une préparation psychologique et spirituelle à la résurrection du Messie. ## Conclusion Quand Jésus de Nazareth (Galilée) est né à Bethléem, lui qui était de descendance davidique et qu’il incarna durant sa vie toutes ces prophéties de l’Ancien Testament, beaucoup de juifs crurent en lui et le suivirent. Beaucoup de juifs, avec en tête les Pharisiens, refusèrent de croire en Jésus comme Messie. Pourquoi ? C’est qu’ils attendaient un Messie militaire qui les délivrerait des romains. Ils préférèrent s’accrocher à leur mentalité sioniste avec pour idéal une nation israélienne (Jean 11,50) plutôt que de s’élever à la Mentalité de Dieu qui avait prévu un Messie humble, apportant le salut spirituel et la paix intérieure à toutes les nations de la terre. Pour terminer on peut se rappeler ce que Jésus avait dit aux Juifs qui le refusaient : > « Vous scrutez les Écritures, dans lesquelles vous pensez avoir la vie éternelle ; or ce sont elles qui me rendent témoignage ; et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ?… » (Jean 5,39-47) À la lueur des évènements apocalyptiques d’aujourd’hui (voir [« la clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)), prions tous ensemble et supplions intensément notre Père pour qu’Il éclaire tous les coeurs de bonne foi, assoiffés de Vérité et d’Amour de tous les peuples, de toutes les races. L’heure du Grand Pardon et de la Grande Réconciliation autour de Jésus de Nazareth, le vrai Christ, l’Unique Sauveur des hommes, et de sa sainte Mère Marie est proche, très proche : > « Le voici qui vient, escorté des nuées (*le Retour Glorieux de Jésus dans les consciences*) : chacun le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et sur lui se lamenteront toutes les races de la terre. Oui, Amen ! » (Apocalypse 1,7) Pierre (1985, revu en décembre 2008) *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-messie-annonce* --- # Les apparitions de Marie à Marienfried > Author: Pierre2 · Published: 2011-04-08 · Updated: 2022-11-11 · Language: fr La Vierge Marie apparut à Marienfried (Allemagne), paroisse de Pfaffenhofen, près de Neu-Ulm, à la voyante Bärbel Ruess, âgée alors de 22 ans. Il y eut trois apparitions : le 25 avril, le 25 mai et le 25 juin 1946. Nous rapportons l’essentiel des paroles de Marie traduites de l’allemand. Nous mettons entre parenthèses et en italique nos éclaircissements en comparant ce Message de Marie à celui de l’Apocalypse de Jean. L’extrait que nous rapportons est pris de la brochure traduite par Nicole Roelli-Senez de l’original allemand écrit par Maria Hepp : « Le Message de Marienfried », imprimerie Paul Geiselmann, Laupheim, 1969 (Deutschland). ## Première Vision : 25 avril 1946 Marie dit à Bärbel : « Là où la plus grande confiance règne et où l’on apprend aux hommes que je peux tout, là je propagerai la paix. Puis, quand tous les hommes croiront en mon pouvoir, il y aura la paix. Je suis le signe du Dieu vivant. J’imprime mon signe sur le front de mes enfants. L’étoile (*de David, symbole du sionisme ; voir Apocalypse 9,1*) poursuivra mon signe, mais mon signe vaincra l’étoile ». À la question : « Qui êtes-vous ? » Bärbel reçut la réponse : « Si je n’avais pas de voile tu me reconnaîtrais ». En partant la Dame dit encore : « Que la paix du Christ soit avec vous et avec tous ceux qui prieront ici. » Ce lieu fut plus tard appelé « Marienfried » (fried = paix) parce que la Sainte Vierge Marie avait dit ici : « Je vous transmets la Paix du Christ ». ## Deuxième Vision : 25 mai 1946 Marie dit : « Je suis la Grande Médiatrice des Grâces. Comme le monde ne peut trouver miséricorde auprès du Père que par le sacrifice du Fils, ainsi vous ne serez exaucés auprès du Fils que par mon intercession. Si le Christ est si inconnu, c’est parce que je ne suis pas connue. C’est ainsi que le Père versa **sa coupe de colère sur les peuples** (*Apocalypse 11,18 / 14,19 / 15,1 / 16,19*) parce qu’ils ont rejeté son Fils (*rejet du Christ par l’Antichrist et ceux qui le soutiennent*). Le monde a été consacré à mon Coeur Immaculé, mais la consécration est devenue pour beaucoup une terrible responsabilité. Je demande que le monde vive la consécration. Ayez une confiance infinie en mon Coeur Immaculé ! Croyez que je puis tout auprès du Fils ! Mettez à la place de vos coeurs remplis de péchés mon Coeur Immaculé, alors j’attirerai la force de Dieu, et l’amour du Père formera de nouveau en vous le Christ jusqu’à la perfection. Accomplissez mes demandes afin que le Christ puisse bientôt régner comme Roi de la Paix (*Apocalypse 11,15-17*). Le monde doit boire le calice de la colère jusqu’à la lie à cause des péchés innombrables qui ont offensé son Coeur. L’étoile des abîmes (*déjà mentionnée dans la première vision : Apocalypse 9,1*) se dressera plus furieusement que jamais et fera de terribles dévastations (*‘l’abomination de la désolation en Terre Sainte’: Matthieu 24,15 / Daniel 9,27*) parce qu’elle sait que son temps est compté (*Apocalypse 12,12*) et parce qu’elle voit que beaucoup déjà se sont rangés sous mon signe. Sur ceux-là elle n’a pas de pouvoir, même si elle tue le corps de beaucoup (*Apocalypse 6,9 / 11,3-9*). Mais de ces sacrifices faits pour moi (*à l’insu de ces personnes martyrisées par l’étoile*) me vient mon pouvoir pour mener la légion restante à la victoire pour le Christ. Quelques-uns se laissent déjà imprimer mon signe et ils seront toujours plus nombreux. À vous, mes enfants, je veux dire : dans les jours les plus sanglants n’oubliez pas que justement cette croix est une grâce, et remerciez toujours de nouveau le Père de cette Grâce ! Priez et offrez des sacrifices pour les pécheurs ! Offrez-vous vous-même, de même que vos actions, au Père à travers moi. Mettez vous entièrement à ma disposition ! Priez le rosaire ! Ne priez pas tant pour des biens extérieurs ! Il s’agit aujourd’hui de bien plus. N’attendez pas non plus de signes et de miracles ! Je veux opérer dans le secret en tant que Grande Médiatrice des Grâces. Si vous accomplissez mes demandes, je veux vous ménager la paix du coeur. C’est seulement sur cette paix-là que la paix des peuples pourra se constituer. Alors le Christ régnera sur les peuples comme le Roi de la Paix. Aie soin que ma volonté soit connue, je te donnerai la force nécessaire ». En ce qui concerne la mission conférée, Marie dit encore que le démon aura dans le monde un si grand pouvoir que tous ceux qui ne seraient pas fermement établis en elle se laisseraient tromper car il saura comment aveugler les hommes, que même les meilleurs se laisseraient séduire (*les chefs des églises, en tête le Pape trompé par l’étoile*). Partout où les hommes n’auront pas confiance en son Coeur Immaculé, le démon aura du pouvoir, mais là où les hommes mettraient son Coeur Immaculé à la place de leurs coeurs pécheurs, là le démon n’aura pas de pouvoir. Il poursuivra ses enfants (*par l’étoile et ses hommes*) et ils seront méprisés, mais il ne pourra rien contre eux. ## Troisième Vision : 25 juin 1946 Marie dit : « Je suis la Grande Médiatrice des Grâces. Le Père veut que le monde reconnaisse cette position de sa servante. Les hommes doivent croire qu’en qualité de constante épouse de l’Esprit Saint, je suis fidèle Médiatrice de toutes les Grâces. Mon signe arrive (*l’Ange de l’Apocalypse : Apocalypse 10,1-2 ; voir le texte : [‘La Clef de l’Apocalypse’](/fr/la-cle-de-lapocalypse)*). Dieu le veut ainsi. Seuls mes enfants (*les Apôtres des derniers temps dont elle parla à La Salette*) le reconnaissent parce qu’il leur est montré dans le secret, et pour cela ils rendent gloire à l’Éternel. Je ne puis pas encore faire voir mon pouvoir au monde. Je dois me retirer avec mes enfants (*La Femme de l’Apocalypse 12,1-6 / 12,13-17*). Je veux opérer secrètement des miracles dans les âmes jusqu’à ce que le nombre de sacrifices soit complet. C’est à vous qu’il est donné d’écourter les jours d’obscurité. Vos prières et vos sacrifices anéantiront **l’image de la Bête** (*la Bête de l’Apocalypse 13,1-8 / **13,14-16** / 17,1-9*). Alors je pourrai me révéler au monde pour la gloire du Tout Puissant. Embrassez mon signe afin que tous adorent et honorent bientôt la Trinité. Priez et offrez à travers moi ! Priez continuellement ! Priez le rosaire ! Demandez tout au Père, par mon Coeur Immaculé ! Si cela est adressé pour sa gloire, il vous le donnera. Ne suppliez pas pour des valeurs périssables, mais demandez des grâces pour des âmes individuelles, pour vos communautés, pour les peuples, afin que tous aiment et rendent gloire au Divin Coeur. Consacrez-moi le samedi comme je l’ai désiré. Apportez-moi beaucoup de sacrifices ! Faites de vos prières un sacrifice ! Soyez désintéressés ! Il ne s’agit plus aujourd’hui que de rendre gloire et expiation à l’Éternel. Si vous vous consacrez entièrement à cela je m’occuperai de tout le reste. Je veux charger mes enfants de croix, lourdes et profondes comme la mer, parce que je les aime dans mon Fils sacrifié. Je vous en conjure, soyez prêts à porter vos croix, afin qu’advienne bientôt la paix. Embrassez mon signe afin que bientôt la Sainte Trinité soit glorifiée. Je demande que les hommes remplissent au plus tôt mes souhaits parce que telle est la volonté du Père céleste et parce que cela est nécessaire pour sa plus grande gloire et pour sa magnificence, maintenant et dans tous les temps. Le Père annonce des souffrances effroyables pour ceux qui ne veulent pas se soumettre à sa volonté ». La Sainte Vierge ajouta qu’elle avait un **nouveau message** pour le monde. Les circonstances et détails extérieurs ne devaient pas être rapportés : « Les esprits se sépareront à propos de ce message, **une grande partie en sera choquée**, mais une petite légion le comprendra bien et le fera valoir. Ceux-là reconnaîtront ma volonté et se réjouiront. Cette légion a reconnu ma position dans ce temps et m’a donné beaucoup de joie. Cette légion a, dans beaucoup de pays, ses représentants et ceux-ci se chargeront de répandre mon message. Beaucoup parmi eux ont déjà pu voir mes miracles secrets. Ils ont reconnu que je suis la ‘**Mère admirable**’ et me rendent gloire sous ce titre. » (*Ce **Message choquant** est bien celui de l’Apocalypse qui a choqué les personnes au service de la Bête. À propos du titre « Mère Admirable », voir la notice plus loin*). Bärbel demanda un signe extérieur afin que les hommes croient en son message. Marie répondit qu’elle ne donnerait de signe que lorsque les hommes auraient accompli sa volonté. Alors elle ferait des miracles plus grands que jamais, des miracles dans les âmes. La Sainte Vierge dit encore : « J’ai déjà donné tant de signes et si souvent parlé au monde, mais les hommes ne l’ont pas pris au sérieux. De grandes masses sont venues à cause des signes extérieurs, mais pas pour l’essentiel. Nous sommes à la veille d’un temps où tous ceux qui ne croient en moi qu’à cause des miracles visibles seront confus. Les signes extérieurs en amèneront beaucoup à de plus grandes responsabilités, parce qu’ils n’en auront pas tiré les conclusions. Il y a beaucoup d’âmes qui n’attendent que la prière de mes enfants. Mes enfants doivent louer et honorer davantage l’Éternel et Le remercier. Ne les a-t-Il pas créés pour Sa gloire ! » *Les responsables du site visitèrent Marienfried en 1984. Ils y rencontrèrent le prêtre responsable et un petit groupe. Ils leur exposèrent le Message de l’Apocalypse. Ils en furent impressionnés et nous permirent de rencontrer la voyante Bärbel elle-même dans son foyer. Celle-ci ne révéla rien de cet « autre message que Marie devait révéler » car, dit-elle, son évêque le lui avait défendu. Il incombe aux Apôtres de l’Apocalypse de briser ce mur du silence sur l’identité de l’Étoile, la Bête de l’Apocalypse.* ## Prière à « Mater Admirabilis » Une prière à « Mater Admirabilis » (Mère Admirable) fut composée, en date du 20 octobre 1945, par la jeune Doris Toutounji, née le 24 juin 1930. Elle fut soudainement prise au Ciel le 10 décembre 1945, quarante jours après avoir composé cette belle prière inspirée par l’Esprit Saint. Les Apôtres de l’Apocalypse se plaisent à réciter cette prière et plaisent à leur Admirable Mère en la lui offrant quotidiennement. Ils se reconnaissent dans la « petite légion » de ses enfants qui « Lui rendent gloire sous ce titre ». À signaler que les apparitions de Marie à Marienfried débutèrent en avril 1946, **quatre mois après** la « disparition » de Doris pour rejoindre cette Mère Admirable à laquelle elle avait dédié cette prière avec amour. *Salut Marie, pleine de grâces, étincelante lumière où se reflète la trinité Divine. Ton nom, ô Marie, est un baume répandu, et, pour nous, pécheurs, un secours toujours attendu.* *Le Seigneur est avec toi, comme Toi, ô Marie, es avec nous, pour éclairer, guider et consoler tes enfants, pauvres pèlerins qui cheminent dans la vallée de larmes, les yeux fixés sur Toi, leur douce étoile.* *Tu es bénie entre toutes les femmes, parce que le Seigneur t’a choisie pour être la Mère du Verbe Incarné, sans permettre jamais que le péché ternit ta ravissante blancheur.* *Jésus le fruit de tes entrailles est béni, car par Toi Il nous a été donné, l’Unique Sauveur, qui de la mort nous rachète et nous rouvre la porte des cieux.* *Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous qui combattons maintenant sur terre. Sois à toute heure notre refuge, pour qu’au moment béni de la mort nous puissions contempler ton doux visage dans la splendeur de l’Éternité. Amen.* *Source: https://www.pierre2.net/fr/les-apparitions-de-marie-a-marienfried* --- # L'action de l'Esprit Saint selon la Bible et le Coran > Author: Pierre2 · Published: 2011-04-09 · Updated: 2023-03-21 · Language: fr L’Esprit Saint agit en nous et nous guide. L’action de l’Esprit Saint a pu s’épanouir et s’intensifier en nous au fur et à mesure que notre Connaissance a grandi et que nous nous sommes laissés modeler par Lui. Ceci est valable aussi à travers l’histoire. ## L’Esprit Saint dans les Livres de l’Ancienne Alliance Dans l’Ancien Testament Dieu voulait d’abord révéler aux Juifs sa Grandeur par rapport aux idoles païennes. La relation entre les croyants et l’Esprit Saint était une relation de crainte et de tension. L’Esprit Saint essayait de les éduquer, mais la résistance était grande. Le Psalmiste voulait fuir loin de l’Esprit Saint… L’Esprit Saint risquait de se retirer en raison de leur esprit sioniste, guerrier. > « Qui aurait pu avertir l’Esprit de Yahvé et quel conseiller aurait pu l’instruire ? De qui aurait-il pris conseil pour juger… Il habite au-dessus du cercle de la terre, dont les habitants paraissent des sauterelles… ‘D’après qui pourriez-vous m’imaginer et qui serait mon égal ?’ dit le Saint. Levez les yeux là-haut et regardez : Qui a créé tous ces astres… » (Isaïe 40,12-26)« L’Esprit Saint qui nous éduque fuit la duplicité… il s’offusque quand survient l’iniquité. » (Sagesse 1,1-7). > > « Où irai-je loin de ton Esprit, où fuirai-je loin de ta face ? » (Psaume 139,1-7) > > « O Dieu crée pour moi un coeur pur, restaure en ma poitrine un esprit ferme ; ne me repousse pas loin de ta face, ne retire pas de moi ton Esprit Saint. » (Psaume 51,12) ## L’Esprit Saint dans les Livres de la Nouvelle Alliance ### Caractéristiques de l’Esprit Saint Jésus nous a révélé le vrai visage de l’Esprit Saint : - Gabriel annonce à Marie que Jésus sera engendré en elle par l’Esprit Saint : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre ; C’est pourquoi l’enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1,35). - Jean Baptiste annonce que Jésus baptisera les disciples dans l’Esprit Saint et le Feu et non plus dans l’eau, comme lui le faisait (Matthieu 3,11 / Marc 1,8). - Il est cet « autre Consolateur », l’Esprit de Vérité, à travers lequel Jésus ne nous laisse pas orphelins. Il revient à nous (Jean 14,16-18). - Il est le Consolateur envoyé par Jésus et qui provient du Père (Jean 15,26). - Il provient du Père et du Fils : « Il me glorifiera, car c’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part. Tout ce qu’a le Père est à moi. Voilà pourquoi j’ai dit : C’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part » (Jean 16,14-15). - L’Esprit Saint est le plus grand Bien que nous puissions demander au Père (Luc 11,9-13). - Il ne pouvait être donné avant que Jésus « ne soit glorifié » (Jean 7,39). Par sa Passion et sa Résurrection Jésus devait d’abord détruire l’esprit sioniste, nationaliste, exclusif qui faisait obstacle à la venue de l’Esprit Saint. Après sa Résurrection, Jésus laisse aux Apôtres en héritage le fruit de Sa Passion, l’Esprit Saint, et leur donne plein pouvoirs : > « Il leur dit encore une fois : ‘Paix soit à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie’. Cela dit, il souffla sur eux et leur dit : ‘Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus’. » (Jean 20,21-23) Et puis la diffusion : Jésus, juste avant son Ascension, donne aux Apôtres le mandat suivant : > « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et Moi, je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28,19-20) ### L’action de l’Esprit Saint - Dans l’Esprit Saint nous renaissons : Jean 3,5-6 : « À moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer au Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair. Ce qui est né de l’Esprit est esprit ». - Nous sommes marqués du sceau de l’Esprit Saint : Ephésiens 1,13 / Apocalypse 7,2 / Apocalypse 13,18 - C’est uniquement sous l’action de l’Esprit Saint que nous pouvons dire « Jésus est Seigneur » (1 Corinthiens 12,3). - Il parle à travers nous : Marc 13,11 / 1 Corinthiens 2,13-14 (un langage enseigné par l’Esprit). Il faut être sensible à la voix de l’Esprit Saint en nous. L’Esprit Saint est intérieur, subtil et doux. - Il nous fait tressaillir de joie : - Luc 1,46-47 : Marie tressaille de joie car l’Esprit Saint est venu sur elle (Luc 1,35). - Luc 1,39-42 : Jean Baptiste tressaille dans le sein de sa mère en entendant la voix de Marie. - Luc 10,21 : Jésus tressaille de joie sous l’action de l’Esprit Saint. - Il nous confère la force, la puissance et nous ôte toute crainte : Actes 1,8 / Actes 2,1-36 / Romains 14,13-17 : tenir compte de la foi des autres, savoir être pédagogue. - Il nous confère la joie, la paix : Romains 15,13 / 1 Théssaloniciens 1,4-6. - Il nous renouvelle : Tite 3,5 : Le bain de la rénovation dans l’Esprit Saint = lavés des péchés. - Il vient au secours de notre faiblesse : Romains 8,26-27. - Il nous permet de tuer la lettre : Jean 6,63 : La lettre tue, l’Esprit vivifie / 2 Corinthiens 3,4-6. - Il nous confère ses dons et produit en nous ses fruits : Hébreux 2,4 / Galates 5,22-26. - Il nous rend fils de Dieu et cohéritiers du Christ : Romains 8,5-17 :> « Tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclave pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. » ### Notre relation avec l’Esprit Saint - Nous sommes le Temple de l’Esprit Saint : 1 Corinthiens 6,17-19 / 1 Corinthiens 3,16-17. - Ne pas l’attrister : Ephésiens 4,30. - Ne pas l’éteindre : 1 Théssaloniciens 5,19 (comme font les églises). - Dans l’Esprit nous ne formons qu’un seul corps et nous nous complétons les uns les autres. Chacun a sa mission à travers l’Esprit Saint comme un seul corps avec ses membres et à chacun sa fonction : 1 Corinthiens 12,1-30 / Ephésiens 4,1-6. - L’Esprit Saint répand l’Amour de Dieu dans nos coeurs (Romains 5,5). - Il nous confère la liberté et nous introduit dans la Gloire de notre Père :> « Car le Seigneur, c’est l’Esprit, et où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, toujours plus glorieuse, comme il convient à l’action du Seigneur, qui est Esprit. » (2 Corinthiens 3,17-18) - Il nous révèle la « sagesse de Dieu mystérieuse, demeurée cachée… tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment… L’Esprit Saint scrute tout, jusqu’aux profondeurs divines » (1 Corinthiens 2,6-12). - Il nous fait pénétrer dans la Plénitude de Dieu et nous fait comprendre la grandeur de l’Amour de Dieu : Ephésiens 3,14-19. ## L’Esprit Saint dans le Coran Les versets suivants montrent que l’Esprit Saint est aussi très présent dans le Coran : ### Jésus est un Esprit émanant de Dieu. Il était fortifié par l’Esprit Saint > « Le Messie, Jésus fils de Marie, est l’Apôtre de Dieu et sa Parole qu’Il déposa en Marie. Il est un Esprit venant de Dieu. » (Coran 4 ; Les Femmes,171)« Nous avons, en vérité, donné le Livre à Moïse, et nous avons envoyé des prophètes après lui. Nous avons accordé des preuves incontestables à Jésus, fils de Marie et nous l’avons fortifié par l’Esprit Saint. » (Coran 2 ; La Vache,87) > > « Dieu dit : ‘Ô Jésus, fils de Marie ! Rappelle-toi mes bienfaits à ton égard et à l’égard de ta mère. Je t’ai fortifié par l’Esprit Saint. Dès le berceau, tu parlais aux hommes comme un vieillard’. » (Coran 5 ; La Table servie,110) > > « Lorsque ton Seigneur dit aux Anges : ‘Je vais créer un mortel d’une argile extraite d’une boue malléable. Après que je l’aurai harmonieusement formé, et que j’aurai insufflé en lui de mon Esprit ; tombez prosternés devant lui’. Tous les Anges se prosternèrent ensemble, à l’exception d’Iblis qui refusa de se prosterner ». (Coran 15 ; Al Hijr,29-31) Ce mortel en qui Dieu a insufflé de son l’Esprit, c’est Jésus. Paul révèle également que les Anges se prosternent devant lui (Philippiens 2,6-11 / Hébreux 1). ### L’Esprit a été insufflé en Marie. Témoignage de sa virginité. Le miracle de Jésus et de Marie > « Mentionne Marie, dans le Livre… Elle plaça un voile entre elle et les siens. Nous lui avons envoyé notre Esprit : il se présenta à elle sous la forme d’un mortel accompli. » (Coran 19 ; Marie,16-17) Il s’agit de l’Ange Gabriel qui était animé par l’Esprit Saint pour annoncer à Marie qu’elle sera enceinte. Ce verset a porté à confusion dans le monde musulman entre l’Esprit Saint et Gabriel. Mais à la lumière de toute la révélation biblico-coranique, il est clair que c’est Gabriel qui était animé par l’Esprit Saint comme plus tard les apôtres étaient animés par l’Esprit Saint (voir le paragraphe 2, L’Esprit Saint dans les Livres de la Nouvelle Alliance). > « Et celle qui était restée vierge… Nous lui avons insufflé de notre Esprit. Nous avons fait d’elle et de son fils un miracle pour les mondes. » (Coran 21 ; Les Prophètes,91) L’Esprit Saint a été insufflé en Marie pour engendrer Jésus par miracle. Le Coran rejoint l’Évangile. D’après ce verset coranique l’Esprit Saint ne peut pas être Gabriel. > « … et Marie, fille de Imran, qui garda sa virginité. Nous lui avons insufflé de notre Esprit ; elle cru aux paroles de son Seigneur et à ses Livres. Elle fut du nombre des vertueuses. » (Coran 66 ; L’Interdiction,12) Ce verset est un témoignage clair du Coran en faveur de la virginité de Marie. C’est l’Esprit Saint qui a fécondé Marie (voir le texte [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran)). ### Dieu a insufflé de son Esprit en l’homme, lors de la création > « Il a formé l’homme harmonieusement et il a insufflé en lui de son Esprit. Il a créé pour vous l’ouïe, la vue, les viscères. Vous êtes bien peu reconnaissants. » (Coran 32 ; La Prosternation,9) ### Dieu insuffle son Esprit en l’homme et en fait un prophète > « Il est élevé aux degrés les plus hauts. Le Trône lui appartient. L’Esprit qui provient de son Commandement, il le lance sur qui il veut parmi ses serviteurs avec la mission d’avertir les hommes du Jour de la Rencontre, du Jour où ils comparaîtront. - Rien de ce qui les concerne ne sera caché pour Dieu - ‘À qui donc la Royauté appartiendra-t-elle en ce Jour ? - À Dieu, l’Unique, le Dominateur suprême’. » (Coran 40 ; Le Croyant,15-16) Dans ces versets Dieu révèle que c’est son Esprit qui est envoyé pour former des prophètes, des hommes qui parlent et avertissent en son Nom. Mohammed annonce ici de façon voilée la venue du Messager apocalyptique qui a pour Mission de préparer les hommes à la rencontre avec Dieu, le Jour du triomphe de la Royauté de Dieu sur terre. Ce triomphe concerne notre temps et est annoncé dans l’Apocalypse de St. Jean (Apocalypse 11,15 / Voir le texte [« La clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). ### Dieu inspire le Coran par son Esprit > « La nuit du Décret est meilleure que mille mois ! Les Anges et l’Esprit descendent durant cette Nuit pour régler toute chose. » (Coran 97 ; Le Décret,3-4) C’est la nuit où le Coran est « descendu ». Le Coran est donc inspiré par l’Esprit. > « Oui, le Coran est une Révélation du Seigneur des mondes, - L’Esprit fidèle est descendu avec lui sur ton coeur pour que tu sois au nombre des avertisseurs - C’est une Révélation en langue arabe claire. Ceci se trouvait déjà dans les Livres des Anciens (*la Bible*). » (Coran 26 ; Les Poètes,193-196) Ce verset souligne la continuité entre la Bible et le Coran. Dans l’optique de Dieu, c’est le même Message. > « Dis : L’Esprit Saint l’a fait descendre (*un verset coranique*) avec la Vérité, de la part de ton Seigneur comme une Direction et une bonne nouvelle pour les soumis, afin d’affermir les croyants. » (Coran 16 ; Les Abeilles,102) D’après l’inspiration coranique, Dieu envoie donc son Esprit pour inspirer le Coran ou des versets coraniques puisque « l’Esprit Saint l’a fait descendre de la part de ton Seigneur ». Le Coran distingue donc bien entre Dieu et son Esprit. Il serait cependant déplacé d’accuser les musulmans d’adorer deux Dieux en raison de cette distinction. Il s’agit de Dieu et de son Esprit qui forment une seule et même Entité. Le Coran distingue aussi entre Dieu et Sa Parole « déposée en Marie » (Coran 4 ; Les Femmes,171). Jésus est la Parole de Dieu. Cette Parole est inspirée par l’Esprit-Saint. C’est pourquoi Mohammed insiste tellement sur le fait que Jésus était fortifié par l’Esprit Saint et que c’est l’Esprit Saint qui a été insufflée en Marie pour faire « d’elle et de son fils un miracle pour les mondes » (Coran 21 ; Les Prophètes,91). Vu le niveau de connaissance spirituelle des arabes de l’époque, qui étaient encore plongés dans l’idolâtrie et dans un milieu polythéiste et n’avaient pas eu toute la préparation de l’Ancien Testament, Dieu ne pouvait pas en dire plus. D’ailleurs Dieu dit à Mohammed : > « Ils t’interrogent au sujet de l’Esprit. Dis : ‘L’Esprit procède du commandement de mon Seigneur’. Il ne vous a été donné que peu de science. » (Coran 17 ; Le Voyage nocturne,85) Pour avoir plus de science, les musulmans sont invités à consulter la Bible, puisque « ceci se trouvait déjà dans le Livre des anciens » (Coran 26 ; Les Poètes,193-196). Dieu, Son Esprit et Sa Parole forment le Dieu Unique sous la forme de trois facettes, de trois manifestations de Son Être Unique (voir [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran)). Le Coran et la Bible sont parfaitement d’accord. Comment pourrait-il en être autrement, puisque c’est l’Esprit de Dieu qui a fait descendre le Coran et c’est l’Esprit de Dieu qui a inspiré l’Évangile : « Les paroles que je vous dis sont Esprit et elles sont vie » (Jean 6,63). Et aussi : « Celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, qui lui donne l’Esprit sans mesure » (Jean 3,34). ## L’Esprit Saint dans l’Apocalypse ### La Jérusalem Céleste et l’Esprit Dans la Jérusalem Céleste, les croyants indépendants qui croient au Message apocalyptique révélé par Jésus lui-même le 13 mai 1970 à son Messager se laissent totalement guider par l’Esprit Saint : Ézéchiel 1,20-28 (les quatre Vivants sont les quatre évangélistes et les roues sont les Apôtres des derniers temps) : « Là où l’Esprit les poussait, les roues allaient, et elles s’élevaient également, car l’esprit du Vivant était dans les roues ». Joël quant à lui prophétise : « Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens, des visions. Même sur les esclaves, hommes et femmes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit. Je produirai des signes dans le ciel et sur la terre, sang, feu, colonnes de fumée ! Le soleil se changera en ténèbres, la lune en sang, avant que ne vienne le jour de Yahvé, grand et redoutable ! Tous ceux qui invoqueront le nom de Yahvé seront sauvés » (Joël 3,1-5). C’est l’effusion de l’Esprit Saint à profusion dans les derniers temps. Ces temps sont symbolisés par « le soleil qui se change en ténèbres » (voir Apocalypse 6,12). Les textes suivants témoignent de la plénitude de l’Esprit Saint accordée au temps apocalyptique : - L’Ange qui a pour mission d’ouvrir le livre de l’Apocalpyse (Apocalypse 10) vole au zénith (Apocalypse 14,6). Cela signifie qu’il est monté très très haut dans l’Esprit. - C’est l’époque des « Noces de l’Agneau », c’est l’époque de l’Union Totale, de l’accomplissement. Dieu se donne entièrement (Apocalypse 19,7-9). - La Cité sainte s’est faite belle « comme une mariée parée pour son Époux » (Apocalypse 21,2). Les épreuves sans nombre nous ont purifiés et lavés. Nous sommes vêtus de « lin de blancheur parfaite » (Apocalypse 19,8) pour accueillir dans l’Esprit, Jésus de Retour parmi nous. - « Elle peut se passer de l’éclat du soleil (*églises traditionnelles*) et de celui de la lune (*mosquées*), car la gloire de Dieu l’a illuminée » (Apocalypse 21,23). Comme l’avait prophétisé Isaïe : « Ils seront tous enseignés par Dieu » (Isaïe 54,13). À comparer avec Paul qui disait avoir reçu « les prémices de l’Esprit Saint » (Romains 8,23). - L’Agneau avait « sept yeux qui sont les sept esprits en mission par toute la terre » (Apocalypse 5,6). Ces sept yeux, c’est nous qui sommes en mission par toute la terre pour dénoncer l’Antichrist et annoncer le Retour de Jésus. La mention des « sept esprits » indique la plénitude de l’Esprit qui nous guide. - Le Coran exprime la même chose sous une autre forme : « Oui, le Jour de la Décision est fixé… le jour où l’on soufflera de la trompette. Le ciel sera ouvert… Le Jour où l’Esprit et les Anges se tiendront debout sur une rangée… » (Coran 78 ; L’Annonce,17-40). « Le Jour de la Décision » est une référence très claire aux temps apocalyptiques « où Dieu siégera pour juger toutes les nations à la ronde » dans la « Vallée de la Décision » (Joël 4,9-16). Ces Anges ou Messagers sont les Apôtres des derniers Temps qui seront sur la même longueur d’onde, « sur une rangée » avec l’Esprit Saint. Ils sont envoyés par Jésus Lui-même : « Il enverra ses anges avec une trompette sonore, pour rassembler ses élus des quatre coins de l’horizon » (Matthieu 24,31). La « trompette » dont parle aussi Mohammed est le Livre de l’Apocalypse « ouvert » (Apocalypse 10,2). - L’Arche d’Alliance apparaît dans le Temple (Apocalypse 15,5). L’Arche d’Alliance moderne c’est Jésus qui se manifeste en nous par l’action de l’Esprit Saint. C’est l’accomplissement de Jean 14,23 : « Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure ». Voir Apocalypse 21,3. Au temps apocalyptique le Fleuve de l’Esprit coule à flot. Au temps de Jésus c’était encore la source qui commençait à jaillir : Jean 4,12-14 (source d’eau jaillissant en vie éternelle) / Jean 7,37-39 (des fleuves d’eau vive) / Apocalypse 22,1-2 (le fleuve de Vie limpide comme du cristal). Ézéchiel avait déjà eu une vision de la source qui se transformait en torrent et « partout où passera le torrent, tout être vivant qui y fourmille vivra » (Ézéchiel 47,1-12). Il désignait les temps apocalyptiques, car Jean dans l’Apocalypse reprend les mêmes symboles (les arbres de Vie qui fructifient, le Fleuve qui jaillit du trône) (Apocalypse 22,1-2). Nous sommes submergés par le Fleuve de Vie qui coule du Pain de Vie. ### Ceux qui ont l’Esprit écoutent > « Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière. » (Jean 16,13) C’est aux temps apocalyptiques que cette prophétie de Jésus s’est accomplie. Le Livre de l’Apocalypse a été « ouvert » (Apocalypse 10,2) par le Messager apocalyptique, c’est-à-dire expliqué, et toute la Bible et le Coran ont été expliqués : « On ouvrit des livres, puis un autre livre, celui de la vie » (Apocalypse 20,12). Cet « autre livre » est l’Apocalypse. (voir le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). L’Apocalypse s’adresse à ceux qui ont l’Esprit : > « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises. » (Apocalypse 2,7 / 2,17) Seuls ceux qui ont l’Esprit sauront reconnaître la Bête et la combattre. C’est uniquement sous l’action de l’Esprit Saint que nous pouvons dire « la Bête c’est Israël » (comparer avec 1 Corinthiens 12,3) : > « Que l’homme doué d’Esprit calcule le chiffre de la Bête. C’est un chiffre d’homme. Son chiffre c’est 666. » (Apocalypse 13,18 ; à comparer avec 1 Rois 10,14) Ceux qui ont l’Esprit écouteront et comprendront. C’est ainsi que notre Père « sonde les coeurs et les reins » des croyants (Psaume 7,10). L’Esprit promet le Repos à ceux qui se seront engagés : > « Heureux dès à présent ceux qui sont morts dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, qu’il se reposent de leurs labeurs, car leurs oeuvres les accompagnent. » (Apocalypse 14,13) ### L’Esprit et l’Épouse appellent Jésus L’Esprit et l’Épouse appellent le Retour de Jésus : > « L’Esprit et l’Épouse disent : Viens ! Que celui qui entend dise : Viens ! Et que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’eau de la vie, gratuitement. » (Apocalypse 22,17) L’Épouse, c’est Marie et c’est nous. C’est en union avec Marie, notre Mère, la Femme « enveloppée du soleil » de la Vérité (Apocalypse 12,1) et par l’Esprit que nous appelons Jésus pour qu’Il vienne tout restaurer. La Bible commence avec la promesse de la Femme qui écrasera la tête du serpent (Genèse 3) et finit par Marie, l’Épouse triomphante qui dit « viens » ! C’est elle, qui par sa Compatissante Intercession nous obtient la grâce de la Plénitude de l’Esprit Saint. La Joie de l’Esprit Saint, c’est de se répandre à flots dans l’esprit de ses enfants de « toute nation, race, peuple et langue » (Apocalypse 7,9). BR (04.05.2009) *Source: https://www.pierre2.net/fr/laction-de-lesprit-saint-selon-la-bible-et-le-coran* --- # Amour et Justice > Author: Pierre2 · Published: 2011-04-16 · Updated: 2021-02-08 · Language: fr Jésus est venu dans le monde pour nous révéler le visage d’Amour de notre Papa : > Jean 1,18 : « Nul n’a jamais vu Dieu, le Fils Unique qui est dans le sein du Père, Lui l’a fait connaître. » Il nous indique la voie royale du Salut : > Jean 15,9-12 : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour… Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres COMME je vous ai aimés. »Jean 14,23 : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. » Et Jean insiste : > 1 Jean 4,7-8 : « Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres… Dieu est Amour. » Le prophète Mohammed confirme cette Réalité éternelle en disant : > Coran 11 ; Houd,90 : « Implorez le pardon de votre Seigneur et repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est vraiment Miséricordieux et plein de tendre amour (*Wadoud*). »Coran 19 ; Marie,96 : « À ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son tendre amour (*Woudd*). » Notre Père n’est pas seulement Amour, il est tendre Amour. Durant toute sa vie, Jésus nous a révélé le visage d’Amour du Père. Mais il nous a aussi révélé son visage de Justice : > Matthieu 6,33 : « Cherchez d’abord **le Royaume de Dieu et sa justice**, et tout le reste vous sera donné par surcroît. »Luc 11,42 : « Mais malheur à vous, les Pharisiens, qui acquittez la dîme de la menthe, de la rue et de toute plante potagère, et qui délaissez **la justice et l’amour de Dieu**! Il fallait pratiquer ceci, sans omettre cela. » Et Zacharie sous l’inspiration de l’Esprit Saint loue Dieu en disant : > Luc 1,72-75 : « Ainsi fait-il miséricorde à nos pères, ainsi se souvient-il de son alliance sainte, du serment qu’il a juré à Abraham, notre père, de nous accorder que, sans crainte, délivrés de la main de nos ennemis, nous le **servions en sainteté et justice** devant lui, tout au long de nos jours. » Et le prophète Mohammed nous met aussi en garde : > Coran 11 ; Houd,113 : « Ne vous rangez pas du côté de ceux qui commettent des injustices, de peur que le Feu ne vous atteigne ! Et vous n’auriez pas de défenseur autre que Dieu, et vous ne seriez pas secourus. » Et il nous révèle le visage de Justice de notre Père : > Coran 24 ; La Lumière,25 : « Ce jour-là, Dieu rétribuera leurs œuvres en toute équité, et ils constateront alors que **Dieu est la justice même**. » L’amour et la justice sont indissociables. On ne peut pas aimer sans pratiquer la justice. Un amour où la justice est absente, n’est pas un amour. C’est une illusion d’amour. ## Ancien Testament Déjà dans l’Ancien Testament notre Père nous indiquait cette voie : > Michée 6,8 : « On t’a fait savoir, homme, ce qui est bien, ce que Yahvé réclame de toi : rien d’autre que **d’accomplir la justice, d’aimer avec tendresse** et de marcher humblement avec ton Dieu. » Et Isaïe prophétise la venue du Messie en ces termes : > Isaïe 9,5-6 : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu l’empire sur les épaules… Etendu est l’empire dans une paix infinie, pour le trône de David et sa royauté, qu’il établit et qu’il affermit **dans le droit et la justice**. Dès maintenant et pour toujours l’amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela. » Le Psalmiste parlant prophétiquement au Messie proclame : > Psaumes 45,4-8 : « …va, chevauche, pour la cause de la vérité, de la piété, **de la justice**… Sceptre de droiture, le sceptre de ton règne ! **Tu aimes la justice**, tu hais l’impiété… » Le droit et la justice sont le fondement du Royaume de notre Père. Cet esprit de justice doit caractériser aussi les vrais fidèles de Dieu à la fin des temps. Ceci fait partie de la Restauration Universelle selon l’Esprit de notre Père. > Isaïe 28,5-6 : « Ce jour-là, c’est Yahvé Sabaot qui deviendra une couronne de splendeur et un superbe diadème pour le reste de son peuple, **un esprit de justice pour qui doit rendre la justice**, et la force de ceux qui repoussent l’assaut aux portes. » Cette justice que nous devons rendre a deux dimensions : la dimension spirituelle et la dimension humaine. Les deux sont en fait indissociables. ## Dimension spirituelle La dimension spirituelle de la justice consiste à croire en Jésus, car Il est le Messie envoyé par Dieu. Jésus dit à ce propos : > Jean 16,8-11 : « Quand il viendra (*l’Esprit Saint*), il confondra le monde en matière de péché, de justice et de jugement… de justice parce que je vais au Père et que vous ne me verrez plus… » La Justice spirituelle c’est donc de croire que Jésus est le Messie et qu’Il est glorieux auprès du Père. C’est pourquoi Paul dit : > 1 Corinthiens 12,3 : « … Nul ne peut dire ‘Jésus est Seigneur’, que sous l’action de l’Esprit Saint. » C’est le premier critère de Résurrection qui caractérise les 1000 ans symboliques de l’Apocalypse (Apocalypse 20,4-5). Depuis l’apparition de la Bête en 1948, les 1000 ans sont écoulés et il y a un deuxième critère de Justice spirituelle. C’est de croire que la Bête de l’Apocalypse c’est Israël. Le livre « ouvert » de l’Apocalypse depuis 1970 révèle cette nouvelle « mesure » de Justice spirituelle qui permet de mesurer le nouveau temple de Dieu (Apocalypse 11,1). Cette nouvelle « mesure » de Justice a permis à beaucoup de « morts » de ressusciter. Ce sont tous ceux qui se sont engagés contre la Bête, contre son injustice et qui ont versé leur sang pour cette sainte Cause. Le sang versé pour la justice leur tient lieu de baptême (l’eau changée en sang : Apocalypse 11,6) et leur vaut une couronne au Ciel. Ils participent ainsi à la première Résurrection. Après la chute de la Bête beaucoup ressusciteront en esprit et prendront part à cette première Résurrection, car ils réaliseront qui était la Bête et ils verseront des larmes de repentir pour leur salut (Apocalypse 1,7). Ce sont eux les morts « qui ne purent reprendre vie avant l’achèvement des mille années » (Apocalypse 20,5). Ainsi ces deux critères de jugement et de justice délimitent les 1000 ans. Après les mille ans, beaucoup de « toute nation, race, peuple et langue » (Apocalypse 7,9) reviendront à la vraie foi, car ils auront résisté à la Bête et ne se seront pas souillés avec la « Prostituée fameuse » (Apocalypse 17,1). Ils comprendront que leur engagement aura contribué au Triomphe de notre Père et de son Messie. Dans l’Apocalypse Jésus revient sur un cheval blanc. Sa guerre est **une guerre de Justice**: > Apocalypse 19,11 : « Alors je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc : celui qui le monte s’appelle ‘Fidèle’ et ‘Vrai’, il juge et fait la guerre avec justice. » Jésus mène la guerre contre la Bête et ses alliés. Tout ceux qui se rallient à cette guerre combattent, parfois à leur insu, avec Lui et obtiennent de grandes grâces de salut. C’est ce que le prophète Mohammed nous révèle dans la Discussion n°1806 en disant à propos de l’Antichrist : > « Dieu enverra Jésus, Fils de Marie, qui le poursuivra et l’atteindra à la porte de Lod (*près de Tel-Aviv*) …Puis Jésus suscitera un peuple que Dieu rendra invincible par rapport à lui (*l’Antichrist*)… » Ce « peuple invincible » correspond aux « armées du Ciel » qui suivent Jésus dans sa guerre (Apocalypse 19,14). Cette guerre de Jésus contre ses ennemis est l’accomplissement de la prophétie de Jésus dans Luc : > Luc 19,27 : « Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence. » C’est la guerre de Justice de l’Apocalypse. Et Luc nous révèle qui sont ces ennemis : > Luc 19,14 : « Ses concitoyens le haïssaient et ils dépêchèrent à sa suite une ambassade chargée de dire : ‘Nous ne voulons pas que celui-là règne sur nous.’ » Les concitoyens de Jésus le refusent comme Roi, car Il résiste à leurs visées sionistes. Alors ils le crucifient. Aujourd’hui les palestiniens ne se plient pas, non plus, aux visées sionistes et subissent de leur part, avec « leur Seigneur » (Apocalypse 11,8), le même sort. Jésus avait dit : > Matthieu 5,10 : « Heureux les persécutés **pour la justice**, car le Royaume des Cieux est à eux. » L’appel de Justice de Jésus « égorgez-les en ma présence » correspond aussi à cet appel au combat dans le livre de l’Apocalypse : > Apocalypse 18,6-7 : « Payez-la (*Babylone la grande, c’est-à-dire Jérusalem*) de sa propre monnaie ! Rendez-lui au double de ses forfaits ! Dans la coupe de ses mixtures, mélangez une double dose ! À la mesure de son faste et de son luxe, donnez-lui tourments et malheurs !… » Jésus, le Roi de l’Amour, Lui qui est « doux et humble de cœur » (Matthieu 11,29) demande qu’on donne à « Babylone la Grande », « tourments et malheurs » en « double dose ». C’est cela son vrai visage : Amour et Justice. Ceux qui méconnaissent ce visage de notre Père et n’agissent pas en conséquence n’ont encore rien compris à l’enseignement de Jésus. ## Dimension humaine La dimension humaine de la Justice se manifeste sur deux niveaux : - Agir soi-même toujours selon la justice et être un exemple. - Dénoncer toute sorte d’injustice dans son entourage et au niveau de la société. ### Agir soi-même toujours selon la justice Agir selon la justice c’est agir selon la disposition à donner à chacun son droit. C’est ce que Jésus a fait avec ses Apôtres en les libérant petit à petit de leur esprit raciste qui était cause d’injustice. Dès l’inauguration de sa prédication à Nazareth Jésus choque la mentalité des juifs dans la synagogue et les appelle à l’ouverture en leur disant : > Luc 4,24-29 : « ‘En vérité, je vous le dis, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie. Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ; et ce n’est à aucune d’elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon. Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée, et aucun d’eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien.’ > Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur. Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l’en précipiter… » Cet esprit d’ouverture aux païens était trop fort pour eux. Ils ont voulu le tuer. > Matthieu 15,25-28 : *Par son attitude, Jésus pousse les Apôtres à intercéder pour la guérison de la fille d’une Cananéenne, donc d’une païenne. À cette occasion, Il loue sa foi devant ses Apôtres. Ce faisant, Il ouvre leur esprit aux païens.* Jésus loue Tyr et Sidon qui devant les miracles de Jésus auraient fait pénitence, beaucoup plus que des villes juives comme Chorazeïn et Bethsaïde : > Matthieu 11,20-24 : « Alors il se mit à invectiver contre les villes qui avaient vu ses plus nombreux miracles mais n’avaient pas fait pénitence. ‘Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car si les miracles qui ont lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et dans la cendre, elles se seraient repenties. Aussi bien, je vous le dis, pour Tyr et Sidon, au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur que pour vous. Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Jusqu’à l’Hadès tu descendras. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui. Aussi bien, je vous le dis, pour le pays de Sodome il y aura moins de rigueur, au Jour du Jugement, que pour toi !’ » Jésus loue devant ses Apôtres la foi d’un Centurion romain : > Matthieu 8,5-12 : « Comme il était entré dans Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui en le suppliant : ‘Seigneur, dit-il, mon enfant gît dans ma maison, atteint de paralysie et souffrant atrocement.’ Il lui dit : ‘Je vais aller le guérir.’ - ‘Seigneur’, reprit le centurion, ‘je ne mérite pas que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon enfant sera guéri. Car moi, qui ne suis qu’un subalterne, j’ai sous moi des soldats, et je dis à l’un : Va ! et il va, et à un autre : Viens ! et il vient, et à mon serviteur : Fais ceci ! et il le fait.’ Entendant cela, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : ‘En vérité, je vous le dis, **chez personne je n’ai trouvé une telle foi en Israël**. Eh bien ! je vous dis que **beaucoup viendront du levant et du couchant** prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents.’ » > Luc 10,29-37 : *Jésus enseigne à respecter et aimer les Samaritains que les Juifs méprisaient.* Par toute cette attitude ferme et courageuse, Jésus passait aux Apôtres un esprit de Justice. Bien des années plus tard, Luc nous révèle dans les Actes des Apôtres la grande prise de conscience de Pierre à propos des païens : > Actes 10,34-35 : « Alors Pierre prit la parole et dit : ‘Je constate en vérité que Dieu ne fait pas acception des personnes, mais qu’en toute nation **celui qui le craint et pratique la justice** lui est agréable.’ » L’attitude et l’enseignement de Jésus a finalement porté ses fruits en Pierre. Pour une mentalité juive, c’était un immense bouleversement et une grande libération. Aujourd’hui, Jésus dirait la même chose à propos des Palestiniens, méprisés par tous et accusés de terrorisme. C’est par ces témoignages forts que Jésus enseignait à ses Apôtres à dépasser la justice des pharisiens : > Matthieu 5,20 : « Car je vous le dis : si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez certainement pas dans le Royaume des Cieux. » Aujourd’hui, le même Esprit nous demande de résister au monde qui nous envahit par son esprit superficiel, son esprit vaniteux, son esprit matérialiste. Voici les idoles modernes que nous devons dénoncer et qui veulent nous étouffer. À propos de l’attitude à avoir envers les riches, Jacques nous met aussi en garde disant : > Jacques 2,1-9 : « … Si donc vous accomplissez la Loi royale suivant l’Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien ; mais si vous considérez les personnes (*en respectant trop le riche et en méprisant le pauvre*), vous commettez un péché et la Loi (*de l’Amour et de la Justice*) vous condamne comme transgresseurs. » Et Jésus nous enseigne : > Matthieu 5,3 : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux. » Enfin, dans l’Ancien Testament le prophète Ézéchiel nous décrit la justice en ces termes : > Ézéchiel 18,5-17 : « Quiconque est juste, pratique le droit et la justice, ne mange pas sur les montagnes (*manger les sacrifices offerts aux idoles ; aujourd’hui, le monde et ses idoles modernes…*) …ne souille pas la femme de son prochain…, n’opprime personne, rend le gage d’une dette, ne commet pas de rapines, donne son pain à qui a faim et couvre d’un vêtement celui qui est nu, ne prête pas avec usure, ne prend pas d’intérêts, détourne sa main du mal, rend un jugement véridique entre les hommes, se conduit selon mes lois (*la loi de l’Amour*) et observe mes coutumes en agissant selon la vérité, **un tel homme est juste**, il vivra, oracle du Seigneur Yahvé… » La Justice est donc toute une ligne de conduite qui nous fait agir selon la vérité, nous préserve du mal et nous fait Vivre. > Matthieu 5,6 : « Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. » Le triomphe de notre Père se fera par sa Justice : > Isaïe 45,23-24 : « Je le jure par moi-même, ce qui sort de ma bouche est la vérité, c’est une parole irrévocable : Oui, devant moi tout genou fléchira, par moi jurera toute langue en disant : **En Yahvé seul sont la justice et la force**. Jusqu’à lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s’enflammaient contre lui. » ### Dénoncer toute sorte d’injustice Dénoncer toute forme d’injustice est un devoir sacré. Il ne faut pas se taire devant l’injustice. Celui qui se tait devient complice. Jésus a dénoncé l’injustice de maintes manières dans sa vie, quelques-fois même par des paroles et des attitudes très fortes : > Matthieu 21,12-13 : *Jésus dénonce le commerce qui s’était introduit dans le Temple et il renverse les tables au Temple.*Matthieu 23,13-39 : *Jésus attaque et dénonce violemment les scribes et pharisiens pour leur hypocrisie.* > > Matthieu 16,21-23 : *Pierre, portant en lui encore l’image du Messie glorieux et triomphant, refuse l’idée de la souffrance du Christ. Jésus exorcise cette mentalité sioniste, en lui disant fermement*: « Passe derrière moi Satan, tu me fais obstacle. Car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » > > Matthieu 17,14-17 : *Jésus secoue fortement ses disciples à cause de leur manque de foi. Ils n’ont pas pu guérir le démoniaque épileptique. Il leur dit*: « Engeance incrédule et pervertie, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand devrai-je vous supporter ? » C’est pour avoir rejeté cet esprit prophétique de justice dans l’attitude et dans la parole à l’exemple du Christ que les églises ont introduit le loup, aujourd’hui l’Antichrist, dans la bergerie. Ils sont devenus faibles et diplomates et acceptent toutes les controverses et toutes les idées au nom d’un amour mal compris. Avec leur faux slogan « Il faut aimer tout le monde », ils ont crucifié l’amour véritable. Ce n’est pas ce que Jésus nous a enseigné ! Jésus a toujours su condamner le mal. Jésus affronte et dénonce avec colère les Juifs qui s’enorgueillissaient d’avoir Abraham comme père, n’écoutaient pas sa parole et voulaient le tuer : > Jean 8,44 : « Vous avez pour père le diable et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Dès l’origine, ce fut un homicide… » Le Padre Pio disait : « Le mal ne peut pas être aimé ». Quand Jésus a dit : « Aimez vos ennemis » (Luc 6,27), Il s’adressait aux Juifs racistes qui haïssaient tous les non-juifs et les déconsidéraient. Il les invitait par là à l’ouverture aux païens. Par contre, Jésus a répondu avec beaucoup de force et de dignité au garde qui l’avait giflé injustement devant le Grand Prêtre Juif (Jean 18,22-24). Il lui répond : « Si j’ai mal parlé, témoigne de ce qui est mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » (Jean 18,23). Jésus a été fort et il n’a pas « présenté l’autre joue », car Il réagissait à un acte injuste. Paul nous encourage à avoir cette attitude en disant : > 1 Timothée 5,22 : « …Ne te fais pas complice des péchés d’autrui. Garde-toi pur. » Ne pas se faire complice, c’est savoir dénoncer. Celui qui se tait acquiesce. Nous ne pouvons pas nous taire devant l’injustice. Sinon, nous ne sommes pas de vrais témoins du Christ. Notre Père est Amour, mais il est aussi Justice. C’est cela son vrai Visage. Ceux qui ne voient que l’un, sans reconnaître et vivre l’autre, se trompent grandement et tombent dans le piège du Malin. Ils se construisent un semblant de justice à leur taille et s’éloignent ainsi de notre Père. Ils tombent dans l’erreur dénoncée par Paul : > Romains 10,3 : « Ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. » Malheur à ceux qui se construisent leur propre justice mesquine, humaine, au lieu de grandir par le renoncement à soi à la dimension de la Justice de Dieu. Et Paul insiste en disant : > Romains 14,17 : « Car le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est **justice, paix et joie** dans l’Esprit Saint. » Enfin Paul dans ses luttes et ses tribulations nous livre son merveilleux témoignage : > 2 Corinthiens 6,4-7 : « Au contraire, nous nous recommandons en tout comme des ministres de Dieu : par une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses, sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par un amour sans feinte, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu ; **par les armes offensives et défensives de la justice**… » Les « armes offensives et défensives de la justice » sont notre force. Il s’agit de savoir manipuler « l’épée acérée, à double tranchant » de la Vérité et de la Justice qui sort de la bouche de Jésus (Apocalypse 1,16). Cette épée a le pouvoir de « pénétrer jusqu’au point de division de l’âme et de l’esprit… elle peut juger les sentiments et les pensées du cœur » (Hébreux 4,12). Paul dit encore : > 2 Corinthiens 4,2 : « Mais nous avons répudié les silences de la honte, ne nous conduisant pas avec astuce et ne falsifiant pas la parole de Dieu. Au contraire, **par la manifestation de la vérité**, nous nous recommandons à toute conscience humaine devant Dieu. » Cette manifestation de la Vérité caractérise la Jérusalem Céleste. Enfin Jean résume bien l’importance de la justice en disant : > 1 Jean 2,29 : « Si vous savez qu’il est juste, reconnaissez que tout homme qui pratique la justice est né de Lui. » ## La Justice suppose la fermeté Dans l’Apocalypse, Jésus doit « mener toutes les nations avec un sceptre de fer » (Apocalypse 12,5). Ce sceptre de fer est la fermeté dans la Justice. L’Apocalypse invite le « vainqueur » à manier également ce sceptre de fer dans les évènements mondiaux par la prière et l’engagement personnel et dans la vie privée et publique par l’attitude ferme vis-à-vis de toute injustice (Apocalypse 2,26-28). Cette fermeté doit aussi nous caractériser quand il s’agit de reprendre un frère qui ne suit pas la Voie de l’Esprit. Voici l’enseignement de Jésus et puis des Apôtres à ce propos : > Matthieu 18,15-18 : « Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins. Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, **qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain**. En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié. »Tite 3,10-11 : « Quant à l’homme de parti (*celui qui se fait sa propre vérité*), après un premier et un second avertissement, **romps avec lui**. Un tel individu, tu le sais, est un dévoyé et un pécheur qui se condamne lui-même. » > > 2 Thessaloniciens 3,14 : « Si quelqu’un n’obéit pas aux indications de cette lettre, notez-le, et, pour sa confusion, **cessez de frayer avec lui**. » > > Romains 16,17-18 : « Je vous en prie, frères, gardez-vous de ces fauteurs de dissensions et de scandales contre l’enseignement que vous avez reçu ; **évitez-les**. Car ces sortes de gens ne servent pas notre Seigneur le Christ, mais leur ventre, et par des discours doucereux et flatteurs séduisent les cœurs simples. » > > 1 Corinthiens 5,11-13 : « … Je vous ai écrit **de n’avoir pas de rapport** avec celui qui, tout en portant le nom de frère, serait débauché, cupide, idolâtre, insulteur, ivrogne ou rapace, et même, avec un tel homme, de ne point prendre de repas. Qu’ai-je à faire en effet de juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous jugez, vous ? Ceux du dehors, c’est Dieu qui les jugera. Enlevez le mauvais du milieu de vous. » > > 2 Corinthiens 6,14 : « Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? » Et l’Apocalypse nous enseigne à propos de la Jérusalem Céleste : > Apocalypse 22,14-15 : « Heureux ceux qui lavent leurs robes ; ils pourront disposer de l’arbre de Vie, et pénétrer dans la Cité, par les portes. Dehors les chiens, les sorciers, les impurs, les assassins, les idolâtres et tous ceux qui se plaisent à faire le mal ! » Il faut donc juger et condamner qui est impur ou idolâtre et le mettre dehors ! Et lorsque nous mettons quelqu’un à la porte, il ne sera reçu à nouveau que s’il montre un profond repentir et des fruits positifs, selon les paroles de Jésus : > Luc 17,1-4 : « Puis il dit à ses disciples : Il est impossible que les scandales n’arrivent pas, mais malheur à celui par qui ils arrivent ! Mieux vaudrait pour lui se voir passer autour du cou une pierre à moudre et être jeté à la mer que de scandaliser un seul de ces petits. Prenez garde à vous ! Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s’il se repent, remets-lui. Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : ‘Je me repens’, tu lui remettras… » La condition est donc le repentir, un repentir sincère et visible. En résumé, l’esprit d’ouverture, de douceur, de compréhension et de pardon spontané entre frères trouve sa limite quand la ligne rouge de la justice est dépassée. Lorsque c’est le cas, il faut réagir avec force et fermeté pour casser un mauvais esprit. Paul connaissait bien cette limite quand il écrit : > 1 Corinthiens 4,16-21 : « Je vous en prie donc, montrez-vous mes imitateurs. C’est pour cela même que je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien-aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera mes règles de conduite dans le Christ Jésus, telles que je les enseigne partout dans toutes les Églises. Dans la pensée que je ne viendrais pas chez vous, certains se sont gonflés d’orgueil. Mais je viendrai bientôt chez vous, s’il plaît au Seigneur, et je jugerai alors non des paroles de ces gonflés d’orgueil, mais de leur puissance ; car le Royaume de Dieu ne consiste pas en parole, mais en puissance. Que préférez-vous ? Que je vienne chez vous avec des verges, ou bien avec amour et en esprit de douceur ? » Paul savait distinguer la ligne rouge et avoir, si nécessaire, une attitude ferme et forte dans l’Esprit. Il agissait par la puissance de l’Esprit. C’est dans la prière et dans la maturité spirituelle cultivée par beaucoup de lectures bibliques et d’échanges entre frères, que ce discernement peut être acquis avec le temps. Car à un moment donné, il nous faut savoir aller au combat avec « l’armure de Dieu » : > Ephésiens 6,10-17 : « Revêtez l’armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manœuvres du diable. Car ce n’est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes. C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes. Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, **la Justice pour cuirasse**… » La Justice est une cuirasse qui nous permet de contrer les flèches de l’ennemi. L’amour sans fermeté est faiblesse et avale l’injustice. Ceci n’est pas de l’Amour. Gloire à notre Père qui nous a révélé par Jésus, son Verbe incarné, son vrai visage d’Amour tendre, mais aussi de Justice. Le triomphe de la Jérusalem Céleste se fera par l’Amour et la Justice : > Isaïe 62,1-4 : « À cause de Sion (*spirituelle*) je ne me tairai pas, à cause de Jérusalem je ne me tiendrai pas en repos, jusqu’à ce que **sa Justice jaillisse comme une clarté**, et son salut comme une torche allumée. **Alors les nations verront ta justice**, et tous les rois ta gloire. Alors on t’appellera d’un nom nouveau que la bouche de Yahvé désignera (*par l’Ange de l’Apocalypse*). Tu seras une couronne de splendeur dans la main de Yahvé, un turban royal dans la main de ton Dieu. On ne te dira plus : ‘Délaissée’ et de ta terre on ne dira plus : ‘Désolation’. Mais on t’appellera : ‘Mon plaisir est en elle’ et ta terre : ‘Épousée’. Car Yahvé trouvera en toi son plaisir, et ta terre sera épousée. Comme un jeune homme épouse une vierge, ton bâtisseur t’épousera. Et c’est la joie de l’époux au sujet de l’épouse que ton Dieu éprouvera à ton sujet. » Ce sont les Noces de l’Agneau (Apocalypse 19,7) par le Pain de Vie, car Isaïe continue cette merveilleuse prophétie en disant : « Les moissonneurs mangeront le blé et loueront Yahvé, les vendangeurs boiront le vin, dans mes parvis sacrés » (Isaïe 62,9). ## Messages reçus par Pierre2 > Message du 08.06.1971 : « Sois une main de fer dans un gant de velours. Et cette main de fer doit manifester Ma colère ».Message du 21.04.1971 : « … Tu seras l’instrument de ma juste colère, Pierre. J’attends de toi que ta langue par Mon Verbe, frappe sans merci quand Je te le dirai et chaque fois que Je te le dirai… » > > Message du 20.08.1971 : « La Colère de Dieu qui n’est pas comprise, la Colère du Christ-Dieu qui n’est pas comprise, sera révélée à tous. Par ton intermédiaire ». > > Message du 09.05.1980 : « Fermeté ». > > Message du 23.02.1984 : « Le repos que Je mets dans votre tête, prenez-en conscience. Il se reflète sur votre front et dans votre regard. Communiquez-le à ceux que je vous envoie, par le regard, un regard réchauffé par l’amour du cœur. Par ce regard vous donnerez la Vie. Par ce regard, vous donnerez la mort. La vie par un regard d’amour et de tendresse. La mort par un regard de colère et de condamnation, comme le faisait Jésus. Travaillez cela ensemble. On vous reconnaîtra à ce regard redoutable et vivifiant ». > > Message de Jésus le 27.12.1988 : « Que les gens voient en vous l’amour inexprimé de bouche, mais débordant du cœur et des yeux. Pas seulement l’amour, mais, selon le cas, **la force, la colère ou la réprobation**, la compassion, etc. C’est ainsi que vous me rendez présent (*par vous*) dans le monde, car **cela c’est moi quand c’est fait en justice**. J’ai hâte d’être reconnu par vous, en vous, pour vous serrer dans mes bras, mes petits enfants que vous êtes, mes grands apôtres sur qui je peux compter en cette Fin des Temps. Je vous bénis encore et encore et de tout cœur. Nul ne pourra vous vaincre car nul ne peut Me vaincre et parce que vous et Moi nous sommes un. Méditez bien ces paroles ; je vous les transmets pour cela. » > > Message du 22.11.1989 : « …Quand je verrai votre appartement intérieur libéré de vos points de vue, alors, je pourrai clarifier ma volonté. Quand vous l’aurez comprise, vous deviendrez le réceptacle de mon Esprit sur terre. Alors, votre silence sera plus éloquent que toute parole. Alors, votre regard pèsera plus que toute argumentation. C’est ainsi que je veux que vous soyez : Dignes, dans le silence face à ceux qui déblatèrent de vaines paroles ; grands, dans la certitude qui fera votre force, cette force qui ébranlera de l’intérieur les assises spirituelles des hommes solidaires du diable. > > Laissez passer les événements en les regardant du balcon de votre âme. C’est ainsi que vous deviendrez ce noyau agissant mystérieusement dans le monde, un noyau céleste qui reflète mortellement les rayons divins contre les esprits sataniques et leurs agents sur terre. Vous serez efficacement le ‘**Mystère de la justice**’ à l’œuvre, pour annuler les effets néfastes du ‘Mystère de l’injustice’ enraciné dans le monde. Vous serez mes francs-maçons pour construire le Temple indestructible, mon Temple indestructible. > > Demandez-moi la grâce d’être tel que je veux que vous soyez. » > > Message du 05.12.1990 : « … Vous dites : ‘Viens mon Jésus, je t’aime et je t’attends’. Je viens tel que Je suis. Je suis Amour, mais en ces temps-ci Je suis aussi colère. Je vous ai fait goûter de Mon amour, demandez-Moi aussi de vous remplir de Ma colère comme Jérémie l’était (Jérémie 6,11). Car vous, remplis de Ma colère vous devez la déverser sur les Païens (Jérémie 25,15-38 / Apocalypse 16). Méditez cela et surtout mettez en pratique… » > > Message du 22.03.1993 : « Il faut former une génération qui expulse les démons par l’attitude décrite dans 2 Jean 10 (*‘Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et **abstenez-vous de le saluer**. Celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises’*). Et que cette génération en forme une autre. Ce sera le Royaume de Dieu. Plus on est docile à tes enseignements et à ta personne, plus on réussira. » > > Message du 06.03.2006 : « Regarde le visage en colère du Christ. » > > Message du 01.12.2008 : « C’est avec colère et le visage sévère que Jésus leur dit : ‘Vous avez pour père le diable !!! Et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir !!!’ » (Jean 8,44) > > Message du 17.08.2008 : « Son nom qui revient : Justice. » BR (22.02.2013) *Source: https://www.pierre2.net/fr/amour-et-justice* --- # Le vrai Baptême > Author: Pierre2 · Published: 2011-04-22 · Updated: 2021-02-03 · Language: fr Un jeune couple croyant chrétien nous demande de baptiser leur fils âgé de 3 mois. **Notre réponse :** Nous avons souligné l’inutilité, aujourd’hui, en cette fin des temps prédite par Jésus, du baptême par l’eau en faveur de celui en Esprit prescrit par Jésus Lui-même. Dans l’Histoire, le rituel qui précéda le baptême était la circoncision pour les Juifs. Cette pratique est encore en vigueur chez eux. Il est impensable pour un Juif, comme pour un Musulman, de ne pas être circoncis. Il n’a donc pas été facile pour les Juifs qui crurent en Jésus comme Messie de renoncer à cette pratique inutile au salut. St Paul, après avoir cru en Jésus, eut du mal à convaincre les Juifs de l’inutilité de la circoncision. Il enseigne aux Galates : « La circoncision n’est rien, ni l’incirconcision ; il s’agit d’être **une créature nouvelle** » (Galates 6,15). « Si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je persécuté (*par les Juifs*) » (Galates 5,11). Et aux Romains : « …la circoncision n’est pas au-dehors dans la chair, le vrai Juif l’est **au-dedans** et la circoncision **dans le coeur**, selon l’esprit et non selon la lettre : voilà celui qui tient sa louange non des hommes, mais de Dieu » (Romains 2,28-29). Bien avant Paul, le prophète Jérémie (VIe siècle avant J.-C.) avait invité les Juifs à la compréhension spirituelle de la circoncision : « Circoncisez-vous… enlevez le prépuce **de vos coeurs** » (Jérémie 4,4). Et que penser des femmes qui n’ont pas à subir la circoncision ? N’ont-elles pas droit à la Vie Éternelle ? La circoncision, dès le départ, comme le baptême, est donc une notion spirituelle non physique, un symbole. Elle désigne la purification de l’âme, de l’esprit, de notre conception de la vie et de notre engagement spirituel. Or, pouvons-nous nous engager sans connaissance ? Nous lancer aveuglément par ignorance ? La foi n’est pas une hérédité, mais une option personnelle due à la connaissance de la Vérité. L’ignorance du Christ conduit les Juifs à la circoncision physique et les Chrétiens à se suffire du baptême par l’eau, ignorant la dimension spirituelle acquise uniquement par la connaissance : « La Vie éternelle c’est qu’ils Te **connaissent**, Toi, le seul véritable Dieu, et Ton Envoyé, Jésus le Messie » (Jean 17,3). Pouvons-nous honnêtement croire que tous les baptisés sont automatiquement sauvés quoiqu’ils aient fait ?! L’Avènement de Jésus nous fit passer de la circoncision au baptême car l’eau symbolise la purification. Ceux qui crurent en Lui comme Messie évoluèrent vers le baptême par l’eau. Or Jésus avait déjà dit à Nicodème : « …à moins de naître d’eau et **d’Esprit**, nul ne peut entrer au Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3,5). Par Jésus, nous avons évolué vers une compréhension spirituelle de la purification de l’âme. Il est vrai que Joseph et Marie soumirent Jésus à la circoncision. Mais ils n’avaient pas encore été instruits par leur Fils. Il est vrai aussi que Jésus dit aux Apôtres : « Tout pouvoir M’a été donné au Ciel et sur la terre. Allez donc, de **toutes les nations** faites des disciples (*non seulement parmi les Juifs*), les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et **leur apprenant** à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et Moi, Je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28,18-20). Jésus ne prescrit pas de baptiser par l’eau mais « en leur apprenant », donc par l’enseignement qui accorde la connaissance, car « la Vie éternelle est de **connaître** Dieu et son Messie » comme dit Jésus (Jean 17,3). Le clergé se suffit du catéchisme, une fausse science qui n’apporte pas la nourriture spirituelle solide de la vraie connaissance par la Bible. Nous avons connu des catéchistes qui ignoraient jusqu’au nombre des Évangiles et les noms de leurs auteurs. Aujourd’hui nous sommes invités à dépasser le baptême de l’eau, à passer de celui-ci à celui de **l’option personnelle par la connaissance**. Les Chrétiens ne savent plus répondre à la question si simple : « Pourquoi es-tu Chrétien(ne) ? » Ils ne connaissent pas vraiment le Christ. Auraient-ils CHOISI librement d’être chrétien s’ils étaient nés dans une famille non chrétienne ? Leur baptême d’eau est sans aucune valeur salutaire dans leur vie spirituelle nonchalante, et des non baptisés, menant une vie pure, auront à les juger. Ainsi, Paul disait aux Juifs de Rome : « Celui qui physiquement incirconcis accomplit la Loi te jugera, toi qui, avec la lettre et la circoncision transgresse la Loi » (Romains 2,26-29). De même, nous disons, dans ce même esprit, que celui qui, tout en n’étant pas baptisé, accomplit les préceptes de Dieu, jugera le baptisé qui ne les accomplit pas. À ce jeune couple croyant chrétien qui me demande de baptiser leur fils âgé de 3 mois, je leur dis : « C’est à vous de le baptiser par la connaissance au fur et à mesure qu’il grandit. Regardez ce petit L. de 7 ans qui tient sa petite Bible en main. Il a réussi à trouver Jérémie, l’Évangile de Jean, etc. Il a lu avec nous. C’est cela le vrai baptême opéré en lui par ses parents, le Baptême (*avec ‘B’*) auquel nous invite le Livre de l’Apocalypse en nous demandant de reconnaître l’identité de la Bête, l’Antichrist : ‘C’est ici qu’il faut de la finesse (*de l’esprit, du discernement*) ! Que l’homme doué d’Esprit calcule le chiffre de la Bête…’ (Apocalypse 13,18). Ce baptême de discernement rend la mort spirituelle impuissante sur nous : ‘Ceux qui refusèrent d’adorer la Bête et son image… régnèrent avec le Christ… C’est la première résurrection ! La seconde mort n’a point pouvoir sur eux, mais ils seront **Prêtres de Dieu** et du Christ…’ (Apocalypse 20,4-6). Il n’y a donc plus de distinction entre hommes et femmes : tous ceux et toutes celles qui ont compris les signes des temps et l’identité de l’Antichrist deviennent prêtres capables d’accueillir le divin Sauveur chez eux autour de sa sainte Table (Apocalypse 3,20). » Le baptême, aujourd’hui, est en esprit. Car ceux qui luttent contre cette « Bête » apocalyptique, l’Antichrist, « ont le pouvoir de changer l’eau (*du baptême*) en sang (*de leur martyre en témoignant contre la Bête*) » (Apocalypse 11,6). Le Baptême est un choix d’adultes à passer aux enfants par la connaissance des prophéties bibliques annonçant l’avènement du Christ puis celui de son ennemi, l’Antichrist. Un engagement de toute la vie terrestre pour mériter LA VIE éternelle. Mais comment connaître la Bible ? L’apôtre Philippe, voyant l’Éthiopien lire la Bible, lui demanda : « Comprends-tu donc ce que tu lis ? » Celui-ci répondit : « Et comment le pourrais-je si personne ne me guide ? ». Et il invita Philippe à s’asseoir près de lui (Actes 8,31-39). C’est après avoir été instruit que l’Éthiopien demanda le baptême. Il incombe donc aux baptisés en esprit d’assumer leur engagement en enseignant comme le prescrivit Jésus (Matthieu 28,19-20). Il faut ajouter également le témoignage de Jean-Baptiste : « Pour moi, je vous baptise dans l’eau…, Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le Feu » (Luc 3,16). Soulignons que Jésus ne baptisait pas, ce sont ses disciples qui pratiquaient ce rite : « …bien qu’à vrai dire, ce ne fut pas Jésus qui baptisait, mais ses disciples » (Jean 4,1). Ceci démontre que Jésus ne voulait pas entretenir un baptême d’eau, étranger à l’Esprit de notre Père. « Pierre », après son discours chez Corneille (un Romain non juif), « parlait encore quand l’Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les Païens (*sans avoir été baptisés*). Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : ‘Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu l’Esprit Saint **aussi bien que nous**?’. Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Le Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux. » (Actes 10,44-48). Il faut remarquer que l’Esprit Saint fut déjà répandu sur Corneille et les siens **avant** qu’ils ne fussent baptisés ! À quoi leur servit donc le baptême d’eau ensuite ? N’avaient-ils pas déjà reçu l’Esprit Saint ? Le Baptême en Esprit, en cette fin des temps, fut annoncé par les Saintes Écritures. Dans son discours, Pierre reprend la prophétie de Joël (Actes 2,17-21 et Joël 3,1-5) : « Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors leurs fils et leurs filles prophétiseront… Et moi, sur mes servantes et sur mes servants (*pas de distinction hommes et femmes*), je répandrai de mon Esprit… Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant que vienne le jour du Seigneur, ce grand jour » (Matthieu 24,29 / Apocalypse 6,12). Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Qui invoque le Seigneur dans l’Esprit du Seigneur est déjà baptisé, sans passer par l’eau, comme le furent Corneille et les siens. Jésus révéla ce baptême spirituel en parlant à Nicodème : « À moins de naître d’En-Haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit… Il nous faut naître d’En-Haut… Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. » (Jean 3,3-8). Est né de l’Esprit quiconque : 1. reconnaît en Jésus le Messie. 2. s’installe à sa Table pour répondre à l’invitation divine. (Matthieu 22) 3. reconnaît les signes du Retour du Christ et l’identité de l’Antichrist. Tels sont la vraie circoncision et le vrai baptême pour tous aujourd’hui. « Emondés (*purifiés, baptisés*), vous l’êtes déjà grâce à la Parole que je vous ai annoncée », dit Jésus à ses Apôtres (Jean 15,3). Le baptême authentique, l’unique valable est l’accueil de la Parole divine. « C’est pourquoi », dit Paul, « laissant l’enseignement élémentaire sur le Christ, **élevons-nous à l’enseignement parfait**, sans revenir sur les articles fondamentaux du repentir des oeuvres mortes… **de l’instruction sur les baptêmes**… » (Hébreux 6,1-3). Pendant que nous parlions, notre amie D. (nouvelle parmi nous), une Chrétienne baptisée dès son enfance, arrive pour entendre ce que nous disions à propos du baptême en Esprit. Elle intervint pour dire : « Cette nuit, j’ai eu un songe qui m’a secouée. Je vis une personne de lumière me dire : ‘Tu dois te faire baptiser’. Je répondis : ‘Mais je l’ai déjà été !’. Elle vit alors qu’on saisissait sa tête et la plongeait dans un grand bac d’eau ». Elle comprit, et nous comprîmes tous que, par ce songe, l’Esprit Saint confirmait notre enseignement. Le baptême d’eau qu’elle avait reçu est sans valeur spirituelle. Il lui fallait passer par le baptême authentique : celui de la Connaissance et de l’option personnelle. Nous avons cependant baptisé l’enfant par esprit pédagogique, surtout en raison de certaines personnes présentes parmi nous. Et cela dans le même Esprit que Jésus se soumit au baptême de Jean, Lui qui n’avait pas besoin de baptême. De même, Pierre baptisa Corneille et les siens, eux qui avaient pourtant déjà reçu l’Esprit Saint. Dorénavant, le baptême pour le pardon des péchés, c’est d’accueillir le Christ qui frappe à la porte du coeur comme Il l’avait annoncé (Luc 12,35-37 / Matthieu 24,33 / Apocalypse 3,20). Il désire qu’on Lui ouvre pour entrer partager son Souper avec les siens. Jésus avait dit : > « Ceci est mon Corps **pour la rémission des péchés**… Buvez en tous, Ceci est mon Sang répandu pour vous et pour beaucoup **pour la rémission des péchés**. » (Matthieu 26,26-28 / Luc 22,14-20 / Jean 6,53-58) Voilà le baptême authentique qui pardonne les péchés et donne la Vie Éternelle. *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-vrai-bapteme* --- # Les signes du Retour de Jésus > Author: Pierre2 · Published: 2011-04-24 · Updated: 2020-12-09 · Language: fr > « Donne-nous, ô Créateur de toutes les merveilles, > ô Guérisseur de la créature, des yeux pour voir > et des oreilles pour entendre ce que dit l’Esprit. »« Celui qui a des oreilles qu’il écoute > ce que l’Esprit dit aux églises. » (Apocalypse 2,11) ## Introduction Jésus nous révéla les signes précurseurs évidents de son retour. Les Apôtres nous ont livré ces prophéties importantes par écrit. Luc l’Evangéliste dit à ce propos : > « Ce seront des jours de châtiments, où tout ce qui a été écrit devra s’accomplir. » (Luc 21,22) Les Évangiles avaient déjà été écrits, mais pas encore l’Apocalypse. Aujourd’hui nous devons prendre en considération les paroles prophétiques concernant le retour du Christ dans les Évangiles et dans l’Apocalypse, ce dernier Livre étant consacré spécifiquement aux prophéties concernant le Retour de Jésus. C’est pourquoi nous devons être attentifs aux paroles prophétiques comme le conseille fortement Pierre : « Nous tenons plus ferme la parole prophétique ; vous faites bien de la regarder comme une lampe qui brille dans un lieu obscur jusqu’à ce que le jour commence à poindre et que l’Astre du matin se lève dans vos coeurs » (2 Pierre 1,19). L’Astre du matin est le symbole du Messie, Jésus (Nombres 24,17 / Apocalypse 2,28 / 22,16). C’est dans nos coeurs que s’opère déjà son retour. Certains L’ont déjà reconnu. Jésus nous recommande aussi de « tenir nos lampes allumées » (Luc 12,35) en nous référant sans cesse à la parole prophétique pour reconnaître les signes des temps : « Lorsque vous verrez tout cela, rendez-vous compte qu’Il est proche, aux portes » (Matthieu 24,33). Négliger les prophéties ou ne pas en reconnaître l’accomplissement signifie qu’on est mortellement endormi comme les vierges folles (Matthieu 25). Ceux qui comprennent les prophéties réalisent que Jésus « est aux portes », comme Il l’avait annoncé Lui-même dans Luc 12,36 / Apocalypse 3,20. De quelle porte s’agit-il ? Celle du coeur bien sûr ! Pourquoi Jésus est-Il aux portes ? Pour qu’on Lui ouvre car Il désire entrer. Dans quel but ? Jésus répond Lui-même : > « J’entrerai chez lui (*ou elle*) pour **souper**, Moi près de lui et lui près de Moi. » (Apocalypse 3,20)« …Heureux ces serviteurs que le Maître trouvera fidèles à veiller ! En vérité Je vous le dis, Il se ceindra, les fera **mettre à Table** et, passant de l’un à l’autre, Il les servira. » (Luc 12,35-37) « Heureux le lecteur et les auditeurs de ces paroles prophétiques s’ils en retiennent le contenu car le Temps est proche », dit Jean (Apocalypse 1,3). Ce temps est déjà là. Il était « proche », il y a 2000 ans car, comme l’explique Pierre « devant le Seigneur un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour » (2 Pierre 3,8). Les premiers Chrétiens « examinaient les Écritures pour voir si tout (*ce que disaient les Apôtres à propos de Jésus*) était exact » (Actes 17,11). Faisons de même, restons éveillés en examinant les Écritures : « Vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, de telle sorte que ce jour vous surprenne comme un voleur. Vous êtes des enfants de la lumière, du jour. Nous ne sommes pas de la nuit, des ténèbres. Alors ne nous endormons pas comme font les autres, mais restons éveillés et sobres… » (1 Thessaloniciens 5,4-7). Pour rester éveillés, il faut consulter les Saintes Écritures. Comprenons que Jésus est déjà là, aux portes. Ouvrons-Lui. Les principaux signes prophétiques de la présence de Jésus sont les suivants : ## Apparition de l’Antichrist : Israël > Matthieu 24,4-5 : « Beaucoup diront : C’est moi le Christ… » (*le Messie sioniste : en Israël beaucoup prétendent aujourd'hui que le Messie sioniste est à la porte, qu’il est même déjà en Israël ; ils ont prétendu qu’il était Menahem Beghin, puis Ariel Sharon ou d’autres rabbins*).Matthieu 24,23-25 : « Des faux christs et des faux prophètes surgiront. » > > Marc 13,5 / Marc 13,21-22 / Luc 21,8 : « Beaucoup diront : c’est Moi (*le Messie*). » La caractéristique de l’Antichrist : il nie que Jésus soit le Christ (1 Jean 2,18-22 / 1 Jean 4,2-3 / 2 Jean 7-11). Les démons ne sont donc pas l’Antichrist car ils avouent que Jésus est le Christ. Ils ne le nient pas (Matthieu 8,29 / Marc 1,34 / Luc 4,41). Paul annonça l’apparition de l’Antichrist qu’il qualifia de : « l’Apostasie, l’Homme Impie, l’Être perdu, l’Adversaire, le mystère de l’Impiété » (2 Thessaloniciens 2,2-9). L’Apocalypse annonça l’apparition de « la Bête » (Apocalypse 13 / 17). C’est l’Antichrist. La Vierge, à La Salette (1846), annonça l’apparition de l’Antichrist dans le proche avenir. ## Apparition des faux prophètes Ces faux prophètes parlent en faveur d’Israël : > Matthieu 24,11 : « Des faux prophètes surgiront en nombre et abuseront bien des gens… » (*L’abus se fait par les médias, etc.*).Matthieu 24,24-25 : « Des faux christs et des faux prophètes qui produiront des prodiges… Ainsi vous voilà prévenus. » (*Les prodiges militaires d’Israël*). > > Matthieu 7,15-20 : « …ils viennent déguisés en brebis… » (*holocauste hitlérien : Apocalypse 13,3*). > > Marc 13,22 : « Il surgira des faux christs et des faux prophètes… vous voilà prévenus. » (*Les sectes*). L’Apocalypse désigne ces faux prophètes comme « le faux prophète » (Apocalypse 19,20 / 20,10) et « l’autre Bête » (Apocalypse 13,11) ou encore « les dix rois » (Apocalypse 17,12), au service de « la Bête » qui est l’Antichrist (Apocalypse 13,12 / 17,13 / 19,20). Quels sont les prodiges que l’Antichrist accomplira à l’aide du faux prophète ? Le retour « miraculeux » de l’État d’Israël et ses victoires prodigieuses grâce au soutien américain (mis à son service) : « Les démons de l’air (*aviation*) avec l’Antichrist feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs », dit la Vierge à La Salette (Voir le texte : [« Explication du Message de Marie à La Salette »](/fr/explication-du-message-de-marie-a-la-salette)). Quelles méthodes emploient l’Antichrist et le faux prophète pour séduire ? Les « sectes pernicieuses qui renient le Maître… » (2 Pierre 2,1-3), les railleries contre la foi (2 Pierre 3,3-7), la débauche (2 Timothée 3,1-5). Il y aura de fausses perspectives de paix (1 Thessaloniciens 5,1-3). À La Salette, Marie parla aussi d’une « fausse paix ». ## Guerres, nations contre nations Matthieu 24,6-7 / 24,21 / Marc 13,7-8 / Luc 21,9-10. ## Famines Matthieu 24,7 / Marc 13,8 / Luc 21,11 : Pestes et famines. ## Tremblements de terre Matthieu 24,7 / Marc 13,8 / Luc 21,11 : « …grands tremblements de terre. » ## Trahisons > Matthieu 24,10-13 : « Beaucoup succomberont, ce seront des trahisons, des haines intestines… Par suite de l’iniquité croissante l’amour se refroidira chez le grand nombre. » Nous constatons que l’amour pour Dieu et pour la spiritualité s’est éteint chez le grand nombre avec l’iniquité et la perversité modernes. C’est pourquoi Jésus demanda : > Luc 18,8 : « Le Fils de l’Homme, quand Il viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre ? » À la Salette, la Vierge dit : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist ». Rome, le Vatican, a déjà perdu la foi authentique. ## Propagation universelle de l’Évangile Matthieu 24,14 / Marc 13,10. L’Évangile est traduit en plus de 3 000 langues. Il est déjà répandu dans le monde entier. ## Signes dans le ciel > Luc 21,11 : « …des phénomènes effrayants et dans le ciel de grands signes (*les avions, les satellites*). »Luc 21,25-27 : « …les hommes mourront de frayeur dans l’attente de ce qui menacera le monde (*guerre nucléaire*)… Alors on verra le Fils de l’homme venir… (*voir 2 Pierre 3,10-13*). » Les avions (« les sauterelles » de l’Apocalypse 9,1-11) et la conquête de l’espace sont de grands signes dans le ciel, et la menace nucléaire épouvante les hommes. Il y a aussi des signes visibles dans le ciel spirituel : ### Les apparitions de Marie Les apparitions de Marie furent prédites par St Jean dans l’Apocalypse : « Un Signe grandiose apparut au ciel : c’est une Femme !… » (Apocalypse 12,1-2). Ce signe merveilleux se manifesta : - À La Salette (1846), où Marie dénonça la trahison cléricale, et l’apparition prochaine de l’Antichrist, la Bête de l’Apocalypse. Elle annonça des châtiments qui seront suivis par le renouvellement de toutes choses. - À Lourdes (1858), Marie se révéla l’Immaculée Conception. - À Fatima (1917), Elle reprit le message de La Salette en bref et révéla un secret : l’identité de l’Antichrist. Celui-ci n’a jamais été révélé par les papes, signe de la trahison du Vatican prédite par l’Évangile et par Marie à La Salette. ### La venue annoncée du Messager de l’Apocalypse Il s’est déjà manifesté après 2000 ans, venant « de l’Orient » (Apocalypse 7,2). ### L’ouverture du Livre de l’Apocalypse Ce Messager est venu avec le « petit Livre ouvert ». (Apocalypse 10,2) pour marquer les « Apôtres des derniers temps » (Apocalypse 7,2-3), ceux qui doivent « prophétiser de nouveau contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois » (Apocalypse 10,11). ## La plus grande détresse de tous les temps Matthieu 24,21 / Marc 13,19-20 / Apocalypse 7,14 / 16,18-21 / Daniel 12,1. ## Ténèbres spirituelles > Marc 13,24-25 / Matthieu 24,29 : « Soleil et lune obscurcis » (Apocalypse 6,12).Luc 21,26-34 : « Débauche, ivrognerie, soucis de la vie » (2 Timothée 3,1-5). Le soleil et la lune qui se sont obscurcis symbolisent les ténèbres spirituelles dues à l’apostasie et à l’immoralité : > Matthieu 24,29 : « …les puissances des cieux (*puissances spirituelles*) seront ébranlées. »Matthieu 24,37-39 / Luc 17,26-30 : « …comme aux jours de Noé et de Sodome. » > > Apocalypse 13,5-6 : La Bête a le pouvoir de proférer des paroles d’orgueil et de blasphème contre Dieu et les saints et de vaincre. > > 1 Thessaloniciens 5,1-8 : Différence entre les fils de lumière et les fils des ténèbres. ## Jérusalem Les prophéties attirent notre attention sur ce qui doit se passer en Terre Sainte, et particulièrement à Jérusalem à la fin des temps de l’Antichrist : > Matthieu 24,15-16 : « L’Abomination de la désolation en lieu Saint… en Judée. »Matthieu 24,23-24 : « C’est alors qu’on dira : “voici le Christ” ou “le voilà”. » Les Israéliens ont cru que certains de leurs chefs militaires, politiques ou religieux étaient le Messie. Daniel parla de l’Abomination de la désolation (Daniel 9,27 / 12,11) mais il lui fut révélé que « ces paroles sont closes et scellées jusqu’au temps de la Fin » (Daniel 12,4 / 9). > Marc 13,14 : « L’Abomination de la désolation là où elle ne doit pas être… en Judée. »Luc 21,21-24 : « Quand vous verrez Jérusalem investie par les armées (*l’armée et les colonies israéliennes*)… » > > Apocalypse 11,2 : « …ils fouleront la Ville Sainte (*Jérusalem*). » > > Apocalypse 11,8 : « …là où leur Seigneur aussi fut crucifié (*Jérusalem*). » > > Apocalypse 20,9 : « …ils investirent le camp des saints, la Cité bien-aimée (*Jérusalem*). » ## La lumière revient de l’Orient > Matthieu 24,27-28 : « …comme l’éclair part de l’Orient et brille jusqu’en Occident… »Apocalypse 7,2 : L’Ange monte de l’Orient. > > Cantique des Cantiques 4,8 : « Viens du Liban (*Orient*) ma bien-aimée… » > > Isaïe 29,17-18 : « Le Liban deviendra un verger… les sourds entendront les paroles d’un Livre (*l’Apocalypse*). » > > Ézéchiel 17,22-24 : « Un rameau du cèdre (*symbole du Liban*) planté par Dieu sur la haute montagne d’Israël, deviendra un cèdre magnifique pour abriter les oiseaux (*les croyants*). » À la fin des temps, la lumière vient de l’Orient par le livre de l’Apocalypse ouvert par Jésus au Liban le 13 mai 1970. ## Le Messager Apocalyptique > Apocalypse 7,2-3 : Il vient « de l’Orient portant le sceau du Dieu vivant pour marquer au front les serviteurs de notre Dieu avant que la terre et la mer soient malmenées. »Apocalypse 10,1-11 : Il est « puissant » et descend du ciel « enveloppé d’une nuée, un arc-en-ciel au-dessus de sa tête ». L’arc-en-ciel est le signe qu’il détient l’Alliance sacerdotale fondée par Jésus. Il tient « en sa main un petit Livre (*l’Apocalypse*) ouvert (*révélé*) ». Il doit « pousser une puissante clameur » (*après la chute de la Bête*) et « prophétiser, de nouveau, contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois. » > > Apocalypse 8,3-5 : Il offre « **sur l’autel** les prières de tous les saints ». Ces saints sont ceux qui furent égorgés par la Bête « **sous l’autel** pour la parole de Dieu et le témoignage qu’ils avaient rendu » (Apocalypse 6,9-11). « Il remplit sa pelle du feu de l’autel qu’il jette sur la terre » (Apocalypse 8,5), ce qui signifie qu’il prie pour que Dieu fasse prompte justice et déverse sa colère sur terre contre la Bête et ses alliés. L’Ange « préposé au feu (*de la colère divine*) » dans Apocalypse 14,18 est le même que celui d’Apocalypse 8,5. > Apocalypse 19,17-21 : Il doit inviter « tous les oiseaux du ciel à rallier le grand festin de Dieu et y avaler chairs de rois, etc. », ceci signifie qu’il incite les croyants à combattre, par la prière, le témoignage et les armes s’il le faut, contre la Bête et ses alliés.Apocalypse 22,10 : Il doit révéler « les paroles prophétiques secrètes du Livre de l’Apocalypse car le temps est proche ». Ce temps est arrivé. > > Apocalypse 22,16 : C’est Jésus Lui-même qui l’envoie : « Moi, Jésus, J’ai envoyé mon Ange publier chez vous ces révélations concernant les Églises. » > > Apocalypse 19,10 : Cet envoyé de Jésus doit imposer l’humilité non pratiquée par les clergés : « Je me prosternai à ses pieds pour l’adorer, mais lui me dit : non, attention, je suis un serviteur comme toi et comme tes frères qui possèdent le témoignage de Jésus. C’est Dieu que tu dois adorer. » Il doit aussi expliquer que « le témoignage de Jésus, c’est l’esprit de prophétie », c’est-à-dire que le croyant fidèle doit « de nouveau prophétiser contre une foule de peuples… » (Apocalypse 10,11). Cette prophétie est le témoignage spécifique contre la Bête et ses alliés ; elle annonce leur destruction. Le clergé chrétien craint de témoigner pour une telle prophétie. > Matthieu 25,6 : C’est lui qui lance aux vierges endormies « le cri de minuit : Voici l’Époux (*Retour de Jésus*). » ## Les Apôtres du Retour du Christ Jésus annonça l’envoi de ses Apôtres de la fin des temps à ses premiers Apôtres : « Il enverra ses anges (*ses envoyés*) avec une trompette sonore (*la trompette apocalyptique*) pour rassembler ses élus des quatre coins de l’horizon » (Matthieu 24,31 / Marc 13,27). > Matthieu 13,40-43 : « …à la fin du monde le Fils de l’homme enverra ses anges qui ramasseront de son Royaume tous les scandales et tous les fauteurs d’iniquités » (Apocalypse 21,8 / 22,14-15). En parlant de « ses anges » à ses premiers Apôtres, il est clair qu’il ne s’agissait pas d’eux, mais d’autres Apôtres qu’Il enverra dans l’avenir, à la fin des temps. Ceux-ci seront choisis, marqués, par le sceau de Dieu que l’Envoyé apocalyptique seul détient (Apocalypse 7,2). C’est lui qui marque les élus par le « petit Livre ouvert » (Apocalypse 10,2). La Vierge parla de ces Apôtres des derniers Temps à La Salette et à Marienfried. ## Commentaire Jésus revient « sur les nuées du ciel », c’est-à-dire dans l’âme de ses fidèles (Matthieu 24,30 / Marc 13,26 / Luc 21,27 / Apocalypse 1,7 / Daniel 7,13). Tout est intérieur, dans le coeur. Certains L’ont déjà vu (Jean 14,7) car « Il se manifeste à ceux qui L’attendent » (Hébreux 9,28). Cette vision sera manifeste et générale après la chute de la Bête car, alors, « tout oeil le verra, même ceux qui l’ont transpercé » (Apocalypse 1,7). Luc 21,15 : Jésus donnera Lui-même à ses Apôtres des derniers temps « un langage et une sagesse à quoi nul de leurs adversaires ne pourra résister ni contredire ». Cette sagesse c’est l’interprétation cohérente, évidente et irréfutable des prophéties de la fin des temps, particulièrement celles du livre de l’Apocalypse. ## Conclusion Et vous, avez-vous vu s’accomplir tous ces évènements ? « Quand vous verrez toutes ces choses rendez-vous compte qu’Il est aux portes », à votre porte, et désire entrer pour souper avec vous dans l’intimité (Luc 12,36-37 / Apocalypse 3,20). (Voir le texte : [« Jésus restaure la prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise)). Les Apôtres demandèrent à Jésus où devaient avoir lieu les évènements de la fin des temps. Il leur répondit : « Où sera le corps, là aussi les vautours se rassembleront » (Matthieu 24,28 / Luc 17,37). Le Corps du Christ se trouve aujourd’hui dans les demeures des familles apocalyptiques, celles qui ont le courage, l’intelligence et la finesse d’esprit pour « calculer le chiffre de la Bête » et reconnaître son identité. Ils pourront ainsi avoir la force de répondre sans honte, la tête haute, à l’invitation aux noces de l’Agneau (Luc 21,36), après avoir résisté à la Bête et ses alliés, les réduisant en cadavres selon l’incitation de l’ange de l’Apocalypse (Apocalypse 19,17-18). Afin de mériter le Corps du Christ, il faut dévorer les cadavres de ses ennemis. Pour entendre l’appel au combat lancé par l’Ange de l’Apocalypse, il faut pouvoir « monter pour voir ce qui doit arriver par la suite », ce qui, aujourd’hui, arrive déjà (Apocalypse 4,1). Heureux qui entendra le Maître des Noces l’inviter : « Mon ami, monte plus haut. Il y aura pour lui de l’honneur à la face de tous les autres convives » (Luc 14,10). Car Jésus, par son Ange, ouvre une porte nouvelle (Apocalypse 3,8). Heureux ceux qui parviendront à y entrer malgré qu’elle paraisse étroite, car cette porte est spirituelle et intérieure et l’on n’y pénètre que par le témoignage de Jésus (Apocalypse 4,1). Aujourd’hui, Jésus désire des croyants indépendants, libérés d’un clergé traître et impie. Son « Ange » apocalyptique est envoyé pour libérer ceux qui ont « des yeux pour voir et des oreilles pour entendre ce que l’Esprit dit aux Églises » (Apocalypse 2,11). *Source: https://www.pierre2.net/fr/les-signes-du-retour-de-jesus* --- # Le Mystère de l’Impiété > Author: Pierre2 · Published: 2011-04-26 · Updated: 2021-03-15 · Language: fr **Infiltrations judéo-sionistes dans les assemblées judéo-chrétiennes** Dès le début du christianisme, les Juifs sionistes rejetèrent Jésus comme Messie. Ils s’infiltrèrent dans les assemblées judéo-chrétiennes pour les faire revenir à la pratique de la Loi de Moïse et, de ce fait, à renoncer à Jésus parce qu’Il refusa d’établir le royaume politique d’Israël. St Paul, écrivant aux Thessaloniciens, ne manqua pas de dénoncer cette manoeuvre et l’appela « le Mystère de l’Impiété » ou « de l’Iniquité ». Il était donc déjà actif à son époque : > « Dès maintenant, oui, **le Mystère de l’Impiété** est déjà à l’oeuvre ; il suffit que soit écarté celui qui le retient à présent (*l’Empire Romain*). Alors **se révélera** l’Impie… » (2 Thessaloniciens 2,7-8) Ce mystère devait donc se manifester, dans l’avenir, de nouveau, dans le monde, avec puissance, la veille du Retour de Jésus. Paul précise qu’il ira même s’installer sur le Trône de Dieu sur Terre, dont le symbole aujourd’hui est le Vatican : > « À propos de la venue de notre Seigneur Jésus Christ… auparavant doit venir l’Apostasie et se révéler l’Homme Impie, l’Être Perdu, l’Adversaire (*l’Antichrist*)… allant **jusqu’à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu**… » (2 Thessaloniciens 2,1-8) La Vierge, apparaissant à La Salette en 1846, avait mis en garde : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist ». Cet Impie est déjà, manifestement, apparu dans le monde. Les vierges endormies ne l’ont pas reconnu (Matthieu 25,1-13). Il siège pourtant au coeur de l’Église aujourd’hui (voir le texte [« L’Antichrist et le retour du Christ »](/fr/lantichrist-et-le-retour-du-christ)) Les Apôtres dénoncèrent cette infiltration sioniste pratiquée déjà autrefois dans les rangs de la première communauté judéo-chrétienne comme nous le démontrons ci-dessous : 1. Ces infiltrés étaient des Juifs, des « **faux circoncis** », qui refusaient de croire que Jésus est le Messie :> Philippiens 3,2-3 : « Prenez garde aux chiens !… Prenez garde **aux faux circoncis** (*les Judéo-sionistes, faux Juifs*), car c’est nous (*les disciples de Jésus*) qui sommes les circoncis… »Tite 1,10-14 : « Nombreux sont en effet les esprits rebelles, les vains discoureurs, les séducteurs, surtout chez **les circoncis** (*les Juifs*)… reprends-les… sans prêter attention à des fables **juives**… » Ces séducteurs sont aussi démasqués par Jean et Pierre : > 2 Jean 7 : « Beaucoup de séducteurs se sont répandus dans le monde **qui ne reconnaissent pas Jésus-Christ**… Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist »1 Jean 2,19-22 : « Ils (*les Judéo-sionistes*) sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres. S’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous. Mais il fallait que fut démontré que tous n’étaient pas des nôtres… Qui est le menteur, sinon **celui qui nie que Jésus soit le Christ**? Le voilà l’Antichrist ! » > > 2 Pierre 2,1 : « Il y a eu de faux prophètes dans le peuple, comme il y aura aussi parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses et qui, **reniant le Maître** qui les a rachetés… » 2. Les judéo-sionistes s’infiltraient donc autrefois dans les rangs judéo-chrétiens pour ridiculiser la piété chrétienne et transformer le « Repas du Seigneur » en rencontre d’**ivrognes**. Ainsi travaille le Mystère de l’Impiété :> 1 Corinthiens 11,17-33 : « …je n’ai pas à vous louer de ce que vos réunions vous font du mal et non du bien… il y a parmi vous des divisions car lorsque vous vous réunissez en communion, ce n’est plus le Repas du Seigneur que vous prenez… car tandis que l’un a faim, l’autre est **ivre**. »Jude 4-12 : « Il s’est **glissé** parmi vous certains hommes… Ces impies (*les Judéo-sionistes*) travestissent en débauche la grâce de notre Dieu et **renient notre seul Maître** et Seigneur, Jésus-Christ… **Ce sont eux** les écueils de vos agapes. Ils font bonne chère sans vergogne (*durant le Repas du Seigneur*). » > > Galates 2,4 : « …à cause **des intrus**, ces faux frères (*les Judéo-sionistes*) qui se **sont glissés pour espionner** la liberté que nous avons dans le Christ Jésus… » > > Actes 20,28-30 : Paul dit aux Ephésiens : « …Je sais qu’il **s’introduira** parmi vous **des loups redoutables**… » 3. Le but de cette infiltration était de s’opposer au Christ et de détruire son oeuvre en ramenant les Judéo-chrétiens à la pratique du judaïsme (circoncision, etc.) :> Galates 1,6-7 : « Je m’étonne que si vite vous **abandonniez** Celui qui vous a appelés… Il y a des **gens** en train de jeter **le trouble** parmi vous et qui veulent **bouleverser l’Évangile du Christ**… » (*Qui, parmi les premiers Judéo-chrétiens, voulaient **bouleverser** l’Évangile de Jésus sinon les Judéo-sionistes ?!*)Galates 3,1-3 : « O Galates sans intelligence, qui vous **a ensorcelés**?… » (*encore les Judéo-sionistes*) > > Galates 6,12 : « …ceux qui vous **imposent** la circoncision… » (*encore et toujours les Judéo-sionistes*) > > Actes 15,1-5 : « Certaines gens **descendus de Judée** enseignaient aux frères : Si vous ne vous faites pas **circoncire** selon l’usage qui vient de Moïse vous ne pouvez être sauvés… Certaines gens du **parti des Pharisiens** qui étaient devenus croyants (*…?!…*) affirmaient la nécessité de la circoncision et de l’observation de la Loi de Moïse. » (*L’infiltration judéo-sioniste est évidente ici*) > > Actes 21,17-24 : Les Juifs autour de St Jacques pratiquent encore la Torah. C’est d’eux qu’il s’agit dans Actes 15,1-5. Le Mystère de l’Impiété est un des noms de la Bête apocalyptique ; ce nom, « Mystère », est gravé sur son front (Apocalypse 17,5). La mystérieuse action sioniste moderne se trouve planifiée et révélée dans « Les Protocoles des Sages de Sion », dénoncés par les sionistes et leurs disciples comme étant un faux. Ils sont pourtant authentiques et bien appliqués dans le monde actuel pour qui est éveillé et a du discernement. Par le passé, la première communauté judéo-chrétienne vivait dans la « crainte des Juifs » (Jean 7,13 / 19,38 / 20,19). Cette peur poussait certains croyants à céder aux exigences des Judéo sionistes sur deux plans : cultuel et politique. Sur le plan cultuel, cela s’opérait par le retour aux pratiques des oeuvres prescrites par la Torah : circoncision, sabbat, sacrifices d’animaux, etc. Sur le plan politique, cela se manifestait par un engagement militaire dans la lutte contre Rome pour rétablir une nation ou un royaume israélien, faute de quoi, les premiers convertis à Jésus étaient soumis à une réelle persécution de la part des Judéo-sionistes. C’est à ces persécutions que se réfère Paul en s’adressant aux Thessaloniciens : « Vous vous êtes mis, frères, à imiter les Églises de Dieu dans le Christ Jésus qui sont en Judée : vous avez souffert de la part de vos compatriotes les mêmes traitements qu’ils ont soufferts de la part des Juifs : ces gens-là ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, ils nous ont persécutés, ils ne plaisent pas à Dieu, ils sont ennemis de tous les hommes quand ils nous empêchent de prêcher aux païens pour leur salut… » (1 Thessaloniciens 2,14-16) Deux tentatives de soulèvement contre Rome eurent lieu : la première fut étouffée par Titus en l’an 70 ap. J.-C.; elle eut pour résultat la destruction du Temple de Jérusalem. La seconde révolte juive fut menée par Siméon Ben Koséba (132-135 ap. J.-C.) qui parvint à s’emparer de Jérusalem. Celui-ci, par conséquent, fut reconnu par rabbi Aqiba comme Messie et comme l’Étoile prédite par Balaam dans Nombres 24,17, d’où son surnom de Bar Kokéba qui signifie Fils de l’Étoile. Il persécuta les Judéo-chrétiens parce qu’ils avaient refusé de se joindre au soulèvement contre Rome. Il périt en août 135 ap. J.-C. vaincu par Sévérus. Ainsi Paul, en parlant du « Mystère de l’Impiété déjà à l’oeuvre » à son époque, se réfère à ces soulèvements sionistes politico-religieux susmentionnés. Ces mouvements furent menés par les Juifs qui refusèrent de reconnaître Jésus comme Messie. L’impiété à l’oeuvre se répète aujourd’hui sous d’autres formes : pression pour reconnaître l’État d’Israël, le droit à l’édification du Temple de Salomon et le retour au culte de la Torah. C’est cela la grande épreuve universelle et soudaine qui a surpris et trompé le monde, voire les dirigeants chrétiens eux-mêmes qui cèdent à un oecuménisme prosioniste : « …Émerveillée, **la terre entière** suivit la Bête » (Apocalypse 13,3). Cette épreuve fut annoncée par Jésus pour la fin des temps ; elle n’épargnera que les vrais croyants (Matthieu 24,11-13 / Luc 21,34 / Apocalypse 3,10). (Voir le texte [« L’Epreuve Universelle »](/fr/lepreuve-universelle)). Le Mystère de l’Impiété est de retour dans le monde combattu par le Mystère de la Piété. Pierre (29.09.2002) *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-mystere-de-limpiete* --- # Les prophéties Messianiques > Author: Pierre2 · Published: 2011-04-27 · Updated: 2021-02-23 · Language: fr ## Dialogue entre un prêtre et un rabbin Les Juifs refusent de reconnaître en Jésus le Messie annoncé par les prophéties bibliques. En été 1972, le prêtre, « P », voulut entamer un dialogue franc et direct avec le rabbin, « R », pour comprendre les justifications bibliques éventuelles de ce refus. Ayant pris rendez-vous avec le rabbin, il s’y rendit avec un groupe. Le rabbin les accueillit chaleureusement. Voici l’essentiel du dialogue : P : Il y a des prophéties qui confirment le caractère messianique de Jésus. Le chapitre 53 d’Isaïe, par exemple, présente le Messie comme étant incompris, rejeté par son peuple et mis à mort. R : Je sais ce que vous pensez. Moi, je n’interprète pas ! P : Mais je cherche justement une explication, une autre interprétation possible. Je cherche la Vérité. Entre le judaïsme et nous il y a un homme : Ce Jésus. Si c’est un imposteur, ce groupe et moi-même viendrions vous solliciter pour devenir Juifs. Le rabbin sourit et dit en plaisantant : Dans ce cas, vous devriez vous faire circoncire ! Le prêtre reprit : Mais volontiers ! Enlevez-en autant que vous voudrez ! R : Non, vraiment, moi je n’interprète pas ! P : Est-ce parce que Les Juifs s’attendaient, et s’attendent encore, à un Messie politique, sioniste ? R : Non, vraiment, je n’interprète pas ! De toute façon, n’oubliez pas que Jésus, sur la croix, avoua que Dieu l’avait abandonné. N’avait-il pas dit : « Eli, Eli lama sabachtani » ? qui signifie « Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? ». S’il était le Messie, Dieu ne l’aurait pas abandonné. P : Vous m’étonnez, monsieur le rabbin ! Vous connaissez bien la Bible pourtant ! Vous savez que c’est par ces mots-là que David commence son Psaume 22 qui présente un homme juste persécuté par une foule qui l’entoure et qui « a percé ses mains et ses pieds… » et l’a mis à mort, etc. Jésus se réfère à ce Psaume messianique et nous demande de le consulter. David ne parlait pas de lui-même vu qu’il n’a pas été mis à mort et n’a pas eu les mains et les pieds perforés. R : Je n’interprète pas comme vous. P : Comment interprétez-vous ? S’agit-il du peuple juif tout entier ? Cela ne s’applique pas au Psaume. R : Je n’interprète pas. P : Il y a encore une prophétie de Michée, au VIIIe siècle avant Jésus. Ce prophète voit le Messie surgissant de Bethléem, précisant qu’il viendra à l’avenir, mais que « ses origines remontent au temps jadis, aux jours antiques » (Michée 5,1). Le prêtre lut ce texte dans la « Bible de Jérusalem » (Édition 1955). Il attira l’attention sur le fait que le texte annonce le Messie pour l’avenir mais que ses jours remontent au passé, aux jours antiques, et que cela révélait la **nature divine** du Messie. Son interlocuteur comprit l’intention du prêtre et, sursautant, haussa la voix et dit : « Jamais ! Ce que vous dites là est faux ! Vous avez falsifié la Bible, vous les Chrétiens ! Je vais consulter le texte hébreu ». Il revint après quelques minutes, plus calme et plutôt résigné en avouant : « Tout à fait ! Ce que vous avez lu est juste. En hébreu, il y a même plus ! » P : Plus ? Rétorqua le prêtre en fronçant les sourcils. R : Oui plus ! Il est écrit : « Ses origines remontent aux temps anciens (*ou d’autrefois*), aux jours d’**Éternité** (*azal*) » et non aux jours antiques. Votre Bible a mal traduit le mot hébreu « azal » qui signifie **Éternité** (à noter que les Bibles de Segond, celle de Darby et d’autres aussi traduisent « … aux jours d’éternité »). P : Je dois donc comprendre que la Bible hébraïque me donne doublement raison ! Car **Éternité** ne s’applique qu’à la divinité. C’est pour cela que le prophète Isaïe s’adressant à Dieu s’exclama : « Ah ! si Tu déchirais les cieux et si Tu descendais… » (Isaïe 63,19). Et Dieu dit par Ézéchiel : « Voici que J’aurai soin **Moi-même** de mon troupeau… » (Ézéchiel 34,11). R : Je n’interprète pas, mais je vous félicite pour votre connaissance approfondie de la Bible. P : Alors je me permets d’interpréter d’après les événements qui correspondent aux prophéties. Mais, franchement, j’aurais préféré une bonne interprétation à la félicitation. Là prit fin le dialogue biblique, puis le prêtre ajouta en plaisantant : « Je ne suis pas encouragé à subir une circoncision, car vous ne m’avez pas convaincu. Mais auriez-vous une objection à ce que nous soyons présents durant vos prières à la Synagogue un samedi ? » Le groupe fut invité le samedi suivant à la Synagogue. ## Les prophéties messianiques Jésus eut du mal à convaincre le peuple juif qui s’attendait à un Messie différent. La mort de Jésus secoua ceux qui s’attendaient à un messianisme politique. Aussi, Jésus dut apparaître à ses disciples pour leur expliquer son messianisme spirituel et universel. Apparaissant aux deux disciples qui allaient vers Emmaüs remplis de tristesse et de déception, il leur dit : « O coeurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui Le concernait » (Luc 24,24-27). Les prophéties présentèrent le Messie à venir sous trois formes : Il est prophète, prêtre et roi. Il est difficile de concilier entre ces trois qualités car les prêtres sont issus de la tribu de Lévi et les rois, de celle de Juda. Quant aux Prophètes, ils furent choisis indépendamment de leur insertion tribale. Les prophéties qui permettent de discerner l’identité du Messie sont celles qui le présentent comme étant rejeté de son peuple et mis à mort. Ce sont celles-ci que nous mettrons surtout en évidence. Nous présenterons succinctement les autres en commençant, comme le fit Jésus, par Moïse qui vit le Messie en Prophète. ## Le Messie Prophète Moïse dit au peuple : > « Yahvé ton Dieu suscitera pour toi, du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi que vous écouterez… » Dieu dit à Moïse : « …Je leur susciterai, du milieu de leurs frères, un prophète semblable à toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Si un homme n’écoute pas mes paroles que ce prophète aura prononcé en mon nom, alors c’est moi-même qui en demanderai compte à cet homme. » (Deutéronome 18,15-19) Les Juifs demandèrent à Jean-Baptiste s’il était ce prophète-là : « Je ne le suis pas » répondit-il (Jean 1,21). Un peu plus tard, l’apôtre « Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : celui dont il est parlé dans la loi de Moïse et dans les prophètes, nous l’avons trouvé ! C’est Jésus… » (Jean 1,45). Après la multiplication des pains opérée par Jésus « les gens dirent : c’est vraiment Lui, le Prophète qui doit venir dans le monde » (Jean 6,14). Jésus dit enfin à ceux qui refusaient de croire en Lui : « votre accusateur sera Moïse en qui vous mettez votre espoir… car c’est de moi qu’il a écrit » (Jean 5,45-46). ## Le Messie Roi et Prêtre Plusieurs prophéties présentent le Messie comme Roi : > Dieu dit : « C’est moi qui ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne… Demande, je te donnerai les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre. » (Psaumes 2,6-8) > Oracle de Yahvé à mon Seigneur : « Siège à ma droite, tes ennemis j’en ferai l’escabeau de tes pieds. Ton **sceptre** de puissance, Yahvé l’étendra de Sion, domine jusqu’au coeur de l’ennemi… Yahvé l’a juré, il ne s’en dédira point : ‘**Tu es prêtre à jamais** selon l’ordre de Melchisédech.’ » (Psaumes 110,1-4) Après avoir présenté le Messie comme roi dont le **sceptre** de puissance s’étend jusqu’aux confins de la terre, le psaume 110 le présente aussi comme **prêtre**. Deux points sont à considérer à propos de ce Royaume : 1\. Ce Royaume n’est pas politique, mais **spirituel**. Il n’a pas pour but une hégémonie sioniste. Jésus l’a expliqué : « Mon royaume n’est pas de ce monde », c’est-à-dire du monde politique (Jean 18,36-37). Ce royaume est spirituel, et c’est la raison pour laquelle ce roi est aussi prêtre mais « selon l’ordre de Melchisédech », un roi prêtre qui n’était pourtant pas juif (Genèse 14,18-20). Saint Paul commente ce fait dans sa lettre aux Hébreux (chapitres 5 à 7). C’est pourquoi, les prophètes déclarèrent que Dieu rejette le royaume politique juif (1 Samuel 8,5-7 / Osée 8,4 et voir les textes [« Le Drame de Jésus »](/fr/le-drame-de-jesus) et [« Les Chrétiens et Israël »](/fr/les-chretiens-et-israel)). 2\. Selon Dieu, le Royaume Messianique est **universel**, pour l’intérêt de tous les hommes. Le Messie est le Roi universel des coeurs purs de toutes races, nations et langues, et pas seulement des Juifs sionistes qui comprennent que le Messie est fanatiquement sioniste, leur appartenant exclusivement, pour leurs avantages politiques et matériels. En effet, Dieu, parlant du Messie « son Serviteur », s’exprime ainsi par le prophète Isaïe : « C’est trop peu que tu sois mon Serviteur pour relever les tribus de Jacob et rétablir les ruines d’Israël. Je veux faire de toi la **lumière des nations** pour que mon salut atteigne aux **extrémités de la terre** » (Isaïe 49,6 / Actes 13,47). Ce règne messianique est celui de Dieu sur l’humanité non celui du peuple israélien. Les prêtres juifs avaient pour fonction d’offrir à Dieu des sacrifices d’animaux. Or, le sacrifice offert par le Messie fut celui de sa propre personne pour le salut de ceux qui croient en Lui. Ce faisant, Il changea la notion du sacrifice et du sacerdoce accomplissant ainsi les prophéties l’annonçant comme prêtre selon un ordre et un rite tous deux **différents de l’ordre et des rites juifs**, à savoir ceux du roi-prêtre Melchisédech. Il est important de souligner et de clarifier ce fait : Le sacerdoce juif était selon l’ordre d’Aaron. Aaron fut le frère de Moïse et le fondateur du sacerdoce juif basé sur des sacrifices d’animaux (voir Exode 28). Le fait que le Messie annoncé ne vienne pas investi de l’ordre sacerdotal traditionnel juif, selon Aaron, mais de celui, non juif, selon Melchisédech, signifie un changement radical et bouleversant dans les traditions juives. Cela implique un renouvellement de la mentalité juive et de la conception de la prêtrise. Ce nouvel « ordre selon Melchisédech » est caractérisé par l’offrande du « pain et du vin » par Melchisédech à Abraham. Or, le pain et le vin sont les symboles du Corps et du Sang du Messie offerts en sacrifice à Dieu : « Ceci (*le pain*) est mon Corps… Ceci (*le vin*) est mon Sang, le Sang de la Nouvelle Alliance qui va être répandu pour une multitude », avait dit Jésus à ses Apôtres la veille de son sacrifice (Marc 14,22-24 / Luc 22,19-20). Les prophéties messianiques les plus incroyables, bouleversantes et incomprises sont celles qui présentèrent le Messie souffrant, rejeté et mis à mort par les siens : > « Qui croirait ce que nous entendons dire ?… sans beauté ni éclat nous l’avons vu… objet de mépris… homme de douleur et connu de la souffrance… Il était méprisé et déconsidéré. Or c’étaient nos souffrances qu’Il supportait… et nous autres nous L’estimions châtié, frappé par Dieu et humilié. Il a été transpercé à cause de nos péchés… Et c’est grâce à Ses plaies que nous sommes guéris… Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour nos péchés. On Lui a dévolu sa sépulture au milieu des impies et Son tombeau avec les riches… (*Jésus fut enseveli dans le tombeau du riche Joseph d’Arimathie (Matthieu 27,57-60)*). Yahvé s’est plu à L’écraser par la souffrance. S’Il offre sa vie en expiation, Il verra une postérité, **Il prolongera ses jours** (*c’est une prophétie sur la Résurrection du Christ*) et ce qui plaît à Yahvé s’accomplira par Lui. Après les épreuves de son âme, **Il verra la Lumière** et sera comblé… (*par sa Résurrection*). » (Isaïe 53,1-12) C’est ainsi qu’Isaïe vit des siècles auparavant le drame du Messie : le rejet par son peuple, son sacrifice offert à Dieu par sa mise à mort et sa résurrection. Telle est la nature de sa prêtrise, totalement différente de celle d’Aaron. David, dans le Psaume 22, prévoyait déjà, avant Isaïe, ce drame du Christ. Parlant du Messie souffrant, il le voit gémir en disant : > « Eli, Eli pourquoi m’as-tu abandonné ?… Des taureaux nombreux me cernent… des lions lacérant et rugissant… une bande de vauriens m’assaille… ils ont **perforé** mes mains et mes pieds et me couchent dans la poussière de la mort… » Le prophète Zacharie prédit le retour au Messie de ceux qui L’ont renié (les Juifs) en ces termes : > « Je répandrai sur la maison de David et sur l’habitant de Jérusalem (*les Juifs*), un esprit de bienveillance et de supplication. Ils regarderont **vers Celui qu’on a transpercé** (*Jésus*). Ils feront sur Lui une lamentation comme on la fait pour un fils unique… » (Zacharie 12,10) L’Apocalypse, parlant de Jésus, confirme ce fait qui aura lieu à la fin du temps accordé à l’État d’Israël : > « Le voici (*Jésus*) qui vient… chacun Le verra, **même ceux qui l’ont transpercé**, et sur Lui se lamenteront toutes les races de la terre. » (Apocalypse 1,7) Tel est l’essentiel des prophéties messianiques s’appliquant à Jésus. Nous apprécierions des arguments contraires aux nôtres qui seraient capables de démontrer le non messianisme de Jésus de Nazareth. Notre foi en Lui est ouverte, non-fanatique. *Source: https://www.pierre2.net/fr/les-propheties-messianiques* --- # Le Retour de Jésus > Author: Pierre2 · Published: 2011-05-05 · Updated: 2026-07-13 · Language: fr Jésus avait annoncé à ses Apôtres, à plusieurs reprises, qu’Il retournerait, à la fin des temps, pour mettre de l’ordre dans sa Maison. Ce jour du Retour du Christ fut nommé par les Apôtres et les premiers Chrétiens « le Jour du Seigneur » ou « l’Avènement du Seigneur » (2 Thessaloniciens 2,1-2). Comment s’opère ce Retour ? Et pourquoi Jésus revient-Il ? Voilà deux questions qu’il faut élucider. En résumé : Comment s’opère ce Retour ? Ce Retour ne sera pas dans un corps matériellement visible et saisissable. Jésus revient avec son Corps **ressuscité**, immatériel, insaisissable par les hommes. Il sera perceptible par le coeur. Et pourquoi revient-Il ? Pour mettre de l’ordre dans sa Maison. Il revient démasquer l’Antichrist et expulser ses alliés lors de cette « épreuve de la fin des temps » qui précède son apparition. Avec ceux qui ont tenu bon face à cette épreuve universelle, Jésus entame une « Restauration Universelle », et rénove la Demeure de Dieu sur terre. Une nouvelle ère spirituelle est ainsi établie dans le monde pour tous les hommes. Nous allons suivre ce Retour de Jésus en quatre temps : 1. L’annonce du Retour de Jésus. 2. Comment s’opère le Retour de Jésus ? 3. Les motivations du Retour de Jésus. 4. La date du Retour de Jésus. ## L’annonce du Retour de Jésus Jésus répéta à maintes reprises, et sous différentes formes, qu’Il reviendrait **sur terre** pour un jugement : > « Quand le Fils de l’Homme **viendra**, trouvera-t-Il la foi **sur terre**? » (Luc 18,8)« …Quand le Fils de l’Homme **viendra** dans sa gloire… » (Luc 9,26) > > « Soyez semblables à des gens qui attendent leur Maître à **son Retour** des noces. » (Luc 12,35) > > « …Quel sera le signe de ton **Avènement** et de la fin du monde ? » (Matthieu 24,3) > > « …L’on verra le Fils de l’Homme **venir** sur les nuées du Ciel… » (Matthieu 24,30) > > « Comme les jours de Noé, ainsi sera l’**Avènement** du Fils de l’Homme. » (Matthieu 24,37) > > « Heureux l’homme que le Maître **à son arrivée** trouvera à sa tâche… » (Matthieu 24,46) > > « Vous verrez le Fils de l’Homme **venir** sur les nuées du Ciel… » (Matthieu 26,64) > > « Si Je voulais qu’il (*Jean*) reste jusqu’à **mon Retour**, qu’est-ce que cela te fait » ? (Jean 21,22) > > « Grâce et paix vous soient données par : Il Est, Il Était et **Il Vient**… Le voici qui **vient** escorté des nuées, chacun Le verra… » (Apocalypse 1,4-7) > > « …ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à mon **Retour**. » (Apocalypse 2,25) > > « …si tu ne veilles pas, **Je viendrai** comme un voleur sans que tu saches à quelle heure Je te surprendrai… **Mon Retour** est proche. » (Apocalypse 3,3 / 3,11) > > « Voici que **Je me tiens** à la porte (*du coeur*) et Je frappe… » (Apocalypse 3,20) Les Apôtres, et les premiers Chrétiens après eux, s’attendaient à un Retour imminent de Jésus, croyant que cela serait en leur temps. C’est pourquoi Paul les met en garde contre cette attente, leur expliquant que l’Homme Impie (l’Antichrist) doit d’abord paraître : > « Nous vous le demandons, frères, à propos de l’Avènement de Notre Seigneur Jésus, le Christ, \[…\] ne vous laissez pas trop vite agiter l’esprit ni alarmer par des paroles prophétiques \[…\] comme venant de nous, et qui vous feraient penser que le Jour (*du Retour*) du Seigneur est déjà là \[…\] Auparavant doit venir l’Apostasie, et se révéler l’Homme Impie, l’Adversaire (*du Christ : l’Antichrist*) \[…\] Le Seigneur le fera disparaître par le souffle de sa Bouche, l’anéantira par le resplendissement de sa Venue… » (2 Thessaloniciens 2,1-8) Ces versets inspirés indiquent bien que Jésus reviendra, que l’Antichrist Le précèdera mais qu’il sera anéanti à jamais par le Retour glorieux du Christ. ## Comment s’opère le Retour de Jésus St Paul nous éclaire dans sa lettre aux Hébreux. Après avoir confirmé la seconde apparition de Jésus, il explique comment cela se fera : > « Le Christ **après** s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra **une seconde fois - hors du péché -** à ceux qui l’attendent, pour leur donner le salut. » (Hébreux 9,28) Cette prophétie est claire : c’est « **après** » s’être offert en sacrifice sur la croix une première fois, que le Christ apparaîtra **une seconde fois**. Mais cette seconde manifestation du Christ se fera : 1. « Hors du péché » ; 2. Exclusivement « à ceux qui l’attendent… » ; 3. « Pour leur donner le salut ». Voyons de plus près chacun de ces 3 points : ### « Hors du péché » Pour Paul, le péché ici signifie le corps humain, car, par le corps, l’homme est exposé au péché. Il aurait pu dire : « Le Christ apparaîtra une seconde fois **hors du corps** ». En effet, dans 2 Corinthiens 5,21 Paul écrit : « Celui (*Jésus*) qui n’avait pas connu le péché, Il (*Dieu*) l’a fait péché pour nous… ». C’est-à-dire qu’Il L’a fait corps pour le rendre accessible à l’homme. Cela veut dire que Jésus prit un corps qui, comme tous les corps humains, est soumis au péché. Mais n’ayant jamais commis de péché, et ayant accompli, jusqu’au supplice de la croix, la Volonté du Père, Il triompha du péché dans son corps. Paul explique ainsi sa pensée : « Dieu, en envoyant son propre Fils avec une **chair semblable à celle du péché**, a condamné (*par l’impeccabilité du Christ*) le péché dans la chair » (Romains 8,3). Aux Galates, Paul écrit encore : « Le Christ nous a rachetés de cette **malédiction** de la Loi, devenu Lui-même malédiction pour nous afin qu’aux païens passe, dans le Christ Jésus, la bénédiction d’Abraham » (Galates 3,13-14). Jésus est devenu « malédiction » pour nous en prenant un corps humain, s’exposant ainsi aux dangers corporels, dont le plus manifeste fut qu’il put être saisi, corporellement, et crucifié. Ce fait est considéré par les Juifs comme une malédiction : « Nous l’estimions châtié, frappé par Dieu (*maudit*)… » disait Isaïe (53,4). Beaucoup de Juifs contemporains croient encore que Jésus est maudit par Dieu parce qu’il a été saisi et crucifié. Le Retour du Christ ne sera pas semblable à son incarnation. Il apparaîtra hors du corps. Ce sera dans la conscience, « **hors du péché** », sans corps humain, physiquement insaisissable cette fois par ses ennemis, qu’Il se manifestera : « …le Seigneur Jésus se révèlera du **haut du Ciel** avec les anges de sa puissance (*les Apôtres des derniers temps*) », dit Paul (2 Thessaloniciens 1,7). Jésus revient sans faire de bruit, « comme un voleur ». Seuls ceux qui guettent son Retour Le verront. Il nous avait prévenus : « Je reviens comme un voleur » (Apocalypse 3,3). Les Apôtres avaient bien compris cela et nous avaient avisés (1 Thessaloniciens 5,2 / 2 Pierre 3,10 / Apocalypse 16,15). Ce Retour béni est éthéré ; il se passe dans la conscience. Ainsi donc, Jésus ne sera plus soumis aux vicissitudes et aux dangers corporels. Cette dimension spirituelle du retour du Christ est révélée déjà par Daniel qui vit le Fils de l’Homme venir « sur les **nuées du ciel** » (Daniel 7,13), puis par Jésus Lui-même (Matthieu 26,64). Les nuées évoquent bien la dimension immatérielle de ce Retour. C’est là, dans l’âme et la conscience, que le Christ « descendra du Ciel » pour se manifester à ses élus : « Lui-même, le Seigneur, au signal donné par la voix de l’Archange et la trompette (*apocalyptique*) de Dieu, **descendra du Ciel** » (1 Thessaloniciens 4,16). C’est par son Corps **spirituel** invulnérable que Dieu envoie de nouveau Jésus, son Messie, compléter, de nos jours, par le Livre de l’Apocalypse, la Restauration entamée par l’Évangile il y a 2000 ans. ### « À ceux qui l’attendent » Le Christ revient d’abord chez « ceux qui l’attendent », les « vierges sages » (Matthieu 25,5-7). Il en fait ses Apôtres des derniers temps. Qui sont-ils ? Ce sont des gens assoiffés d’amour, de vérité et de justice ; ils L’attendent… souvent à leur insu. Ce sont peut-être de pauvres pécheurs, comme l’étaient certains des premiers Apôtres (Luc 5,8), mais qui reprennent vie avec l’ouverture du Livre de l’Apocalypse, ce « Livre » qualifié de Livre de la Vie (Apocalypse 20,12). Il redonne la Vie spirituelle à ceux qui sont capables d’identifier la Bête et de lui résister. Nul n’aurait identifié cette « Bête » si Jésus n’en avait Lui-même révélé l’identité le 13 mai 1970. (Lire le texte : [« La clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). En ces temps apocalyptiques, Jésus porte « un nom nouveau » (Apocalypse 3,12). Ceux qui découvrent ce nouveau nom ainsi que le nom de la Bête (Apocalypse 13,18) et la combattent, sont ceux qui attendent Jésus. C’est à eux seuls qu’Il commence déjà à se manifester, pour les sauver de la séduction de l’Antichrist, qui n’est autre que « la Bête » de l’Apocalypse… Déjà dans le passé, le Christ ne se révélait qu’à une élite (Actes 10,40-41). À la Transfiguration, Il ne se manifesta qu’à Pierre, Jacques et Jean (Matthieu 17) et, ressuscité, Il apparut d’abord à Marie-Madeleine puis aux Apôtres. Par la suite Il apparut à Paul pour en faire son apôtre. Mais Il ne s’est jamais manifesté aux membres du Sanhédrin, par exemple, ni séparément à Caïphe pour le convaincre. N’avait-il pas dit : « Le monde ne me verra plus. Mais **vous, vous me verrez**… Celui qui M’aime sera aimé de mon Père et Je l’aimerai et Je me manifesterai **à lui** » (Jean 14,19-21). « Bienheureux les coeurs purs car ils verront Dieu. » (Matthieu 5,8). Aujourd’hui aussi, Jésus ne se remanifeste qu’à ceux qui l’aiment et « **l’attendent** ». Toutefois, l’Apocalypse dit que « tout oeil le verra, **même ceux qui L’ont transpercé** » (Apocalypse 1,7). Ses ennemis Le verront donc aussi, c’est-à-dire qu’ils comprendront enfin, confondus et honteux, que Celui qu’ils ont rejeté, combattu et crucifié n’était autre que le seul vrai Messie. Après sa Résurrection et l’expansion de son Évangile, le Sanhédrin et tous les Juifs qui lui étaient opposés virent Jésus **dans leur for intérieur** les juger par ses triomphes (Matthieu 26,64). De nos jours, l’Antichrist et ses alliés Le verront, eux aussi, après leur défaite, les condamnant dans leur conscience : alors « sur lui se lamenteront toutes les races de la terre » (Apocalypse 1,7). Cette lamentation est le lot de ceux qui, consciemment ou inconsciemment, auront combattu Jésus en s’alliant à l’Antichrist. C’est souvent à leur insu, dans le profond du subconscient, qu’amis et ennemis du Christ agissent pour ou contre Lui. Ce grand enseignement nous est donné par Jésus dans la parabole de Matthieu 25,31-46 concernant le jugement : ni les bons ni les mauvais ne savaient que leur comportement envers leur prochain était de fait envers le Christ Lui-même. Les vrais amis de Jésus sont ceux qui Lui auront prouvé leur amour durant l’épreuve apocalyptique qui s’est déjà abattue « sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre » (Luc 21,34-36 / Apocalypse 3,10). ### « Pour leur donner le salut » En quoi consiste ce salut ? Il consiste à réussir dans l’épreuve universelle sous le règne de l’Antichrist. En effet, Dieu permet à cet ennemi du Christ d’apparaître avec puissance, en cette fin des temps, pour éprouver les croyants et révéler le fond des coeurs. Paul explique cela en disant : « Sa venue à lui, l’Impie (*l’Antichrist, la ‘Bête’*), aura été marquée par l’influence de Satan… à l’adresse de ceux qui sont voués à la perdition pour n’avoir pas accueilli l’amour de la vérité… Voilà pourquoi Dieu leur envoie une influence qui les égare (*la Bête*), qui les pousse à croire le mensonge, en sorte que soient condamnés tous ceux qui auront refusé de croire la Vérité et pris parti pour le mal » (2 Thessaloniciens 2,9-12). Le salut résulte du soutien du Christ lors de cette épreuve finale : « Puisque tu as gardé ma consigne de constance, à mon tour **Je te garderai** de l’heure de l’épreuve qui va fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. Mon retour est proche ; tiens ferme ce que tu as, pour que nul ne ravisse ta couronne » (Apocalypse 3,10-11). Cette épreuve sévit actuellement dans le monde par l’apparition de l’État sioniste. Notre couronne est préservée en gardant indéfectible notre « témoignage pour Jésus » (Apocalypse 19,10). Ce témoignage est « Non, à Israël », car reconnaître cet État qui refuse Jésus et attend un autre Messie, c’est renier Jésus comme unique Messie. Un très « grand nombre » n’a tenu aucun compte des recommandations de vigilance : « Prenez garde qu’on ne vous abuse… Par suite de l’injustice croissante, l’amour se refroidira chez le **grand nombre**. Mais celui qui aura tenu bon jusqu’au bout, celui-là sera sauvé », avait prévenu Jésus (Matthieu 24,4-13). Malgré cela, la majorité des « disciples » de Jésus, chefs en tête, se sont ralliés à la cause de l’Antichrist. La signature de l’accord entre le Vatican et Israël, le 30 Décembre 1993, illustre parfaitement ce « refroidissement de l’amour chez le grand nombre », prévu par Jésus (Matthieu 24,12) et répété par Lui-même dans l’Apocalypse (Apocalypse 2,4) : « J’ai contre toi que tu as perdu ton amour d’antan ». C’est pourquoi, Jésus, non sans amertume, avait demandé : « Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18,8). Les soi-disant disciples du Christ deviennent complices de l’Antichrist ! Ils se lamenteront ensemble après le triomphe de Jésus, réalisant leur honteuse « situation finale » (Matthieu 12,43-45). C’est à ces renégats que Jésus s’adresse dans l’Apocalypse : « Tu passes pour vivant, mais tu es mort… Je n’ai pas trouvé ta vie bien pleine… Je viendrai comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai » (Apocalypse 3,1-3). ## Les motivations du Retour de Jésus Le Christ revient pour deux raisons : 1. Pour démasquer l’Antichrist, la Bête de l’Apocalypse. 2. Pour établir la Restauration Universelle annoncée par Pierre. ### Pour démasquer l’Antichrist, la Bête de l’Apocalypse Nous avons vu que Paul avait annoncé l’apparition de l’Antichrist qu’il nomma l’Homme Impie, l’Adversaire, etc. (2 Thessaloniciens 2,3-12). De son côté, Jean, lui aussi, avait mis en garde contre l’Antichrist (voir 1 Jean 2,22 / 2 Jean 1,7-11). Il en parle encore dans l’Apocalypse où il est symbolisé par la « Bête » (Apocalypse 13 et 17). Le Christ est apparu le 13 mai 1970 à un prêtre pour lui révéler l’identité de cette Bête. Cette apparition est une forme du Retour du Christ, elle inaugura ce Retour en démasquant l’Antichrist. (Se référer au texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). ### La Restauration Universelle S’adressant aux Juifs autrefois, Pierre dit : > « Repentez-vous afin que le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Messie qui vous a été destiné, Jésus, Celui que le Ciel doit garder jusqu’au temps de la **restauration universelle**… » (Actes 3,19-21) Deux points sont importants dans ce texte : Dieu « **enverra** le Messie » : le verbe est au futur. Il l’enverra donc de nouveau. Il s’agit du Retour de Jésus. Le Ciel doit garder le Messie pour un temps ; Celui-ci doit retourner dans un but bien précis : après avoir démasqué et anéanti l’Antichrist, Il opèrera une **restauration universelle** sur terre. Pour en savoir davantage, se référer au texte : [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle). ## La date du Retour de Jésus Cette date, dit Jésus, est inconnue. Elle sera, toutefois, précédée de signes annonciateurs dits « les Signes des Temps ». Jésus nous invite à reconnaître ces Signes : La date est inconnue : Jésus dit en effet : > « Quant à la date de ce jour, et à l’heure, nul ne les connaît, ni les anges des Cieux, ni le Fils, personne que le Père seul. » (Matthieu 24,36) Les Signes annonciateurs : > « **Lorsque vous verrez** tout cela (*ces événements*) rendez-vous compte qu’Il (*le Fils de l’Homme, Jésus*) est proche, aux portes. » (Matthieu 24,33) Voir le texte [« les Signes du Retour de Jésus »](/fr/les-signes-du-retour-de-jesus). Les Apôtres crurent ce Retour imminent car Jésus avait dit : > « Cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé. » (Matthieu 24,34) Mais Jésus signifiait par là la destruction du Temple de Jérusalem dont Il avait prédit la destruction : > « Ses disciples lui firent remarquer les constructions du Temple. Mais Il leur répondit : Vous voyez tout cela, n’est-ce pas ? en vérité je vous le dis, il ne restera pas ici pierre sur pierre : tout sera détruit. » (Matthieu 24,1-2) Ce Temple fut, en effet, détruit en l’an 70 par Titus, environ 35 ans après la prophétie. Saint Paul lui-même s’attendait au Retour du Christ à son époque : > « Voici en effet ce que nous avons à vous dire, sur la Parole du Seigneur. Nous, les vivants, nous qui serons encore là pour l’Avènement du Seigneur… » (1 Thessaloniciens 4,15) Cette « Parole du Seigneur » à laquelle Paul se réfère est : > « Cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé. » (Matthieu 24,34) Les croyants s’impatientaient de ne pas voir le Christ déjà de Retour en leur temps. Saint Pierre les reprend : > « Le Seigneur ne retarde pas l’accomplissement de ce qu’Il a promis, comme certains l’accusent de retard, mais Il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ; en ce Jour, les cieux se dissiperont avec fracas… » (2 Pierre 3,9-10) De son côté, Paul se reprend et nuance ses paroles en disant aux croyants, qu’avant le Retour du Christ doit apparaître son Ennemi, l’Impie que Jean appelle l’Antichrist : > « À propos de l’Avènement de notre Seigneur Jésus-Christ… ne vous laissez pas trop vite agiter l’esprit ni alarmer par des paroles prophétiques… comme venant de nous, et qui vous feraient penser que le Jour du Seigneur est déjà là… Auparavant doit venir l’Apostasie et se révéler l’Homme impie, l’Adversaire (*l’Antichrist*)… » (2 Thessaloniciens 2,1-4) Le Livre de l’Apocalypse est consacré au Retour du Christ et à l’apparition de l’Antichrist. Son mystère, comme le Jour du Seigneur, n’est connu que de Dieu seul : > « Nul n’était capable, ni dans le Ciel, ni sur la Terre » d’en découvrir le mystère. (Apocalypse 5,3) Le premier signe du Retour du Christ fut le jour, le 13 mai 1970, où Il apparut pour révéler l’identité de la Bête, l’Antichrist. (Voir le texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Le Jour du Seigneur est déjà là. Son Retour est entamé, Il est reconnaissable par l’ouverture de l’Apocalypse et par les événements prophétisés qui se déroulent actuellement dans le Monde. Heureux ceux qui veillent pour L’accueillir. *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-retour-de-jesus* --- # Versets coraniques sur le Messie Jésus > Author: Pierre2 · Published: 2011-05-12 · Updated: 2021-10-01 · Language: fr Voici des versets coraniques qui présentent Jésus comme **Messie**, le **Prophète** de Dieu, la **Parole** de Dieu et l’**Esprit** de Dieu : > « Ô Marie : Dieu t’annonce la bonne Nouvelle d’un Verbe émanant de Lui : Son nom est le **Messie** Jésus Fils de Marie… » > (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45)« …et parce qu’ils ont dit : nous avons tué le Messie, **Jésus**, fils de Marie, le Prophète de Dieu… » > (Coran 4 ; Les Femmes,157) > > « …Le **Messie, Jésus**, Fils de Marie est le Prophète de Dieu, sa **Parole** qu’Il a jetée en Marie, un **Esprit** émanant de Lui… » > (Coran 4 ; Les Femmes,171) > > « …Dis : Qui donc pourrait s’opposer à Dieu, s’Il voulait anéantir le **Messie fils de Marie**, ainsi que sa Mère… » > (Coran 5 ; La Table servie,17) > > « Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines comme seigneur, ainsi que le **Messie, le fils de Marie**… » > (Coran 9 ; Le Repentir,31) *Source: https://www.pierre2.net/fr/versets-coraniques-sur-le-messie-jesus* --- # La Clé des prophéties > Author: Pierre2 · Published: 2011-05-14 · Updated: 2021-10-01 · Language: fr > « Ainsi nous tenons plus ferme la parole prophétique : vous faites bien de la regarder, comme une lampe qui brille dans un lieu obscur… » (2 Pierre 1,19) La « Clé » qui ouvre les mystères apocalyptiques demeurés jusqu’ici fermés (scellés), ouvre aussi toutes les précédentes prophéties de la Bible, Ancien et Nouveau Testaments. Avec cette Clé sont clarifiés, comme nous le démontrons plus loin, les symboles : - « Gog et Magog » (Ézéchiel 38,2 / 38,9 et 38,15 / Apocalypse 20,7-8) - « l’Abomination de la Désolation » (Daniel 9,27 / 11,31 / 12,11 / Matthieu 24,15) - « la Fin des Temps » (Ézéchiel 38,8 / Matthieu 24,14-15) - « L’angoisse la plus grande des temps » (Daniel 12,1 / Matthieu 24,21 / Apocalypse 7,14) En outre, sont aussi clarifiés : - « la première Résurrection » (Daniel 12,2 / Jean 5,29 / Apocalypse 20,5-6) - « les deux oliviers » (Zacharie 4,3 et 4,14 / Apocalypse 11,3-13) - « la mesure du Temple » (Ézéchiel 47,3 / Apocalypse 11,1-2) De plus amples informations se trouvent dans le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse). Pour comprendre les chapitres 38 et 39 d’Ézéchiel, nous devons nous rappeler le contexte historique d’Ézéchiel. Les Hébreux étaient en exil et le temple était détruit. Ils attendaient tous, avec anxiété, le retour d’exil et la reconstruction du temple, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Se rappeler l’état d’âme de Daniel qui attendait avec angoisse la reconstruction du temple (Daniel 9). Ézéchiel voit le retour des Hébreux en Palestine sous une forme étrange : C’est « Gog et Magog » qui envahissent le pays avec l’aide de beaucoup de peuples (Ézéchiel 38 et 39 / Apocalypse 13,2-3 et 13,12 et 20,7-9). Il voit aussi la « mesure » du nouveau Temple, une mesure qui ne correspond pas cependant au deuxième Temple. Dieu clarifie cela en disant que le message est pour « **la fin des temps** », qui n’est autre que le temps apocalyptique, ce temps qui verra la fin des temps accordés à Israël comme État. À noter les limites exagérées d’Israël (Ézéchiel 47,13-23) qui, selon moi, est un ajout de la « plume mensongère des scribes »… (Jérémie 8,8). ## L’Apocalypse explique toutes les prophéties bibliques Par l’ouverture de l’Apocalypse, c’est-à-dire par son explication telle que révélée par Jésus, sont clarifiées toutes les prophéties bibliques préalables concernant l’époque de la fin des temps. La « Clé » de l’Apocalypse ouvre donc toutes les prophéties qui se trouvent dans la Bible (Ancien et Nouveau Testaments) concernant ces années de la fin des temps et les explique toutes : « On ouvrit des Livres (*ceux de la Bible*) **puis** un autre Livre (*l’Apocalypse*), celui de la Vie » (Apocalypse 20,12). Il s’agit, bien sûr, de la Vie éternelle : c’est la première Résurrection mentionnée dans Apocalypse 20,6. **La Résurrection est offerte à ceux qui croient que Jésus a déjà ouvert le Livre de l’Apocalypse**. Vu l’importance de cette Clé, l’ouverture du Livre de l’Apocalypse fut prévue par trois prophètes de l’Ancien Testament : 1. Isaïe l’a même vu venir du Liban : « N’est-il pas vrai que dans peu de temps le **Liban** redeviendra un verger… en ce jour-là les sourds entendront les paroles **du livre** et, délivrés de l’ombre et des ténèbres, les yeux des aveugles verront… » (Isaïe 29,17-20). C’est le retour à la vie spirituelle par l’ouverture de l’Apocalypse, au Liban, le 13 mai 1970. 2. Ézéchiel 2,8-3,11 « Ouvre la bouche et mange… un livre roulé… Il fut doux dans ma bouche ». Comparer avec le Livre ouvert dans Apocalypse 10,2-11. Ce livre était roulé, scellé et seul le Christ pouvait l’ouvrir (Apocalypse 5). 3. Zacharie voit un livre de jugement « qui volait » (Zacharie 5,1-4). C’est encore le Livre de l’Apocalypse ouvert qui « vole » sur Internet, pénètre partout et juge les consciences. ## Les prophéties visent la « fin des temps » Il faut comprendre l’époque de la fin des temps permis à l’État d’Israël : > Ézéchiel 38,8 : « Après bien des jours… après bien des années… »Ézéchiel 38,16 : « Ce sera à la fin des jours que Je t’amènerai contre mon pays (*Palestine*). » Comparer avec : > Apocalypse 1,1 et 1,3 : « le temps est proche… »Apocalypse 20,7-9 : « Les mille ans écoulés… Gog et Magog seront rassemblés (*de partout*) pour la guerre… (*en Palestine, jusqu’à ‘la Cité Bien-Aimée’: Jérusalem*)… » Voir aussi : > Daniel 12,4-13 : « À présent, Daniel, **scelle ces paroles** (*aujourd’hui ouvertes, expliquées par l’Apocalypse*)… jusqu’aux temps de la Fin (*temps apocalyptiques*)… tu te lèveras pour ta part à la fin des jours (*à travers l’explication de son message devenu clair*). »Matthieu 24,14-15 et Luc 21,20-36. ## Le but divin Le but de Dieu - **en permettant** le retour des Juifs du monde entier en Palestine - est de manifester au monde entier Sa Gloire et Sa Toute-Puissance ainsi que celles de son Messie, Jésus, en particulier à ceux qui L’ont renié et « transpercé » : Ézéchiel 38,23 / 39,21-29 / Zacharie 12,10-14 et comparer avec Apocalypse 1,7 et 18,9. ## Gog et Magog rassemblés des quatre coins de la Terre en Palestine pour la guerre - Ézéchiel 39,2 (des frontières extrêmes du Nord : Ukraine, Russie, etc.) - Ézéchiel 38,5 (de la Perse : Iran et de l’Éthiopie : les Falashas, les Juifs noirs d’Éthiopie établis en Israël) comparer avec Apocalypse 20,7-9 et Zacharie 2,10. - Ézéchiel 39,17-20 comparer avec Apocalypse 19,17-18. - Zacharie 12,9-11 comparer avec Apocalypse 16,16. Conclusion inattendue, vraiment bouleversante : Gog et Magog aujourd’hui ne sont personne d’autre que… Israël même. « Tu es cet homme (*criminel*) », avait dit autrefois le prophète Nathan au roi David (2 Samuel 12,7). Le prophète Nathan d’aujourd’hui est l’Ange de l’Apocalypse qui dit à Israël : « Tu es cette Bête et Gog et Magog, tu es la Babylone d’aujourd’hui et l’Abomination de la Désolation ». L’État d’Israël a trompé Juifs et Chrétiens, jusqu’à leurs chefs tout puissants, et le monde entier. Elle est proche sa fin inattendue, bouleversante, comme à Megiddo hier ! (2 Rois 23,29-30 / Apocalypse 16,16). ## Un ajout clarificateur 1. Torrents de pluie et de grêle…: Ézéchiel 38,22 / Apocalypse 16,21. Ce sont les obus et les bombes modernes. 2. Mesure du Temple : Ézéchiel 40,3 / Zacharie 2,5-9 / Apocalypse 11,1. La mesure c’est le message apocalyptique. 3. La Source d’Eau : Ézéchiel 47,1-2 / Apocalypse 22,1. Cette Eau de Vie est Jésus Lui-même : Jean 4,13-14 / Jean 7,37-39. 4. Les portes du Temple : Ézéchiel 48,30 (seulement 12 portes : les 12 tribus) / Apocalypse 21,12-14 ajoute 12 assises (12 portes, les 12 tribus + 12 assises, les apôtres de Jésus). Il manquait au Temple d’Ézéchiel les 12 assises, les 12 apôtres de « la Pierre Angulaire », le Messie, Jésus : c’est pourquoi Ézéchiel ne parvenait pas à traverser le Fleuve de Vie à son époque, le Messie n’étant pas encore venu (Ézéchiel 47,5). 5. Le nom de la Cité : « Le Seigneur est là » (Ézéchiel 48,35). L’Apocalypse s’exprime en ces termes : « Voici la Demeure de Dieu avec les hommes. Il aura Sa Demeure avec eux et Lui, ‘Dieu-avec-eux’, sera leur Dieu » (Apocalypse 21,1-3). L’Apocalypse est le Livre de la nouvelle Vie Spirituelle, une vie spirituelle régénérée (Apocalypse 20,12 / Apocalypse 22,17), de la Nouvelle Jérusalem Céleste celle de l’Emmanuel, « Dieu-avec-eux » (Matthieu 1,23 / Apocalypse 21,1-3), dans laquelle on ne trouve pas de temple matériel (ni d’église, ni de mosquée, etc.) : « De Temple, je n’en vis point en elle ; c’est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-Tout, est son Temple, ainsi que l’Agneau » (Apocalypse 21,22). Le vrai Temple voulu par Dieu n’est donc pas matériel mais c’est le coeur des vrais croyants : > « Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu **habite en vous**?… Le Temple de Dieu est sacré, et ce Temple, **c’est vous**. » (1 Corinthiens 3,16-17 et voir aussi 1 Pierre 2,4-6 / Jean 4,21-24) Consulter le texte : [« Culte et lieu du culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte). *Source: https://www.pierre2.net/fr/la-cle-des-propheties* --- # Le Jour de Yahvé > Author: Pierre2 · Published: 2011-05-16 · Updated: 2021-10-04 · Language: fr Le Jour de Yahvé est le « grand Jour de Sa Colère » où Il châtiera définitivement ses ennemis et exaltera ses élus. Ce grand jour a été prophétisé déjà dans l’Ancien Testament, l’Évangile et dans l’Apocalypse de Saint Jean. Le prophète Amos révèle : > « En vérité, le Seigneur Yahvé ne fait rien qu’il n’ait révélé son dessein à ses serviteurs les prophètes. » (Amos 3,7) Et l’Apocalypse prophétise la venue du Grand Jour : > Apocalypse 6,12-17 : « …Car il est arrivé, le grand Jour de sa Colère, et qui donc peut tenir ? » Nous rapportons ici des versets clés concernant ce Grand Jour. Lire les références en entier dans la Bible. Voir aussi le texte « L’Apocalypse selon Mohammed », paragraphe 4, « L’Heure, le jour du jugement », qui rejoint parfaitement ces prophéties bibliques. ## Ancien Testament ### Le Châtiment > Joël 2,1-12 : « Yahvé fait entendre sa voix à la tête de ses troupes ! Car ses bataillons sont sans nombre, car il est puissant, l’exécuteur de ses ordres, car il est grand, le jour de Yahvé, très redoutable - et qui peut l’affronter ? »Sophonie 1,14-18 : « Il est proche, le jour de Yahvé, formidable ! Il est proche, il vient en toute hâte ! O clameur amère du jour de Yahvé : c’est maintenant un preux qui pousse le cri de guerre !… » > > Sophonie 2,1-3 : « Amoncelez-vous, amoncelez-vous, ô nation sans honte, avant que vous ne soyez chassés comme la bale qui disparaît en un jour, avant que ne vienne sur vous l’ardente colère de Yahvé avant que ne vienne sur vous **le jour de la colère de Yahvé**. Cherchez Yahvé, vous tous les humbles de la terre, qui accomplissez ses ordonnances. Cherchez la justice, cherchez l’humilité : peut-être serez-vous à l’abri au jour de la colère de Yahvé. » > > Amos 5,18-20 : « Malheur à ceux qui soupirent après le jour de Yahvé ! Que sera-t-il pour vous, le jour de Yahvé ? Il sera ténèbres, et non lumière… » > > Amos 8,9-10 : « Il adviendra **en ce jour-là** - oracle du Seigneur Yahvé - que je ferai coucher le soleil en plein midi et que j’obscurcirai la terre en un jour de lumière. Je changerai vos fêtes en deuil et tous vos chants en lamentations ; je mettrai le sac sur tous les reins et la tonsure sur toutes les têtes (*effets de la bombe atomique*). J’en ferai comme un deuil de fils unique, sa fin sera comme un jour d’amertume » (voir Apocalypse 18,22-24). > > Jérémie 4,23-31 : « J’ai regardé la terre : un chaos ; les cieux : leur lumière a disparu. J’ai regardé les montagnes : elles tremblent, toutes les collines sont secouées. J’ai regardé : plus d’hommes ; tous les oiseaux du ciel ont fui. J’ai regardé : le verger est un désert, toutes ses villes sont détruites devant Yahvé, devant l’ardeur de sa colère… » > > Isaïe 13 (*en particulier les versets 6 à 13*) : « Hurlez car il est proche, le jour de Yahvé, il arrive comme une dévastation de Shaddaï. C’est pourquoi toutes les mains sont débiles, tous les hommes perdent cœur ; ils sont bouleversés, pris de convulsions et de douleurs ; ils se tordent comme la femme qui accouche, ils se regardent avec stupeur, le visage en feu. Voici que vient **le jour de Yahvé, implacable**, l’emportement et l’ardente colère, pour réduire le pays en ruines, et en exterminer les pécheurs. Car au ciel, les étoiles et Orion ne diffuseront plus leur lumière. Le soleil s’est obscurci dès son lever, la lune ne fait plus rayonner sa lumière. Je vais châtier l’univers de sa méchanceté et les méchants de leur faute ; mettre fin à l’arrogance des superbes, humilier l’orgueil des tyrans. Je rendrai les hommes plus rares que l’or fin, les mortels plus rares que l’or d’Ophir. C’est pourquoi je ferai frémir les cieux, et la terre tremblera sur ses bases, sous l’emportement de Yahvé Sabaot, **le jour où s’allumera sa colère**… » > > Ézéchiel 32,2-9 : « Fils d’homme, prononce une complainte sur Pharaon, roi d’Égypte (*l’Égypte païenne moderne c’est Israël ; voir Apocalypse 11,8*). Tu lui diras : Lionceau des nations, te voilà anéanti ! Tu étais comme un crocodile dans les mers, tu bondissais dans tes fleuves, tu troublais l’eau avec tes pattes, tu en agitais les flots. Ainsi parle le Seigneur Yahvé : J’étendrai sur toi mon filet au milieu d’un grand concours de peuples, et ils te tireront dans mon filet. Je t’abandonnerai sur la terre, je te jetterai à la surface des champs, je ferai reposer sur toi tous les oiseaux du ciel, je rassasierai de toi toutes les bêtes de la terre. Je placerai ta chair sur les montagnes, je remplirai les vallées de tes déchets ; j’arroserai le pays de ce qui coulera de toi, de ton sang, sur les montagnes, et tu rempliras les ravins. Quand tu t’éteindras, je couvrirai les cieux et j’obscurcirai les étoiles ; je couvrirai le soleil de nuages et la lune ne donnera plus sa clarté. J’obscurcirai tous les astres du ciel à cause de toi, je répandrai les ténèbres sur ton pays, oracle du Seigneur Yahvé. J’affligerai le cœur de beaucoup de peuples quand je provoquerai ta ruine parmi les nations, dans des pays que tu ne connais pas… » > > Habaquq 3,1-19 : « Yahvé, j’ai appris ton renom, Yahvé, j’ai redouté ton œuvre ! En notre temps, fais-la revivre ! En notre temps, fais-la connaître ! Dans la colère, souviens-toi d’avoir pitié ! Éloah vient de Témân et le Saint du mont Parân. Sa majesté voile les cieux, la terre est pleine de sa gloire. Son éclat est pareil au jour, des rayons jaillissent de ses mains (*les grâces qui proviennent des Plaies de Jésus*), c’est là que se cache sa force (*de Rédemption*). Devant lui s’avance la peste, la fièvre marche sur ses pas. Il se dresse et fait trembler la terre, il regarde et fait frémir les nations. Alors les monts éternels se disloquent, les collines antiques s’effondrent, ses routes de toujours… Avec rage tu arpentes la terre, avec colère tu écrases les nations. Tu t’es mis en campagne pour sauver ton peuple, pour sauver ton oint (*Jésus et les siens*), tu as abattu la maison de l’impie, mis à nu le fondement jusqu’au rocher… » > > Joël 4,9-15 : « Publiez ceci parmi les nations : Préparez la guerre ! Appelez les braves ! Qu’ils s’avancent, qu’ils montent, tous les hommes de guerre ! De vos socs, forgez des épées, de vos serpes, des lances, que l’infirme dise : ‘Je suis un brave !’ Hâtez-vous et venez, toutes les nations d’alentour, et rassemblez-vous là ! Yahvé, fais descendre tes braves. ‘Que les nations s’ébranlent et qu’elles montent à la Vallée de Josaphat ! Car là je siégerai pour juger toutes les nations à la ronde. Lancez la faucille (*la faucille c’est le livre de l’Apocalypse ouvert, Apocalypse 14,14-20*) : la moisson est mûre ; venez, foulez : le pressoir est comble ; les cuves débordent, tant leur méchanceté est grande !’ Foules sur foules dans la Vallée de la Décision ! Car **il est proche le jour de Yahvé dans la Vallée de la Décision**! Le soleil et la lune s’assombrissent, les étoiles perdent leur éclat. » > > Isaïe 24,1-23 : « Voici que Yahvé dévaste la terre et la ravage, il en bouleverse la face et en disperse les habitants. Il en sera du prêtre comme du peuple, du maître comme de l’esclave, de la maîtresse comme de la servante, du vendeur comme de l’acheteur, du prêteur comme de l’emprunteur, du débiteur comme du créancier. Dévastée, dévastée sera la terre, elle sera pillée, pillée, car Yahvé a prononcé cette parole. La terre est en deuil, elle dépérit, le monde s’étiole, il dépérit, l’élite du peuple de la terre s’étiole. La terre est profanée sous les pieds de ses habitants, car ils ont transgressé les lois, violé le décret, rompu l’alliance éternelle (*de Jésus*). C’est pourquoi la malédiction a dévoré la terre, et ses habitants en subissent la peine ; c’est pourquoi les habitants de la terre ont été consumés, il ne reste que peu d’hommes… Eux (*les élus*) élèvent la voix, criant de joie ; la majesté de Yahvé ils l’acclament du côté de la mer. Aussi dans les îles on glorifie Yahvé, dans les îles de la mer, le nom de Yahvé, Dieu d’Israël. De l’extrémité de la terre nous entendons des cantiques : ‘Honneur au Juste (*Jésus*) !’… » > > Isaïe 34,1-16 (*C’est une prophétie contre Edom. Edom ancien se trouve au Sud de la mer Morte et couvre une partie du Néguev et de la Jordanie ; cela s’applique donc à Israël qui a conquis le Néguev et à toutes les nations qui le soutient*) : « Approchez, nations, pour écouter, peuples, soyez attentifs, que la terre écoute, et ce qui l’emplit, le monde et tout son peuplement. Car **c’est une colère de Yahvé contre toutes les nations**, une fureur contre toute leur armée. Il les a vouées à l’anathème, livrées au carnage. Leurs victimes sont jetées dehors, la puanteur de leurs cadavres se répand, les montagnes ruissellent de sang, toute l’armée des cieux se disloque. Les cieux s’enroulent comme un livre, toute leur armée se flétrit, comme se flétrissent les feuilles qui tombent de la vigne, comme se flétrissent celles qui tombent du figuier. Car mon épée s’est abreuvée dans les cieux : Voici qu’elle s’abat sur Édom, sur le peuple voué à l’anathème, pour le punir… Car **c’est un jour de vengeance pour Yahvé**, l’année de la rétribution, dans le procès de Sion (*c’est donc bien Sion qui est jugé*). Ses torrents se changent en poix, **sa poussière en soufre**, son pays devient de la poix brûlante. Nuit et jour il ne s’éteint pas, éternellement s’élève sa fumée, d’âge en âge il sera desséché, toujours et à jamais, personne n’y passera. Ce sera le domaine du pélican et du hérisson, la chouette et le corbeau l’habiteront ; Yahvé y tendra le cordeau du chaos et le niveau du vide. De nobles, il n’y en a plus pour proclamer la royauté (*du messie sioniste*), c’en est fini de tous ses princes… Là nichera le serpent, il pondra, fera éclore ses œufs, groupera ses petits à l’ombre. Là encore se rassembleront les vautours, les uns vers les autres. **Cherchez dans le livre de Yahvé** (*l’Apocalypse*) et lisez : il n’en manque pas un, pas un n’est privé de son compagnon. C’est ainsi que sa bouche l’a ordonné, son esprit, lui, les rassemble (*c’est son Esprit qui nous a rassemblé par l’Ange de l’Apocalypse*). » *Le verset 17 n’est pas clair et semble être un ajout.* > Jérémie 25,12-38 : « Mais quand seront accomplis les 70 ans (*ces 70 ans s’étendent de l’Édit de Cyrus en 538 av. J.-C., permettant le retour des Juifs de Babylone en Palestine, jusqu’à la fin des Temps d’Israël prophétisée par Daniel ; voir Cours Biblique, le Prophète Daniel*) je visiterai le roi de Babylone (*c’est ‘Babylone la grande’ de l’Apocalypse, Apocalypse 17,5 et Apocalypse 17,18, donc Jérusalem*) et cette nation oracle de Yahvé à cause de leur crime, ainsi que le pays des Chaldéens (symboliquement Israël), pour en faire une désolation éternelle. Je ferai s’accomplir contre ce pays toutes les paroles que j’ai prononcées contre lui, tout ce qui est écrit dans ce livre (*Il faut donc lire la prophétie contre Babylone chapitres 50 et 51 de Jérémie à cette lumière ; voir plus loin*). Ce qu’a prophétisé Jérémie contre toutes les nations. Car elles aussi seront asservies à des nations puissantes et à de grands rois, et je leur rendrai selon leurs actes et selon l’œuvre de leurs mains. Car Yahvé, Dieu d’Israël, me parla ainsi : Prends de ma main cette coupe de vin de colère et fais-la boire à toutes les nations vers lesquelles je vais t’envoyer ; elles boiront, chancelleront et deviendront folles, à cause de l’épée que je vais envoyer au milieu d’elles. Je pris la coupe de la main de Yahvé et la fis boire à toutes les nations vers lesquelles Yahvé m’avait envoyé Jérusalem et les villes de Juda, ses rois et ses princes, pour en faire une ruine, un objet de stupeur, une risée et une malédiction, comme aujourd’hui même. Pharaon, roi d’Égypte, avec ses serviteurs, ses princes et tout son peuple… tous les rois du Nord, proches ou lointains, l’un après l’autre, et tous les royaumes qui sont sur la terre (*ce sont aujourd’hui tous les rois du monde qui soutiennent Israël*). > …Tu leur diras : Ainsi parle Yahvé Sabaot, le Dieu d’Israël Buvez ! Enivrez-vous ! Vomissez ! Tombez sans pouvoir vous relever, devant l’épée que je vais envoyer au milieu de vous. Si jamais ils refusent d’accepter de ta main la coupe à boire, tu leur diras : Ainsi parle Yahvé Sabaot. Vous boirez ! Car voici : c’est par la ville qui porte mon nom (*Jérusalem*) que j’inaugure le malheur, et vous seriez épargnés ? Non ! vous ne serez pas épargnés, car j’appelle moi-même l’épée contre tous les habitants de la terre, oracle de Yahvé Sabaot. Et toi, tu leur annonceras toutes ces paroles, tu leur diras Yahvé rugit d’en haut (*la Clameur de l’Ange, Apocalypse 10,3*), de sa demeure sainte il élève la voix, il rugit avec vigueur contre son pacage, il pousse le cri des fouleurs à la cuve contre tous les habitants de la terre (*Apocalypse 14*). Le tumulte en parvient jusqu’au bout de la terre. Car Yahvé ouvre le procès des nations, il institue le jugement de toute chair ; les impies, il les livre à l’épée, oracle de Yahvé. Ainsi parle Yahvé Sabaot. Voici : le malheur s’étend de nation en nation, un grand ouragan s’élève des extrémités de la terre. Il y aura des victimes de Yahvé en ce jour-là, d’un bout de la terre à l’autre ; on ne les pleurera pas, on ne les ramassera pas, on ne les enterrera pas. Ils resteront sur le sol en guise de fumier. Hurlez, pasteurs, criez, roulez-vous à terre, chefs du troupeau, car vos jours sont à point pour le massacre et pour votre dispersion, vous tomberez comme un vase de choix. Plus de refuge pour les pasteurs, ni d’évasion pour les chefs du troupeau. Clameur des pasteurs, hurlement des chefs du troupeau ! Car Yahvé a dévasté leur pacage, les paisibles pâturages sont réduits au silence à cause de l’ardente colère de Yahvé ! Le lion a quitté son repaire et leur pays est devenu un objet de stupeur, à cause de l’ardeur dévastatrice, à cause de l’ardeur de sa colère. »Isaïe 63,1-6 : « Quel est-il donc celui qui arrive d’Édom, de Boçra (*pour comprendre pourquoi de Boçra : Isaïe 34,6*), en habits tachés de pourpre ? Celui qui est si magnifiquement drapé et qui marche tout plein de force ? – C’est moi, qui professe la Justice et qui me montre grand pour sauver ! – Pourquoi te drapes-tu de rouge et te vêts-tu comme un fouleur au pressoir ? – À la cuve, j’ai foulé solitaire. Des gens de mon peuple, nul n’était avec moi. Alors, dans ma colère, je les ai foulés, je les ai piétinés dans ma fureur. Leur jus a giclé sur mes habits et j’ai taché tous mes vêtements. Car j’avais au cœur un jour de vengeance, l’année de ma Rédemption était échue (*le jour de la vengeance sera une Grande Rédemption pour beaucoup*). Je regardai : point d’aide ! Je m’étonnai : point de soutien ! Alors mon bras me secourut et ma fureur me soutint. J’écrasai les peuples dans ma colère, je les piétinai dans ma fureur, et je fis ruisseler à terre leur jus ! » Celui qui « vient d’Edom » c’est Jésus. Son manteau est taché de pourpre par le Sang de Sa Passion et à la fin des Temps par le sang des martyrs (Apocalypse 19,13). Grâce à ce Sang rédempteur mêlé ensemble par nos prières, c’est finalement le sang de ses ennemis qui gicle sur son Manteau au jour de Sa Vengeance (Apocalypse 19,15 / Apocalypse 14,19-20). « Des gens de mon peuple nul n’était avec moi », car tous l’ont abandonné, que ce soit les juifs sensés croire en lui comme Messie annoncé ou les gens des églises qui l’ont tous trahi en soutenant l’Antichrist. « Alors mon bras me secourut ». Son bras aura été l’Ange de l’Apocalypse qui a assumé sa mission, seul contre tous, et les « fils de Fatima » qui se sont lancés dans cette sainte Bataille (voir aussi Isaïe 59,15-20). > Jérémie 50,29-32 : (*Les prophéties contre Babylone s’appliquent à Israël aujourd’hui. Voir Apocalypse 18*). « …Convoquez les archers contre Babylone, tous ceux qui bandent l’arc ! Campez contre elle tout autour, qu’on ne lui laisse pas d’issue. Payez-la selon ses œuvres, tout ce qu’elle a fait, faites-le lui. Car elle fut insolente contre Yahvé, contre le Saint d’Israël. Aussi ses jeunes gens tomberont sur ses places et tous ses hommes de guerre périront, **en ce jour-là**, oracle de Yahvé ! C’est contre toi que j’en ai, ‘Insolence’ oracle du Seigneur Yahvé Sabaot **ton Jour est arrivé**, le temps où je te châtie. ‘Insolence’ va être culbutée, elle tombera, nul ne la relèvera ; je mettrai le feu à ses villes, il dévorera tous ses alentours… »Jérémie 51,2-57 : (*comparer avec Apocalypse 18*) Prophéties contre Babylone : « …J’enverrai à Babylone des vanneurs pour vanner et nettoyer son territoire : car on va l’assiéger de tous côtés au Jour du Malheur… Fuyez du milieu de Babylone et sauvez chacun votre vie ; ne périssez pas pour son crime car c’est le temps de la vengeance pour Yahvé il va lui payer son dû ! Babylone était une coupe d’or aux mains de Yahvé, elle enivrait la terre entière, les nations s’abreuvaient de son vin c’est pourquoi elles devenaient folles. Soudain Babylone est tombée, s’est brisée hululez sur elle ! Prenez du baume pour son mal peut-être va-t-elle guérir ! ‘Nous voulions guérir Babylone, elle n’a pas guéri ; Laissez-la ! Allons-nous en, chacun dans son pays’ Oui, le jugement qui la frappe atteint jusqu’au ciel, il s’élève jusqu’aux nues. Yahvé a fait éclater notre justice. Venez ! Racontons dans Sion l’œuvre de Yahvé notre Dieu… Toi qui sièges au bord des grandes eaux, toi riche en trésors, ta fin est arrivée, le terme de tes rapines… Tu fus un marteau à mon usage, une arme de guerre. Avec toi j’ai martelé des nations, avec toi j’ai détruit des royaumes, avec toi j’ai martelé cheval et cavalier, avec toi j’ai martelé char et charrier, avec toi j’ai martelé homme et femme, avec toi j’ai martelé vieillard et enfant, avec toi j’ai martelé adolescent et vierge, avec toi j’ai martelé berger et troupeau, avec toi j’ai martelé laboureur et attelage, avec toi j’ai martelé gouverneurs et magistrats, mais je ferai payer à Babylone et à tous les habitants de la Chaldée tout le mal qu’ils ont fait à Sion, sous vos yeux, oracle de Yahvé. C’est à toi que j’en ai, **montagne de la destruction** oracle de Yahvé **la destructrice de l’univers**! Je vais étendre contre toi ma main, te faire rouler du haut des rochers, te changer en montagne embrasée (*Apocalypse 8,8*). On ne tirera plus de toi ni pierre d’angle ni pierre de fondation (*Jésus est le seul et unique Messie, il n’y en aura pas d’autre…*), car tu deviendras une désolation pour toujours, oracle de Yahvé… Alors jubileront sur Babylone le ciel et la terre et tout ce qu’ils renferment, car du Nord arrivent contre elle les dévastateurs, oracle de Yahvé !… Je ferai boire ses princes et ses sages, ses gouverneurs, ses magistrats et ses héros ; ils s’endormiront d’un sommeil éternel et ne s’éveilleront plus, oracle du Roi dont le nom est Yahvé Sabaot…! » > > Isaïe 47,7-11 : (*Ce texte s’adresse à Babylone*) « Tu as dit : ‘À jamais je serai souveraine éternelle’, tu n’as pas réfléchi à cela dans ton cœur, tu n’as pas songé à l’avenir. Maintenant écoute ceci, voluptueuse ! toi qui es assise en sécurité et qui dis dans ton cœur : ‘Moi, sans égale, je ne resterai pas veuve, je ne connaîtrai pas la privation d’enfants !’ Eh bien, ces deux malheurs fondront sur toi, **soudainement**, en un jour, privation d’enfants et veuvage, tout à coup ils fondront sur toi, en dépit de tous tes sortilèges, de la puissance de tes incantations. Tu as eu confiance dans ta méchanceté, tu as dit : ‘Personne ne me voit’. C’est ta sagesse et ta science qui t’ont pervertie, et tu as dit dans ton cœur : ‘Moi, sans égale’. Un malheur fondra sur toi, tu ne sauras comment le conjurer ; un désastre fondra sur toi, tu ne pourras t’en préserver ; soudain fondra sur toi une calamité que tu ne connaîtras pas. » > > Ézéchiel 38,18-23 : « … En ce jour-là, au jour où Gog (*Israël actuel, voir Apocalypse 20,7*) s’avancera contre le territoire d’Israël (*La Palestine*) - oracle du Seigneur Yahvé - mon courroux montera. Dans ma colère, dans ma jalousie, dans l’ardeur de ma fureur, je le dis : ce jour-là, je le jure, il y aura un grand tumulte sur le territoire d’Israël. Alors trembleront devant moi les poissons de la mer et les oiseaux du ciel, les bêtes sauvages, tous les reptiles qui rampent sur le sol et tous les hommes qui sont sur la surface du sol. Les montagnes s’écrouleront, les parois des rochers trembleront, toutes les murailles tomberont par terre. J’appellerai contre lui toute sorte d’épée, oracle du Seigneur Yahvé, et ils tourneront l’épée l’un contre l’autre. Je le châtierai par la peste et le sang, je ferai tomber la pluie torrentielle, des grêlons, du feu et du soufre, sur lui, sur ses troupes et sur les peuples nombreux qui sont avec lui. Je manifesterai ma grandeur et ma sainteté, je me ferai connaître aux yeux des nations nombreuses, et ils sauront que je suis Yahvé. » > > Ézéchiel 39,1-20 : « … Et toi, fils d’homme, ainsi parle le Seigneur Yahvé. Dis aux oiseaux de toute espèce et à toutes les bêtes sauvages : Rassemblez-vous, venez, réunissez-vous de partout alentour pour le sacrifice que je vous offre, un grand sacrifice sur les montagnes d’Israël, et vous mangerez de la chair et vous boirez du sang. Vous mangerez la chair des héros, vous boirez le sang des princes de la terre. Ce sont tous des béliers, des agneaux, des boucs, des taureaux gras du Bashân. Vous mangerez de la graisse jusqu’à satiété et vous boirez du sang jusqu’à l’ivresse, en ce sacrifice que je vous offre. Vous vous rassasierez à ma table, de chevaux et de coursiers, de héros et de tout homme de guerre, oracle du Seigneur Yahvé. » (*comparer avec Apocalypse 19,17-18*) Lire aussi Isaïe 14,3-24 (*s’applique à Babylone. Donc Israël d’aujourd’hui ; le verset 2 est un ajout sioniste*). **Conclusion** Toutes ces prophéties excessivement fortes concernant le Jour de Yahvé, le Jour de la Vengeance de Dieu, nous font découvrir toute la Splendeur du Plan divin révélé dans les moindres détails dans l’Ancien Testament avec les mêmes paroles révélées des siècles plus tard dans l’Apocalypse. Il n’y a que le Génie de notre Père pour faire cela avec autant de finesse à travers les âges. À cette lumière, nous comprenons mieux cette parole de l’Apocalypse : > « Mais aux jours où l’on entendra le septième Ange, quand il sonnera de la trompette, alors sera consommé le mystère de Dieu, selon la bonne nouvelle qu’il en a donnée à ses serviteurs les prophètes. » (Apocalypse 10,7) La bonne nouvelle est celle de la chute de la Bête. Avec elle, le « mystère de Dieu » sera consommé, à savoir toutes ces prophéties de l’Ancien Testament s’accompliront et deviendront claires. Ce sera le moment où « vision et prophétie » seront scellés, selon la parole révélée au prophète Daniel qui va dans le même sens : > « Sont assignées septante semaines (*symboliques ; toute l’histoire du salut jusqu’à la fin des temps*) pour ton peuple et ta ville sainte pour mettre un terme à la transgression (*sioniste*)… pour sceller vision et prophétie, pour oindre le saint des Saints… » (Daniel 9,24) « Oindre le saint des Saints », c’est proclamer la parole de triomphe : > « La Royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ ; il règnera dans les siècles des siècles… » (Apocalypse 11,15) Toutes les prophéties citées ci-dessus seront « scellées » avec la chute prochaine de la Bête et le Triomphe de notre Père et de son Christ, Jésus, reconnu comme seul Roi. > « Amen, oui viens Seigneur Jésus… » (Apocalypse 22,21) ### La Consolation Après tous ces versets bibliques sur le châtiment de Dieu au Jour de Yahvé, il est bon de se concentrer un peu sur la Consolation promise aux élus après ces jours sombres. Le Jour de Yahvé sera le Jour de la Consolation de tous ceux qui seront restés fidèles au Plan de Dieu révélé dans l’Apocalypse de Jean. En ce Jour-là, notre Père répandra l’Esprit Saint à profusion sur ses fidèles : > Joël 3,1-5 : « Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens, des visions. Même sur les esclaves, hommes et femmes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit. Je produirai des signes dans le ciel et sur la terre, sang, feu, colonnes de fumée ! Le soleil se changera en ténèbres, la lune en sang, avant que ne vienne **le jour de Yahvé, grand et redoutable**! Tous ceux qui invoqueront le nom de Yahvé seront sauvés, car sur le mont Sion il y aura des rescapés, comme l’a dit Yahvé, et à Jérusalem des survivants que Yahvé appelle. » (*c’est le « petit reste »*) « La lune en sang » représente les guerres actuelles dans le monde musulman. Dans Apocalypse 12,1 Marie a la lune sous ses pieds. Les fils de Fatima portent notre Mère. Leur témoignage contre l’Antichrist jusqu’au martyre équivaut à un baptême de sang. « Tous ceux qui invoqueront le nom de Yahvé seront sauvés… ». Invoquer le nom de Yahvé équivaut aujourd’hui à ce que Jésus a dit aux Juifs : « Je vous le dis, en effet, désormais vous ne me verrez plus, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Matthieu 23,39). Invoquer le nom de Yahvé, c’est donc reconnaître que Jésus est le Messie qui « vient au nom du Seigneur ». De nos jours, il faut aussi reconnaître le Retour de Jésus à travers son Ange par le « livre ouvert » de l’Apocalypse (Apocalypse 10,3 ; voir [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Cet Ange dénonce l’Antichrist et inaugure les temps nouveaux. Jésus retourne par son Esprit. Et cet Esprit nous a été communiqué par cet Ange à travers tous ses enseignements biblico-coraniques. > Joël 4,16-18 : « Yahvé rugit de Sion (*la Clameur de l’Ange de l’Apocalypse, Apocalypse 10,3*), de Jérusalem (*Céleste*) il fait entendre sa voix ; les cieux et la terre tremblent ! Mais Yahvé sera pour son peuple un refuge, une forteresse pour les enfants d’Israël ! (*le vrai ‘Israël’*) ‘Vous saurez alors que je suis Yahvé, votre Dieu, qui habite à Sion, ma montagne sainte ! Jérusalem (*Céleste*) sera un lieu saint, les étrangers n’y passeront plus !’ Ce jour-là, les montagnes dégoutteront de vin nouveau (*Symbole de la Restauration*), les collines ruisselleront de lait (*pureté*), et dans tous les torrents de Juda les eaux ruisselleront (*abondance de l’Esprit*). Une source jaillira de la maison de Yahvé et arrosera le ravin des Acacias. » En ces temps-là, Dieu sera une forteresse pour son peuple, les « montagnes dégouteront de vin nouveau ». C’est la Consolation du Pain de Vie en famille. Pour y accéder, il faut monter très haut en esprit et accepter la parole prophétique du Livre Ouvert de l’Apocalypse pour être sur la « montagne » de la Restauration universelle. Isaïe 29,17-18 : « N’est-il pas vrai que dans peu de temps le Liban redeviendra un verger, et le verger fera penser à une forêt ? En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre et, délivrés de l’ombre et des ténèbres, les yeux des aveugles verront ». En ce Jour, un livre nous apportera la lumière. C’est le livre de l’Apocalypse ouvert par Jésus au Liban. Louange éternelle à notre Père pour tous ses Bienfaits. > Isaïe 25,1-9 : « Yahvé, tu es mon Dieu, je t’exalterai, je louerai ton nom, car tu as accompli des merveilles, les desseins de jadis, **fidèlement, fermement**. Car tu as fait de la ville (*Jérusalem*) un tas de pierres, la cité fortifiée est une ruine, la citadelle des étrangers n’est plus une ville, jamais elle ne sera reconstruite. C’est pourquoi un peuple fort te glorifie, la cité des nations redoutables te craint. Car tu as été un refuge pour le faible, un refuge pour le malheureux plongé dans la détresse, un abri contre la pluie, un ombrage contre la chaleur, car le souffle des violents est comme la pluie d’hiver. Comme la chaleur sur une terre aride, tu apaises le tumulte des étrangers : la chaleur tiédit à l’ombre d’un nuage, le chant des violents se tait. Yahvé Sabaot prépare pour tous les peuples, sur cette montagne, **un festin** de viandes grasses, un festin de bons vins, de viandes moelleuses, de vins dépouillés. Il a détruit sur cette montagne le voile qui voilait tous les peuples (*c’est le voile du mensonge sioniste*) et le tissu tendu sur toutes les nations ; il a fait disparaître la mort à jamais (*Apocalypse 21,4 / 20,13*). Le Seigneur Yahvé a essuyé les pleurs sur tous les visages, il ôtera l’opprobre de son peuple sur toute la terre, car Yahvé a parlé. Et on dira, en ce jour-là : Voyez, c’est notre Dieu, en lui nous espérions pour qu’il nous sauve ; c’est Yahvé, nous espérions en lui. Exultons, réjouissons-nous du salut qu’il nous a donné… » Notre Père préparera pour nous un Festin sur « cette montagne ». Ce Festin est le Festin de la Connaissance par les livres ouverts (Apocalypse 20,12), le Festin du Pain de Vie (Apocalypse 3,20 / 19,9) et enfin le Festin « d’avaler la chair » des ennemis de Dieu (Apocalypse 19,17-18), c’est-à-dire de prier pour leurs défaites et de se réjouir du Triomphe de Dieu (comparer avec Matthieu 22). Toute cette connaissance et cette participation active au Plan de Dieu est pour nous une Résurrection qui sera généralisée après la chute de la Bête. > Isaïe 60,1-22 : « Debout ! Resplendis ! car voici ta lumière, et sur toi se lève la gloire de Yahvé. Tandis que les ténèbres s’étendent sur la terre et l’obscurité sur les peuples, sur toi se lève Yahvé, et sa gloire sur toi paraît. Les nations marcheront à ta lumière et les rois à ta clarté naissante. Lève les yeux aux alentours et regarde : tous sont rassemblés, ils viennent à toi. Tes fils viennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors, tu verras et seras radieuse, ton cœur tressaillira et se dilatera, car les richesses (*spirituelles*) de la mer afflueront vers toi, et les trésors des nations viendront chez toi… La gloire du Liban (*la gloire de l’Ange de l’Apocalypse et des ‘fils de Fatima’*) viendra chez toi, le cyprès, le platane et le buis tous ensemble, pour glorifier le lieu de mon sanctuaire, pour que j’honore le lieu où je me tiens. Ils s’approcheront de toi, humblement, les fils de tes oppresseurs, ils se prosterneront à tes pieds, tous ceux qui te méprisaient, et ils t’appelleront : ‘Ville de Yahvé’ (*la Jérusalem Céleste*), ‘Sion du Saint d’Israël’ (*Sion est une des collines de Jérusalem, Sion spirituel c’est la Jérusalem spirituelle, voir Apocalypse 14,1*). Au lieu que tu sois délaissée et haïe, sans personne qui passe, je ferai de toi un objet d’éternelle fierté, une source de joie, d’âge en âge… Tu n’auras plus le soleil comme lumière, le jour, la clarté de la lune ne t’illuminera plus : Yahvé sera pour toi une lumière éternelle, **et ton Dieu sera ta splendeur**. Ton soleil ne se couchera plus, et ta lune ne disparaîtra plus, car Yahvé sera pour toi une lumière éternelle, et les jours de ton deuil seront accomplis. Ton peuple, rien que des justes, possédera le pays (*le royaume spirituel intérieur*) à jamais, rejeton de mes plantations, œuvre de mes mains, pour me glorifier. Le plus petit deviendra un millier (*travail spirituel fructueux, beaucoup d’âmes éclairées*), le plus chétif une nation puissante (*plutôt une communauté puissante ; le terme ‘nation’ est trop sioniste*). Moi, Yahvé, en temps voulu j’agirai vite. » (*comparer avec Apocalypse 21 et 22*). Certaines phrases d’Isaïe 60 qui ont une intonation sioniste n’ont pas été mentionnées ci-dessus. Par exemple : « Tu suceras le lait des nations, tu suceras les richesses des rois » (Isaïe 60,16). Le prophète écrit à travers le prisme de sa mentalité sioniste. Il faut le reconnaître. Enfin le Messie lui-même s’exprime par la bouche du prophète Isaïe sur cette grande délivrance qui sera suivie d’une Restauration universelle avec les nouveaux « prêtres de Yahvé ». > Isaïe 61,1-11 : « L’esprit du Seigneur Yahvé est sur moi, car Yahvé m’a donné l’onction (*c’est donc une prophétie sur le Messie qui parle*) ; il m’a envoyé porter la nouvelle aux pauvres, panser les cœurs meurtris, annoncer aux captifs la libération et aux prisonniers la délivrance, proclamer une année de grâce de la part de Yahvé et **un jour de vengeance pour notre Dieu**, pour consoler tous les affligés, (pour mettre aux affligés de Sion ; (*ajout*)) pour leur donner un diadème au lieu de cendre, de l’huile de joie au lieu d’un vêtement de deuil, un manteau de fête au lieu d’un esprit abattu ; et on les appellera térébinthes de justice, plantation de Yahvé pour se glorifier. **Ils rebâtiront les ruines antiques** (*la Restauration*), ils relèveront les restes désolés d’autrefois ; ils restaureront les villes en ruines, les restes désolés des générations passées. Des étrangers se présenteront pour paître vos troupeaux (*ouverture à tous les peuples*), des immigrants seront vos laboureurs et vos vignerons. Mais vous, vous serez appelés **prêtres de Yahvé**, on vous nommera ministres de notre Dieu. Vous vous nourrirez des richesses (*spirituelles*) des nations, vous leur succéderez dans leur gloire. Au lieu de votre honte, vous aurez double part ; au lieu de l’humiliation, les cris de joie seront leur part ; aussi recevront-ils double héritage dans leur pays et auront-ils une joie éternelle. Car moi, Yahvé, qui aime le droit, qui hais le vol et l’injustice, **je leur donnerai fidèlement leur récompense** et je conclurai avec eux une alliance éternelle. Leur race sera célèbre parmi les nations, et leur descendance au milieu des peuples ; tous ceux qui les verront les reconnaîtront comme une race que Yahvé a bénie. Je suis plein d’allégresse en Yahvé, mon âme exulte en mon Dieu, car il m’a revêtu de vêtements de salut, il m’a drapé dans un manteau de justice, comme l’époux qui se coiffe d’un diadème, comme la fiancée qui se pare de ses bijoux. Car de même que la terre fait éclore ses germes et qu’un jardin fait germer sa semence, ainsi le Seigneur Yahvé fait germer la justice et la louange devant toutes les nations. »Isaïe 66,10-16 : « Réjouissez-vous avec Jérusalem (*Céleste*), exultez en elle, vous tous qui l’aimez, soyez avec elle dans l’allégresse, vous tous qui avez pris le deuil sur elle, afin que vous soyez allaités et rassasiés par son sein consolateur, afin que vous suciez avec délices sa mamelle plantureuse. Car ainsi parle Yahvé : Voici que je fais couler vers elle la paix comme un fleuve, et comme un torrent débordant, la gloire des nations. Vous serez allaités, on vous portera sur la hanche, on vous caressera en vous tenant sur les genoux. Comme celui que sa mère console, moi aussi, je vous consolerai, à Jérusalem vous serez consolés. À cette vue votre cœur sera dans la joie, et vos membres reprendront vigueur comme l’herbe ; la main de Yahvé se fera connaître à ses serviteurs et sa colère à ses ennemis. Car voici que Yahvé arrive dans le feu, et ses chars sont comme l’ouragan, pour assouvir avec ardeur sa colère et sa menace par des flammes de feu. Car par le feu, Yahvé se fait juge, par son épée, sur toute chair ; nombreuses seront les victimes de Yahvé. » Et enfin notre Père encourage tous ceux qui ploient sous le fardeau de la Bataille finale, dans laquelle nous nous trouvons actuellement par ces paroles qui nous sont adressées : > Isaïe 35,3-10 : « Rendez fortes les mains fatiguées et fermes les genoux chancelants, dites aux cœurs bouleversés : Courage, ne craignez pas. Voyez ! C’est votre Dieu, c’est la vengeance qui vient, c’est la rétribution de Dieu, c’est lui qui vient vous sauver… Il y aura là une route pure qu’on appellera la voie sacrée : aucun impur n’y passera les insensés n’y erreront pas. Il n’y aura plus de lion, aucune bête féroce (*les deux Bêtes ne seront plus…*) pour la parcourir, mais les rachetés y marcheront, les libérés de Yahvé reviendront. Ils arriveront à Sion (*Jérusalem Céleste*), hurlant de joie, un bonheur éternel transfigurera leur visage ; allégresse et joie les accompagneront, douleur et plainte auront pris fin. » ### Dieu sera exalté Le Jour de Yahvé révèlera devant tous les peuples la Grandeur de Dieu. En ce Jour-là, Dieu seul sera exalté : > Isaïe 2,10-21 : « Va dans le rocher, terre-toi dans la poussière devant la Terreur de Yahvé, devant l’éclat de sa majesté, quand il se lèvera pour faire trembler la terre. L’orgueil humain baissera les yeux, l’arrogance des hommes sera humiliée, **Yahvé sera exalté, lui seul, en ce jour-là**. Oui, ce sera un jour de Yahvé Sabaot sur tout ce qui est orgueilleux et hautain, sur tout ce qui est élevé, pour qu’il soit abaissé… »Isaïe 28,5-6 : « **Ce jour-là**, c’est Yahvé Sabaot qui deviendra une couronne de splendeur et un superbe diadème pour le reste de son peuple, un esprit de justice pour qui doit rendre la justice, et **la force de ceux qui repoussent l’assaut aux portes**. » L’assaut aux portes est actuellement intense et multiple tant sur un plan physique (toutes les guerres injustes au Proche-Orient) que spirituel. Nous vaincrons car notre Père est notre « force ». > Isaïe 40,1-5 et 9-11 : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu, parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui que son service est accompli, que sa faute est expiée, qu’elle a reçu de la main de Yahvé double punition pour tous ses péchés. Une voix crie : ‘Dans le désert, frayez le chemin de Yahvé ; dans la steppe, aplanissez une route pour notre Dieu. Que toute vallée soit comblée, toute montagne et toute colline abaissées, que les lieux accidentés se changent en plaine et les escarpements en large vallée ; **alors la gloire de Yahvé se révélera** et toute chair, d’un coup, la verra, car la bouche de Yahvé a parlé…’. > Monte sur une haute montagne, messagère de Sion (*c’est l’Ange de l’Apocalypse qui monte au Zénith : Apocalypse 8,13 / 14,6*) : élève et force la voix (*une voix puissante Apocalypse 14,7*), messagère de Jérusalem ; élève la voix, ne crains pas, dis aux villes de Juda : ‘Voici votre Dieu !’ Voici le Seigneur Yahvé qui vient avec puissance (*le Retour de Jésus*), son bras assure son autorité ; voici qu’il porte avec lui sa récompense, et son salaire devant lui. Tel un berger il fait paître son troupeau, de son bras il rassemble les agneaux, il les porte sur son sein, il conduit doucement les brebis mères. » Il nous conduit doucement aux Sources des eaux de la Vie à travers Jésus, le Bon Pasteur (Jean 10) et son envoyé apocalyptique. ## Nouveau Testament Dans le Nouveau Testament, Jésus a prophétisé la venue du Jour de Yahvé comme étant un Jour de grande Tribulation. Ce sera aussi « **le Jour où le Fils de l’homme doit se révéler** » (Luc 17,30). Il nous a parlé des Signes de Son Avènement à la fin des Temps. Jésus a aussi indiqué l’attitude à avoir en ces temps-là : Il s’agit « de veiller », de « ne pas chercher à épargner sa vie, mais de la perdre pour la sauvegarder », de ne pas se laisser alourdir par « la débauche, l’ivrognerie, les soucis de la vie », de « prier en tout temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de se tenir debout devant le Fils de l’homme ». Enfin pour participer à son grand Festin de Triomphe il nous faut « revêtir l’habit de noce ». Parlant de son Retour Jésus dit : > Matthieu 24,26-31 : « Si donc on vous dit : ‘Le voici au désert’, n’y allez pas ; ‘Le voici dans les retraites’, n’en croyez rien. Comme l’éclair, en effet, part du levant et brille jusqu’au couchant, ainsi en sera-t-il de l’Avènement du Fils de l’homme. Où que soit le corps, là se rassembleront les vautours. Aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Et alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme ; et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine ; et l’on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées (*intérieures*) du ciel avec puissance et grande gloire. Et il enverra ses anges avec une trompette sonore (*le livre de l’Apocalypse ‘ouvert’*), pour rassembler ses élus des quatre vents, des extrémités des cieux à leurs extrémités. » Ces Anges envoyés en mission devront veiller et aider d’autres à se réveiller : > Matthieu 24,42 : « Veillez donc, parce que vous ne savez pas **quel jour** va venir votre Maître. » En ce Jour-là, tout ce qui a été prophétisé, s’accomplira : > Luc 21,20-22 : « Mais lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, alors comprenez que sa dévastation est toute proche. Alors, que ceux qui seront en Judée s’enfuient dans les montagnes, que ceux qui seront à l’intérieur de la ville (*Jérusalem*) s’en éloignent, et que ceux qui seront dans les campagnes n’y entrent pas ; **car ce seront des jours de vengeance, où devra s’accomplir tout ce qui a été écrit**. » Tout ce qui a été écrit par les prophètes de l’Ancien Testament devra s’accomplir. Un signe très fort de l’approche de ce Jour, c’est que Jérusalem soit « investie par des armées ». C’est depuis 1967 que tout Jérusalem a été investie. Sa dévastation est donc toute proche (Apocalypse 20,7-9). Ce sera un jour de grande tribulation comme il n’y en a jamais eu : > Marc 13,19-20 : « Car en ces jours-là il y aura une tribulation telle qu’il n’y en a pas eu de pareille depuis le commencement de la création qu’a créée Dieu **jusqu’à ce jour**, et qu’il n’y en aura jamais plus (*voir Daniel 12,1*). Et si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, nul n’aurait eu la vie sauve ; mais à cause des élus qu’il a choisi, il a abrégé ces jours. » À cause de nous, les élus, le Seigneur abrégera donc ces jours. Sinon nous aurions été engloutis tant spirituellement que physiquement. Jésus avertit les Juifs fermés à son égard en leur disant : > Luc 13,35 : « Voici que votre maison va vous être laissée. Oui, je vous le dis, vous ne me verrez plus, **jusqu’à ce qu’arrive le jour** où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Donc jusqu’au Jour où ils reconnaîtront son Messianisme et son Retour. Enfin, Jésus nous parle de la rapidité de son Retour et de son Jour. Il vient comme l’éclair et beaucoup seront surpris : > Luc 17,24-37 : « Comme l’éclair en effet, jaillissant d’un point du ciel, resplendit jusqu’à l’autre, ainsi en sera-t-il du Fils de l’homme **lors de son Jour**… Et comme il advint aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il encore aux jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme ou mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et vint le déluge, qui les fit tous périr. De même, comme il advint aux jours de Lot : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, Dieu fit pleuvoir du ciel du feu et du soufre, et il les fit tous périr. De même en sera-t-il, **le Jour où le Fils de l’homme doit se révéler**. En ce Jour-là, que celui qui sera sur la terrasse et aura ses affaires dans la maison, ne descende pas les prendre (*pas de soucis matériels*) et, pareillement, que celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Lot. Qui cherchera à épargner sa vie la perdra, et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis : en cette nuit-là, deux seront sur un même lit : l’un sera pris et l’autre laissé ; deux femmes seront à moudre ensemble : l’une sera prise et l’autre laissée. Prenant alors la parole, ils lui disent : ‘Où, Seigneur ?’ Il leur dit : ‘Où sera le corps, là aussi les vautours se rassembleront’. » Nous sommes ces vautours qui sont prêts à manger le Corps du Christ afin de puiser la force pour « avaler la chair » de ses ennemis (*voir Apocalypse 19,17*). Enfin, Jésus nous met en garde contre la lourdeur du quotidien et nous demande de rester vigilants pour son Retour : > Luc 21,34-36 : « Tenez-vous sur vos gardes, de peur que vos cœurs ne s’appesantissent dans la débauche, l’ivrognerie, les soucis de la vie, et que ce Jour-là ne fonde soudain sur vous comme un filet ; car il s’abattra sur tous ceux qui habitent la surface de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » Ceux qui se tiendront debout devant le Fils de l’homme sont ceux qui auront revêtu la tenue de noce : > Matthieu 22,1-14 : « Et Jésus se remit à leur parler en paraboles : Il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs convier les invités aux noces, mais eux ne voulaient pas venir. De nouveau il envoya d’autres serviteurs avec ces mots : ‘Dites aux invités : Voici, j’ai apprêté mon banquet, mes taureaux et mes bêtes grasses ont été égorgés, tout est prêt, venez aux noces’… Le roi entra alors pour examiner les convives, et il aperçut là un homme qui ne portait pas la tenue de noces. ‘Mon ami, lui dit-il, comment es-tu entré ici sans avoir une tenue de noces ?’ L’autre resta muet. Alors le roi dit aux valets : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents. Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.’ » La tenue de noce c’est l’amour authentique, la connaissance approfondie des Saintes Écritures, la justice, la fermeté et le pardon du fond du cœur vis-à-vis d’un frère repenti. Finalement Pierre et Paul parlent également du Retour de Jésus et nous recommandent entre autres d’être « irréprochables », d’être des « fils de lumière » et de « revêtir la cuirasse de la foi et de l’amour » : > 1 Corinthiens 1,7-9 : « Aussi ne manquez-vous d’aucun don de la grâce, dans l’attente où vous êtes de la Révélation de notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui qui vous affermira jusqu’au bout, pour que vous **soyez irréprochables au Jour de notre Seigneur Jésus Christ**. Il est fidèle, le Dieu par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils, Jésus Christ notre Seigneur. »1 Thessaloniciens 5,2-8 : « Vous savez vous-mêmes parfaitement que **le Jour du Seigneur arrive comme un voleur** en pleine nuit. Quand les hommes se diront : Paix et sécurité ! c’est alors que tout d’un coup fondra sur eux la perdition, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils ne pourront y échapper. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, **de telle sorte que ce jour vous surprenne comme un voleur**: tous vous êtes des fils de la lumière, des fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit, des ténèbres. Alors ne nous endormons pas, comme font les autres, mais restons éveillés et sobres. Ceux qui dorment dorment la nuit, ceux qui s’enivrent s’enivrent la nuit. Nous, au contraire, nous qui sommes du jour, soyons sobres ; **revêtons la cuirasse de la foi et de l’amour**, avec le casque de l’espérance du salut. » > > 2 Thessaloniciens 1,3-10 : « … Car ce sera bien l’effet de la justice de Dieu de rendre la tribulation à ceux qui vous l’infligent, et à vous, qui la subissez, le repos avec nous, quand le Seigneur Jésus se révélera du haut du ciel, avec les anges de sa puissance (*la puissance de l’Esprit Saint*), au milieu d’une flamme brûlante, et qu’il tirera vengeance de ceux qui ne connaissent pas Dieu et de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ceux-là seront châtiés d’une perte éternelle, éloignés de la face du Seigneur et de la gloire de sa force, quand il viendra pour être glorifié dans ses saints et admiré en tous ceux qui auront cru - et vous, vous avez cru notre témoignage. **Ainsi en sera-t-il en ce jour-là**. » > > Hébreux 10,23-25 : « Gardons indéfectible la confession de l’espérance, car celui qui a promis est fidèle, et **faisons attention les uns aux autres** pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes ; ne désertez pas votre propre assemblée, comme quelques-uns ont coutume de le faire, mais encouragez-vous mutuellement, et d’autant plus que **vous voyez approcher le Jour**. » > > 2 Pierre 3,7-13 : « Mais les cieux et la terre d’à présent, la même parole les a mis de côté et en réserve pour le feu, en vue du jour du Jugement et de la ruine des hommes impies. Mais voici un point, très chers, que vous ne devez pas ignorer : c’est que devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour. Le Seigneur ne retarde pas l’accomplissement de ce qu’il a promis, comme certains l’accusent de retard, mais il use de patience envers vous, voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir. **Il viendra, le Jour du Seigneur**, comme un voleur ; en ce jour, les cieux se dissiperont avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée. Puisque toutes ces choses se dissolvent ainsi, quels ne devez-vous pas être **par une sainte conduite et par les prières, attendant et hâtant l’avènement du Jour de Dieu**, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. » Devant la Grandeur du Plan de notre Papa annoncé dans les moindres détails par les prophètes de l’Ancien Testament, par Jésus et puis par les Apôtres, ce Plan qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux avec notre participation, nous ne pouvons que nous joindre au merveilleux Chant de Louange de l’Apocalypse : *À l’ouverture du Livre de l’Apocalypse*: > Apocalypse 5,12-14 : « Digne est l’Agneau égorgé de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange. Et toute créature, dans le ciel, et sur la terre, et sous la terre, et sur la mer, l’univers entier, je l’entendis s’écrier : À Celui qui siège sur le trône, ainsi qu’à l’Agneau, la louange, l’honneur, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles ! Et les quatre Vivants disaient : Amen !; et les Vieillards se prosternèrent pour adorer. » *À la 7e trompette, au moment de la chute*: > Apocalypse 11,15-17 : « … ‘La royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ ; il régnera dans les siècles des siècles.’ Et les vingt-quatre Vieillards qui sont assis devant Dieu, sur leurs sièges, se prosternèrent pour adorer Dieu en disant : ‘Nous te rendons grâce, Seigneur, Dieu Maître-de-tout, Il est et Il était, parce que tu as pris en main ton immense puissance pour établir ton règne’. » *Après la chute de la Bête*: > Apocalypse 19,1-4 : « … ‘Alléluia ! Salut et gloire et puissance à notre Dieu, car ses jugements sont vrais et justes : il a jugé la Prostituée fameuse (*parce que déjà dénoncée dans l’Ancien Testament*) qui perdait la terre par ses prostitutions, et vengé sur elle le sang de ses serviteurs’. Puis ils reprirent : ‘Alléluia ! Oui sa fumée s’élève pour les siècles et des siècles !’ Alors, les vingt-quatre Vieillards et les quatre Vivants se prosternèrent pour adorer Dieu, qui siège sur le trône, en disant : ‘Amen ! Alléluia !’ » BR (16.12.2012 / Revu le 09.01.2013) *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-jour-de-yahve* --- # Foi contre Loi > Author: Pierre2 · Published: 2011-05-26 · Updated: 2025-01-29 · Language: fr Dans l’Évangile, le mot Loi est l’interprétation du mot Torah. On devrait toujours traduire Torah afin de bien comprendre le sens du texte. Ainsi, quand Paul dit « Nous estimons que l’homme est justifié par la foi (*en Jésus*) sans la pratique de la Loi (*Torah*) » (Romains 3,28), le lecteur ne comprend pas toujours l’intention de Paul qui parle encore de « la malédiction de la loi » (Galates 3,13). Mais en lisant que l’homme est sauvé par la foi en Jésus Christ et non par les oeuvres de la Torah qui est devenue une malédiction, l’on comprend l’importance de la foi et l’inutilité des cultes matériels prescrits par la Torah. (Voir le texte : [« Culte et lieu du culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte)). À cela certains répondent : mais Jésus a dit : « n’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi (*Torah*) et les prophètes. Je ne suis pas venu abolir mais accomplir, car je vous le dis en vérité : avant que ne passe le Ciel et la terre pas un i, pas un point sur l’i ne passera de la Loi (*Torah*) **que tout ne soit réalisé** » (Matthieu 5,17-19). Cela est vrai ! Jésus est venu accomplir la Torah, non pas dans ses cultes, mais dans les prophéties qui annoncent son avènement. Par l’Avènement de Jésus, le Messie, tout, dans la Torah, s’est donc **déjà** réalisé. En effet, dans la Torah (la Loi) il y a deux catégories : 1. La catégorie des Dix Commandements (Exode 20,1-17) et des prophéties Messianiques (Genèse 3,15 et 49,10 / Nombres 24,17 / Deutéronome 18,15) que **Jésus vint accomplir**. 2. La catégorie des cultes que **Jésus vint abolir**. C’est cette catégorie qui est détaillée dans la suite du texte. ## Investiture des prêtres > Exode 29,22 : « …Du bélier, tu prendras la graisse, la queue, la graisse qui recouvre les entrailles et la masse graisseuse partant du foie, les rognons et la graisse qui y adhère, ainsi que la patte droite, car c’est un bélier d’investiture… » > Exode 29,29-30 : « Les vêtements sacrés d’Aaron passeront après lui à ses fils qui les revêtiront lors de leur onction et de leur investiture. Pendant sept jours il les revêtira, celui des fils d’Aaron qui sera prêtre après lui et qui entrera dans la Tente du Rendez-vous pour servir dans le sanctuaire. » Comparer avec le Sacerdoce du Christ : > Hébreux 4,14-5,10 : « Ayant donc un grand prêtre souverain qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme la profession de foi… (5,9-10) …puisqu’il est salué par Dieu du titre de grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech. »Apocalypse 1,6 : « Il a fait de nous des rois et des prêtres, pour son Dieu et Père : à Lui donc la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen. » > > Apocalypse 5,10 : « Tu as fait d’eux pour notre Dieu des rois et des prêtres régnant sur la terre. » > > Apocalypse 20,6 : « Heureux et saint celui qui participe à la première résurrection ! La seconde mort n’a pas pouvoir sur eux, mais ils seront prêtres de Dieu et du Christ avec qui ils régneront mille années. » ## Holocauste quotidien > Exode 29,38-42 : « Voici ce que tu offriras sur l’autel : deux agneaux mâles d’un an, chaque jour, à perpétuité. Tu offriras l’un de ces agneaux le matin et l’autre au crépuscule ; avec le premier agneau, un dixième de mesure de leur fleur de farine pétrie avec un quart de setier d’huile d’olives broyées et une libation d’un quart de setier de vin. Le second agneau, tu l’offriras au crépuscule ; tu l’offriras avec une oblation et une libation semblables à celles du matin : en parfum d’apaisement, en offrande consumée pour Yahvé. Ce sera un holocauste perpétuel pour toutes vos générations, à l’entrée de la Tente du Rendez-vous, en présence de Yahvé, où je te donnerai rendez-vous pour te parler. » ## Sacrifice pour le pardon des péchés > Lévitique 4,3 : « Si c’est le prêtre consacré par l’onction qui pèche et rend ainsi le peuple coupable, il offrira à Yahvé pour le péché qu’il a commis un taureau, pièce de gros bétail sans défaut, à titre de sacrifice pour le péché. » Comparer avec : > Matthieu 26,26-28 : « Or, tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : ‘Prenez, mangez, ceci est mon corps’. Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : ‘Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés’. » ## Animaux impurs > Lévitique 11,1-7 : « Voici seulement, parmi ceux qui ruminent ou qui ont le sabot fourchu, les espèces que vous ne pourrez manger. Vous tiendrez pour impur le chameau parce que, bien que ruminant, il n’a pas le sabot fourchu ; … (11,7) vous tiendrez pour impur le porc parce que tout en ayant le sabot fourchu, fendu en deux ongles, il ne rumine pas, etc. » Comparer avec : > Matthieu 15,10 : « Et ayant appelé la foule près de Lui, Il leur dit : ‘Écoutez et comprenez ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme ; mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui souille l’homme’. »Actes 10,9-16 : « Le lendemain, tandis qu’ils faisaient route et approchaient de la ville, Pierre monta sur la terrasse, vers la sixième heure, pour prier. Il sentit la faim et voulut prendre quelque chose. Or, pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase. Il voit le ciel ouvert et un objet, semblable à une grande nappe nouée aux quatre coins, en descendre vers la terre. Et dedans il y avait tous les quadrupèdes et les reptiles, et tous les oiseaux du ciel. Une voix lui dit alors : ‘Allons, Pierre, immole et mange’. Mais Pierre répondit : ‘Oh non ! Seigneur, car je n’ai jamais rien mangé de souillé ni d’impur !’ De nouveau, une seconde fois, la voix lui parle : ‘Ce que Dieu a purifié, toi, ne le dis pas souillé’. Cela se répéta par trois fois, et aussitôt l’objet fut remporté au ciel. » ## Circoncision > Lévitique 12,3 : « Au huitième jour on circoncira le prépuce de l’enfant. »Deutéronome 10,16 : « Circoncisez votre **coeur** et ne raidissez plus votre nuque… » Comparer avec : > Jérémie 4,4 : « Circoncisez-vous pour Yahvé, ôtez le prépuce de votre coeur, gens de Juda et habitants de Jérusalem, sinon ma colère jaillira comme un feu, elle brûlera sans personne pour éteindre, à cause de la méchanceté de vos actions. »Romains 2,28-29 : « Car le Juif n’est pas celui qui l’est au-dehors, et la circoncision n’est pas au-dehors dans la chair, le vrai Juif l’est au-dedans et la circoncision dans le coeur, selon l’esprit et non pas selon la lettre : voilà celui qui tient sa louange non des hommes, mais de Dieu. » ## Repos sabbatique > Exode 31,12-14 : « Yahvé dit à Moïse : ‘Toi, parle aux Israélites et dis-leur : vous garderez bien mes sabbats, car c’est un signe entre moi et vous pour vos générations, afin qu’on sache que je suis Yahvé, celui qui vous sanctifie. Vous garderez le sabbat car il est saint pour vous. Qui le profanera sera mis à mort ; quiconque fera ce jour-là quelque ouvrage sera retranché du milieu de son peuple.’ » Comparer avec : > Luc 6,1-11 : « Or il advint, un sabbat, qu’il traversait des moissons, et ses disciples arrachaient et mangeaient des épis en les froissant de leurs mains. Mais quelques Pharisiens dirent : ‘Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ?’ Jésus leur répondit : ‘Vous n’avez donc pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ses compagnons, comment il entra dans la demeure de Dieu, prit les pains d’oblation, en mangea et en donna à ses compagnons, ces pains qu’il n’est permis de manger qu’aux seuls prêtres ?’ Et il leur disait : ‘Le Fils de l’homme est maître du sabbat’… » ## Lapidation d’une femme adultère > Lévitique 20,10 : « L’homme qui commet l’adultère avec la femme de son prochain devra mourir, lui et sa complice. »Deutéronome 22,23-24 : « Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, qu’un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les conduirez tous deux à la porte de cette ville et vous les lapiderez jusqu’à ce que mort s’ensuive… » Comparer avec : > Jean 8,4-10 : « …ils disent à Jésus : ‘Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ?’ Ils disaient cela pour le mettre à l’épreuve, afin d’avoir matière à l’accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol. Comme ils persistaient à l’interroger, il se redressa et leur dit : ‘Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !’ Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol. Mais eux, entendant cela, s’en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu. Alors, se redressant, Jésus lui dit : ‘Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ?’ Elle dit : ‘Personne, Seigneur.’ Alors Jésus dit : ‘Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus’. » ## Ne pas manger de sang > Lévitique 17,10-14 : « Tout homme de la maison d’Israël ou tout étranger résidant parmi vous qui mangera du sang, n’importe quel sang, je me tournerai contre celui-là qui aura mangé ce sang, et je le retrancherai du milieu de son peuple. Oui, la vie de la chair est dans le sang. Ce sang, je vous l’ai donné, moi, pour faire sur l’autel le rite d’expiation pour vos vies ; car c’est le sang qui expie pour une vie… » Comparer avec : > Jean 6,53 : « Alors Jésus leur dit : ‘En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.’ » ## Grossesse impure > Lévitique 12,2-4 : « Parle aux Israélites, dis-leur : Si une femme est enceinte et enfante un garçon, elle sera impure pendant sept jours comme au temps de la souillure de ses règles. Au huitième jour on circoncira le prépuce de l’enfant et pendant 33 jours encore elle restera à purifier son sang. Elle ne touchera à rien de consacré et n’ira pas au sanctuaire jusqu’à ce que soit achevé le temps de sa purification. » ## Impuretés sexuelles De l’homme : > Lévitique 15,1-2 : « Parlez aux Israélites, vous leur direz : Lorsqu’un homme a un écoulement sortant de son corps, cet écoulement est impur… » De la femme : > Lévitique 15,19 : « Lorsqu’une femme a un écoulement de sang et que du sang s’écoule de son corps, elle restera pendant sept jours dans la souillure de ses règles. Qui la touchera sera impur jusqu’au soir… » Quand Jésus dit : « N’allez pas croire que Je sois venu abolir la Loi et les Prophètes, Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir… » (Matthieu 5,17-19), Il ne se réfère pas aux oeuvres du culte de la Torah mais aux prophéties qui s’y trouvent annonçant sa Venue. Il vient afin de les accomplir. Il se réfère aussi, bien sûr, aux Dix Commandements : « Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes et enseignera aux autres de faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux… » (Matthieu 5,19). Par contre, Jésus dénonce comme inventées par les scribes et les pharisiens les pratiques cultuelles de la Torah (Matthieu 15,1-20 / Matthieu 23). De même, St Paul s’insurge contre ces mêmes pratiques qu’il qualifie de malédiction : « Le Christ nous a rachetés de **la malédiction** de la Loi (*Torah*) » (Galates 3,13). ## Conclusion Nous sommes sauvés par la foi en Jésus et non par la pratique de la Loi (Torah) (Galates 3,2-9). Ceci s’applique à toutes les lois cultuelles de toutes les religions (Torah, Droit Canonique, Shariaa, etc.). *Source: https://www.pierre2.net/fr/foi-contre-loi* --- # Le pardon des péchés > Author: Pierre2 · Published: 2011-06-01 · Updated: 2021-03-16 · Language: fr La majorité des Chrétiens (et d’autres religions) continuent de se frapper la poitrine (même de se fouetter), en demandant pardon à Dieu de leurs péchés. Ils se trouvent sans cesse indignes de s’approcher du Pain de Vie, de se nourrir spirituellement du saint Corps du Christ avant de confesser qu’ils sont pécheurs et indignes. Il faut mettre fin à ce complexe de culpabilité inspiré par l’ennemi pour nous appesantir. Je suis envoyé afin de vous en libérer en vous rappelant que Dieu, notre Père, annule nos péchés pour trois raisons : - Pour avoir cru que Jésus est le Christ annoncé par les prophéties (Actes 13,38 / 26,18). - Pour avoir cru au Pain de Vie, don divin pour le pardon des péchés (Matthieu 26,28). - Pour avoir cru au message de l’Apocalypse tel que révélé par Jésus (Apocalypse 1,5-6). Cela signifie-t-il que nous pouvons continuer à pécher et obtenir le pardon automatiquement par la foi en Jésus ? Certes non ! Ceux qui pensent ainsi ne comprennent rien aux paroles de Dieu et ne pénètrent pas ses intentions. En effet, ceux qui ont vraiment rencontré Jésus sur leur route et qui ont vraiment cru en Lui de tout coeur ont leurs péchés pardonnés et **ne pèchent plus**. Voici ce qu’en dit St Jean : > « Quiconque demeure en Lui (*Jésus*) **ne pèche pas**. Quiconque pèche ne l’a vu ni connu. » (1 Jean 3,6)« Quiconque est né de Dieu **ne commet pas de péché… Il ne peut pécher** étant né de Dieu. » (1 Jean 3,9) > > « Nous savons que quiconque est né de Dieu **ne pèche pas** mais l’Engendré de Dieu (*Jésus*) le garde et le Mauvais (*Satan*) n’a pas de prise sur lui. Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier gît au pouvoir du mauvais. » (1 Jean 5,18-19) > > « Il nous aime et nous **a lavés de nos péchés** par son sang, Il a fait de nous des rois et des prêtres pour son Dieu. » (Apocalypse 1,6) > > « …Ceux qui refusèrent d’adorer la Bête et son image, de se faire marquer sur le front et sur la main : …Ils **reprirent vie** (*spirituellement*) et régnèrent avec le Christ mille années. C’est la Première Résurrection ! Les autres morts (*ceux du passé*) ne purent reprendre vie avant l’achèvement des mille années (*à la fin du monde, lors de la **seconde résurrection** de tous les morts pour le jugement final*). Heureux et saints ceux qui participent à la première Résurrection ! **La seconde mort n’a point pouvoir sur eux**, mais ils seront Prêtres de Dieu et du Christ avec qui ils régneront mille ans (*jusqu’à la fin du monde*). » (Apocalypse 20,4-6) Libérons-nous donc de cette **fausse humilité** qui nous fait baisser, sans raison valable, la tête devant notre Père. Elle est inspirée par le diable et ses suppôts sur terre. Dieu désire que ses enfants Le regardent en face, qu’ils « Lui sautent au cou » comme les enfants s’élancent spontanément vers leur père. Jésus nous dit : > « Lorsque ces choses commenceront d’arriver, **redressez-vous et relevez la tête**. » (Luc 21,28) Je vous rappelle tout cela pour que vous soyez plein d’assurance auprès de Notre Père par votre foi totale en Jésus et votre refus de l’Antichrist qui n’a pas réussi à vous « marquer sur le front ni sur la main » (Apocalypse 13,16-17). Saint Paul nous invitait déjà à avoir cette attitude d’assurance : « …ce dessein éternel qu’Il (*Dieu*) a conçu dans le Christ Jésus notre Seigneur, et **qui nous donne d’oser nous approcher (*de Dieu*) en toute confiance par le chemin de la foi au Christ** » (Ephésiens 3,11-12). En effet, comme dit Jean, « il n’y a pas de crainte dans l’amour ; au contraire, le **parfait amour** bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment (*comme résultat du péché ; or les vrais disciples de Jésus ne pèchent plus*), et celui qui craint **n’est pas consommé en amour** », conclut-il (1 Jean 4,18). Voilà pourquoi nous ne demandons plus au Père de pardonner nos péchés ; cela est déjà obtenu ! L’ignorons-nous donc encore ?! Nous ne voulons, ni ne devons plus Lui « rabâcher les oreilles » d’une affaire déjà conclue entre Lui et nous. Remercions-Le, plutôt, sans cesse, du pardon et de l’oubli de nos péchés, de nous avoir fait participer à la Première Résurrection, de nous avoir fait, de surcroît, ses prêtres et ses intimes et de nous avoir réunis autour de la sainte Table de son Fils. Et n’oublions surtout pas, dans l’euphorie de cette joie céleste, notre gratitude envers Marie, Mère de Jésus et notre Mère Immaculée, pour sa compatissante intercession ! C’est ainsi que notre merveilleux Père divin veut que nous nous comportions avec Lui **dès notre séjour sur terre**: « Oser nous approcher de Lui en toute confiance… Car le parfait amour bannit la crainte ». Que sa sainte volonté soit faite « sur la terre comme au Ciel » ! Gloire à jamais au saint Nom du Père par Jésus, le Messie, notre Sauveur. Amen. *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-pardon-des-peches* --- # Lettre ouverte au pape Jean-Paul II > Author: Pierre2 · Published: 2011-06-08 · Updated: 2023-05-03 · Language: fr En ne révélant pas le VRAI contenu du troisième secret de Fatima, vous et vos deux prédécesseurs, vous avez trahi le Christ Jésus et sa Sainte Mère Marie. Ainsi, les Paroles de Notre Mère Marie à La Salette se sont accomplies : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist. » Le VRAI secret de Fatima, révélé par Jésus Lui-même à un prêtre au Liban en 1970, contient, en substance, les deux dramatiques éléments suivants que vous avez dissimulés par crainte et par diplomatie. Vous avez sacrifié ainsi le témoignage que vous devez au Christ et à Marie Immaculée : 1. L’Antichrist, cette Bête de l’Apocalypse (Apocalypse 13) va apparaître. C’est l’État d’Israël. (C’est la raison pour laquelle la Vierge Marie demanda que le secret soit révélé en 1960. Il n’aurait pas été compris avant cette date, vu que cet État ne fut proclamé qu’en 1948). 2. Le Vatican reniera la foi en se rangeant du côté de l’Antichrist. (C’est ce que vous avez fait Monsieur le Pape en proclamant « God bless Israel » et en vous lamentant, à Jérusalem, devant le Mur des Lamentations. Vous avez fait, par crainte des hommes et d’être accusé par eux d’antisémitisme, le contraire de ce qui vous fut ordonné par le Ciel). Elle a bien raison la Vierge Immaculée, notre Mère, d’avoir révélé à La Salette que l’Antichrist « naîtra d’une religieuse hébraïque, d’une fausse vierge… (*symbole d’Israël*) ; son père sera évêque », avait-Elle encore précisé, pour dénoncer la complicité du Vatican. En effet, Jean explique que « l’Antichrist est celui qui nie que Jésus soit le Christ » (1 Jean 2,22). Vous savez bien que tel est le cas de l’État sioniste d’Israël qui nie que Jésus soit le Christ et qui attend toujours un messie politico-militaire qui établirait le Grand Israël du roi Salomon. Ce roi percevait annuellement « des redevances des marchands et de tous les rois étrangers, 666 talents d’or » révèle la Bible (1 Rois 10,14-15). C’est pourquoi le chiffre symbolique de la Bête apocalyptique, « 666 », se réfère au poids de l’or perçu par Salomon. Et qui a « de la finesse et de l’intelligence comprendra le chiffre de la Bête », ajoute l’Apocalypse (Apocalypse 13,18), c’est-à-dire reconnaîtra son identité (pour plus de détails voir le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Vous avez perdu l’intelligence, la foi et le courage au Vatican ! L’État d’Israël, comme l’explique encore Jean, est « cette Bête qui était (*par le passé*), n’est plus (*quand Jean écrivit l’Apocalypse, ayant été détruit par Titus en l’an 70*), elle va remonter de l’Abîme… mais pour s’en aller à sa perte ». La voilà remontée, cette Bête qui vous a séduit, « et les habitants de la terre, dont le nom ne fut pas inscrit dans le Livre de Vie, s’en émerveilleront… » (Apocalypse 17,8), comme vous. En reconnaissant l’identité de la première Bête de l’Apocalypse 13, il devient facile de reconnaître la deuxième Bête qui la soutient et l’impose au monde (Apocalypse 13,11-17). Nous dénonçons la faillite de la hiérarchie et du clergé de l’église catholique devenus des « cloaques d’impureté » selon la Vierge Immaculée à La Salette. Jésus est déjà de Retour parmi les croyants fidèles, ces vierges sages qui se sont réveillées au Cri de Minuit : « Voici l’Époux. Sortez (*de cette Église*) à sa rencontre (*en dénonçant l’Antichrist*) » (Matthieu 25,6). Dès lors, c’est Jésus Lui-même qui dirige les siens. Les siens sont ceux qui reconnaissent l’identité de l’Antichrist, cette première Bête du chapitre 13 de l’Apocalypse. Ayant pardonné leurs péchés, Jésus Lui-même en fait ses prêtres d’un Nouveau Sacerdoce (Apocalypse 1,6), celui de la Jérusalem céleste, dans laquelle il ne se trouve plus de temple matériel, « car le Dieu Maître-de-tout est son Temple ainsi que l’Agneau » (Apocalypse 21,22). Jésus est déjà de Retour. Il entre souper avec tous ceux qui l’entendent frapper à leur porte et qui Lui ouvrent aussitôt pour Souper avec Lui et Lui avec eux dans l’intimité des foyers, loin du culte ecclésiastique que le Sauveur rejette désormais (Luc 12,35-40 / Apocalypse 3,20). Telle est la Restauration Universelle prophétisée par Pierre (Actes 3,19-21). Or, vous méprisez les prophéties évangéliques et mariales, contrairement aux préceptes de Paul : « N’éteignez pas l’Esprit ! Ne méprisez pas les prophéties ! » (1 Thessaloniciens 5,19-21) Les Apôtres des derniers Temps, annoncés par Marie à La Salette, sont déjà à l’oeuvre pour reprendre le flambeau du témoignage pour Jésus, l’Unique Messie et pour le Coeur Immaculé de Marie, tous deux bafoués par vous et votre maudite hiérarchie désormais dépassée. Nous appelons tous les vrais croyants à se rallier au Christ en se désolidarisant de vous et du clergé traître, « ces cloaques d’impureté », et à s’engager contre l’Antichrist qui, avec votre « bénédiction », continue à crucifier aujourd’hui Jésus, sous vos yeux, en Le rejetant avec entêtement comme Messie. Ils trompent ainsi Juifs, Chrétiens et Musulmans. Il faut avoir le courage, la foi et l’amour de Jésus pour, comme le prescrit l’Apocalypse, « témoigner DE NOUVEAU contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois » (Apocalypse 10,11), cette foule à la tête de laquelle vous vous trouvez, vous, Monsieur le Pape Jean-Paul II, déguisé en martyr. Nous vous défions, Monsieur le Pape, ainsi que vous les « cloaques d’impureté », ses collaborateurs au Vatican et ailleurs, nous vous défions, oui, au Nom du Christ Vivant, nous vous défions, de contredire par les Saintes Écritures et par les récentes révélations de l’Immaculée Mère de Dieu ce que, en leurs saints Noms, nous vous adressons. Pierre (05.03.2005) *Source: https://www.pierre2.net/fr/lettre-ouverte-au-pape-jean-paul-ii* --- # La Reconquête du Paradis selon la Bible et le Coran > Author: Pierre2 · Published: 2011-06-25 · Updated: 2021-10-29 · Language: fr Certains sont convaincus qu’il y a une différence entre le Coran et la Bible concernant le péché d’Adam et sa transmission aux générations futures. À la lumière des principes émis dans « Regard de Foi sur le Coran », nous avons analysé et comparé le texte biblique de la chute d’Adam dans la Genèse avec les textes du Coran concernant la tentation d’Adam et la réaction de Dieu. Ceci nous conduit automatiquement à aborder aussi le sujet de la reconquête du Paradis ou du Jardin. Dans cette recherche, nous nous appuyons donc sur les principes déjà émis de « se baser sur les Livres Lumineux » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,8) de la Bible et du Coran, de « rechercher le sens spirituel » du texte en ne s’arrêtant pas à la lettre (Coran 22 ; Le Pèlerinage,11), et enfin de discuter « par le meilleur des arguments » (Coran 29 ; L’Araignée,46). ## Premier récit du péché d’Adam dans le Coran Dans ce premier récit (Coran 2 ; La Vache,34–39) Dieu révèle : > « ‘Ô Adam ! Habite avec ton épouse dans le jardin ; mangez de ses fruits comme vous le voudrez ; mais ne vous approchez pas de cet arbre, sinon vous seriez au nombre des injustes’. Le Démon les fit trébucher et il les chassa du lieu où ils se trouvaient. Nous avons dit : ‘Descendez, et vous serez ennemis les uns des autres. Vous trouverez, sur la terre, un lieu de séjour et de jouissance éphémère’. » (Coran 2 ; La Vache,35–36) Le texte de la chute d’Adam dans la Genèse révèle en d’autres termes les mêmes vérités : - **Ne pas manger de l’arbre**: « Dieu dit à Adam : ‘Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement’. » (Genèse 2,16-17). - **Le Démon les fit trébucher**: « Le Serpent séduit la femme d’Adam par les mots suivants : ‘Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal’. La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir… Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari… » (Genèse 3,6-7). - **Descendez**: « Et Yahvé Dieu le renvoya du jardin d’Eden, pour cultiver le sol d’où il avait été tiré. Il bannit l’homme… » (Genèse 3,23-24). - **Vous serez ennemis les uns des autres**: Après avoir été banni du Paradis, Adam eu deux fils Caïn et Abel. Caïn tua Abel par jalousie : « Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua » (Genèse 4,8). Suite à cet acte, Dieu a maudit Caïn, comme il avait maudit le serpent auparavant. Par la suite, le mal augmenta encore sur la terre. Ceci est raconté symboliquement par le chant de violence de Lamek dans Genèse 4,23-24. Les hommes sont donc bien devenus ennemis les uns des autres, comme décrit dans le Coran. Dans le texte précité du Coran, Dieu avertit Adam de ne pas manger du fruit d’un arbre précis en disant : « vous seriez au nombre des injustes ». Et plus loin il dit : « Vous serez ennemis les uns des autres ». Ceci équivaut à la mort spirituelle. C’est la signification de l’avertissement de Dieu dans la Genèse 2,16-17 : « De l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car, le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement ». Le premier récit de la tentation d’Adam dans le Coran continue ainsi : > « Adam accueillit les paroles de son Seigneur et revint à lui, repentant. Dieu est, en vérité, celui qui revient sans cesse vers le pécheur repentant ; il est miséricordieux. Nous avons dit : ‘Descendez tous ! Une Direction vous sera certainement donnée de ma part’. Ni crainte, ni tristesse n’affligeront ceux qui suivent ma Direction. » (Coran 2 ; La Vache,37–38) Le repentir d’Adam signifie qu’il a regretté sa faute. Mais le mal était fait. Il avait gouté de « l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal ». C’est-à-dire qu’en écoutant le diable, il a voulu décider par lui-même de ce qui était bien et de ce qui était mal. En somme, il a voulu prendre son indépendance vis-à-vis de Dieu. C’est ce que le Coran appelle « être parmi les injustes ». Le péché est entré dans l’homme par Adam. Il a eu cependant une forme de repentir. Ceci est dit clairement dans le Coran et sous forme symbolique dans la Bible : « Yahvé Dieu fit à l’homme et à sa femme des tuniques de peau et les en vêtit » (Genèse 3,21). Dieu a donc eu pitié d’Adam et a caché sa nudité. Il a pris soin de lui. C’est le symbole du fait que Dieu ne va pas l’abandonner. À noter qu’Adam n’a pas été maudit par Dieu comme le fut par la suite son descendant Caïn qui tua son frère (Genèse 4,11). La conséquence de cette révolte contre Dieu toujours selon le Coran est que Dieu leur dit « Descendez ». C’est-à-dire quitter ce lieu, quittez le Jardin d’Eden, le Paradis. Et puis dans le verset 38 précité, Dieu insiste : « Descendez tous ! » et ceci malgré le repentir d’Adam décrit juste avant. Ceci signifie que non seulement Adam et Ève ont dû quitter le Jardin (le Paradis), mais aussi leurs descendants. La Genèse dit à ce propos : > « Il (*Dieu*) bannit l’homme et il posta devant le jardin d’Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l’arbre de la vie. » (Genèse 3,24) Il y a lieu de distinguer entre le péché d’Adam, qui est le penchant à écouter le diable et dont tous les hommes ont hérité, et les péchés commis par exemple par nos parents qui ne nous sont pas imputables. Le Coran dit à ce propos : > « Chaque homme ne commet le mal qu’à son propre détriment. Nul ne portera le fardeau d’un autre. » (Coran 6 ; Le Bétail,164) La Bible proclame la même vérité. Déjà le prophète Ézéchiel disait : > « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité de son père, et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. » (Ézéchiel 18,20) Et Jésus confirme à propos de la question des disciples sur l’aveugle de naissance : > « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? – Ni lui ni ses parents n’ont péché, répondit Jésus, mais c’est pour qu’en lui se manifestent les œuvres de Dieu. » (Jean 9,1-2) Enfin, après la faute d’Adam, Dieu laisse la porte ouverte pour une réconciliation future en disant : > « Descendez tous ! Une Direction vous sera certainement donnée de ma part. » (Coran 2 ; La Vache,38) Cette Direction a été donnée plus tard par les prophètes de l’Ancien Testament, puis par Jésus, le Messie de Dieu, et enfin par le prophète Mohammed. La Genèse relate également la promesse de cette Direction future pour retrouver le Chemin vers Dieu : > « Alors Yahvé Dieu dit au serpent : ‘…Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon’. » (Genèse 3,15) Cette femme est la Vierge Marie qui a donné naissance à Jésus, le Messie de Dieu, annoncé par les prophètes de l’Ancien Testament et attesté plus tard par le prophète Mohammed. Elle a écrasé le Serpent, car elle et son fils Jésus sont les seuls qui n’ont jamais connu le péché, comme l’atteste le prophète Mohammed dans un Hadith : > « Nul homme ne naît sans que le diable l’atteigne dès sa naissance et il crie à cause de cette atteinte satanique, à l’exception de Marie et de son fils. » (Ce verset des « Nobles Discussions » est rapporté dans l’interprétation du « Jalalein » du verset 35 de la Sourate de la Famille d’Imran ; c’est un hadith rapporté par Abi Houraira, voir http://www.el-ilm.net/t1333-maryam-bint-imran. Il est aussi rapporté de façon légèrement modifiée par Al Bokhari, voir « L’authentique tradition musulmane, choix de hadiths », Fasquelle, p.48). Seuls Jésus et Marie ont été préservé de la contamination du péché d’Adam. Ils n’ont jamais écouté les suggestions du diable (Coran 114 ; Les Hommes,1-6). Ils vivaient intérieurement au Paradis, au Jardin de Dieu, en harmonie totale avec Dieu. Ils ne l’ont jamais quitté. Leur Mission est de nous rouvrir le Chemin pour y retourner. ## Deuxième récit du péché d’Adam dans le Coran Le deuxième récit du péché d’Adam dans le Coran nous livre d’autres détails. > « Le démon les tenta afin de leur montrer leur nudité qui leur était encore cachée. Il dit : ‘Votre Seigneur vous a interdit cet arbre pour vous empêcher de devenir des anges ou d’être immortels’. Il leur jura : ‘Je suis pour vous, un conseiller digne de confiance’ et il les fit tomber par sa séduction. Lorsqu’ils eurent goûté aux fruits de l’arbre, leur nudité leur apparut ; ils disposèrent alors sur eux des feuilles du jardin. » (Coran 7 ; Les Murailles,18-22) Ceci rejoint tout à fait le texte biblique : > « Elle (*Ève*) prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus ; ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes. » (Genèse 3,6-7) Le serpent a donc fait miroiter devant Adam et Ève la perspective de devenir « des anges ou d’être immortels » ou de devenir « des dieux ». Et ils se sont laissés séduire. Ils sont « tombés » par la séduction du diable, comme le dit le Coran, et ont connu qu’ils étaient nus. En somme, ils ont perdu leur innocence et leur harmonie intérieure avec Dieu. La nudité qui était à l’origine naturelle et pure est devenue objet de concupiscence et de honte. Le péché et le déséquilibre ont pris le dessus. D’après la Bible et le Coran, ce sont la concupiscence, le déséquilibre dans le couple, la jouissance éphémère, le travail épuisant, l’injustice, le fait d’être ennemis les uns des autres. Adam est devenu « malheureux ». Le Coran continue un peu plus loin en disant : > « Ils (*Adam et Ève*) dirent : ‘Notre Seigneur ! Nous nous sommes lésés nous-mêmes. Si tu ne nous pardonnes pas, et si tu ne nous fais pas miséricorde, nous serons au nombre des perdants’. Dieu dit : ‘Descendez. Vous serez ennemis les uns des autres. Vous trouverez sur la terre un séjour et une jouissance pour un temps limité’. Il dit encore : ‘Vous y vivrez, vous y mourrez et on vous en fera sortir’. » (Coran 7 ; Les Murailles,23-25) Ce texte confirme qu’Adam et Ève ont eu du repentir. Ils ont reconnu qu’ils avaient besoin du pardon de Dieu. Malgré cela Dieu leur dit : « Descendez ». Et Il leur annonce qu’ils mourront sur la terre. C’est clairement une confirmation du texte de la Genèse. Dieu chasse Adam et Ève du Paradis et ils doivent passer par la mort physique. La Genèse révèle que Dieu leur dit : > « À la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es glaise et tu retourneras à la glaise. » (Genèse 3,19) Plus loin dans cette même Sourate du Coran, Dieu révèle la Direction future déjà mentionnée : > « Ô fils d’Adam ! Si des prophètes pris parmi vous viennent à vous en vous exposant mes Signes : ceux qui craignent Dieu et qui s’amendent n’auront plus rien à redouter, ils ne seront pas affligés. Ceux qui traitent nos Signes de mensonges, ceux qui, par orgueil, s’en détournent : voilà ceux qui seront les hôtes du Feu ; ils y demeureront immortels… » (Coran 7 ; Les Murailles,35-36) Désormais, c’est en écoutant les prophètes et en changeant de vie en profondeur que l’homme peut retrouver la route qui mène à Dieu. Mohammed résume cette voie dans la même Sourate : > « Dis ‘Mon Seigneur a ordonné la justice. Tournez vos visages en tout lieu de prière. Invoquez-le en lui rendant un culte pur’. » (Coran 7 ; Les Murailles,29)« Dis ‘Mon Seigneur a seulement interdit les turpitudes (*ignominies*) apparentes ou cachées, le péché et la violence injuste. Il a interdit d’associer à Dieu ce qui n’a reçu de lui aucun pouvoir (*l’argent, les plaisirs irréguliers, etc.*) et de dire contre Dieu ce que vous ne savez pas’. » (Coran 7 ; Les Murailles,33) L’homme est libre de retourner à Dieu par le Chemin indiqué ou de continuer à suivre les suggestions du Démon. Le péché d’Adam est la disposition à écouter le Démon. Cette disposition a mis un mur entre l’homme et Dieu. Le prophète Isaïe disait déjà : > « Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu : Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face. » (Isaïe 59,2) Et le prophète David confirme : > « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché. » (Psaumes 51,7) Adam et Ève n’auraient jamais dû écouter la voix du Serpent. On ne discute pas avec le diable. On lui ferme la porte. Le livre de la Sagesse résume ainsi le péché d’Adam : > « Oui, Dieu a créé l’homme incorruptible, il en a fait une image de sa propre nature ; c’est par l’envie du diable que la mort est entrée dans le monde : ils en feront l’expérience, ceux qui lui appartiennent ! » (Sagesse 2,23-24) À ces paroles il faut opposer celles de Jésus : > « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle et n’est pas soumis au jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient – et nous y sommes – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père en effet dispose de la vie, ainsi a-t-il donné au Fils d’en disposer lui aussi et il l’a constitué souverain juge parce qu’il est Fils de l’homme. » (Jean 5,24-27) Et aussi, ces paroles de Jésus à Marthe, la sœur de Lazare : > « Je suis la résurrection. Qui croit en moi, fût-il mort, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11,25-26) C’est la résurrection de l’âme qui écoute les paroles de Vie, s’en nourrit et « amende » sa vie selon l’expression de Mohammed : « ceux qui craignent Dieu et qui s’amendent n’auront plus rien à redouter » (Coran 7 ; Les Murailles,35 ; voir aussi 1 Jean 3,14). Aujourd’hui cet amendement passe par l’engagement contre l’Antichrist. Et là aussi Jésus et Mohammed sont parfaitement d’accord (voir [« L’Antichrist dans l’Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam) et [« L’Apocalypse selon Mohammed »](/fr/lapocalypse-selon-mohammed)). En définitive, cette comparaison sommaire entre les textes du Coran et de la Bible montre que les deux Livres Inspirés concordent parfaitement. Le prophète Mohammed a rapporté un résumé de la chute d’Adam et de l’histoire de ses descendants. Les récits de l’un complète ceux de l’autre comme le dit lui-même le Coran : > « C’est un Livre (*le Coran*) dont les versets ont été modelés (*ou exposés*) pour former un Coran (*une lecture*) **arabe** pour les hommes qui ont de l’intelligence. On ne te dit rien (*Muhammad*) **qui n’eût été dit aux envoyés (*bibliques*), tes prédécesseurs**… » (Coran 41 ; Les Versets clairement exposés,3 et 43-44). (voir [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran)) Il n’y a donc aucune contradiction entre le texte de la chute d’Adam dans la Bible et celui du péché d’Adam dans le Coran. Ainsi le Coran rejoint tout à fait le récit biblique selon la parole de Dieu juste après le premier récit de la chute d’Adam : > « Ô fils d’Israël !… Croyez à ce que j’ai révélé (*le Coran*), confirmant ce que vous avez déjà reçu (*la Bible*). » (Coran 2 ; La Vache,40–41) ## Troisième récit du péché d’Adam dans le Coran Le troisième récit du péché d’Adam dans le Coran nous éclaire encore sur d’autres aspects : > « Nous dîmes : ‘Ô Adam ! Celui-ci est un ennemi pour toi et pour ton épouse. Qu’il ne vous fasse pas sortir tous deux du jardin, sinon tu serais malheureux’. Tu n’y auras pas faim ; tu n’y seras pas nu ; tu n’y auras pas soif ; tu n’y souffriras pas de la chaleur du soleil. Le Démon le tenta en disant : ‘Ò Adam ! T’indiquerai-je l’Arbre de l’immortalité et d’un royaume impérissable ?’ » (Coran 20 ; Ta-ha,117-120) Dieu décrit ici l’état du Jardin : Pas de faim, pas de nudité, pas de soif, pas de souffrance par la chaleur du soleil. C’est l’état intérieur de l’âme entièrement rassasiée par l’Amour et la Splendeur de Dieu. L’âme y est innocente et pure et ne connait pas la nudité. Sa soif est étanchée par la vision de la Perfection de Dieu. Elle est imperméable à la chaleur du faux soleil du mensonge. C’est l’état de bonheur et d’harmonie intérieure de celui qui est totalement branché sur Dieu. Dans l’Apocalypse, Jean décrit par les mêmes paroles l’état intérieur de ceux qui ont triomphé de la Grande Epreuve de la Bête et qui sont revêtus de robes blanches : > « L’un des Vieillards prit alors la parole et me dit : ‘Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où viennent-ils ?’ Et moi de répondre : ‘Monseigneur, c’est toi qui le sais.’ Il reprit : ‘Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau (*Jésus*). C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple ; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif ; jamais plus ils ne seront accablés ni par le soleil, ni par aucun vent brûlant. Car l’Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.’ » (Apocalypse 7,13-17) En somme, l’engagement total contre la Bête sur tous les plans permet à l’homme de récupérer le Paradis intérieur perdu. C’est la grande Récompense de Dieu à ses Témoins fidèles, ceux qui ont résisté à la Bête jusqu’au bout. Enfin, dans la Sourate Ta-ha mentionnée ci-dessus, le démon fait miroiter devant Adam « l’Arbre de l’Immortalité » et un « royaume impérissable ». Il veut le convaincre d’accepter un royaume terrestre avec un pouvoir temporel. Adam tombe dans le piège et accepte. Le texte continue en disant : « Tous deux en mangèrent ; leur nudité leur apparut, ils disposèrent alors, sur eux, des feuilles du jardin. Adam désobéit à son Seigneur, il était dans l’erreur » (Coran 20 ; Ta-ha,121). En acceptant le royaume terrestre que le diable lui offre, Adam se retrouve « malheureux ». C’est la situation des Sionistes aujourd’hui. Le diable leur a offert un royaume terrestre puissant et ils l’ont accepté, donnant naissance à l’État injuste d’Israël, l’Antichrist, annoncé par Jésus et Mohammed. Cet État est voué à l’échec absolu, car il défie Dieu (1 Samuel 8,7 : « … c’est Moi (*Dieu*) qu’ils ont rejetés, ne voulant plus que je règne sur eux ». Voir [« Le Drame de Jésus »](/fr/le-drame-de-jesus)). Jésus, Lui, par contre, avait refusé le royaume terrestre que le diable lui offrait : > « De nouveau le diable le prend avec lui sur une très haute montagne, lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire et lui dit : ‘Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage.’ Alors Jésus lui dit : ‘Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à Lui seul tu rendras un culte.’ Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient. » (Matthieu 4,8-11) Jésus, par son refus du royaume terrestre, a effacé la faute d’Adam et nous a ouvert le Chemin du Retour à Dieu notre Père. Paul dit : > « Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. De même en effet que tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ. » (1 Corinthiens 15,21-22 ; méditer aussi Romains 5,10-21) Le triomphe de Jésus sur le démon se réalise en deux temps. Dans un premier temps sur la Croix, « il a jeté bas le prince de ce monde » (Jean 12,31). « Mon Royaume n’est pas de ce monde » avait-il répondu à Pilate (Jean 18,36), juste avant d’être condamné. Jésus a préféré aller jusqu’à la Croix, plutôt que d’accepter un royaume terrestre. En mourant sur la Croix, il a extirpé du cœur de ses Apôtres toute attente d’un Messie sioniste et d’un royaume sioniste. Et il extirpe aussi du cœur de tous ses disciples futurs l’attrait du matérialisme et du pouvoir qui sont une autre forme de sionisme. Dans un deuxième temps, Jésus triomphe par Son Retour déjà entamé aujourd’hui. Ce triomphe s’accomplira parfaitement quand les enfants de la Vierge Marie, Mère de Jésus, qui sont aussi les dignes fils de Fatima, et tous ceux qui les soutiennent, animés par l’Esprit de Jésus et de Mohammed, écraseront définitivement Israël, la Bête de l’Apocalypse (voir [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse) et [« L’Apocalypse selon Mohammed »](/fr/lapocalypse-selon-mohammed)). Alors beaucoup d’âmes reviendront à la vraie vie (Apocalypse 20,13). C’est la première Résurrection, c’est la Résurrection de l’âme qui revient à la Vie (Apocalypse 20,5). Ils entreront de nouveau dans le Paradis intérieur de paix, d’amour et de justice, et pourront à nouveau manger de « l’Arbre de la Vie » : > « Heureux ceux qui lavent leurs robes ; ils pourront disposer de l’arbre de Vie, et pénétrer dans la Cité, par les portes. » (Apocalypse 22,14) À travers le combat contre l’Antichrist, animé par l’Esprit de Jésus de Retour parmi nous et par l’Esprit de Mohammed, les hommes ont la possibilité de récupérer l’état d’harmonie et d’amour intérieur avec Dieu, perdu avec Adam. Ils peuvent « disposer de l’arbre de Vie ». C’est la Reconquête du Paradis perdu. Cette Reconquête se fait de façon particulièrement efficace par le Pain de Vie, Cadeau divin à tous ceux qui se seront engagés dans cette lutte (Apocalypse 3,20). C’est la Table qui descend du Ciel, dont le prophète Mohammed avait parlé : > « Les Apôtres dirent : Ô Jésus fils de Marie, Ton Seigneur peut-Il faire descendre du Ciel sur nous une Table (servie) ? Il dit : Craignez Dieu si vous êtes croyants. Ils dirent : Nous voulons en manger et avoir nos cœurs rassurés, savoir que Tu nous as dit la vérité, et en être les témoins (témoins de la Table) Jésus fils de Marie dit : Ô Dieu notre Seigneur, fais descendre sur nous du Ciel une Table (servie) Elle sera pour nous une fête - pour le premier et le dernier des nôtres - et un Signe de Toi et entretiens-nous (nourris-nous), Toi, le meilleur des nourriciers. Dieu dit : Je la fais descendre sur vous. Celui donc parmi vous qui sera incrédule après cela, Je le ferai souffrir d’une souffrance dont Je n’ai encore fait souffrir personne de par les mondes. » (Coran 5 ; La Table servie,112-115) Heureux ceux qui se nourrissent de cette Table de « Fête » qui nous rouvre la porte du Paradis ! (voir [« Le Pain de Vie dans la Bible et le Coran »](/fr/le-pain-de-vie-dans-la-bible-et-le-coran), [« Pain de Vie et Sacerdoce nouveau »](/fr/pain-de-vie-et-sacerdoce-nouveau), [« Jésus restaure la Prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise)). Pourquoi cette Table est-elle si importante ? Jésus est le seul qui soit venu dans ce monde sans aucune tache de péché. Sa Mère a été préservée de toute tache pour l’entourer de pureté et d’un environnement Céleste. En acceptant de verser son Sang sur la Croix, il a réparé nos fautes. Comme l’avait annoncé le prophète Isaïe 7 siècles auparavant : « Il a été transpercé à cause de nos péchés, écrasé à cause de nos crimes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui et c’est par ses plaies que nous sommes guéris » (Isaïe 53,5). Son Sang nous lave des conséquences de la tache d’Adam. Lui seul, la Parole de Dieu et l’Esprit de Dieu (Coran 4 ; Les Femmes,171), pouvait opérer cela. C’est pourquoi le Repas de Jésus, qui est un sacrifice, nous lave l’âme si puissamment. En effet, ce saint Repas est la participation à la Croix et la mise à mort de Jésus, car le Corps et le Sang y sont séparés comme sur la Croix. Avant Sa Passion, Jésus, prenant du pain et une coupe de vin a dit à ses Apôtres : > « Prenez et mangez, ceci est mon Corps sacrifié pour vous, pour la Rémission des péchés. > Buvez-en tous, ceci est mon Sang, le Sang de la nouvelle Alliance versé pour vous et pour beaucoup pour la Rémission des péchés. Faites ceci en mémoire de Moi. » (Luc 22,19-20 / Matthieu 26,26-29) Les expressions « sacrifié pour vous » et « versé pour vous » indiquent le Sacrifice qui s’accomplit au présent. Ainsi s’accomplit la prophétie de Malachie 1,10-11 où Dieu proclame : « De l’orient au couchant, mon nom est grand parmi les nations et, en tout lieu, un sacrifice est présenté à mon nom, une offrande pure. Car grand est mon nom parmi les nations ». Les Paroles de Jésus concernant le Pain de Vie sont et demeureront toujours Vie éternelle pour tous ceux qui s’en nourrissent (méditer en profondeur Jean 6,32-63). Et Mohammed souligne : > « En vérité, celui qui se présentera devant son Dieu chargé de crimes aura pour récompense la Géhenne, où il demeurera entre la vie et la mort. Mais ceux qui se présenteront devant Lui en croyants et qui auront accompli des œuvres pies, ceux-là accèderont aux plus hauts rangs des jardins d’Éden, sous lesquels coulent des rivières et où leur séjour sera éternel. Telle est la récompense réservée à ceux qui se seront purifiés de leurs péchés ». (Coran 20 ; Ta-ha,74-76) Se purifier de ses péchés équivaut à « laver sa robe ». L’Apocalypse dit : > « Heureux ceux qui lavent leur robe ; ils pourront disposer de l’Arbre de Vie. » (Apocalypse 22,14) C’est la Reconquête du Paradis. Par le Combat engagé contre l’Antichrist et la participation au Repas de Jésus, la Reconquête devient possible dès ici-bas. Enfin Dieu dit au prophète Mohammed dans le Coran : > « En vérité, Nous t’avons accordé une victoire éclatante, afin que Dieu te pardonne tes fautes, passées et présentes, parachève sur toi Sa grâce et te dirige dans la voie droite. Dieu te prête ainsi un puissant secours. C’est Lui qui a fait naître la quiétude dans le cœur des croyants afin d’accroître sans cesse leur foi, et c’est à Lui qu’appartiennent les armées des Cieux et de la Terre. Il est l’Omniscient, le Sage. Il a usé ainsi de Sa grâce en vue d’admettre, pour l’éternité, les croyants et les croyantes dans des Jardins baignés d’eaux vives, après les avoir absous de leurs péchés. Et ce sera, pour eux, un immense bonheur auprès du Seigneur ! » (Coran 48 ; La Victoire,1-5) Et aussi : > « Voici la description du Jardin promis à ceux qui craignent Dieu. Il y aura là des fleuves dont l’eau est incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, des fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent, des fleuves de miel purifié. Ils y trouveront aussi toutes sortes de fruits et le pardon de leur Seigneur… » (Coran 47 ; Muhammad,15) (comparer avec Cantique des Cantiques 5,1) Ces « fleuves dont l’eau est incorruptible » ainsi que les « fleuves de vin, délices pour ceux qui en boivent » correspondent clairement à la Communion au Sang de Jésus qui nous lave et nous réintroduit dans le Paradis perdu. BR (18.02.2015) *Source: https://www.pierre2.net/fr/la-reconquete-du-paradis-selon-la-bible-et-le-coran* --- # Les Chrétiens et Israël > Author: Pierre2 · Published: 2011-06-27 · Updated: 2024-01-02 · Language: fr | ![](/pictures/drame.jpg "Shammout") Ismail Shammout | |---| Un problème de conscience se pose aujourd’hui à certains Chrétiens à propos de l’actuel État d’Israël. Les uns, sensibilisés par « l’holocauste hitlérien », se sont empressés de le reconnaître ; d’autres - le petit nombre - refusent de reconnaître la légitimité d’Israël pour deux raisons : 1\. Parce qu’ils sont sensibilisés par l’injustice que subit le peuple palestinien, chassé de sa terre par la violence. 2\. Pour des motifs se rapportant à la foi en Jésus et au témoignage qui Lui est dû. Le sujet de cette étude étant délicat, et pouvant susciter des sensibilités, il faut, avant de l’aborder, dire que ce n’est pas dans un esprit « antisémite » que le problème est traité, mais dans un esprit de justice sociale et religieuse. Nous sommes pour la liberté religieuse pour tous et partout, même en Israël où nous souhaitons que soient rapatriés les millions de Palestiniens exilés - Musulmans et Chrétiens - que les autorités israéliennes refusent de réintégrer, **parce qu’ils ne sont pas juifs**. N’est-ce pas là un racisme ?! Pour clarifier le problème, il faut se poser la question suivante : « Pour un Chrétien, qu’est-ce que reconnaître l’État d’Israël ? » Est-ce reconnaître le fait accompli de sa présence, ou admettre la légitimité de cette présence en Palestine aujourd’hui ? Pour ce qui est du fait accompli, qui est un phénomène historique, on ne peut que constater l’existence, en Palestine, depuis 1948 seulement, d’une entité politique que les Nations Unies, une institution laïque, acceptèrent de reconnaître comme l’État d’Israël. Mais qu’en est-il de la légitimité de cette présence israélienne sur le sol palestinien ? Par exemple : Un homme détient un objet usurpé ; nous reconnaissons que l’objet est en sa possession ; mais pouvons-nous, sans commettre une grave injustice, approuver le fait en lui reconnaissant **la légitimité** de cette possession ? Ainsi, le problème de conscience qui se pose est le suivant : « Pouvons-nous reconnaître la légitimité de l’État d’Israël en Palestine ? » Quand on parle de la légitimité d’un État, on se réfère à un droit historique sur un territoire donné. Dans le seul cas d’Israël, on évoque un droit biblique. Nous parlerons donc de la légitimité historique et biblique d’Israël. ## La légitimité historique Il ne se trouve aucun argument historique suffisamment valable pour justifier, aux XXe et XXI siècles, un État israélien en Palestine, celle-ci appartenant à ses citoyens palestiniens au même titre que tout autre pays est la propriété des siens. Des millions de Palestiniens réclament leur droit historique légitime sur la Palestine. Ces droits sont pré-bibliques et la Bible mentionne la Palestine et les Palestiniens. Les guerres des Palestiniens contre les envahisseurs juifs sont notoires (1 Samuel 28). Avant la venue du Christ, les Juifs essayèrent souvent de former un État en Palestine. Celui-ci prit la forme d’un royaume vers l’an 1000 av. J.-C. Mais ce royaume se divisa en deux, moins d’un siècle après : un royaume du Nord en Samarie, et un autre au Sud en Judée, qui disparurent l’un et l’autre. Le premier fut détruit en 722 av. J.-C., soit 200 ans après sa formation par l’invasion assyrienne, et le second en 586 av. J.-C., soit 400 ans environ après sa formation, détruit par les Babyloniens qui exilèrent les Juifs à Babylone. Ce n’est qu’au Ier siècle av. J.-C., que le royaume juif se reconstitua sous l’Empire Romain, avec le roi Hérode le Grand en l’an 37 av. J.-C. Mais ce royaume fut de nouveau détruit par les troupes romaines de Titus en l’an 70 après J.-C. Les Juifs fuirent alors la Palestine vers les quatre coins du monde. Mais les Palestiniens demeurèrent en Palestine. Deux mille ans plus tard, en 1948, un État d’Israël réapparaît en Palestine, réclamant des droits sur le pays au détriment des Palestiniens qui y avaient toujours vécu. Les Juifs qui affluèrent en Terre Sainte des quatre coins du monde, en chassèrent les Palestiniens par la violence. Ceux-ci durent quitter leurs foyers dans des conditions tragiques pour vivre en exil dans les pays arabes sous des tentes et dans des bidonvilles. Les grandes puissances aidèrent les Juifs à s’installer en Palestine, et reconnurent l’État hébreu un quart d’heure après sa proclamation le 14 mai 1948, comme si la Palestine et les Palestiniens n’existaient pas. Or les preuves historiques de leur existence abondent (bibliques : Nombres 13,21-23, preuves sociales, culturelles, folkloriques, archéologiques : monnaie palestinienne ancienne et contemporaine, etc.). Il faut constater que ceux qui soutiennent Israël se sentent, en général, coupables vis-à-vis des Juifs ; ils optèrent donc pour les loger en Palestine. Mais est-ce faire justice que donner aux uns ce qui est arraché aux autres ? Peut-on disposer du bien d’autrui ? Un Américain, un Anglais ou un Français par exemple ont-ils le droit de disposer d’une terre palestinienne qui ne leur appartient pas ? Une question : Pourquoi ceux qui veulent satisfaire leur conscience en plaçant les Juifs dans une patrie, ne leur ont-ils pas donné une partie de leur propre terre d’Europe ou d’Amérique puisqu’ils peuvent en disposer ? À quoi l’on répond en général en évoquant une légitimité biblique : les Israéliens auraient un droit biblique sur la Palestine. Nous voici ainsi transférés du plan historique, au plan biblique, et le plus souvent par des personnes qui ignorent tout de la Bible. C’est donc en tant que Chrétiens que les Juifs nous demandent de leur reconnaître un droit biblique sur la Palestine. Aujourd’hui, le peuple du Christ Jésus est sollicité pour rendre un témoignage favorable à ceux qui renient Jésus. Et ce au nom de la Bible. Telle est l’épreuve de fidélité prédite par le Christ pour la fin des Temps. Le Vatican lui-même y échoua. Car le judaïsme n’est ni une race ni une terre géographique mais une religion qui a trouvé son achèvement parfait dans le Christ Jésus. Pour un Chrétien, il est aussi absurde de reconnaître un État juif pour les Juifs qu’un État chrétien pour les Chrétiens. ## La légitimité biblique Beaucoup de Chrétiens soutiennent l’État d’Israël croyant de bonne foi aider le « peuple élu » sur sa « terre promise ». Il nous est donc paru important de rappeler ce que signifient, à la lumière de l’Évangile, les notions de Terre Promise et de Peuple Élu. ### La Terre Promise La Palestine n’est pas une terre promise par la Bible aux Israéliens d’aujourd’hui, pour les deux raisons suivantes : 1. La Terre Promise est le symbole d’une réalité spirituelle. 2. Elle fut promise sous condition. #### La Terre Promise est spirituelle Dieu promit à Abraham et à ses descendants une Terre. La notion de cette Terre Promise, telle que voulue par Dieu, fut expliquée au long des siècles par la Bible, pour apparaître enfin comme une réalité spirituelle, non géographique. C’est pourquoi Saint Paul dit : > « Par la foi, Abraham vint séjourner dans la terre promise comme en pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C’est qu’il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l’Architecte et le Constructeur. » (Hébreux 11,9) La spiritualité de la Terre a déjà ses racines dans l’Ancien Testament. Ainsi la tribu de Lévi ne possédait pas de terre, Dieu étant Lui-même son partage. La Bible dit en effet : > « Moïse ne donna pas d’héritage à la tribu de Lévi ; c’est Yahvé le Dieu d’Israël qui est son héritage. » (Josué 13,14 et 33) Par ailleurs le Psaume 37 (36) dit que ce sont les doux et les justes qui posséderont la terre, et il n’est pas dit que tous les Israéliens en Palestine soient doux et justes ; ces vertus peuvent se trouver partout. Enfin, Jésus expliqua ce fait en disant que le « Royaume de Dieu » n’est pas une entité visible, mais qu’il se trouve dans le coeur de l’homme. Aux Pharisiens qui lui demandèrent quand devait apparaître le Royaume de Dieu qui, pour eux, signifiait l’empire sioniste universel, Jésus répondit : > « La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer, et l’on ne saurait dire : le voici ! le voilà ! Car, sachez-le, le **Royaume de Dieu est en vous**. » (Luc 17,20) Il se trouve aujourd’hui, au sein même du Judaïsme, des rabbins qui soulignent la dimension spirituelle de la Terre Promise. Ainsi ce commentaire du grand rabbin Jonathan Eybeschutz : > « Il est écrit : ‘Et vous demeurerez dans le pays que J’ai donné à vos ancêtres’ (Ézéchiel 36,28). L’Éternel avait promis à Abraham de lui donner la terre de Canaan, mais quand Sarah est morte, il ne possédait même pas un terrain pour l’enterrer. Comment donc la promesse a-t-elle été accomplie ? C’est qu’il y a deux terres qui portent le nom d’Israël : Il y a la terre d’Israël d’En Haut, et il y a la terre d’Israël d’en bas. La terre Sainte est la Terre Céleste où il y a le Palais divin, d’où se déversent les sources de la Sagesse. C’est cette terre spirituelle qui a été promise et donnée à nos ancêtres, et non la terre matérielle. » (« Le Royaume de Dieu et le royaume de César » par le rabbin Emmanuel Lévyne. Éditions « Le Réveil », Beyrouth) Quant aux descendants d’Abraham, les héritiers de la Terre Promise, cela est aussi une notion spirituelle. Un Chrétien ne doit pas les chercher dans une généalogie historique et ethnique qui passerait l’héritage de père en fils, mais selon la foi au messianisme de Jésus. Saint Paul dit en effet : « Si vous êtes au Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse » (Galates 3,29). Ainsi pour un Chrétien, tout Juif qui refuse de reconnaître Jésus comme le Messie et en attend un autre, ne doit pas être considéré comme descendant d’Abraham, ni héritier de la Terre promise, qu’elle soit spirituelle ou matérielle. #### La promesse est conditionnelle Dieu déshérita les Juifs avant même la venue de Jésus-Christ car la terre fut promise **à condition** de fidélité à l’Alliance ; cette condition n’a pas été respectée ; l’Alliance fut ainsi **rompue** par les Juifs ; Dieu annonça alors une Nouvelle Alliance, celle établie par Jésus, que les Juifs refusent toujours. ##### La condition À supposer que la Terre Promise soit un lieu géographique, il ne faut pas oublier alors que la promesse fut faite sous condition. En effet, Moïse avait dit aux Juifs : « **Si** tu n’as soin d’observer toutes les paroles de cette Loi… Dieu donnera une gravité insigne à **tes plaies et à celle de ta postérité**… » La conjonction « **si** » démontre que la promesse est conditionnelle. Moïse poursuit en disant : « Parce que **tu n’auras pas obéi** à la voix de Yahvé ton Dieu, alors autant le Seigneur s’était plu à vous combler de ses bienfaits… autant il se plaira à consommer votre perte, à vous anéantir, et **vous serez arrachés de ce sol** dont vous allez prendre possession » (Deutéronome 28,58-63). Il est donc clair qu’en cas de trahison, non seulement il n’est plus question de terre, mais de châtiments pénibles et d’expulsion de cette terre, pour les Juifs et leurs descendants. Tels sont les termes de l’Alliance. ##### L’Alliance rompue Les Juifs ne respectèrent pas les conditions de l’Alliance. La Bible dit franchement qu’ils ont trahi Dieu en adorant les idoles des pays voisins, et en leur offrant même leurs enfants en sacrifices, imitant ainsi les coutumes païennes. (Voir 1 Rois 16,30-34 / Jérémie 7,30-32). De même le Psaume 106 (105) dresse le bilan des infidélités du peuple juif : « Ils se sont révoltés contre le Très Haut… Ils fabriquèrent aussi un veau (*d’or*) en Horeb… Ils s’attachèrent à Baal… Ils imitèrent les Païens et se firent les serviteurs de leurs idoles… Ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles, qu’ils immolaient aux idoles de Canaan ». C’est pourquoi Dieu, parlant par les prophètes, a fulminé sa colère contre Israël : > « Écoutez donc ceci, chefs de la maison d’Israël, vous qui exécrez la justice et qui tordez tout ce qui est droit, vous qui construisez Sion avec le sang et Jérusalem avec le crime en disant : Yahvé n’est-il pas au milieu de nous ?… Par votre faute Sion deviendra une terre de labour, et Jérusalem une ruine… » (Michée 3,9-12) Dieu dit encore dans le livre d’Isaïe : > « J’ai élevé des enfants, je les ai vus grandir, et eux se sont insurgés contre moi. Un boeuf connaît son possesseur, un âne la crèche de son maître : Israël ne connaît rien… Oh ! nation pécheresse, peuple chargé d’iniquités, race de malfaiteurs, enfants dégénérés ! Ils ont abandonné le Seigneur. » (Isaïe 1,2-4) ##### Rupture et Nouvelle Alliance Après avoir dénoncé l’infidélité d’Israël, Dieu déclara par Jérémie la rupture de l’Alliance par les Juifs. Il annonça la venue d’une Nouvelle Alliance, **qui ne sera pas comme la première**, puisque la part du croyant n’est pas une terre, mais Dieu Lui-même : > « Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël une Alliance Nouvelle, qui ne sera pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères… Alliance qu’ils ont **rompue**, eux… Mais voici quelle Alliance je conclurai… Je ferai pénétrer ma loi **en eux, c’est dans leurs coeurs** que je l’inscrirai ; Alors je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. » (Jérémie 31,31-33) Il est évident que cette Nouvelle Alliance diffère de la première, puisqu’elle « ne sera pas comme elle ». Une des différences réside dans le fait qu’elle ne promet aucune terre géographique, mais qu’en revanche c’est Dieu qui se donne à tous ceux qui croient en Jésus, Fondateur de la Nouvelle Alliance. Les Juifs refusent encore l’Alliance du Christ parce qu’elle ne leur promet aucune terre géographique, ni ne leur accorde le « privilège » d’établir l’empire sioniste mondial qu’ils souhaitent. ### Le peuple élu L’élection divine n’a jamais eu pour objet un peuple hébreu tout fait comme certains le pensent encore, le choix de Dieu s’étant arrêté **sur un homme**, Abraham le Syrien, et non sur une nation juive qui n’existait pas avant Abraham. Il est donc faux de croire que le judaïsme est une race ; c’est pourquoi la Bible rappelle aux Juifs que leur ancêtre Abraham est **araméen**, c’est-à-dire **un Syrien**. Moïse insiste sur ce point quand il dit aux Juifs : « Tu prononceras ces paroles devant Yahvé ton Dieu : Mon père (*Abraham*) était un Araméen… » (Deutéronome 26,5). Le but du choix d’Abraham était de former un milieu social pour accueillir le Messie. Le but n’était donc pas le peuple, mais le Christ qui est « venu chez les siens, mais les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1,11). Mais à tous ceux qui ont reçu Jésus comme Messie, indépendamment de leur race, Il leur « a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1,12), et de former ainsi le peuple universel de Dieu. D’après l’Évangile, le peuple de Dieu est celui de Jésus. Autrefois, Jésus dit aux Juifs : « Si vous ne croyez pas que Je suis (*le Christ*), vous mourrez dans vos péchés » et encore : « Si Dieu était votre Père vous M’aimeriez… ». Il leur déclara enfin : « Vous avez pour père le diable, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. » (Jean 8,24-44). Aujourd’hui, que leur disent les Chrétiens ?… « Vous êtes nos frères aînés », leur a dit le Pape Jean-Paul II à la synagogue de Rome. Comment un disciple de Jésus et son négateur peuvent-ils être des frères ? > « Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses oeuvres mauvaises. » (2 Jean 10-11) Pour Jésus, dont nous sommes les témoins, le vrai Juif c’est le disciple de Jésus. Dans l’Apocalypse, Jésus ne dénonce-t-il pas les Juifs comme « usurpateurs du titre de Juifs, une synagogue de Satan plutôt ? » (Apocalypse 2,9 et 3,9). C’est pourquoi Saint Paul dit : « Si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham » (Galates 3,29). Il invite donc les Juifs à croire en Jésus pour être « greffés » sur le peuple de Dieu (Romains 11,23). Il n’est donc pas question de repousser les Juifs en tant que personnes, mais Israël en tant qu’État. Les Juifs, au contraire, sont invités à suivre Jésus pour faire partie du peuple de Dieu. L’Amour et la Vérité nous incitent à ne pas les enfoncer dans leur erreur, en les laissant croire qu’ils sont encore le Peuple Élu, de retour sur sa Terre Promise. Car nous devons comprendre que les Juifs, qui continuent de nier que Jésus est le Christ, portent la caractéristique spécifique de l’Antichrist annoncé par St Jean : « Qui est le Menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l’Antichrist » (1 Jean 2,22). Tous les Chrétiens et tous les Musulmans reconnaissent que Jésus est le Christ. Nous trouvons des disciples de Jésus même dans le bouddhisme et l’hindouisme. Gandhi parlait souvent de son admiration pour Jésus, et ne cachait pas sa déception des Chrétiens : « Donnez-moi Jésus, et gardez pour vous les Chrétiens », avait-il dit. La prophétie de Jean sur l’Antichrist ne peut pas être appliquée sur ceux qui reconnaissent que Jésus est le Christ, mais sur ceux qui refusent son messianisme. Cette caractéristique ne s’applique qu’aux Juifs qui, explicitement, renient Jésus et attendent un autre Messie. Ils sont l’Antichrist. Il ne faut pas s’étonner du fait que les Juifs qui ne croient pas en Jésus, ne soient pas le peuple élu. Jésus avait dit à propos d’un officier romain qui manifestait sa foi en Lui : > « En vérité, je vous le dis, chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi. Eh bien ! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, tandis que les sujets du royaume (*d’Israël*) seront jetés dehors dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents. » (Matthieu 8,11) L’opposition entre le Royaume de Dieu et celui d’Israël est le centre du litige entre Jésus et les Juifs ; cette opposition est manifeste dans les paroles du Christ, lorsqu’il dénonça les sujets du royaume d’Israël, en les vouant aux ténèbres extérieures (Matthieu 8,11). Ainsi, avec la venue de Jésus, le concept de peuple élu s’est transformé d’une notion tribale et chauvine, en une notion universelle. C’est pourquoi Jésus condamne les « sujets du royaume » d’Israël qui ont voulu comprendre le Judaïsme d’une manière nationaliste : « Vous avez pour père le diable et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir » (Jean 8,44). Ceux qui ont pour père le diable, ne peuvent pas être les « frères aînés » de ceux qui ont Jésus pour Père. C’est aussi pourquoi Jésus a toujours refusé d’être le roi d’un Empire sioniste : « Mon Royaume n’est pas de ce monde », avait-il dit (Jean 18,36). (Voir le texte : [« Le drame de Jésus »](/fr/le-drame-de-jesus)). Les prophètes avaient déjà étendu l’élection aux peuples de toute race. Isaïe, huit siècles av. J.-C., n’avait-il pas proclamé cet oracle de Dieu : « Et Moi, Je vais rassembler les nations de toutes les langues… et de certains d’entre eux je me ferai des prêtres et des lévites, dit Yahvé » (Isaïe 66,18-21). Ainsi, le choix de ministres du culte parmi les nations non juives, tel que le pratiquent les Chrétiens, est une preuve de l’authenticité du sacerdoce universel de Jésus. ### Que conclure donc ? St Paul répond : « Que conclure ? Ce que recherche Israël il ne l’a pas atteint ; mais ceux-là l’ont atteint qui ont été élus » (Romains 11,7). Or sont élus les disciples de Jésus. ## Israël signe des temps Puisque les Juifs qui sont réunis aujourd’hui en Palestine des quatre coins du monde ne sont pas le Peuple Élu sur sa Terre Promise, que signifie donc la réapparition d’Israël ? C’est un signe des temps. On parle souvent des signes des temps, sans préciser de quels temps il s’agit. Cette expression évoque la « fin des temps ». Parlant de ces temps, Jésus avait dit : « Jérusalem sera foulée aux pieds par des Païens (*les Israéliens*) jusqu’à ce que soit révolu le temps des Païens » (Luc 21,24). Israël incarne donc le paganisme par son refus du Christ. Après la venue du Christ Jésus, les Païens sont donc ceux qui renient que Jésus soit le Christ ; ils sont le symbole du paganisme dans ses diverses manifestations, l’Antichrist par excellence. Quand les Juifs défendirent aux Apôtres de parler de Jésus, ceux-ci, en priant, dirent à Dieu : > « C’est une ligue en vérité qu’Hérode et Ponce Pilate avec les nations païennes et **les peuples d’Israël** ont formée dans cette ville **contre** ton Saint Serviteur, Jésus, que Tu as oint. » (Actes 4,27) La parole « **contre** » révèle l’esprit de l’**Anti**-Christ qui réside dans « les peuples (*goyims*) d’Israël », « les peuples » ayant le sens de « Païens d’Israël ». (Voir le texte : [« L'Antichrist hier et aujourd'hui »](/fr/lantichrist-hier-et-aujourdhui)). Les Juifs veulent faire croire que leur retour en Palestine est un « grand signe » et le prodigieux accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament. Or nous savons que les prophéties en question concernent le retour des Juifs de l’exil babylonien, au VIe siècle av. J.-C. Ne nous laissons pas abuser. Car c’est plutôt le temps de comprendre les prophéties du Nouveau Testament qui nous parlent de la fin des Païens. Nous pourrons ainsi comprendre qui sont ces Païens. Jésus nous avait dit que « l’abomination de la désolation serait dans les Lieux Saints » (Matthieu 24,15). Par ailleurs, l’Apocalypse révèle encore que l’Antichrist rassemblera ses hommes dans les lieux saints, en Palestine, et notamment dans la Cité, bien-aimée, Jérusalem, où ils sont rassemblés par Satan, et non pas par Dieu, des quatre coins de la terre, pour la guerre non pour la paix (Apocalypse 20,7-9). (Voir le texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). ## L’attitude de tout vrai Chrétien Quelle doit être enfin l’attitude du Chrétien attaché au Christ Jésus envers l’actuel État d’Israël ? C’est le moment de méditer, pour les mettre en pratique, ces paroles que l’Apocalypse adresse à ceux qui se veulent encore les témoins de Jésus : > « Il te faut **de nouveau** prophétiser contre une foule de peuples… » (Apocalypse 10,11) Si le Seigneur commande à ses Apôtres, en ces temps apocalyptiques, de **prophétiser « de nouveau »**, c’est que la plupart d’entre eux se seront laissés séduire par l’Antichrist qu’ils n’auront pas reconnu. Au lieu de le dénoncer, ils établissent avec lui de bons rapports. L’Apocalypse vient donc leur rappeler leur devoir d’Apôtres et de témoins de Jésus ; après avoir gardé le silence, ils doivent, aujourd’hui, témoigner, **de nouveau**, contre son ennemi : Israël. Quand le Christ vint, les siens ne L’ont pas reçu. Aujourd’hui « les siens » reçoivent l’Antichrist… Aucun Chrétien ne peut reconnaître la légitimité d’un État juif en Palestine sans se renier comme chrétien, car ce serait admettre implicitement que les disciples de Jésus ne sont pas l’Israël prophétique et que Jésus n’est pas le Christ. Jésus avait dit : « Nul ne peut servir deux maîtres » ; on ne peut servir le Royaume de Jésus et celui d’Israël à la fois, on ne peut sauvegarder le témoignage au Messianisme de Jésus sans dénoncer le faux messianisme d’Israël. Les Juifs le savent et les Chrétiens l’ignorent. En matière si importante, la neutralité ou le silence dénotent la tiédeur : « Tu n’es ni froid ni chaud, que n’es-tu l’un ou l’autre ! Ainsi, puisque te voilà tiède, je vais te vomir de ma bouche », dit le Seigneur dans l’Apocalypse 3,15. Un choix doit donc être fait, et nous serons jugés d’après notre engagement : ce n’est pas en reconnaissant Israël que le Chrétien reste fidèle à son témoignage, mais en invitant les Juifs à reconnaître Jésus. Pierre (1978) *Source: https://www.pierre2.net/fr/les-chretiens-et-israel* --- # Le Christ Dieu dans l’Évangile et le Coran > Author: Pierre2 · Published: 2011-07-10 · Updated: 2021-12-08 · Language: fr Comment comprendre le verset coranique Sourate 5 ; La Table servie,116 : > « Dieu dit : Oh Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui a dit aux hommes : ‘Prenez, moi et ma mère, pour deux divinités, en dessous de Dieu ?’. Jésus dit : ‘Gloire à toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire. Tu l’aurais su, si je l’avais dit. Tu sais ce qui est en moi et **je ne sais ce qui est en toi**. Toi, en vérité tu connais parfaitement les mystères **incommunicables**?’ » Le verset « Je ne sais ce qui est en toi » est-il une négation de la divinité du Christ ? Réponse : Ce verset n’est pas une négation de la divinité du Christ. Pour le comprendre, il faut : a) le placer dans son contexte historique par rapport aux Arabes polythéistes du VIIe siècle. b) le comparer au texte évangélique. ## Contexte historique Il a été difficile de démontrer aux Arabes polythéistes le Dieu unique qui, de plus, s’est incarné en la personne du Christ. Il est clair qu’ils comprirent Jésus et Marie comme deux dieux séparés, comparables aux multiples dieux qu’ils adoraient. Ce verset vient contredire cela. ## Comparer au texte évangélique Les paroles du Christ s’adressant à Dieu : « Je ne sais ce qui est en toi » sont interprétées par certains comme une négation de la Divinité du Christ, puisqu’Il ignore ce qui est en Dieu. Nous démontrons - en la comparant au texte évangélique - que cette interprétation hâtive est fausse. D’autant que le Coran dans la Sourate 4 ; Les Femmes,47 se présente comme une **confirmation** de l’Évangile et nous invite, de surcroît, à trouver le « meilleur des arguments » (Coran 29 ; L’Araignée,46) pour suivre le « chemin droit » vers Dieu (Coran 1 ; La Fatiha,6). Le Coran confirme les paroles du Christ s’adressant à ses Apôtres dans l’Évangile. Ceux-ci lui demandèrent à propos de la fin des temps et du moment de son retour : « Dis-nous quand cela aura lieu et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde » (Matthieu 24,3). Il leur répondit : « Quant à la date de ce jour, et à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges des cieux, **ni le Fils**, personne que le Père, seul » (Matthieu 24,36). Ceci signifie que le Christ n’avait pas à déclarer « ce qu’il n’avait pas le droit de dire » comme l’exprime ce verset coranique. Car les Apôtres étaient incapables de comprendre l’immensité du Plan divin, ces « **mystères incommunicables** » selon le Coran. Par ailleurs, le Christ « ne peut rien faire de lui-même, qu’il ne voie faire au Père : Ce que fait Celui-ci, le Fils le fait pareillement » (Jean 5,19). Et encore : « Je ne fais rien de moi-même. Ce que le Père m’a enseigné, Je le dis » (Jean 8,28). Certains voudraient voir dans ces versets évangéliques une négation de la divinité du Christ. Il n’en est rien ! Nous expliquons pourquoi ci-dessous. Jésus s’adressant aux Juifs leur dit : « Avant qu’Abraham fût, Je Suis » (Jean 8,58). Ceci irrita les Juifs qui voulurent le lapider, comprenant qu’Il se présentait comme Dieu incarné. Comment le Christ existait-il déjà avant Abraham ? Certes pas par son corps créé dans les entrailles de Marie par Dieu dix-huit siècles après Abraham. C’est donc l’Esprit du Christ, en tant que Dieu, qui existait avant Abraham et qui s’est incarné en Marie. Jésus dit d’ailleurs : « Je suis **sorti du Père** et venu dans le monde… » (Jean 16,28). C’est la raison pour laquelle Jésus dit encore : « Maintenant, Père, glorifie-moi de la gloire que j’avais près de Toi **avant** que fût le monde » (Jean 17,5). Ainsi, il faut discerner dans le Christ l’aspect physique, son corps créé, et la dimension divine. C’est cette dimension divine éternelle qui anime et instruit ce corps créé qui prend ses informations du Père. C’est pourquoi Jésus avait dit : « Je ne fais rien de moi-même. Ce que le Père m’a enseigné, je le dis ». Ce qui correspond dans le langage coranique au verset : « Tu sais ce qui est en moi. Je ne sais (*en tant que corps humain*) ce qui est en Toi ». Et au verset évangélique : « Je ne fais rien de moi-même. Ce que le Père m’a enseigné, Je le dis, et Celui qui m’a envoyé est avec moi » (Jean 8,28). La partie corporelle du Christ ne sait que ce que lui révèle la Volonté divine. Et « le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’Il fait » (Jean 5,20). Toutefois, à cause de la limite de l’intelligence humaine incapable de saisir « les mystères incommunicables (*ineffables*) » (Coran 5 ; La Table servie,116), le Fils ne peut tout révéler, d’un coup, à une mentalité humaine restreinte, opaque aux plans divins et à l’Essence divine (la Trinité, la Divinité du Messie, l’Eucharistie, la Crucifixion). Dans le même verset de la Table servie, Jésus, s’adressant à Dieu, dit : « Toi, en vérité, tu connais parfaitement **les mystères incommunicables**. » Ce sont de telles vérités que Jésus dans ce même verset coranique « n’a pas le droit de dire » aux hommes à l’intelligence limitée. Ainsi donc, cette réponse du Christ n’est pas une négation de sa divinité, mais une limite à ce qu’il avait à révéler à ce moment. C’est dans un esprit de pédagogie paternelle et de sagesse divine que le Christ dit encore : > « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais **vous ne pouvez pas les porter maintenant**. » (Jean 16,12) Ce sera la mission de l’Esprit Saint de révéler, plus tard, la plénitude du mystérieux plan divin à ceux qui l’accueillent : > « L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera tout. » (Jean 14,26) Et encore : > « Quand il viendra, Lui, l’Esprit de Vérité, Il vous conduira vers la vérité tout entière. » (Jean 16,13) Paul reprend cet enseignement en s’adressant aux Corinthiens : > « Pour moi, frères, je n’ai pu vous parler comme à des êtres spirituels, mais comme à des êtres de chair, comme à de petits enfants dans le Christ. C’est du **lait** que je vous ai donné à boire, non une nourriture solide ; **vous ne pouviez encore la supporter**. Mais vous ne le pouvez pas davantage à présent, **car vous êtes encore charnels**. » (1 Corinthiens 3,1-3) Il faut avoir reçu l’Esprit Saint pour comprendre Dieu et juger : > « L’homme spirituel juge de tout et ne relève lui-même du jugement de personne. » (1 Corinthiens 2,15) L’Esprit Saint nous est donné à nous les hommes « pour nous renouveler par une transformation spirituelle de notre jugement et nous faire revêtir l’homme Nouveau, qui a été crée selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité » (Ephésiens 4,23). « Car l’Esprit en effet scrute tout, jusqu’aux profondeurs divines » (1 Corinthiens 2,10-15). Combien d’hommes du temps du Christ, du temps de Muhammad en Arabie étaient disposés à croire aux vérités divines ? Combien d’hommes, aujourd’hui encore, vingt siècles après le Christ, sont disposés à croire aux vérités révélées par l’Esprit Saint dont les principales sont : 1. La divine Trinité. 2. Jésus est le Christ annoncé par les prophètes (Beaucoup n’y croient pas parmi les soi-disant croyants juifs, chrétiens ou musulmans). 3. Jésus est l’incarnation divine sur terre. 4. Le Royaume de Dieu ainsi que son Temple sont EN NOUS ; ce Royaume étant spirituel, non politique. Ils ne sont pas en un lieu géographique : Jérusalem, Rome, La Mecque, etc. 5. Le pain et le vin pris autour de la sainte Table du Christ sont vraiment son Corps et son Sang. 6. La monogamie et la fidélité conjugale. 7. L’inutilité pour le salut de l’âme des sacrifices d’animaux, des pèlerinages géographiques, des mets purs et impurs, etc. Toutes ces vérités - que le Christ révéla par l’Esprit Saint après lui - ne pouvaient être comprises par les Apôtres et les Arabes en leur temps… et ne le sont toujours pas aujourd’hui par la grande majorité des hommes. Le Christ, qui agit pédagogiquement selon les principes de Dieu, ne pouvait pas heurter les hommes de son temps et leur révéler toutes ces vérités franchement d’un seul coup. C’est pourquoi il parlait souvent en paraboles, sachant qu’Il s’adressait à des coeurs endurcis par le plaisir, le matérialisme et les irrégularités mondaines. Les Apôtres eux-mêmes ne le comprenaient pas. En parlant de la monogamie et condamnant le divorce, ils lui répondirent « …Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas expédient de se marier. Il leur répondit : Tous ne comprennent pas ce langage… ». La pédagogie divine apparaît dans ces paroles du Christ : « C’est en raison de votre caractère intraitable que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l’origine il n’en fut pas ainsi » (Matthieu 19,1-12). Le Coran aussi révèle cette pédagogie en matière de mariage, faisant passer de la polygamie capricieuse et du divorce anarchique à la monogamie, en passant par la réduction du mariage avec quatre femmes, puis indiquant la monogamie pour le salut (Voir [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran)). Ni les Apôtres au temps du Christ, ni les Arabes au temps de Muhammad n’avaient reçu la plénitude de l’Esprit Saint pour comprendre l’immensité du plan divin au service de l’homme noyé avec entêtement dans son ignorance. St Paul lui-même déclare n’avoir reçu que « les **prémices** de l’Esprit » (Romains 8,23). Jésus suivit le plan divin en confiant ce qui est incommunicable à l’Esprit Saint. Il respecta, en s’humiliant jusqu’à la croix, la fragile condition des hommes. Dieu s’abaissa par le Christ pour parler à l’homme face-à-face. St Paul s’exprime ainsi : > « Lui (*Jésus*), de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui-même prenant condition d’esclave et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix ! Aussi Dieu l’a-t-Il exalté et Lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame de Jésus-Christ qu’Il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2,6-11) Ainsi donc le Christ fut l’instrument du Père pour parler au coeur de l’homme, sourd et aveugle aux vérités divines. Il s’incarna donc autrefois « prenant la condition d’esclave et devenant semblable aux hommes » pour parler à l’homme face-à-face, puis leur envoyer son Esprit Saint. C’est pourquoi, à notre époque, le Christ, Lui encore, pour achever son oeuvre « apparaîtra une seconde fois (*mais hors du corps*) à ceux qui l’attendent (*les vierges sages : Matthieu 25*) pour leur donner le salut » (Hébreux 9,28 / 2 Timothée 4,8). Il n’apparaît plus dans le corps, mais par l’Esprit Saint. Le Christ qui avait dit aux Apôtres ne pas connaître l’heure de son Retour (Matthieu 24,36) et qui, dans le Coran, dit au Père ne pas connaître ses secrets, connaissait bien l’heure et le jour et les secrets divins. Mais ce n’était pas le moment de révéler des vérités salutaires que seul l’Esprit Saint a pour mission de révéler à ceux qui l’accueillent à notre époque. Heureux les coeurs purs capables d’entendre et de comprendre les murmures de l’Esprit Saint. (Voir le texte [« La Divinité de Jésus »](/fr/la-divinite-de-jesus)). Pierre (29.06.2006) *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-christ-dieu-dans-levangile-et-le-coran* --- # Les frères de Jésus > Author: Pierre2 · Published: 2011-07-12 · Updated: 2020-12-27 · Language: fr Certains pensent que Jésus a eu des frères charnels, d’autres fils de Marie par Joseph après sa naissance. Ils s’appuient sur les textes suivants pour conclure que la Mère de Jésus n’est pas demeurée Vierge : > Marc 6,3 (Matthieu 12,46) : « Les frères de Jésus : Jacques, José, Simon et Jude… »Luc 2,7 : « Jésus, son fils premier-né ». Il y en a donc d’autres. > > Matthieu 1,25 : « Joseph ne connut pas Marie jusqu’à la naissance de Jésus », ils concluent qu’il l’a connue après. > > Jean 7,5 : « Ses frères ne croyaient pas en lui. » **Réponses** 1\. Dans la mentalité orientale, jusqu’à aujourd’hui, sont dits « frères » les cousins, les enfants d’un même village, des enfants ayant grandi ensemble et, sur un plan général, sont « frères » les pays arabes. La Bible, qui émane d’un milieu oriental, emploie souvent le mot « frère » pour désigner des cousins ou des enfants d’un même village. Nous en avons plusieurs exemples bibliques dans l’Ancien Testament : > Genèse 13,8 / 14,16 : Abraham est dit frère de Lot ; il est pourtant son oncle.Deutéronome 15,2-3 : « N’exploite pas ton prochain ni ton frère (*le juif comme toi*)… mais l’étranger (*qui n’est pas juif*)… » (*Lévitique 19,17 : « Ne hais pas ton frère (le juif)… »*) Kish et Eléazar sont frères. Les fils de Kish épousèrent les filles d’Eléazar. Or le texte dit : > 1 Chroniques 23,22 : « Eléazar mourut sans avoir de fils mais des filles qu’enlevèrent (*épousèrent*) les fils de Qish **leurs frères**. » Les fils de Kish sont les cousins, et non pas les frères des filles d’Eléazar. 2\. Jean 19,25-27 : Dans ces versets, la femme de Clopas se nomme Marie ; elle est aussi présentée comme « la soeur de la mère de Jésus » dont le nom est aussi Marie. Or, il ne saurait y avoir deux soeurs qui se nomment Marie dans une même famille. Marie la femme de Clopas est donc une cousine, une proche parente ou même une amie d’enfance de Marie mère de Jésus. Voilà pourquoi elle est considérée comme sa soeur selon l’habitude orientale déjà vue. Si Marie avait d’autres enfants, pourquoi serait-ce Jean qui la « prit chez lui », non ses autres fils ? L’on répond à cela : « Parce que ses frères ne croyaient pas en lui » (Jean 7,5). Nous répondons encore en disant : L’épisode de Jean 7,5 se passe en Galilée, la patrie de Jésus. Ces frères, qui ne croyaient pas en lui, sont ses compatriotes de la Galilée, les habitants de Nazareth, son village, qui ne crurent pas en lui et à qui Jésus dit : « En vérité je vous le dis aucun prophète n’est reçu dans sa patrie » (Luc 4,24). Ils ne sont donc pas ses « frères » Jacques, José, Simon et Jude, déjà mentionnés, qui crurent en lui et même qui devinrent ses apôtres (voir les lettres de Jacques et Jude et encore : Actes 1,14 / 12,17 / 1 Corinthiens 9,5 / 15,6 / Galates 1,19). 3\. Marc 15,40 : Cette « Marie mère de Jacques et de José » est Marie, femme de Clopas dite « soeur » de la Vierge dans Jean 19,25-27. C’est elle qui est la mère de Jacques, José, Simon et Jude. Celle-ci, étant « soeur » de la Vierge Marie, ses enfants sont dits être « frères » de Jésus ; en réalité ce sont ses cousins. L’on répond à cela qu’il s’agit ici de la Mère de Jésus. Or, si Marc parlait de la Vierge Marie, il aurait dit : « Marie, mère de Jésus, de Jacques, de José et Simon », Jésus étant le premier-né. 4\. Les « frères » de Jésus ne furent jamais appelés « fils de Marie » : - Jacques se dit « serviteur du Seigneur Jésus », non son frère (Jacques 1,1). - Jude dans son épître se dit « serviteur de Jésus et frère de Jacques », non frère de Jésus. Certains répondent à cela que Jésus avait d’autres frères et que ce sont ceux-là qui sont dits être ses frères. Mais alors pourquoi la Bible ne les mentionne-t-elle pas et ne nomme que Jacques, Jude, José et Simon ? Nous avons démontré que ceux-ci sont des proches parents ? 5\. En disant de Jésus qu’il est le « premier-né », cela ne signifie pas qu’il ait eu des frères. Dans la mentalité orientale, jusqu’à nos jours, le premier-né a une importance spéciale, ses parents se faisant appeler de son nom (Père et Mère de Jésus par exemple, et non plus Joseph et Marie). De plus, c’était le premier-né que les parents offraient à Dieu, d’où son importance morale particulière (Luc 2,22-23). Il était appelé « premier-né », qu’il ait des frères et des soeurs ou pas. 6\. Que Joseph n’ait pas connu Marie « jusqu’à » la naissance de Jésus, ne signifie nullement qu’il l’ait connue après. La Bible ne le dit pas et ne nous mène pas à cette conclusion. Car ce que Matthieu veut tout simplement dire c’est que Jésus est né de Marie sans intervention matrimoniale de la part de Joseph ; il veut faire ressortir l’aspect miraculeux de la naissance de Jésus. Telle est l’unique intention de l’évangéliste ; il ne désire pas aller plus loin et il ne nous est pas permis de tirer des conclusions sans présenter des preuves scripturaires. Nous avons démontré, quant à nous, que les « frères » de Jésus sont ses proches parents et ses compatriotes. Il n’y a pas de versets évangéliques prouvant que Jésus eut des frères selon la chair. 7\. « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? », dit Jésus. Et montrant **ses disciples** de la main, il ajouta : « Voici ma mère et mes frères » (Matthieu 12,48-50). Les vrais frères de Jésus se trouvent dans le monde entier ; ce sont ses disciples. Apparaissant à Marie-Madeleine et Marie de Clopas, après sa Résurrection, Jésus leur dit : « Allez annoncer à **mes frères**… » (Matthieu 28,10), et Marie Madeleine se hâta « d’annoncer **aux disciples** qu’elle a vu le Seigneur » (Jean 20,17-18). Elle savait que Jésus n’avait d’autres frères que ses disciples. Tous les disciples de Jésus sont ses frères car « il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1,12), son Père par nature divine et leur Père par adoption (Jean 20,17). Leur foi en Jésus les rend fils de Dieu et frère de Jésus (Jean 1,12). Lire Hébreux 2,11-13. **Conclusion** N’ayant pas eu d’autres enfants que Jésus, Marie est demeurée Vierge. Sa virginité a un sens spirituel profond et se rapporte à son union totale à Dieu. Marie n’aurait pas péché en s’unissant matrimonialement à Joseph ; il était son époux légal. Mais elle ne pouvait se donner à un homme, son coeur ayant été happé par Dieu : elle est l’épouse de l’Esprit Saint, la digne, la parfaite complice de Dieu dans son plan de salut sur terre. Par une grâce spéciale et unique, Dieu a sauvé Marie du péché originel. Il a gardé son âme immaculée, dès sa conception. Marie n’a pas été troublée par les séquelles du péché originel qui nous perturbe tous. Se sentant sauvée du péché originel, Marie dit joyeusement : « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur » (Luc 1,46-47). Marie seule fut préservée immaculée pour que son âme soit tranquille en vue d’accueillir le Verbe qui, en elle « s’est fait chair ». Dieu ne pouvait s’incarner dans une âme trouble. C’est là le secret de son Immaculée Conception. Certains raisonnent humainement : ils pensent que Marie ne pouvait demeurer vierge après la naissance de Jésus. Or, Celui qui a créé l’univers entier et a pu créer le corps de Jésus dans le sein de Marie, sans toucher à sa virginité, a encore pu faire naître Jésus en respectant sa virginité car « rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1,37). Par sa virginité, Marie rend vierges de coeur ceux qui se confient en Elle. > « Elle est un jardin **bien clos**, ma soeur, ma fiancée, un jardin **bien clos**, une source **scellée** », dit prophétiquement « l’Époux » divin de la Mère du Messie (Cantique des Cantiques 4,12). N.B.: *Ceux qui nient la virginité de Marie sont pour la **libre interprétation** de la Bible. Ils devraient être conséquents avec eux-mêmes en laissant aux autres aussi cette liberté d’interprétation… et réfléchir, toutefois, sur ce qu’en dit St Pierre dans sa deuxième lettre (2 Pierre 1,20).* *Source: https://www.pierre2.net/fr/les-freres-de-jesus* --- # Le Pasteur, Ses Brebis et la Porte > Author: Pierre2 · Published: 2011-07-14 · Updated: 2021-03-17 · Language: fr Vous vous reconnaîtrez, croyants indépendants, dans le texte suivant : dans Apocalypse 3,6-8 Jésus révèle détenir Lui seul la Clé qui ouvre et ferme, et qu’Il ouvre une Porte, à ses brebis, que nul ne peut fermer. Cette Porte est ouverte au Ciel (Apocalypse 4,1). Notre Frère Sauveur nous avait déjà parlé de cette Porte dans Jean 10 : Il est Lui-même cette Porte : « Je suis la Porte des brebis » (Jean 10,7). « Si quelqu’un entre par Moi, il sera sauvé ; il entrera et **sortira**, et trouvera un pâturage » (Jean 10,9). Nous sommes entrés par l’Évangile depuis 2000 ans. L’on disait : « Hors de l’Église point de salut ! ». Mais depuis, la situation s’est détériorée et nous y trouvons partout les « cloaques d’impureté » : « Aujourd’hui, dans les églises et les religions, plus de salut ». À elles aussi s’applique cet appel urgent de l’Apocalypse : « Sortez, ô mon peuple, quittez-la, de peur que, solidaires de ses fautes, vous n’ayez à pâtir de ses plaies. Car ses pêchés se sont amoncelés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités » (Apocalypse 18,4-5). Alors le Pasteur des brebis s’est présenté de nouveau pour ouvrir à ses brebis une porte de sortie, une échappatoire que nul ne peut fermer. Non seulement Il les avait fait entrer pour les nourrir, mais maintenant « Il les fait **sortir** afin qu’elles trouvent un pâturage » qui ne se trouve plus à l’intérieur où tout est dangereusement pourri. Ce qui est merveilleux dans les paroles de Jésus, c’est que ce bon Pasteur qui veille jalousement depuis de longs siècles sur ses brebis, les fait non seulement entrer, mais aussi sortir afin de trouver leur nourriture. Humainement parlant, l’on devrait dire : ‘faire sortir puis faire entrer’. Or, ici c’est le contraire. Maintenant que les églises et les religions ont sombré dans l’infidélité, la Nourriture substantielle manque aux brebis. Pour les sauver de la famine, Jésus leur ouvre cette porte céleste nouvelle. Toutefois, seules les vraies brebis reconnaissent la Voix du Pasteur et Le suivent à l’extérieur sans jamais se retourner en arrière et mourir comme la femme de Lot (Genèse 19,17-26). Il faut de la foi et du courage car il n’est pas facile de rompre les chaînes des traditions. Les tièdes auront peur et seront vomis par Dieu (Apocalypse 3,16). Vous connaissez bien « le Pâturage » que trouveront les brebis à l’extérieur : Oui, c’est bien le Corps, le Sang et l’Esprit du Messie, le Pasteur qui se donne Corps et Ame aux siens, et « donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10,11). Et cette Vie divine Il la leur donne, non pas dans les édifices traditionnels, mais à l’intérieur de leurs maisons, à l’extérieur de ces édifices devenus maudits : > « Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, J’entrerai **chez lui** pour souper, Moi près de lui, lui près de Moi » (Apocalypse 3,20 / Luc 12,35-38)« Ses brebis à Lui, Il les appelle **une à une** et Il les mène **dehors**. Quand Il a fait sortir toutes celles qui sont à Lui, Il marche devant elles et les brebis Le suivent, **parce qu’elles connaissent sa Voix**. Elles ne suivront pas un étranger… » (Jean 10,3-5) Ce bon Pasteur dont parle Jésus est Celui prophétisé par Ézéchiel, Dieu Lui-même : > « Voici, Je me déclare contre les pasteurs. Je leur reprendrai mon troupeau… J’aurai soin **Moi-même** de mon troupeau et Je m’en occuperai… Dans un **bon pâturage** Je les ferai paître… C’est **Moi** qui ferai paître mes brebis et c’est Moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur Yahveh. » (Ézéchiel 34,1-16) Heureux ceux qui reconnaissent la Voix apocalyptique du Bon Pasteur. Ils souperont avec Lui et Lui avec eux en tête à tête. Amen ! *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-pasteur-ses-brebis-et-la-porte* --- # Le Calvaire Palestinien > Author: Pierre2 · Published: 2011-07-26 · Updated: 2025-01-29 · Language: fr *Le but de ce texte est d’informer sur les origines et le contexte historique - souvent ignorés - de la création de l’État d’Israël. Il a été écrit à la fin des années 70 mais reste toujours actuel.* ## INTRODUCTION Le peuple palestinien vit depuis des décennies un calvaire ignoré d’un grand nombre. C’est à eux que les « croyants indépendants » adressent cet ouvrage dont le but est de donner un rapide aperçu historique des points les plus saillants qui ont provoqué la sanglante et inique expatriation des Palestiniens. Par ce livret, les « croyants indépendants » font appel à tous les hommes libres, les invitant à contribuer dans le rétablissement de la Justice en oeuvrant pour mettre fin à l’intolérable calvaire subi par tout un peuple, objet d’un génocide sans précédent, orchestré par les sionistes et leurs agents dans le monde. Ce rétablissement de la Justice s’opère par la solidarité avec le peuple palestinien dans sa juste lutte pour recouvrer ses droits légitimes et pour établir son État démocratique indépendant. Nous présentons l’histoire tragique du peuple palestinien en deux temps : 1. Avant l’exil forcé de mai 1948, dû à la reconnaissance de l’État hébreu par l’O.N.U. 2. Après l’exil, le calvaire se poursuit en Palestine occupée et dans les terres d’exil. Nous ne parlons pas par antisémitisme mais par souci de Justice et de Vérité. ## PREMIER TEMPS : La Palestine et les palestiniens L’histoire nous enseigne que la Palestine et les Palestiniens existent depuis des temps immémoriaux ; la Bible aussi les mentionne et décrit la Palestine : > « …Un pays dont les villes sont bien fortifiées, habitée par des hommes forts, une terre paradisiaque dont les fruits sont succulents et grands et où coulent le lait et le miel. » (Nombres 13,21-33) Ainsi apparurent la Palestine et les Palestiniens aux éclaireurs juifs envoyés par Moïse. La région n’était donc ni déserte ni désertée. Pourtant un fait est incontestable : la Palestine a été l’objet de la convoitise humaine tout le long des siècles. La chose est d’autant plus regrettable que certains se sont octroyés un droit biblique sur ce pays, essayant de mettre Dieu à contribution dans un crime qu’il n’a cessé de condamner par les prophètes (Voir le texte : [« Les chrétiens et Israël »](/fr/les-chretiens-et-israel)). La propagande sioniste moderne a fait croire au monde occidental en particulier que la Palestine était un pays désert, transformé en jardin par les mains miraculeuses des israéliens et que, selon l’expression de Mme Golda Meïr : « Il n’y a pas de palestiniens ; ils n’ont jamais existé ». On comprend mieux ainsi le slogan sioniste : « Donner la terre sans peuple (*la Palestine*) à un peuple sans terre (*les juifs*) ». Or la Palestine a toujours été peuplée et prospère et les belles oranges de Jaffa ont toujours été produites par des mains palestiniennes. | ![](/pictures/cp_livre_palestinienne.jpg "livre_palestinienne") La Palestine a bien existé : livre palestinienne utilisée avant la création de l’État hébreu | |---| La Palestine est donc aux palestiniens comme la France est aux français et l’Amérique aux américains. Nul ne peut prétendre le contraire sans porter de graves préjudices à la Justice. Nous parlons car nous sentons que la trahison humaine va bientôt se manifester au plus haut des échelons et qu’il est temps d’agir pour prévenir les hommes de bonne volonté, afin qu’ils ne sombrent pas dans l’injustice en réclamant la libération de Barabbas (*voir Matthieu 27,17-26*), qui, aujourd’hui, est l’usurpateur sioniste. Car la Palestine est aux palestiniens. ### Les visées sionistes sur la Palestine Les sionistes aspirent depuis des siècles à s’établir en Palestine ; « L’an prochain à Jérusalem », répétaient-ils entre eux sans cesse. Dynamisés par la prétention d’être le « peuple élu », ils convoitaient la « terre promise » qu’ils situaient en Palestine. Or celle-ci est la propriété légitime des palestiniens. Pour se l’approprier, les sionistes se sont ralliés le concours de la Grande-Bretagne puis de l’Amérique, en se présentant comme les protecteurs de leurs intérêts au Moyen-Orient. Ayant ainsi intéressé les Alliés à leur plan, ils parvinrent à pénétrer en Palestine, à s’y installer sous leur puissante protection, et usèrent de violence pour expulser les Palestiniens, les exilant hors de leur patrie. Les sionistes qui immigrèrent en Palestine des quatre coins du monde habitent dans des appartements meublés qui appartiennent toujours à des palestiniens exilés sous des tentes et dans des bidonvilles minuscules qu’on nomme « camps des réfugiés palestiniens ». Quand les Israéliens s’emparèrent de ces appartements par la force, ils trouvèrent dans les armoires des habits d’hommes, de femmes et d’enfants que les familles palestiniennes, fuyant devant l’agresseur sioniste, n’eurent même pas le temps d’emporter. Avant de devenir violente, l’immigration sioniste commença subrepticement en 1880. Le terrorisme sioniste parut plus tard, sous le mandat anglais. Il y eut trois groupes sionistes terroristes notoires : la Haganah, le Stern et l’Irgoun. Ce dernier fut dirigé par l’actuel Premier Ministre israélien, Ménahem Béghin, l’auteur du triste massacre de Deir-Yassin et du dynamitage de l’hôtel du Roi David. Aujourd’hui, les sionistes accusent les résistants palestiniens d’être des terroristes car ils luttent pour libérer la Palestine, leur patrie. ### Le Sionisme En tant qu’institution, le sionisme ne s’est concrétisé et constitutionnalisé qu’au congrès de Bâle en 1897. Théodore Herzl, le fondateur du sionisme politique, à la demande instante duquel s’est tenu ce congrès, préconise dans son livre « Der Judenstaat » (« *L’État juif* »), **la colonisation de la Palestine**, pour aboutir en définitive à la création d’un État juif souverain, dont les frontières seraient : « Au nord : les montagnes qui regardent la Cappadoce (*Turquie*), au sud : le canal de Suez, et à l’est : L’Euphrate ». Cette définition des frontières se base sur une **fausse interprétation** des textes bibliques puisque l’Alliance Mosaïque fut déclarée rompue par les prophètes, notamment Jérémie qui, 500 ans déjà avant le Christ, annonça qu’une NOUVELLE ALLIANCE remplacera la première (voir texte [« Les chrétiens et Israël »](/fr/les-chretiens-et-israel)). Il est donc important de souligner ici qu’aucun lien n’existe entre l’Israël de la Bible et l’Israël de 1948 qui a usurpé ce nom pour masquer le vol de la Palestine. Au congrès de Bâle Herzl déclara : > « Nous sommes ici pour poser la première pierre de la maison qui va abriter la nation juive. » Le programme qu’il propose peut se résumer ainsi : 1. Favoriser une colonisation de grande ampleur et rationnellement organisée de la Palestine par les juifs. 2. Obtenir le droit reconnu internationalement de coloniser la Palestine. 3. Constituer un organisme permanent (Organisation sioniste) pour unir tous les juifs dans la défense du sionisme. Cette formule devint la clé de la politique sioniste. ### Contexte historique #### Démarches sionistes avant 1914 Avant la première guerre mondiale l’hégémonie turque s’étendait sur tout le Moyen-Orient, y compris la Palestine. En 1901, Théodore Herzl fait une tentative auprès du Sultan turc. Il lui laisse entendre que les juifs peuvent aider la Turquie à rétablir ses finances et à mettre en valeur les ressources naturelles de l’Empire ottoman, et propose la création d’une association Juive-Ottomane pour la colonisation de la Palestine et de la Syrie. Une charte fut même rédigée par Herzl, dont l’article 3 « donnait aux juifs **le droit de déporter la population autochtone** ». La tentative échoua. Dès 1902, les efforts sionistes se tournent alors vers les Anglais et l’exécutif de leur organisation entame des pourparlers avec le gouvernement britannique. Les premiers fruits de ces démarches apparaissent en 1914, lorsque le Chancelier de l’Echiquier, Lloyd George, déclare, après une rencontre avec l’éminent sioniste Chaïm Weizmann : > « Les chefs sionistes nous ont formellement promis que si les Alliés s’engageaient à leur faciliter la création d’un Foyer National juif en Palestine, ils feraient de leur mieux pour rallier les juifs du monde entier à la cause des Alliés et obtenir leur appui. » Ainsi, durant la première guerre mondiale, le mouvement sioniste est rallié à la Grande-Bretagne qui, de son côté, voit dans le sionisme une base britannique au Moyen-Orient. Désormais les sionistes œuvrent en vue de mettre fin à l’hégémonie turque sur la Palestine. #### 1914 : Affaiblissement de la Turquie La première guerre mondiale éclate. La Turquie est déjà affaiblie par les guerres précédentes avec ses voisins et le pouvoir est entre les mains du « Comité Union et Progrès » dirigé par un Triumvirat formé par « Talaat, Djavid et Enver ». Ces deux derniers sont des juifs « convertis » à l’Islam. Il faut signaler qu’en ce temps la Turquie était un État Islamique. Quatre mois après le début de la guerre, le Triumvirat engage une Turquie déjà épuisée, à la suite de l’Allemagne, contre les Alliés. C’était lui donner le coup de grâce et en finir avec l’hégémonie turque sur la Palestine, en vue de placer cette dernière sous l’influence britannique favorable au plan sioniste. #### 1916 : L’accord Sykes-Picot En 1916, les gouvernements britanniques et français concluent secrètement un accord de partition du Moyen-Orient signé par leurs ministres respectifs des Affaires étrangères : Sykes et Picot. Cet accord place la Syrie et le Liban sous mandat français, et la Palestine sous mandat britannique. #### 1917 : La Déclaration Balfour Les efforts des sionistes sont couronnés de succès le 2 novembre 1917, quand Lord Balfour, le ministre des Affaires étrangères britanniques, déclare dans une lettre à Edmond Rothschild : > « Le gouvernement de Sa Majesté voit d’un œil favorable l’établissement, en Palestine d’un foyer national juif, et fera de son mieux pour aider à la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des collectivités non-juives vivant en Palestine… » La collectivité en question se composait de chrétiens et de musulmans ; elle fut, dans sa grande majorité, expulsée de la Palestine. En effet, le gouvernement britannique fit de son mieux pour servir le sionisme. Mais il ne respecta pas la deuxième partie de sa déclaration : trois millions de Palestiniens sont aujourd’hui exilés de leur patrie, le gouvernement britannique n’ayant jamais rien fait de sérieux pour empêcher la sanglante tragédie. Plus tard, en 1944, la résolution adoptée par le comité exécutif du parti travailliste britannique stipule : > « Encourageons les Arabes à s’en aller à mesure qu’arrivent les juifs. » #### 1918 : L’Angleterre au Moyen-Orient Le 3 octobre 1918 le général Allenby pénètre Damas à la tête de l’armée anglaise. Il déclare prendre le commandement de tous les territoires occupées. La Palestine en fait partie. #### 1920 : Le Mandat Britannique Le 25 avril 1920, la Société des Nations donne à la Grande-Bretagne mandat sur la Palestine. En août de cette même année, le gouvernement britannique fait savoir que 16 500 juifs sont autorisés à immigrer par an. Dès lors, et sous mandat britannique, les flots abusifs des immigrants sionistes vinrent grossir les rangs juifs en Palestine. Les Palestiniens s’opposèrent à l’invasion de leur patrie mais les anglais étouffaient toute résistance, ne faisant, en contre-partie, aucun effort efficace pour arrêter l’immigration juive diluvienne. En 1925 déjà le nombre de 16 500 est bien dépassé et on compte 33.801 immigrants, soit 3,5 % de la population et en 1935 : 60 000 immigrants, soit 4,7% de la population. Les envahisseurs sionistes se mirent immédiatement à grignoter, sous le mandat britannique, les terrains appartenant aux palestiniens, portant ainsi atteinte aux droits des collectivités non-juives vivant en Palestine. #### 1929 : Révolte Palestinienne Les Palestiniens manifestent leur mécontentement face au complot judéo-britannique. De nombreux affrontements eurent lieu entre palestiniens et sionistes. En août 1929, un incident rallume les hostilités dans tout le pays, faisant 249 morts et 571 blessés. #### 1936 : La révolte Palestinienne s’organise En avril 1936, les Palestiniens se révoltent. Ils constituent un comité suprême et appellent à la grève générale « jusqu’à ce que le gouvernement britannique modifie du tout au tout sa politique actuelle et commence par interrompre l’immigration juive ». La grève dure six mois et l’insurrection s’étend à tout le pays. Lloyd George, commentant ces événements, dit cette année-là à Ben Gourion : > « Alors les Arabes craignent que la Palestine ne devienne un État hébreu ; eh bien elle deviendra un État hébreu. » En juin 1936, la Grande Bretagne arme donc les juifs contre les palestiniens qui deviennent inquiétants. Des milliers de jeunes juifs sont armés par les anglais et organisés en unités territoriales pour aider à maintenir l’ordre. Ils constituent le noyau d’une armée juive opérant au grand jour, aux côtés des forces juives terroristes clandestines de la Hagganah. Leur entraînement est confié par le général Wiegal au major Wingate, tous deux anglais. #### 1937 : L’Angleterre propose la partition L’Angleterre recommande le partage du pays en deux États : Palestinien et Juif. C’est la première mention faite d’un « État juif » et les frontières proposées dépassaient de loin les terres que possédaient les juifs à l’époque, évaluées à 5,4% de la Palestine. L’État hébreu comptait 25% de la Palestine. Les chefs sionistes exultèrent et Ben Gourion dit à ce propos : > « Cet État juif qu’on nous propose ne correspond pas à l’objectif sioniste, mais ce sera une etape… Nous briserons les frontières qui nous seront imposées. » En octobre, entre autres mesures prises par les anglais pour affaiblir les palestiniens cinq des membres les plus influents du comité suprême sont arrêtés et déportés dans les îles Seychelles (Océan Indien). #### 1939 : Le sionisme vire vers l’Amérique À la fin de 1939 la rebellion palestinienne est maîtrisée : 5679 palestiniens sont emprisonnés et 110 pendus. Le 1 septembre 1939, la 2e guerre mondiale éclate. Les sionistes, voyant s’affaiblir l’Angleterre, changent de politique et commencent à se tourner vers l’Amérique. Ben Gourion écrit dans ses notes : > « Notre souci majeur était le sort réservé à la Palestine après la guerre… il était manifeste que les anglais n’y conserveraient pas de mandat… Pour ma part, je ne doutais pas que le centre de gravité de nos efforts fut passé du Royaume-Uni à l’Amérique, qui était en train de s’assurer la première place dans le monde, et où se trouvaient les juifs les plus nombreux et les plus influents. » #### 1941 : Le sionisme s’adjoint l’Amérique Les juifs de l’Amérique et les sionistes du monde entier demandent à grands cris la création d’un État juif en Palestine après la guerre. Les sionistes américains forment des comités judéo-chrétiens qui ont pour mission de rallier les chrétiens et le clergé des États-Unis à la cause sioniste. Les juifs ne manquèrent pas de profiter de l’interprétation littérale que certains faux chrétiens - majoritaires en Amérique - font de la Bible, s’appuyant sur elle pour justifier leurs prétentions. Ils s’assurèrent le concours de journalistes et de personnalités officiels, injectant ainsi le nationalisme sioniste dans les veines de l’Amérique entière. #### 1943 : Le sionisme délaisse l’Angleterre Le 17 mars, Ben Gourion déclara que la fin de la guerre ne signifie pas la fin de la lutte des juifs car les sionistes ne coopèreront pas en Palestine avec les autorités britanniques. #### 1944-45 : Terrorisme Sioniste C’est la fin de la guerre. Les sionistes, entrés en Palestine en force sous la protection des anglais, pratiquent le terrorisme méthodique contre les Palestiniens et les hauts fonctionnaires du gouvernement britannique. Ils réussissent à obtenir le soutien inconditionnel du Président américain Roosevelt qui, lors de la conférence de Yalta (février 1945) dit à Staline : > « Je suis sioniste, et vous ? » À quoi Staline répond : « Je le suis en principe, mais je ne méconnais pas les difficultés. » Après la mort de Roosevelt, Harry Truman accède à la présidence. Il souscrit au programme sioniste et, aux objections de quatre ambassadeurs américains en pays arabes, il répond : > « Désolé Messieurs, des centaines de milliers souhaitent ardemment le succès du sionisme ; je n’ai pas des centaines de milliers d’arabes parmi mes électeurs. » En juillet 1945, Truman intervient auprès du gouvernement britannique pour accorder aux juifs 100.000 certificats d’immigrations. En août 1945, Ben Gourion réclame la création d’un État juif. #### 1946 : Destruction du Q.G Anglais Le 22 juillet, Menahem Begin, à la tête d’un groupe de terroristes, fait sauter l’hôtel du Roi David à Jérusalem, quartier général des forces britanniques. Bilan : 200 morts, la plupart des anglais. #### 1947 : L’O.N.U. vote pour le partage de la Palestine Le 11 octobre, suivant les instructions de Truman, le gouvernement des USA appui à l’O.N.U. le plan de partage de la Palestine. Le prestige de l’Amérique pousse d’autres pays à l’imiter. Le 29 novembre, l’assemblée Générale de l’O.N.U. vote pour le partage de la Palestine en trois zones : palestinienne, sioniste et neutre (Jérusalem et les Lieux Saints). La réaction des arabes a été immédiate et violente, et des manifestations de protestations sont organisées dans tous les pays arabes. En Palestine-même, les Palestiniens n’étaient pas remis de l’insurrection de 1936-1939 à cause des nombreuses pertes en vies humaines, de l’exil de leurs chefs et de la confiscation de la presque totalité de leurs armes par les Anglais. Ils ne pouvaient donc résister aux juifs, organisés et bien armés, qui intensifiaient leurs actes terroristes pour les obliger à quitter le pays. Des attentats sont perpétrés, dans tous le pays, notamment à Jérusalem, Haïfa, Jafa, Safad, etc. Les juifs détruisent ponts, maisons, boutiques, dépôts… appartenant aux palestiniens. #### 1948 : L’O.N.U. reconnaît l’État d’Israël **Le massacre de Deir-Yassin**: Le 9 avril 1948, les groupes terroristes de Ménahem Bégin attaquent le village palestinien de Deir-Yassin. Les villageois sont massacrés pêle-mêle. Ben Gourion nie avoir eu la moindre responsabilité dans cette affaire. M. Begin, le chef de l’Irgoun, dit, en parlant de Deir-Yassin : > « Non seulement le massacre était justifié, mais il n’y aurait pas eu d’État d’Israël sans la victoire de Deir-Yassin. » Après ce massacre, l’exode palestinien commence massivement par crainte d’autres Deir-Yassin, qui fut ainsi le premier pas vers l’éviction des palestiniens, qui désarmés, et sous la menace des terroristes sionistes, évacuent des villes entières telles que Haïfa. Cette ville tomba le 22 avril 1948. Entrés à Haïfa, les sionistes menacèrent la population par haut-parleur, lui conseillant de fuir si elle ne voulait subir le sort de « Deïr-Yassin ». Les citoyens paniqués, n’eurent d’autre choix que de s’enfuir en criant : « Deïr-Yassin ». Ils ne purent s’échapper qu’en direction du port où les attendaient des navires anglais pour les emmener dans d’autres pays arabes. En cette seule nuit, Haïfa, qui comptait environ 100 000 habitants, se vida de moitié. Fermant les yeux sur le terrorisme israélien, l’Amérique continue de soutenir inconditionnellement les sionistes ; le 23 avril 1948, le Président Truman informe Weizmann que si l’État juif est proclamé, les États-Unis le reconnaîtrait immédiatement. Le 14 mai 1948 se termine le mandat britannique. À 9 heures du matin, le dernier Haut-Commissaire britannique quitte le pays. À 16 heures, Ben Gourion proclame l’État d’Israël devant 200 personnalités, photographes et journalistes. Le même jour les forces juives occupent Acre et la Galilée occidentale et en chassent les habitants. En quittant Jérusalem, les Britanniques remirent à la Haganah les bâtiments ayant la plus grande importance stratégique. Du haut de ces Bâtiments la Haganah attaqua les quartiers résidentiels palestiniens de la ville et l’occupèrent, sans pouvoir pénétrer dans l’Ancienne ville qui contient les Lieux Saints à cause de la grande résistance que les Palestiniens opposèrent. Seize minutes après la proclamation d’Israël par Ben Gourion, le gouvernement américain reconnaît Israël. L’Union soviétique fit de même le lendemain. Avec la proclamation de l’État d’Israël, 1.000.000 de palestiniens sont exilés de leur patrie. Jusqu’en mai 1948 les Palestiniens avaient dû souffrir du sionisme en Palestine, dans leur foyer. Après 1948 le calvaire palestinien s’aggrave encore et se déroule sous l’occupation sioniste et en exil. Tout ce peuple, dont les familles sont disloquées, est dispersé dans des tentes de misère et des bidonvilles à Gaza, en Jordanie, en Syrie et au Liban. | ![](/pictures/cp_menahem_begin_carter.jpg "menahem begin carter") Satisfaction en « hauts lieux » (J. Carter et M. Begin) | ![](/pictures/cp_exil_palestinien.jpg "exil_palestinien") Exil forcé des palestiniens | |---|---| ## DEUXIÈME TEMPS : Après l’exil Après avoir forcé environ 1.000.000 de palestiniens à être exilés de leur patrie, les sionistes, méprisant les frontières tracées par l’O.N.U., poursuivent leur plan expansionniste à l’intérieur de la Palestine, harcelant les Palestiniens demeurés dans le pays par des actes terroristes. Ainsi le calvaire du peuple palestinien se déroule sur deux plans : à l’intérieur, sous l’occupation sioniste, et à l’extérieur, en exil. ### À l’intérieur de la Palestine Les Palestiniens résistent autant qu’ils peuvent au mouvement d’expatriation auquel ils sont violemment soumis. L’écrivain sioniste Jon Kimhe décrit dans le Jewish Observer (03.03.1967) comment le général Moshé Dayan, en juillet 1948 « entra à Lydda à toute vitesse, tirant des coups de feu et suscitant la terreur… La population palestinienne de 30.000 personnes s’enfuit ou s’attroupa sur la route de Ramallah. Le lendemain Ramleh se rendit aussi et ses habitants subirent le même sort. Les deux villes furent saccagées par les Israéliens ». En dépit de cela, l’opinion internationale continue d’être totalement favorable aux Israéliens et hostile aux Palestiniens. L’influence sioniste en Amérique - particulièrement favorisée par l’approche des élections de novembre 1948 - rendit la politique américaine encore plus pro-sioniste. Des armes et des avions furent fournies aux Israéliens, et autorisation fut accordée à un personnel militaire américain de combattre aux côtés des Israéliens : « Des anciens capitaines et majors américains étaient en position de commandement dans l’armée israélienne ».(The Times 03.05.1967). Dans sa biographie de Ben Gourion, Michael Bar Zohar écrit que Ben Gourion, parlant de ce personnel militaire dit : « Je ne sais pas si nous aurions pu gagner la guerre sans leur aide ». Après la guerre de 1967 Israël occupa Jérusalem complètement, s’empara du Golan, de la Cisjordanie, de Gaza et du Sinaï et poursuivi la judaïsation de la Palestine sur tout son étendu. Le sort des patriotes palestiniens était des plus pénibles. Accusés d’être des « terroristes », ils sont jetés en prison et soumis à des tortures atroces. Les représentants de la Croix-Rouge Internationale furent empêchés de vérifier si l’état des prisonniers était satisfaisant. Le « Sunday Times » a publié en 1977 un rapport accablant sur les traitements inhumains auxquels les prisonniers palestiniens étaient soumis. L’article 3 de la loi d’urgence actuellement en vigueur stipule que le « gouvernement israélien a le droit de détenir administrativement, partout et à tout moment, n’importe quelle personne en zone occupée, sans avoir à spécifier la charge contre la personne ainsi détenue ». Des personnalités de grande dignité ont ainsi été saisies à cause de leur témoignage en faveur des palestiniens. Parmi les plus connues nous mentionnons l’Evêque grec-catholique de Jérusalem, Hilarion Capucci, emprisonné en 1974 et libéré en 1977, après avoir passé trois ans et demi dans les geôles israéliennes. | ![](/pictures/cp_hilarion_capucci.jpg "hilarion_capucci") L’Evêque Hilarion Capucci : Solidarité pro-palestinienne | |---| Il y a environ 4000 palestiniens détenus dans les trente prisons israéliennes. Ces prisons sont de vieilles bâtisses dont les cellules sont obscures, humides et le soleil n'y pénètre que rarement ou pas du tout. Une odeur de puanteur se dégage à cause des mauvaises canalisations. Certaines chambres, conçues pour quinze prisonniers, en détiennent 45 qui, pour dormir, sont obligés de se relayer en trois équipes successives. ### À l’extérieur de la Palestine L’hiver 1948-1949 fut particulièrement pénible pour les réfugiés palestiniens. Ils étaient sans bagages et sans abris. Plusieurs mouraient de froid et de faim et des témoins disent avoir vu des enfants avec des bras « comme des allumettes et le ventre gonflé par la famine progressive. Beaucoup de bébés mouraient par manque de lait ». Les dirigeants d’Israël s’en tenaient néanmoins au principe d’un État sioniste, purement juif, et refusaient catégoriquement de réintégrer les réfugiés palestiniens car ils étaient soit chrétiens soit musulmans. | ![](/pictures/cp_camp_refugies_palestiniens.jpg "Camp réfugiés Palestiniens") Un camp de réfugiés palestiniens | |---| Les propriétés palestiniennes furent confisquées par l’État hébreu : Terres, résidences, magasins, dépôts, ateliers, etc. furent saisis. Des centaines de milliers de familles furent expulsées de la Palestine, un soir de 1948, sans argent, sans passeports ni pièces d’identité, sans diplômes ni possibilité de pratiquer une profession. Chassés sans préavis ni aucune préparation, ils gisaient sous des tentes, hors de leur patrie, à la merci d’une conscience internationale impitoyable à leur égard et tout acquise aux usurpateurs israéliens. La conscience occidentale, fortement culpabilisée par les crimes d’Hitler, voulait se racheter aux yeux des sionistes en leur permettant de perpétrer un crime encore plus odieux contre des innocents. Cela dure depuis plus de trente ans. En exil, les Palestiniens sont privés des droits civiques les plus élémentaires. Ils sont souvent « subis », et non accueillis, par leurs hôtes. Dans les camps de réfugiés où ils sont entassés, il ne leur est plus permis de creuser des canalisations sanitaires souterraines ni des conduites d’eau potable. Démantelé, le peuple palestinien réfugié vit dans la stupeur et la crainte. ### L’O.L.P. (Organisation de Libération de la Palestine) Le 28 mai 1964, le premier Conseil National Palestinien se réunit à Jérusalem. L’Organisation de Libération de la Palestine (O.L.P.) est proclamée et la Charte Nationale est dressée. Ainsi l’entité palestinienne s’affirme, mettant fin à une situation de désarroi totale. Cette même année l’Armée de la Libération de la Palestine est constituée. En 1965, la lutte pour la libération de la Palestine prend une nouvelle tournure décisive avec l’apparition des « FEDAYINE », les résistants palestiniens qui opèrent en territoires occupés, pour la libération de leur patrie. | ![](/pictures/cp_fedayin_OLP.jpg "Fedayin_OLP") Les « Fedayin » ! Le droit des Palestiniens à récupérer leur terre ! | |---| ### L’agression sioniste de 1967 En juin 1967, les sionistes s’emparent entièrement de Jérusalem, du Golan (Syrie), du Sinaï (Égypte) et de toute la Cisjordanie. L’État hébreu se débarrasse d’un nouveau flot de palestiniens qui quittent vers la Jordanie par dizaines de milliers en traversant le pont Allenby. Ils sont groupés dans des camps de réfugiés. La tragédie se poursuivait : 410.000 nouveaux réfugiés venaient grossir le nombre d’exilés. Dans une résolution du 22 novembre 1967, le Conseil de Sécurité demande à « Israël » de se retirer des territoires occupés en juin 1967. Mais M.Abba Eban, ministre israélien des affaires étrangères répond : > « Si l’assemblée générale devait voter par 121 voix contre une seule voix en faveur du retour d’Israël, aux lignes d’Armistice (*frontières avant juin 1967*), Israël refuserait de se conformer à cette décision. » (New York Times 19.06.1967) ### Deux tentatives de génocide En exil, les réfugiés palestiniens furent, par deux fois, objet de génocide de la part des pays d’accueil : En Jordanie, en 1970 et au Liban, en 1975. #### En Jordanie Les Palestiniens exilés refusent de se laisser absorber par le Régime jordanien et réclament le droit de lutter pour libérer la Palestine par le Jourdain. En septembre 1970, le Roi Hussein réagit violemment : Son armée attaque les camps des réfugiés et des milliers sont tués et blessés. C’est le fameux « septembre Noir ». De nouveau, en juillet 1971, le Roi de Jordanie sévit. Le bilan des deux carnages fut d’environ 25.000 tués et blessés. Plus de 200.000 palestiniens durent fuir vers la Syrie et le Liban. #### Au Liban Conscients des attentats qui se tramaient contre eux, les Palestiniens demandèrent à l’État libanais de protéger leurs camps contre les infiltrations étrangères. Le Président de la République, M.Sleiman Frangié, leur répond que l’État n’est pas en mesure d’assurer leur protection et qu’ils devraient s’en charger eux-mêmes. Dans la nuit du 13 avril 1973 des commandos israéliens débarquent à Beyrouth. Aidés par des collaborateurs libanais, ils se dirigent vers les domiciles de 3 chefs palestiniens et les abattent dans leurs chambres à coucher. À la suite de cet incident, les Palestiniens décident d’ériger des barrages de contrôle autour de leurs camps, pour assurer un minimum de protections. À Beyrouth, quatre barrages furent érigés, dont deux étaient occasionnels. Une fraction de libanais (l’extrême droite), les phalangistes chrétiens en tête, estimèrent que ces barrages étaient un défi à la souveraineté libanaise. Par contre, les patriotes libanais - chrétiens et musulmans - justifient les Palestiniens à cause de la permission préalable qui leur fut faite de s’auto défendre, et parce que ces barrages, d’ailleurs peu nombreux, ne dépassaient jamais le cadre des camps des réfugiés. La tension contre les Palestiniens est entretenue par certains hauts responsables chrétiens de l’extrême droite qui sont pro-israéliens. Un puissant sentiment anti-palestinien est ainsi injecté dans la droite chrétienne libanaise qui réagit automatiquement en défaveur des palestiniens. Le 13 avril 1975, à l’occasion de la commémoration de leurs martyrs, les réfugiés tinrent un meeting dans un de leur camp. La réunion terminée, un autobus ramenait chez eux quelque 25 palestiniens, hommes, femmes et enfants, venus d’un autre camp. Au retour, passant par un quartier maronite d’extrême droite (chrétiens phalangistes), l’autobus est intercepté par des miliciens armés de fusils-mitrailleuses. Tous les occupants sont abattus. C’est l’étincelle qui provoqua la guerre civile du Liban. Les patriotes libanais se solidarisèrent avec les Palestiniens contre un plan de génocide orchestré dans l’ombre par les Israéliens et leurs agents libanais et arabes. Dès lors palestiniens et patriotes libanais font cause commune. Quatre camps palestiniens se trouvant dans les secteurs chrétiens maronites furent littéralement rasés. Deux de ces camps – la Quarantaine et Tell-El-Zaatar – abritaient des palestiniens et des libanais du sud du Liban, qui avaient fui les raids israéliens après la destruction de leurs foyers. Les deux autres camps – Dbayé et Jisr-El-Bacha – abritaient des palestiniens chrétiens, de rite grec-catholique. | ![](/pictures/cp_tall_al_zaatar_after.jpg "Le camp de Tell El Zaatar après le génocide") Le camp de Tell El Zaatar après le génocide | |---| À la suite de ces événements, une grande partie des réfugiés palestiniens a été refoulée au sud du Liban. Encore une fois l’extrême droite libanaise revient à la charge pour accuser les « réfugiés palestiniens résidant au Liban de tenter de prendre le Liban comme patrie au lieu de la Palestine » (Pierre Gemayel, chef des phalangistes chrétiens, à « L’Orient-Le Jour » du 9.1.78). Par ailleurs, l’extrême droite libanaise a propagé des rumeurs dans sa presse laissant entendre que les Palestiniens étaient en train d’acheter des terres au Liban-Sud afin de s’y implanter. Face au complot visant à la discréditer en vue de l’exterminer, la Révolution palestinienne a affirmé à maintes reprises, officiellement et publiquement, que les Palestiniens n’accepteront jamais une patrie de rechange, fût-elle le Paradis. La lutte pour la survie et la libération de la Palestine se poursuit. Cette lutte est un symbole : qui travaille pour libérer la Palestine, travaille pour libérer sa propre Patrie. ## ANNEXE BIBLIQUE Les sionistes crient à l’antisémitisme toutes les fois que quelqu’un leur reproche leurs crimes. Comme ils s’appuient sur la Bible pour masquer leur usurpation de la Palestine, il nous a paru utile de démontrer que la Bible est le plus « antisémite » des livres car elle n’a jamais cessé de dénoncer l’esprit sioniste qui va à l’encontre de la notion spirituelle du salut et de la Terre Promise ainsi que de l’universalité de l’élection. Le lecteur chrétien réfléchi pourra facilement remarquer qu’aucun lien réel n’existe entre l’Israël artificiel de 1948, qui est une fabrication humaine, et l’Israël prophétique et spirituel dont parle la Bible. Pour une meilleure compréhension du problème, se référer au texte : [« Les Chrétiens et Israël »](/fr/les-chretiens-et-israel). Pierre (1978) *Source: https://www.pierre2.net/fr/le-calvaire-palestinien* --- # Écoute Israël > Author: Pierre2 · Published: 2011-08-05 · Updated: 2021-10-04 · Language: fr **Message reçu par Pierre2 le 11 juillet 1973 : Écoute Israël** La main du Seigneur fut sur moi pour annoncer à Israël ce qui suit… Écoute Israël ! Fils de Jacob soyez attentifs ! Écoute Israël la Parole de Yahveh Sabaot : Des quatre coins du monde tu veux te regrouper, Navigant sur le sang que tu fais couler. Écoute maintenant ce que j’ai à te dire, avant la fin, avant ta fin ; Une dernière parole, Une parole d’amour En dépit de la juste colère que je te voue. Écoute-moi donc où que tu sois, qui que tu sois. Tu as regimbé et je t’ai châtié. Tu as secoué le Joug, le Joug léger, Et je t’ai fouetté ! Contre mon Christ tu t’es érigé, Alors contre toi Moi Je Me suis levé. Écoute sans t’irriter d’entendre la Vérité : Vain est ton culte ; il ne m’est pas adressé. Je ne le reçois pas ! Parole de Yahveh ! Le sang du Juste tu l’as répandu ; Le sang d’Abel et des prophètes et de Jésus. Écoute Israël maintenant écoute, si tu as des oreilles : Ne sois plus une génisse entêtée, Ne sois plus comme les vaches de Basham, Ne fais plus la Bête, Car la Bête, dit l’Apocalypse, Va à sa ruine, même si elle remonte de l’Abîme. Écoute je t’en supplie, pour une fois, c’est la dernière : Au pied du mur tu as beau crier, Au pied du mur tu as beau pleurer, Au pied de ce seul mur tu as beau gesticuler, Tu as beau y sonner du cor et y frapper du pied, Tu as beau te tortiller, Tu as beau te frapper la poitrine, T’enlacer front et bras, Israël, Je ne t’écoute pas ! C’est au pied de la Croix que tu dois te présenter, C’est au pied de la Croix que tu dois te purifier. Au mur des lamentations, si tu insistes, tu peux aller… Mais écoute Israël : C’est au pied de la Croix que tu dois te lamenter, Si tu veux prétendre à être, par Moi, écoutée, Alors écoute Israël : C’est lorsque tu m’écouteras que Je t’écouterai, Car ta ruine est proche ! Ha ! Ha ! ris-tu ? « Je trône en Reine » dis-tu ? Mais voilà, en un seul jour, les malheurs vont fondre sur toi. Écoute Israël, ta seule muraille va disparaître, Et alors où gémiras-tu ? Où te lamenteras-tu ? Ton Temple à toi tu ne l’auras pas ! Parole de Yahveh Sabaot. Je te parle encore une fois, une dernière fois encore, Avant la fin, avant ta fin, définitive cette fois. Reconnais mon Christ… sinon… Il t’avait mis en garde ; tu as désobéi. Alors le malheur est venu sur toi, comme Il te l’avait dit. En 70, ton Temple, c’est Moi qui l’ai détruit, C’est que tu as voulu, toi, oui toi tu as voulu Détruire mon Temple à moi, mon Bien-Aimé, Mon Fils Jésus-Christ, la prunelle de mes yeux, oui le Messie, En qui mon âme, sans cesse, se réjouit ! Écoute Israël, écoute, Les jours passent et ne reviennent pas. Tu achètes l’or, l’or de la terre et tu fais bien… Alors écoute Israël : Achète l’or, l’or de la sagesse, de la Divine Sagesse, Pendant qu’il en est encore temps. Et si tu veux, sur toi je répandrai son divin Sang, Oui sur toi et sur tes enfants, Pour ton salut, non plus pour ta condamnation. Israël, dans ta grande puissance, dans tes jours de force, Cherche à suivre mes pas afin qu’affaiblie, La faiblesse ne te confonde pas. Écoute Israël, toi très puissant Ce que te dit le Tout-Puissant, Sinon tu seras réduit à néant. O Israël, Israël que de fois, mais que de fois J’ai voulu te couver et tu ne le voulus pas. Israël pour une fois, pour cette dernière fois, Écoute la parole de Shaddaï Écoute la parole de Yahveh Écoute donc le Verbe Tout-Puissant… *Source: https://www.pierre2.net/fr/ecoute-israel* --- # L’Intercession des Saints dans la Bible > Author: Pierre2 · Published: 2011-08-18 · Updated: 2021-03-18 · Language: fr Intercéder signifie intervenir en faveur de quelqu’un. Nous croyons à l’intercession (ou médiation) des saints comme une vérité voulue par Dieu et révélée par l’Évangile. Certains nient cette intercession en s’appuyant sur les paroles de Paul : « Dieu est unique, **unique aussi le Médiateur** entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même qui s’est livré en rançon pour tous » (1 Timothée 2,5-6). Ainsi, l’intercession auprès de Dieu serait réservée au Christ seul. Ceux qui nient l’intercession des saints ne manquent pas d’intercéder eux-mêmes pour les autres. Pour être logiques avec eux-mêmes, ils devraient cesser de prier pour autrui. Or, Paul nous pousse à intercéder pour tous ; il écrit en effet à Timothée : « Je recommande donc **avant tout**, qu’on fasse des demandes, des prières, des supplications, des remerciements **pour tous les hommes**, pour les rois et tous les dépositaires de l’autorité… **voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur** » (1 Timothée 2,1-3). Paul prie pour Timothée et les croyants eux-mêmes et leur demande de prier pour les autres et pour lui-même : > « … sans cesse, nuit et jour, je pense à toi dans mes prières. » (2 Timothée 1,3)« Je ne cesse de rendre grâces à votre sujet et de penser à vous dans mes prières. Daigne le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ vous donner un esprit de sagesse et de révélation qui vous le fasse vraiment connaître ! Puisse-t-il illuminer les yeux de votre coeur… » (Ephésiens 1,16-17) > > « Vivez dans la prière… Intercédez avec supplication pour tous les saints. Priez aussi pour moi afin qu’il me soit donné d’ouvrir la bouche pour parler et d’annoncer hardiment le Mystère de l’Évangile. » (Ephésiens 6,18-19) > > « Soyez assidus à la prière… Priez pour nous en particulier… » (Colossiens 4,2-3) > > « … leur prière pour vous manifeste la tendresse qu’ils vous portent… » (2 Corinthiens 9,14) > > « Nous prions Dieu que vous ne fassiez aucun mal… Ce que nous demandons dans nos prières, c’est que vous deveniez parfaits. » (2 Corinthiens 13,7-9) > > « Je rends grâce à mon Dieu… dans toutes mes prières pour vous tous, prières que je fais avec joie. » (Philippiens 1,3-4) > > « Et voici ma prière : Que votre charité croissant toujours de plus en plus s’épanche en cette vraie science… » (Philippiens 1,9) Les Apôtres Jacques et Jean recommandent aussi l’intercession : > « Confessez donc vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. **La supplication fervente du juste a beaucoup de puissance**. » (Jacques 5,16)« Quelqu’un voit-il son frère commettre un péché qui ne va pas à la mort, qu’il prie et il lui donnera la vie. » (1 Jean 5,16) L’intercession se fait soit auprès du Christ Jésus, soit directement auprès du Père lui-même à cause de notre foi en Jésus. Ainsi, le fait que Jésus soit l’unique médiateur n’empêche pas l’intercession **auprès de Lui** pour les autres, et Lui intercèdera auprès du Père pour nous. Mieux encore, le Christ obtient à ses fidèles d’intercéder **eux-mêmes** directement auprès du Père, à cause de l’amour qu’ils Lui portent. Ceci ressort clairement des paroles de Jésus : « Ce que **vous** demanderez au **Père** en mon Nom, Il vous l’accordera » (Jean 15,16). L’intercession directe des disciples du Christ auprès du Père est évidente. Jésus obtient aux siens non seulement de pouvoir intercéder directement auprès du Père, mais leur révèle qu’en croyant en Lui, Il n’aura même plus à intercéder pour eux. Il dit, en effet : « Ce jour-là, vous demanderez en mon nom et **je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous**, car le Père lui-même vous aime parce que vous m’aimez » (Jean 16,26-27). Les saints qui nous ont devancés au Ciel, ainsi que les anges sont vivants et actifs ; ils peuvent intercéder pour nous et le font (voir le texte : [« La survie après la mort »](/fr/la-survie-apres-la-mort)). Il faut être sans humilité et sans amour pour refuser ou méconnaître leur intercession tout en admettant l’intercession de soi-même. Quant à nous, nous accordons plus d’importance à l’intervention de Marie et de Joseph de Nazareth, de Pierre de Capharnaüm, de Paul de Tarse et de Muhammad qu’à une quelconque intervention terrestre. L’intercession est l’expression d’un amour et d’une solidarité indéfectibles. Nous sommes unis par la prière commune et l’intercession réciproque à tous les vrais croyants, ceux qui vivent encore sur terre et ceux - connus ou inconnus de nous - qui nous ont précédés au Ciel. C’est la « Communion des Saints ». C’est l’union des sociétés céleste et terrestre rassemblées autour du Christ en une seule **famille**, puisque Dieu est NOTRE **Père**. Prier, supplier le Père, intercéder les uns pour les autres signifient s’aimer et être un dans le Christ : « Un pour tous, tous pour un ». Jésus pria ardemment pour cette union (Jean 17,21). Amour, solidarité, compréhension, compassion mènent inévitablement à la supplication dans l’intercession comme dit Jacques 5,16. Et Paul de préciser : « …Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur » (1 Timothée 2,1-4). Que de mères, que de pères, que de saintes personnes décédées ont sauvé leurs enfants et les leurs par leurs larmes déposées auprès du Père… À Cana, la Vierge Marie intervint auprès de Jésus pour qu’Il change l’eau en vin. Elle avait compati avec les invités qui, dans cette ambiance nuptiale joyeuse, n’avaient plus de vin pour « trinquer » en l’honneur des nouveaux époux. Elle fut généreusement exaucée, Jésus ayant accepté de changer le plan divin en devançant son heure (Jean 2,1-11). Marie intercède, à plus forte raison, quand les circonstances sont pénibles pour les siens. Elle compatit avec eux, ressent leur douleur, justifie leur situation et obtient toujours ce qui leur convient… en temps opportun. Elle est la « **Compatissante Intercession** » ; le Père et le Messie ne lui refusent rien, puisque, ce qu’elle demande, va toujours dans le sens de l’Esprit-Saint. On peut encore beaucoup dire et beaucoup écrire en faveur de l’intercession des saints. Ce qui est expliqué ici suffit pour éclairer un coeur pur qui recherche avec détachement, sans contention ni fanatisme, la seule et unique vérité révélée par Jésus Lui-même et par ses apôtres après Lui. Rappelons enfin que Jésus dit aimablement à tous ceux qui n’ont jamais rien demandé au Père, ni intercédé pour personne : « Ce que vous demanderez au Père en mon Nom Il vous l’accordera. Jusqu’ici vous n’avez rien demandé en mon Nom. Demandez et vous recevrez et votre joie sera parfaite » (Jean 16,23-24). Puisque l’intercession des croyants sur terre auprès du Père est si puissante, à plus forte raison celle des saints qui nous ont précédés au Ciel auprès du Père. *Source: https://www.pierre2.net/fr/lintercession-des-saints-dans-la-bible* --- # La Survie après la Mort > Author: Pierre2 · Published: 2011-09-18 · Updated: 2023-04-10 · Language: fr L’âme survit après la mort du corps. Tel est l’enseignement de la Révélation divine, dont voici quelques textes : ## Survie de l’âme > 1 Samuel 28,3-19 : L’âme de Samuel, après sa mort, parle à Saül. Certains prétendent qu’il ne s’agit pas de Samuel, mais du démon qui parla à Saül. Or, le texte dit que c’est bien Samuel. Et les prédictions de Samuel se sont accomplies, signe que ce n’était pas le démon menteur.Matthieu 17,1-8 : Moïse et Élie apparaissent auprès de Jésus lors de la Transfiguration. Il est vrai qu’Élie, d’après la Bible, ne mourut pas : il fut enlevé au ciel avec son corps (2 Rois 2,1-13), Moïse, lui, est bien mort (Deutéronome 34,5-7). C’est donc **l’âme** de Moïse qui apparut. > > Luc 16,19-31 : Les **âmes** d’Abraham, du pauvre Lazare et du mauvais riche existent après leur mort. > > Luc 23,43 : « En vérité, je te le dis, **dès aujourd’hui** tu seras avec moi au Paradis », dit Jésus au voleur repenti sur la croix. > > 1 Pierre 3,18-20 : L’âme de Jésus, entre sa mort et sa résurrection, visite les âmes mortes dans le passé pour leur annoncer son Avènement. > > Apocalypse 6,9 : Jean voit les **âmes** des martyrs. ## Résurrection du corps > Matthieu 27,52-53 : Les corps de quelques justes ressuscitent après la résurrection de Jésus.Luc 20,27-39 : Jésus répond aux Sadducéens qui ne croyaient pas à la résurrection : « Le Seigneur est le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Il n’est pas un Dieu de morts, mais de **vivants** ». Ce texte explique la survie de l’âme et la résurrection du corps. > > Jean 5,28-29 : La résurrection des morts révélée par Jésus. > > Jean 6,54 : Jésus dit : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour ». > > 1 Corinthiens 15,12-57 : « Comment certains parmi vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts !… ». Paul explique la résurrection des corps et blâme ceux qui n’y croient pas. Malgré ces confirmations bibliques évidentes sur la survie de l’âme après la mort et la résurrection des corps, certains prétendus croyants n’y croient pas. Leurs arguments sont un tissu d’incohérence. *Source: https://www.pierre2.net/fr/la-survie-apres-la-mort* --- # Foire aux questions > Author: Pierre2 · Published: 2011-10-02 · Updated: 2026-06-08 · Language: fr ## Les croyants indépendants ### Qui êtes-vous ? Nous ne sommes ni une secte, ni des fanatiques. Nous sommes un groupe homogène international témoin des bouleversantes révélations divines à un prêtre catholique. La plus importante de ces révélations concerne l’identité insoupçonnée de l’Antichrist, « la Bête » du chapitre 13 de l’Apocalypse. Elle fut révélée par Jésus lui-même le 13 mai 1970. Cette révélation ouvre à ceux qui y croient une nouvelle porte de délivrance et de lutte spirituelles. Ces révélations dénoncent en outre la trahison de la hiérarchie catholique et son manquement au témoignage contre l’Antichrist dont l’identité fut révélée par la Vierge Marie à Fatima. Ce secret fut et demeure occulté par les papes depuis Jean XXIII. C’est pourquoi il nous incombe à nous de démasquer l’Antichrist et de « prophétiser (*témoigner*) de nouveau contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois » (Apocalypse 10,11) pour la simple raison que tout ce monde, par manque de foi et de courage, s’est laissé intimider par l’Antichrist. Pour en savoir plus, voir notre [« Introduction »](/fr/introduction) et le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse). ### Fédérer les croyants indépendants ? > Hormis ce site, avez-vous des lieux de rencontre, une structure particulière ? > Vous parlez de croyants indépendants mais sans culte et sans lieux de cultes (églises, temples et autres). Il n’est pas toujours évident (et à la portée de tous) de cultiver sa foi. Quel chemin proposez-vous ? Nos lieux de rencontre sont nos maisons respectives, comme faisaient les premiers Chrétiens (Actes 2,46-47) ; Le Seigneur, là aussi, adjoint ceux qu’Il désire sauver par Internet ou par des rencontres. Qu’entendez-vous par structure ? Hiérarchie ? Surtout pas ! Nous sommes serviteurs les uns des autres, dans la joie, la solidarité, l’amour authentique et la simplicité. Le Ciel se charge de nous « fédérer ». Nous sommes répandus un peu partout, chez vous en France aussi. Nous sommes toutefois très prudents car très persécutés (heureusement) par les hiérarchies des diverses religions monothéistes surtout. Nous avons reçu du Ciel une Mission ; c’est au Ciel de se charger de notre instruction et il ne manque jamais à l’appel de ses enfants. Le Christ est vivant parmi nous, nous le « touchons » et entendons sa Voix dans le Message apocalyptique révélé par Lui le 13 mai 1970 (voir notre texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Ceux qui sont plus instruits parmi nous aident les nouveaux à approfondir leur connaissance… et « ceux qui ont des oreilles entendent ce que l’Esprit dit et y reconnaissent la Voix du bon Berger » (Apocalypse 1,11… Jean 10,3-5). Le Chemin que nous proposons est celui de Celui qui a dit : « Je suis le **Chemin**, la Vérité et la Vie » (Jean 14,6). Nous vous référons au texte : [« Culte et lieu du culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte). ### Comment agir ? Que signifie Pierre2 ? Message de J. (traduit de l’allemand). > Salut Pierre,Tout d’abord excusez-moi d’avoir mis tant de temps à vous répondre. Je voulais tout d’abord écrire « la lettre aux athées », mais cette lettre actuellement ne me réussit ni dans le temps ni dans la pensée. > > L’image de l’Antichrist avec son allié (USA) devient de plus en plus claire et qu’on ne puisse pas mettre tous les Juifs dans le même sac est aussi mon avis. Personnellement, j’ai rencontré parmi eux des personnes très sociables et très humaines. > > Avec Medjugorié, j’ai aussi des problèmes parce qu’à mon avis ils tournent en rond et la liberté en Esprit (par Jésus) a peu de place chez eux. La soumission sans condition à la sainte Église ne m’a encore jamais caractérisé bien que je puisse « encore » me qualifier de catholique. Que la chaire de Pierre devienne le siège du mal, cela je pense que c’est possible, car dès à présent une certaine décadence est visible. > > J’aurais encore une question : Que signifie en fait le nom : Pierre2 ? > > Unis dans la prière > J. Salut J., Nous comprenons très bien la difficulté à écrire un texte aux athées. Ni notre famille d’Orient ni celle d’Occident n’ont réussi à produire quelque chose d’intelligent. C’est un vide dans la tête, nous ne savons pas quoi dire et le temps nous manque à nous aussi. Nous vous comprenons très bien. Si l’Esprit Saint voulait un tel texte, Il nous aurait inspiré quoi dire. Pour le moment, nos relations avec les athées sont une ouverture et une disponibilité affectueuse. S’ils ont de l’amour dans le coeur, ils finiront par découvrir Le Père. Je pense que, POUR LE MOMENT, nous devons agir selon ce que Jésus avait prescrit à ses premiers apôtres : « Ne prenez pas le chemin des Païens (*athées*)… allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël (*les croyants*)… » (Matthieu 10,5). Il nous a prescrit, à moi particulièrement : « ne va vers personne ; Moi Je t’amènerai ceux que J’ai choisis pour leur salut ». C’est ce que nous faisons par notre site qui a informé beaucoup de personnes de l’Orient à l’Occident. Nous consacrons notre temps à répondre à tous ceux qui, comme J., ont faim et soif de Vérité. Le reste est le travail de l’Esprit Saint… et de Marie Notre Mère. Medjugorié ?? Tu as raison de t’en méfier. Je m’en méfie comme de la peste. J’en ai rencontré quelques-uns. Ils n’ont absolument pas de maturité dans la Foi et paraissent idiots… L’Esprit Saint n’est ni sur leurs visages ni dans leurs paroles infantiles. Ils ne seront jamais capables de convaincre des personnes intelligentes et athées. Personnellement, ce n’est pas la Voix de Marie que j’entends là-bas, inviter les pèlerins à suivre aveuglément le Pape. Marie me dit à moi de me méfier du Pape. De ce Pape qui a dit : « God bless Israel », qui a été pleurer au Mur des Lamentations, assis à Jérusalem sur un trône avec la Croix du Christ à l’envers, au lieu d’inviter les Israéliens à pleurer sur le tombeau de Jésus à Jérusalem. De ce Pape qui a conseillé aux Chrétiens ce dernier vendredi de novembre 2002 à approfondir et à connaître l’hindouisme et le bouddhisme pour que la paix règne dans le monde. Il aurait dû inviter le monde à connaître et à approfondir la foi en Jésus, le Roi de la vraie Paix, pour que le monde se repose enfin et connaisse la vraie Paix, celle du coeur, comme l’a dit La Sainte Vierge, notre Mère, à Marienfried. J’étais Catholique, je défendais le Pape et l’Église aveuglément. Mais Jésus m’a ouvert les yeux le 13 mai 1970 (voir notre texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)) pour qu’à mon tour, j’ouvre les yeux de mes frères et soeurs dans le monde. C’est ce que je fais par le site. Je ne puis faire comme le Pape qui a trahi la Vierge bénie en défigurant et trahissant son Message de Fatima. Je parle, prophétise et apprends aux autres à prophétiser avec sagesse et prudence… en attendant la chute prochaine et certaine de la Bête. Tu demandes « Que signifie donc le nom ‘Pierre2’ » ? Si tu poses la question c’est que tu es sur le chemin de la réponse. Tu as déjà compris que le Vatican (Pierre1) est mort en perdant le « témoignage de Jésus ». Notre Mission est donc « de témoigner DE NOUVEAU CONTRE… » (Apocalypse 10,11) pour garder le « Témoignage de Jésus », et ce témoignage « c’est l’Esprit de Prophétie » (Apocalypse 19,10). Voilà pourquoi nous nous référons aux prophéties, surtout à celles de l’Apocalypse. Oui, tous les Juifs ne sont pas coupables, Nous avons reçu le commandement de prier pour ceux d’entre eux qui sont mal branchés par le sionisme. Nous vous référons au site du Juif anti-sioniste Israël Shamir ([www.israelshamir.com](http://www.israelshamir.com)). Ce qu’il dit de la Vierge Marie est touchant et lui méritera de voir Jésus (Apocalypse 1,7). Nous prions pour lui et ses semblables qui sont nombreux. Nous prions aussi pour les Musulmans, les athées, les bouddhistes, etc. pour tous les hommes de bonne volonté. Prie avec nous pour que tous puissent voir la Gloire de Jésus et Marie et vivre ainsi le bonheur du Ciel dès ici-bas. Fraternellement en Jésus et Marie. Pierre P.S. Contre l’Église Catholique, mais pas contre son enseignement concernant le messianisme et la divinité du Messie, l’intercession de Marie, sa virginité, l’Eucharistie, etc. Tout est clair sur le site. ### L’utilité de l’Église > Considérez-vous que l’Église, le catéchisme, les pèlerinages, etc. sont sinon inutiles, peut-être néfastes ? Quelle évangélisation sans croyants structurés ? Quelles dérives possibles par ailleurs ? Les Églises et lieux de culte n’ont jamais empêché les graves dérapages. La pédophilie, sujet du jour, n’est que la pointe de l’iceberg et sous les jupes sacerdotales circulent « des cloaques d’impuretés » comme l’a signalé la Vierge Marie à La Salette, Message que Messieurs les curés prennent soin d’enterrer. Vous trouverez le message de La Salette sur notre site. Nous vivons des temps apocalyptiques qui voient poindre déjà un Jour spirituel merveilleux, libérés des cloaques divers. Heureux ceux qui le voient. L’Apocalypse révèle que, dans les derniers temps, il n’y aura pas d’édifice pour les vrais croyants : temple, église, mosquée…: « …de temple je n’en vis point en elle ; c’est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple ainsi que l’Agneau (*Jésus*) » (Apocalypse 21,22). Voir notre texte : [« Culte et lieu du culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte). Quant au Catéchisme, on en sort plus ignorants des Saintes Écritures qu’avant d’y entrer. C’est une fausse science qui distrait des prophéties messianiques et apocalyptiques et de la vraie nourriture solide de l’âme. Les Chrétiens ignorent pourquoi ils « croient » en Jésus comme Messie ; les Juifs savent pourquoi ils Le rejettent. Je vous parle supposant que vous êtes chrétien, peut-être même prêtre comme il y en a parmi nous. Quant aux pèlerinages, pourquoi pas. Mais il ne faut surtout pas négliger le pèlerinage le plus important et le plus difficile, auquel l’on ne pense pas hélas : celui vers le coeur, là où Dieu demeure. Quelles dérives possibles quand on atteint ce lieu sacré entre tous ?! Quant à l’évangélisation, nous nous en chargeons soit par le site soit par des contacts personnels au besoin. Nous faisons confiance à la bonne foi de ceux qui s’approchent pour savoir, non pour critiquer. Une recherche et un approfondissement personnels sont indispensables pour l’aboutissement. L’Esprit Saint se charge du reste. Après la chute prochaine de l’Antichrist, les relations seront facilitées ; le contexte actuel ne s’y prêtant pas toujours. Se référer au [Cours Biblique](/fr/le-cours-biblique). Pierre ### Le Pape Jean Paul II > J’ai été un peu choqué de l’attaque faite contre le Pape car non pas que j’approuve tout ce qu’il fait mais je me donnais une raison en pensant qu’il le faisait avec la Grâce de Dieu. Je m’explique. Le fait qu’il n’ait pas dévoilé le message de Notre Sainte Vierge (Fatima) ne viendrait-il pas du fait que le Christ nous a enseigné que c’est par la prière que tout peut changer et n’essaierait-il pas cette solution ? Il est vrai aussi que malgré toutes les erreurs qu’il aurait pu faire, le Christ nous a enseigné de prier pour nos ennemis sans avoir de haine. Moi je pense plutôt qu’il est entouré de satanistes francs-maçons et qu’il n’est pas libre de ses gestes. Du moins je l’espère. > J. Le Pape est un homme spirituellement mort et condamné depuis qu’il reçut Netanayahu en s’exclamant « God bless Israël ! ». Lui qui sait (le message de Fatima) !!! Si je dis le contraire, au risque de choquer encore et encore, je manquerais à mon saint Témoignage et je serais condamné, mort moi aussi. À chacun ses opinions ! La Bête est Israël et il le sait. J’ai tout dit et expliqué (dans le site). Si je me tais, c’est que nous sommes à « la demi-heure de silence » (Apocalypse 8,1). Mais bientôt ma voix retentira dans les consciences. Je ne puis justifier ceux que la Sainte Mère de Dieu a qualifiés, à la Salette, de « cloaques d’impureté », prédisant que « Rome perdra la foi et deviendra le SIÈGE DE L’ANTICHRIST ». Il faut être sourd et immature pour ne pas comprendre. Je ne mâche pas mes mots. Aucun prophète ne l’a jamais fait. Ils furent haïs et crucifiés pour cela. Vous essayerez d’expliquer au Père votre justification de ce traître de Pape qui a perdu tant d’âmes et en perdra encore. Les erreurs qu’il a commises sont un péché contre L’Esprit Saint, un péché IMPARDONNABLE (1 Jean 5,16-17) !!! Non, la prière ne suffit pas pour tout changer !! Il y faut aussi le TÉMOIGNAGE (Apocalypse 10,11). S’il n’est pas libre de ses gestes, il aurait mieux fait de démissionner, comme l’a fait l’un de ses nobles prédécesseurs, le Pape Saint Célestin V (1294) qui renonça au pontificat à cause de la corruption dans la curie romaine (…eh oui, déjà). Je ne puis justifier ceux que le Père condamne. Si la prière suffisait, Jésus aurait prié pour les Scribes et Pharisiens hypocrites. Il pria « pour ses disciples » dit-il, « **Je ne prie pas** pour le monde ». Faites donc la morale au Christ !! Dites-Lui de prier pour ses ennemis !!! Priez pour Satan !!! Heureux ceux qui comprennent les intentions de Jésus. Comprenne qui peut ! Je ne prie pas pour le Pape !!!… Ni pour mes ennemis car ils sont les ennemis du Christ et les esclaves de Satan. Je n’ai pas d’ennemis personnels. Je suis haï pour ce que je révèle et mon témoignage choque les immatures et les non-repentis. Que les hommes pensent de moi ce qu’ils veulent. Et, comme dit la chanson d’Édith Piaf : « Je me f… du monde entier » !!! Si vous pensez que je témoigne contre le Pape par haine, non en justice et poussé par le Père, il vaut mieux ne pas nous écrire. Tous ceux qui confondent entre force et haine, entre faiblesse et amour, finissent par prier pour Ariel Sharon et sa clique… et par « amour », ils laissent entrer les voleurs égorger leurs épouses et leurs enfants. J’ai dans mon coeur, selon l’Esprit qui guide, la même « haine » que celle de Jeanne d’Arc. PS : Les paroles de Marie, sa manière douce et compatissante, presque suppliante de parler, invitant au repentir et à la divulgation du Message de Fatima ne peuvent laisser indifférents que des hommes comme Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II… 3 autres « grenouilles » (Apocalypse 16,13-14)… Je suis persuadé que Jean-Paul I fut assassiné pour avoir décidé de révéler le Message. Quand Théodore Herzl s’adressa à Pie X, lui demandant de reconnaître le droit des Juifs au retour « biblique » en Palestine, ce Pape refusa fermement de se plier à de telles exigences. Si c’était l’un des trois papes « grenouilles » de bénitier (pas de l’Apocalypse), ils auraient accepté en s’écriant haut et fort : « God bless Israël !! ». Autre temps, autre église ! Oui, l’église est morte de mort spirituelle. Notre mission choquante est de témoigner contre ces gens d’une église morte et contre la Bête. Un double choc donc. La Vierge à Marienfried avait dit qu’Elle avait un Message CHOQUANT à délivrer. Le voilà ! C’est le nôtre ! Notre Mission est de démasquer : « Je connais ta conduite, ta fatigue et ta constance ; Je le sais **tu ne peux souffrir les méchants**: tu as mis à l’épreuve ceux qui usurpent le titre d’apôtres, et tu les as trouvés MENTEURS ! » (Apocalypse 2,2-9). Si nous les avons trouvés menteurs, il faut avoir le courage et l’honnêteté de les dénoncer. Nous le faisons. Nous ne pouvons pas nous taire au nom de l’amour. Attention de vous laisser prendre à ce piège satanique ! Jésus loue ceux qui « ne peuvent souffrir les méchants ». Vous l’avez lu ! Ceux qui s’arment de la parole de Jésus : « Aimez vos ennemis », ignorent à qui Il s’adressait. Jésus dit : « Je vous le dis, **à vous qui m’écoutez**, aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,… à qui te frappe sur une joue, présente l’autre… » (Luc 6,27-38). « À vous qui m’écoutez » : qui L’écoutait ? La foule des Juifs qui croyait en Lui comme Messie **sioniste**, donc une foule semblable à ceux qui, aujourd’hui, suivent Sharon au cri de « mort aux Arabes nos ennemis ! » et aussi, bien sûr, mort aux Palestiniens. C’est à cette foule sionisée que Jésus dit : « à vous Je vous le dis : aimez vos ennemis… », car ce sont eux, vos « ennemis » les Palestiniens qui ont raison !! Faites-leur du bien au lieu de détruire leurs maisons et de tuer leurs enfants, s’ils vous giflent, tendez l’autre joue, car ils ont raison de vous gifler !! Mais Jésus ne s’est pas laissé gifler et frapper par le soldat devant le Sanhédrin, Il n’a pas tendu la joue, Il répliqua : « Pourquoi me frappes-tu ?… etc. » (Jean 18,22-23). Ne demande-t-Il pas qu’on égorge ses ennemis devant Lui (Luc 19,27) ? Pouvons-nous aimer nos ennemis les diables et ceux qui se laissent séduire par lui ? Je n’aime ni ne prie pour Sharon, ni pour Bush. Je prie Dieu de leur donner une défaite cuisante et de nous sauver d’eux… et du Pape. Notre Père avait dit déjà à Jérémie : « Je t’ai établi comme celui qui éprouve mon peuple, pour que tu connaisses et éprouves leur conduite. Tous ils sont rebelles, semeurs de calomnies, tous ils sont corrompus. » (Jérémie 6,27-28). Que dire encore de la pédophilie cléricale, des usuriers cléricaux, de la Banque du… « Saint Esprit »…??? Voilà à quoi l’on a réduit cet Esprit Saint du Père… scandale révélé par l’affaire Marcinkus, grand évêque devant Satan, transféré aux USA par le Vatican pour être aumônier des… millionnaires… Eh oui, rien de moins ! Et tout cela est cautionné par le « Saint Père »… non pas le Saint Père de Jésus, mais de Jean-Paul II, un des « usurpateurs du titre d’apôtre et du titre divin de Saint Père… », titre qui n’appartient qu’à Notre Saint Père Céleste, le Père de Jésus-Christ (Matthieu 23,9). La Vierge à La Salette invita ses enfants à combattre, leur promettant son assistance, et qu’Elle les mènera vers la plénitude de l’âge spirituel, vers la maturité de l’âme. L’on reconnaît cette maturité en ceux qui ont le courage de dénoncer une hiérarchie devenue satanique, comme Pierre et les apôtres répondirent autrefois au Sanhédrin (le Vatican d’aujourd’hui), qui leur ordonnait de ne plus prêcher Jésus : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5,27-29). Voilà la foi mûre ! Notre Mère annonça la trahison de l’Église à Fatima. Elle dit à Lucie (la voyante) qu’il ne fallait plus attendre des appels de la hiérarchie, mais que chacun devait agir indépendamment. Les croyants indépendants sont là, maintenant, à sa disposition. Les temps sont mûrs pour la « moisson ». Soyons donc mûrs pour être moissonnés par l’Esprit Saint et rassemblés pour le combat décisif contre le diable incarné dans les soutanes. Certains trouveront peut-être dur ce que je dis. D’autres, par contre, comprendront bien et sont fin prêts, je le sais ! Que notre bon Père, par Jésus et Marie, nous donne la plénitude de son Esprit et du discernement afin que, dans ce monde de confusion, nous puissions bien distinguer entre le mal et le bien, car le mal se déguise si bien en bien et se fait appeler LE BIEN. Pour s’en convaincre, écoutons George W. Bush. Mais « malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal… » (Isaïe 5,20), à ceux qui, à part Jésus, disent, « qui n’est pas avec moi est contre moi ! » Pour ma part, je ne puis ni aimer, ni prier pour de pareilles personnes ! Je prie contre eux. Je prie la Madone et son divin Fils de nous protéger de tout mal, de guider nos pas spirituels, de nous élever, de nous préparer à tout ce qui doit inévitablement arriver, très bientôt. Pierre NB : À Fatima, en disant que la grande, grande guerre aura lieu dans la deuxième moitié du XXe siècle, Marie parlait déjà du premier épisode de la guerre mondiale contre l’Irak qui débuta en 1991, Le Ciel m’avait dit : « à la fin de la deuxième moitié, de la deuxième moitié (*oui*), du XXe siècle ». C’est-à-dire dans le dernier quart du XXe siècle. J’ai mis du temps à comprendre ce que le Ciel m’avait dit à propos de ces « moitiés ». Cette ‘grande guerre’, débutée par la 1re guerre d’Irak en janvier 1991 (Georges Bush), déstabilise jusqu’aujourd’hui l’équilibre mondial. Les épisodes suivants de cette guerre se poursuivent : attentats du 11 septembre 2001, guerre d’Afghanistan en octobre 2001 (Georges W. Bush), 2e guerre d’Irak en 2003 (Georges W. Bush), guerre contre la Libye, déstabilisation de la Syrie et d’autres pays arabes, etc. ### François 1er exhorte les Chrétiens à la trahison : L’Alliance des Juifs non révoquée > Dernièrement le Pape François 1er a émis une exhortation apostolique avec pour titre EVANGELII GAUDIUM. > On y lit : « Un regard très spécial s’adresse au peuple juif, dont l’Alliance avec Dieu n’a jamais été révoquée », parce que « les dons et les appels de Dieu sont sans repentance » (Romains 11,29). > Et aussi : « Le dialogue et l’amitié avec les fils d’Israël font partie de la vie des disciples de Jésus ».Qu’en pensez-vous ? > F.B. Par cette exhortation (voir le texte [« Exhortations évangéliques de François 1er (Novembre 2013) » ci-dessous](/fr/foire-aux-questions#Exhortations_evangeliques_de_Francois_1er_Novembre_2013)), François 1er montre qu’il est vraiment le Pape de l’Antichrist, encore plus que ses prédécesseurs. La trahison du Vatican a atteint son comble. #### L'Alliance dans les écritures Le Pape renie totalement Jésus en proclamant : « Un regard très spécial s’adresse au peuple juif, dont l’Alliance avec Dieu n’a jamais été révoquée », parce que « les dons et les appels de Dieu sont sans repentance » (Romains 11,29). Si l’Alliance du « peuple juif » avec Dieu n’a jamais été révoquée, alors pourquoi une nouvelle Alliance ??? C’est la première qui continue… Paul déjà avait proclamé en toute clarté : > « …Mais à présent, le Christ a obtenu un ministère d’autant plus élevé que meilleure est l’alliance dont il est le médiateur, et fondée sur de meilleures promesses. Car si cette première alliance avait été irréprochable, il n’y aurait pas eu lieu de lui en substituer une seconde. C’est en effet en les blâmant que Dieu déclare : ‘Voici que des jours viennent, dit le Seigneur, et je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une **alliance nouvelle**, non pas comme l’alliance que je fis avec leurs pères, au jour où je pris leur main pour les tirer du pays d’Égypte. Cette alliance - mon alliance ! - **c’est eux qui l’ont rompue**. Alors, moi, je leur fis sentir ma maîtrise, oracle de Yahvé. Mais voici l’alliance que je contracterai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai ma Loi au fond de leur être et je l’écrirai sur leur cœur. Alors je serai leur Dieu et eux seront mon peuple. Ils n’auront plus à s’instruire mutuellement, se disant l’un à l’autre : Ayez la connaissance de Yahvé ! Mais ils me connaîtront tous, des plus petits jusqu’aux plus grands, - oracle de Yahvé, - parce que je vais pardonner leur crime et ne plus me souvenir de leur péché.’ (*Jérémie 31,31-34*). En disant : alliance nouvelle, il rend vieille la première. Or ce qui est vieilli et vétuste est près de disparaître. » (Hébreux 8,6-13) Est-ce que François 1er n’a jamais lu Paul et Jérémie ? Paul s’exprime encore à propos du Sacerdoce lévitique institué par Moïse en parlant du Sacerdoce selon Melchisédek qui préfigure le Messie : > « Ainsi se trouve **abrogée** la prescription antérieure, en raison de sa faiblesse et son inutilité - car la Loi (*de Moïse*) n’a rien amené à la perfection - et introduite une espérance meilleure, par laquelle nous approchons de Dieu. » (Hébreux 7,18) Paul dit encore à propos du Christ annoncé dans le Psaume 40,7-9 : > « C’est pourquoi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice (*d’animaux*) ni oblation ; mais tu m’as façonné un corps. Tu n’as agréé ni holocaustes, ni sacrifices pour les péchés. Alors j’ai dit : Voici, je viens, car c’est de moi qu’il est question dans le rouleau du livre pour faire, ô Dieu, ta volonté. Il commence par dire : Sacrifices, oblations, holocaustes, sacrifices pour les péchés, tu ne les as pas voulus ni agréés, - et cependant ils sont offerts d’après la Loi (*de Moïse*), - alors il déclare : Voici, je viens pour faire ta volonté. Il **abroge le premier régime** pour fonder le second. Et c’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’oblation du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes. » (Hébreux 10,5-10) Cette oblation s’est concrétisée lors du dernier Repas de Pâque de Jésus avec ses Apôtres, juste avant Sa Passion, quand Il leur a dit : > « Cette coupe est la **nouvelle Alliance** en mon sang, versé pour vous » (Luc 22,20), « pour la rémission des péchés. » (Matthieu 26,28) Seul le Sang de cette nouvelle Alliance a le pouvoir de nous purifier et de laver nos âmes. Le sang des animaux sacrifiés dans le cadre de l’alliance de Moïse ne faisait que préfigurer cette réalité spirituelle immuable comme Paul l’explique très bien dans Hébreux, chapitres 9 et 10,1-18. Paul parle donc de la nouvelle Alliance qui se « **substitue** » à l’ancienne, de « prescription antérieure **abrogée** », de « premier régime **abrogé** pour fonder le second », d’une alliance « **vieillie et vétuste** qui est près de disparaître ». Et François 1er affirme que Dieu n’a jamais révoqué l’alliance avec les juifs ! C’est vrai que « les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance » (Romains 11,29), mais cela signifie tout simplement que les Juifs de bonne volonté sont toujours et encore appelés à croire au Messie Jésus. Cela ne signifie rien d’autre. C’est ainsi qu’il faut le comprendre en se basant sur l’Esprit de Jésus et la totalité des écrits de Paul. Pie XII avait bien compris cet Esprit quand il avait proclamé dans l’encyclique Mystici Corporis Christi (29 juin 1943) : « La mort du Rédempteur a fait succéder le nouveau Testament à l’Ancienne Loi abolie ». Et Jésus, Lui-même, avait souligné la conséquence du refus des Juifs à reconnaître en Lui le Messie annoncé : > « Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs c’est elle qui est devenue pierre de faîte ; c’est là l’œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux ? Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits. » (Matthieu 21,42-43) C’est la conséquence logique : la première Alliance étant « rompue » et « le premier régime abrogé », le Royaume de Dieu est donné à d’autres. Israël, réapparu en 1948, est l’Antichrist annoncé (voir le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Et le Vatican et les Églises se plient aujourd’hui devant Israël. C’est renier Jésus qui a été jusqu’à la Croix pour nous libérer de la mentalité sioniste d’hier et d’aujourd’hui. Ces Sionistes veulent un Messie Roi militaire et conquérant en leur seule faveur. Et Jésus leur répond : > « Mon Royaume n’est pas de ce monde… » (Jean 18,36) Ce que François 1er affirme est une hérésie flagrante et l’accomplissement de la prophétie de Paul : > « Que personne ne vous abuse d’aucune manière. Auparavant doit venir l’apostasie et se révéler l’Homme impie, l’Être perdu, l’Adversaire, celui qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, **allant jusqu’à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu**, se produisant lui-même comme Dieu. » (2 Thessaloniciens 2,3-4) L’Adversaire (l’Antichrist avec son agent le Pape actuel) qui renie la nouvelle Alliance s’est assis en personne dans le sanctuaire de Dieu (le Vatican). Ce qui est particulièrement pervers avec François 1er, c’est qu’il proclame ces opinions trompeuses dans le cadre d’une exhortation apostolique. Les Chrétiens sont en principe tenus de l’écouter. De plus, ce Pape traître recommande « l’amitié avec les fils d’Israël ». Il ne dit pas avec les Juifs, mais les « fils d’Israël ». Donc, il invite implicitement les chrétiens à accepter le Sionisme et reconnaître l’État d’Israël. Or, cet État est la Bête de l’Apocalypse de St. Jean (Voir : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse), [ « L’Antichrist et le Retour du Christ »](/fr/lantichrist-et-le-retour-du-christ)). Le vrai témoignage dû à Jésus est, au contraire, de refuser totalement la reconnaissance de l’État d’Israël (voir le texte [ « Les Chrétiens et Israël »](/fr/les-chretiens-et-israel)). En d’autres termes, François 1er invite aujourd’hui officiellement tous les Chrétiens à trahir Jésus. Il ne faut pas s’étonner de cette trahison. Elle a été annoncée par Jésus pour la fin des temps : > « Et alors beaucoup succomberont ; ce seront des trahisons et des haines intestines. Des faux prophètes surgiront en nombre et abuseront bien des gens. » (Matthieu 24,10-11) Ces faux prophètes sont les deux Bêtes de l’Apocalypse, Israël et l’Amérique, et aussi ceux qui parlent en leur faveur… C’est encore l’Apocalypse de notre bien-aimé Jean qui nous révèle la vraie optique de Dieu : > « Je connais tes épreuves et ta pauvreté - tu es riche pourtant - et les diffamations de ceux qui usurpent le titre de Juifs - une synagogue de Satan plutôt ! - » (Apocalypse 2,9) Ils « usurpent le titre de Juifs » car ils renient le seul et unique Messie envoyé par Dieu. Les **vrais Juifs** croient en Jésus qui a parfaitement accompli toutes les prophéties bibliques sur le Messie. En plus Paul souligne : > « Car vous vous êtes mis, frères, à imiter les Églises de Dieu dans le Christ Jésus qui sont en Judée : vous avez souffert de la part de vos compatriotes les mêmes traitements qu’ils ont soufferts de la part des Juifs : ces gens-là ont mis à mort Jésus le Seigneur et les prophètes, ils nous ont persécutés, ils ne plaisent pas à Dieu, ils sont **ennemis de tous les hommes** quand ils nous empêchent de prêcher aux païens pour leur salut, mettant ainsi en tout temps le comble à leur péché ; et elle est tombée sur eux, la colère, pour en finir. » (1 Thessaloniciens 2,14-16) Comment ce François traître nous exhorte-t-il à donner notre amitié à ceux qui, selon Paul, « sont ennemis de tous les hommes » et qui aujourd’hui en plus, par l’État d’Israël, sont l’Antichrist annoncé avec tout son lot d’injustices ? #### Sortir et quitter Le Pape qui aurait dû être lumière est devenu ténèbres. Celui qui devait être Soleil est devenu obscurité. C’est pourquoi Dieu qui devance toujours son ennemi, proclame dans l’Apocalypse à propos des vrais croyants : > « Ils se passeront de lampe ou de soleil pour s’éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles. » (Apocalypse 22,5) Oui, nous nous passons aujourd’hui des traîtres Vaticanais et des traîtres dans les autres Églises et mettons en pratique cette parole lumineuse de St. Jean : > « Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine (*du Christ*), ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. » (2 Jean,9-10) Désormais c’est la Jérusalem Céleste formée de ceux qui vivent déjà aujourd’hui la Restauration Universelle qui est la lumière des nations : > « La ville (*la Jérusalem Céleste*) peut se passer de l’éclat du soleil (*Vatican et autres églises*) et de celui de la lune (*Mosquées*), car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau lui tient lieu de flambeau. Les nations marcheront à sa lumière… » (Apocalypse 21,23) L’Apocalypse qui est le livre de notre temps nous indique la route à suivre : > « Sortez ô mon peuple, quittez-la, de peur que, solidaires de ses fautes, vous n’ayez à pâtir de ses plaies… Voilà pourquoi, en un seul jour, des plaies vont fondre sur elle : peste, deuil et famine ; elle sera consumée par le feu. Car il est puissant le Seigneur Dieu qui l’a condamnée. » (Apocalypse 18,4-8) Ces versets s’appliquent à « Babylone la Grande » (Apocalypse 18,2) qui est Jérusalem, coeur du Sionisme international. En d’autres termes, Dieu nous dit à tous : désolidarisez-vous d’Israël et quittez cet État. Quittez-le aussi en esprit, c’est-à-dire, cessez d’être sionistes. Cet appel s’adresse aussi aux Juifs de bonne volonté, aux Juifs « mal branchés », selon l’expression de Jésus à Pierre2, pour qui nous prions, afin que l’Astre du Matin (Apocalypse 22,16) qui est Jésus Lui-même se lève dans leur coeur. Et dans un même Esprit, cela signifie aussi pour les chrétiens, qu’ils doivent se désolidariser de cette Église et de toutes les Églises qui rampent devant l’Antichrist. Il en est de même pour les autres religions qui ont des chefs religieux traîtres. Car, ces paroles de Pierre et des Apôtres au Sanhédrin sont à nouveau valables : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5,29). Nul ne pourra arrêter ce mouvement de libération qui s’est mis en marche, car il vient de Dieu et non pas des hommes. Ce que Gamaliel a dit à l’époque s’applique aujourd’hui : > « Si cette entreprise ou leur œuvre vient des hommes, elle se détruira d’elle-même ; mais si vraiment elle vient de Dieu, vous n’arriverez pas à les détruire. Ne risquez pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » (Actes 5,38-39) #### La réponse de Dieu En vue d’un Réveil général et pour la Gloire de Son Messie Jésus, Dieu saura répondre très prochainement aux traîtres installés au Vatican. Cette trahison a commencé lorsque Jean XXIII par diplomatie a refusé de publier le secret de Fatima en 1960. Le Pape a refusé d’obéir à la demande explicite de la Vierge Marie. Or, le vrai secret de Fatima - non le pseudo-secret publié par Jean-Paul II - révèle l’identité de l’Antichrist (voir [« Message de Marie à Fatima »](/fr/message-de-marie-a-fatima)). La diplomatie a écrasé l’esprit prophétique de Jésus. Or, dans le Royaume de Dieu, le diplomate tiède qui joue avec les mots comme le fait François 1er est vomi (Apocalypse 3,15). Il veut plaire aux puissants de ce monde. Mais il oublie les paroles prophétiques de Marie dans le Magnificat où elle proclame à propos de la Venue du Messie : > « Il a renversé de leur trône les puissants, et élevé les humbles. » (Luc 1,52) Aujourd’hui, à nouveau, les puissants vont être renversés. Ainsi, depuis 1960, cette prophétie de Jésus qui s’adressait à Pierre s’est bien accomplie : > « En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune (*quand l’église était encore jeune*), tu mettais toi-même ta ceinture, et tu allais où tu voulais (*tu suivais l’Esprit Saint*) : quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains, un autre te nouera ta ceinture et te mènera où tu ne voudrais pas. » (Jean 21,18) Cet « autre » c’est l’Antichrist qui, depuis Vatican II, mène la vieille Église d’aujourd’hui là où elle ne voudrait pas, c’est-à-dire à la perdition. Nous savons que la réponse de Dieu à ces traîtres va être foudroyante. Elle a été annoncée par notre Mère à La Salette (1846) : > « Rome (*le Vatican*) perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist. » > « Rome païenne disparaîtra ; le feu du ciel tombera et consumera trois villes ; tout l’univers sera frappé de terreur et beaucoup se laisseront séduire (*par l’Antichrist*) parce qu’ils n’ont pas adoré le vrai Christ (*Jésus*) vivant parmi eux. » Elle a été annoncée aussi par Marie à Fatima (1917) : > « À Rome aussi, il y aura de grands changements. Rome sera détruite. Ce qui est pourri tombe et ce qui tombe ne doit pas être maintenu. L’Église sera obscurcie et le monde plongé dans le désarroi… » Et elle a été annoncée par Jésus à Pierre2 (Messages reçus) : > 30.06.1976 : « Avec tous ces tremblements de terre que vous avez eu en Europe, en Italie et vous en aurez d’autres sous différentes formes. Paris sera exterminée, de même Rome et le Vatican. Tel est le secret de Fatima que les Mrs du Vatican ne veulent pas révéler pour leur condamnation ; mais cela ne changera pas les choses. Déjà, ici nous vivons le climat de la troisième guerre mondiale. »15.11.1992 : « Beaucoup de ceux qui veulent connaître le secret de Fatima et critiquent le mutisme à son égard, se seraient eux-mêmes coupé la langue plutôt que de le révéler. Ce sont là ‘des paroles trop fortes à écouter…’ (*Jean 6,60*). Tout autre ‘secret’ serait acceptable, mais pas la révélation de l’identité de l’Antichrist… Cela incommode trop !… Cela cause des persécutions qu’on n’est pas prêt à subir… fut-ce par amour du Christ. Lucie, la pauvre et sainte voyante de Fatima, s’est cloîtrée chez les Carmélites en 1948… Pourquoi 1948 ? Justement l’année de l’apparition de la ‘Bête’! » > > 21.03.1994 : « La trahison se manifeste par la non proclamation du secret de Fatima et s’achève par la signature de l’accord vaticano-israélien. » (*Décembre 1993*) Nous sommes à la veille de très grands évènements. L’Apocalypse proclame les conséquences de la Trahison. Elle est valable pour tous : > « Quiconque adore la Bête et son image, et se fait marquer sur le front ou sur la main (*qui pense et travaille pour elle*), boira le vin de la fureur de Dieu, qui se trouve préparé, pur, dans la coupe de sa colère. Il subira le supplice du feu et du soufre, devant les saints Anges et devant l’Agneau. » (Apocalypse 14,9-10) > « Celui qui a des oreilles, qu’il écoute ce que l’Esprit dit aux Églises… » (Apocalypse 2,11) #### Un nouvel Appel Au Nom du Christ Jésus de Retour parmi nous et de la Vierge Marie nous appelons tous les hommes de bonne volonté à se soulever contre l’Antichrist et contre les Églises traîtresses qui le soutiennent. L’Apocalypse est le livre Révolutionnaire par excellence. En disant : « Sortez ô mon peuple, quittez-la… » (Apocalypse 18,4), Jésus s’adresse à tous les vrais croyants « de toute nation, race, peuple et langue » (Apocalypse 7,9) pour qu’ils se libèrent d’Israël, des Églises traditionnelles et des politiciens vendus. Libérons-nous et allons au Christ directement par la voie du cœur. C’est Lui qui nous y invite : > « Voici que je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, Moi près de lui et lui près de Moi. » (Apocalypse 3,20) (voir les textes [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle), [« Jésus restaure la prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise) et [« Pain de Vie et Sacerdoce nouveau »](/fr/pain-de-vie-et-sacerdoce-nouveau)). À partir du moment où nous identifions la Bête et nous nous engageons contre elle, nous entrons dans le Cercle des Intimes de Jésus. Il se révèle alors à nous dans l’intimité du cœur et de l’esprit et son Retour s’opère en nous. Ceci est valable pour toutes les religions, tous les peuples, toutes les langues. Car, résister à Israël, c’est l’Esprit de Jésus. Jésus nous dit aussi dans ce saint petit Livre de l’Apocalypse : > « Voici que mon retour est proche ! Heureux celui qui retient les paroles prophétiques de ce livre… Voici que mon retour est proche, et j’apporte avec moi le salaire que je vais payer à chacun, en proportion de son travail. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le Principe et la Fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes : ils pourront disposer de l’arbre de Vie, et pénétrer dans la Cité (*de la Jérusalem Céleste*) par les portes. Dehors les chiens, les sorciers, les impurs, les assassins, les idolâtres et tous ceux qui se plaisent à faire le mal ! » (Apocalypse 22,7 / Apocalypse 22,12-15) Et dehors les traîtres comme vous Monsieur le Pape !!! #### Exhortations évangéliques de François 1er (Novembre 2013) **Les relations avec le judaïsme** Texte complet sur [www.vatican.va/holy\_father/francesco/apost\_exhortations/documents/papa-francesco\_esortazione-ap\_20131124\_evangelii-gaudium\_fr.html#Les\_relations\_avec\_le\_judaïsme](http://www.vatican.va/holy_father/francesco/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium_fr.html#Les_relations_avec_le_judaïsme) > 247. Un regard très spécial s’adresse au peuple juif, dont l’Alliance avec Dieu n’a jamais été révoquée, parce que « les dons et les appels de Dieu sont sans repentance » (Romains 11,29). L’Église, qui partage avec le Judaïsme une part importante des Saintes Écritures, considère le peuple de l’Alliance et sa foi comme une racine sacrée de sa propre identité chrétienne (cf. Romains 11,16-18). En tant que chrétiens, nous ne pouvons pas considérer le judaïsme comme une religion étrangère, ni classer les juifs parmi ceux qui sont appelés à laisser les idoles pour se convertir au vrai Dieu (cf. 1 Thessaloniciens 1,9). Nous croyons ensemble en l’unique Dieu qui agit dans l’histoire, et nous accueillons avec eux la commune Parole révélée.248\. Le dialogue et l’amitié avec les fils d’Israël font partie de la vie des disciples de Jésus. L’affection qui s’est développée nous porte à nous lamenter sincèrement et amèrement sur les terribles persécutions dont ils furent l’objet, en particulier celles qui impliquent ou ont impliqué des chrétiens. > > 249\. Dieu continue à œuvrer dans le peuple de la première Alliance et fait naître des trésors de sagesse qui jaillissent de sa rencontre avec la Parole divine. Pour cela, l’Église aussi s’enrichit lorsqu’elle recueille les valeurs du Judaïsme. Même si certaines convictions chrétiennes sont inacceptables pour le Judaïsme, et l’Église ne peut pas cesser d’annoncer Jésus comme Seigneur et Messie, il existe une riche complémentarité qui nous permet de lire ensemble les textes de la Bible hébraïque et de nous aider mutuellement à approfondir les richesses de la Parole, de même qu’à partager beaucoup de convictions éthiques ainsi que la commune préoccupation pour la justice et le développement des peuples. Voici encore quelques paroles de Paul au sujet de l’Ancienne Alliance, de son ministère et de sa Loi (de Moïse) : > 2 Corinthiens 3,6-16 : « Ce n’est pas que de nous-mêmes nous soyons capables de revendiquer quoi que ce soit comme venant de nous ; non, notre capacité vient de Dieu, qui nous a rendus capables d’être **ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, l’Esprit vivifie**. Or, si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été entouré d’une telle gloire que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les yeux sur le visage de Moïse à cause de la gloire de son visage, pourtant passagère, comment le ministère de l’Esprit n’en aurait-il pas davantage ? Si en effet le ministère de la condamnation fut glorieux, combien plus le ministère de la justice l’emporte-t-il en gloire ! Non, si de ce point de vue, on la compare à cette gloire suréminente, la gloire de ce premier ministère n’en fut pas une. Car, si ce qui était passager s’est manifesté dans la gloire, combien plus ce qui demeure sera-t-il glorieux ! En possession d’une telle espérance, nous nous comportons avec beaucoup d’assurance, et non comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d’Israël de voir la fin de ce qui est passager… Mais leur entendement s’est obscurci. Jusqu’à ce jour en effet, lorsqu’on lit l’Ancien Testament, ce même voile demeure. Il n’est point retiré ; car c’est le Christ qui le fait disparaître. Oui, jusqu’à ce jour, toutes les fois qu’on lit Moïse, un voile est posé sur leur cœur. C’est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé. » > Galates 2,16-21 : « …et cependant, sachant que l’homme n’est pas justifié par la pratique de la Loi (*de Moïse*), mais seulement par la foi en Jésus Christ, nous avons cru, nous aussi, au Christ Jésus, afin d’obtenir la justification par la foi au Christ et non par la pratique de la Loi, puisque par la pratique de la Loi personne ne sera justifié. Or si, recherchant notre justification dans le Christ, il s’est trouvé que nous sommes des pécheurs comme les autres, serait-ce que le Christ est au service du péché ? Certes non ! Car en relevant ce que j’ai abattu, je me convaincs moi-même de transgression. En effet, par la Loi je suis mort à la Loi afin de vivre à Dieu : je suis crucifié avec le Christ ; et ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi. Je n’annule pas le don de Dieu : car **si la justice vient de la Loi, c’est donc que le Christ est mort pour rien**. » > Galates 5,1-6 : « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l’esclavage. C’est moi, Paul, qui vous le dis : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien. De nouveau je l’atteste à tout homme qui se fait circoncire : il est tenu à l’observance intégrale de la Loi. **Vous avez rompu avec le Christ, vous qui cherchez la justice dans la Loi ; vous êtes déchus de la grâce**. Car pour nous, c’est l’Esprit qui nous fait attendre de la foi les biens qu’espère la justice. En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par l’amour. » Comment alors, François 1er peut-il dire que l’Alliance avec les juifs n’a pas été révoquée par Dieu ? (Voir aussi les textes [« Foi contre Loi »](/fr/foi-contre-loi) et [« Culte et lieu du culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte)). Site Pierre2 (BR 01-2014) ## L’Antichrist ### Au sujet de l’Antichrist > Bonjour.J’ai lu attentivement quelques-uns de vos articles, et je suis partiellement d’accord avec vous lorsque vous dites que l’Antichrist (ou l’Antéchrist, c’est-à-dire celui qui, de toute façon, se manifestera avant le Christ) doit se manifester avant et aller même jusqu’à s’asseoir dans le sanctuaire de Dieu. Toutefois, je doute très fort que ce « sanctuaire de Dieu » puisse être le Vatican. Car, considérant le nombre impressionnant « d’idoles » en tout genre qu’il y a dans ce lieu, je me demande sérieusement, comment on pourrait appeler ce lieu le « Sanctuaire de Dieu » ! Comprenez-moi bien ; l’Église Catholique Romaine est coupable d’avoir éliminé volontairement le second commandement authentique de Dieu, c’est-à-dire celui qui a justement trait à l’interdiction formelle de produire et d’afficher des « images » ou des « statues » en tout genre, devant lesquelles se prosternent les gens pour adorer. Ceci étant dit, je crois plutôt qu’un troisième Temple juif sera un jour construit en Israël, et que c’est à cet endroit, dans le véritable « Temple de Dieu », que l’Antichrist ira même jusqu’à s’asseoir ! Vous savez, pour les Juifs orthodoxes (non-chrétiens), un Messie a toujours été un personnage important de leur histoire. David, par exemple, fut considéré dans le temps comme un véritable « Messie » (une sorte de héros national) par les prêtres d’Israël, c’est-à-dire un « oint » de Dieu. Donc, à partir de cette simple constatation, il serait logique d’admettre que le véritable « Antichrist » sera le « Messie » attendu et accepté par les Juifs orthodoxes (sûrement l’un des leurs !), lesquels renient évidemment le fait que Jésus puisse être le Messie, étant donné qu’ils le considèrent plutôt comme un « imposteur » ! > > Pour plus d’informations sur le sujet, je vous suggère d’aller à cette adresse, sur le web, sur mon site personnel : http://……/nephtali/. > > Bien à vous. > > Et que Dieu vous garde. > > SB Nous sommes bien au courant de votre logique concernant le Temple sioniste, une logique qui a abusé et séduit, comme Jésus l’avait prédit (Matthieu 24) un grand nombre de Chrétiens mal enracinés, surtout parmi les Protestants anglo-américains, au point de soutenir l’Antichrist dans ses projets au lieu de le combattre, et ce depuis Lord Balfour. Jésus n’a jamais agi ainsi ! Il annonça, au contraire, au grand scandale des sionistes d’autrefois et d’aujourd’hui, la destruction du temple de Jérusalem à la faveur de son Temple : Lui-Même (Jean 2). Votre conception du Temple de Jérusalem comme étant le « véritable Temple de Dieu » (?!) est une hérésie dénoncée par le Christ Lui-même qui considéra, vous le savez bien pourtant, que ce lieu est « un repaire de brigands et de voleurs » (Luc 19,46). Tout comme le Vatican est dénoncé à « La Salette », par « Qui vous savez », comme étant « cloaque d’impureté ». Elle a bien raison et ce n’est pas moi qui La contredirais en disant que c’est le démon qui se dénonce lui-même… comme les Pharisiens disaient du Christ autrefois (Matthieu 12,24-28 / Luc 11,14-18). Si le Vatican, à juste titre, n’est plus digne d’être le Temple de Dieu, le temple dont vous prenez la défense l’est encore moins. La logique du Christ vivant triomphera de celle des hommes. Marie, Elle « qui reçut une grâce spéciale » directement de Dieu, non des hommes (une grâce que nulle autre femme n’obtint, qu’on le veuille ou non !), Elle dont « une épée transperça l’âme pour révéler les pensées de beaucoup de coeurs » (Luc 1,35), cette Femme humble révèle déjà bien des coeurs travestis. Cette grâce **unique donnée à Marie** fut perçue par Élisabeth qui, sous l’action de l’Esprit Saint, vit le privilège dont fut gratifiée Marie et, devant sa grandeur s’exclama : « Tu **es bénie entre les femmes**… Comment **m’est-il accordé** que la Mère de Mon Seigneur vienne à moi ? ». C’est grâce à son humilité et à son amour qu’Élisabeth vit l’insigne grandeur de Marie qui, toujours sous l’action de l’Esprit Saint, répliqua : « Mon âme exalte le Seigneur… désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait **pour moi** de grandes choses » (Luc 1,39-49). Nous disons « Amen » à ces paroles inspirées car seules les générations des damnés ne reconnaîtront pas la grandeur unique de la Femme élue par le Père pour être la Mère de son Verbe incarné. Par ailleurs, nous vous signalons que, comme David, le roi Cyrus, un non-Juif, fut aussi considéré comme « oint », Messie, pour avoir permis la reconstruction du Temple (Isaïe 45,1). Or, Jésus est LE TEMPLE unique de Dieu, c’est pourquoi Il est l’unique Messie. Dans ce Temple, nulle souillure ne peut pénétrer ; Jean ne vit point d’autre Temple dans la Jérusalem spirituelle (Apocalypse 21,22-27). Nous vous référons à l’excellent livre « LA BIBLE DÉVOILÉE » (Bayard) écrit par deux archéologues Juifs non-fanatiques : Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Ils éclairent historiquement sur la réalité de David et son présumé temple. Ils suscitèrent une levée de boucliers dans les rangs sionistes et rabbins intégristes. Pourtant les faits parlent avec évidence. Nous vous referons également aux sites Juifs non-sionistes d’Israël Shamir ([www.israelshamir.com](http://www.israelshamir.com)) et des Juifs Orthodoxes « Neturei Karta » opposés à l’État d’Israël et à la reconstruction du Temple ([netureikarta.unblog.fr](http://netureikarta.unblog.fr/)). Ils ont compris certains points mieux que des soi-disant disciples de Jésus. De pareils Juifs ne sont pas loin de croire que la Bête du chapitre 13 de l’Apocalypse est Israël, car bientôt « tout oeil verra Jésus, même ceux qui l’ont transpercé » (Apocalypse 1,7). Revoyez vos comptes sur toute la ligne car Dieu confondra l’analyse des Pharisiens modernes et des « littéralistes » et parce que « la lettre tue, c’est l’Esprit qui vivifie » (2 Corinthiens 3,6). Par ailleurs, et toujours selon l’Esprit, non selon la lettre qui égare, le deuxième commandement s’applique à l’esprit païen d’autrefois qui **adorait** des dieux qui n’en sont pas, non à ceux qui, selon l’Esprit du Christ, chérissent et estiment les reproductions des âmes saintes qui existent et nous rappellent, en les voyant, l’importance salutaire de la vie spirituelle en Jésus. Ce fait déplaît aux démons et à ceux qu’ils parviennent à tromper par haine de l’autre, non par amour de la Vérité. **Vénérer** des âmes saintes ne signifie nullement adorer d’autres dieux. Il suffit d’un peu de discernement, voyons !! Autrement, il faudrait, comme font les rabbins et selon une interprétation littérale, défendre aux hommes d’avoir des photos de leurs familles, de leurs enfants, de leurs défunts… Ceux qui s’attachent encore à comprendre les Écritures selon l’esprit étroit de la Torah sont les plus malheureux des hommes. Leur baptême ne leur aura servi a rien (Galates 3,3). Faut-il encore parler du commandement eucharistique de Jésus concernant le « Pain de Vie » ? Ce commandement est négligé et déformé par tant de dits Chrétiens. Pourtant « ceux qui ne mangent pas de ce pain et ne boivent pas de ce Sang n’ont pas la Vie en eux » (Jean 6,51-58). Certains n’y voient qu’un symbolisme. Là où il faut interpréter à la lettre, ils y mettent leur esprit, et là où il faut interpréter en Esprit, ils y mettent la lettre qui tue : « Car ma Chair », dit Jésus, « est VRAIMENT une nourriture et mon Sang VRAIMENT une boisson… Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas » (Jean 6,55-64). Il y en a, hélas, parmi nous aussi, qui n’y croient guère ! Telles furent les Paroles du Verbe de la Vie. Elles confondent les mentalités et interprétations humaines qui n’y croient pas : « Celui qui mange et boit, **mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne le Corps** » (1 Corinthiens 11,29). Les événements apocalyptiques qui se tracent déjà autour de l’Euphrate (Apocalypse 9 et 16) parlent et parleront encore plus fort et « ceux qui ont des oreilles entendront ce que l’Esprit dit aux églises ». Tant pis pour les autres ! Ces événements prophétiques confirmeront l’intégrité de notre Message dans son intégralité. La mention de « Nephtali » à la queue de votre adresse révèle un esprit. Pourquoi pas « Zabulon »…ou l’un des douze apôtres plutôt ? Adieu Site Pierre2 ### Antichrist ou Antéchrist ? > Pourquoi parlez-vous toujours d’Antichrist et non d’Antéchrist ? Certains parlent d’Antéchrist, mot qui signifie précurseur du Christ. Jean-Baptiste était Précurseur de Jésus : Antéchrist. Or il s’agit de l’An**ti**christ, l’**Ennemi** du Christ. En effet, le texte original de la Bible, rédigé en grec par St Jean, parle d’« AN**TI**XRISTOS » et nous révèle la caractéristique spécifique de cet Ennemi du Christ Jésus : « Qui est le Menteur, sinon celui **qui nie que Jésus soit le Christ**? Le voilà l’Antichrist » (1 Jean 2,22). Il est regrettable de constater que même certaines Bibles et dictionnaires ne font pas ce discernement et omettent d’avoir recours au texte biblique original grec. Cette erreur ne se trouve que dans les traductions françaises. En anglais, il s’agit bien d’« Antichrist », en italien « Anticristo » et en grec moderne « Antixristos ». Dans un sens plus large, l’on peut parler en notre temps d’Antéchrist aussi en désignant l’Antichrist, car cet ennemi du Christ apparaît à la Fin des Temps, avant le retour apocalyptique du Christ. Il est donc aussi le précurseur maudit du Christ béni. Pour en savoir plus voir notre texte : [ « L’Antichrist et le Retour du Christ »](/fr/lantichrist-et-le-retour-du-christ). Pierre ### Le Pape Jean Paul II et le secret de Fatima > Dans une de vos publications vous dites que le Pape Jean Paul II n’a pas révélé le vrai secret de Fatima. Expliquez-moi ce qui vous pousse à affirmer cela ? Karol Wojtila, a gravement menti. Il ne mérite pas le nom des apôtres Jean et Paul. Je vous présente ici l’argument indiscutable de son mensonge. Il avait dit en l’an 2000 que le secret de Fatima concernait l’attentat contre sa personne le 13 mai 1981. Notre Mère avait demandé que le secret de Fatima soit révélé en 1960 « pour être compris ». S’il avait été révélé à cette date, en 1960, il n’aurait CERTAINEMENT pas été question d’un événement futur, devant avoir lieu 21 ans plus tard. Nul ne l’aurait compris. Il s’agit CERTAINEMENT d’un événement ANTÉRIEUR à 1960 pour être compris en 1960, et non pas d’un événement postérieur à 1960. Un événement qui eut lieu en 1948…… en Palestine !!! (voir les textes : [« Message de Marie à Fatima »](/fr/message-de-marie-a-fatima), [« Lettre ouverte au Pape Jean-Paul II »](/fr/lettre-ouverte-au-pape-jean-paul-ii) et [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)) Pierre ## L’Apocalypse ### Ne pensez-vous pas que la Miséricorde de Dieu sera sur le monde plutôt que sa colère ? Nous ne pouvons répondre qu’inspiré par l’Esprit Saint. Cet Esprit fut dans sa plénitude dans le Messie qui avait dit à ses Apôtres : > « Lorsque viendra le Consolateur que Je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui vient du Père, Il me rendra témoignage. Mais vous aussi vous témoignerez parce que vous êtes avec Moi depuis le commencement. » (Jean 15,26-27) Ce témoignage - avec l’Esprit Saint - concerne non seulement les premiers Apôtres, ceux qui furent avec Jésus depuis le commencement, mais aussi les Apôtres de la Fin des Temps, ceux qui doivent annoncer Son Retour, demeurant avec Lui jusqu’à la fin, par la puissance de l’Esprit Saint qui est en eux. Jésus parle explicitement des Apôtres de son Retour : > « L’on verra le Fils de l’Homme venant sur les nuées avec puissance et grande gloire et Il enverra ses Anges (*Apôtres de la Fin des Temps*) avec une trompette sonore, pour rassembler ses élus des quatre vents… » (Matthieu 24,30-31) Les premiers Apôtres témoignèrent autrefois pour Jésus. Les derniers Apôtres doivent faire de même en « prophétisant de nouveau contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois » séduits par la Bête (Apocalypse 10,11). Comme leurs prédécesseurs, les Apôtres apocalyptiques ne peuvent porter leur témoignage que soutenus par l’Esprit Saint en eux. Une des clauses de ce témoignage est l’annonce de l’éclatement de la Colère divine sur le monde. Il n’est plus question de miséricorde pour un monde devenu impie. Ce sera, dit Jésus, comme aux jours du déluge avec Noé et de Sodome et Gomorrhe avec Lot (Luc 17,26-30). Notre témoignage apocalyptique, inspiré par l’Esprit Saint, nous pousse à dire que Dieu exaucera les prières « des âmes de ceux qui furent égorgés, sous l’autel, pour la Parole de Dieu et le Témoignage qu’ils avaient rendu » contre la Bête (Apocalypse 6,9). Ces âmes saintes crient vers Dieu « d’une voix puissante : Jusques à quand tarderas-tu à faire justice, à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre » (Apocalypse 6,10). Les Apôtres apocalyptiques offrent au Père ces prières par « l’encensoir en or dont la fumée de l’encens s’élève vers Dieu avec les prières de ces saints » (Apocalypse 8,3-4). Dieu répond, révèle l’Apocalypse, et se venge avec éclat : « Les nations s’étaient mises en fureur, mais voici ta fureur à toi, le temps de récompenser tes serviteurs les prophètes… et de perdre ceux qui perdent la terre » (Apocalypse 11,18)… « Car Toi seul tu es Saint ; et tous les païens viendront se prosterner devant Toi, parce que tu as fait éclater tes vengeances » (Apocalypse 15,4). Jésus avait déjà prédit que « ce seront des jours de vengeance où devra s’accomplir tout ce qui a été écrit » (Luc 21,22). Il n’est donc plus question de miséricorde. Il est temps de scruter ce qui a été écrit dans l’Apocalypse. C’est sur la Bête et ses alliés que tombe la Vengeance du Divin Père (Apocalypse 17,12-14 / 18,1-24 / 19,20-21 / 20,7-10). Les vrais croyants, eux seuls, échapperont à cette Divine Vengeance qui « s’abattra comme un filet sur tous ceux qui habitent la surface de toute la terre » avait dit Jésus qui recommanda : > « Veillez donc et priez en tous temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’Homme. » (Luc 21,34-36) Toutefois, le Sauveur ne manqua pas de tranquilliser les coeurs purs qui Lui seront demeurés fidèles jusqu’au bout contre la Bête, tous Ses Apôtres et Témoins des Derniers Temps : > « Quand cela commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche. » (Luc 21,28) Pierre ### Le combat apocalyptique contre l’Antichrist > Bonjour Pierre, > Mais comment est-il possible que Jésus veuille faire la guerre à Israël avec les armes. Si Israël est un état illégitime, il devrait cesser d’exister par la diplomatie. Cher G., Pour comprendre la dimension prophétique du combat armé des Palestiniens pour la libération de leur terre, il faut bien méditer les versets ci-dessous. Malheureusement les églises traditionnelles n’expliquent jamais ces versets. Elles n’en sont même pas capables. Car elles n’ont pas ou refusent la Clé qui est l’Apocalypse ouvert. Le Temps de l’Apocalypse est le temps de la Justice de Dieu qui a été prophétisée par Jésus Lui-même. À la fin des temps, Jésus retourne pour punir ses ennemis qui le rejettent et pour récompenser ses vrais fidèles qui se seront engagés contre la Bête. Jésus en a parlé dans l’Évangile en abordant le sujet de la Fin des Temps. C’est le thème des Noces du Fils du Roi (Dieu) : > Marc 12,7-11 : « Mais ces vignerons se dirent entre eux : ‘Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous.’ Et le saisissant, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le maître de la vigne ? Il viendra (*c’est le Retour de Jésus*), **fera périr les vignerons** et donnera la vigne à d’autres. Et n’avez-vous pas lu cette Écriture : La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue pierre de faîte ; c’est là l’œuvre du Seigneur et elle est admirable à nos yeux ? » > Matthieu 22,2-9 : « Il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs (*les Apôtres des derniers Temps*) convier les invités aux noces, mais eux ne voulaient pas venir. De nouveau il envoya d’autres serviteurs (*les deux témoins*) avec ces mots : ‘Dites aux invités : Voici, j’ai apprêté mon banquet, mes taureaux et mes bêtes grasses ont été égorgés, tout est prêt, venez aux noces.’ Mais eux, n’en ayant cure, s’en allèrent, qui à son champ, qui à son commerce ; et les autres, s’emparant des serviteurs (*les palestiniens, les résistants libanais*), les maltraitèrent et les tuèrent. **Le roi fut pris de colère et envoya ses troupes qui firent périr ces meurtriers et incendièrent leur ville (*Jérusalem*)**. Alors il dit à ses serviteurs : ‘La noce est prête, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux départs des chemins, et conviez aux noces tous ceux que vous pourrez trouver’. » Les troupes envoyées par Dieu-Roi aujourd’hui sont les Palestiniens, le Hezballah, la Syrie et ceux qui les soutiennent. Il s’agit « d’incendier leur ville » (la ville de ceux qui ont tué les serviteurs envoyés). C’est donc bien un combat armé. C’est un combat de Justice et de libération à la façon de Sainte Jeanne d’Arc. La terre des Palestiniens est occupée comme à l’époque les Anglais occupaient une partie de la France. Les ennemis de Jésus sont ceux « qui n’ont pas voulu qu’Il règne sur eux » : > Luc 19,12-27 : « Il dit donc : Un homme de haute naissance se rendit dans un pays lointain pour recevoir la dignité royale et revenir ensuite. …Et il advint qu’une fois de retour (*le Retour de Jésus*), après avoir reçu la dignité royale, il fit appeler ces serviteurs auxquels il avait remis l’argent, pour savoir ce que chacun lui avait fait produire… Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et **égorgez-les en ma présence**. » À un moment donné, la Colère de Dieu va s’abattre sur ses ennemis. À la tête, de ces troupes qui exécutent la Vengeance de Dieu se trouve Jésus, le Cavalier : > Apocalypse 19,11-14 : « Alors je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc ; celui qui le monte s’appelle ‘Fidèle’ et ‘Vrai’, il juge et fait **la guerre avec justice**. Ses yeux ? une flamme ardente ; sur sa tête, plusieurs diadèmes ; inscrit sur lui, un nom qu’il est seul à connaître ; le manteau qui l’enveloppe est trempé de sang ; et son nom ? le Verbe de Dieu. Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de lin d’une blancheur parfaite. » Cette guerre de Justice que le Cavalier sur le cheval blanc mène n’est pas uniquement une guerre spirituelle. C’est aussi une guerre physique. Car : > Apocalypse 19,1-2 : « Après quoi j’entendis comme un grand bruit de foule immense au ciel, qui clamait : ‘Alléluia ! Salut et gloire et puissance à notre Dieu, car ses jugements sont vrais et justes : il a jugé la Prostituée fameuse (*Jérusalem*) qui corrompait la terre par sa prostitution, et vengé sur elle le sang de ses serviteurs’ » (*les serviteurs tués dans Matthieu 22*).Apocalypse 16,5-6 : « Et j’entendis l’Ange des eaux qui disait : ‘Tu es juste, Il est et Il était’, le Saint, d’avoir ainsi châtié ; c’est le sang des saints et des prophètes qu’ils ont versé, c’est donc du sang que tu leur as fait boire, ils le méritent ! » > > Apocalypse 14,19 : « L’Ange alors jeta sa faucille sur la terre, il en vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve de la colère de Dieu, cuve immense ! Puis on la foula hors de la ville, et il en coula **du sang qui monta jusqu’au mors des chevaux** et sur une étendue de mille six cents stades (*la longueur de la Palestine*). » C’est un langage de guerre. L’Apocalypse appelle à ce saint combat de résistance en disant : > Apocalypse 13,10 : « Ceux qui ont mené à l’exil, doivent aller en exil ; ceux qui ont tué par l’épée doivent être tués par l’épée. Voilà qui fonde la résistance et la foi des saints. » La Résistance et la Foi des saints consistent donc aujourd’hui à rendre à la Bête ce qu’elle a semé. C’est un Appel très fort au Combat contre la Bête. Cette phrase est traduite ici d’après le texte original. Dans les bibles récentes, le texte est souvent dilué. Notre Père invite les combattants à rendre à la Bête même le double de ce qu’elle a fait : > Apocalypse 18,6-8 : « Payez-la de sa propre monnaie ! **Rendez-lui au double** de ses forfaits ! Dans la coupe de ses mixtures, mélangez une double dose ! À la mesure de son faste et de son luxe, donnez-lui tourments et malheurs ! Je trône en reine, se dit-elle, et je ne suis pas veuve, et jamais je ne verrai le deuil… Voilà pourquoi, en un seul jour, des plaies vont fondre sur elle : peste, deuil et famine ; **elle sera consumée par le feu**. Car il est puissant, le Seigneur Dieu qui l’a condamnée. » Le même Appel est contenu aussi dans les versets suivants : > Apocalypse 19,17-21 : « Puis je vis un Ange, debout sur le soleil, crier d’une voix puissante à tous les oiseaux qui volent au zénith : ‘Venez, ralliez le grand festin de Dieu ! Vous y avalerez chairs de rois, et chairs de grands capitaines, et chairs de héros, et chairs de chevaux avec leur cavaliers, et chairs de toutes gens, libres et esclaves, petits et grands !’ Je vis alors la Bête, avec les rois de la terre et leurs armées rassemblés pour engager le combat contre le Cavalier et son armée. Mais la Bête fut capturée, avec le faux prophète - celui qui accomplit au service de la Bête des prodiges par lesquels il fourvoyait les gens ayant reçu la marque de la Bête et les adorateurs de son image, - on les jeta tous deux, vivants, dans l’étang de feu, de soufre embrasé. » Les vrais disciples de Dieu répondent à l’Appel et se rallient à ce Combat que ce soit sur un plan physique ou spirituel, selon la Mission de chacun. Voici encore d’autres versets qui montrent que cette guerre n’est pas uniquement spirituelle : > Apocalypse 11,13 : « À cette heure-là, il se fit un violent tremblement de terre, et **le dixième de la ville croula**, et dans le cataclysme périrent sept mille personnes. »Apocalypse 16,13-14 : « Puis, de la gueule du Dragon, et de la gueule de la Bête, et de la gueule du faux prophète, je vis surgir trois esprits impurs, comme des grenouilles - et de fait, ce sont des esprits démoniaques, des faiseurs de prodiges, **qui s’en vont rassembler les rois du monde entier pour la guerre**, pour le Grand Jour du Dieu Maître-de-tout. - » > > Apocalypse 18,17-18 : « Capitaines et gens qui font le cabotage, matelots et tous ceux qui vivent de la mer, **se tinrent à distance** et criaient, regardant **la fumée de ses flammes**: ‘Qui donc était semblable à l’immense cité ?’ » > > Apocalypse 20,9 : « Ils montèrent sur toute l’étendue du pays, puis ils investirent le camp des saints, la Cité bien-aimée (*Jérusalem*). Mais un **feu descendit du ciel** et les dévora. » Pour terminer encore quelques Messages de Jésus reçus par Pierre : > 16.10.1970 : « Padre Pio me promet de me remettre une image de Marie. C’est une photo des enfants palestiniens que je reçois avec une croix sur la photo parmi les enfants. » > Conclusion : La Vierge, c’est le peuple palestinien en holocauste.23.10.1970 : « Le châtiment qui nous donne la paix est sur lui (*sur le Palestinien*). » > > 02.11.1970 : « Malheur à vous, journalistes, scribes modernes qui informent le mensonge. » > > 15.08.1971 : « Veux-tu savoir ce qu’on ferait au Christ s’Il retourne ? Observe les Palestiniens qui partagent Son sort !!! » (*répété*) > > 22.04.1975 : « Ceux qui les aident (*les Palestiniens*) vivront à jamais. » > > 1975 : « Les Palestiniens sont le Corps du Christ. » > > 09.05.1980 : « Le sang qui coule des veines du fedayin palestinien est la suite du sang qui a coulé de Mes veines. Le cri d’angoisse et de douleur sorti du cœur du Palestinien est l’écho de Mon cri d’agonie. Il partagera ma Résurrection. » > > 19.04.1981 : « Les fils du Diable diront un jour à leur père : Ce sont les Palestiniens qui nous ont empêchés d’établir ton royaume sur terre. » > > 01.07.1983 : « Mon nom nouveau est ‘palestinien farouchement antisioniste’. » > > 27.04.1991 : « La Palestine bernée pour être crucifiée comme Jésus. » > > 25.08.1991 : « Le sang innocent des Palestiniens versé par la Bête est précieux aux yeux de Dieu. Comme le Sang innocent du Christ, ce sang humain fera enfin échouer le plan de l’Antichrist (*Apocalypse 11/12*). Le Christ nous a parlé à Dozulé d’un sang rédempteur humain. C’est celui versé par la Bête à Jérusalem et en Palestine, ‘là où leur Seigneur fut aussi crucifié’ (*Apocalypse 11,8*). Telle est la grande croix vue par la voyante Madeleine, aussi grande que Jérusalem, la ‘Grande Cité’ criminelle de toujours (*Apocalypse 17,6-18 / 18,24 / Matthieu 23,37-39*). La minuscule Palestine a été le centre de la Rédemption par le versement du Sang divin ; elle l’est de nouveau par le versement d’un sang humain. » > > 30.10.2000 : « La Palestine glorifiera Dieu et son Messie pour 500 ans. » > > 16.04.2003 : « La Résistance irakienne. » (*comme la résistance française et la résistance palestinienne*) > > 30.08.2004 : « La paix entre égorgés (*Palestiniens*) et égorgeurs (*Israéliens*) est impossible. » > > 24.07.1971 : « Tous les hommes, tous les pécheurs, tous les égarés ont maintenant une chance de se racheter. Qu’ils se joignent à la lutte contre le mal incarné dans la Bête. » Tu es libre cher G. de croire à tout ce qui a été écrit ici ou pas. Comme les disciples l’ont dit à Jésus dans le temps : > « Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent : ‘Ce langage est trop fort ! Qui peut l’écouter ?’ » (Jean 6,60) De même aujourd’hui, beaucoup ne pourront pas supporter ce langage fort de l’Esprit. Et pourtant, ce sont les paroles du Livre de Vie (Apocalypse 20,12). Bonne route et que notre Mère t’éclaire, Site Pierre2 ## La Restauration Universelle ### L’Eucharistie sans prêtre ? > Vous dites que vous croyez en l’Eucharistie ; comment faites-vous sans un prêtre ? L’Eucharistie est en effet le Pain de la Vie spirituelle et de la Résurrection (voir Jean 6,51-58 / Matthieu 26,26-29). Nous préférons l’appeler « le Pain de Vie » d’après l’expression de Jésus Lui-même (Jean 6,35) ou encore le « Repas du Seigneur » d’après les Apôtres (1 Corinthiens 11,20). Eucharistie vient du grec Eukharistia qui signifie « Remerciement ». Après s’être nourris au Corps et au Sang du Christ, les premiers Chrétiens remerciaient Dieu. Mais cela ne révèle pas le Contenu : le Corps, le Sang, l’Ame et l’Esprit du Christ qui y sont présents (Marc 14,22-24 / 1 Corinthiens 11,23-29). Avec le temps, pour la grande majorité des croyants, l’Eucharistie représente quelque chose ; or Elle est **Quelqu’un** de vivant : Le Christ ! Ce pain de Vie est Jésus vivant avec nous, en nous. Voir **la prière d’Hermann Cohen** dans notre texte : [« Jésus restaure la prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise). Il faut être prêtre du Christ Jésus pour pouvoir incarner son Corps et son Sang divins dans le Pain et le Vin. Dans les derniers temps que nous vivons, Jésus inaugure une nouvelle prêtrise digne de la Terre nouvelle et du Ciel nouveau (Apocalypse 21,1-5). Lors de sa première Venue, Jésus bouleversa le sacerdoce juif. De même aujourd’hui, lors de Sa deuxième Venue, et en vertu de cette ère nouvelle, Jésus instaure un nouveau sacerdoce révolutionnaire, une prêtrise apocalyptique. Celle-ci bouleverse les conceptions chrétiennes acquises durant les siècles de la Terre et du Ciel anciens et périmés. Cette prêtrise est réservée à ceux, hommes ou femmes, qui croient au message apocalyptique révélé par Jésus Lui-même en 1970 : « Il nous aime, et nous a lavés de nos péchés par Son Sang. Il a fait de nous des rois et des **prêtres** pour son Dieu et Père » (Apocalypse 1,5-6 / 5,10 / 20,6). Le Christ, qui est capable de s’incarner dans le pain et le vin par un prêtre traditionnel fût-il indigne, est d’autant plus capable de faire de même par les prêtres et prêtresses apocalyptiques **de son choix**. Heureux qui y croit ! Nous vous référons au texte : [« Jésus restaure la prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise). ### Conférence sur l’Apocalypse ? Des correspondants nous demandent de venir faire une Conférence en Italie sur l’Apocalypse. Beaucoup de personnes y seraient intéressées. Voici notre réponse : Je vous écris à propos d’une éventuelle conférence sur l’Apocalypse en Italie et ailleurs. Je vous prie de lire attentivement et avec calme, en vous référant aux références bibliques. Imaginez-moi (ou vous) entrain de parler dans une conférence du « Sacerdoce nouveau », celui apocalyptique et du « Ciel Nouveau ». Le sacerdoce nouveau : > « Il nous aime… Il a fait de nous des rois et des PRÊTRES, pour son Dieu et Père… » (Apocalypse 1,5-6)« Tu es digne de prendre le Livre (*de l’Apocalypse*) et d’en ouvrir les sceaux… tu rachetas pour Dieu au prix de ton Sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation… tu as fait d’eux pour notre Dieu des rois et des PRÊTRES régnant sur la terre… » (Apocalypse 5,9-10) > > « Heureux et saint celui qui participe à la première résurrection… ils seront PRÊTRES de Dieu et du Christ… » (Apocalypse 20,6) Il est clair qu’un nouveau sacerdoce est accessible à ceux qui reconnaissent la Bête, qui ouvrent la porte du coeur et de leur maison pour introduire l’Époux divin devenant ainsi automatiquement prêtre d’une nouvelle alliance, l’alliance apocalyptique : > « Voici, Je me tiens à la porte (*du coeur*) et Je frappe ; si quelqu’un (*ou une*) entend ma Voix, et ouvre la porte, J’entrerai chez lui (*ou chez elle*) pour souper (*l’Eucharistie*), Moi près de lui et lui près de Moi. » (Apocalypse 3,20) Jésus nous avait préparés à ce sacerdoce nouveau. Nous trouvons dans l’Évangile de Luc : > « Soyez semblables à des gens qui attendent leur maître… Pour être prêt a Lui ouvrir DÈS qu’Il viendra et frappera… Il les fera mettre à Table (*l’Eucharistie*). » (Luc 12,35-38) Nous sommes à Table avec Lui et notre très chère Maman dans nos maisons, car Il a fait de nous tous, qui croyons à la Révélation du 13 Mai 1970, un nouveau sacerdoce. Nous lui avons ouvert la porte DÈS qu’Il est arrivé, tout de suite, comme l’épouse qui attend ardemment l’Époux. Alors Il nous a mis à Sa Table dans nos maisons. Il est alors désormais impératif de suivre le conseil de Jésus : > « Pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? » (Luc 12,57) Alors soyons chrétiens indépendants en jugeant par nous-même… Il n’est pas facile pour les faibles et les tièdes de juger par eux-mêmes ! Si je devais donner une conférence apocalyptique en disant ces choses, il ne resterait personne dans la salle pour écouter. Tous sortiraient comme les hébreux qui ont laissé Jésus qui parlait de sa Chair et de son Sang à boire et à manger : > « Elle est dure cette parole ! Qui peut l’écouter ?… Dès lors beaucoup de disciples se retirèrent. » (Jean 6,60-66) Ce n’est pas encore le moment de parler ouvertement : > « Tiens secrètes les paroles des sept tonnerres et ne les écris pas… » (Apocalypse 10,4) Beaucoup m’ont laissé et persécuté pour ce que je dis. Peu d’autres bénis m’ont cru devenant prêtres pour l’Éternité et Mangent avec Jésus autour de sa Table (Matthieu 22). Un exemple : En parlant avec notre cher G. il y a quelques jours, il me dit qu’un frère (moine) ne voulait plus l’entendre parler à cause de l’obéissance aveugle au Pape de Rome. Nous disons ce que Pierre a dit devant le sanhédrin en colère : « …Nous ne pouvons pas quant à nous ne pas publier ce que nous avons vu et entendu… » (Actes 4,19-20). Et aussi : « …Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes »… (Actes 5,29). « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist » dit notre Mère Immaculé à la Salette. Il est arrivé le moment « …d’ouvrir les livres (*de la Bible, de l’Évangile pour connaître les prophéties*) et puis un autre livre fut ouvert (*L’Apocalypse*) celui de la Vie… » (Apocalypse 20,11-13)… et « de juger par nous-même » si nous voulons plaire à Jésus et à Notre Mère. Le Nouveau Ciel et la Terre Nouvelle sont mentionnés dans Apocalypse 21 et 22 comme vous le savez. Il arrivera bientôt le moment de parler et de révéler ces choses ouvertement : > « Ne tiens pas (*plus*) secrètes les paroles prophétiques de ce Livre… » (Apocalypse 22,10) Union de prières dans l’amour autour de Jésus et Marie. Votre frère qui vous aime. Pierre Ps : Il serait bon de lire sur le site [« La Restauration Universelle »](/fr/la-restauration-universelle), [« Jésus restaure la prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise), [« Pain de Vie et Sacerdoce nouveau »](/fr/pain-de-vie-et-sacerdoce-nouveau). ### Le prophète Aggée et le Temple > J’ai lu le prophète Aggée et j’ai eu un doute sur la construction du Temple. Il semble que Dieu donne des bénédictions sur la construction du Temple matériel et non spirituel, comme vous, vous le dites. > G. Il faut comprendre les prophéties d’Aggée, comme de tous les prophètes, non matériellement, mais spirituellement. La Reconstruction du Temple qui est une bénédiction pour tous ceux qui y participent, vise dans l’intention de Dieu la Reconstruction du Vrai Temple de Dieu selon la Parole de Jésus : > « Détruisez ce sanctuaire ; en trois jours je le relèverai… Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. » (Jean 2,19-21) C’est en travaillant à la construction de ce Temple en nous, que nous obtenons toutes les bénédictions dont parle le prophète Aggée dans les chapitres 1 et 2. La prophétie d’Aggée concernant la reconstruction du Temple comprise matériellement est un non-sens. Car, le 2e temple n’avait pas la beauté du premier (voir Esdras 3,12 et Cours Biblique sur le Livre d’Esdras). Il faut donc monter au plan spirituel pour la comprendre. De plus, c’est à travers le Temple du Corps du Christ que notre Père accorde la Paix, selon la parole d’Aggée : > « et dans ce lieu je donnerai la paix » (Aggée 2,9) C’est uniquement en Jésus que nous trouvons la paix : > « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » (Jean 14,27) Si les Juifs sionistes sont encore entrain de faire des guerres pour un territoire géographique, c’est qu’ils n’ont pas encore construit le Temple spirituel en acceptant en eux l’Esprit du vrai Christ. Jusqu’à maintenant, ils n’ont pas encore mis la main à la construction du vrai Temple spirituel. C’est pourquoi, Aggée continue un peu plus loin en disant : > « Ainsi en est-il de ce peuple ! ainsi de cette nation devant ma face ! oracle de Yahvé. Ainsi en est-il de tout le travail de leurs mains, et ce qu’ils offrent ici est impur. » (Aggée 2,14) La bénédiction commence avec la foi en Jésus, le vrai Messie de Dieu, et l’engagement pour construire Son Temple intérieur et universel en nous. Alors, nous entrons dans cet « aujourd’hui », dont parle Aggée : « À partir d’aujourd’hui je bénirai » (Aggée 2,19). Dans les écrits d’Aggée - comme dans tous les écrits des prophètes - la « plume mensongère » (Jérémie 8,8) des scribes s’est infiltrée. Nous la reconnaissons bien dans ces paroles qui ne sont certainement pas inspirées par Dieu : > « À moi l’argent ! À moi l’or ! » (Aggée 2,8) En fait, Aggée nous invite à croire au Messie véritable en disant : > « En ce jour-là… je te prendrai Zorobabel, mon serviteur et je ferai de toi comme un anneau à cachet. Car c’est toi que j’ai choisi, oracle de Yahvé Sabaot. » (Aggée 2,23) Cet « anneau à cachet », c’est le Messie qui viendra de la lignée de Zorobabel. Et cette prophétie concerne surtout le Retour de Jésus, car au verset 2,22 Aggée dit : > « Je vais renverser les trônes des royaumes et détruire la puissance des rois des nations… etc. » (Aggée 2,22) C’est à la fin des Temps que Dieu notre Père va reconstruire le vrai Temple spirituel (Apocalypse 21,22), source de toutes les Bénédictions et de la Paix véritable. C’est grâce au « petit livre ouvert » de l’Apocalypse (Apocalypse 10,2) que nous comprenons le niveau réel de la pensée de Dieu. En effet, l’Apocalypse attire notre attention sur le fait que les deux oliviers dont parle le prophète Zacharie (contemporain à Aggée ; Zacharie 4,1-14) sont dans l’intention de Dieu les deux témoins de l’Apocalypse : ce sont donc les deux peuples palestiniens et libanais qui résistent à Israël et sont mis à mort par cet État. Notre Père en donnant à Zacharie la vision des deux oliviers, ne se référait donc pas à Zorobabel et Josué qui ont reconstruit le temple matériel, mais bien aux deux témoins de l’Apocalypse qui par leur témoignage jusqu’au martyr sont entrain de rebâtir le vrai Temple spirituel de Dieu (Apocalypse 11). Qui est-ce qui reconstruit vraiment le Temple de Dieu ? Nous avons la réponse en Zacharie 6. Seul le Messie, le « Germe » annoncé, qui « portera les insignes royaux » (Zacharie 6,12-13). « C’est lui qui reconstruira le sanctuaire de Yahvé » (Zacharie 6,12). Voilà le seul Temple qui intéresse notre Père et que Jésus a construit par le sacrifice de sa Vie. Ce Temple sera « mesuré » à nouveau à la fin des Temps grâce au martyr des deux témoins (Apocalypse 11). C’est le nouveau choix des élus par rapport à leur engagement contre l’Antichrist. Voici comment notre Père « sonde les cœurs et les reins » aujourd’hui (Psaumes 7,10). Cher G., nous espérons avoir répondu à ta question. Puisque tu es une âme assoiffée de connaissance, nous te conseillons de lire et d’étudier en détail le cours biblique qui est sur site. Tu trouveras là, la réponse à beaucoup de tes questions. Et surtout, tu comprendras dans quel Esprit il faut lire la Bible. À propos des prophètes, tu pourras lire en particulier les leçons 10 et 11 qui t’éclaireront déjà beaucoup ainsi que l’explication du deuxième Livre de Samuel où la prophétie de Natan sur le vrai Temple est expliquée (voir aussi à ce propos 2 Samuel 7,5-7 / Isaïe 66,1 / Actes 17,24 / 1 Corinthiens 3,16 / 1 Pierre 2,4 / Apocalypse 21,22). Nous prions pour toi. Que notre Mère Immaculée t’inspire et te fasse découvrir la splendeur de la Jérusalem nouvelle (Apocalypse 21) pour que tu puisses toi aussi chanter à Dieu le « Cantique nouveau » (Apocalypse 14,3). Voir aussi le texte : [« Culte et lieu du culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte). ## Jésus ### D’après le Coran, prétendre que Jésus est le Fils de Dieu est un blasphème ? > Vous soutenez que Jésus est le Fils de Dieu. Or, d’après le Coran, prétendre cela est un blasphème : « Ils ont dit : le Miséricordieux s’est donné un fils ! Vous avancez là une chose abominable ! Peu s’en faut que les cieux ne se fendent à cause de cette parole ; que la terre ne s’entrouvre, etc. » (Coran 19 ; Marie,88-89) Le verset coranique rapporte ceci : « Ils ont dit : ‘le Miséricordieux s’est donné un fils.’ Vous avancez là une chose abominable ! Peu s’en faut que les cieux ne se fendent à cause de cette parole, etc. ». Il faut noter que l’expression « le Miséricordieux s’est donné un fils » ne figure ni dans la Bible ni dans le Coran à propos du Christ. C’est une expression païenne qui s’adapte à la mentalité des païens de la presqu’île arabique. De qui parle donc ce verset ? Qui sont ceux qui ont dit « le Miséricordieux s’est donné un fils ? » Les Chrétiens n’ont jamais dit et ne disent jamais que « Dieu s’est donné un fils ». Ce verset coranique n’accuse donc pas les Chrétiens, il vise manifestement les idolâtres polythéistes de la Mecque qui confondirent Jésus avec leurs idoles. L’explication de ce verset du Coran 19 ; Marie,88-89 se trouve au chapitre 4.2 du [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), sous le titre « Le Messie et son titre du Fils de Dieu ». À lire surtout à partir du paragraphe qui commence ainsi : « Comment comprendre ce que le Coran révèle dans la sourate suivante à propos de l’unité de Dieu : ‘Dis Dieu est Un…’ » (Coran 112 ; Le Culte pur,1-4). La sourate de « Marie » versets 88-89, comme les versets 1-4 de la sourate CXII : « Le Culte Pur », se réfèrent aux païens de la Mecque à propos des dieux mythologiques **et de leurs fils imaginaires**; ces versets ne visent pas les Chrétiens à propos du Messie. Lire la suite du texte indiqué. Donc les versets 88-89 de la sourate de Marie ne visent pas les Chrétiens, mais les idolâtres (polythéistes) de la Mecque puisque Dieu a choisi Marie POUR AVOIR D’ELLE UN FILS qui **n’a d’autre Père que le Dieu unique**. Tel est le témoignage inspiré par Dieu dans l’Évangile aussi. Par ailleurs le Coran se présente comme une **confirmation** de l’Évangile (Coran 4 ; Les Femmes,47). Toute interprétation coranique qui ne confirme pas l’Évangile et la Torah infirme le Coran et il y aurait de quoi, en effet, mettre fin à la patience de Dieu et « fendre le ciel et que les montagnes - à cause de cette interprétation fallacieuse - s’écroulent… » comme s’exprime le Coran dans le verset que vous citez. Certains croient que Dieu « s’est donné un fils » en adoptant Jésus **après sa naissance**, comme Il fit avec les prophètes après leur naissance. Mais cela non plus n’est pas le cas et provoque la colère de Dieu après tout ce qu’Il avait patiemment expliqué dans sa sainte Révélation concernant la naissance de son Messie, que ce soit dans la Bible ou le Coran. Voilà pourquoi « les cieux se fendent de colère » à cause de l’incompréhension de certains hommes à la mentalité obtuse, incapables de saisir l’intention divine. Car Dieu, dans le Coran, révéla **clairement** qu’Il créa le corps de Jésus « par sa Parole jetée dans le sein de Marie » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45). Il ne fit cela avec **aucun** des prophètes, uniquement avec Jésus. Pourquoi ? Car Jésus, Lui seul, est la Parole de Dieu, son Fils unique par Marie qui demeura vierge. Donc « le Miséricordieux » ne s’est pas « donné un fils » en s’accouplant physiquement avec une compagne comme le comprirent les polythéistes qui méritent la colère de Dieu (voir Coran 6 ; Le Bétail,101). Jésus n’a pas d’autre Mère que Marie ni d’autre Père que Dieu. Celui qui a Dieu pour Père est de Dieu le Fils. Il faut être logique, non fanatique ni fermé à l’intention divine si l’on ne veut pas mériter la juste colère du Juge divin. Que l’on dise qui est la Mère de Jésus. Que l’on dise qui est le Père de Jésus… d’après le Coran bien sûr. Que l’on dise de qui Jésus est le fils, qui sont ses deux parents, toujours d’après le Coran. Comprenne qui peut ! La juste colère de Dieu fend les cieux et s’abat sur ceux qui refusent de saisir l’intention divine et s’entêtent à faire du Coran une contradiction de l’Évangile. ### Pourquoi dites-vous que Jésus est Dieu ? > Pourquoi dites-vous que Jésus est Dieu ? C’est la Révélation divine, et non pas nous, qui affirme que Jésus est Dieu incarné. Nous y croyons fermement. Voir notre texte : [« La divinité de Jésus »](/fr/la-divinite-de-jesus). Lettre écrite par un correspondant du site et notre réponse. > Bonjour, > Votre site est très intéressant, et je vous félicite de tenter d’unir musulmans, chrétiens et juifs vers la seule religion agréée de Dieu qui se passe de clergé et qui est El-islam, c’est-à-dire la Soumission. J’ai été éclairé sur le Livre de l’Apocalypse grâce à votre site, livre que je ne connaissais que très peu, et je commence de plus en plus à croire au fait que la Bête est Israël. Tout semble concorder, d’ailleurs j’ai moi-même vu des passages du Coran allant dans ce même sens.Cela dit, là où il y a un problème à mes yeux c’est votre croyance au fait que Jésus est Dieu, ou Dieu-incarné, et que Pierre2 a vu Jésus lui attestant qu’il était le Fils de Dieu ! Alors que Dieu lui-même dit qu’il ne faut pas lui associer de Fils ! Croirai-je en ce que Dieu a révélé ou en une probable illusion optique ou satanique ? > > Est-ce que je me trouve en face de gens qui idéalisent le créé au lieu du créateur, Jésus et non Dieu, comme les sunnites font avec Mohamed et comme d’autres font avec leurs idoles ? > > Pierre. Cher Correspondant, Nous comprenons votre « réticence » et le « problème qui se pose à VOS yeux », mais pas aux nôtres. Ceux qui « idéalisent le créé au lieu du Créateur » n’ont pas de place parmi nous : Nous vous référons au texte [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), chapitre 4.2 ; Le Messie et son titre de Fils de Dieu et chapitre 4.3 ; La divinité du Messie. Nous y parlons justement de « ce que Dieu a révélé », ce à quoi nous nous « soumettons », ce que le saint Coran vient confirmer. « Probable illusion d’optique ou satanique » ou plutôt strabisme et aveuglement total évident de ceux qui tournent le dos à l’évidence révélée et s’attachent à leur opinion et philosophie humaine. Cela ne nous regarde pas : Nous témoignons. Notre témoignage gêne beaucoup de personnes. Nous ne sommes pas là pour plaire, ni pour être diplomates et céder aux compromis… mais souvent pour gêner et… énerver les incrédules. Vous « ne savez pas en face de qui vous vous trouvez ». C’est bien évident !!! Nous savons, quant à nous, en face de qui nous nous trouvons. Bonne recherche et bon aboutissement. Inutile de répondre avant d’avoir bien lu. Si vous n’êtes pas d’accord, nous vous disons : « Adieu ». Site Pierre2 PS : Les évènements montreront, après la chute de la bête, que nous avons raison. « Chacun verra alors qui est le Messie » (Apocalypse 1,7). ### Jésus est-il ressuscité corporellement ? Beaucoup de courants cherchent à faire passer l’idée que Jésus n’est pas mort, qu’il est vivant. Ils disent : « Il vit en nous. Comme par exemple Pio vit en nous. » Il faut rectifier cette déviation. C’est une des raisons pour lesquelles Jean a écrit son évangile. Ce grand miracle de la résurrection **corporelle** de Jésus doit être très clair pour tous les vrais croyants. Jésus, par sa résurrection, rétablit les choses telles qu’elles devaient être avec Adam dès le commencement. Adam ne devait pas connaître la mort, son corps physique ne devait pas pourrir. Or, à cause du péché, son corps a pourri, et de même pour chacun de nous. > Genèse 3,19 : « …tu es poussière (*adama*) et tu retourneras à la poussière. » C’est la conséquence du péché, mais au commencement cela ne devait pas être ainsi. La preuve avec l’enlèvement au ciel du prophète Élie (2 Rois 2). Élie n’est pas mort, il a été happé corps et âme. C’est ce qui devait arriver avec Adam : une sorte de « transformation électronique » opérée aux lasers divins, une transformation de l’énergie corporelle en énergie spirituelle. Le corps physique du Christ, lui, a été ressuscité, pas son corps spirituel, lui n’avait pas besoin. **Les apôtres témoins de la résurrection du Christ** > 1 Corinthiens 15,14 ;17 : « Mais si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi. \[…\]Et si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi ; vous êtes encore dans vos péchés. »Actes 2,32 : « Dieu l’a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins. » > > Actes 3,15 : « tandis que vous faisiez mourir le prince de la vie. Dieu l’a ressuscité des morts : nous en sommes témoins. » **La pierre tombale et le Saint Suaire** La pierre qui fermait les tombeaux était de la dimension approximative suivante : diamètre de 1m25 au moins avec une épaisseur de 50 cm. C’était un cercle qui fermait l’entrée de la tombe et qui était mis dans un creux. Il ne fallait donc pas « seulement » rouler la pierre, mais la soulever pour la sortir de son trou ! C’est pourquoi les femmes se demandaient « qui nous roulera la pierre ? » (Marc 16,3). Et elle a été miraculeusement roulée (Marc 16,4) avec le tombeau vide et le suaire dedans (Jean 20,7). C’est pour cela que beaucoup cherchent à attaquer le Saint Suaire de Turin. Qu’on l’explique, qu’on ne l’attaque pas. Mais de toute manière, je ne me base même pas sur le saint suaire pour porter mon jugement. Je me base sur les paroles de l’Évangile. **Le Christ devait ressusciter, comme il est écrit** Notre logique nous dit : que ce corps du Christ, qui a servi à la gloire de Dieu, ne peut pas connaître la corruption. Et c’est ce que dit explicitement le Psaumes 16,10, cité par Pierre dans les actes : > Actes 13,34-37 : « Que Dieu l’ait ressuscité des morts et qu’il ne doive plus retourner à la corruption, c’est bien ce qu’il avait déclaré : Je vous donnerai les choses saintes de David, celles qui sont dignes de foi. C’est pourquoi il dit ailleurs encore : Tu ne laisseras pas ton saint voir la corruption. Or David, après avoir en son temps servi les desseins de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères et a vu la corruption. Celui que Dieu a ressuscité, lui, n’a pas vu la corruption. » **Et le corps de Marie ?** On peut alors se demander qu’en est-il du corps de Marie ? Nous croyons fermement que le corps du Christ a été sublimé, spiritualisé. Nous croyons également à l’Assomption du corps de Marie, Notre Mère, Immaculée Conception. Elle non plus ne pouvait pas voir la corruption étant Immaculée dès sa conception et jusqu’à la fin des temps, selon la Volonté de Dieu. La différence, c’est que Marie est morte, elle ne s’est pas elle-même sublimée ou ressuscitée. C’est le Christ, Lui, qui l’a ressuscitée. C’est la tradition qui nous le dit. Qu’on cherche dans l’évangile, on ne trouvera pas. Qu’on cherche dans l’esprit de l’évangile, on trouvera beaucoup de choses… Qu’on nous taxe de tout ce qu’on veut, c’est à prendre ou à laisser. Nous, nous y croyons. Le Christ, c’est Lui-même qui s’est ressuscité, parce qu’Il est le Créateur. C’est pourquoi on différencie entre Ascension et Assomption. Marie a été assumée, le Christ s’est ascendé. **Que disent les évangiles ?** > Jean 20,1-9 : « Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau, comme il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau. Elle court alors et vint trouver Simon-Pierre, ainsi que l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : ‘On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis.’ Pierre sortit donc, ainsi que l’autre disciple, et ils se rendirent au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble. L’autre disciple, plus rapide que Pierre, le devança à la course et arriva le premier au tombeau. Se penchant, il aperçoit les linges, gisant à terre ; pourtant il n’entra pas. Alors arrive aussi Simon-Pierre, qui le suivait ; il entra dans le tombeau ; et il voit les linges, gisant à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert sa tête ; non pas avec les linges, mais roulé à part dans un endroit. Alors entra aussi l’autre disciple, arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. En effet, ils ne savaient pas encore que, d’après l’Écriture, il devait ressusciter d’entre les morts. » Les apôtres sont allés au tombeau et ils n’ont **rien trouvé…** ou a été ce corps ? À ceux qui disent que le Christ n’est pas ressuscité physiquement je leur demande, où a été le corps ?! Qu’on nous réponde !… Ils ont trouvé le tombeau vide ! > Matthieu 27,62-66 / 28,1-6 : « Le lendemain, c’est-à-dire après la Préparation, les grands prêtres et les Pharisiens se rendirent en corps chez Pilate et lui dirent : ‘Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, de son vivant : Après trois jours je ressusciterai ! Commande donc que le sépulcre soit tenu en sûreté jusqu’au troisième jour, pour éviter que ses disciples ne viennent le dérober et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ! Cette dernière imposture serait pire que la première.’ Pilate leur répondit : ‘Vous avez une garde ; allez et prenez vos sûretés comme vous l’entendez.’ Ils allèrent donc et s’assurèrent du sépulcre, en scellant la pierre et en postant une garde. Après le jour du sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent visiter le sépulcre. Et voilà qu’il se fit un grand tremblement de terre : **l’Ange du Seigneur** descendit du ciel et **vint rouler la pierre**, sur laquelle il s’assit. Il avait l’aspect de l’éclair, et sa robe était blanche comme neige. À sa vue, les gardes tressaillirent d’effroi et devinrent comme morts. Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : ‘Ne craignez point, vous : je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié. **Il n’est pas ici**, car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir le lieu où il gisait…’ » Remarquez que les juifs ont fait mettre des gardes. « l’Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre », c’est l’ange, l’intervention divine, qui a roulé la pierre. « Il n’est pas ici ». Où a été le corps ? > Marc 16,1-6 : « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s’étant levé. Elles se disaient entre elles : ‘**Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ?**’ Et ayant levé les yeux, elles virent que **la pierre avait été roulée de côté : or elle était fort grande**. Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d’une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur. Mais il leur dit : ‘Ne vous effrayez pas. C’est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, **il n’est pas ici**. Voici le lieu où on l’avait mis.’ » Les femmes voulaient oindre le corps, mais elle ne pouvait pas le faire le jour du sabbat à cause de leur tradition. Arrivées au tombeau elles demandent « qui nous roulera la pierre ? » car « elle était fort grande » : ce sont des détails à relever quand on est sensibilisé à la chose. **Ressuscité ou vivant ?** Alors quoi, Il est ressuscité ? Corps spirituel seulement ? À chacun de choisir. Moi je dis « le Christ est ressuscité », pas il est vivant. Pio est vivant. Tous les saints sont vivants. Tous ceux qui entendant la Parole du Christ sont vivants dans cette « première résurrection ». Ils sont vivants, ils ne sont pas ressuscités. Lazare a été ressuscité, mais son corps est demeuré matériel, pas spiritualisé. Lazare est mort de nouveau, et son corps a pourri. C’est ça la différence. Les nuances sont à connaître. Le Christ est ressuscité avec son corps spiritualisé. Il est apparu à ses apôtres en leur disant : « touche ! » c’est mon corps ressuscité. Et puis il a mangé. > Jean 20,27 : « Puis il dit à Thomas : Porte ton doigt ici : voici mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. »Luc 24,38-43 : « Mais il leur dit : ‘Pourquoi tout ce trouble, et pourquoi des doutes montent-ils en votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds ; c’est bien moi ! Palpez-moi et rendez-vous compte qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai.’ Ayant dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Et comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et demeuraient saisis d’étonnement, il leur dit : ‘Avez-vous ici quelque chose à manger ?’ Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. » Jésus n’avait pas besoin de manger. Il n’a pas mangé parce qu’Il avait faim, mais comme témoignage. **L’incrédulité des apôtres à l’époque** > Luc 24,9-11 : « À leur retour du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie la Magdaléenne, Jeanne et Marie, mère de Jacques. Les autres femmes qui étaient avec elles le dirent aussi aux apôtres ; mais ces propos leur semblèrent du radotage, et ils ne les crurent pas. » Les apôtres ont eu du mal à croire. Mais aujourd’hui, il n’est pas permis à un chrétien de ne pas croire et de voir en cela du radotage, après tout ce que les apôtres ont écrit. **La résurrection de Jésus annoncée dans l’Ancien Testament** Après sa résurrection Jésus enseigna les apôtres en leur rapportant dans les écritures tout ce qui le concernait (Luc 24,27), donc aussi bien sa mise à mort que sa résurrection. En voici quelques exemples : > Isaïe 53,11 : « À la suite de l’épreuve endurée par son âme, **il verra la lumière** et sera comblé. Par sa connaissance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes en s’accablant lui-même de leurs fautes. » Ce chapitre qui parle de la passion du Christ décrit comment il a été tué, mis à mort avec les malfaiteurs, mis au tombeau… mais « Il verra la lumière » : c’est la résurrection. > Actes 2,23-33 : « Cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies, mais Dieu l’a ressuscité, le délivrant des affres de l’Hadès. Aussi bien n’était-il pas possible qu’il fût retenu en son pouvoir ; car David dit à son sujet (la résurrection du Christ) : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas. Aussi mon cœur s’est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; **ma chair elle-même** reposera dans l’espérance que tu n’abandonneras pas mon âme à l’Hadès et **ne laisseras pas ton saint voir la corruption**. Tu m’as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence. Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd’hui parmi nous. Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang, il a vu d’avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n’a pas été abandonné à l’Hadès, **et dont la chair n’a pas vu la corruption :** Dieu l’a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins. Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint, objet de la promesse, et l’a répandu. C’est là ce que vous voyez et entendez. » Il a répandu l’Esprit Saint après l’Ascension, à la première Pentecôte. Et c’est sous l’effet de cet Esprit Saint que Pierre nous rapporte ses paroles inspirées. Il est question de la chair du Christ ici. C’est Lui le « saint » qui proclame « ma chair elle-même n’a pas vu la corruption ». On ne peut pas être plus clair ! Jésus a ressuscité sa chair, sa « viande ». Il n’est pas question de corps spirituel, mais du corps matériel, corporel, physique, physiologique. Et Pierre appuie en soulignant « nous en sommes tous témoins », que voulons-nous encore davantage ? **Savoir écouter son cœur** Demandons à notre cœur ce qu’il nous dit. Le mien me dit : Il est vraiment ressuscité. La chair du Christ est ressuscitée. Et nous la mangeons dans l’Eucharistie (Jean 6,54). Voilà ce dont nous bénéficions aujourd’hui. Parce que si le corps n’est pas ressuscité, je dirais moi, vaine est notre communion. Pourquoi dire : « ça c’est le corps et le sang » ? Vous voyez jusqu’où peuvent aller les conséquences ? En pensant comme cela, alors il n’y a ni corps, ni sang, Il est enterré… mais alors où ? Qu’on nous dise où ?! Les juifs ont-ils raison de dire que ses apôtres sont venus l’enlever ?… Ceux qui veulent croire ça, qu’ils le croient… ce n’est pas ce que j’enseigne. Moi, Pierre2, avec Pierre1 je dis : « Il n’a pas laissé la chair voir la corruption. » (Actes 2,27). **L’imagination débordante des apôtres ?**… Ceux qui parlent de l’imagination débordante des apôtres, comment peuvent-il le dire s’ils croient que c’est inspiré ?! Aucune plume mensongère n’a pu s’introduire dans les évangiles. L’imagination débordante est celle des scribes et pharisiens dans l’Ancien Testament dont parle le prophète Jérémie (Jérémie 8,8) Et si on veut y croire, où s’arrête cette imagination ? À l’annonciation ? À la naissance miraculeuse de Jésus ? À la résurrection de Lazare ? À la guérison des aveugles ? D’après moi, le plus grand miracle c’est la conception de Jésus dans le sein de Marie. Plus que la résurrection qui opère sur quelqu’un qui existe déjà. Mais la conception : de rien, quelque chose fut. Et pas par l’intervention d’un homme. On y croit ou on n’y croit pas… ceux qui croient à l’imagination débordante ne croient plus à l’évangile. Ils ne sont plus chrétiens, c’est fini. À chacun de faire son choix, en âme et conscience, avec les conséquences qui en découlent. Pierre ## Le Coran ### Pourquoi ne devenez-vous pas musulmans ? Une lectrice nous écrit : > 1. Puisque si j’ai bien compris vous acceptez le Coran comme message de Dieu et reconnaissez la qualité de prophète à Mohammed, pourquoi ne devenez-vous pas musulmans tout simplement ? > 2. Or vous dites page 230 « Dieu a voulu que Sa Révélation coranique soit une porte ouverte et un passage vers la Bible ». Cela me donne plutôt l’impression que vous invitez les musulmans à se convertir au christianisme ou aurais- je mal compris ? > 3. Ou alors votre tentative de rapprochement Bible/Coran apparait plus comme un habile stratagème pour justifier le christianisme et ses dogmes, ce que vous faites d’ailleurs car aucun n’est remis en cause, bien au contraire confirmés même par le Coran ! Vous vous retrouvez donc dans une position de manipulateurs. > 4. Ou alors il y a une troisième alternative que je n’ai pas compris et dans ce cas je vous serais réellement très reconnaissante si vous pouviez me l’expliquer. Chère S., Notre mission consiste à témoigner de l’unité du message biblico-coranique auprès des cœurs de bonne volonté et de bonne foi issus de tous rites et de toutes confessions sans fanatisme ni bigoterie. Nous invitons non seulement les musulmans, mais aussi les juifs, les chrétiens et les autres à connaître les saintes Écritures. Dieu en effet nous met en garde : > « Il est des hommes qui discutent de Dieu sans connaissance, sans avoir reçu aucune direction, sans être guidés par un Livre lumineux. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,8)« Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice : ainsi l’homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute œuvre bonne. » (2 Timothée 3,16-17) Ce sont les Écritures qui non seulement justifient les dogmes, pour reprendre votre expression, mais plus encore les certifient. Toute personne qui lit la Bible et le Coran avec objectivité, sans préjugés, se rendra compte de la parité des deux messages et des deux Inspirations et croîtra en sagesse et en perspicacité (nous vous recommandons de lire ou relire et approfondir le texte [ « Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) sur site). Le Coran lui-même atteste qu’il est une porte vers la Bible : > « Dis aux gens du Livre (*la Bible*) : Vous ne vous appuierez sur rien de solide tant que vous n’observerez pas la Torah et l’Évangile. » (Coran 5 ; La Table servie,68)« Tu ne savais pas ce qu’était le Livre (*la Bible*) ou la foi. Nous en avons fait une lumière à l’aide de laquelle nous dirigeons ceux d’entre nos serviteurs qu’il nous plaît. » (Coran 42 ; La Délibération,52) Vous nous demandez pourquoi nous ne devenons pas musulmans ? Parce qu’en croyant à la révélation Coranique et à la révélation Biblique, nous le sommes déjà : > « Ô les croyants ! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son Messager, au Livre qu’il a fait descendre sur Son Messager, et au Livre qu’il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s’égare, loin dans l’égarement. » (Coran 4 ; Les Femmes,136) Et pour cela le Coran atteste que nous recevrons une double récompense : > « Ceux à qui nous avons donné le Livre (*la Bible*) avant lui (*avant le Coran*), y croient. Quand on le leur lit, ils disent : Nous y croyons ! C’est la vérité (qui vient) de notre Seigneur. Nous étions musulmans avant sa venue… Ceux-ci recevront une double récompense… » (Coran 28 ; Le Récit,52-54) Et nous sommes aussi chrétiens car nous reconnaissons que Jésus est le seul et unique Messie comme l’attestent la Bible et le Coran (Voir par ex Matthieu 16,13-20 / Jean 1,45 / Coran 3 ; La Famille d’Imran,45 / Coran 4 ; Les Femmes,171… etc.). Mais nous sommes surtout et heureusement des croyants indépendants. Que les fanatiques de tous bords nous collent l’étiquette qu’ils veulent ! Quant à nous, nous nous sentons concernés par l’appel de Dieu, du Messie, des Prophètes, de Muhammad et de la Vierge Marie. Nous y répondons en exposant les enseignements et les prophéties de la Bible, du Coran et des hadiths, notamment celles concernant la fin des temps qui s’accomplissent sous nos yeux aujourd’hui. La troisième alternative dont vous parlez, c’est donc de monter en esprit pour saisir l’Intention de Dieu. C’est de dépasser la lettre pour s’élever à l’Esprit. C’est un effort que Juifs, Chrétiens et Musulmans doivent faire. Il s’agit aujourd’hui de dépasser les cultes, les rites et les religions et de s’unir dans l’adoration de Dieu en « esprit et en vérité » (Jean 4,24). Tel est le Plan de Dieu. L’apparition de l’Antichrist, l’État d’Israël, annoncé par Jésus et Mohammed va accélérer ce processus salutaire pour tous. Tout est sur le site pour les personnes assoiffées de vérité. À chacun de juger en son âme et conscience. ### Les 5 Piliers de l’Islam La même lectrice répond : > Je suis très contente et vous remercie de votre réponse. Je crois en effet avoir mieux saisi votre position qui est tout à fait originale, sincère et motivée par des envies d’élévation que je ne peux que louer ! > J’ai donc bien compris pour reprendre vos termes « qu’il s’agit aujourd’hui de dépasser les cultes, les rites et les religions et de s’unir dans l’adoration de Dieu en ‘esprit et en vérité’ ». > Néanmoins et pour mon cas purement personnel on ne peut se contenter d’une voie purement spirituelle car sinon quelle serait l’intérêt de la pratique prônée par les écritures ? Vous justifiez les dogmes par les écritures ce qui s’applique donc également pour les pratiques. On ne peut dire « nous sommes déjà musulmans » et attendre une double récompense sans appliquer les 5 piliers (prières, jeune, aumône, etc.). Sinon c’est pas équitable par rapport à ceux qui croient à l’unicité et à tous les messages et qui en plus se tapent des prières de 03h30 à 21h16, 30 jours de jeûne, etc. ou alors on est juste musulman de cœur et… c’est un peu facile quoi ! Je pense que Dieu attend plus de nous que l’Esprit sinon il ne nous aurait pas fait chair. > Je vous rejoins donc entièrement sur l’unicité du message, des croyants mais diverge sur la pratique. > Mais j’adore votre statut de croyants indépendants. J’adore les mouvements alternatifs (je le suis également, pas dans la pratique, comme vous aurez pu le comprendre mais dans mon âme). Du moment que ça vous va, que vous êtes heureux et que cela vous permet de grandir et vous élever, je dis Amen. Dieu guide qui il veut comme il veut. Croyons tous ensemble, élevons-nous et youpi ! « Un jour Dieu nous informera de ce pourquoi il nous a divisé ». > Je vous souhaite une très belle et heureuse route spirituelle également. Puissions-nous un jour nous croiser dans cette vie ou dans l’autre. > En tous cas encore bravo pour votre travail !Amicalement Chère S., Nous avons aimé votre réponse sincère. Vous êtes une croyante indépendante dans l’âme. Cela nous plait. Et en nous comprenant mieux, vous verrez que nous sommes très proches. La pratique est pour nous également fondamentale. Extrait de [islamfrance.free/pilier.html](http://islamfrance.free/pilier.html). Les cinq piliers de l’Islam nous ont été transmis par Dieu au travers de son prophète Mouhammad Paix et Salut soient sur lui, comme le rapporte Ibn’Uma (extrait du Sahih Al-Bukhari, Volume 1, Livre 2, Numéro 7) : Le prophète de Dieu a dit : > « L’Islam est basé sur ces cinq principes : > - De témoigner que nul autre que Dieu ne peut être adoré et que Mohammad est le prophète de Dieu, > - D’effectuer la prière obligatoire, > - De jeûner pendant le mois de Ramadan, > - De payer la Zakatt obligatoire (aumône), > - D’effectuer le Hajj (Pèlerinage à la Mecque). » Nous témoignons du premier point : nul autre que Dieu ne peut être adoré et Mohammad est le prophète de Dieu. **La prière :** Les prières quotidiennes élèvent l’âme vers Dieu et nous aident à entrer en communion avec Lui. Ces prières sont un élan de l’âme vers Dieu. Quand vous aimez quelqu’un, vous ne fixez pas des horaires pour lui déclarer votre amour. Vous le faites quand cela vous vient spontanément et à n’importe quelle heure. Avec le temps et l’expérience, la prière devient un état permanent. C’est à ce stade que nous devons tous aspirer par la Grâce de Dieu. Toute notre vie est devenue une prière, par la Grâce de Dieu. Nous n’avons donc plus à respecter des horaires ou des formules ou une orientation du corps vers un lieu saint. Ceci pouvait être important au temps du prophète Mohammed où il s’agissait d’élever en esprit des personnes qui étaient habituées au culte très structuré des idoles. C’est donc une pédagogie comme expliqué dans [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) (Chapitre 3.3 ; la pédagogie divine dans l’Inspiration). Dieu est partout et il veut être adoré en « esprit et en vérité ». Voici quelques Messages de Dieu à Pierre2 (Voir FAQ « Pouvez-vous nous dire comment vous priez ? ») : > 15.12.1995 : « La meilleure prière, c’est d’entrer dans le plan de Dieu. » > 17.03.1997 : « Savoir parler à Dieu et savoir l’écouter. Beaucoup, en dehors des formules de prières préparées par d’autres, ne savent pas parler à Dieu. Si peu savent L’écouter. » > 29.11.1989 : « Prier est un art, il n’est pas donné à tous de savoir prier. On confond souvent ferveur et contention, prières et cultes. Prier avec ferveur ne signifie pas être tendu dans la prière. Il faut arriver à prier avec ferveur, sans contention, sans rides. Priez ardemment mais dans la détente, le visage déridé. La prière est une symphonie qu’il faut jouer calmement, paisiblement, comme une eau qui coule, comme un cours d’eau limpide qui va droit son chemin. La prière est un art et il faut savoir prier, c’est pourquoi les apôtres ont demandé à Jésus : ‘Seigneur, apprends-nous à prier’ (Luc 11,1). > Je vous veux grands. Il faut convertir la contention en tendresse. La contention est du diable. > Plus nous sommes tendres, mieux nous prions. Notre Père ne résiste pas à la tendresse. > Le ‘bon voleur’ a attendri le Christ par un regard de tendresse sur la croix : ‘Jésus, souviens-toi de moi’, lui dit-il les yeux larmoyants d’amour et de regrets de ses fautes, ‘quand tu viendras dans ton royaume’ (Luc 23,42). Le coeur du Christ a flanché sur le champ : ‘En vérité, je te le dis, dès aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis’ (Luc 23,43). » **Le jeûne :** Le jeûne voulu par Dieu est bien expliqué dans [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) (chapitre 3.2 La recherche du sens spirituel du texte). **L’aumône :** Nous sommes pour l’aumône et la pratiquons en étant attentifs aux besoins de chacun, selon ce que Dieu nous inspire. Le prophète Mohammed et Jésus ont soutenu l’aumône. **Le Pèlerinage à la Mecque :** Le plus beau Pèlerinage est celui où nous rencontrons Dieu en nous. C’est là qu’Il nous attend. Cela n’empêche pas ceux qui le désirent de faire le Pèlerinage à la Mecque ou ailleurs. Dans toutes ces pratiques, il est donc fondamental de passer de la lettre à l’Esprit, comme le Coran et l’Évangile nous encouragent. Nous n’annulons pas ces pratiques, nous leur donnons toute leur valeur spirituelle en allant à l’essentiel voulu par Dieu et attesté par le Coran et les Saintes Écritures : > « Il en est qui servent Dieu, mais à la lettre. Si un bien les atteint, ils s’en rassurent, et si un mal les atteint, ils tombent sur la face, perdant ce monde et l’autre. Voici manifestement le perdant. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,11) Nous retrouvons la même mise en garde dans l’Évangile dans un style différent : > « …C’est Dieu qui nous a qualifiés pour être ministres d’une Alliance Nouvelle, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie. » (2 Corinthiens 3,6) Nous prions pour vous chère S… Continuez à lire notre site. Il vous aidera à mieux comprendre et à approfondir les Saintes Écritures et le Coran pour en saisir l’Intention de Dieu. Et puis, orientons nos prières ensemble contre Al Massih al Dajjal, l’Antichrist, la Bête de l’Apocalypse installé en Palestine (voir [« l’Antichrist dans l’Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam), [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse) et [« L’Apocalypse selon Mohammed »](/fr/lapocalypse-selon-mohammed)). C’est dans ce combat béni que Dieu nous attend. Que Dieu illumine votre vie et vous soutienne en tout. ### Questions sur le Coran Un correspondant nous pose les questions suivantes : > 1) Quelle est votre explication du verset qui dit que Issa (Jésus) a prophétisé que viendra après lui un prophète du nom de Ahmad (Coran 50 ; Le Rang,6) ? > 2) Que dites-vous de la « discussion racontée » du prophète Mohammad qui dit qu’« à son retour le Messie cassera la croix et tuera le porc » ?! Donc s’il casse la croix, croire à la Rédemption ne vaut plus rien ! > 3) Pourquoi reniez-vous le pèlerinage ? Croyez-vous que c’est Abraham qui a construit la Kaaba sacrée ? Et croyez-vous que Mohammad vient de la lignée d’Ismaël fils d’Abraham ? 1. Ce prophète annoncé par Issa (Jésus) indique non seulement le prophète Mohammed, mais aussi le Mahdi annoncé par Mohammed, ce Mahdi qui doit dénoncer l’Antichrist (al Massih al Dajjal). Ce Dajjal a déjà été dénoncé par l’homme qui a reçu de Dieu la grande Mission de révéler l’identité de la Bête de l’Apocalypse (« Wahsh Sifr al Ro’ya » : Israël) soutenue par une « 2e Bête » : USA. À lire le texte « Al Massih al Dajjal fil Islam » ([« L’Antichrist dans l’Islam »](/fr/lantichrist-dans-lislam)). Allahou Akbar !! 2. Premièrement, cette discussion racontée est véridique ! Deuxièmement, le fait de casser la croix au retour du Messie, veut dire qu’il ne sera pas crucifié une deuxième fois mais il cassera ceux qui l’ont crucifié. C’est pour cela que la croyance de la Rédemption est Éternelle ! 3. Nous ne sommes ni des gens de la Bible ni des gens du Coran ! Nous sommes de l’Esprit de la Bible et de l’Esprit du Coran et de leur intention et de ceux à qui Dieu a donné la sagesse. Prière donc d’adresser vos questions à vos gens. Toutes nos réponses se trouvent sur le site www.pierre2.net… ### Le voile en Islam Voici les versets clés dans le Coran à propos du voile : > Coran 24 ; La Lumière,30-31 : « Dis aux croyantes : de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leurs voiles sur leurs poitrines, de ne montrer leurs atours qu’à leurs époux… »Coran 33 ; Les Coalisés,53,55,59 : « Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites-le derrière un voile. Cela est plus pur pour vos coeurs et pour leurs coeurs… Nul reproche à faire aux femmes du Prophète si elles paraissent dévoilées devant leurs pères, leurs fils, leurs frères, etc. Ô prophète. Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leurs voiles : c’est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître et de ne pas être offensées… » > > Coran 33 ; Les Coalisés,32-33 : « O vous les femmes du Prophète ! … Restez dans vos maisons, ne vous montrez pas dans vos atours comme le faisaient les femmes au temps de l’ancienne ignorance… » Nulle part, il n'est écrit que la femme doit se voiler la tête. Comme cet [article (le voile en Islam)](/fr/le-voile-en-islam-ce-que-dit-le-coran) l’explique bien, les femmes qui, avant Mohammed, étaient rejetées par leur mari, n’avaient plus de revenus et devenaient des esclaves. Elles se promenaient dans les rues avec les seins découverts comme les femmes de certaines tribus d’Afrique aujourd’hui encore. C’était le signe qu’elles étaient esclaves et pouvaient se donner à n’importe qui. Alors Mohammed les libère en leur disant : Mettez un voile sur votre poitrine. Vous n’êtes plus esclaves à présent. Vous êtes des femmes libres. Article - [Le voile en Islam : Ce que dit le Coran](/fr/le-voile-en-islam-ce-que-dit-le-coran) (par le docteur Mahmoud Azab). **Un lecteur a réagi au texte écrit ci-dessus et nous demande :** > J’ai vu dans votre site quelques-unes de vos remarques sur l’Islam, c’est très intéressant, notamment concernant le voile islamique. Mais je vous précise qu’il y a des hadiths qui précisent que la femme ne doit montrer que son visage et ses mains après la puberté, qu’en pensez-vous ? Le Message du prophète Mohammed en parlant dans le Coran du voile (mot mal traduit en français et qui signifie selon les versets rideau, voile spirituel, voile de distance géographique, manteau ou vêtement large) est double : Il libère les femmes rejetées par leurs maris et/ou devenues esclaves qui se promenaient dans les rues les seins nus pour attirer l’attention. Mohammed les affranchit en leur disant « couvrez votre poitrine, vous n’êtes plus des esclaves à présent ». Il leur redonne leur dignité. C’est donc un message de délivrance (*voir les versets sur site FAQ - Le Coran ; ‘Le voile et la purification intérieure’ et l’article ‘Le voile en Islam’*). Il appelle les hommes et les femmes à être décents dans leurs habits et surtout à revêtir le « vêtement de la piété ». Mohammed dit : « Ô fils d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement qui cache votre nudité et des parures ; mais le vêtement de la piété est meilleur ! Voilà un des Signes de Dieu » (Coran 7 ; Les Murailles,26). Par ce dernier verset inspiré, Mohammed nous livre l’Intention profonde de Dieu quand il parle ailleurs du manteau, de vêtement large, etc. Dans les Livres Saints il ne faut jamais s’attacher à la lettre. Il faut rejoindre le sens spirituel du texte et l’Intention de Dieu à la lueur de la totalité de l’Inspiration biblico-coranique. Le hadith qui demande aux femmes de se couvrir totalement le corps à part les mains et les visages doit être compris également dans ce sens spirituel : Être décente et surtout revêtir « le vêtement de la piété ». D’ailleurs il y a un hadith (Sahih El Boukhari) qui mentionne que les femmes se préparaient pour la prière en se lavant dans la même piscine que les hommes à l’époque du Prophète Mohammad et du Calife Abou Baker et un certain temps à l’époque d’Omar Bin Al Khattab et de ce fait le visage, les cheveux et les bras sont découverts au moment du lavage. En demeurant au niveau de la lettre, il y aurait contradiction entre les deux hadiths mentionnés. Toutes les interprétations à la lettre sont à rejeter car : > « La lettre tue, c’est l’Esprit qui vivifie. » (2 Corinthiens 3,6)« Il y a des gens qui adorent Dieu à la lettre… Ils tombent sur la face dans ce monde et dans l’autre. Voilà la perdition évidente. » (Coran 22 ; Le Pèlerinage,11) Comme toujours, Jésus et Mohammed sont d’accord. En somme, le voile c’est celui du coeur. Les habits religieux sont ceux de l’esprit. C’est le coeur et les pensées qui doivent être purifiés. C’est pourquoi Mohammed s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes, en disant : > « Dis aux croyants de baisser leurs regards, d’être chastes, ce sera plus pur pour eux. Dieu est bien informé de ce qu’ils font. Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne montrer que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leurs voiles (*signifie vêtement large*) sur leurs poitrines… » (Coran 24 ; La Lumière,30-31) L’homme et la femme sont appelés à la chasteté et à la pureté du coeur. Voilà le sens spirituel des textes sur le voile. Ce qui a été dit dans le texte sur notre site [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), Chapitre 3.2 ;« La recherche du sens spirituel du texte », s’applique autant à la circoncision, au jeûne, aux sacrifices, au pèlerinage, qu’au voile. Ce sont des symboles « allégoriques » qui évoquent des réalités spirituelles (voir Coran 3 ; La Famille d’Imran,7). Bien relire et approfondir ce texte. Nous disons à nos soeurs musulmanes qui portent le voile avec beaucoup d’amour ce que St. Paul a dit aux Galates à propos de la loi de Moïse (toutes les prescriptions à suivre) : > « C’est pour que vous restiez libres que Mohammed vous a libérées. » Paul dit : > « C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien. Et je dis encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi toute entière. Vous êtes séparés du Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce. Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice. Car, en Jésus Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par l’amour. » (Galates 5,1-6) Ce texte s’applique également au voile ainsi qu’à toutes les prescriptions religieuses étroites. ### Le voile et la purification intérieure En guise d’approfondissement du sujet du voile (*voir FAQ - Le Coran ; ‘Le voile en Islam’*), voici encore quelques versets biblico-coraniques qui appuient l’interprétation spirituelle du voile et de toutes autres prescriptions religieuses. Afin de bien comprendre ce texte, il est conseillé de lire et d’approfondir auparavant les textes sur site [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse) et [« Culte et lieu du culte »](/fr/culte-et-lieu-du-culte) : #### Purifier l’intérieur Par le verset suivant, Mohammed nous enseigne que l’effort de purification doit être intérieur : > Coran 2 ; La Vache,284 : « …Si vous dévoilez ce qui est en vous, ou si vous le cachez, Dieu vous en demandera compte. Il pardonne à qui il veut ; il punit qui il veut. Dieu est puissant sur toute chose. » C’est donc l’intérieur qui compte. C’est sur ce qui se cache en nous que nous serons jugés. Et Jésus avait dit aux pharisiens dans le même sens : > Matthieu 23,25-26 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui purifiez l’extérieur de la coupe et de l’écuelle, quand l’intérieur en est rempli par rapine et intempérance ! Pharisien aveugle ! purifie d’abord l’intérieur de la coupe et de l’écuelle afin que l’extérieur aussi devienne pur. » C’est par l’intérieur que nous sommes purifiés. L’extérieur est secondaire. Jésus insiste sur ce point en disant : > Matthieu 15,10-20 : « Écoutez et comprenez ! Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur ; mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui rend l’homme impur… Ce qui sort de la bouche procède du coeur. Du coeur en effet procèdent mauvais desseins… adultères, débauches… Voilà les choses qui rendent l’homme impur ; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne rend pas l’homme impur. » Telles sont les paroles limpides et libératrices du « Verbe émanant de Dieu » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,45). Pour arriver à la purification du coeur, il ne faut pas porter un voile ou des habits extérieurs particuliers, mais s’ouvrir à la grâce de Dieu. Mohammed dit : > Coran 24 ; La Lumière,21 : « Ô vous qui croyez ! Ne suivez pas les traces de Satan, car quiconque suit les traces de Satan, celui-ci ne manquera pas de l’entraîner vers la turpitude et le vice. Or, sans la grâce de Dieu envers vous et Sa miséricorde, nul d’entre vous n’atteindrait jamais l’état de pureté. Dieu purifie qui Il veut, car Dieu entend tout et sait tout. » C’est en collaborant avec la grâce que nous atteignons l’état de la pureté. Tout est miséricorde. C’est dans ce sens que Mohammed nous demande de revêtir le « vêtement de la piété » (Coran 7 ; Les Murailles,26). C’est le seul vêtement qui plaît à Dieu. Et Mohammed nous explique ce qu’est la piété. C’est une dimension spirituelle, intérieure, et non des mouvements, des gestes ou des habits extérieurs : > Coran 2 ; La Vache,177 : « La piété ne consiste pas à tourner sa face vers l’Orient ou vers l’Occident. L’homme bon est celui qui croit en Dieu, au dernier Jour, aux anges, au Livre et aux prophètes. Celui qui, pour l’amour de Dieu, donne de son bien à ses proches, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur, aux mendiants et pour le rachat des captifs. Celui qui s’acquitte de la prière ; celui qui fait l’aumône. Ceux qui remplissent leurs engagements ; ceux qui sont patients dans l’adversité, le malheur et au moment du danger : voilà ceux qui sont justes ! Voilà ceux qui craignent Dieu ! » La piété consiste donc à faire le bien par amour de Dieu. C’est cela le vêtement dont nous devons nous revêtir pour gagner la Bénédiction de notre Père. L’Apocalypse souligne ce fait en disant à propos des habits blancs de lin des vainqueurs dans la grande épreuve : « Le lin, c’est en effet les bonnes actions des fidèles » (Apocalypse 19,8). #### Pas de contraintes en religion Le verset suivant du prophète Mohammed est un verset clé, car il annule toutes les prescriptions de la Loi qui, au niveau de l’Esprit, sont des contraintes inutiles : > Coran 2 ; La Vache,255-256 : « …Son Trône s’étend sur les cieux et sur la terre : leur maintien dans l’existence ne lui est pas une charge. Il est le Très-Haut, l’Inaccessible. Pas de contraintes en religion. La voie droite se distingue de l’erreur. » Et à propos du jeûne Mohammed insiste : > « Dieu veut la facilité pour vous, il ne veut pas, pour vous, la contrainte » (Coran 2 ; La Vache,185) Paul dit à ce propos : > Colossiens 2,16-23 : « Du moment que vous êtes morts avec le Christ aux éléments du monde, pourquoi vous plier à des ordonnances comme si vous viviez encore dans ce monde ? ‘Ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas’, tout cela pour des choses vouées à périr par leur usage même ! Voilà bien les prescriptions et doctrines des hommes ! Ces sortes de règles peuvent faire figure de sagesse par leur affectation de religiosité et d’humilité qui ne ménage pas le corps ; en fait elles n’ont aucune valeur pour l’insolence de la chair. » En effet, toutes ces interdictions sont des inventions humaines. Jésus les a dénoncées en citant le prophète Isaïe qui disait déjà en son temps : > « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur coeur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent : les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains. » (Matthieu 15,1-9 / Isaïe 29,13-14) Pour ceux qui vivent de l’Esprit, les ordonnances légales sont annulées. Paul dit : > Hébreux 10,1 : « La Loi est impuissante à rendre parfaits ceux qui s’approchent de Dieu. » Et aussi : > Colossiens 2,14-15 : « Il (*le Christ*) a effacé, **au détriment des ordonnances légales**, la cédule de notre dette, qui nous était contraire ; il l’a supprimée en la clouant à la croix. » Tout habit religieux ainsi que le voile font partie de ces ordonnances légales annulées. #### Dépasser la loi Si seuls la foi, l’amour et la purification du coeur comptent aux yeux de Dieu, pourquoi Moïse et Mohammed auraient-ils donné dans l’Ancien Testament et dans le Coran une Loi ou une Charia ? La réponse nous a été donnée par Paul. La loi était un pédagogue. Il fallait préparer graduellement les Juifs à la compréhension spirituelle de la purification, des sacrifices, du culte, du Temple, des vêtements, etc. Les Juifs ne pouvaient pas à l’époque de Moïse comprendre encore ces réalités spirituelles. C’était déjà un immense pas d’offrir le culte au Dieu unique et non plus à des multitudes d’idoles. Les arabes de la péninsule Arabique ont dû passer par la même évolution. C’est pourquoi le Coran contient beaucoup de versets qui imposent une Loi similaire à la Loi de Moïse. Ici, également, la Loi devait servir de pédagogue. Paul explique bien le conflit entre la pratique de la Loi de Moïse avec ses interdits et ses prescriptions étroites et la foi au Christ qui nous communique l’Esprit Saint et nous libère : > Galates 3,1-29 : « …Je ne veux savoir de vous qu’une chose : est-ce pour avoir pratiqué la Loi (*de Moïse*) que vous avez reçu l’Esprit, ou pour avoir cru à la prédication ? … Celui donc qui vous prodigue l’Esprit et opère parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi ou parce que vous croyez à la prédication ? Ainsi Abraham crut-il en Dieu, et ce lui fut compté comme justice. Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux les fils d’Abraham… Avant la venue de la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, réservés à la foi qui devait se révéler. Ainsi la Loi nous servit-elle de **pédagogue** jusqu’au Christ, pour que nous obtenions de la foi notre justification. Mais la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu, par la foi, dans le Christ Jésus. Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ : il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. » Le Christ nous a donc libérés de la « malédiction de la loi » (Galates 3,13)… Voici encore d’autres versets de Paul qui explique cette libération : > Romains 10,4 : « …Car la fin de la Loi (*mosaïque ou de toute autre Loi*), c’est le Christ pour la justification de tout croyant… »Galates 2,16 : « …et cependant, sachant que l’homme n’est pas justifié par la pratique de la Loi, mais seulement par la foi en Jésus Christ, nous avons cru, nous aussi, au Christ Jésus, afin d’obtenir la justification par la foi au Christ et non par la pratique de la Loi, puisque par la pratique de la Loi personne ne sera justifié. » L’évolution des Juifs à partir de l’adoration des idoles (voir par exemple l’épisode du veau d’or dans Exode 32 : ils adorèrent le veau d’or à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte), en passant par l’adoration du seul Dieu à travers le culte matériel et la Loi de Moïse, pour arriver finalement avec le Christ au concept spirituel du salut par la Foi et les oeuvres de l’amour comme expliqué par Paul. Cette évolution a duré des siècles. Durant ces siècles beaucoup de prophètes ont été envoyés par Dieu pour expliquer le concept spirituel du jeûne, de la circoncision, du Temple, etc. (voir [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), Chapitre 3.2 ; « La recherche du sens spirituel du texte »). Mohammed, par contre, a donné aux Arabes toute la révélation en une fois et d’un seul coup. Comme expliqué dans « Regard de Foi sur le Coran » Chapitre 3.3 ;« La pédagogie divine dans l’inspiration » : > « Il n’était pas possible de donner aux Arabes la plénitude de la lumière d’un seul trait, à cause de leur éloignement total de la Vérité divine. De même qu’il est impossible à l’oeil humain, demeuré longtemps dans l’obscurité, de s’ouvrir subitement à la lumière du soleil sans être ébloui, voire aveuglé, de même fallait-il donner graduellement la Lumière divine à ceux demeurés longtemps dans les ténèbres. » C’est pourquoi le Coran renferme des éléments de la Loi et des éléments du salut spirituel par la Foi et l’Amour. Mohammed, tenant compte de la mentalité de son époque, a donc donné des prescriptions également dans un sens pédagogique. C’était valable pour un certain temps. Il ne pouvait pas d’un coup parler de la libération par l’Esprit et de la purification du coeur. Personne en son temps ne l’aurait compris. Il fallait d’abord détacher les Arabes du culte des idoles. En même temps, il ouvrait la voie à la libération par l’Esprit en parlant par exemple du « vêtement de la piété », de faire le bien par amour de Dieu (Coran 2 ; La Vache,177) et du pardon de Dieu à ceux qui l’aiment : > Coran 3 ; La Famille d’Imran,31. « Dis-leur : Si vous aimez Dieu réellement, suivez-moi et Dieu vous aimera et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Indulgent et Miséricordieux. » En même temps, il leur révèle la Justice de Dieu : > Coran 24 ; La Lumière,25 : « Ce jour-là, Dieu rétribuera leurs oeuvres en toute équité, et ils constateront alors que Dieu est la justice même. » #### Les temps nouveaux Aujourd’hui, avec l’ouverture du Livre de l’Apocalypse et la Révélation de l’identité de la Bête de l’Apocalypse qui inaugurent « le Ciel nouveau et la Terre nouvelle », Juifs, Chrétiens et Musulmans sont appelés tous ensemble à faire un nouveau pas vers la maturité spirituelle. Avec l’Apparition de la Bête, l’Ennemi annoncé de Dieu, chaque homme et chaque femme est appelé à prouver son Amour pour Dieu en s’engageant pour la Justice contre cette Bête. C’est ainsi que se fait le choix des élus. C’est pourquoi l’Apocalypse lance aujourd’hui ce cri à tous les coeurs purs qui ont reconnu la Bête de l’Apocalypse : « Monte ici » (Apocalypse 4,1). « Monte ici » pour identifier la Bête et la combattre, pour comprendre les prophéties concernant les deux Bêtes et leurs chutes imminentes. « Monte ici » aussi en dépassant les ordonnances, les cultes, les rites, les vêtements pour arriver au culte spirituel intérieur par l’Amour et la Justice. C’est en nous engageant contre la Bête, que nous nous purifions intérieurement. C’est en montant à ce niveau de l’Esprit que nous accédons au Festin de Noces de l’Agneau (Apocalypse 19,9). Ce Festin consiste à se nourrir de la « Table qui descend du Ciel » (Coran 5 ; La Table servie,112-115), le Corps et le Sang de Jésus donnés en nourriture à tous les coeurs purs qui auront cru à l’Apocalypse révélée et se seront engagés contre la Bête (voir texte [« Le pain de Vie dans la Bible et le Coran »](/fr/le-pain-de-vie-dans-la-bible-et-le-coran)). Mohammed dit : > Coran 76 ; L’Homme,21 : « Et couverts de satin vert et de brocart, les habitants du Paradis porteront en parure des bracelets d’argent et dégusteront une boisson d’une grande pureté, offerte par leur Seigneur. » Ces vêtements de « satin vert et de brocart » et ces « bracelets d’argent » sont des symboles de la richesse intérieure des élus. La dégustation d’une « boisson d’une grande pureté » est la Communion au Sang de Jésus versé pour notre purification. Voilà comment on atteint la pureté du coeur… Mohammed nous révèle : > Coran 5 ; La Table servie,119 : « Dieu dit : ‘Voilà le Jour où la **sincérité des justes** leur sera profitable ; ils demeureront, à tout jamais immortels, au milieu de Jardins où coulent les ruisseaux’. Dieu se complaît en eux ; ils se complaisent en Lui : Voilà le bonheur sans limites. » À la Lumière de toutes les Saintes Écritures, nous sommes tous appelés à présent à dépasser toute forme de culte, loi, prescriptions étroites pour nous lancer avec Jésus de Retour parmi nous dans le Culte spirituel « en esprit et en vérité ». « Dieu est Esprit et ceux qui adorent, c’est en esprit et en vérité qu’ils doivent adorer », avait dit Jésus (Jean 4,24). Les prescriptions religieuses font partie de l’Ancien monde qui doit disparaître : > « J’entendis alors une voix clamer, du trône : ‘Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé.’ > Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : ‘Voici, je fais l’univers nouveau’. » (Apocalypse 21,3-5) ### L’alcool dans le Coran Beaucoup de musulmans sont d’avis que Dieu défend tout alcool dans le Coran. D’autres croient qu’un usage modéré de l’alcool est permis. Qu’en dit la Révélation divine ? Le prophète Mohammed dit dans le Coran à propos du vin : > Coran 2 ; La Vache,219 : « Ils t’interrogent au sujet du vin et du jeu de hasard ; dis : Ils comportent tous deux, pour les hommes, un grand péché et un avantage, mais le péché qui s’y trouve est plus grand que leur utilité. » L’avantage dont parle Mohammed consiste à boire le vin avec mesure. Un verre de vin par jour est bon pour la santé. Le « grand péché » réside dans l’excès et dans l’ivresse. Mohammed met donc les croyants en garde contre tout excès de vin. Il ne défend pas de toucher au vin, quand il est pris avec mesure, de façon équilibrée, sinon il n’aurait pas parlé « d’avantage ». Mohammed dit encore : > Coran 4 ; Les Femmes,43 : « Ô vous les croyants ! N’approchez pas de la prière, alors que vous êtes ivres - attendez de savoir ce que vous dites ! - ou impurs - à moins que vous ne soyez en voyage - attendez de vous être lavés… » L’ivresse est totalement incompatible avec la prière et la vie spirituelle en général. Mohammed met en garde les croyants contre de pareilles déformations. Paul dans sa lettre aux Corinthiens fait de même. Il blâme les chrétiens qui se réunissaient pour manger et pour s’enivrer, au lieu de prendre le Repas de Jésus : > « Lors donc que vous vous réunissez en commun, ce n’est plus le Repas du Seigneur que vous prenez. Dès qu’on est à table en effet, chacun prend d’abord son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre. Vous n’avez donc pas de maisons pour manger et boire ? Ou bien méprisez-vous l’Église de Dieu, et voulez-vous faire honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dire ? Vous louer ? Sur ce point, je ne vous loue pas. » (1 Corinthiens 11,20-22) Enfin Mohammed dit encore à propos du vin : > Coran 5 ; La Table servie,90-93 : « Ô vous qui croyez ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du Démon. Évitez-les… Peut-être serez-vous heureux. Satan veut susciter parmi vous l’hostilité et la haine au moyen du vin et du jeu de hasard. Il veut ainsi vous détourner du souvenir de Dieu et de la prière. Ne vous abstiendrez-vous pas ?… La nourriture de ceux qui croient et qui font le bien ne comporte pas de péché, pourvu qu’ils craignent Dieu, qu’ils croient et qu’ils fassent le bien, puis, qu’ils craignent Dieu et qu’ils croient, puis, qu’ils craignent Dieu et qu’ils fassent le bien. Dieu aime ceux qui font le bien. » Ce texte montre clairement que l’important, ce n’est pas le choix d’une nourriture ou d’une boisson, mais de croire en Dieu et de faire le bien. D’où la répétition par trois fois de ce qui est important et doit retenir notre attention. En même temps, Mohammed met en garde ceux qui se réunissaient à l’époque pour boire, s’adonner au jeu du hasard, adorer des idoles et utiliser des flèches divinatoires. Ce devait être courant à l’époque de s’adonner à toutes ces pratiques en même temps. Mohammed condamne fermement cette pratique en disant qu’elle vient de Satan et provoque la haine. Les interdits sont en général nécessaires tant que les personnes n’ont pas encore de maturité psychologique et spirituelle pour discerner la bonne voie. C’était le cas des arabes du temps de Mohammed qui vivaient dans les excès de nourriture, de boissons alcoolisées, dans les jeux du hasard et les vices de tout genre. De même dans l’Ancien Testament, les Israélites encore immatures dans leur vie spirituelle ont été orientés par les interdits contenus dans la Loi de Moïse. Comme l’explique Paul, la Loi a été un pédagogue : > « Ainsi la Loi a été comme un pédagogue pour nous conduire au Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. » (Galates 3,24-26) Voici encore quelques textes de l’Évangile concernant le vin, puisque le Coran a été donné aux Arabes pour certifier la Bible (voir texte [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran)) : - Aux noces de Cana, Jésus, à la demande de sa Mère, change l’eau en un « bon vin » (Jean 2,1-12). Le vin n’est donc pas condamnable en soi. - Jésus change la coupe remplie de vin en son Sang (Marc 14,22-25). - Paul dit affectueusement à son fils spirituel Timothée : « Cesse de ne boire que de l’eau. Prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquents malaises » (1 Timothée 5,23). Dans l’Ancien Testament également la modération dans l’usage du vin est prônée : > « Avec le vin ne fais pas le brave, car le vin a perdu bien des gens… > Gaieté de cœur et joie de l’âme, voilà le vin qu’on boit quand il faut et à sa suffisance. Amertume de l’âme, voilà le vin qu’on boit avec excès, par passion et par défi. L’ivresse excite la fureur de l’insensé pour sa perte, elle diminue sa force et provoque les coups… » (Ecclésiastique 31,25-31)« Raillerie dans le vin ! Insolence dans la boisson ! Qui s’y égare n’est pas sage. » (Proverbes 20,1) > > « Ne regarde pas le vin : comme il est vermeil ! comme il brille dans la coupe ! comme suavement il coule ! Il finit par mordre comme un serpent, piquer comme une vipère ! Tes yeux percevront d’étranges choses, ton cœur s’exprimera de travers… » (Proverbes 23,31-35) En résumé, le vin n’est pas mauvais en soi. C’est l’excès qui est un péché condamnable. Pourtant la limite n’est pas toujours facile à discerner. Il faut rester très vigilant. L’alcool est un abîme qui aspire beaucoup d’âmes. L’alcool pris régulièrement en trop grande quantité, sous prétexte de détente après une journée de travail, détruit souvent la communication dans les familles et est cause de beaucoup de frustrations. C’est là que la modération aussi doit commencer. La limite est parfois très subtile. Les mauvaises habitudes sont vite prises. À chacun de s’analyser devant Dieu. Paul dit : > « Que votre modération soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. » (Philippiens 4,5) Ainsi la Bible et le Coran se rejoignent pour condamner l’excès de vin. L’équilibre et la modération en toutes choses sont indispensables pour développer une vie spirituelle riche de la Parole de Dieu et de Sa Sainte Présence. Paul résume en disant : > « Ne vous enivrez pas de vin : on n’y trouve que libertinage ; mais cherchez dans l’Esprit votre plénitude. » (Ephésiens 5,18) ## Marie ### Pourquoi dit-on que Marie est Immaculée Conception ? La Vierge est apparue à Lourdes, à Bernadette Soubirou, en 1858. Quand celle-ci lui demanda son nom, la Vierge répondit : « Je suis **l’Immaculée Conception** ». Cette Vérité fut donc une révélation faite par le Ciel Lui-même. Elle fut et demeure appuyée par des miracles. Beaucoup de personnes comprennent mal la signification réelle de ce fait. Ils croient que Immaculée Conception signifie que Marie a enfanté Jésus tout en étant vierge, n’ayant pas connu d’homme sexuellement : « Elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint » (Matthieu 1,18). Or, Marie n’aurait eu aucune tare en ayant avec Joseph, son époux légitime, des relations maritales. Par ailleurs, il s’agit bien ici de la **conception de Jésus** dans le sein de Marie, non de la personne de Marie. Or Marie est une Conception Immaculée en **sa personne même**, dès le moment de sa conception dans le sein d’Anne, sa mère. Elle est immaculée, c’est-à-dire sans avoir été atteinte par la blessure ou la tache d’Adam et Ève, tache héritée par tous les hommes. Adam et Ève étaient chacun une « immaculée conception » avant d’avoir été séduits par l’ennemi de l’Humanité. Mais ils ont chuté, inspirés par Satan (Genèse 3). Par eux, la tare est passée par hérédité à toute l’humanité. Dieu promit que la femme se vengera et écrasera la tête du serpent (Genèse 3,15). C’est par Marie, la Mère du Messie, le Verbe de Dieu, que Dieu opéra cette vengeance. Le Verbe divin devait s’incarner Lui-même pour sauver les hommes qui croient en Lui. Il ne pouvait s’incarner dans un sein perturbé par les suites du péché originel. Il fallait que le réceptacle féminin de la Parole de Dieu soit épargné et ce, pour l’unique gloire de Dieu. Ce réceptacle fut Marie. Elle ne fut pas Immaculée pour sa gloire à elle, mais en fonction du Plan divin. Ainsi, Marie **seule** est Immaculée Conception par l’intervention de Dieu pour accomplir le Plan du Père Divin. Elle est immaculée parce que le Messie ne pouvait être conçu dans une « chambre trouble ». C’est pourquoi donc la Vierge a été préservée de cette tare, non pas pour elle-même, mais en fonction du Plan divin. Elle n’a cessé de respecter ce Plan, d’être en harmonie parfaite avec la Volonté du Père, sans jamais défier Dieu comme le firent les premiers parents de l’Humanité. Elle fut et demeura toujours Immaculée. Le Coran témoigne très explicitement de la Conception Immaculée de Marie ainsi que de celle de Jésus. Dans le verset suivant, la femme d’Imran, c’est-à-dire la mère de Marie (la Famille d’Imran ce sont les parents de Marie) dit : > « Seigneur, je T’ai voué le fruit en mon sein : agrée-le car Tu entends et connais tout. Lorsqu’elle eut enfanté, elle dit : Seigneur, j’ai mis au monde une fille et je l’ai nommée Mariam (*Marie*), je la mets sous Ta protection, elle et sa postérité (*Jésus*), afin que Tu les préserves des ruses de Satan. » (Coran 3 ; La Famille d’Imran,35-36) Dieu écouta la prière de la mère de Marie et exauça son voeu : Marie et Jésus furent seuls protégés du démon, ainsi que le rapporte Muhammad dans ses « nobles discussions » (voir interprétation coranique des « Jalalein » concernant les versets précités) : « Nul homme ne naît sans que le diable l’atteigne dès sa naissance et il crie à cause de cette atteinte satanique (*tare du péché originel*), **à l’exception de Marie et de son Fils**. » (Voir les textes : [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) et [« Les frères de Jésus »](/fr/les-freres-de-jesus)) Ainsi, après Adam et Ève, Marie **seule** - et le Christ Jésus bien entendu - est de **Conception Immaculée**. ### Marie est-elle donc demeurée vierge ? > Que pensez-vous des frères de Jésus : Jacques, Jude, José, Simon mentionnés dans les Évangiles (Marc 6,3) ? Marie est-elle donc demeurée vierge ? Voir notre texte : [« Les frères de Jésus »](/fr/les-freres-de-jesus) ### Question sur les noces de Cana > Durant les noces de Cana (Jean 2,1-12), Jésus répondit à Marie : « Qu’y a-t-il entre toi et moi, femme ? » Que pensez-vous de cette réponse froide ? Cette traduction est faite par certains fanatiques dressés contre Marie. La vraie traduction du grec est : « Qu’est-ce (*cela*) pour toi et moi, femme ? », une expression orientale toujours en vigueur en Orient et qui signifie : « Qu’est-ce que cela peut nous faire à toi et à moi ? » C’est-à-dire que cela ne nous concerne pas, ce n’est pas notre affaire, ce n’est pas mon mariage, ce n’est pas à nous de veiller à ce qui manque, « femme ». Jusqu’à aujourd’hui, un mari dit cette expression « femme » à son épouse sur un ton taquin ou affectueux ou en colère. Comment voyez-vous Jésus dire cela à Marie ? À Celle qui l’a enfanté ? À Celle qu’Il donna comme Mère à Jean quand Il était sur la croix : « Femme, voici ton fils » (Jean 19,26). Lui parlerait-Il irrespectueusement comme le prétendent certains ? Comment Jésus s’adresserait-Il à Celle qui « est pleine de grâce » ? (Luc 1,27) À **LA** Femme, par excellence, que fut sa Mère ? N’oublions pas que Jésus, en fils modèle, était « soumis » à ses parents comme le souligne Luc dans son Évangile (Luc 2,51). À chacun de répondre en conscience selon que cette conscience est pure ou souillée par la haine et le fanatisme ou la jalousie. Marie est cette Femme annoncée prophétiquement dont le lignage écrase la tête du serpent dans Genèse 3,15. Elle est la glorieuse Femme de l’Apocalypse couronnée du soleil (Apocalypse 12) donnant naissance à une nouvelle génération spirituelle victorieuse du diable. En effet, le texte grec dit : « *TI* (*quoi*) *emy* (*pour moi*) *ké* (*et*) *si* (*toi*), *yinai* (*femme*) ? ». Les Évangiles furent écrits en grec (sauf Matthieu, en araméen). Et ceux qui traduisent mal dans une mauvaise intention commettent un crime **impardonnable**. L’évidence du respect de Jésus pour sa Mère est d’avoir généreusement exaucé sa demande et changea l’eau en vin bouleversant ainsi le plan divin en accomplissant ce miracle malgré le fait que « son heure n’était pas encore venue ». Elle osa tendrement le mettre devant un fait accompli en disant aux servants : « tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jean 2,4-5). ### La toute-puissante intercession de Marie ? > Comment connaître Marie et sa toute-puissante intercession ? Pour connaître la grandeur de Marie, il faut en faire l’expérience par la prière confiante et affectueuse. 1. Les Évangiles : Luc 1,26-38 : « l’Ange lui dit ‘…**pleine** de grâce’, etc. ». Suis-je, êtes-vous plein de grâce ? Moi, je ne le suis pas. Luc 1,39-56 : « …toutes les générations me diront bienheureuse » Jean 2,1-12 : Par son intercession, Elle obtint que Jésus change le plan divin. Après lui avoir répondu : « Mon temps n’est pas venu », Jésus céda et changea l’eau en vin (signe de l’Eucharistie). 2. Le Coran : plusieurs versets : Coran 3 ; La Famille d’Imran,35-36 ; Coran 3 ; La Famille d’Imran,42 ; Coran 4 ; Les Femmes,156 et la Sourate de Marie Coran 14. 3. La tradition séculaire. Demander à des prêtres et lire des ouvrages. Difficile de tout expliquer. 4. Texte sur site : [« Les frères de Jésus »](/fr/les-freres-de-jesus). Important. 5. Les apparitions de Marie : à Lourdes, Elle dit : « Je suis l’Immaculée Conception ». Chacun est libre d’y croire ou pas. Moi je ne suis pas immaculé. L’êtes-vous ? 6. Ses apparitions à la Salette et Fatima (voir notre texte : [« Explication du Message de Marie à La Salette »](/fr/explication-du-message-de-marie-a-la-salette)). 7. La source la plus sûre et la plus **révélatrice des coeurs** est celle du coeur et de l’intuition de chacun. C’est surtout là que le premier jet du coeur de chacun est révélateur. Les Protestants nient l’intercession de Marie car « Jésus est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Timothée 2,5). Toute intercession et médiation passent par Jésus et en Lui. Autrement, nous ne devrions pas prier les uns pour les autres. Or St Paul demande aussi qu’on intercède pour tous les croyants et pour lui-même (Ephésiens 6,18-19). Conclusion : À chacun son intuition ; suivez la vôtre à vos risques et périls ou pour votre plus grande joie, comme moi. Voir nos textes : [« L’intercession des Saints dans la Bible »](/fr/lintercession-des-saints-dans-la-bible) / [« Regard de Foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran), chapitre 5.2 ;La Vierge Marie. ### Medjugorié > Vous dites ne pas croire aux Apparitions de Medjugorié. Pourtant nous connaissons des personnes qui ont été à Medjugorié et qui ont changé de vie. Qu’en dites-vous ? Nous référons le lecteur au FAQ : Les croyants indépendants ; ‘Comment agir ? Que signifie Pierre2 ?’ où les apparitions de Medjugorié sont discutées. Tous les « voyants » dans le monde seront jugés par leur attitude vis-à-vis du « petit livre ouvert » de l’Apocalypse (Apocalypse 10,2) avec son Message clé révélé à Pierre2 : « La Bête c’est Israël ». Ce Message révèle les cœurs. Il est la mesure pour « mesurer le Temple de Dieu » (Apocalypse 11,1), c’est-à-dire reconnaître les vrais croyants. Notre Mère ne se contredit pas. Les banalités rapportées par les « messages » de Medjugorié sont à l’opposé des messages graves et actuels donnés par notre Mère à La Salette, Fatima et Marienfried concernant les temps que nous vivons. Dieu n’envoie pas Marie parler au monde pour raconter de telles niaiseries. Les Messages à La Salette, Fatima et Marienfried ont été une préparation à la Révélation du Mystère de l’Apocalypse. Ces trois Messages de notre Mère et l’Apocalypse de St. Jean ont un seul et même Esprit. À La Salette, la Sainte Vierge avait dénoncé la trahison du clergé qu’elle qualifia de « cloaques d’impuretés », et révélé que « Rome (*le Vatican*) perdra la foi et deviendra le siège de l’Antichrist ». Par contre, les Messages de Medjugoré parlent de la soumission à l’église et au Pape qui ont pourtant trahi le Message de Jésus en s’associant avec l’Antichrist et en refusant de le dénoncer. Voici quelques extraits des Messages de Médjugorié comparés aux Messages de La Salette et de Fatima. À chacun de juger par soi-même selon les paroles lumineuses et libératrices de Jésus : > « Mais pourquoi ne jugez-vous par vous-mêmes de ce qui est juste. » (Luc 12,57) Et Soeur Lucie de Fatima qui au contact avec la Vierge Marie avait compris l’ampleur de la trahison de l’Église dit (lettre du 22 mai 1958 au révérend Père Agostino Fuentes) : > « Pourtant, Père, il faut dire aux gens de ne pas attendre du Pape un appel à la pénitence, à la prière, ni de la part des évêques, ni des prêtres, ni des supérieurs en général. Il est temps que chacun, par son initiative, accomplisse des œuvres saintes et réforme sa vie selon la demande de la Madone ! » Ceux qui ont été à Médjugorié et ont changé de vie, ont été touchés par une grâce de la Vierge Marie, car ils y ont été avec amour et dévotion. Le lieu n’y est pour rien. Les pèlerinages et les grâces sont intérieurs. Elles ne sont pas extérieures, liées à un lieu précis (voir Jean 4,21-24). #### Exemples de messages Nous vous invitons à comparer l’esprit des messages suivant : **Medjugorié**, message du 25 juin 2010 : « Chers enfants, avec joie**, je vous invite tous à vivre joyeusement mes messages**; seulement ainsi, petits enfants, pourrez-vous être plus près de mon Fils. Et moi, je désire vous conduire tous uniquement à Lui et, en Lui, vous trouverez la vraie paix et la joie de votre coeur. Je vous bénis tous et je vous aime d’un amour incommensurable. Merci d’avoir répondu à mon appel. » **La Salette**: « **Dieu va frapper d’une manière sans exemple**. Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va épuiser sa colère et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis. Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature entière trembleront d’épouvante, parce que les désordres et les crimes des hommes percent la voûte des Cieux. » **Fatima**: « La troisième fois, elle m’a dit qu’ayant épuisé les autres moyens, méprisés par les hommes, elle nous donne **en tremblant** le dernier salut qui est la Très Sainte Vierge en personne, **signes de larmes**, message de divers voyants à travers le monde. La Madone dit que si nous n’écoutons pas et que nous offensons encore, nous ne serons plus pardonnés. » \- - - **Medjugorié**, message du 2 septembre 2011 : « Chers enfants, de tout mon coeur et l’âme remplie de foi et d’amour envers le Père Céleste, je vous ai donné mon Fils et je vous le donne à nouveau. À vous, peuples du monde entier, mon Fils a appris à connaître le seul vrai Dieu et son amour. Il vous a menés sur le chemin de la vérité, et il a fait de vous des frères et soeurs. C’est pourquoi, mes enfants, n’errez pas, ne fermez pas votre coeur face à cette vérité, cette espérance et cet amour. Tout ce qui vous entoure est passager, et tout s’écroule ; seule la Gloire de Dieu reste. C’est pourquoi, renoncez à tout ce qui vous éloigne du Seigneur. Adorez-le, lui seul, car il est l’unique vrai Dieu. Je suis avec vous et je resterai à vos côtés. **Je prie particulièrement pour les bergers, afin qu’ils soient de dignes représentants de mon Fils et qu’ils vous conduisent avec amour sur le chemin de la vérité**. Je vous remercie. » **Medjugorié**, message du 2 octobre 2011 : « Chers enfants ! Aujourd’hui encore, mon coeur maternel vous invite à la prière, à une relation personnelle avec Dieu le Père, pour la joie de la prière en Lui. Dieu le Père n’est pas loin de vous et il ne vous est pas inconnu. Il s’est montré à vous par mon Fils et vous a donné la vie, qui est mon Fils. C’est pourquoi, mes enfants, ne cédez pas aux tentations qui veulent vous séparer de Dieu le Père. Priez ! N’essayez pas d’avoir des familles et une société sans Lui. Priez ! Priez afin que votre coeur soit débordant de bonté ; celle-ci vient uniquement de mon Fils qui est la véritable bonté. Seuls les coeurs remplis de bonté peuvent comprendre et accueillir Dieu le Père. Je continuerai à vous guider. **De manière particulière, je vous prie de ne pas juger vos bergers. Mes enfants, oubliez-vous que c’est Dieu le Père qui les a appelés ?!** Priez ! Je vous remercie. » **La Salette**: « **Les prêtres, ministres de mon fils, les prêtres par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints Mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté**. Oui, les prêtres demandent vengeance et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils. Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance de Dieu ; **et voilà que la vengeance est à leur porte**, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple. Il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tache à l’Éternel en faveur du monde. » \[…\] « **Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu, ont négligé la prière et la pénitence et le démon a obscurci leur intelligence** (*ils sont incapables de discerner l’identité de l’Antichrist*) ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr » (Apocalypse 12,4). \[…\] « **Malheur aux princes de l’Église qui ne seront occupés qu’à entasser richesses sur richesses, qu’à sauvegarder leur autorité et qu’à dominer avec orgueil**. » **Fatima**: « L’ordre ne règne plus nulle part. **Même aux postes les plus élevés, c’est Satan qui gouverne et décide de la marche des affaires. Il saura même s’introduire jusqu’aux plus hauts sommets de l’Église**. » ## La prière ### Comment vous adressez-vous à Dieu dans vos prières ? Je vous envoie ces recommandations de notre Bien-Aimé Frère aîné concernant Son-notre Père. Vous savez qu’on s’adresse à Lui en tant que Seigneur, Adonaï, Dieu, Allah, God, etc. Or, Jésus nous recommande de nous adresser à Lui ainsi : « Père ». Matthieu nous dit que Jésus nous demande de prier ainsi : « Notre Père qui es aux Cieux… etc. » (Matthieu 6,7). Or, Luc nous dit que Jésus prescrit de Le prier ainsi : « Père, que ton Nom soit sanctifié… » (Luc 11,1… etc.). Luc est plus intime, car quand nous nous adressons à un père nous ne lui disons pas « notre Père », mais « Père » tout court ou « Papa ». Luc nous rapproche encore davantage du Père en ne mentionnant pas « qui es aux Cieux », car ce tendre Père est en nous, non pas lointain aux Cieux. Comment savoir si nous sanctifions le Nom de Dieu ? Ceux qui sanctifient ce Nom, L’appellent « Père » ou même « Papa et tendre Père ». C’est ainsi qu’il nous faut nous adresser à Lui. Autrement, nous ne sommes pas inspiré par l’Esprit de ce Père béni. Car, c’est inspiré par l’Esprit béni de ce Père saint que nos coeurs crient vers Lui : « Abba, Père ». Paul dit : « Et la preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père » (Galates 4,6). Autrement nous ne sommes pas des fils, ni inspirés par l’Esprit du Père. Et Paul dit encore inspiré par l’Esprit du Père : « Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclave pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptif qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu » (Romains 8,15-16). Réalisons donc qu’en disant « Abba, Père », c’est l’Esprit de ce Père béni qui nous anime. Les Apôtres étaient inconscients de ce don merveilleux d’être à ce point vrais fils de ce tendre Père, non des esclaves adorateurs. Quand les Apôtres demandèrent à Jésus de leur montrer le Père, Il leur répondit : « Qui m’a vu a vu le Père… » (Jean 14,7-11). Jésus ne s’est pas présenté en despote. Il incarna l’Amour tendre du Père jusqu’au don extrême de soi-même sur la croix. C’est ainsi qu’Il révéla le vrai Nom du Père. Qui a vu cela et l’a compris, voit le Père, notre Père. Car Jésus, et Lui seul, pouvait révéler le vrai visage du Père : « Nul ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, ni qui est le Père si ce n’est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Luc 10,22). Il a bien voulu le révéler à nous, si petits aux yeux du monde : « Je te bénis Père, Seigneur du Ciel et de la terre d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. Oui Père, car tel a été ton bon plaisir » (Luc 10,21). Jésus nous a donné non seulement un Père Éternel, tout aimant et tendre, mais aussi une Mère toute aussi tendre et aimante : Marie. En disant à cette tendre Mère d’adopter Jean comme fils et à celui-ci de l’accueillir comme Mère, c’est à tous les siens que Jésus adresse ces paroles et les confie à Sa Mère qui devient aussi notre douce et tendre Maman (Jean 19,26-27). Soyons donc attentifs à cet Esprit-Saint qui nous adopte et crie en nous : « Abba, Père » et « Maman chérie ». Et soyons-en réconfortés en ces temps apocalyptiques où la Femme crie dans les douleurs de l’enfantement… notre enfantement nouveau comme fils (Apocalypse 12). Qui refuse Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père… ### Le chapelet > Que pensez-vous du chapelet ? Le chapelet est la plus belle prière à la Vierge Marie. À chacune de ses apparitions à Fatima, notre Mère a insisté en disant : - 13.06.1917 : « Je veux… que vous disiez le chapelet tous les jours. » - 13.08.1917 : « Je veux… que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours. » - 13.10.1917 : « Que l’on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. » Et Lucie, la voyante de Fatima, écrit au révérend Père Agostino Fuentes (22 Mai 1958) : > « Depuis que la Très Sainte Vierge a donné une grande efficacité au Saint Chapelet, il n’y a plus de problème matériel, ni spirituel, ni national ou international qu’elle ne peut résoudre avec le Saint Chapelet et avec nos sacrifices. » **Pourquoi le chapelet est-il si important ?** L’Ave Maria découle directement des paroles de l’Ange Gabriel et d’Élisabeth adressées à notre Mère sous l’action de l’Esprit Saint (Luc 1,28 / Luc 1,42). Marie a dit à Sainte Gertrude (au 13e siècle) : > « Jamais homme n’a fait quelque chose de plus beau que l’Ave Maria. On ne peut me saluer d’une façon plus douce à mon cœur que par ces paroles pleines de respect par lesquelles Dieu le Père m’a saluée lui-même. » L’Ave Maria rappelle à notre Mère le plus beau moment de sa vie. C’est le moment où son « esprit a tressailli de joie en Dieu son Sauveur, parce qu’Il a jeté les yeux sur son humble servante » (Luc 1,47-48). C’est le moment de l’incarnation du Verbe éternel pour nous redonner la Vie. « Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jean 1,14). Rappeler à notre Maman ce moment béni, c’est entrer avec elle en communion profonde avec tout le Plan de Salut de notre Père. Or, Marie a pour mission de former Jésus en nous. C’est par la répétition de l’Ave Maria, que Marie forme Jésus en nous. Message de Jésus à Pierre2 (20.02.1982) : > « Dis-leur que le chapelet est comme les coups répétés des ciseaux du sculpteur pour sculpter le vrai visage du Christ en nous, ses vrais traits, son vrai rayonnement, son propre regard. » **La puissance du chapelet** Le chapelet est un bouclier contre les forces du mal. Le diable ne supporte pas le chapelet, car il ne supporte pas notre Mère. La plus grande défaite du diable, c’est de n’avoir jamais pu atteindre cette Femme pure et Immaculée. L’Immaculée Conception a toujours écouté la Voix de Dieu et n’a jamais prêté oreille à sa voix. C’est pourquoi, faire plaisir à notre Mère, le dérange beaucoup. Chaque Ave Maria est un coup de marteau sur sa tête, et la répétition de ce coup de marteau le force à s’éloigner. Ainsi le chapelet est un puissant exorcisme. Dans les pires moments de notre vie, c’est le chapelet qui nous donne la force de nous en sortir. Le chapelet est aussi le seul remède efficace contre la dépression. Padre Pio appelait son chapelet « son arme ». Par le chapelet, nous changeons la face de la terre. C’est notre Mère qui a écrasé la tête du serpent infernal et la lui écrasera encore à l’avenir dans le Triomphe total de notre Père sur terre (Apocalypse 12). En priant le chapelet, nous accélérons ce Triomphe. **Pourquoi la répétition ?** Le chapelet c’est la répétition des pensées nobles et positives envers notre Mère qui font obstacles au flot de pensées négatives qui nous assaillent à longueur de journée. C’est par la répétition de l’Ave Maria comme un mantra que notre esprit se calme, s’apaise, se concentre et arrive après un certain temps à entrer en communication profonde avec l’esprit infiniment serein de notre Maman. La répétition fait partie du cycle de la vie. Dans la vie spirituelle la répétition calme le mental pour libérer l’esprit. Par le chapelet nous nous branchons sur l’Éternité. Soeur Lucie de Fatima disait : > « La répétition des Ave Maria, Pater noster et Gloria Patri est la chaîne qui nous élève jusqu’à Dieu et nous attache à lui, nous donnant une participation à sa vie divine, comme la répétition des bouchées de pain dont nous nous nourrissons entretient en nous la vie naturelle, et nous n’appelons pas cela une chose dépassée ! Cette désorientation est diabolique ! Ne vous laissez pas tromper. » (Lettre de Sœur Lucie, du 29 décembre 1969, à l’un de ses trois neveux prêtres) **Messages à Pierre2 concernant le chapelet** 02.11.1970 : « Le chapelet, récite sans cesse le chapelet, sans cesse l’Ave Maria. Que ce soit ta prière de prédilection. » 25.11.1970 : « Le chapelet, encore le chapelet, toujours le chapelet ! C’est par lui que tu simplifieras ta mission. » 16.11.1981 : Croisade de chapelet pour le retour des Palestiniens. 20.02.1982 : C’est le chapelet qui me forme dans l’âme et dans les yeux des fils de ma Mère. Je suis fils de Marie, Jésus, fils de Marie, l’Évangile le crie sur tous les toits. Je n’ai pas honte d’être le Fils de Marie. C’est par elle que j’ai assumé ma mission de Fils de Dieu. Les fils de Dieu sont fils de Marie. Je veux l’Église des fils de Marie. C’est à croire ou à ne pas y croire, à prendre ou à laisser… Dis-leur que le chapelet est comme les coups répétés des ciseaux du sculpteur Pour sculpter le vrai visage du Christ en nous, ses vrais traits, son vrai rayonnement, son propre regard. 17.03.1982 : « Ma fronde c’est l’encensoir, le chapelet. » 09.05.1982 : « Dis-leur que j’aime le chapelet, que je ne résiste pas au chapelet. » 20.10.1983 : « Plus tu pries le Chapelet, plus Je me manifesterai à toi et plus Je t’éclairerai comme Je l’ai fait pour Pio avant toi. » 04.05.1989 : « Ton chapelet a du poids. » 01.10.1990 : « Maman, prie toujours en moi ». « Je prie pour toi puisque tu Me le demandes sur le chapelet… Prie avec moi en silence. » 23.01.1992 : « Passer le temps à le transformer en Éternité » (*par le chapelet*). 10.08.1992 : Jésus : « Ces chapelets me donnent de la force pour vous, me rendent musclé. » 03.05.1995 : « Va par le chapelet à Marie, non par le chapelet à Jésus. Marie est ta Route. » 07.08.1997 : « Prie le chapelet et la Vierge t’accordera des grâces et la force. » 15.01.2004 : « Attention : Prières, Repas, Chapelet ! » *Au début des années 80, à un moment donné, Pierre2 eu beaucoup de difficultés. Notre Père lui dit que c’était parce qu’il avait négligé pendant ce temps le chapelet.* **Comment prier le chapelet ?** 1. Le Credo 2. Notre Père 3. Trois prières à « Mater Admirabilis » 4. Remerciements et louanges 5. Le « Notre Père » puis 11 Ave Maria puis « remerciements et louanges » (à répéter 3 fois) Voir les prières ci-dessous. Par solidarité avec les musulmans, nous prions le chapelet de 33 graines (le chapelet catholique consiste en 5 notre Père et 5 dizaines de Ave Maria). À chacun de choisir le chapelet qui lui convient. Il n’y a pas d’obligations. En priant le chapelet, nous méditons la vie de Jésus et les mystères de l’Apocalypse. Nous prions contre l’Antichrist et pour le triomphe des élus. **Annexe : Les exhortations au chapelet quotidien de Notre Dame du Rosaire à Fatima** 13.05.1917 : « Récitez le chapelet tous les jours, afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. » 13.06.1917 : « Je veux… que vous disiez le chapelet tous les jours. » 13.07.1917 : « Je veux… que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule pourra vous secourir. » 13.08.1917 : « Je veux… que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours. » 13.09.1917 : « Continuez à réciter le chapelet afin d’obtenir la fin de la guerre. » Commentaire de Soeur Lucie de Fatima sur ces paroles de Notre Dame : > « Le Message nous demande la persévérance dans la prière, c’est-à-dire de continuer à prier pour obtenir la fin de la guerre. Il est vrai qu’à cette époque-là, le Message parlait de la guerre mondiale qui tourmentait alors l’humanité. Mais cette guerre est aussi le symbole de beaucoup d’autres guerres qui nous entourent et dont nous avons besoin de voir la fin, par notre prière et notre sacrifice. Je pense aux guerres que nous font les ennemis de notre salut éternel : le démon, le monde et notre propre nature charnelle. » (Appels du Message de Fatima, 1re édition française de juillet 2003, chapitre 16 : Appel à la persévérance dans le bien, page 157) 13.10.1917 : « Que l’on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. » > « Que l’on récite le chapelet tous les jours. Notre Dame a répété cela dans toutes ses apparitions, comme pour nous prémunir contre ces temps de désorientation diabolique, pour que nous ne nous laissions pas tromper par de fausses doctrines et que, par le moyen de la prière, l’élévation de notre âme vers Dieu ne s’amoindrisse pas. » (Lettre de Soeur Lucie, du 12 avril 1970, à Maria Teresa da Cunha, l’une de ses amies, engagée avec zèle dans la défense de la dévotion mariale) > « Je vois par votre lettre que vous êtes préoccupé par la désorientation de notre temps. Il est triste en effet que tant de personnes se laissent dominer par la vague diabolique qui balaye le monde et qu’elles soient aveuglées au point d’être incapables de voir l’erreur ! Leur faute principale est qu’elles ont abandonné la prière ; elles se sont ainsi éloignées de Dieu, et sans Dieu, tout leur fait défaut : ‘Sans moi, vous ne pouvez rien faire’. » > \[…\] > « Le diable est très rusé et cherche nos points faibles afin de nous attaquer. Si nous ne sommes pas appliqués et attentifs à obtenir de Dieu la force, nous tomberons, car notre temps est très mauvais et nous sommes faibles. Seule la force de Dieu peut nous tenir debout. » (Lettre de Sœur Lucie, du 13 avril 1971, au Père José Valinho, salésien, l’un de ses trois neveux prêtres) > « \[…\] Ce que quelques désorientés ont répandu contre la récitation du chapelet est faux. La lumière du soleil est plus ancienne que la récitation du chapelet, et ils ne veulent pas cesser de bénéficier de son éclat ; plus anciens sont les psaumes et, eux aussi, comme les prières qui constituent le chapelet, font partie de la liturgie sacrée. > La répétition des Ave Maria, Pater noster et Gloria Patri est la chaîne qui nous élève jusqu’à Dieu et nous attache à lui, nous donnant une participation à sa vie divine, comme la répétition des bouchées de pain dont nous nous nourrissons entretient en nous la vie naturelle, et nous n’appelons pas cela une chose surannée ! > Cette désorientation est diabolique ! Ne vous laissez pas tromper. » (Lettre de Sœur Lucie, du 29 décembre 1969, à l’un de ses trois neveux prêtres) ### Pouvez-vous nous dire comment vous priez ? Prier, c’est parler à notre Père et surtout écouter Sa voix dans notre coeur. C’est se mettre en état d’écoute intérieure. C’est écouter la Voix de notre Père pour accomplir sa Volonté. **Messages à Pierre2** > 15.12.1995 : « La meilleure prière, c’est d’entrer dans le plan de Dieu. »17.03.1997 : « Savoir parler à Dieu et savoir l’écouter. Beaucoup, en dehors des formules de prières préparées par d’autres, ne savent pas parler à Dieu. Si peu savent L’écouter. » > > 29.11.1989 : « Prier est un art, il n’est pas donné à tous de savoir prier. On confond souvent ferveur et contention, prières et cultes. Prier avec ferveur ne signifie pas être tendu dans la prière. Il faut arriver à prier avec ferveur, sans contention, sans rides. Priez ardemment mais dans la détente, le visage déridé. La prière est une symphonie qu’il faut jouer calmement, paisiblement, comme une eau qui coule, comme un cours d’eau limpide qui va droit son chemin. La prière est un art et il faut savoir prier, c’est pourquoi les apôtres ont demandé à Jésus : ‘Seigneur, apprends-nous à prier’ (Luc 11,1). > Je vous veux grands. Il faut convertir la contention en tendresse. La contention est du diable. > « Plus nous sommes tendres, mieux nous prions. Notre Père ne résiste pas à la tendresse » (Doris). > Le ‘bon voleur’ a attendri le Christ par un regard de tendresse sur la croix : ‘Jésus, souviens-toi de moi’, lui dit-il les yeux larmoyants d’amour et de regrets de ses fautes ‘quand tu viendras dans ton royaume’ (Luc 23,42). Le cœur du Christ a flanché sur le champ : ‘En vérité, je te le dis, dès aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis’ (Luc 23,43). » **Les prières** Nous proposons ici quelques prières que nous récitons régulièrement. Bien entendu, chacun est libre de choisir les prières qui correspondent à son état d’âme. **NOTRE CREDO** Je crois en Dieu, notre bon Père, Créateur du ciel et de la terre. Je crois que Jésus est le fils de Dieu, Son incarnation et le Messie envoyé par le Père pour remettre les péchés de ceux qui croient en Lui. Il a été conçu du Saint-Esprit, est né de l’Immaculée Vierge Marie, a été livré par Caïphe et le Sanhédrin à Ponce Pilate, Il a souffert pour nous, a été flagellé, crucifié, mis à mort et enseveli, Il a visité le séjour des morts et ressuscité le troisième jour comme il l’avait prédit. Il est apparu à ses apôtres, est monté aux cieux, avant de revenir à la fin des temps pour tout restaurer. Je crois que Jésus est déjà revenu, ouvre Lui-même l’Apocalypse par son Envoyé particulier, démasque l’Antichrist, la Bête de l’Apocalypse, et inaugure le Ciel Nouveau et la Terre Nouvelle. Il se manifeste encore à ceux qui l’attendent pour leur donner le Salut. Je crois au Saint Esprit donné par Jésus aux siens, en la présence personnelle du Christ dans le Pain de Vie, par son Corps et son Sang, en la compatissante intercession de la Vierge Marie, Corédemptrice et Médiatrice de toutes les grâces, à son Immaculée Conception, à ses apparitions à Lourdes, La Salette et Fatima, en la Restauration Universelle et au temple spirituel ouvert à tous les hommes de bonne volonté. Je crois que Mohammed est prophète de Dieu. Je crois en l’intercession et la communion des Saints, à la solidarité des croyants, à la rémission des péchés, à la résurrection du corps et à la Vie Éternelle déjà établie en nous. Amen. **NOTRE PÈRE** Notre Père qui es en nous, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton Règne vienne, que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Car à Toi Seul appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire pour les siècles des siècles. Amen *(Cette prière a été simplifiée par Pierre2, car après des années d’engagement, notre Père ne voulait plus que l’on prie « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour et pardonne-nous nos offenses… ». Car, en Bon Papa, Il nous donne le pain quotidien et Il nous pardonne nos offenses. Plus besoin de le Lui demander tout le temps).* *Ceux qui le souhaitent peuvent garder l’ancienne prière : …Que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour Et pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du mal. Car à Toi Seul appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire pour les siècles des siècles. Amen.* **SALUT MARIE** Salut Marie pleine de grâces, Notre Père est avec toi Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, ton Fils béni est le Messie. Sainte Marie, mère de Dieu et notre mère chérie, prie pour nous, tes enfants, maintenant et jusqu’à l’heure bénie de notre départ. Amen. *(La deuxième partie de l’Ave Maria a été ajoutée par l’Église : Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. Pierre2 l’a modifié pour nous libérer de la culpabilité des « pauvres pécheurs » et nous donner un esprit d’ouverture et d’amour filial envers notre Mère).* **PRIÈRE À « MATER ADMIRABILIS »** Une prière à « Mater Admirabilis » (Mère Admirable) fut composée, en date du 20 octobre 1945, par la jeune Doris Toutounji, née le 24 juin 1930. Elle fut soudainement prise au Ciel le 10 décembre 1945, quarante jours après avoir composé cette belle prière inspirée par l’Esprit Saint. Les Apôtres de l’Apocalypse se plaisent à réciter cette prière et plaisent à leur Admirable Mère en la lui offrant quotidiennement. Ils se reconnaissent dans la « petite légion » de ses enfants qui « Lui rendent gloire sous ce titre » (Message de Marie à Marienfried). À signaler que les apparitions de Marie à Marienfried débutèrent en avril 1946, quatre mois après la « disparition » de Doris pour rejoindre cette Mère Admirable à laquelle elle avait dédié cette prière avec amour. « Salut Marie, pleine de grâces, étincelante lumière où se reflète la trinité Divine. Ton nom, ô Marie, est un baume répandu, et pour nous qui t’aimons, un secours toujours attendu. Notre Père est avec toi, comme Toi, ô Marie, es avec nous, pour éclairer, guider et consoler tes enfants, pauvres pèlerins qui cheminent dans la vallée de larmes, les yeux fixés sur Toi, leur douce étoile. Tu es bénie entre toutes les femmes, parce que Notre Père t’a choisie pour être la Mère du Verbe Incarné, sans permettre jamais que le péché ternisse ta ravissante blancheur. Jésus ton Fils béni est le Messie, car par Toi Il nous a été donné, l’Unique Sauveur, qui de la mort nous rachète et nous rouvre la porte des cieux. Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère chérie, prie pour nous qui combattons ensemble avec toi maintenant le diable et ses hommes sur la terre. Sois à toute heure notre refuge, pour qu’en cette fin des temps, attirés par Toi à la vie sprituelle, nous puissions déjà contempler ton doux visage dans la splendeur de l’Éternité. Amen. » **REMERCIEMENTS ET LOUANGES** Merci Père chéri d’exaucer nos prières, Pour notre triomphe par le Coeur Immaculé de Marie, ton épouse notre Mère admirable. Amen. Gloire à toi Père Fils et Saint Esprit, Ô Dieu notre Père qui est, qui était et qui vient pour les siècles des siècles, Amen. Merci mon Jésus pour la première résurrection, Et mènes y tous ceux qui ont besoin de toi. Sainte Mère de Dieu, Embrase mon coeur pour que j’embrase le monde. Coeur Sacré de Jésus, Nous n’avons confiance qu’en toi. Coeur Immaculé de Marie, Prie pour nous qui avons recours à toi. Coeur paternel de Joseph, Nous comptons sur toi et sur vous tous nos frères et soeurs du ciel et de la terre, Amen. Et toi Michel, chef de l’armée céleste, et Gabriel et Raphaël, repoussez en enfer par la force divine de l’Immaculée Conception, Satan et tous les hommes mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. **REPAS DE JESUS** (voir le texte [« Jésus restaure la prêtrise »](/fr/jesus-restaure-la-pretrise)) Se recueillir. Dire quelques prières comme le Credo, le notre Père, l’Ave Maria. Nous sommes réunis autour de Jésus, avec tous nos frères du Ciel et de la Terre, tendrement rassemblés dans le Coeur Immaculé de Marie notre tendre Mère, de Joseph, de Michel, de Mohammed pour entendre Jésus nous dire avec Amour et ferveur : > « Prenez et mangez, ceci est mon Corps, sacrifié pour vous, pour la rémission des péchés. Amen. > Buvez-en tous, ceci est mon Sang, le Sang de la Nouvelle Alliance, versé pour vous et pour beaucoup, pour la rémission des péchés. Amen. > Faites ceci en mémoire de Moi. » Jésus, nous faisons ceci en mémoire de Toi, et nous en vivons tous, car nous savons que ceci est vraiment ton Corps et ton Sang, glorifiés par ta Résurrection, pour nous donner la Vie en nous et nous glorifier de ta Gloire dès ici-bas, par L’Esprit-Saint qui s’y trouve. Nous faisons ceci avec Toi quotidiennement, en famille et annonçons ton Retour. Merci mon Jésus d’être avec nous et de nous garder toujours avec toi. Amen. *Prise de l’eucharistie* Merci Père chéri pour cette communion, au Corps et au Sang, en l’Ame et en la Divinité de Jésus. Que cette communion et toutes les autres servent à notre union intime en Toi. Nous T’offrons Jésus qui est en nous et nous nous offrons en Toi, avec Lui et en Lui, unis dans le Coeur de Marie, avec toutes les prières des martyrs persécutés par l’Antichrist. Amen. **NOTRE MERE DE L’APOCALYPSE** Notre Mère de l’Apocalypse, Immaculée Mère de Dieu et notre Mère chérie, défends-nous dans le combat. Sois notre secours contre la malice et les embûches des hommes et des démons, que Dieu leur fasse sentir ton Empire, nous t’en supplions. Et toi Michel, chef de l’Armée Céleste, et Gabriel et Raphaël, repoussez en enfer par la force divine de l’Immaculée Conception, Satan et tous les hommes mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. Coeur Sacré de Jésus, nous n’avons confiance qu’en Toi. Coeur Immaculé de Marie, prie pour nous qui n’avons recours qu’à Toi. Coeur paternel de Joseph, nous comptons sur Toi et sur vous tous, nos frères et soeurs du Ciel et de la Terre. Amen. **PROMESSES À MARIE** Nous te promettons, Marie Immaculée, notre Mère chérie, toi Notre Dame de La Salette et de Fatima, d’être dans le monde témoins de ton Coeur Immaculé, en témoignant pour la Justice et la Vérité, tel que Jésus, ton Fils, nous l’a enseigné. Accorde-nous ton secours tout puissant afin d’être fidèle en notre Serment. Amen. Entre tes mains, Marie, je remets mon esprit et je te confie notre prière, notre mission, notre combat, notre famille et notre vie éternelle. Augmente en-nous la vie intérieure, la connaissance de la volonté de Dieu, l’assurance, la force, l’amour, l’humilité, l’intelligence, la sagesse, le discernement, l’esprit de prophétie, l’équilibre en toute chose et la conscience de vivre en votre douce compagnie. Amen. **PETITES PRIERES** **À notre Père** Père chéri, investis-nous de ta Puissance et de ta Colère pour combattre Satan et les siens. Et viens renouveler tout par la Puissance de ton Esprit. Amen. **À notre Ange Gardien** Ange de Dieu, notre gardien Illumine-nous, garde-nous, Régis et gouverne-nous, Réveille-nous à l'heure du combat, Nous qui t’avons été confié par la Miséricorde Divine. Amen. **Aux âmes du purgatoire** Papa, donne-leur le repos Éternel Et que resplendisse sur eux Ta lumière perpétuelle, Qu’ils reposent en paix. Amen. **AL FATIHA** (voir texte ci-dessous) **PRIÈRES TIRÉES DU CORAN OU DES HADITHS** **Sourate 1 : Al Fatiha** Au nom de Dieu, Celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux. Louange à Dieu, Seigneur des mondes : Celui qui fait miséricorde, le Roi du Jour du Jugement ! C’est Toi que nous adorons ! C’est Toi dont nous implorons le secours ! Dirige-nous dans le Chemin droit Le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas le chemin de ceux qui encourent ta colère ni celui des égarés ! **Coran 2 ; La Vache,255, dit verset du Trône (Ayah al-koursayy)** Dieu ! Point de divinité à part Lui, Le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. À Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son trône, déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. **Coran 45 ; Celle qui est agenouillée,36-37** Louange à Dieu, le Seigneur des cieux, le Seigneur de la terre, le Seigneur de l’univers. À lui la grandeur dans les cieux et sur la terre. Il est le Tout-Puissant, le Sage ! **Coran 59 ; L’Epreuve,22-24** Il est Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui. Il est celui qui connaît ce qui est caché Et ce qui est apparent. Il est celui qui fait miséricorde, Le Miséricordieux. Il est Dieu ! Il n’y a de Dieu que lui ! Il est le Roi, le Saint, la Paix, Celui qui témoigne de sa propre véridicité. Le Vigilant, le Tout-Puissant, Le Très-Fort, le Très-Grand. Gloire à Dieu ! Il est très éloigné de ce qu’ils lui associent ! Il est Dieu ! Le Créateur ; Celui qui donne un commencement à toute chose ; Celui qui façonne. Les Noms les plus beaux lui appartiennent. Ce qui est dans les cieux et sur la terre Célèbre ses louanges. Il est le Tout-Puissant, le Sage. « Ô Dieu, aide-moi à me rappeler de Toi, à Te manifester ma gratitude et à appliquer parfaitement mon adoration pour Toi. » (rapporté par Ahmad, Abou Daoud, Nasâ’i et Hakîm) « Ô Dieu, Tu es le Salut, de Toi provient la paix. Béni sois-Tu, ô Seigneur, Toi qui détient la majesté et la munificence. » (rapporté par Mouslim) ### Prier dans un édifice matériel ? Un lecteur insiste sur l’utilité des églises comme édifices pour prier. Il nous écrit : > Dans une de vos réponses, vous me dites que les Apôtres se réunissaient au Temple pour consulter les Écritures, étant donné qu’ils n’avaient pas les textes dans les maisons. Ceci est crédible. Dans Actes 3,1, il est écrit que Pierre et Jean montèrent au Temple pour la prière de la neuvième heure. Qu’est-ce que vous pouvez me dire à ce propos ? Les Apôtres se réunissaient au Temple pour consulter les Écritures et surtout pour témoigner. Jésus faisait de même (Luc 22,53). Paul témoignait au Temple ou dans la Synagogue (Actes 17,2-4). Les Apôtres fréquentaient chaque jour le Temple et « rompaient » le Pain dans leur maison (Actes 2,46-48). En témoignant, les Apôtres glorifiaient Jésus et, grâce à Lui, opéraient des guérisons et des miracles. Ainsi, beaucoup parmi le peuple se convertirent (Actes chapitres 3 et 4). Les Apôtres ne sont pas montés au Temple pour la prière, mais pour rencontrer les gens qui étaient là pour la prière et pour leur annoncer la Venue du Messie. Donc pour témoigner. Car les Apôtres avaient encore l’enseignement et l’exemple de Jésus en eux : > « Si tu prie, retire-toi dans ta chambre… » (Matthieu 6,5-7) Quand Jésus priait, il se retirait dans un endroit désert, tout seul (Matthieu 14,23 / Marc 1,35). > « Or il advint, en ces jours-là, qu’il s’en alla dans la montagne pour prier, et il passait toute la nuit à prier Dieu » (Luc 6,12) Et puis, quelle prière en commun peut-il y avoir entre ceux qui reconnaissent Jésus comme Messie et ceux qui le renient ? Quelle prière en commun peut-il y avoir aujourd’hui entre ceux qui témoignent contre l’Antichrist et ceux qui l’acceptent et le louent ? (Voir texte [« Lettre ouverte au pape Jean-Paul II »](/fr/lettre-ouverte-au-pape-jean-paul-ii).) Déjà Paul nous encourageait à avoir une attitude ferme : > « Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Bélial ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles ? Or **c’est nous qui sommes le temple du Dieu vivant**, ainsi que Dieu l’a dit : J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Sortez donc du milieu de ces gens-là et tenez-vous à l’écart, dit le Seigneur. Ne touchez rien d’impur, et moi, je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. » (2 Corinthiens 6,14-18) L’Impie aujourd’hui c’est l’Antichrist, l’État d’Israël, et tous ceux qui s’y associent. Et l’Apocalypse de St. Jean lance le même appel à tous les cœurs justes et fidèles : > « Sortez, ô mon peuple, quittez-la (*Babylone la Grande*), de peur que, solidaires de ses fautes, vous n’ayez à pâtir de ses plaies. » (Apocalypse 18,4) Babylone la Grande, c’est Jérusalem, le coeur du Sionisme mondiale. À toi de choisir ton camp dans la prière et le discernement. Quant à nous, nous nous rangeons du côté des Apôtres qui avaient dit devant le grand prêtre juif et tout le Sanhédrin : > « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 5,29) > « S’il est juste aux yeux de Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu, à vous d’en juger. Nous ne pouvons pas, quand à nous, ne pas publier ce que nous avons vu et entendu. » (Actes 4,19) Et Paul confirme : > « Qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. » (Romains 8,9) L’Apocalypse dit : > « Que l’homme doué d’Esprit calcule le chiffre de la Bête… » (Apocalypse 13,18) Qui donc appartient au Christ aujourd’hui ? Cessons de vivre dans un esprit de crainte de l’Église. Entrons par le culte « en Esprit et en Vérité » (Jean 4,24) « dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu. » (Romains 8,21) ## Le combat spirituel ### Que pensez-vous du diable ? > Que pensez-vous du diable ? Existe-t-il réellement ? Le voit-on sur terre ? Le diable est une réelle puissance maléfique personnifiée. Sa plus grande ruse est de faire croire qu’il n’existe pas. La Révélation divine le dénonce dans la Bible et le Coran. Les clairvoyants l’aperçoivent dans ses manifestations, à travers le mal dans ce monde. Un mal qui souvent dépasse la puissance strictement humaine. Le diable a besoin d’hommes instrumentés par lui. Il est une légion nombreuse et diversifiée. À chacun sa spécialité et sa catégorie d’hommes (le pouvoir, la violence, le mensonge, la ruse, le sexe désordonné…). Le courant diabolique débuta avant la création du monde, dans le monde spirituel connu comme « le Ciel ». Il fut déclenché par le chef des Anges, dit Lucifer, dont le nom signifie « Porteur de Lumière » mais qui se transforma en porteur de ténèbres. Pourquoi ? Sa puissance lui monta à la tête et le grisa au point de se sentir plus grand que son Créateur, jusqu’à Le tenter de se soumettre à lui et refuser de Lui obéir. Il exigea même d’être obéi par Lui. Il entraîna dans sa révolte une quantité innombrable d’Anges séduite par lui. Mais Michel, qui était subordonné à Lucifer, refusa, à son tour, de se soumettre à ce chef insubordonné à Dieu. Le révolté exigea de Michel obéissance, mais celui-ci exigea à son tour que son chef obéisse au Tout-Puissant de prime abord afin de lui obéir à son tour. Devant son refus Michel s’exclama : « Qui est comme El (*Dieu*) ?! » En hébreux « **Mi** (*qui*) **ka** (*est comme*) **El** (*Dieu*) », ce qui donne MIKAEL = MICHEL en français, Michael en anglais, Mikhaïl en arabe. L’Apocalypse 12,7-9 rapporte ce combat terrible qui eut lieu au Ciel entre les adeptes de Lucifer et ceux qui choisirent de se rallier à Michel qui, pourtant, semblait (mais semblait seulement) plus faible, à cause de son humilité, que son chef. C’est le « faible » qui triompha et le « fort » qui paraissait musclé et menaçant en exhibant sa puissance et ses biceps, fut chassé sur terre avec les siens. L’amour puissant que Michel et les siens ont pour Dieu, la Justice, et la Vérité eurent raison de la puissance luciférienne. Et voilà notre « Lucelu » sur terre parmi nous bien ostensiblement de nos jours, après qu’il lui fut permis de sortir de l’Abîme infernal grâce à l’Étoile (*de David*) qui lui a ouvert les portes de l’Abîme (Apocalypse 9,1). Une arme très puissante contre cet ennemi du bien est de le ridiculiser, ne pas le prendre au sérieux. C’est pourquoi nous l’appelons Lucelu (Nous sommes certains qu’il n’aime pas ça !). La maudite « étoile » qui libéra Lucelu lui sert actuellement d’instrument subtil pour reproduire sur terre la révolte luciférienne contre Dieu. C’est pourquoi « le Dragon (*Lucelu*) donne sa puissance à la Bête » (Apocalypse 13,2) et pousse les hommes à se prosterner devant elle, car ce faisant c’est, en fait, devant Satan que l’on se prosterne. Les forces sataniques sur terre aujourd’hui répondent au cri qui retentit au Ciel par Michel et les siens contre le diable : « MI KA EL ». Cette réponse satanique est « qui est comme la Bête » (*MI KA ISRAEL !!!*) : « Qui égale la Bête, et qui peut lutter contre elle !!! » (Apocalypse 13,4). Seuls se prosterneront devant elle ceux qui ne sont pas inscrits dans le Livre de Vie de l’Agneau (Apocalypse 13,8), mais les élus lui résisteront : « C’est là la constance et la confiance des saints » (Apocalypse 13,10). Quant à nous, au cri de « MI KA ISRAEL », nous opposons le cri tout-puissant de « MI KA YESHOUA (*Qui est comme Jésus*) !!! » Nous reproduisons ainsi sur terre la contre-révolte de Michel contre Lucelu. Et croyez-le, notre cri saint, parasité pour l’instant par le tumulte assourdissant du monde (soucis, guerres, mondanités, sexe déréglé, sport outrancier, drogues, etc. Luc 21,34-36), finira par étouffer la voix de la Bête apocalyptique et de ses alliés. Nos prières, inaudibles à nos ennemis humains, mais assourdissantes aux oreilles des démons, vaincront les démons qui finiront « dans l’étang de soufre embrasé, y rejoignant la Bête et le faux prophète… » (Apocalypse 20,10). Voir notre texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse) ### Comment combattre le diable ? Une lectrice nous écrit à propos du combat spirituel : > « Cet imbécile de malin est tout le temps là essayant de nous perturber et de nous détruire. Je suis très consciente de lui… mais je deviens de plus en plus capable de reconnaître son jeu. Vous savez de qui je parle… Comment le combattre efficacement ? » Les meilleures armes pour le combattre sont celles qui nous font grandir spirituellement : Le Repas de Jésus pris dans la simplicité chez soi, le Chapelet et la confiance absolue dans le Coeur Immaculé de Marie, la lecture des Saintes Écritures et la prière. Plus nous grandissons spirituellement et moins le diable a d’emprise sur nous. Dans ce combat quotidien, il faut lutter et tenir bon. Petit à petit nous devenons de plus en plus capables de reconnaître les tactiques du diable. Pauvre diable… il se répète souvent et avec le temps et l’aide de nos armes quotidiennes et de notre tendre Maman Marie nous arrivons sur le champ à le reconnaître et à le chasser. Ses tactiques tournent autour de ceci : - Décourager par des idées noires sur nous-même (pas digne, pas capable, c’est trop difficile, ce n’est pas pour moi, je ne vaux rien, etc.). - Distraire quand nous voulons prier (juste au moment de la prière, mille et une choses nous viennent en tête…), donner le dégoût de la prière. - Obséder par une idée négative qui revient sans cesse. - Retarder dans la vie spirituelle (quand le diable n’arrive plus à avoir une âme, il fait de tout pour retarder son évolution… Alors il essaie de nous faire lâcher le chapelet, le Repas de Jésus quotidien, la prière, la lecture des Saintes Écritures en nous distrayant par mille pensées… Il faut en être conscient). - Empêcher la fréquentation régulière de nos frères et soeurs (« Quand deux ou trois sont réunis, Je suis là, au milieu d’eux », avait dit Jésus (Matthieu 18,20). C’est une grande force). - Accuser l’autre (un frère), présenter une idée négative de l’autre, de ce qu’il a fait ou dit (c’est là où la transparence entre nous le casse, car parler de ce qui nous a chiffonnés permet de tout éclaircir ; si on ne parle pas, une petite chose devient - par l’intervention de satan bien sûr - une montagne…). Jésus par contre, comme Il l’a dit à Son Messager, est Celui qui prend notre défense… - Nous abattre par des gens au travail qui nous attaquent injustement (il faut contre-attaquer en JUSTICE et s’imposer ; essayer d’éviter autant que possible ces personnes pour notre PAIX intérieure ; utiliser l’arme de la moquerie. Le diable et ses hommes ne supportent pas la moquerie…). - Vider intérieurement par des personnes et des activités superficielles (il faut les éviter autant que possible. La Vie Spirituelle demande une Atmosphère… Voir Coran XIX,61-65 : « Les Jardins d’Eden sont promis, par le Miséricordieux, à ses serviteurs… ils n’y entendront aucune parole futile, mais seulement : ‘Paix !’… »). - Influencer par un songe négatif qui présente une image négative de l’un de nos frères ou qui nous tire d’une façon ou d’une autre vers le bas. Souvent il utilise cette astuce quand les autres moyens sont épuisés… Dès qu’on le reconnaît, il faut tout de suite courir chez notre tendre Maman Marie et demander son aide. Un ÉLAN D’AMOUR ET DE FOI suffit. Et tout l’édifice de mensonge s’écroule… C’est donc un combat quotidien. Nous avons toutes les armes pour vaincre : le Repas de Jésus en famille, le Chapelet, la lecture des Saintes Écritures et la prière. Et n’oublions pas de nous moquer de lui ! Lucelu (diminutif de Lucifer…) ne supporte pas la moquerie… Après tout : « Lucelu a de belles fesses… il faut bien qu’il les engraisse… » (chanson dédiée à Lucelu par le Messager apocalyptique). À propos du chapelet, Lucie, la voyante de Fatima, avait dit au Père Fuentes : > « La Vierge m’a répété que les derniers remèdes donnés au monde sont : le Saint Chapelet et la dévotion au Coeur Immaculé de Marie. Derniers signifient qu’il n’y en aura pas d’autres. Depuis que la Très Sainte Vierge a donné une grande efficacité au Saint Chapelet, il n’y a plus de problème matériel, ni spirituel, national ou international qu’elle ne peut résoudre avec le Saint Chapelet et avec nos sacrifices. Le réciter avec amour et dévotion saura consoler Marie et tarir tant de larmes de son Coeur Immaculé. » Quant au Padre Pio, un saint moderne (passé dans l’autre monde en 1968) qui portait les stigmates de Jésus, il appelait le Chapelet : « Son arme ». Avec les armes précitées, le diable en fin de compte n’a aucun pouvoir sur nous. « Gardez COURAGE, J’AI VAINCU le monde », avait dit Jésus (Jean 16,33). Le Coran souligne : « Il (*le diable*) dit : Mon Seigneur ! C’est parce que tu m’as induit en erreur (*de nouveau l’accusateur*) que je leur montrerai sur la terre le mal, sous des apparences trompeuses. Je les jetterai tous dans l’aberration, à l’exception de ceux de tes serviteurs qui sont sincères… Dieu dit : …Tu n’as aucun pouvoir sur mes serviteurs… » (Coran 15 ; Al Hijr,39-42). Pour le combat spirituel, méditer : - Introduction : Luc 14,28-33 et Ephésiens 5,8-14 S’engager dans la Vie Spirituelle, c’est comme partir en guerre. Il faut s’armer et être prêt à renoncer à tout. - Revêtir l’armure de Dieu : Vérité (Connaissance), Justice, foi, zèle : Ephésiens 6,10-20 / 2 Corinthiens 6,7. - Ne pas descendre au niveau de l’ennemi : 1 Pierre 3,8. - Résister au diable par la foi : 1 Pierre 5,5-11 / Jacques 4,7. - Discerner les voix ou les pensées en nous : Jean 8,38 - 16,13 / Galates 5,16-26. Comme Jésus l’a révélé dernièrement : « Par Adam-Ève le diable est entré dans le subconscient collectif en y délogeant Dieu. L’homme n’est plus seul avec Dieu. Il a quelqu’un d’autre qui pense en lui. Le Christ vient chasser l’intrus de l’âme et du coeur de ceux qui L’écoutent ». - Écouter la Parole pour produire du fruit : Matthieu 7,24 / Jean 15,1-3 / 1 Pierre 1,22-24. La Parole de Dieu est vivante. Elle nous modèle, nous purifie et nous rend efficace pour le Royaume de notre Père. - Employer l’épée de la Parole : Apocalypse 1,16 / Hébreux 4,12+ / Isaïe 55,10+. - Avoir une attitude tranchante vis-à-vis des injustes : Apocalypse 2,26 / Matthieu 23,12-32 / Jean 2,14-17. Jésus a été tranchant avec les pharisiens hypocrites. Il n’hésita pas à prendre le fouet au Temple pour chasser les marchands. Il nous recommande aussi d’être « malins comme les serpents et candides comme les colombes » (Matthieu 10,16). - Cultiver la transparence entre nous (verre pur, mer de cristal) : Apocalypse 21,18 / 15,2 / Galates 6,2. - Se renouveler par la Connaissance : Colossiens 3,9-17. Site Pierre2 ### Le problème du mal > « Pourquoi y a-t-il le mal dans le monde ? > Pourquoi Dieu, qui est bon, a-t-il ‘créé’ le mal ? » Ce sont des questions que l’on entend bien souvent. Pour y trouver les réponses, il faut se donner la peine de bien réfléchir et d’employer sa logique en commençant, par exemple, par se convaincre que Dieu, qui est bon, ne peut avoir créé le mal ; car tout arbre ne peut donner que son fruit. **D’où vient donc le mal ?** Une réflexion sur le mal s’impose. Le mal n’est pas une entité en soi, mais un bien tronqué, une infirmité : la maladie est un manque de santé, la cécité est une privation de la vue, le vol est une dépossession, l’assassinat est une privation de la vie, le mensonge est une vérité déformée, l’injustice est un manque de justice, les plaisirs corporels irréguliers sont une déviation de l’énergie humaine. Toutes ces infirmités empêchent l’homme d’évoluer spirituellement. Le mal ainsi défini, il devient clair que Dieu ne peut prendre plaisir à « le créer », ni se complaire à voir ses créatures souffrir. Il n’a en cela aucun intérêt. Toute personne logique et impartiale le constate. Par contre, Dieu a donné un sens à la création ; il y a une orientation, une direction à prendre dans la vie ; on ne doit pas circuler à contresens, ni faire de la vitesse, ni conduire en état d’ébriété, etc., pour ne faire du mal ni à soi ni à autrui. Or beaucoup refusent de s’engager dans le chemin tracé par Dieu et préfèrent n’en faire qu’à leur tête. Là se trouve la source du mal dans le monde. On roule à 200 à l’heure en état d’ivresse, on provoque des accidents et des morts et… cela est la faute de Dieu !!! C’est donc l’homme qui a introduit chez lui l’amertume du mal. Il ne cesse d’arroser cette plante maléfique par l’égoïsme et la passion du pouvoir et de la domination. Ce sont les convoitises de l’homme qui sont à l’origine des guerres fratricides. L’homme tue l’homme son frère afin de le déposséder et le soumettre à ses exigences. Et ce, contre les préceptes du divin Créateur. À qui donc la faute ?! C’est la Révélation divine qui, dans le récit **symbolique** de la chute d’Adam et d’Ève, nous informe de la source du mal sur terre. L’homme et la femme choisirent de croire les mauvais conseils que le diable leur inspira, plutôt que de faire confiance aux instructions divines pour aboutir à la plénitude de la vie. Ils introduisirent ainsi la pensée diabolique dans l’intuition de l’homme. Ce fut le premier péché, la scission entre Dieu et sa créature. Après avoir introduit le déséquilibre entre l’homme et Dieu, « Caïn » poursuivit l’acte maléfique en tuant son frère « Abel » et introduisit le mal entre l’homme et l’homme son frère. Le coupable n’est certes pas Dieu qui avait mis en garde l’homme. La Bonté de Dieu se manifeste envers l’homme pécheur par la grâce du pardon. Cette grâce est symbolisée par les « tuniques de peau » que Dieu donne à Adam et Ève pour cacher leur honte. En effet, Dieu tend la main à tous les hommes pour les sortir de leur malheur. Mais Il ne peut forcer la main de l’homme qui est libre, et ne peut pas l’obliger à la pratique du bien, ni l’empêcher par la force à commettre le mal. Dieu ne peut pas, non plus, obliger l’homme à saisir la grâce divine, à profiter du secours divin pour se sauver. Il tend la Main, à nous de la saisir. Dieu sollicite ; Il se propose. Il ne s’impose jamais. Ainsi l’homme ne peut être **contraint** ni à faire le bien, ni à éviter de commettre le mal. Et ce pour deux raisons : 1. **La nature du Créateur**: Dieu n’est pas un dictateur. Il conseille, mais n’oblige pas ses créatures à la pratique du bien. Libre lui-même, Il créa les esprits et les hommes à son image : libres. 2. **La nature humaine**: L’homme n’est pas un esclave ni un animal quelconque, un chien qu’on lie ou muselle pour ne pas mordre. Libre et digne, il doit faire usage de ses facultés affectives et intellectuelles dans son propre intérêt et dans l’intérêt général. Pour commettre le mal, l’homme doit perdre le coeur et l’intelligence. C’est la pire des infirmités, car c’est là la source de tout le mal. On aurait raison d’en vouloir au Créateur s’Il avait, dès le départ, créé dans l’infirmité. Or, au départ, la créature humaine fut, dans sa dimension humaine, impeccable mais sujette à évoluer vers Dieu. C’est l’orgueil humain qui rejeta toute possibilité de collaboration, toute synchronisation avec l’oeuvre du Créateur. D’où le déséquilibre et la source de tout mal sur terre. C’est l’homme qui commet librement des actes déconseillés par son Créateur. Celui-ci est un Père qui ne veut aucun mal aux hommes. Quel intérêt aurait-Il à voir ses créatures gémir ? Si l’on réfléchit bien, Il n’a rien d’un sadique. Bien au contraire, Il ne cesse de nous conseiller paternellement d’éviter les pratiques et les attitudes qui nuisent au corps et à l’âme (les drogues, les plaisirs illusoires, l’injustice, l’égoïsme, l’orgueil, etc.). **Pourquoi Dieu a-t-il créé ?** La vie, la vraie, celle conçue par le génie du Créateur, est belle. Et Il voulut que nous la partagions avec Lui. C’est donc un geste altruiste et bon qui est à la base de la création. Peu se donnent la peine de chercher en profondeur, de reconnaître leurs faux pas qui sont les vraies causes de leur malheur, de dépasser leurs préjugés néfastes. Ils gagneraient tant, voire tout, en se dépassant. Ils se retrouveraient eux-mêmes, libérés des fausses conceptions par un geste d’humilité et d’objectivité. Qui cherche sincèrement, avec objectivité et détachement, sans aigreur ni contention, trouve infailliblement ! **Mais pourquoi avoir créé tout en sachant que le diable et l’homme déchus ne devaient pas jouir de la vie ? Pourquoi avoir créé sachant que du mal en sortira ?** Le Créateur est libre. Infiniment libre. C’est d’après ce mouvement qu’Il créa, exprimant ainsi un sentiment d’amour infini envers ceux qu’Il appela à la Vie. Or, s’Il s’était abstenu de créer, prévoyant - parmi les esprits et les hommes - que des créatures deviendraient mauvaises par jalousie ou par défi, Dieu n’aurait donc pas été libre. Il se serait dépersonnalisé. Si de fait à cause d’une telle opposition, Dieu s’était abstenu de créer, Il aurait été soumis à des ennemis avant même que ceux-ci n’existent. Ceci est évidemment illogique. Car le Créateur est infiniment libre. Comme l’homme peut librement faire ce qu’il veut dans le cadre de sa nature, Dieu peut d’autant plus, faire ce qu’Il veut d’après sa nature **infiniment libre**. L’opposition de la nature créée est incapable de freiner la Volonté Toute-Puissante du grand Architecte de la création. Les esprits angéliques et les hommes déchus sont libres de s’autodétruire. Mais ce que Dieu créa était, au départ, parfait, chacun selon sa propre nature. Tel est l’enseignement des Saintes Écritures. Dans le Christ Jésus, Dieu redonne sa Vie éternelle avec un immense amour à ceux qui collaborent à ce rachat. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis », dit Jésus (Jean 3,16 / 15,13 / 1 Jean 4,9). Aussi faut-il avoir suffisamment d’humilité et de reconnaissance, accepter de tendre la main pour saisir la grâce offerte gratuitement. Il y en a, hélas, si peu qui veulent comprendre. L’homme avisé saura récupérer, par Jésus, ce que le diable, par Adam, parvint à lui ôter. ### Exorcisme de Léon XIII > « Que pensez-vous de la prière d’exorcisme du Pape Léon XIII ? Y croyez-vous ? » La prière d’exorcisme du Pape Léon XIII est la conséquence d’une vision céleste et rejoint par son contenu les messages de la Vierge Marie à La Salette (France,1846), à Fatima (Portugal, 1917) ainsi que l’ouverture du livre de l’Apocalypse par Jésus lui-même le 13 mai 1970 au Liban. Voici un extrait de l’article « La vision terrifiante de l’enfer de Léon XIII », page 11 de la revue « L’Appel du Ciel » n°25 de septembre 2010 : *« Le 13 octobre 1884, Léon XIII finit de célébrer la Sainte Messe dans la chapelle vaticane. Il reste alors immobile pendant 10 minutes. Puis, il se précipite vers ses bureaux sans donner la moindre explication à ses proches qui l’ont vu devenir livide. Léon XIII compose aussitôt une prière à Saint Michel Archange, **avec instruction qu’elle soit récitée partout** après chaque Messe basse. Cette prière continua à être récitée jusqu’au 29 septembre 1964 (Concile Vatican II…), quand l’instruction Inter oecumenici (n° 48, § j.) décréta : ‘…Les prières Léoniennes sont supprimées…’.* *Plus tard, le Pape donne son témoignage : Après la Messe, j’entendis deux voix ; une douce et bonne, l’autre gutturale et dure ; il semblait qu’elles venaient d’à côté du tabernacle. Il s’agissait du démon qui s’adressait au Seigneur, comme dans un dialogue. Voici ce que j’ai entendu : \- La voix gutturale, la voix de Satan dans son orgueil, criant au Seigneur : ‘Je peux détruire ton Église’. \- La voix douce du Seigneur : ‘Tu peux ? Alors, fais-le donc’. \- Satan : ‘Pour cela, j’ai besoin de plus de temps et de pouvoir’. \- Notre Seigneur : ‘Combien de temps ? Combien de pouvoir ?’ \- Satan : ‘75 à 100 ans et un plus grand pouvoir sur ceux qui se mettent à mon service’. \- Notre Seigneur : ‘Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais avec cela ce que tu veux’.* *Puis, j’ai eu une terrible vision de l’enfer : j’ai vu la terre comme enveloppée de ténèbres et, d’un abîme, j’ai vu sortir une légion de démons qui se répandaient sur le monde pour détruire les œuvres de l’Église et s’attaquer à l’Église elle-même **que je vis réduite à l’extrémité**. Alors, Saint Michel apparut et refoula les mauvais esprits dans l’abîme. Puis j’ai vu Saint Michel Archange intervenir non à ce moment, mais bien plus tard, quand les personnes multiplieraient leurs prières ferventes envers l’Archange. »* Cette vision a eu lieu le 13 octobre 1884, exactement 33 ans (l’âge du Christ) avant la dernière apparition de la Vierge Marie à Fatima le 13 octobre 1917. Dans cette vision, Léon XIII a entrevu l’apparition de l’Antichrist (les ténèbres répandues sur la terre, voir Apocalypse 9,1-2) et son infiltration au sein même du Vatican. La prière dit en effet : « **Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété** ». A La Salette, La Vierge Marie avait annoncé « **que Rome perdrait la foi et deviendrait le siège de l’Antichrist** ». C’est ce qui est arrivé. Par le refus des papes de révéler le troisième secret de Fatima en 1960, comme la Vierge Marie l’avait expressément demandé, le Vatican a définitivement perdu l’Esprit (voir les textes sur site [« Explication du Message de Marie à La Salette »](/fr/explication-du-message-de-marie-a-la-salette) et [« Message de Marie à Fatima »](/fr/message-de-marie-a-fatima)). C’est aussi à cette époque (1964) que Rome décida de supprimer cette prière de Léon XIII tout comme elle avait déjà enterré les messages de la Vierge Marie de La Salette et de Fatima. Ce dernier révélait explicitement l’identité de l’Antichrist : Il s’agit de l’État d’Israël apparu en 1948 en Palestine (voir le texte [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Par peur d’être taxés d’antisémitisme, Jean XXIII, Paul VI, Jean Paul II, Benoit XVI et François I ont renoncé au témoignage pour Jésus et trahi leur noble mission. Nous pensons que Jean Paul 1er a été assassiné pour avoir voulu le révéler. Cependant et heureusement **la véritable Église** ne se limite pas à une institution vaticane aujourd’hui morte et dépassée (le mot « église » en effet vient du grec « ekklesia » qui signifie « assemblée »). Elle est aujourd’hui constituée de tous ceux et celles qui croient au message de l’Apocalypse et s’engagent contre l’Antichrist. C’est contre cette Église-là que « les portes de l’enfer ne prévaudront pas » comme l’avait annoncé Jésus (voir Matthieu 16,18). C’est « L’Église de Lumière » mentionnée dans la prière de Léon XIII (nous vous recommandons de lire et d’approfondir le texte sur site [« Le Chemin de Damas »](/fr/le-chemin-de-damas)). Léon XIII a vu le rôle très important de l’Archange Michel en cette Fin des Temps que nous sommes en train de vivre. Une grande partie du chapitre 12 de l’Apocalypse lui est consacré. À la Salette La Vierge Marie avait annoncé son intervention : « Voici la Bête avec ses sujets se disant le sauveur du monde (*le Messie sioniste*). Il s’élèvera avec orgueil dans les airs (*prouesses aériennes d’Israël*) pour aller jusqu’au ciel. Il sera étouffé par le souffle de saint Michel Archange (*1 Thessaloniciens 4,16*). Il tombera, et la terre, qui, depuis trois jours (*Apocalypse 11,9-11*) sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l’enfer (*Apocalypse 12,16 et 19,19-20 et 20,9-10*). » Le prophète Daniel, 500 ans avant le Christ, l’avait annoncé également : « En ce temps-là, se lèvera Michel le grand Prince qui se tient auprès des enfants de ton peuple. Ce sera un temps d’angoisse tel qu’il n’y en aura pas eu jusqu’alors depuis que nation existe… » (Daniel 12,1-3) Nous recourons à l’exorcisme de Léon XIII dans les moments les plus difficiles et dans les combats intérieurs et extérieurs les plus forts contre les puissances du mal. C’est une prière très puissante et très efficace. Nous ne pouvons que la recommander. Tout croyant véritable est capable d’exorciser. Les paroles suivantes de Jésus nous donnent beaucoup de force et d’assurance pour chasser toute espèce de démons. Matthieu nous rapporte dans son Évangile : > « Ayant appelé à lui ses douze disciples, Jésus leur donna pouvoir sur les esprits impurs, de façon à les expulser et à guérir toute maladie et toute langueur. » (Matthieu 10,1) > « Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Matthieu 10,7-8) Et juste avant d’être enlevé au Ciel, Jésus leur dit : > « Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et s’ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris. » (Marc 16,17-18) Cette promesse est faite à tous « ceux qui auront cru ». Ranimons en nous la Foi dans les paroles de Jésus. Ses paroles sont éternelles. Elles sont pour Aujourd’hui. Tout vrai croyant qui vit dans l’amour et la justice et accomplit le Plan de Dieu est capable d’exorciser les démons. Nous reproduisons ci-dessous l’exorcisme de Léon XIII, dans sa version originale. À la place du vouvoiement, nous avons mis le tutoiement et avons enlevé la phrase « de par l’autorité sacrée de notre Mère l’Église ». Vous comprenez pourquoi. #### Exorcisme contre Satan et les anges rebelles **Publié par l’ordre du Souverain Pontife Léon XIII**. Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen. **Psaume 67** Que Dieu Se lève, et que Ses ennemis soient dispersés ; et que fuient devant Sa face ceux qui le haïssent. Comme se dissipe la fumée, dissipez-les ; comme la cire se fond au feu, que les pécheurs disparaissent devant Dieu. **Psaume 34** Seigneur, juge ceux qui me veulent du mal, triomphe de ceux qui m’assaillent. Qu’ils soient confondus et rougissent de honte ceux qui en veulent à ma vie, Qu’ils reculent et soient confondus ceux qui méditent ma perte. Qu’ils soient comme la poussière au souffle du vent, et que l’Ange du Seigneur les chasse devant lui, Que leur voie soit ténébreuse et glissante, et que l’Ange du Seigneur les poursuive. Car, sans cause, ils ont caché leur filet pour ma ruine, c’est sans fondement qu’ils ont porté blâme contre moi. Que la ruine tombe sur lui à l’improviste, que le filet qu’il a caché le saisisse ; qu’il y tombe et périsse. Et mon âme exultera dans le Seigneur, elle goûtera l’allégresse dans Son salut. Gloire soit au Père, au Fils et au Saint Esprit, Comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans tous les siècles des siècles. Amen. **Prière à Saint Michel** Très glorieux prince de la milice céleste, saint Michel Archange, défends-nous dans la lutte et le combat que nous devons affronter contre les principes et les puissances qui ourdissent dans ce monde de ténèbres, contre tous les esprits pervers « qui errent dans l’atmosphère » (Ephésiens 6,12). Vient en aide aux hommes que Dieu avait créés vierge de toute errance, « forgés à l’image de sa propre nature » (Sagesse 2,23), et rachetés « à si grand prix » (1 Corinthiens 6,20) de la tyrannie exercée par le démon. Maintenant encore, toi-même saint Michel et toute l’armée des Anges bienheureux, combattez le combat du Seigneur, tout comme antan, vous avez lutté contre Lucifer, le coryphée de la superbe, et contre ses anges apostats. « Et voici, ils ne purent vaincre, et leur lieu même ne se trouva plus dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, l’antique serpent, celui qui est appelé le diable ou Satan, le séducteur du monde entier, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui » (Apocalypse 12,8-9) Or, voici que cet antique ennemi, « homicide dès le principe » (Jean 8,44), s’est dressé avec véhémence, « déguisé en ange de lumière » (2 Corinthiens 11,14), ayant pour escorte la horde des esprits pervers, c’est en tout sens qu’il parcourt la terre, et partout s’y insère : en vue d’y abolir le nom de Dieu et de Son Christ, en vue de dérober, de faire périr et de perdre dans la damnation sans fin, les âmes que devait couronner la gloire éternelle. Le dragon maléfique transfuse, dans les hommes mentalement dépravés et corrompus par le coeur, un flot d’abjection : le virus de sa malice, l’esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème, le souffle mortel du vice, de la luxure et de l’iniquité universalisée. L’Église, épouse de l’Agneau Immaculé, la voici saturée d’amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle désire de plus sacré. **Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé**. O saint Michel, chef invincible, rends-toi donc présent au peuple de Dieu qui est aux prises avec l’esprit d’iniquité, donne-lui la victoire et fait-le triompher. La Sainte Église te vénère comme étant son Gardien et son Protecteur ; elle te rend gloire comme étant son Défenseur contre toutes les puissances nuisibles, sur terre et dans les enfers ; à toi le Seigneur a confié de conduire les âmes des rachetés dans le lieu de la suprême félicité. Prie le Dieu de la Paix qu’Il écrase Satan sous nos pieds, afin qu’il ne puisse plus, ni retenir les hommes captifs, ni nuire à l’Église. Offre nos prières en présence du Très-Haut, afin que « surviennent en nous au plus vite les miséricordes du Seigneur » (Psaume 78,8), et que tu saisisses le dragon, l’antique serpent qui est le diable ou Satan, et que, lié dans l’abîme, il ne séduise plus les nations (Apocalypse 20,3). Ainsi nous fiant à ta protection et à ton patronage \[…\] c’est en toute confiance que nous entreprenons de refouler, au nom de Jésus-Christ, notre Dieu et Seigneur, les infestations de l’astuce diabolique. Voici la Croix du Seigneur, fuyez, puissances ennemies. Il a vaincu le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David. Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous. Selon la mesure même où nous espérons en Toi. Seigneur, exauce ma prière. Et que mon cri monte jusqu’à Toi. **Oraison** Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus Christ, nous invoquons Ton Saint Nom ; et, suppliants, nous réclamons très instamment Ta clémence, par l’intercession de la Vierge immaculée, Mère de Dieu, de saint Michel Archange, de saint Joseph, époux de Marie, des saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints, daigne-nous octroyer secours contre Satan et tous les autres esprits impurs, qui parcourent le monde en vue de nuire au genre humain et de perdre les âmes. Amen. **EXORCISME** (à chaque fois que vous voyez le signe + faire le signe de croix) Nous t’exorcisons, qui que tu sois, esprit immonde, puissance satanique, horde de l’infernal ennemi, légion démoniaque, toute assemblée et secte diabolique ; au nom et par la « Vertu » (Luc 8,46) de Jésus-Christ + Notre Seigneur, sois extirpé et chassé par l’Église de Dieu, des âmes (Matthieu 12,43) créées à l’image de Dieu et rachetées par le précieux Sang du Divin Agneau+. Désormais, n’aies plus l’audace, perfide serpent, de tromper le genre humain, de persécuter l’Église de Dieu, de secouer et de « cribler comme le froment » (Luc 22,31) les élus de Dieu +. Il te le commande, le Dieu Très Haut + à qui, en ton grand orgueil, tu prétends encore être semblable, Lui qui veut que « tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité » (1 Timothée 2,4). Il te le commande, Dieu le Père + Il te le commande, Dieu le Fils + Il te le commande, Dieu le Saint Esprit + Il te le commande, le Christ en majesté, Verbe éternel de Dieu fait chair +, qui, pour le salut de notre race, perdu par ta jalousie, « s’est humilié lui-même et s’est fait obéissant jusqu’à la mort » (Philippiens 2,8), qui a édifié son Église, sur le « Roc » (Matthieu 7,24), et promis que « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu 16,18), puisqu’Il demeurera avec Elle « jusqu’à la consommation des siècles » (Matthieu 28,20). Il te le commande, le signe sacré de la Croix +, et la vertu inhérente à tous les mystères de la foi chrétienne +. Elle te le commande, la très auguste Mère de Dieu, la Vierge Marie + qui, dès le premier instant de son Immaculée Conception, a, par son humilité, écrasé ta tête trop orgueilleuse. Elle te le commande la Foi des saints Apôtres Pierre et Paul et des autres Apôtres +. Il te le commande le sang des martyrs et la pieuse intercession de tous les Saints et les Saintes +. Ainsi donc, maudit dragon et toute légion diabolique, nous t’adjurons par le Dieu + vivant, par le Dieu + vrai, par le Dieu + Saint, par ce Dieu qui a tant aimé le monde au point de lui donner Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle (Jean 3,15). Cesse de tromper les humaines créatures et de leur verser le poison de la damnation éternelle. Cesse de nuire à l’Église et d’entraver sa liberté. Arrière Satan, inventeur et maître de toute tromperie, ennemi du salut des hommes. Cède ta place au Christ en qui tu n’as rien trouvé de tes œuvres. Cède la place à la nouvelle Église de Lumière, que le Christ a acquise au prix de Son Sang. Incline-toi sous la main puissante de Dieu, tremble et fuis à l’invocation que nous faisons du saint et redoutable Nom de ce Jésus qui fait trembler les enfers, à qui sont soumises les vertus des Cieux et les Puissances et les Dominations, que les Chérubins et les Séraphins louent dans un concert sans fin, disant : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, Dieu des armées. Seigneur, exauce ma prière. Et que mon cri s’élève jusqu’à Toi. **Oraison** Dieu du ciel, Dieu de la terre, Dieu des Anges, Dieu des Archanges, Dieu des Patriarches, Dieu des Prophètes, Dieu des Apôtres, Dieu des Martyrs, Dieu des Confesseurs, Dieu des Vierges, Dieu qui a le pouvoir de donner la vie après la mort, le repos après le travail, parce qu’il n’y a pas d’autre Dieu que Toi, et qu’il ne peut y en avoir si ce n’est Toi, le Créateur de toutes choses visibles et invisibles, Toi dont le règne n’aura point de fin : nous supplions humblement Ta Glorieuse Majesté d’user de Sa Puissance pour nous délivrer de toute tyrannie des esprits infernaux, de leurs pièges, tromperies, méchancetés, et de nous conserver indemnes de tout mal. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il. Des embûches du démon. Délivre-nous, Seigneur. Que Ta nouvelle Église Te serve dans la liberté, l’ordre et la paix ; Nous T’en prions, écoute-nous, Seigneur. Que les ennemis de Ta Sainte Église soient humiliés et convertis ; Nous T’en supplions, Seigneur, exauce-nous. Amen. ## Thèmes bibliques ### Qu’est-ce qu’avoir l’Esprit Saint ? > Qu’est-ce qu’avoir l’Esprit Saint ? Et comment savoir que nous l’avons ? Avoir l’Esprit Saint c’est être en harmonie avec la pensée de Dieu, penser comme Lui (1 Corinthiens 2,16 / 7,40 et Hébreux 10,16). Nous savons que nous avons l’Esprit Saint quand notre jugement est conforme aux prophéties. Celles-ci avaient annoncé la venue du Messie et en avaient révélé les caractères principaux. Jésus accomplit toutes ces prophéties. Ceux qui ont l’Esprit Saint reconnaissent en Lui le Messie : « Je vous le déclare : Personne, parlant sous l’action de l’Esprit de Dieu, ne dit : ‘Maudit soit Jésus’, et nul ne peut dire : ‘Jésus est Seigneur’, que sous l’action de l’Esprit Saint » (1 Corinthiens 12,3). Aujourd’hui, l’Antichrist étant apparu, ceux qui le reconnaissent ont l’Esprit Saint déclare l’Apocalypse : « C’est ici qu’il faut de la finesse (*du discernement*) ! Que l’homme **doué d’Esprit** calcule le chiffre (*reconnaisse*) de la Bête… » (Apocalypse 13,18). Reconnaître la Bête équivaut à un nouveau baptême spirituel qui dispense de l’ancien baptême par l’eau, comme celui-ci dispensa de la circoncision par la reconnaissance du messianisme de Jésus. Il nous incombe de comprendre le sens spirituel des événements qui se déroulent devant nos yeux. Que penserait, que dirait Jésus en voyant tout cela ? Parlerait-Il comme le Pape ? Défigurerait-Il les messages de La Salette et de Fatima ? Dirait-Il « God bless Israel » ? Que dirait Jésus de la pédophilie ecclésiastique ? du mariage des prêtres ?… etc. Ne pas croire que Dieu existe, que Jésus est le Messie, que les prophètes sont envoyés par Dieu, ne pas croire aux prophéties bibliques et coraniques, au bien et au mal, etc. cela est ne pas avoir l’Esprit Saint… Voir notre texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse). ### Faut-il haïr les Romains ? > « Certains reprochent aux Juifs d’avoir tué Jésus. C’est tout de même la décision de Pilate, gouverneur romain en Palestine, et ses soldats romains, selon l’Évangile, qui ont concrètement crucifié Jésus (sous la pression de la foule, certes). Faut-il haïr les Romains aussi ? »A.R. Vous demandez : « Faut-il haïr aussi les Romains ? ». Haïr ?! Drôle de vocabulaire ! N’y a-t-il pas dans votre horizon un mot plus adéquat ? Vous insinuez donc qu’il faut aussi haïr les Juifs ! Si ce sentiment est en vous, ne le projetez pas ailleurs. Quant à nous, nous ne haïssons ni Juifs, ni Palestiniens, ni personne. Nous ne sommes pas contre les Juifs dont plusieurs sont mal branchés et mal informés par les médias sionistes. Nous sommes contre le sionisme dont le but est le Grand Israël (Eretz Israël) qui s’étend du Nil à l’Euphrate, en dépossédant tous les peuples non-juifs qui s’y trouvent au cri de « maout ha aravi » (mort aux Arabes). Ce cri relève-t-il de l’amour ou de la haine ? Nous avons de l’admiration pour des juifs comme le jeune avocat juif orthodoxe Shamai Leibovitz qui décida de prendre la défense du militant Palestinien Marwan Barghouti et parut à la télévision l’embrassant. Nous avons de l’estime, voire de l’affection, pour de tels Juifs et Israéliens non-sionistes comme le mouvement des Neturei Karta aux États-Unis, le mouvement « Shalom Akhshav » (Paix Maintenant), l’avocate Felicia Langer qui prend la défense des Palestiniens, Israël Shamir et d’autres juifs qui dénoncent le sionisme et ses crimes. Nous vous référons au site d’Israël Shamir ([www.israelshamir.com](http://www.israelshamir.com)). Devriez-vous le « haïr » aussi ? Nous ne haïssons personne, même pas le Sanhédrin qui condamna Jésus après l’avoir renié comme Messie. **La juste colère** et l’opposition à l’injustice ne signifient pas haïr, mais juger. L’on ne condamne pas un criminel par haine de sa personne mais par amour de la justice et pour la sauvegarde de la société. Qui innocente un criminel est aussi criminel. Moïse tua et fit la guerre, des prophètes aussi. Et Jésus, à l’occasion, prit le fouet (Jean 2,13-17) et demanda que l’on juge en Justice, sans faiblesse (Jean 7,24 et Luc 12,57). Le prophète Mohammad fit de même. À suivre votre logique, il faudrait fermer les tribunaux et condamner les juges. Ce n’est tout de même pas Pilate qui a décidé de crucifier Jésus. Vous avouez vous-même que cela advint « sous la pression de la foule, certes ». Que vous expliquer donc ? Vous avez tout compris ! Toutefois, et pour éclairer d’autres personnes, nous répondons selon l’Évangile puisque vous vous y référez. L’Évangile déclare que Pilate, loin de vouloir crucifier Jésus, s’efforça, au contraire, de le sauver. La décision de crucifier Jésus, nous le répétons, ne fut certes pas celle de Pilate, comme vous le prétendez. C’est le Sanhédrin qui le condamna à mort (Luc 23,13-19 et Matthieu 27,11-26). Ne défigurons pas l’Histoire. Le Sanhédrin menaça Pilate de le dénoncer à César comme protecteur d’un homme révolutionnaire, Jésus, qui incite le peuple Juif à se soulever contre Rome (Luc 23,2). « Pilate cherchait à le relâcher. Mais les juifs **vociféraient** disant : ‘Si tu le relâches, **tu n’es pas ami de César**: quiconque se fait roi, s’oppose à César’ nous n’avons de roi que César » (Jean 19,12-15). C’est ce chantage qui intimida Pilate dont la faute fut de ne pas relever le défi. Les Romains crucifièrent Jésus, à contrecoeur ; mais la volonté qui incita au crime, la main cachée qui Le crucifia, fut bien celle du Sanhédrin qui souleva la foule, comme vous le mentionnez vous-même. Voilà pourquoi Jésus demanda au Père de leur pardonner car « ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,34). Ce pardon couvre les Romains qui ne savaient pas pourquoi ils crucifiaient cet homme innocent ; ils ne voulaient pas le mettre à mort. Par contre, les scribes et pharisiens, membres du Sanhédrin, eux, savaient bien pourquoi : ils avaient injustement refusé le Messianisme spirituel - non sioniste ni politique - de Jésus. Ils étaient donc injustifiables car tous les scribes et les pharisiens connaissaient bien les prophéties messianiques. Or, celles-ci s’appliquent parfaitement à Jésus ; mais les Romains, eux, ne connaissaient pas ces prophéties. Telle est la raison de leur justification. Jésus n’avait-il pas dit à Pilate : « Celui (*Caïphe*) qui m’a livré à toi porte un plus grand péché » (Jean 19,11). Car, comme le révèle Jean, il y a tel péché qui est pardonnable - celui des Romains - et tel autre, celui contre l’Esprit Saint, qui est impardonnable. C’est le péché de Caïphe et des siens (1 Jean 5,16-17). N’avaient-ils pas dit : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants » (Matthieu 27,25). Ils reconnaissent donc leur responsabilité, non celle de Pilate. Où situez-vous donc la haine ? ### Qu’est-ce que la prophétie ? Il s’agit de la Parole prophétique dont parle Paul et de son importance (1 Corinthiens 14). « Si votre langue n’émet pas des paroles distinctes, comment comprendra-t-on ce que vous dites ? » (1 Corinthiens 14,9). Prophétiser, dans la mentalité évangélique, ne signifie pas annoncer des événements futurs, mais parler de choses divines, célestes, expliquer clairement des prophéties et des vérités divines et célestes. Mais il y a différentes manières de s’exprimer, certaines sont vagues, confuses et le plus souvent incomprises. S’exprimer ainsi c’est « parler en langues », émettre des mots imprécis, presque des balbutiements. Il y a de bons parleurs de par le monde qui ne savent bien s’exprimer qu’en parlant de politique, d’économie ou de science, etc. Ce sont des « prophètes » de la politique, de l’économie ou de la science. Il y a des séducteurs qui « prophétisent » bien leurs mensonges et parviennent à convaincre les gens peu instruits. Il y a peu de prophètes spirituels qui savent, guidés par l’Esprit Saint, bien passer le Message et l’Esprit du Père. C’est pourquoi Paul dit : « Celui qui parle en langues s’édifie lui-même, celui qui prophétise édifie l’assemblée » (1 Corinthiens 14,4). Pendant longtemps les Chrétiens ne comprirent pas ce que Paul voulait dire par « parler en langues » et « prophétiser ». Les mouvements dits « charismatiques » se sont mis à répéter des balbutiements hébétés accompagnés de guitare ou d’autres instruments musicaux sous prétexte qu’ils « parlent en langues ». Cela n’est pas « parler en langues », mais c’est simplement mal s’exprimer : voilà pourquoi Paul dit : « Celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes mais à Dieu ; personne en effet ne le comprend. Celui qui prophétise parle aux hommes ; il édifie, exhorte, console ». Celui qui parle en langues, a besoin que quelqu’un explique sa pensée plus clairement aux assistants. J’ai écrit beaucoup de textes. D’après vous, me suis-je exprimé en langue ou ai-je prophétisé ? Avez-vous bien compris ce que j’ai écrit ? Si j’ai été clair, alors j’ai prophétisé. Beaucoup, parmi les clergés, parlent en langues, sans le savoir, dans leurs sermons. Ils disent beaucoup de belles paroles mais qu’en tire-t-on en définitive ? Des bla-bla-bla… Je vous laisse lire et approfondir le chapitre 14 de 1 Corinthiens. Parler en prophétie est un fait de la plus haute importance pour nous, les Apôtres de l’Apocalypse. Nous devons tous prier pour avoir ce don de prophétie recommandé par Paul dans son épître. Car nous « devons prophétiser DE NOUVEAU CONTRE une foule de peuples, de nations, de langues et de rois (*il s’agit des peuples séduits par la bête*)… » (Apocalypse 10,11). Jésus dit : « Quant à mes ennemis, qui n’ont pas voulu de moi pour Roi, amenez-les ici et égorgez-les EN MA PRÉSENCE » (Luc 19,27). St Paul dit aux Ephésiens : « Recevez l’épée de l’esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu » (Ephésiens 6,17). Comment devons-nous les égorger ? Avec un couteau ou une épée ? Avec une « épée effilée », celle qui sort de la Bouche du Christ (Apocalypse 1,16). Donc c’est par la Parole de Vérité qui se trouve dans les prophéties, et les prophéties apocalyptiques notamment, que nous égorgeons les ennemis de notre divin Époux. N’est-ce pas Lui qui « fera disparaître l’Antichrist, l’Impie, par le Souffle de sa Bouche et l’anéantira par la splendeur de sa Venue » ?!! (2 Thessaloniciens 2,8). La Parole de Dieu, Parole de Vérité, est puissante. Elle détruit, égorge l’ennemi. Cette Parole est plus tranchante qu’une épée. Nul n’a pu ni ne pourra y opposer un argument. « La Bête est Israël ». Cette Parole à elle seule égorge, tue !!! Pierre ### Quelle est la différence entre un saint, un prophète et un ange ? Êtes-vous des saints ? #### Un Saint Dans la terminologie chrétienne, un saint ou une sainte est une personne qui a vécu sur terre en ayant eu une vie pure et exemplaire. Elle peut avoir eu aussi des dons, des charismes comme Padre Pio par exemple, St François d’Assise, Ste Claire, tous les Apôtres de Jésus, etc. L’Église les a canonisés. Mais il y a des saints moins connus, comme par exemple Sir Thomas More, chancelier du Roi Henri VIII et juriste en 1529 et qui a été disgracié, puis emprisonné et enfin exécuté pour s’être opposé fermement au divorce d’Henri VIII. Le film « A man for all seasons » relate son édifiante histoire. Dans un sens plus large, est sainte toute personne qui cherche à connaître la Vérité une et unique, et ce au prix de sa propre vie. Être prêt à toutes les persécutions est souvent le prix à payer pour découvrir et garder LA Vérité, une et unique. D’après nous Gandhi est un saint. Combien de dits croyants, Juifs, Chrétiens ou Musulmans, cherchent-ils **à connaître**… Ils sont ainsi catalogués par naissance mais ne se soucient guère de justifier leur appartenance religieuse. Connaître la Vérité n’est qu’un mi-chemin. Aussi faut-il **y demeurer**, ne pas y renoncer par crainte des éventuelles persécutions, ou pour un sordide gain matériel, ou encore pour des plaisirs d’ordre charnels : « Si vous **demeurez** dans ma Parole… vous connaîtrez la Vérité, et la Vérité vous libérera », dit le Messie (Jean 8,32). Il ne suffit donc pas de connaître, mais de relever le défi en demeurant dans la vérité et l’intégrité morale. Connaître la Vérité mène à connaître la volonté du Créateur et son plan salutaire qui sont souvent opposés à **nos** penchants, à **nos** désirs et à **nos** plans et intérêts humains. Sommes-nous prêts à nous dépasser, à renoncer à des points de vues et à des engagements opposés à la ligne qui mène à la Vérité absolue ? Le Pape Jean-Paul II lui-même, en ne révélant pas le « secret » du message de Marie à Fatima, n’a pas pu soumettre sa volonté à celle de Dieu. À notre avis « sa sainteté » n’est qu’un titre humain trompeur. Tant d’autres prétendus croyants et pratiquants n’ont ni la force ni le désir de renoncer au confort luxueux et à la vaine gloire humaine pour décrocher la gloire éternelle. De nos jours, cette gloire s’obtient en demeurant dans la Parole de Vérité par le témoignage contre l’Antichrist. Aujourd’hui, la sainteté est de reconnaître la Bête du chapitre 13 de l’Apocalypse, et ensuite de ne pas se laisser entraîner par elle, pris dans ses subtils filets : « Voilà qui fonde la constance **des saints**… (Apocalypse 13,10)…C’est ici qu’il faut de la sagesse… (Apocalypse 13,18) ». Les saints, aujourd’hui, sont ces témoins de l’Apocalypse, ces martyrs « qui méprisent leur vie jusqu’à mourir » dans leur combat contre la Bête apocalyptique (Apocalypse 12,11). Ce sont aussi ceux qui, à leur niveau et selon leur possibilité, « témoignent contre la foule des peuples, des nations et des rois » séduits par la Bête, l’Antichrist (Apocalypse 10,11) (lire notre texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Tous ceux qui font la Volonté de Dieu sur cette terre sont saints. Il nous demande de démasquer la Bête et aussi d’établir sur terre « le Ciel Nouveau et la Terre Nouvelle » (Apocalypse 21,1-8 / 2 Pierre 3,13). La sainteté est de connaître et puis de répandre la connaissance à ceux que le Père céleste nous envoie. Alors nous serons aimés de Dieu. C’est cela la sainteté : **conquérir le Coeur de Dieu**. Heureux ceux qui y parviennent. L’on nous demande si nous sommes des saints ! Notre réponse est celle de Jeanne d’Arc : « Si nous le sommes, que Dieu nous y garde. Sinon, que Dieu nous y mette ! » Nous pensons être sur la bonne Voie, la Voie apocalyptique de Celui qui avait dit : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14,5). L’Évangile est dépassé aujourd’hui par l’Apocalypse de Saint Jean, ce « Petit Livre Ouvert » (Apocalypse 10,2) qui, à notre époque de la fin des temps de l’Antichrist, est « celui de la Vie » (Apocalypse 20,12) et du **renouvellement** de toutes choses : « Voici que Je fais **l’univers nouveau** » (Apocalypse 21,5). À méditer : Léon Bloy, penseur chrétien, a dit : « Il n’y a qu’une seule tristesse : ne pas être un saint ». #### Un Prophète C’est une personne humaine, homme ou femme, qui est envoyée et inspirée par Dieu pour dénoncer les fautes (Jérémie 1,10), ou pour annoncer un ou des événements futurs dont le plus important fut l’Avènement du Messie (Isaïe 53 / Zacharie 9,9-10). #### Un Ange Plusieurs significations : 1. Anges Gardiens : Chaque être qui naît dans ce monde est accompagné de son Ange Gardien (Matthieu 18,10). Ce sont des êtres spirituels non incarnés comme l’Archange Michel et l’Archange Gabriel. 2. Anges Célestes : Nos yeux charnels ne les voient pas. Certains saints les ont captés intuitivement par grâce divine. Ils remplissent le Royaume des Cieux ; Matthieu 4,11 : « et voici que des Anges s’approchaient et ils Le (*Jésus*) servaient » ; et lire aussi Matthieu 22,30. 3. Anges : veut dire aussi « messager de Dieu » : Matthieu 13,39-50 / 24,31. 4. Anges : signifie aussi « chef d’une communauté », évêque, etc. : Apocalypse 1,20 / 2,1 / 2,8… 5. Les anges déchus sont ceux qui refusèrent de s’adapter au plan divin. Ils se révoltèrent contre le Créateur voulant établir un ordre différent. Lucifer (Satan) fut leur chef. Ils tentent, souvent avec succès, d’entraîner des hommes à leur suite. Ils réussissent auprès du grand nombre sur cette terre. Un discernement éclairé nous aide à reconnaître les anges saints des anges déchus. ### La réincarnation > Je crois en la réincarnation. Jésus a dit qu’il fallait « naître de nouveau pour voir le Royaume de Dieu… » (Jean 3,1-11). J’ai des expériences intérieures personnelles pour y croire. Qu’en pensez-vous ? La Révélation divine affirme que tout homme ne naît qu’une seule fois : « Les hommes ne meurent qu’une fois, après quoi il y a un jugement » (Hébreux 9,27). Il faut être attentif à tout ce que Jésus avait dit à propos de devoir renaître ; il s’agit de renaître « en esprit, **d’En-Haut** ». En effet, s’adressant à Nicodème, Il dit : « En vérité, Je te le dis, à moins de naître d’En-Haut (*certains traduisent : de nouveau*), nul ne peut voir le Royaume de Dieu… À moins de naître **d’eau et d’Esprit**, nul ne peut entrer au Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3,3-6). Jésus parlait de l’eau du baptême qui purifie l’âme et la fait renaître par la foi en sa Personne comme le Messie attendu. Ce même baptême est remplacé aujourd’hui par celui en esprit qui s’opère par la foi en la révélation que Jésus fit du mystère apocalyptique (voir notre texte : [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse)). Quant aux « expériences intérieures » de ce genre, il faut être prudent, même méfiant à leur égard. Les forces du mal sont rusées et savent jouer sur nos sentiments et notre ignorance. Elles cherchent à revivre sur terre par nous, à nous posséder pour nous détourner de la Voie qui mène à la Vérité. Donnons crédit aux Saintes Écritures. Elles nous poussent à renaître **déjà**, à profiter pleinement de notre séjour sur terre pour renaître, nous-même, en Esprit et découvrir, en nous, l’être nouveau que **nous sommes invités à devenir**, celui dont parle saint Paul : « Il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme, qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes, pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre jugement et revêtir **l’Homme Nouveau**, qui a été créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité » (Ephésiens 4,22-24). Il s’agit donc d’une renaissance spirituelle, intérieure, personnelle, qui fait de nous un être nouveau, régénéré, durant notre unique passage sur terre. Mettons ce passage à profit. #### Lettre à une âme en recherche sur la réincarnation La réincarnation ; y croire ou pas, c’est très important. Une doctrine comme celle-ci peut nous faire **manquer notre but** si elle est fausse. Elle est incompatible avec l’enseignement du Christ, incompatible avec son église, incompatible avec les Saintes Écritures **révélées par Dieu**. Dans la lettre de St Paul aux Hébreux on lit : « C’est maintenant, une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’Il (*Jésus*) s’est manifesté pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme les hommes **ne meurent qu’une fois**, après quoi il y a un jugement, ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, hors du péché à ceux qui l’attendent pour leur donner le salut » (Hébreux 9,26-28). L’âme est un domaine obscur qu’on ne peut totalement sonder. Nous en avons déjà parlé. C’est pourquoi il faut que nous acceptions la seule Lumière valable, la seule en laquelle nous pouvons nous confier, lui faire confiance même si nous n’avons pas encore réponse à toutes nos questions. Cette Lumière c’est le Christ Jésus. Et quand, blottie sur son Coeur, sur Celui de Marie, tu auras décidé de pactiser avec Lui, tu découvriras le mystère des vérités qui te hantent. Nous avions parlé de la psychologie des profondeurs (archétypes de Jung). Quoi d’étonnant de **sentir** que tel moment, telle personne, tel endroit, telle circonstance avaient été vécus par moi « auparavant ». De fait, ce n’est pas auparavant dans le temps et l’espace. Mais une prédestination, une **certaine** prédestination inscrite d’avance dans nos âmes, un genre de « pré »-sentiment, de « pré »-saveur qui attendait le moment propice pour se révéler au plus intime de nous-même et pour déclencher une rencontre avec le **Moi** intérieur (le subconscient) puis avec Dieu en nous, avec l’Éternité dont nous faisons déjà partie, un face à face non pas avec un corps réincarné, mais avec l’âme de Dieu même, un dialogue, non pas entre moi d’aujourd’hui et moi d’hier ou d’antan, mais entre moi et MOI puis entre MOI et Dieu. Non pas une affaire d’histoire et de géographie, mais une affaire d’Éternité déjà entamée. Ce n’est pas une affaire de passé, mais de futur actuel c’est-à-dire d’Éternité. Rien ne doit nous distraire de ce dialogue (avec Dieu) qui doit faire de nous des géants. Toute autre interprétation fera de nous des nains, des angoissés, des prisonniers et des insatisfaits et ne nous mènera pas à l’Unique Source qui t’a nourrie comme jamais tu ne l’as été. N’est-ce pas vrai ? Et n’est-ce pas signe de Vérité de manger à satiété ? Ton âme penche de tout son poids à dire « oui » au Christ. C’est que déjà pour toi (pour Toi) il n’y a pas d’autres issues qui pourraient te donner ce que tu as déjà goûté. Il est l’Unique, et il n’y a pas d’autre Marie. Où irais-tu mon petit oiseau ? Eux seuls te font gazouiller comme tu le veux et gambader comme tu l’aspires. Ayant lu ces lignes, une muraille s’écroulera et un Rayon te libérera. Sur le plan de l’âme, les expériences et les sentiments personnels peuvent être communicables comme, par exemple, en rencontrant quelqu’un de joyeux, il peut nous communiquer sa joie. Quelqu’un de morose peut attrister comme ceux qu’on appelle les rabat-joie. D’où les âmes défuntes, envieuses et mauvaises, afin de nous perdre avec elles, nous communiquent leurs propres sentiments, leurs propres expériences et leur science quand Dieu les laisse faire. « Que Dieu nous garde des mauvais morts, surtout les membres de nos familles », disait un saint. Celles-ci peuvent nous faire beaucoup de tort. Ces âmes néfastes, parmi lesquelles se trouvent des esprits diaboliques, agissent en nous pour nous perdre. Dans notre ignorance et dans l’aveuglement de tout ce qui se passe à l’intérieur de nous, nous confondons les plans, c’est-à-dire nous ne distinguons pas ce qui nous est propre et les sentiments ou états d’âme qui nous sont communiqués ou « infus ». Il arrive parfois qu’on a le sentiment de reconnaître un endroit vu pour la première fois : « J’ai déjà vu cette maison, ce boulevard, ce jardin, etc. ». Et l’on conclut qu’on est soi-même réincarné. Or, cet endroit ne date que de 2 ou 3 ans. Il faut donc chercher l’explication ailleurs. C’est ainsi, de même, que Dieu peut nous communiquer la science, sa science que nous appelons « science infuse » dont nous avons déjà parlé, une intuition claire et précise sur différents sujets. Il faut distinguer entre cette science infuse et la science acquise par notre propre effort. La science du Christ est tout infuse, par l’intérieur. C’est ainsi qu’une jeune fille actuellement se prend pour la réincarnation de Chopin, vu qu’elle n’avait même pas 14 ans quand elle jouait et composait comme lui. Une âme déchue peut lui passer une telle expérience. Quiconque peut, s’il le désire, en accord avec les démons, devenir du jour au lendemain un virtuose musical pour une gloriole terrestre, attribuant cela à la réincarnation, quand la réalité est toute autre. Il faut beaucoup de discernement et de lumière divine pour découvrir tout ce qui se passe en nous et pouvoir rejeter des sentiments négatifs que des esprits sataniques veulent nous imposer tels que le désespoir, les dépressions, la morosité, la peur, etc. Par contre, la joie et l’optimisme sont des fruits de l’Esprit-Saint. Nous sommes influencés par ceux que nous fréquentons ; en bien ou en mal. « Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ». Ce proverbe est aussi valable pour le monde spirituel. ### L’intercession des morts > Bonsoir, > Tous les textes cités font état de l’intercession possible des croyants les uns pour les autres mais seulement pour les vivants… Dans la bible on ne trouve pas, me semble-t-il, de passages où les saints morts peuvent intercéder pour les vivants… Alors du coup est-il réaliste de s’adresser aux saints pour qu’ils intercèdent pour nous ? > Merci de prendre le temps de me répondre en appuyant votre réponse sur les écrits bibliques. > Bien fraternellement dans le Christ.P. Cher P. Mais bien sûr que l’intercession des morts existe. Le Ciel est la communauté des âmes qui se sont purifiées et qui ont la grâce de contempler la Face d’Amour de notre Père. Le Ciel est le Royaume de l’Amour beau, saint, pur, infini. Or, l’Amour est intercession. Quand vous aimez quelqu’un, vous priez pour lui. Les âmes de nos défunts qui avaient un cœur pur intercèdent pour nous du Ciel ou même du purgatoire. La légitimité de la vénération des saints se déduit de la vénération des Anges, attestée dans la sainte Écriture : Dans le livre de Josué nous lisons cette apparition de St. Michel : > « Or Josué, se trouvant près de Jéricho, leva les yeux et vit un homme qui se tenait debout devant lui, une épée nue à la main. Josué s’avança vers lui et lui dit : ‘Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ?’ Il répondit : ‘Non ! Mais je suis le chef de l’armée de Yahvé, et maintenant je suis venu.’ Josué, tombant la face contre terre, l’adora et dit : ‘Que dit mon Seigneur à son serviteur ?’ Le chef de l’armée de Yahvé répondit à Josué : ‘Ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te trouves est saint.’ Et Josué fit ainsi. » (Josué 5,13-15) Le prophète Daniel écrit : > « J’entendis une voix d’homme, sur l’Ulaï, criant : ‘Gabriel, donne-lui l’intelligence de cette vision !’ Il s’avança vers le lieu où je me tenais, et, comme il approchait, je fus saisi de terreur et tombai face contre terre. Il me dit : ‘Fils d’homme, comprends : c’est le temps de la Fin que révèle la vision.’ » (Daniel 8,16-17) Josué et Daniel tombent la face contre terre en voyant la grandeur spirituelle de Gabriel et Michel. Ce faisant, ils les vénèrent. Les Anges exercent par la Volonté de Dieu une fonction d’aide et de protection envers les hommes. Paul le souligne : > « Les Anges ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour apporter de l’aide à ceux qui doivent hériter du salut ? » (Hébreux 1,14) Or, la grandeur des Anges découle du fait qu’ils contemplent sans cesse la Face de Dieu (Matthieu 18,10). Les saints aussi, comme les Anges, contemplent notre Père directement (1 Corinthiens 13,12 / 1 Jean 3,2). Nous pouvons donc aussi les vénérer et demander également leur intercession. Ceci ressort particulièrement du fait que nous formons tous le Corps du Christ (1 Corinthiens 12,26-27) et que nous sommes solidaires les uns des autres à la vie et à la mort. Heureux sommes-nous d’être « enveloppés par une si grande nuée de témoins » (Hébreux 12,1), à savoir toutes les belles âmes qui sont au Ciel et luttent à nos côtés, après avoir eux-mêmes remporté la Couronne de Vie. La foi des Juifs de l’Ancien Testament dans l’intercession des saints est attestée dans 2 Maccabées : > « Ayant armé chacun d’eux moins de la sécurité que donnent les boucliers et les lances que de l’assurance fondée sur les bonnes paroles, il leur raconta un songe digne de foi, une sorte de vision, qui les réjouit tous. Voici le spectacle qui lui avait été offert : l’ex-grand prêtre Onias, cet homme de bien, d’un abord modeste et de mœurs douces, distingué dans son langage et adonné dès l’enfance à toutes les pratiques de la vertu, Onias étendait les mains et priait pour toute la communauté des Juifs. Ensuite avait apparu à Judas, de la même manière, un homme remarquable par ses cheveux blancs et par sa dignité, revêtu d’une prodigieuse et souveraine majesté. Prenant la parole, Onias disait : ‘Celui-ci est l’ami de ses frères, qui prie beaucoup pour le peuple et pour la ville sainte tout entière, Jérémie, le prophète de Dieu.’ » (2 Maccabées 15,11-16) Ce texte souligne clairement l’intercession d’hommes saints décédés à l’époque comme Onias et Jérémie pour leur peuple. Cette intercession se retrouve aussi dans le livre de l’Apocalypse et concerne notre temps : > « Il (*l’Agneau*) s’en vint prendre le livre dans la main droite de Celui qui siège sur le trône. Quand il l’eut pris, les quatre Vivants et les vingt-quatre Vieillards se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, les prières des saints. » (Apocalypse 5,7-8) Les quatre vivants sont les quatre évangélistes. Les 24 vieillards sont les élus des 12 tribus d’Israël (les saints de l’Ancien Testament) et les élus basés sur les 12 Apôtres (les saints du Nouveau Testament). Ils offrent à Dieu « la prière des saints ». Ces saints sont « les âmes égorgées sous l’autel » qui demandent vengeance à Dieu (Apocalypse 6,9-11). Offrir la prière des saints signifie intercéder pour la cause de ces saints martyrs et pour les saints encore présents sur terre qui résistent à la Bête (Apocalypse 13,10). Tous les saints du Ciel intercèdent donc pour que Justice soit faite aux deux témoins de l’Apocalypse massacrés par la Bête (voir [« La Clé de l’Apocalypse »](/fr/la-cle-de-lapocalypse) sur site). Le Livre de l’Apocalypse témoigne d’un grand mouvement d’amour et de solidarité au Ciel en faveur du combat contre l’Antichrist sur terre. Cette solidarité et intercession découlent de la perpétuité de l’Amour (1 Corinthiens 13,8). Enfin, nous lisons dans le Livre de Daniel : > « En ce temps se lèvera Michel, le grand Prince qui se tient auprès des enfants de ton peuple. Ce sera un temps d’angoisse tel qu’il n’y en aura pas eu jusqu’alors depuis que nation existe. En ce temps-là, ton peuple échappera : tous ceux qui se trouveront inscrits dans le Livre. » (Daniel 12,1) Durant ce temps d’angoisse qui concerne notre temps, le temps de la Fin (Matthieu 24,21), St Michel se tiendra à nos côtés. Il se tient à nos côtés pour nous défendre, pour nous protéger, pour intercéder pour nous. De même, les grands saints que nous invoquons se tiennent à nos côtés pour nous protéger, nous défendre, nous apprendre à « monter » spirituellement. C’est une immense richesse spirituelle, dont il ne faut pas se priver. Il ne faut pas mettre des barrières intellectuelles là où il n’y en a pas. Le monde de l’esprit est un. Il n’y a pas de coupure à la mort. Nous vous conseillons de lire aussi les deux textes sur site : \- [« L’Intercession des Saints dans la Bible »](/fr/lintercession-des-saints-dans-la-bible) \- [« La Survie après la Mort »](/fr/la-survie-apres-la-mort) Que tous les saints du Ciel intercèdent pour vous et vous ouvrent les yeux sur la grandeur de leur intercession. Site Pierre2 ## Divers ### Les rapports pré-matrimoniaux > Quelle est votre position concernant les rapports pré-matrimoniaux ? Notre position concernant les rapports prématrimoniaux n’est pas la « nôtre » mais celle du Maître Sauveur : « Moi Je vous dis : Quiconque regarde une femme **pour la désirer** a déjà commis, dans son coeur, l’adultère avec elle » (Matthieu 5,27-30). Nous avons connu des personnes qui ne voulurent avoir pour époux ou épouse qu’une personne capable de partager, non pas tant leur lit, mais leur soif du spirituel. Ils ambitionnaient de lire et d’approfondir à deux les paroles divines dans les Saintes Écritures. Aimer Dieu à deux. Saint Exupéry a dit : « L’amour n’est pas de se regarder l’un l’autre, mais de regarder ensemble vers un même but ». Ne plaçons donc pas les rapports physiques avant les sentiments. Nous sommes appelés à sublimer notre conception des liens entre l’homme et la femme. Le philosophe français Jacques Maritain et sa femme Raïssa étaient amoureux l’un de l’autre. Il ne se sont pourtant jamais connus sexuellement. Cela ne signifie certes pas que tous les couples doivent les imiter. Mais leur exemple nous pousse à considérer les liens matrimoniaux vers une dimension autre que charnelle ; puis le reste viendra. C’est cela se sanctifier avec l’aide de la Grâce céleste et la prière. Joseph et Marie de Nazareth, eux aussi, se sont aimés et se sont mariés sans jamais se connaître sexuellement. Quant aux rapports prématrimoniaux, ils sont normaux de nos jours pour le monde. Quant à nous, nous avons été choisis pour témoigner, dans ce monde, contre cette mentalité sensuelle. Au niveau spirituel, un homme et une femme vivant loin de Dieu et ayant des rapports intimes entre eux sont déjà mariés selon Dieu et selon nous. Ils doivent se considérer ainsi, liés l’un à l’autre et fidèles l’un à l’autre. Dès qu’ils se rapprochent de notre Père ils sont appelés à légaliser leur union. Quant à ceux qui désirent vivre selon le Plan de Dieu, la pratique de la continence avant le mariage civil et spirituel est le chemin à suivre pour leur sanctification et le témoignage devant les hommes. Car, une relation dite « sentimentale » pour l’unique satisfaction des sens, avec telle personne ou telle autre est un adultère. Aussi faut-il bien prier pour mériter un mari saint et une épouse sainte. Un tel mariage devient sanctifiant. ### Les produits anticonceptionnels > Que pensez-vous de l’usage des produits anticonceptionnels ? Leur usage dépend des cas particuliers. Ceux qui ont déjà des enfants et ne peuvent en avoir d’autres pour des raisons valables (matérielles, physiques, psychologiques, etc.) sont justifiés. Dieu est un Père compréhensif. Exiger d’un couple qui a eu par deux fois des jumeaux de s’abstenir des anticonceptionnels ne nous paraît pas juste, particulièrement à notre époque si difficile et exigeante. Tout dépend de l’esprit dans lequel on agit. Ainsi, si c’est simplement pour satisfaire des plaisirs sexuels que l’on se marie, si c’est pour fuir des responsabilités paternelles ou maternelles que l’on est largement capable d’assumer, si c’est pour faire la fête à droite et à gauche toutes les nuits ou tous les week-ends que l’on s’adonne aux contraceptifs, alors, oui, une telle irresponsabilité, une telle immaturité est largement une damnation pour l’âme. La paternité et la maternité sont une purification qui peut mener à la sainteté. ### Le mariage : Témoignage #### Quel est votre témoignage à propos du mariage ? Réponse : Lettre de Pierre2 (2005) : > Chers frères et soeurs,Les fiançailles OFFICIELLES de S. et M. donnent aux parents l’occasion de témoigner de leur et notre engagement spirituel, de notre Mariage indéfectible avec Dieu par le Christ. En cette semaine du 13 Mai, jour de l’apparition de la Vierge bénie à Fatima, nous devons à Dieu et à cette Mère Immaculée ce témoignage. > > Certains de nos jeunes se sont liés par amour et cohabitent déjà ensemble sans s’être mariés… ni même fiancés officiellement. Telle est la mentalité de ce monde sans foi. Or, pour nous qui croyons en Dieu, ce lien se sanctifie par une union franchement déclarée et bénie par Dieu. Cette bénédiction s’obtient par le mariage reconnu et béni (donc civil et spirituel). Le monde se contente par contre des concubins et concubines qui vivent ensemble le temps des roses pour se séparer quand les pétales s’étiolent après l’euphorie et l’enthousiasme des premiers temps et des premiers baisers… L’amour entre un homme et une femme est un engagement pour le meilleur et pour le pire. Il ne se limite pas aux baisers printaniers et aux « coucheries » faites sous « protection » de pilules contraceptives (nuisibles au corps des femmes), de préservatifs, etc. « Tout m’est permis », dit saint Paul, « mais tout ne m’est pas profitable. Mais j’entends, moi ne me laisser dominer par rien… Le corps n’est pas pour la fornication (les couchages illicites) ; il est pour le Seigneur… » (1 Corinthiens 6,12-14). > > « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du Christ ?… Glorifiez donc Dieu dans votre corps ! » dit encore Paul (1 Corinthiens 6,15-20). Je mentionne ces versets en considérant, bien sûr, que vous êtes Chrétiens ! Si vous les désapprouvez, sachez du moins que vous n’êtes pas chrétiens… ou ne l’êtes plus. > Dans ce cas je n’ai rien à vous dire. Menez votre vie temporelle comme vous l’entendez… à vos risques et périls, au détriment de la Vie spirituelle ! > > Les parents - s’ils se veulent témoins authentiques de leur foi - sont tenus d’avertir leurs enfants qui vivent en concubinage… ouvertement ou discrètement. Les parents solidaires d’un concubinage affiché de leurs enfants sont un contre-témoignage de leur foi en Dieu et certes pas bénis par Lui. Ils contribuent à augmenter les ténèbres spirituelles dans ce monde déjà si obscurci et s’éloignent de Dieu. Ils auront à Lui en rendre compte… eux aussi ! Il est en procès contre eux ! > > Il serait bon que les parents discutent avec leurs enfants déjà engagés dans l’amour et la cohabitation, de parler franchement avec eux. Il faut leur dire : > > \- Nous ne pouvons pas cautionner une relation non légalisée. Si vous vous aimez vraiment, déclarez cet amour par des fiançailles officielles suivies par un mariage béni par Dieu, comme nous l’avons fait. > > \- Vous êtes un exemple pour les autres, pour vos soeurs et frères principalement. Un exemple à suivre ou à éviter selon le cas. Vous risquez de choquer, de scandaliser, de vous faire imiter, de répandre l’épidémie immorale. Si vous êtes croyants, manifestez votre foi en légalisant votre amour aux yeux de Dieu et de la société. Si vous ne l’êtes pas, nous ne cautionnons pas votre union moralement impure aux yeux de Dieu et sous sanction divine. « Ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la Volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui Lui plaît, ce qui est parfait » dit saint Paul (Romains 12,2). > > \- Si vous êtes croyants, c’est cela que vous devez faire. Si vous refusez de nous écouter, nous refusons de vous reconnaître, de vous soutenir et de vous approuver. Vous êtes libres ! Nous aussi ! > > Je vous communique ce message de la part du Père. > > Pierre #### Que pensez-vous du mariage spirituel et civil ? Peut-on les séparer ? Le mariage béni et voulu par notre Père est un. Le mariage spirituel et le mariage devant les hommes sont un. Si l’on se marie devant notre Père (que cela soit en privé autour du Repas de Jésus ou que soit devant notre famille spirituelle), il faut se marier aussi devant les hommes, c.-à-d. devant la mairie. Les deux choses sont inséparables et ne devraient pas être séparées dans le temps. Le mariage civil est important en tant que témoignage devant les hommes. Jésus a dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22,21). Il y a des lois humaines qu’il faut respecter. Pierre2 avait dit avec force à un couple après leur mariage spirituel : « À présent, dépêchez-vous de faire le mariage civil. Le témoignage devant les hommes est important ». Il a toujours insisté sur le mariage spirituel devant Dieu et sur le mariage civil, effectué en même temps. Il a conseillé à un couple au Liban marié spirituellement d’aller se marier civilement à Chypre, car au Liban le mariage uniquement civil n’existe pas. Ne pas être cause de scandale : Et surtout, surtout, notre comportement doit être irréprochable, pour que nous ne soyons pas cause de scandale ou prétexte pour des déviations. Dans ce monde complètement fou où il n’y a plus aucune règle et où tout est permis, que notre conduite au sein de notre famille spirituelle soit un exemple clair qui ne puisse pas être interprété faussement par d’autres. Nous pensons surtout à nos jeunes. Il est donc bon de s’abstenir de relations physiques tant qu’on n’est pas marié devant Dieu et devant les hommes. Sinon, nous devenons un contre-témoignage, car les personnes qui nous voient, pensent que nous sommes pour l’union libre. C’est important, que TOUT SOIT CLAIR ET LIMPIDE, surtout sur un sujet aussi important que le mariage. Jésus, notre Frère Bien-Aimé a dit : > « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme, et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ! Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. » (Matthieu 19,4-6) L’homme et la femme doivent donc quitter leurs parents et fonder un nouveau foyer, en assumant les responsabilités de l’engagement que ce soit sur un plan spirituel ou temporel. > « Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne se peut cacher, qui est sise au sommet d’un mont. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller aux yeux des hommes pour que, voyant vos bonnes œuvres, ils en rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 5,14-16) Que nous puissions toujours être une lampe qui éclaire et réchauffe les cœurs par la fidélité à l’Esprit de Jésus ! D’aucune manière, nous ne devons ouvrir la porte à l’acceptation de « l’union libre ». Car si nous ne légalisons pas notre mariage (spirituel) tout de suite par le mariage civil, alors devant les hommes nous vivons en « concubinage ». C’est un contre-témoignage et cela détruit le plan de notre Père. Notre Père avait dit, il y a quelques années, à propos de deux de nos jeunes qui pratiquaient l’union libre : 16.05.2005 : « Les saboteurs !! Les mêmes qui ont saboté les fondements de mon Église. » Méditer : Ne pas être cause de scandale (1 Corinthiens 8,13). Paul dit aussi : > « Mais c’est un devoir pour nous, les forts, de porter les faiblesses de ceux qui n’ont pas cette force et de ne point rechercher ce qui nous plaît. Que chacun d’entre nous plaise à son prochain pour le bien, en vue d’édifier. Car le Christ n’a pas recherché ce qui lui plaisait… » (Romains 15,1-3) En pratiquant la continence avant un mariage officiel - donc spirituel et civil - nous suivons le Plan de Dieu et nous témoignons de l’amour tel que le veut notre Père. Un frère du Liban, inspiré par notre Père, a dit : « Celui qui se marie devant Dieu et ne se marie pas devant les hommes (mariage civil), trompe Dieu, car il ne témoigne pas devant les hommes de ce qu’il a fait devant Dieu ». Il avait été poussé par l’Esprit Saint à dire cela. En fait, il ne trompe pas seulement Dieu, mais il trompe aussi les hommes, car il leur cache qu’il est marié. Or, le mariage n’est pas une affaire privée. Le mariage est une insertion dans la société avec des responsabilités. On ne peut pas en faire une affaire privée devant Dieu uniquement. Le mariage civil et la famille sont le fondement de notre société. C’est pourquoi les sionistes travaillent fort à abolir le mariage. Attention de ne pas aller dans leur sens. Ce sont eux qui lancent des slogans très populaires parmi les jeunes comme : « Le mariage n’est qu’un papier ». Cet argument n’a pas de fondement. Alors, tout n’est qu’un papier. Les contrats les plus importants se font sur papier. En plus ce papier-là est signé devant la mairie et en présence de témoins. C’est un « papier » qui engage des lois, entre autres pour la protection de nos enfants. Et les lois sont faites pour éviter le chaos et les abus dans la société. Les sociétés européenne et américaine sont beaucoup trop permissives. L’union libre est entrée dans les mœurs et inconsciemment certains ne réagissent même plus devant elle. Jésus avait dit à Pierre2 : « Dis à Israël : Halte. C’est l’européanisme… » (15/05/1983). Avec Pierre2 nous avions médité cela et dit que la mentalité européenne est pourrie. Elle est envahie par le plan sioniste-maçonnique qui cherche et provoque le démantèlement de la société à travers la destruction des familles. Ne nous modelons pas selon le monde : > « Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos personnes en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu ; c’est là le culte spirituel que vous avez à rendre. Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. » (Romains 12,1-2) « La volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît » (Romains 12,2) est donc bien logiquement de s’abstenir de relations intimes jusqu’au Mariage officiel devant tous. Ceci est clairement exprimé par Jésus dans ses paroles concernant le mariage : > « Or je vous le dis : quiconque répudie sa femme - pas pour ‘fornication’ - et en épouse une autre, commet un adultère. Les disciples lui disent : ‘Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas expédient de se marier.’ Il leur dit : ‘Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui s’est donné… Il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels en vue du Royaume des Cieux. Comprenne qui pourra !’ » (Matthieu 19,9-12) Ces paroles de Jésus concernent le mariage, car c’est bien de ce sujet que Jésus parlait. Elles signifient que les élus de Dieu s’abstiennent de relations physiques - se rendent eunuques - avant le mariage et vivent ensuite le mariage dans l’amour et la fidélité au conjoint, sans regarder à gauche et à droite. Heureux ceux qui comprennent ce langage ! Paul aussi dit : > « Je dis toutefois aux célibataires et aux veuves… s’ils ne peuvent se contenir, qu’ils se marient : mieux vaut se marier que de brûler. » (1 Corinthiens 7,8-9) Dans l’optique de Dieu, les relations physiques ne sont donc envisageables que dans le contexte d’un mariage béni par Dieu et reconnu par les hommes. Dieu le souligne également clairement dans le Coran : > « Ceux qui ne trouvent pas à se marier rechercheront la continence jusqu’à ce que Dieu les enrichisse par sa faveur. » (Coran 24 ; La Lumière,33) La plus belle préparation au mariage et le plus beau témoignage d’une foi vivante pour deux fiancés est donc bien de grandir spirituellement ensemble et de se découvrir mutuellement au niveau de l’esprit et de l’âme jusqu’au jour béni de l’union reconnue devant Dieu et tous. De cette manière, nous sanctifions le Nom de Dieu et vivons ces belles prières de Paul qui nous sont adressées : > « Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie totalement, et que votre être entier, l’esprit, l’âme et le corps, soit gardé sans reproche à l’Avènement de notre Seigneur Jésus Christ. » (1 Thessaloniciens 5,23) > « Que le Dieu de la paix, qui a ramené de chez les morts celui qui est devenu par le sang d’une alliance éternelle le grand Pasteur des brebis, notre Seigneur Jésus, vous rende aptes à accomplir sa volonté en toute sorte de bien, produisant en nous ce qui lui est agréable par Jésus Christ, à qui soit la gloire pour les siècles des siècles ! Amen. » (Hébreux 13,20-21) #### Est-ce que le divorce civil peut être envisagé pour des questions financières ? > Certains couples ont dernièrement divorcé civilement pour des questions financières. En Suisse par exemple, il y a des lois, qui font que des couples mariés, où chacun travaille, paient plus d’impôts que s’ils vivent ensemble et ne sont pas mariés. Est-ce une raison pour un divorce civil ? Certainement pas. Nous sommes insérés dans une société devant laquelle nous devons être irréprochables. Nous ne devons pas contourner des lois pour des intérêts personnels. Notre témoignage sur le plan du mariage est très important pour les générations futures. Nous portons une grande responsabilité. Si nous acceptons une exception à la ligne directrice formulée au début de cette FAQ, nous ouvrons la porte à beaucoup d’autres exceptions, car beaucoup auraient des raisons pour « divorcer » pour des raisons financières ou pour ne pas se marier civilement « pour des raisons financières ». Si chacun commence à agir selon ses intérêts, nous nous exposons à toutes les déviations. Dernièrement nous nous faisions la réflexion en nous adressant à notre Père : « Mais nous ne sommes pas des anarchistes (pour contourner le mariage civil et le laisser au libre choix de chacun) ! » Notre Père nous a donné la réponse en nous inspirant de lire Romain 13. La réponse était foudroyante. Voici ce que dit Paul : > « Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu… (*L’autorité*) est un instrument de Dieu pour te conduire au bien… Aussi doit-on se soumettre non seulement par crainte du châtiment, mais par motif de conscience. N’est-ce pas pour cela même que vous payez les impôts ?… Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui l’impôt, l’impôt ; à qui les taxes, les taxes ; à qui la crainte, la crainte ; à qui l’honneur, l’honneur. » (Romains 13,1-7) Méditer aussi 1 Timothée 2,1-2 / Tite 3,1 / 1 Pierre 2,13-15 / Matthieu 17,24-27. Apparemment les premiers Apôtres étaient confrontés aux mêmes questions que nous. Quand on se marie, on se marie pour la vie devant Dieu et devant les hommes. Et « ce que Dieu a uni, l’homme ne doit pas le séparer » (Matthieu 19,4-6), pas même dans le mariage civil, car le témoignage devant les hommes est important. Certains musulmans pratiquent à part le mariage légal, le « mariage du plaisir », c’est-à-dire un homme et une femme se disent une formule « devant Dieu » et puis couchent ensemble et peuvent se séparer à tout moment. Si deux d’entre nous se marient uniquement devant Dieu, ils ouvrent la porte à ce genre de déviation. Nous pensons aux générations futures. En pensant au mariage, à chaque fois, une pensée s’impose à nous : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père Céleste est parfait » (Matthieu 5,48). Jésus a dit : « Pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? » (Luc 12,57). À présent que chacun juge par lui-même de ce qui est juste et agisse en conséquence ! Enfin Paul nous recommande la ligne de conduite : > « Appliquez-vous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix… C’est lui encore qui ‘a donné’ aux uns d’être apôtres, à d’autres d’être prophètes, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs, organisant ainsi les saints pour l’œuvre du ministère, en vue de la construction du Corps du Christ, au terme de laquelle nous devons parvenir, tous ensemble, à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu, et à constituer cet Homme parfait, dans la force de l’âge, qui réalise la plénitude du Christ. Ainsi nous ne serons plus des enfants, nous ne nous laisserons plus ballotter et emporter à tout vent de la doctrine, au gré de l’imposture des hommes et de leur astuce à fourvoyer dans l’erreur. Mais, vivant selon la vérité et dans l’amour, nous grandirons de toute manière vers Celui qui est la Tête, le Christ… » (Ephésiens 4,3-15) Site Pierre2, le 24.06.2016 (Fête de Doris) ### « La Passion du Christ » est-il antisémite ? > Pensez-vous que le film de Mel Gibson, « La Passion du Christ » soit antisémite ? À propos du film « La Passion du Christ », une saine réflexion s’impose. La question fondamentale n’est pas, je répète N’EST PAS si ce film est ou n’est pas antisémite, mais si Jésus de Nazareth est **ou n’est pas** le Messie prédit par les prophéties bibliques. Une bonne compréhension des prophéties d’Isaïe, entre autres, mène à une seule conclusion : Jésus (Yehoshua) est sans aucun doute le Messie annoncé par le Seigneur Créateur. Nous avons tous crucifié le « Fils de l’Homme ». Le pardon de ce péché dramatique est de croire que Lui, Jésus, est le seul et unique Messie par qui nous pouvons tous obtenir le salut éternel en croyant en Lui. Les prophéties d’Isaïe ne conduisent à aucune autre conclusion. Le film de Mel Gibson vient au moment opportun nous rappeler les paroles prophétiques de ce grand prophète : > « Des multitudes avaient été épouvantées à sa vue, tant son aspect était défiguré, il n’avait plus d’apparence humaine… objet de mépris et rebut de l’humanité, homme de douleur et connu de la souffrance… Il était méprisé et déconsidéré. Or c’étaient nos souffrances qu’Il supportait… Il a été transpercé à cause de nos péchés… Le châtiment qui nous rend la paix est sur Lui, et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris. Tous, comme des moutons, NOUS ÉTIONS ERRANTS… et le Seigneur a fait retomber sur Lui les fautes de nous tous… Pour nos péchés, Il a été frappé à mort… » (Isaïe 52,14 à 53,12) Comment pourrions-nous donc accuser une catégorie de personnes puisque « nous étions **tous** errants » ? L’unique conclusion après avoir vu le film de Mel Gibson, est loin d’être antisémite. Elle est clairement et simplement pour le messianisme universel de Jésus de Nazareth… et anti- mes propres péchés qui L’ont crucifié. La saine réaction spirituelle devrait être de s’agenouiller et d’implorer le pardon du Seigneur miséricordieux. Notre souci n’est pas que l’on soit pro- ou antisémite mais plutôt si l’on est pro- ou anti- identité messianique de Jésus, en d’autres termes pro- ou anti-Christ comme le révèle St Jean, un sémite : « Qui est le menteur si ce n’est celui qui nie que Jésus est le Christ ? » (1 Jean 2,22). Aucun antisémite ne voudrait suivre Jésus, un sémite, ou même penserait à lire ses Évangiles et tout le Nouveau Testament écrits par des sémites. Cessons donc de penser en termes restreints et morbides de pro- ou antisémitisme. Seule une conscience coupable a recours à une échappatoire vile et inutile du jugement sévère de Dieu à travers son Saint Messie sémite. ### Question sur le divorce > Bonjour, > J’ai eu la chance de tomber sur votre site et j’ai été fasciné par son contenu. > Et j’aimerais bien connaître votre avis à propos du divorce et ce qu’en disent les livres saints. > Sincèrement, > K. Cher K., Nous sommes heureux d’apprendre que vous avez aimé notre site. Pour comprendre l’Intention de Dieu dans le mariage, nous vous conseillons de lire notre texte [« Regard de foi sur le Coran »](/fr/regard-de-foi-sur-le-coran) (voir des extraits sous PS à la fin de ce mail). Le divorce n’a été permis par Mohammed que dans des cas graves et sérieux et cela par pédagogie, pour un certain temps de l’histoire, en raison de la mentalité des arabes de cette époque qui étaient habitués au divorce facile. Ce fut le cas avec Moïse aussi. Mais l’intention de Dieu est immuable. Elle est rapportée par Jésus dans l’Évangile : > « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme et qu’Il a dit : ainsi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ? Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. > Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l’origine il n’en fut pas ainsi… » (Matthieu 19,3-8) À une autre occasion, Jésus dit également : > « Et il leur dit : Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. » (Marc 10,11-12)« Eh bien ! moi je vous dis : Tout homme qui répudie sa femme, hormis le cas de fornication, l’expose à l’adultère ; et quiconque épouse une répudiée, commet un adultère. » (Matthieu 5,32) Paul dans ses lettres certifie également le caractère immuable du mariage dans l’Intention de Dieu : > « Quant aux personnes mariées, voici ce que je prescris, non pas moi, mais le Seigneur : que la femme ne se sépare pas de son mari - au cas où elle s’en séparerait, qu’elle ne se remarie pas ou qu’elle se réconcilie avec son mari - et que le mari ne répudie pas sa femme. » (1 Corinthiens 7,10-11) Si Dieu nous a prescrit le mariage pour « le meilleur et pour le pire », c’est qu’Il va nous donner la force de dépasser toutes les difficultés et les épreuves du mariage. À l’intérieur du mariage, il faut savoir pardonner. Jésus a dit de pardonner non pas 7 fois, mais 77 fois (Matthieu 18,22). Et nul de nous n’est parfait. Mais avec la grâce et la prière, toute difficulté même d’apparence insurmontable peut être dépassée. L’Amour nourrit par la prière et par le sacrifice nous donne la force de renforcer le mariage chaque jour davantage pour la Gloire de Dieu et la paix intérieure de nos enfants. En fait, il est inconcevable que de vrais croyants divorcent (quand tous les deux sont de vrais croyants), car le mariage est la voie de la sanctification par le dépassement de soi. Tel est l’Intention de Dieu. C’est pourquoi Mohammed dit dans un hadith considéré comme étant authentique : > « Iblis établit son trône sur l’eau et envoie ses légions. Le démon qui a (*ensuite*) le plus de proximité avec lui est celui qui a réussi le plus grand trouble (*fitna*). L’un de ces démons vient à lui et dit : ‘J’ai fait ceci et cela’. Mais il lui répond : ‘Tu n’as rien fait’. Puis l’un d’entre eux vient à lui et lui dit : ‘Je n’ai pas lâché \[tel humain\], jusqu’à ce que j’ai réussi à provoquer la séparation entre lui et son épouse’. Iblis rapproche de lui ce démon et lui dit : ‘Quel bon fils es-tu !’ » (rapporté par Muslim, n° 2813, et autres) En d’autres termes, le divorce est le fruit de l’œuvre du diable. Il faut dans la prière résister au démon du divorce et chercher avec le conjoint la voie de l’ouverture, du dialogue, du pardon et de l’amour. Que Dieu vous donne la force de marcher dans cette Voie. Site Pierre2 *PS : Extraits de « Regard de Foi sur le Coran », paragraphe 3.3.2, le mariage (sur notre site)*: En observant la société arabe moderne, nous constatons la réussite du plan pédagogique de Dieu dans la pratique de la monogamie. Les Arabes, en grande majorité, n’ont aujourd’hui qu’une seule épouse et la polygamie est plutôt déconsidérée. Pareillement, le divorce est méprisé par la plupart des familles arabes ; il constitue généralement le dernier recours dans des cas graves et sérieux. Grande est la différence entre la société islamique d’aujourd’hui et la société préislamique après le passage du souffle vivifiant du Coran. L’Évangile, lui aussi, adopte la même attitude pédagogique vis-à-vis du mariage et du divorce : les Pharisiens qui pratiquaient librement le divorce, questionnèrent le Messie à ce propos, pour l’embarrasser : > « Est-il permis de répudier (*divorcer*) sa femme pour n’importe quel motif ? Il répondit : N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme et qu’Il a dit : ainsi l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ? Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Eh bien ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. Pourquoi donc, lui disent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner un acte de divorce quand on répudie ? C’est, leur dit-il, en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais à l’origine il n’en fut pas ainsi… » (Matthieu 19,3-8) Il faut souligner l’attitude choquée des Apôtres eux-mêmes en entendant les paroles du Maître et lui dirent : > « Si telle est la condition de l’homme envers la femme, il n’est pas avantageux de se marier. Il leur répondit : Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là seulement à qui c’est donné. Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l’action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont rendus tels en vue du Royaume des Cieux. Comprenne qui pourra ! » (Matthieu 19,10-12) Deux faits importants ressortent de cette histoire : le premier, c’est Moïse qui a permis de donner une lettre de divorce, pas Dieu. Moïse a autorisé cela comme un pas pédagogique, une concession temporaire en raison de l’immaturité psychologique des hommes de cette époque, concession qu’il fallait dépasser plus tard pour revenir à l’état d’origine voulu par Dieu, comme l’a expliqué Jésus. Mais les Juifs, attachés aux tendances humaines, se sont accrochés à la lettre de la Loi, refusant de s’élever à l’intention divine. Le deuxième fait à retenir est que le Messie, à partir de son discours sur le mariage et le divorce, est allé plus loin, louant la chasteté de ceux « qui se sont rendus eux-mêmes eunuques pour posséder le Royaume de Dieu ». Cette expression n’implique pas une opération chirurgicale ni un célibat perpétuel mais un mariage fidèle empreint de sentiments profonds et spirituels. Il ne s’agit plus d’assouvir les instincts purement sexuels, mais de les maîtriser, jusqu’à la rencontre du compagnon ou de la compagne choisi(e) par Dieu. Il se font ainsi spirituellement « eunuques », c’est-à-dire chastes, et fidèles dans le mariage unique toute leur vie. Le Coran, lui aussi, parle de la chasteté disant : > « que ceux qui ne peuvent trouver un parti vivent dans la continence jusqu’à ce que Dieu les ait enrichis de sa faveur (*en envoyant le conjoint ou la conjointe*) » (Coran 24 ; La Lumière,33) Les Arabes du temps de l’anarchie méprisaient la continence et la chasteté avant le mariage. Cette vertu était ignorée, voire méprisée, au point que ceux qui la pratiquaient étaient accusés de manque de virilité. C’est le cas, aujourd’hui encore, dans des pays soi-disant chrétiens. Les enseignements coraniques ont porté leurs bons fruits dans le cœur de beaucoup d’Arabes. Le Coran est l’instigateur de l’évolution de la société islamique même si certains de ses enseignements sont restés infructueux chez beaucoup de Musulmans qui se sont fermés à l’esprit coranique. De même, l’Évangile n’a pas porté ses fruits dans le cœur de beaucoup de Chrétiens qui méprisent la chasteté et la sainteté du mariage. *Extraits de « Réaction au livre Regard de Foi sur le Coran »*: 2e Réponse au Cheikh K.R.: « …Vous vous êtes aussi emporté contre moi car j’ai dit que le divorce, qui avait été anarchique à l’époque de l’ignorance arabe, est méprisé aujourd’hui dans le monde arabe, après le passage du souffle vivifiant du Coran. Qu’y a-t-il dans ces propos pour vous mettre tellement en colère ? Je vous rappelle les paroles du noble prophète Muhammad dans ses Discussions : 'Pour Dieu, le divorce est la plus odieuse des choses permises (*des « permissibles »*)'. Je n’ai pas à commenter ces paroles prophétiques car il y a une sagesse pour ceux qui sont capables de comprendre ». ### Le pardon des péchés > Depuis un certain temps vous m’aviez envoyé une réponse à ma question concernant la confession des péchés. Voici un extrait de votre email :« *Avec l’Apocalypse, Jésus consacre prêtres tous ceux qui croient au Livre ouvert, il leur pardonne leurs péchés et la seconde mort n’a pas de pouvoir sur eux (Apocalypse 1,6 / 20,6).* > *En plus, ‘quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché… il ne peut pécher, étant né de Dieu’, dit Saint Jean (1 Jean 3,9).* > *Alors, là où il n’y a pas de péché, il n’y a pas besoin de confession. Tout est changé et rénové dans le ‘Ciel Nouveau et la Terre Nouvelle’ (Apocalypse 21,1), dans laquelle il n’y a plus de temple ou église ou synagogue pour les croyants, étant eux-mêmes le Temple et le Lieu de rencontre avec le Père (1 Corinthiens 3,16-17 / Apocalypse 21,22)*. » > > J’ai noté pourtant que dans la Bible il est écrit que si nous disons que nous sommes sans péché… la vérité n’habite pas en nous (1 Jean 1,8+). Pour comprendre ce que Jean dit dans sa première Lettre à propos du péché, il faut distinguer entre : Les « petits » péchés quotidiens, des imperfections, que nous faisons tous et dont Jésus nous lave dans son Sang chaque jour par le Repas de Jésus. Des péchés plus graves à travers lesquels nous blessons par exemple un frère. Pour ce genre de péchés, également, Jésus nous lave dans Son Sang chaque jour, quand nous lui demandons pardon du fond du cœur. En même temps, il est bon dans ces cas d’aller demander pardon directement au frère que nous avons blessé. C’est ceci le sens des paroles de Jésus : « Quand donc tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens, et alors présente ton offrande. Hâte-toi de t’accorder avec ton adversaire, tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que l’adversaire ne te livre au juge, et le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. En vérité, je te le dis : tu ne sortiras pas de là, que tu n’aies rendu jusqu’au dernier sou. » (Matthieu 5,23-26). Et aussi : « Si ton frère vient à pécher, réprimande-le et, s’il se repent, remets-lui. Et si sept fois le jour il pèche contre toi et que sept fois il revienne à toi, en disant : ‘Je me repens’, tu lui pardonneras » (Luc 17,3-4). Le repentir véritable, du fond du cœur, est la condition pour obtenir le pardon. Enfin, il y a le péché contre l’Esprit Saint, qui est un péché volontaire, en connaissance de cause, pour lequel il n’y a pas de pardon (Matthieu 12,31-32) et pour lequel Jean dit qu’il ne faut plus prier (1 Jean 5,16). Il faut donc distinguer en Esprit de quel genre de péché Jean parle. En écrivant : « Si nous disons : ‘Nous n’avons pas de péché’, nous nous abusons, la vérité n’est pas en nous » (1 Jean 1,8), Jean parle des péchés de la catégorie 1) et 2). Tous nous commettons des fautes. Quand il dit : « Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché… » (1 Jean 3,9), Jean parle du péché contre l’Esprit Saint. Celui qui est engendré de Dieu, ne peut pas commettre un tel péché. Dans la compréhension des Saintes Écritures, il est très important de s’élever à l’Esprit et de ne pas s’attacher à la lettre, car comme le dit Paul : « …la lettre tue, l’Esprit vivifie » (2 Corinthiens 3,4-6). C’est des péchés de la catégorie 1) et 2) que Jésus nous lave chaque jour par son Sang. En effet, poursuivant la lecture de 1 Jean 1,8, il est clair que Jésus « nous purifie de toute injustice », car « Il nous aime et nous a lavés de nos péchés par son sang » (Apocalypse 1,5). Dans les derniers Temps (notre temps), ceci se produit à travers la communion quotidienne au Corps et au Sang de Jésus, pris dans l’intimité des maisons, comme désiré expressément par Jésus (Apocalypse 3,20). Il n’y a donc plus de nécessité d’aller se confesser à un prêtre. Ceci fait partie du « Ciel nouveau et de la Terre Nouvelle » (Apocalypse 21,1). De toute façon, dans cette nouvelle Jérusalem Céleste, chaque homme et chaque femme qui croit au Message apocalyptique révélé le 13 Mai 1970 devient prêtre (Apocalypse 1,6). Tel est le Plan merveilleux de notre Père dans la Restauration Universelle prophétisée par Pierre (Actes 3,19-21). **Approfondissement** Lire le Cours Biblique, Leçon 12, paragraphe 7. ### Puis-je encore être sauvé ? > Il y a quelques années en arrière je regardais encore des sites pornographiques. Mon esprit me dit que probablement je ne verrai pas la face de Dieu. Alors comme pénitence, je vais devoir autant que possible, m’éloigner de la lumière du soleil, vivre le plus possible dans l’obscurité. Après avoir prié et demandé le Conseil de notre Papa, nous te donnons la réponse suivante : Le fait que tu nous écrives est déjà une confession. Donc, à présent demande pardon à Dieu du fond du cœur. Après cela, ne regarde plus le passé. Pierre avait reçu le Message suivant le 04.01.2009 : « Ne jamais regarder en arrière : ce que nous étions… etc., mais vers ce que nous sommes et serons : des fils et des filles de Dieu, victorieux, victorieux par sa Sainte Grâce ! » C’est le démon qui te dit de vivre dans l’obscurité. Jésus t’invite à vivre dans la Lumière. Le démon veut te décourager en t’accablant par ton passé. Ne l’écoute pas. Reconnais-le dans ces pensées négatives et chasse-le par l’Immaculée Conception et de petites invocations répétées souvent comme : « Maman chérie, aide-moi à me libérer de tout cela ». « Maman, je te confie ces pensées, chasse-les ». « Je t’ordonne Satan de te retirer au Nom de l’Immaculée Conception ». Sois fort G. Notre Père nous veut forts. Souviens-toi, que si tu crois au message Apocalyptique révélé à Pierre en 1970, alors tu es prêtre apocalyptique. Alors, prends Jésus chaque jour dans le Pain de Vie à la maison, avec amour, dans l’intimité comme c’est expliqué sur site. Car il se donne à nous pour la « Rémission des péchés » : « Or, tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant : ‘Prenez, mangez, ceci est mon corps.’ Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant : ‘Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés.’ » (Matthieu 26,26-28). C’est dans le Pain de Vie quotidien que Jésus nous lave en profondeur de nos fautes et de nos péchés. Et puis, cher G., après cela, vis dans la Lumière. Vis dans Sa Lumière. C’est à cela que tu es appelé. Nos péchés ne sont rien, quand nous les jetons avec amour et repentir dans le Sang de Jésus qui a coulé à profusion sur la Croix pour nous. G., nous t’aimons. Courage Site Pierre2 PS : Voici encore des Messages Célestes à Pierre à méditer : > 03.01.1995 : « Se repentir tous, et demander pardon. Puis vivre dans le repentir, pour vivre dans le pardon. Vivre dans la vigilance pour ne pas retomber ».01.01.2006 : « L’Amour couvre une multitude de péchés » > > 07.07.1990 : « Jésus nous parle du Pain de Vie : J’avais dit à vos frères, les premiers apôtres, que Je me livrais à eux par mon Corps et mon Sang pour la rémission des péchés. Celui qui remet les péchés, c’est Moi. Je remets vos péchés parce que vous venez à Moi qui suis dans le Pain de Vie. > J’avais aussi fait le commandement de la perfection : ‘Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait’, tout en sachant que vous, tout seul, vous ne pouvez pas vous parfaire. C’est pourquoi J’avais dit : ‘Sans Moi vous ne pouvez rien faire.’ Et c’est encore la raison pour laquelle Je me donne à vous dans le Pain de Vie, pour qu’avec Moi, vous puissiez vous parfaire et, qu’en vous élevant, vous éleviez les hommes. » Le Padre Pio disait : > « Mon passé, ô Seigneur, à ta Miséricorde, mon présent à Ton Amour, mon avenir à ta Providence ». **Psaume 38 (37) (rebaptisé par Pierre2)** Seigneur, Notre bon Père, Tu ne m’as pas puni selon ta juste fureur. Ta compassion paternelle m’a sorti de mon péché. Mes offenses montaient plus haut que ma tête, J’étais accablé, abattu à mort par mes péchés ; J’étais sans force, écrasé, triste et démoralisé. J’ignorais, tendre Père, que tous mes soupirs étaient devant Toi, qu’aucune de mes pensées ne t’était cachée. Aussi mon coeur défaillait, ma force m’abandonnait, j’ai souffert de mes péchés. Mais Toi, Père bien-aimé, Tu T’es révélé à moi. Tu m’as envoyé ton Messie, j’ai entendu sa Voix, j’ai reconnu mes fautes, je me suis repenti. Alors ta grâce m’a soutenu pour ne plus jamais recommencer. J’ai bu de Jésus les Paroles vivifiantes, j’étais comme la samaritaine au bord de ce Puits de Vie. Grâce à Lui j’ai repris vie, et la joie germa dans mon coeur accablé. Puis Tu me révélas Marie, Elle m’inonda de sa lumière, Elle me soutient dans le noble combat pour la gloire de ton Nom. J’ai voulu partager ces lumières divines avec mes parents, mes amis et mes compagnons. Mais ils se tournèrent tous contre moi et se tinrent à distance. Ils m’ont tendu des pièges, en voulurent à ma vie et tramèrent des complots. Et moi je n’ouvrais pas la bouche. Je Te disais « C’est en Toi Seigneur Jésus, c’est en Toi que j’espère. Seigneur Jésus mon Dieu, c’est Toi qui répondras ! » Ceux qui me nuisaient sans raison s’étaient multipliés. Ils cherchent encore à me persécuter pour avoir cherché le bien, Ils veulent m’abattre pour avoir dit la Vérité, ils me rendent le mal pour le bien que je leur ai fait, ils me persécutent pour avoir accompli ta Volonté. Toi, Notre Père, Tu ne m’abandonneras pas, Tu es là tout près de moi, Tu es en moi. Hâte-toi de me secourir, Père, viens vite à notre aide. Ô Toi notre salut. *Source: https://www.pierre2.net/fr/foire-aux-questions* --- # Les fins dernières > Author: Pierre2 · Published: 2011-10-26 · Updated: 2020-12-15 · Language: fr En théologie, un chapitre est consacré aux Fins Dernières de l’homme, au sort des hommes après leur mort. Ce sort est demeuré longtemps mystérieux, la faute adamique ayant plongé l’humanité entière dans les ténèbres de l’ignorance totale pour tout ce qui concerne l’âme, les raisons de la vie sur terre, la vie spirituelle et le devenir de l’homme. L’archéologie nous apprend que les anciens croyaient à une vague survie, mais toujours matérielle. Ainsi, aux temps pharaoniques, les Égyptiens enterraient leurs morts avec de la nourriture et de la boisson pour leur éviter la faim et la soif. La Révélation divine nous a graduellement appris que l’homme, après la mort, continue à vivre hors de son corps, chacun gardant sa personnalité propre. Par exemple : Samuel, après sa mort, réprimande Saul (1 Samuel 28,11-19), Judas Maccabée voit Jérémie « qui prie beaucoup pour le peuple… » (2 Maccabées 15,11-16) : les Juifs prièrent pour les soldats morts, ils continuent à vivre donc dans l’Au-delà (2 Maccabées 12,40-46), Élie et Moïse apparaissent auprès de Jésus transfiguré (Matthieu 17,3). La Révélation biblique nous apprend encore qu’il y a trois situations, trois états d’âme dans lesquels l’homme peut se trouver dans l’Au-delà : le Ciel, le Purgatoire ou l’Enfer. Ces trois états ne sont pas des endroits géographiques, interstellaires, mais des sentiments de bonheur ou de malheur, de joie ou de tristesse dus au succès ou à l’échec de l’âme dans la vie sur terre. Ce sont des sentiments qui peuvent être ressentis déjà dès ici-bas. Que de fois nous entendons dire : « Je vis un enfer » et c’est le suicide ! Ou au contraire : « Je me sens au Ciel ! Je suis si heureux ! », et c’est l’épanouissement et le rayonnement de la joie dans les yeux ! Il y a encore cette situation intermédiaire entre l’enfer déjà vécu et le bonheur céleste déjà ressenti : celle de la personne qui se recherche : ce n’est pas encore le désespoir total, mais ce n’est pas le bonheur non plus, ni la joie d’avoir accompli quelque chose de valable, surtout de s’être achevé, de s’être retrouvé. C’est l’état de celui qui continue sa route dans la pénombre dans l’espoir de trouver. Suivent des versets bibliques pour étayer ce qui a été dit : ## Le Ciel Dans sa parabole sur Lazare et le mauvais riche (Luc 16,19-26), Jésus nous montre ces deux protagonistes vivants dans l’Au-delà. Le premier baigne dans le bonheur et l’autre pâtit dans les affres de l’Enfer ; un abîme **INFRANCHISSABLE** sépare les deux hommes qui, sur terre, étaient voisins. Cette parabole présente le Ciel et l’Enfer. Ils ne sont, tous deux, qu’un état d’âme acquis par chacun sur terre. Ceux qui, dès leur vie terrestre, parviennent à se changer, à adapter leur mode de penser à l’esprit céleste, n’éprouveront pas de difficulté à s’intégrer rapidement à la société céleste. Ceux qui, par contre, se seront attaché avec entêtement à leur façon de voir et de comprendre, sans chercher même à comprendre la mentalité divine, seront inadaptables dans la Patrie céleste. C’est l’Enfer. L’état intermédiaire est le Purgatoire. On peut mériter le Ciel par un changement subit, par un acte d’amour immédiat et intense avant de mourir. Au bon larron qui exprime sa foi et sa confiance en lui, Jésus dit : « Aujourd’hui même tu seras avec moi au Paradis » (Luc 23,43). Le Ciel c’est de voir Dieu et de le connaître enfin tel qu’il est : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu » (Matthieu 5,8).« La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus le Christ » (Jean 17,3). « Je désire être dégagé (du corps) et être avec le Christ », s’exclama Paul, conscient du bonheur éternel, parfait, qui lui était réservé après sa vie dans le corps (Philippiens 1,23). « Pour qui craint le Seigneur, tout finira bien, au jour de sa mort il sera béni » (Ecclésiastique 1,13). Être béni de Dieu, agréé par Lui, voilà le bonheur éternel. L’Enfer, par contre, c’est être maudit par Dieu à cause des méchancetés commises. Le bonheur céleste est imperturbable et ne peut être perdu. Il est à jamais stable « Amassez-vous des trésors dans le Ciel : là point de mite ni de ver qui consume, point de voleurs qui cambriolent et perforent » (Matthieu 6,20). La vie sociale au Ciel baigne dans l’amour mutuel vécu entre tous ses membres. Ni haine, ni envie, ni jalousie n’y ont place. L’harmonie totale et la bonne entente parfaite unissent tous les sujets célestes, comme un seul homme, autour de Dieu, leur bon Père. ## L’Enfer L’Enfer est le rassemblement de tous ceux qui sont en conflit irréversible avec Dieu. C’est un état, un sentiment de défaite, vaincus qu’ils sont par la Toute-Puissance divine. Ce sont des âmes à jamais éloignées de la Lumière à cause de leurs résistances farouches à Dieu. Ces gens n’ont jamais le souci du plan de Dieu et n’en font qu’à leurs têtes. Sourds aux injonctions divines, ils vont droit leur chemin, indifférents aux sollicitations divines. C’est le cas de ceux qui refusèrent Jésus parce qu’il ne cadrait pas avec leurs visées politiques : « Qui ne croit pas (*en Jésus*) est **déjà** condamné » (Jean 3,18). Cette condamnation s’opère donc dès ici-bas pour ceux qui s’opposent à la volonté de Dieu. Jésus nous invitait à plier notre volonté à celle du Créateur en nous demandant de prier : « Que ta volonté soit faite ». Beaucoup préfèrent leur volonté propre à celle de Dieu. Les conflits entre hommes sont de nature à provoquer de très graves perturbations psychologiques. Un feu moral brûle l’âme des amoureux en conflits transformant leur vie en un enfer souvent insupportable. À plus forte raison, quand ce conflit est entre l’homme et Dieu, source de la Vie, ce feu invisible va-t-il consumer, épuiser l’homme qui s’oppose au dynamisme divin ! Certains pensent que Dieu est trop bon pour laisser des âmes éternellement griller en Enfer. C’est traiter un sujet aussi grave trop superficiellement, sans réellement comprendre ses implications : 1. Il ne s’agit pas seulement de Dieu, mais de ceux qui lui résistent **éternellement**. Ces âmes maudiront Dieu à jamais, qui n’a pas accompli leurs volontés : celle de ne pas leur avoir donné un Messie selon leur goût, celle de ne pas leur avoir donné de l’argent, du plaisir, du pouvoir, etc. 2. Il est vrai que Dieu est infiniment bon, mais il est aussi infiniment juste. Sa colère est encore une expression de son amour, de cet amour trahi : « Il est terrible l’Amour quand il n’est pas aimé », disait de Dieu un saint. Voyant que des âmes refusent à jamais ses avances pour des raisons injustes, Dieu ratifie, enfin, leurs désirs et les éloigne, à son tour, de sa présence pacifiante. Il ne veut pas être entouré de chicaneurs, d’égoïstes, d’orgueilleux ayant des folies de grandeur, et de déséquilibrés de tous bords ! Voici quelques versets bibliques à ce sujet : > Daniel 12,2 : Les impies ressusciteront « pour l’opprobre et une éternelle horreur. ».Judith 16,17 : Dieu se vengera des ennemis des croyants, « Il les châtiera aux jours du Jugement… et ils pleureront de douleur éternellement. » Cette douleur est surtout psychologique, semblable à celle qu’éprouvent les vaincus, c’est la honte de ceux qui sont pris en flagrant délit, « la main dans le sac » (voir Isaïe 66,24 / Sagesse 4,19). Jésus aussi parla des peines éternelles de l’Enfer ; nous en avons vu un exemple dans la parabole de Lazare et du mauvais riche. C’est la « Géhenne de feu » (Matthieu 5,22-29 / 10,28), « où le ver ne meurt pas et le feu ne s’éteint pas » (Marc 9,46), « feu éternel » (Matthieu 25,41), « feu inextinguible » (Matthieu 3,12), « fournaises » (Matthieu 13,42), « peine éternelle » (Matthieu 25,46), « des ténèbres » (Matthieu 8,12), « des hurlements » et « des grincements de dents » contre Dieu et les siens (Matthieu 13,42-50 / 24,51 / Luc 13,28). Paul atteste encore que ceux qui se refusent à connaître Dieu et combattent l’Évangile « subiront, ceux-là, la peine d’une éternelle perdition, loin de la face du Seigneur et loin de la gloire de sa majesté » (2 Thessaloniciens 1,9 / Romains 2,6-9 / Hébreux 10,26-31). La peine de ces damnés est due à leur désarroi et à leur regret devant le triomphe de l’Évangile qu’ils auront combattu de toute leur âme. L’Apocalypse dit aussi que « ceux qui auront pris part pour la Bête contre le Cavalier (Jésus) auront en partage l’étang embrasé de feu et de soufre » (Apocalypse 21,8) où « ils seront torturés jour et nuit durant l’éternité » (Apocalypse 20,10). « C’est que le Seigneur » selon l’expression de Pierre, « sait délivrer de l’épreuve les hommes pieux et garder les hommes impies pour les châtier au jour du Jugement, surtout ceux qui, par convoitise impure, suivent la chair et méprisent la Seigneurie (*de Dieu*) » (2 Pierre 2,9-16). Un homme me disait qu’il ne croyait pas à l’Enfer. Je savais qu’Untel lui avait fait beaucoup de mal, tout en prétendant être son ami (abusé de sa femme, volé son argent et même son commerce. C’est tout juste s’il est arrivé à sauver son appartement et ses meubles). Je lui dis donc : « Alors Untel aussi connaîtra un éternel bonheur malgré tout le mal qu’il t’a fait ?! ». Se sentant concerné, il hésita à affirmer que l’Enfer n’existe pas… ne fut-ce que pour « Untel » qui le mérite bien ! Demandez à ceux qui n’y croient pas, si l’Enfer ne sied pas à leurs ennemis, George Bush y verrait bien Saddam Hussein, et vice-versa, beaucoup d’autres y verraient bien Hitler, les Israéliens y plongent tous leurs ennemis, Palestiniens en premier. Dieu aussi a **SA** justice. Elle réjouit les justes persécutés par les impies. ## Le Purgatoire Depuis la faute grave des premiers parents de l’humanité, le sort de l’homme a changé. Victimes de cette faute, les générations qui la suivirent devaient panser leurs plaies. La terre qui devait nous préparer à la vie éternellement heureuse auprès de Dieu s’est transformée en un carrefour duquel se branchent trois chemins : Celui qui mène droit au Ciel, celui qui débouche immédiatement en Enfer et un chemin intermédiaire, le Purgatoire qui peut continuer après la mort physique, mais qui mène, en fin de compte, au Ciel. Avant la création de l’homme, le Ciel existait, Dieu lui-même étant ce Ciel. La chute des démons a créé l’Enfer. Le Purgatoire est une situation propre à l’homme après sa chute. C’est la situation des hommes de bonne volonté qui passent par une évolution vers le mieux, vers la guérison des séquelles du péché originel. Pour tous les hommes, la terre devrait être le Purgatoire, ce lieu où le temps devrait être employé à acquérir des connaissances psychologiques et spirituelles perdues par la chute originelle. Dès le commencement, la vie sur terre est destinée à être un apprentissage pour la vie éternelle. Après la chute, cette vie terrestre, avant d’être cet apprentissage, est devenue un terrain de combat spirituel dans lequel les hommes sont appelés à prendre position pour ou contre Dieu ou le diable. Ceux qui, consciemment ou inconsciemment, choisissent Dieu devront d’abord guérir de la plaie adamique puis faire leur apprentissage pour la vie éternelle. Ils ne doivent pas perdre cette unique occasion vu qu’il n’y a pas de réincarnation comme le révèle le texte de Paul (Hébreux 9,27). Quant à ceux qui consciemment ou inconsciemment choisissent le diable, leur sort infernal est tracé dès la vie terrestre. Tant qu’existera le temps, il y aura ce troisième état d’âme : le Purgatoire. Il finit avec la fin du temps. Cet état d’âme appartient à ceux qui auront été menés à commettre des irrégularités plus ou moins graves, mais toujours réparables. Il est avantageux de remédier sur terre aux plaies causées à autrui car les difficultés sont centuplées après la mort. C’est ce qui en ressort des paroles du Christ : « Quand tu vas avec ton adversaire devant le juge tâche d’en finir avec lui en chemin (*le chemin de la vie terrestre*) de peur qu’il ne te traîne devant le juge… et que l’exécuteur ne te jette en prison. Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé même le dernier sou » (Luc 12,58-59). Le fait que ce « prisonnier » ait la possibilité de sortir de prison, signifie que sa peine n’est pas éternelle. C’est cela le Purgatoire. Jésus nous a appris que tout péché et blasphème seront remis aux hommes… mais à qui parle contre l’Esprit-Saint cela ne lui sera remis ni en ce monde ni dans l’autre (Matthieu 12,31-32). Il y a donc certains péchés qui sont pardonnés dans l’autre monde, après quoi on est intégré a la société céleste au rang adéquat. Toutefois, ce salut s’opère « comme à travers le feu », comme l’explique Paul (1 Corinthiens 3,15). La possibilité du pardon de certains péchés dans l’autre monde est révélée dans l’Ancien Testament : les Juifs prièrent pour le pardon des soldats morts (2 Maccabées 12,40-46). St Jean confirme qu’il y a un péché impardonnable pour lequel il ne demande pas de prier. Il nous demande par contre de prier pour un frère que nous voyons commettre un péché qui ne va pas à la mort et nous lui donnerons la vie (1 Jean 5,16-17). Ce dernier texte montre que la vie éternelle peut être redonnée dès ici-bas à ceux qui ne commettent pas le péché contre l’Esprit-Saint, péché qui mène à la mort spirituelle, c’est-à-dire à l’Enfer, dès ici-bas. Ainsi est démontré ce champ de bataille spirituelle qu’est la terre. Tous les hommes de bonne volonté devraient passer leur vie sur terre à faire leur Purgatoire. Heureux sont-ils ceux qui savent faire de la mort physique un simple passage à la vie céleste. Mieux encore, ceux qui, dès ici-bas vivent le Ciel en ayant pris part à la première Résurrection. *Source: https://www.pierre2.net/fr/les-fins-dernieres* --- # Isaïe 7, 8, 9 > Author: Pierre2 · Published: 2011-11-01 · Updated: 2025-11-12 · Language: fr À mes frères et soeurs, vous tous qui, comme moi, croyez au Livre de l’Apocalypse ouvert par Jésus, j’adresse ces quelques sujets éclairants : **Message du Seigneur à ceux qui refusent de croire aux prophéties messianiques d’Isaïe qui s’appliquent parfaitement à Jésus (12.01.2006) : « Allez lire Isaïe 7-8-9… et puis allez vous faire pendre comme Judas ! »** Lisons attentivement les chapitres 7, 8, 9 d’Isaïe le prophète ainsi que 2 Rois 16 pour bien comprendre et mettre dans le contexte historique l’intervention prophétique. Isaïe est un haut fonctionnaire royal. Il a grandement influencé les événements de son époque. Il est né vers 765 av. J.-C. En 740, à l’âge de 25 ans, il eût une vision dans laquelle Dieu lui confie la difficile et courageuse mission d’annoncer la ruine d’Israël, suivie, plus tard de celle de Juda, comme châtiment aux multiples infidélités des Juifs. Pour comprendre cette prophétie, il faut connaître le contexte historique dans lequel elle fut proclamée. Au chapitre 16 de 2 Rois, il y est question du roi Achaz auquel s’adresse Isaïe. En ce temps, Peqah (dit « fils de Rémalyahu » dans Isaïe 7,9) était roi d’Israël et Raçon était roi de la Syrie (Aram : Isaïe 7,1). Le roi d’Assyrie (Teglat Phalassar, appelé « Pul » : 2 Rois 15,19) menaçait toute la région. Raçon et Péqah voulurent entraîner Achaz avec eux contre l’Assyrie, mais il refusa. Il offrit son fils unique, l’héritier du trône, en sacrifice aux idoles (2 Rois 16,3) pour conjurer le sort. Il n’avait donc plus d’héritier et la succession dynastique était menacée. Achaz, devenu roi à Jérusalem à 20 ans, n’était qu’un gamin qui eut peur d’être envahi par le Nord, Israël et la Syrie. Sa foi en Dieu étant faible et ignorante, il se hâta d’offrir son fils en sacrifice aux dieux païens pour obtenir leur aide. C’est comme si l’un d’entre nous offrait son fils en holocauste. Achaz, à peine sorti de l’adolescence, est profondément troublé par la menace du Nord. Il espère un autre fils pour remplacer le premier et ainsi lui succéder sur le trône. Dieu adresse à Isaïe la prophétie de l’Emmanuel (Isaïe 7,14) suivie de Isaïe 9,5 qui donne **les noms divins** de cet enfant : Dieu-Fort, Père-Éternel. Achaz et les siens comprenaient ces prophéties à un niveau sociopolitique immédiat, mais Dieu parlait d’un niveau spirituel et UNIVERSEL accompli plus de sept siècles plus tard par Jésus, le vrai Emmanuel (Matthieu 1,23), le « Père Éternel » parmi nous (Jean 14,8-10 / 8,57). Isaïe est envoyé par Dieu pour tranquilliser le roi Achaz, lui disant que les 2 rois du Nord, « Peqah » d’Israël, et « Raçon » de la Syrie, ces « deux bouts de tisons fumants », ne pourront rien contre lui, et que, au contraire, c’est Ephraïm, le royaume du Nord qui « cessera d’être un peuple » (Isaïe 7,3-9). Mais Achaz doute de la prophétie donnée par Isaïe et a recours au roi assyrien et se soumet à lui disant : « Je suis ton serviteur… Viens me délivrer… etc. » (2 Rois 16,7-10, etc.). Achaz demande à Isaïe un signe divin, il désire un autre fils pour l’installer sur son trône après lui. Alors c’est la prophétie de l’Emmanuel (le Christ), le seul Fils digne d’être Roi, l’Emmanuel (Isaïe 7,10-15). Mais auparavant il y aura la destruction du Nord (Israël) par l’Assyrie (Isaïe 7,18-25), suivie un siècle et quelque plus tard par celle du Sud (la Judée) à cause du paganisme du roi et de ses sujets. Isaïe est persécuté à cause de cette prophétie pessimiste ; il se retire de la vie publique et demande à ses disciples de ne pas en parler : « J’enfouis ce témoignage, je scelle cette révélation au coeur de mes disciples… » dit-il (Isaïe 8,16-23). C’est ce que je fais avec vous tous, mes frères et mes soeurs tendrement aimés. Je garde dans vos coeurs, bien scellés pour le moment, dans « le désert » où nous sommes parqués, ce témoignage de l’Apocalypse de Jean, en attendant l’heure de Dieu. Le royaume du Nord, la Galilée, donné aux tribus de « Zabulon et Nephtali » (Josué 19,10-16 / 32-39), fut envahi par le roi d’Assyrie, en 721 av. J.-C. (2 Rois 16,5-6 / 18,9-11). Ce fut l’accablement et les ténèbres pour les Galiléens de l’époque. À ce propos, Dieu annonce à Isaïe que « Dans le passé, Il a humilié le pays de Zabulon et le pays de Nephtali (*par l’invasion assyrienne*), mais dans l’avenir, Il glorifiera la route de la mer au-delà du Jourdain, le district des nations (*la Galilée*) » (Isaïe 8,23). Ainsi, ce même pays, la Galilée, « humilié » par Dieu lors de l’invasion assyrienne, sera glorifié par Lui. Car ces Galiléens du nord d’Israël, « ce peuple qui marchait dans les ténèbres (*de l’occupation et de l’exil*), a vu une **grande lumière** (*celle du Messie qui vécut et travailla en Galilée des siècles plus tard*), sur les habitants du sombre pays une lumière a resplendi (*celle du Messie qui vécut à Nazareth : Isaïe 9,1*) Car un enfant nous est né… On lui donne ce nom : Dieu-Fort, Père-Éternel… L’amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela (Isaïe 9,5-6) ». L’amour infini de notre tendre Père, le Dieu-Fort, a fait cela non pas par des armes destructrices des hommes, mais au prix de l’arme salvatrice de la Croix. Que ceux qui ne comprennent pas ce langage **aillent se faire pendre comme Judas**. Amen. Au temps de Jésus, les Pharisiens et les grands prêtres reprirent Nicodème qui prenait la défense de Jésus : > « Serais-tu Galiléen toi aussi !? Etudie !!! Tu verras que de la Galilée il ne surgit pas de prophète. » (Jean 7,50-52) Si ces fanatiques ignorants avaient eux-mêmes « étudié » les prophéties, ils auraient découvert dans Isaïe que le Prophète des prophètes, le Messie divin, surgit bel et bien de la Galilée, ce pays de Zabulon et de Nephtali autrefois humilié par l’Assyrie, mais duquel a surgi le Messie, la Lumière du monde (Isaïe 8,23 / 9,6). Il ne reste plus à de tels grands prêtres et Pharisiens et leurs successeurs d’hier et d’aujourd’hui, qu’à « aller se faire pendre comme Judas ». Je complète le sujet des prophéties d’Isaïe avec ce cri de coeur de ce grand prophète encore incompris et inconnu après tant de siècles. Il avait parlé de cet « Emmanuel » (Isaïe 7) dont le nom serait, entre autres, « Dieu-Fort » et « Père-Éternel » (Isaïe 9,5). Qui peut porter de tels noms si ce n’est Dieu Lui-même ?! Ce noble prophète, travaillé par l’Esprit divin, laissa jaillir de son coeur, comme un cri émouvant, cette parole de feu, un appel au secours, invitant Dieu à venir Lui-même sur terre, à s’incarner donc : « Ah ! Si Tu déchirais les cieux et **si tu descendais**… pour faire connaître ton nom à tes ennemis… Tous nous étions comme des impurs… Peux-tu rester insensible à tout cela, Yahvé, te taire pour nous humilier sans mesure ? » (Isaïe 63,19 / 64,11). Notre Père n’est pas « resté insensible à tout cela » et répondit par Jésus : > « **Je suis descendu du Ciel** pour faire non pas ma volonté mais la volonté de Celui qui m’a envoyé… » (Jean 6,38)« Nul n’est monté au Ciel hormis **Celui qui est descendu du Ciel**, le Fils de l’Homme qui **est au Ciel**. » (Jean 3,13) > > « Qui m’a vu a vu **le Père** »… descendu du Ciel par et en Jésus : « Je suis dans le Père et **le Père est en moi**. » (Jean 14,9-10) C’est par Jésus, le Christ, renié par les infidèles et trahi aujourd’hui par les pseudo-Chrétiens, que Dieu répondit au cri déchirant d’Isaïe. Cette prière d’Isaïe **continue d’être exaucée aujourd’hui** et jusqu’à la fin de cette terre par le Pain qui **descend du Ciel**: > « Le Pain de Dieu c’est Celui qui **descend du Ciel** et qui donne la Vie au monde » (Jean 6,33) La prière d’Isaïe est encore valable de nos jours. Aujourd’hui encore nous avons besoin que Dieu « déchire le Ciel et qu’Il redescende » nous éclairer. Il l’a fait, encore par le Christ, le 13 mai 1970 en ouvrant l’Apocalypse au chapitre 13. Il le fera encore, toujours par le Christ : > « Car Lui-même, le Seigneur, au signal donné par l’Archange et la trompette (*apocalyptique*) de Dieu, **descendra du Ciel**… » (1 Thessaloniciens 4,16)« …le seigneur Jésus se révèlera du haut du Ciel, avec les anges (*envoyés apocalyptiques*) de sa puissance… » (2 Thessaloniciens 1,7) > > « Le Christ apparaîtra une seconde fois (*hors de son corps physique*) à ceux qui l’attendent pour leur donner le salut. » (Hébreux 9,28 / 2 Timothée 4,8) Voici que Jésus est à la porte… La conclusion du cri déchirant d’Isaïe, ce cri qui déchira les Cieux autrefois pour faire descendre Dieu notre Père en Jésus, cette conclusion doit être notre cri tout aussi déchirant, tout aussi urgent, voire plus urgent et plus déchirant : « Ah ! Viens Jésus ! » Non pas « Viens Jésus », mais « **AH !** Viens Jésus ! » Toute la nuance est dans cet « **AH !!** » brûlant. Ce cri d’un coeur brûlant aimant et impatient qui souffre d’attente et de désir **ardent** de l’accueillir. Il n’y a pas de place pour les tièdes : « **OH !** Oui ! viens Jésus ! » (Apocalypse 22,20). Isaïe aurait été un des nôtres aujourd’hui ou nous de ses disciples hier. Il a exprimé cette ardente attente « **AH !** si tu… descendais…! » Et nous répondons : « **OH !** Oui viens ». « Que l’homme **assoiffé** s’approche, que l’homme **de désir** reçoive l’eau de Vie, gratuitement » déjà dans le Pain de Vie (Apocalypse 22,17). Ce Pain nous prépare à la rencontre face à face avec l’Époux de nos âmes. Nos prédécesseurs Lui criaient déjà : « Maran atha » (*Le Seigneur vient*) (1 Corinthiens 16,22). Jésus avait dit aux Juifs qui lui résistaient : « …**vous ne me verrez plus**, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Matthieu 23,39) car ces gens le rejetaient et « ne pouvaient pas le voir ». Parce que, quand on n’aime pas quelqu’un, on dit « Je ne peux pas le voir ! ». Donc, si nous aimons Jésus, c’est que nous voulons et pouvons déjà le voir… ou l’entrevoir en attendant de le voir pleinement. Nous le prions instamment, ensemble, de déchirer le voile sur nos yeux qui nous empêche de Le voir. Ah ! Qu’il le déchire et vienne. Que nous Le voyions ! Car « Il se manifestera à **ceux qui l’attendent** pour leur donner le salut » (Hébreux 9,28) et la paix de l’âme. Nous attendons **avec amour** son apparition en nous (2 Timothée 4,8), mais ne L’avons-nous pas déjà accueilli sans nous en rendre tout à fait compte ? Suite au thème sur Isaïe 63, ce cri ardent d’Isaïe disant : « Ah ! Si Tu déchirais les Cieux et si Tu descendais… », L’unique Dieu Tout-Puissant, lance un cri plus ardent encore à l’homme : « J’ai exaucé la prière d’Isaïe ! Je suis descendu !! Ah ! Ah ! Si **tu** déchirais tes ténèbres, homme, et si **tu montais toi-même** voir ce qui doit arriver et qui **arrive déjà** sous tes yeux ! Vierges folles endormies !!! » (Apocalypse 4,1 / Matthieu 25). Rendons grâce au Père, à son divin Fils Sauveur, à son Esprit Consolateur, à notre douce Mère Marie, à Joseph, à Michel, à tous nos frères et soeurs du Ciel qui nous aident à grimper. Grimpons ensemble tous les jours un peu plus vers le Haut, pour comprendre chaque jour un peu plus pour la gloire du Ciel et notre salut éternel. Pour savoir si nous avons répondu à l’invitation divine de « monter » (Apocalypse 4,1), il y a un critère qui révèle aussi le niveau de notre élévation. Ce sont les larmes de Marie, notre douce Mère, à La Salette. - Avons-nous compris les raisons de ses larmes amères ? - Avons-nous compris les NOMBREUSES raisons de ces larmes ? Plus nous comprenons les raisons et le nombre de ces larmes amères, et plus nous compatissons avec Elle, plus nous sommes élevés. Et plus nous sommes élevés plus nous prions avec Elle et avec les âmes d’Apocalypse 6,10. Voilà le critère et les niveaux. *Source: https://www.pierre2.net/fr/isaie-7-8-9* --- # Deux merveilleuses découvertes jumelles > Author: Pierre2 · Published: 2011-12-02 · Updated: 2022-01-28 · Language: fr Dans le journal « Le Monde » du vendredi 23 août 2002, page 7, parut un article : « [Deux archéologues contestent la réalité historique de la Bible](/pictures/le-monde-06-06-2002.jpg) ». Il y est question d’un livre, « LA BIBLE DEVOILÉE » (Bayard), écrit par deux archéologues juifs, Israël Finkelstein, un archéologue israélien bien connu, professeur à l’université de Tel-Aviv, et par son collaborateur, Neil Asher Silberman. Ces auteurs, explique l’article, « n’ont aucun doute sur l’inauthenticité des grands récits fondateurs. Pour eux, la Bible est une géniale reconstruction, littéraire et politique, de toute l’histoire du peuple juif, qui correspond à l’émergence du royaume de Juda ». Ce livre vient de sortir en France ; il est traduit de l’original anglais. Il y a un an, il a été mis à l’index aux États-Unis dans les milieux traditionalistes. Cette « reconstruction » qui est une re-manipulation de la Bible se passa donc sous le règne du roi de Juda, Josias, qui régna de 640 à 609 avant J.-C., comme vous l’avez lu dans le cours biblique, et qui fut vaincu par le pharaon « Néko » à Megiddo en 609. Josias voulait unifier les deux parties du peuple israélite : ceux du Sud, fondé par David et ceux du Nord qui formaient le Royaume d’Israël fondé, comme vous le savez, par Jéroboam (1 Rois 12). Josias voulut rétablir le culte juif au Temple de Salomon. Il décida de le restaurer. Durant les oeuvres de rétablissement, le grand prêtre « Hilqiyya » (ou Hilqiyyahu) trouva un livre mystérieux : Le Livre de la Loi (Torah). Il décida de s’en référer au Roi Josias (2 Rois 22,8-13). En vertu de ce qui fut écrit dans ce Livre, le Roi décida une réforme totale sur le territoire de Juda aussi bien que sur celui d’Israël, dans une tentative de réunifier les deux fractions du peuple - celle du Sud : Juda, et celle du Nord : Israël - afin qu’il n’y ait « qu’un seul peuple (*juif*) ; un seul roi (*réunification des deux royaumes divisés par Jéroboam*) ; un seul Dieu ; une seule capitale, Jérusalem et un seul Temple, celui de Salomon ». Il fallait, pour y arriver, faire violence au territoire du Nord et détruire le temple du Nord et les divers lieux de culte qui se trouvent au Nord comme au Sud, afin que ne subsistât que le seul Temple de Salomon (2 Rois 23). Mais il a fallu faire violence aussi au texte du « livre de la Loi » lui-même, lui faisant dire ce qui convenait au plan expansionniste de Josias. L’article susmentionné, comme nous l’avons dit, explique que les deux auteurs du livre en question « n’ont, en effet, aucun doute sur l’inauthenticité des grands récits fondateurs ». Pour eux, « la Bible est une géniale **reconstruction**, littéraire et politique, de toute l’histoire du peuple Juif… C’est une clé révolutionnaire d’interprétation de la Bible que proposent Israël Finkelstein et Neil Silberman » de ces « récits **légendaires amplifiés, enjolivés**, pour servir le projet du Roi Josias de réconcilier les deux royaumes israélites et de s’imposer face aux grands empires régionaux, l’Assyrie, l’Égypte, la Mésopotamie ». L’article révèle encore qu’un autre professeur d’archéologie à l’université de Tel-Aviv, Zeev Herzog, avait déjà découvert qu’« aucune démarche scientifique ne prouve la réalité de cette sortie d’Égypte, des grandes années d’errance dans le désert et de la conquête de la Terre promise ». « Le Monde », enfin, explique que « des sites bibliques aussi célèbres que Beerséba et Edom n’existaient pas à l’époque de l’Exode. Et aucun roi ne se trouvait à Edom pour affronter les Israélites. Conclusion des auteurs : ‘*les sites mentionnés dans l’Exode ont bien existé. Certains étaient connus et furent apparemment occupés, mais bien après le temps présumé de l’Exode, **bien après l’émergence du royaume de Juda**, quand les textes du récit biblique furent composés pour la première fois*’. » Les auteurs du livre, ainsi que d’autres chercheurs, font partie « des révisionnistes accusés de fournir des arguments aux Palestiniens » en démontrant par l’archéologie et l’historique que la Jérusalem des Rois, n’était, à l’époque de David et de Salomon, qu’un tout petit village. Ces révisionnistes ont démontré encore que « Jéricho était vide lors de l’arrivée des Hébreux et que les fameuses trompettes relevaient de l’écriture épique, non militaire », et non pas de l’Écriture Sainte inspirée par Dieu ! Cela me poussa à acheter le livre des deux archéologues. En le parcourant, je lis en page 37, que les auteurs vont « reconstruire l’histoire telle que nous la révèlent les découvertes archéologiques qui restent l’unique source à n’avoir subi ni purge, ni remaniement, ni les censures exercées par de nombreuses **générations de scribes bibliques** ». Cette précieuse information scientifique concernant l’intervention des scribes dans les textes bibliques m’éclaira sur la « plume mensongère des scribes » dont parle Jérémie. Ainsi, d’une lumière archéologique, jaillit dans ma tête une autre, sa jumelle, sur l’intervention du prophète Jérémie et de sa colère, comme celle de Jésus, contre les scribes et les Pharisiens qui blessèrent la pureté de la Bible par la pointe de « leurs plumes mensongères » maudites. Je désire vous en faire part. J’ai voulu connaître Jérémie de plus près, établir un lien direct entre lui et les événements de son époque. Il est « le fils de Hilkiyyahu, l’un des prêtres demeurant à Anatot », non loin de Jérusalem (Jérémie 1,1). La Parole de YHVH lui fut adressée « aux jours de Josias », l’époque qui nous concerne. Or Hilkiyyahu est ce grand prêtre que Josias chargea de restaurer le Temple ; c’est lui qui y trouva ce mystérieux livre de la Loi (2 Rois 22,3-8). Il le remit au secrétaire du roi afin que celui-ci le remette au roi Josias. Après en avoir pris connaissance, le roi décida une réforme religieuse et politique (2 Rois 22,10-13)… La réforme religieuse consista en une destruction systématique des symboles païens qui pullulaient en Judée et à Jérusalem-même, ainsi que ceux qui se trouvaient en Samarie (2 Rois 23,1-19). C’était l’occasion d’unir le pays du Nord au Sud, de le fortifier contre les Assyriens menaçants et de se préparer au combat contre leur alliée : l’Égypte. Afin d’y parvenir, il fallait motiver le peuple **religieusement**, faire miroiter à leurs yeux la « splendeur » passée à récupérer, un « empire salomonien » à rétablir, une indépendance et une hégémonie territoriale, etc. Tout cela au Nom de YHVH et pour la gloire divine par « son peuple élu ». Le fameux Livre de la Loi retrouvé était justement là pour justifier ces ambitions. Mais il manquait à ce livre l’aspect qui suscite l’enthousiasme militaire. Qu’importe ! La plume des scribes était là pour y ajouter le sel, le poivre et le ferment nécessaire pour que « toute la pâte se lève », selon l’expression de Jésus. Les scribes ne manquèrent pas de zèle ; ils s’y lancèrent à fond ! Or Jérémie, étant fils de Hilqiyyahu, eut connaissance, par son père, du contenu exact du Livre découvert. Il sut que les scribes s’étaient activés à faire dire à Dieu ce qu’Il n’avait jamais dit concernant les sacrifices et les offrandes qui revenaient aux prêtres. Ceux-ci avaient profité de l’occasion pour introduire aussi dans le Livre de la Loi tout ce qui était matériellement en leur faveur. Voilà pourquoi il s’insurgea contre eux : « Comment pouvez-vous dire : ‘Nous sommes sages et nous avons la Loi de YHVH !’ Vraiment c’est en mensonge que l’a changée le stylet mensonger des scribes ! Voilà qu’ils ont méprisé la Parole de YHVH ! » (Jérémie 8,8) ; Il dit encore à ce propos : « Ainsi parle YHVH : …**Je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères quand Je les ai fait sortir du pays d’Égypte concernant l’holocauste et le sacrifice**. Mais voici la prescription que je leur ai faite : Écoutez ma voix, alors je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. » (Jérémie 7,22-23). Mais les scribes et les prêtres ne se contentèrent pas d’écouter la Voix de Dieu ; ils convoitèrent les bénéfices à tirer des sacrifices que Dieu ne désirait explicitement pas. Jésus ne manqua pas à son tour de dénoncer les scribes et les pharisiens hypocrites assoiffés de lucre (Matthieu 23). L’on comprend la rancune que vouèrent les auteurs de ces manigances contre Jérémie et contre le Messie… voire contre le Créateur Lui-même !! St Paul avait raison de mettre les croyants en garde contre « les fables juives et les prescriptions de gens qui tournent le dos à la vérité » (Tite 1,14). Le résultat de ces magouilles fut néfaste pour Josias et le peuple tout entier ; Josias périt à « Megiddo ». Jérémie composa ses « Lamentations » sur Jérusalem. Aujourd’hui se prépare un autre Megiddo, plus ample que celui du passé : un « Har-Megiddo », un grand Megiddo, connu sous le nom d’Harmagedôn. Il se prépare sous l’égide de Bush et de Sharon et compagnie. Il subira un sort encore plus néfaste ; Il fut annoncé par Jésus (Luc 21,20-34) et l’Apocalypse qui désigne l’Irak sur l’Euphrate, par deux fois (Apocalypse 9,13-21 / 16,12-16). Bush et ses alliés ont recours aux mêmes méthodes de fermentation des mentalités en prétendant que leur plan militaire est une guerre du bien, incarné par les USA et ses alliés, contre le mal terroriste, incarné par l’Irak et d’autres. Le Vatican, le Pape Jean-Paul II en tête, a sombré dans la même injustice que celle des scribes en déformant, en faveur de leur politique, les messages que la Vierge Marie donna à la Salette et à Fatima. Sur ce, je vous laisse lire les textes bibliques et méditer. Et si vous trouvez le livre « La Bible Dévoilée », ne manquez pas de le lire attentivement. Et de bien prier pour ses auteurs et leurs semblables. C’est pour de tels Juifs, souvent « mal branchés » par les sionistes, que notre Père nous demande de prier. *Source: https://www.pierre2.net/fr/deux-merveilleuses-decouvertes-jumelles* --- # La Bible réfute l'état d'Israël > Author: Pierre2 · Published: 2021-01-28 · Updated: 2023-05-27 · Language: fr ## Présentation de la conférence Par l’Ex-député du Sud Liban, l’avocat chiite, Mr. Abdallah GHOTEIMI. Conférence donnée au Centre Culturel pour le Liban Sud (Beyrouth) le 21.03.1985. La connaissance profonde que j’ai de la personnalité du prêtre catholique Pierre me permet de résumer sa présentation en 2 mots : Le croyant révolté : il est croyant en Dieu et en la mission des prophètes dans la ligne des premiers. Il croit en l’Essence qui unit toutes les religions divines. Il croit à la lettre quand celle-ci se conforme à l’Esprit, et il s’attache à l’Esprit quand la lettre, dans les livres inspirés, n’y correspond pas. Il est révolté contre la richesse des apparences cléricales et son aristocratie, car elle ne s’harmonise pas avec la simplicité et la modestie de Jésus-Christ. C’est un contraste vraiment étonnant et ridicule à la fois de voir un serviteur ou un disciple s’orner d’un luxe méprisé par le maître. Ce serviteur se permet de porter les habits et les bijoux les plus somptueux, les plus beaux et les plus chers et ce, aux heures mêmes de son service auprès de son maître. Que dire alors quand ce Maître n’est autre que Jésus, le fils de Marie qui a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et je vous reposerai, Portez mon joug et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur et vous trouverez pour vous le repos ». Il a été le guide des riches qui veulent le suivre et leur dit : « Vas, vends ce que tu possèdes ; donne-le aux pauvres et puis viens me suivre : Tu auras un trésor au Ciel ». C’est un révolté, notre conférencier de ce soir, contre les faux concepts enseignés par certains qui se présentent à tort comme la voix de Dieu parmi les croyants ; comme il est révolté contre les pratiques déviées et trompeuses d’une clique de religieux dont le but est désapprouvé par le Dieu Miséricordieux et Juste, même quand il s’agit de la tête de l’Église au Vatican… C’est un croyant qui a le courage de parler. Il a laissé éclater son courage au début de l’effervescence du combat confessionnel, sanglant et maudit, qui opprime notre Patrie depuis des années et qui tend à empêcher les justes de se révolter, leur imposant un triste silence. Mais ce combat a jeté dans les bras du diable ceux qui prétendent être les seuls justes. En ce temps, dès le début des combats, seul, parmi les prêtres, le prêtre Pierre s’est soulevé, et il ne cesse de se soulever encore pour crier « NON ! » à la face des faux religieux. Et quand le Maître Divin qui appelle l’a appelé au combat effectif, il déserta sa clinique pour se joindre aux rangs de nos frères et dignes fils : les combattants contre Israël et ses agents dans ce pays… Le premier article écrit par Pierre fut le 20 novembre 1975 dans lequel il dénonça les membres du clergé qui ne méritent pas l’honneur de porter la croix. Cet article fut publié par le journal « Al Moharrer » sous le titre : « Lettre ouverte à Kamal Joumblatt » et avait pour sous-titre : « Allez, venez à la vraie Croix ». Permettez-moi d’interrompre ici le fil de mes idées pour signaler des coïncidences qui attirent l’attention : - Le fait que cette conférence - qui, à ma connaissance, est la première en son genre au Liban - coïncide avec la commémoration du martyre de Kamal Joumblatt, ce grand martyr du Calvaire libanais martyrisé à cette époque même de l’an 1977, et auquel le prêtre Pierre2 adressa sa première lettre - Le fait que cette conférence coïncide avec le premier jour du printemps, saison de l’éclosion des bourgeons de notre Révolution mystique Nationale contre l’invasion israélienne, et présage de voir se répandre le parfum vivifiant de notre révolte mystique pour englober des pays et des nations… - Le fait que cette conférence coïncide avec le mois où commença en 1982 l’invasion israélienne et, en 1985, sa fuite en débâcle du sud de notre pays sous les coups impitoyables de notre peuple révolté et victorieux. - Que cette conférence coïncide, enfin, avec un fait politique nouveau sur la scène libanaise, à savoir la pseudo révolte du Front Libanais de Samir Geagea et qui tend à l’accomplissement du plan sioniste, au su ou à l’insu de ses auteurs. On ne fait que constater - qu’on le veuille ou pas - que cette conférence apparaît comme une mise en demeure à l’égard des pro-sionistes dans ce pays. Je reprends le fil de mes idées pour parler des articles écrits par notre conférencier. Ces articles se sont suivis dans le journal « Al Moharrer » ; les principaux articles eurent pour titre : - « Le Maronitisme est une foi, non une race » paru le 25 décembre 1975 - « Qui sont les prophètes aujourd’hui ? » paru le 12 janvier 1976 - « O Progressistes, progressez donc », avec sous-titre « La victoire impose l’union », paru le 19 janvier 1976 - « La Bête est Israël » paru le 21 février 1976 Le dernier article écrit par notre conférencier a été une lettre ouverte au Pape Jean Paul II, dénonçant la réception de Shimon Pérès par le Vatican comme contraire à l’Esprit de l’Évangile. Cette lettre a été publiée par le journal « Al Safir » le 26 février 1985. Pierre a écrit plusieurs ouvrages pour expliquer la vraie foi et dénoncer les tromperies, pour mettre à nu Israël et son alliée la « Maison Noire », non « Blanche » de Washington, présumée capitale des États-Unis, qui n’est en fait, qu’une colonie d’Israël, comme l’a si bien démontré un député des États-Unis d’Amérique, Paul Findley, dans son livre intitulé « Ils osent parler ». Et en dépit de cela, les dirigeants des États-Unis prétendent encore, et avec l’arrogance la plus flagrante, être les leaders du monde dit libre. Triste liberté, en vérité, que celle menée par un misérable laquais du sionisme. Notre conférencier est parvenu, à force d’un travail assidu, à introduire son message au cœur du lobby sioniste et à fonder des centres dans certains pays pour dénoncer le sionisme et le détruire par la Torah et l’Évangile, réveillant ainsi la conscience occidentale, cette conscience soumise par les sionistes à un lavage de cerveau à coup de textes bibliques, ces textes qui ne furent certainement pas inspirés par Dieu, comme va le démontrer notre conférencier. Vu qu’Israël cache ses ambitions territoriales sur notre Patrie par des masques religieux et bibliques, en sus des 1000 masques politiques dont les mesures de sécurité et autres, et vu que l’accomplissement des rêves israéliens sur le Sud Liban forment un pas décisif sur la voie de la consolidation de l’État biblique d’Israël, nous avons décidé de combattre Israël par ses propres armes bibliques, sans sacrifier les autres moyens de combat, afin que la Bible soit elle-même juge entre nous et Israël. En agissant ainsi, nous démontrons que nous avons compris en profondeur le sens du combat sioniste contre nous, et que nous avons pris pleine conscience de l’essence du sionisme et de l’entité d’Israël. Nous pouvons alors combattre Israël forts et armés de l’argument spirituel en même temps, et nous libérer non seulement nous-même, mais libérer avec nous l’humanité entière du mal de ce racisme sioniste hargneux et destructeur. D’où le sujet de cette conférence, « La Torah (La Bible) réfute Israël ». A vous Pierre pour nous annoncer la Bonne Nouvelle. ## Introduction Je vous salue mes frères, au nom de Dieu Bon et Miséricordieux. Je vous salue au nom des prophètes martyrisés dans le passé pour avoir dit « NON » à Israël ; les juifs les ont alors tués comme ils ont tué et tuent encore nos fils et nos filles, les martyrs du Sud Liban, sacrifiés pour avoir dit et pour dire encore NON à Israël. Je vous salue au nom de la parole prophétique déchaînée et libérée à partir du Sud Liban : « NON » à Israël. Car la prophétie de Dieu et sa parole sur terre aujourd’hui est « NON à Israël », cette parole qui a fait du Sud Liban le sanctuaire de notre ère, sa glorieuse Cité Sainte et sa Mecque honorée, après avoir été baptisé par le sang qui du Liban à Saïda, Maaraké, Zerayriyé, Rashaya, à la Bekaa Ouest et dans les autres villes et villages qui résistent ensanglantés à l’occupant israélien. Cet occupant qui a égorgé dans notre Sud béni nos femmes, nos enfants et nos hommes qui ont osé dire « NON » à Israël au nom de Dieu. Aujourd’hui, 21 mars, c’est la fête des mères. C’est une bonne occasion pour honorer deux mères qui ont offert deux martyrs pour la justice, je veux dire la Vierge Marie et Fatima (Fatima est la fille du prophète Mohammed) offrirent Jésus et Hussein. Salut donc à vous deux ô Marie et Fatima,mères des croyants, et des croyants martyrs en particulier. Permettez-moi d’exprimer ma fierté et ma consolation de me trouver dans cette salle bénie, la salle du Sud Liban, car le cher Liban du Sud a relevé ma tête et renforcé ma fierté d’être libanais et mon témoignage contre Israël. J’ai parlé de ma consolation d’être dans cette salle du Sud Liban, et ce mot m’a été inspiré par mon saint intercesseur, le cheikh martyr Ragheb Harb. J’ai entendu cette parole de lui à la télévision à l’occasion de la commémoration de la première année de son martyr, il avait dit, juste avant de subir son martyr, il y a un an, ce qui signifie : « Au Sud Liban il n’y a pas de place pour ceux qui ne désirent pas résister à l’occupant israélien jusqu’au martyre. Car de ce Sud, notre sang coule, mais ce sang coule pour se transformer en baume qui guérit beaucoup de blessures et console beaucoup de cœurs ». A cet instant même, j’ai senti la consolation combler mon cœur en effet, et cette parole m’a rappelé une prophétie dite par le prophète Isaïe au chapitre 53 de son livre, 750 ans environ avant le martyr du Christ, et dans laquelle Isaïe dit aux juifs qui attendaient alors - comme ils attendent encore aujourd’hui - un Messie militaire égorgeur à l’image d’Ariel Sharon, il leur dit alors que le Messie qui doit venir sera doux et humble de cœur et que les juifs le refuseront et le renieront, qu’il goûtera de la main des juifs à la souffrance et à la mort, mais que par ses plaies nous serons guéris. Et nous, par les blessures, le sang et le martyr de Ragheb Harb et ses semblables, nous relevons la tête et sommes guéris et l’ennemi israélien est anéanti. Ragheb Harb a subi le martyre âgé de 33 ans, exactement comme le Christ. Il y a là un symbolisme pour ceux qui comprennent. Et j’ai compris que le sang qui coule aujourd’hui du Sud Liban, comme celui qui coula hier en Palestine à Deir Yassine et ailleurs, est le même que celui qui coula par le passé sur le Golgotha à Jérusalem où le Christ fut crucifié et à Kerbala où Hussein fut mis à mort. Lors donc que je fus invité à donner cette conférence dans une salle qui représente le Sud Liban, j’ai senti que c’est Ragheb Harb qui m’invite dans sa maison au nom de tous les martyrs et aux noms de Jésus et de Hussein. J’ai donc accepté de tout cœur. Le sujet de cette conférence est « La Bible réfute (dénonce) l’État d’Israël », Je cherchais un titre qui oriente la réflexion des auditeurs : « La Bible réfute les ambitions d’Israël », etc. Mais j’ai vu que le titre le plus précis est « La Bible réfute l’État d’Israël » car il exprime mon intention exacte. La Bible en effet réfute Israël comme État politique quelqu’il soit et où que soit cet État, indépendamment de ses ambitions, qu’il en ait ou pas. Avant d’aborder le sujet, je crois utile d’expliquer le sens du mot « Sionisme » par rapport au « Judaïsme ». Le judaïsme est une religion et une foi monothéiste inspirée par Dieu. Le sionisme, lui, est le pourrissement du judaïsme et sa déviation vers le matérialisme mondain et le racisme. Le mot sionisme est attribué au mont « Sion », un des 5 monts sur lesquels est bâtie la vieille Jérusalem. Le deuxième mont important pour les sionistes est le mont Moreah sur lequel Salomon bâtit le premier Temple sur le site présumé où Abraham avait voulu offrir son fils en sacrifice à Dieu. Sur ce site est érigée aujourd’hui la Mosquée d’Omar dite Mosquée du Roc, que les sionistes voudraient voir détruite afin d’ériger leur Temple à sa place. Le Roi Salomon avait construit son palais royal sur le Mont Sion. Graduellement, l’attention des juifs se détourna du Mont Moreah où se tenait le Temple, pour se fixer sur le Mont Sion, lieu du Palais royal. Ce palais bâtit sur le Mont Sion devint le symbole de leur existence au point où ils choisirent pour eux le nom de « sionistes », par rapport à une entité politique, un royaume mondain et terrestre désavoué par Dieu et ses prophètes, comme nous verrons, au lieu de choisir pour nom, par exemple, les « Moréens », par rapport au mont Moreah sur lequel était construit le Temple, une entité qui symbolise le message spirituel, non temporel, du judaïsme. Ainsi, par le nom qu’ils se sont choisi, les sionistes démontrent qu’ils ont politisé le spirituel et trahi l’Alliance divine. Le but du Sionisme aujourd’hui est de rassembler les juifs du monde entier en Palestine autour du roi d’Israël qui serait le Messie sioniste attendu impatiemment par les juifs pour rétablir le Royaume sioniste en Israël. La dynastie de ce royaume est supposée durer, d’après les juifs, jusqu’à la fin des temps et donner aux juifs une hégémonie politique, économique et militaire totale sur le monde. Or le but du judaïsme est différent, doux et humble et vise à rassembler tous les hommes en une famille spirituelle unique comme l’a expliqué Jésus. Les prophètes et Jésus ensuite ont refusé de donner leur aval au plan sioniste et ont dénoncé ce plan satanique avec courage ; c’est la raison pour laquelle les juifs martyrisèrent les prophètes et refusèrent de croire que Jésus - qui s’est opposé au sionisme jusqu’à la croix - est le Messie annoncé par les prophètes, Les juifs refusent aujourd’hui encore de croire en Jésus pour les mêmes raisons que leurs ancêtres. Cette conférence se divise en 3 parties : 1. Les textes bibliques qui tracent les frontières d’Israël. Je démontrerai que ces textes, dénoncés par les prophètes eux-mêmes, ont été introduit à tort par les scribes dans la Bible pour justifier l’esprit expansioniste des sionistes 2. Le refus de Dieu et des prophètes d’établir un état politique d’Israël 3. La relation entre Israël, l’Antichrist et « Gog et Magog » Je conclurai ma conférence en révélant ce que la Bible dit du Liban, de son rôle dans le salut. ## Les textes sionistes introduits à tort par les scribes dans la bible Après cette introduction je vous présente ma conférence « La Bible réfute Israël ». Je démontrerai que les livres bibliques de l’Ancien Testament dénoncent l’état d’Israël et réfutent les arguments bibliques présentés par les sionistes, en faveur d’Israël. Des évènements exceptionnels, guerres et révolutions, se déroulent dans le monde et particulièrement au Moyen-Orient, depuis l’apparition de l’état d’Israël après la deuxième guerre mondiale. Cet état a concrétisé les convoitises refoulées des juifs depuis plus de vingt siècles, Et nous libanais, après nos frères palestiniens, nous avons vécu, nous vivons encore ces événements dans notre chair et notre conscience, avec une intensité jamais égalée. Avec l’apparition de l’État d’Israël, le monde entier passe par une épreuve, une crise de conscience qui mesure la foi des hommes à leur insu. L’homme, consciemment ou inconsciemment, passe par un examen de conscience qui équivaut à un jugement. Cette épreuve sioniste qui s’est abattue sur le monde ENTIER est l’épreuve UNIVERSELLE dont a parlé Jésus dans les Évangiles et dont parle l’Apocalypse au chapitre 3,10. Cette épreuve universelle se présente pour sonder les intentions réelles et la bonne foi de tout homme en cette fin des temps, avant le Retour final de Jésus comme Juge du monde. Le monde passe par des crises et le Liban gémit sous le poids d’une croix pesante à cause du racisme sioniste établi en Palestine en un État nommé Israël. Israël, qui refuse l’Esprit du Christ Jésus et que Paul qualifie d’ennemi de Dieu, des prophètes et des hommes, dans sa première lettre aux Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 2,14-16), Israël a déversé secrètement sa haine partout dans le monde, sur tous les hommes et particulièrement au Liban, où ses crimes furent commis ouvertement, Après avoir subtilisé la Palestine, les sionistes ont essayé de s’approprier le Liban et l’Israélien a volé, dépouillé, exilé et persécuté des innocents dans les camps de concentrations, ici même au Liban. Deux peuples ont particulièrement souffert de la main israélienne : le palestinien et après lui, le libanais et ce, avec l’appui et la bénédiction du monde occidental dit libre et dit chrétien qui arma Israël, le rendant fort contre nous, La raison principale du soutien occidental à Israël est la Bible, non l’holocauste hitlérien, car les sionistes obtinrent les faveurs de l’Europe et particulièrement de l’Angleterre dès le début du vingtième siècle, avant ce dit holocauste. Et certains, encore engourdis dans le matérialisme et assoupis dans la nonchalance, continuent de sommeiller comme les vierges folles de la parabole et refusent d’employer l’arme puissante de la Bible contre Israël quand lui emploie cette arme contre nous, d’autant plus que cette même Bible nous justifie et condamne l’État d’Israël comme nous verrons. Les sionistes ont joué sur toutes les cordes sensibles pour abuser les européens et les américains. Par la maçonnerie juive, et notamment l’organisation juive des Béni Berith - qui signifie les fils de l’Alliance - les sionistes sont parvenus à s’infiltrer dans les loges maçonniques d’Europe et des États-Unis et ont réussi à gagner l’oreille et le cœur des chrétiens d’occident par le moyen de deux puissants arguments : La Bible et l’holocauste hitlérien. Les juifs se présentèrent devant les chrétiens occidentaux comme des agneaux égorgés par le nazisme et obtinrent ainsi la sympathie des puissances européennes et américaines et leur appui contre les arabes quand les arabes sont innocents des crimes nazis. Mais le mouvement sioniste international a surtout trompé la conscience chrétienne en Occident - qui croit en la Bible - par la Bible elle-même. Le sionisme international a œuvré depuis des siècles pour installer les juifs du monde en Palestine. Les dirigeants juifs ont sollicité à cette fin l’aide des Tsars de Russie, des Papes Vaticanistes et des Sultans Turques mais leurs efforts furent voués à l’échec. Enfin, au début du vingtième siècle, ils s’efforcèrent d’obtenir l’appui de l’Empire Britannique et la Bible fut l’instrument qui leur permit de convaincre les dirigeants anglais. Le premier indice des efforts sionistes parut sur le terrain politique avec l’accord de Sykes-Picot en 1916 en vertu duquel l’Angleterre et la France décidèrent de partager entre elles le Moyen-Orient à la fin de la première Guerre mondiale. Par cet accord, la France obtint mandat sur la Syrie et le Liban, et l’Angleterre, sur l’Égypte, l’Irak et la Palestine en vue d’aider au rassemblement des juifs en Palestine. Le deuxième signe de l’appui biblique offert par l’Occident aux juifs est apparu en 1917, avec la promesse de Lord Balfour, ministre britannique des Affaires Etrangères. En vertu de cette promesse, l’Angleterre s’engageait officiellement à aider les juifs à immigrer en Palestine pour y fonder un foyer juif. Il est utile de rappeler que les sionistes obtinrent ces résultats concrets avant l’holocauste hitlérien, 25 ans avant cet holocauste, rien qu’en se référant à des textes bibliques. Les sionistes continuent, aujourd’hui encore, leur plan de gagner la sympathie des chrétiens d’Occident par les textes bibliques. Ceux qui ont lu le livre de Paul Findley, député des États-Unis d’Amérique, publié dernièrement par épisodes dans le journal « Al-Safir », ici au Liban, et dont le titre peut être traduit par « Ils osent parler », n’auront aucune difficulté à croire ce que je dis. Paul Findley dénonce les activités sionistes dans son pays et particulièrement le Lobby sioniste et fut lui-même attaqué par les sionistes pour ne s’être pas soumis à eux. Ce député américain dit entre autre dans son livre : > « Beaucoup d’américains, conservateurs et autres, soutiennent Israël sous le prétexte de valeurs culturelles et politiques communes, et comme réaction à l’holocauste juive. Plusieurs conservateurs croient que la création d’Israël en 1948 fut un accomplissement prophétique biblique et qu’Israël continuera à jouer un rôle central dans le plan divin. »« Il y a beaucoup de chrétiens qui voient dans l’appui à Israël un rôle prépondérant dans l’interprétation des enseignements du Christianisme. Ils croient, en effet, qu’Israël mérite le soutien chrétien car, d’une part, son existence est l’accomplissement de prophéties bibliques, et ils multiplient leurs références aux textes bibliques de l’Ancien Testament pour étayer leur opinion. D’autre part, beaucoup de Chrétiens soutiennent Israël parce qu’ils croient que les juifs sont toujours ce qu’ils étaient aux temps bibliques, le peuple élu de Dieu. » Ainsi a osé s’exprimer un député américain qui a subi une persécution organisée de la part des juifs et du lobby sioniste dans sa propre patrie. Cette persécution fut orchestrée contre lui pour la seule raison qu’il a été témoin de la ruse sioniste et refusa de se laisser abuser par leurs arguments trompeurs sur tous les plans, même bibliques. Ceux qui ont saisi l’Esprit biblique et suivi les comportements du sionisme mondial pour gagner la sympathie du monde occidental par la Bible, sont convaincus qu’il faut révéler la véritable attitude de la Bible vis-à-vis de l’État d’Israël. En effet, celle-ci regorge de textes condamnant la création d’un État politique juif. Pourtant nous constatons que beaucoup de chefs religieux et politiques chrétiens se sont laissés fourvoyer en soutenant les prétentions israéliennes fallacieuses et se sont laissés porter à croire les fausses interprétations bibliques auxquelles ont recours certains juifs d’aujourd’hui, La Bible a une grande influence sur la conscience chrétienne et les juifs le savent, tout comme le Coran a un grand ascendant sur la conscience musulmane. C’est pourquoi quand l’ancien premier ministre israélien Ménahem Begin, visita l’ex-président des États-Unis, Jimmy Carter, il se présenta, selon la radio israélienne, avec une carte biblique de la Palestine pour convaincre Carter de son devoir moral de soutenir l’État d’Israël. Jimmy Carter, connu pour son attachement à la Bible avait alors déclaré qu’en soutenant Israël c’était la cause de Dieu qu’il défendait. C’est ainsi que, par la Bible, les Israéliens sont parvenus à convaincre beaucoup de Chrétiens qu’être contre Israël est un péché. Et c’est le contraire de ce que nous disons ici. Ainsi se sont comportés et se comportent encore, les dirigeants sionistes avec le monde occidental, jouant sur toutes les cordes sensibles et usant de la Bible même, pour usurper l’opinion publique occidentale et gagner le soutien affectif, moral, économique et enfin militaire des pays dits chrétiens. Des évêques de France et des États-Unis ont même publié des déclarations en faveur d’Israël, poussant leurs fidèles à soutenir cet État, certains allants même jusqu’à faire de ce soutien un devoir moral. Cette tromperie s’est étendue jusqu’à nous en Orient, où nous avons vu des Chrétiens défendre Israël au détriment de leur propre patrie et des chefs religieux chrétiens tendre la main à Israël pour l’aider ou pour réclamer son aide contre leurs compatriotes. Les convoitises bibliques d’Israël s’étendent du Nil à l’Euphrate (Genèse 15,18). Ceci est symbolisé sur le drapeau israélien, où nous voyons l’Etoile sioniste, étoile à six branches, située entre deux lignes horizontales bleues, symbolisant le Nil et l’Euphrate, Beaucoup en Orient s’éloignent de la Bible, croyant que celle-ci soutien injustement cet État inique et justifie les crimes nombreux d’Israël. Ils s’insurgent donc contre la Bible au lieu de dénoncer les sionistes qui en font mauvais usage. Ceux qui, en Orient, ne croient pas en la légitimité d’Israël, éprouvent un sentiment de désaffection envers la Bible et croient en sa falsification car disent-ils Dieu ne peut inspirer des textes injustes, Ils négligent donc de recourir à la Bible pour dénoncer Israël et tombent dans le piège que leur avaient tendu les sionistes pour les éloigner de la Bible afin qu’ils n’y découvrent pas ce qui les condamne. Croire que la Bible est falsifiée, c’est rendre à Israël un double service car, d’un côté, ceci augmente l’aversion des Chrétiens d’Occident vis-à-vis des orientaux qui dénoncent Israël et refusent la Bible et d’un autre côté, ceux-ci même qui combattent Israël en s’éloignant de la Bible, négligent cette arme biblique puissante qui leur donne raison contre l’usurpateur israélien. Ainsi nous constatons que les sionistes travaillent d’un côté à s’allier leurs amis chrétiens par des textes bibliques qui les arrangent, et d’un autre côté, à éloigner leurs ennemis de la Bible de crainte que ceux-ci n’y découvrent ce qui les condamne. En ce domaine il faut savoir demeurer objectif et avoir beaucoup de discernement afin de ne pas se laisser entraîner par un enthousiasme malsain et impatient. Ceci pourrait mener à des conclusions hâtives et superficielles telles que croire à la falsification de la Bible ou encore à se laisser entraîner par des sentiments racistes, deux dangers qu’il faut éviter à tout prix, C’est pourquoi il faut acquérir une grande puissance de concentration mentale, celle qu’avaient les deux grands cheikhs savants défunts Afaghani et Mohammed Abdo qui sans cesse certifiaient l’authenticité des textes bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testament parvenus jusqu’à nous. Par ailleurs les découvertes des fouilles archéologiques, particulièrement les rouleaux de Qumran, près de la Mer Morte, découvertes en 1947, et qui remontent à 200 ans av. J.-C., attestent l’authenticité du texte biblique actuel. Et c’est ce texte qu’avaient connu Jésus et le prophète Mohammed et qu’avait certifié le Coran en plus d’un verset, tel que le suivant : « Ceux à qui nous avons donné le Livre (*la Bible*) le lisent correctement. Ceux-là y croient et ceux qui n’y croient pas ce sont eux les perdants » (la Vache 121). Quant à moi, je crois en la Bible, et en son texte actuel, afin de ne pas figurer parmi les perdants. Certains, après avoir entendu que la Bible soutient Israël, se demandent comment on peut concilier entre croire en la Bible et refuser Israël. La réponse est simple : Il est vrai que la Bible mentionne des frontières géographiques à l’État israélien, mais il est aussi vrai qu’elle condamne ceux qui travaillent à établir cet état politique non voulu de Dieu. Je crois en la Bible, Je crois qu’elle est inspirée par Dieu. Et si je croyais que la Bible, accordait aux juifs d’aujourd’hui un état politique s’étendant géographiquement du Nil à l’Euphrate à travers tout le Liban, j’aurais été le premier à militer dans les rangs des israéliens et de leurs agents pour établir l’état d’Israël et ce même au détriment de ma patrie bien-aimée, le Liban, que j’aurais sacrifié de tout cœur pour satisfaire le Créateur et lui prouver mon amour et mon attachement à sa seule volonté. Mais la Bible au contraire, me commande de dénoncer les convoitises israéliennes et m’impose de combattre Israël jusqu’au martyre, comme le font nos fils et nos filles, nos dignes frères et sœurs du Sud-Liban, ces martyrs élus par Dieu qui, loin d’être morts, sont vivants à jamais auprès de Dieu comme le dit le Coran. C’est pourquoi, contrairement à tous ceux qui, comme des moutons de Panurge, suivent aveuglément le courant pro-israélien, de crainte d’être accusé d’antisémitisme et de racisme, je m’insurge et je crie, comme avait crié hier le prophète Michée, en disant : > « Moi, au contraire, je suis plein de force et du souffle de Yahvé, de justice et de courage, pour proclamer à Jacob son forfait, à Israël son péché. » (Michée 3,8) Je vais exposer maintenant les textes bibliques les plus importants exploités par les sionistes parce qu’ils mentionnent les frontières d’Israël. Puis je démontrerai que ces textes ont été introduits dans la Bible par les scribes juifs. Je répète : ces textes ont été introduits dans la Bible par les scribes juifs, incités à cela par les chefs religieux et politiques sionistes. Ensuite j’expliquerai comment Dieu, par ses prophètes, a dénoncé dans la Bible même, ce que les scribes y ont introduits pour justifier les convoitises israéliennes au nom de Dieu. La Bible rapporte au chapitre 15,18 de la Genèse, l’Alliance entre Dieu et Abraham, en ces termes : > « Dieu conclut une Alliance avec Abraham en disant : A ta postérité je donne cette terre, du fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve l’Euphrate. » (Genèse 15,18) Le fait que Dieu invite Abraham et sa postérité à s’installer entre le Nil et l’Euphrate, ne signifie nullement que cette terre est la propriété d’Israël comme état politique du vingtième siècle. Par ailleurs, ceci ne revient pas à dire que la postérité d’Abraham sont les seuls juifs, et en particulier les juifs sionistes d’aujourd’hui, car les arabes sont eux aussi la postérité d’Abraham et Saint Paul dans sa lettre aux Galates, révèle que tous ceux qui croient que Jésus est le Messie sont fils d’Abraham (Galates 3,29). Il faut noter ici que les israéliens ne croient pas que Jésus est le Messie. Comment donc, d’après cette logique de Saint Paul seraient-ils encore les descendants d’Abraham ? Et faudrait-il croire encore que tous les disciples de Jésus, parce qu’ils sont la postérité d’Abraham, doivent se rassembler entre le Nil et l’Euphrate et que les non-croyants doivent vivre hors de ces frontières ? Certes non. La raison pour laquelle Dieu invita Abraham et sa descendance à s’établir entre ces deux fleuves est la suivante : Ceux-ci devinrent nomades et erraient d’un endroit à l’autre, après que Dieu avait demandé à Abraham de quitter la Syrie, sa patrie. Dieu invita Abraham à s’établir avec les siens sur toute l’étendue mentionnée, non en vue d’y ériger un nouvel état politique, comme veulent l’interpréter les sionistes, mais afin qu’Abraham coexiste lui et ses descendants avec les indigènes de la région qui étaient alors païens, répandant paisiblement la connaissance du Dieu unique qui s’était révélé à lui. Or les juifs, contrairement au plan de Dieu, se sont transformés en sionistes après Abraham. Ils ne se contentèrent plus du monothéisme, mais voulurent posséder la terre et les biens des autres habitants, s’efforçant de les expulser de la région sous prétexte que Dieu leur fit don de cette terre et qu’ils en sont les seuls propriétaires. La Bible est riche en exemples du sang versé par les israéliens pour s’établir dans la région en expulsant les indigènes par la force des armes. Les scribes juifs ont introduit dans la Bible, à l’instigation de leurs chefs religieux et politiques, des textes faussement attribués à Dieu pour justifier leurs convoitises. Par la suite, les prophètes ont dénoncé cette pratique mensongère. Je mentionne quelques exemples des textes les plus importants qui se rapportent aux frontières d’Israël : > « Josué, étant devenu vieux, Yahvé lui dit : Te voilà vieux et pourtant il reste à conquérir un pays considérable : tous les districts des Palestiniens… et tout le Liban… jusqu’à l’entrée de Hamat. Tous les habitants de la montagne depuis le Liban… tous les Sidoniens, c’est moi qui les chasserai de devant les israélites. » (Josué 13,1-7) Je me demande aujourd’hui : si c’est bien Dieu qui a dit ces paroles, pourquoi nous Libanais ne nous voyons pas expulsés de nos maisons, fuyant devant les israéliens ? Pourquoi c’est le contraire, qui se produit ? En effet, le monde voit les Israéliens fuir à grandes jambes du Sud-Liban. Et où sont-ils les fuyants soldats de Tsahal, l’armée d’Israël, où sont-ils de la ville de Hamat au nord de la Syrie ? Et pourquoi l’épouvante remplit, non les cœurs des Sidoniens du Sud-Liban, mais bien ceux des israélites habitant les implantations juives du Nord d’Israël, en Galilée ? Nous trouvons encore un texte dans le livre du Deutéronome dans lequel Dieu dit aux Israéliens : > « Tout lieu que foulera la plante de vos pieds sera vôtre ; depuis le désert (*Sinaï*), depuis le Liban, depuis le fleuve Euphrate jusqu’à la Mer Occidentale (*Méditerranée*), s’étendra votre territoire. Personne ne tiendra devant vous. Yahvé votre Dieu vous fera craindre et redouter sur toute l’étendue du pays que vous foulerez. » (Deutéronome 11,24-25) Tel est le texte biblique. Que pouvons-nous dire, nous libanais qui croyons en la Bible, et qui n’avons pas craint les juifs d’aujourd’hui et qui avons semé la crainte et le désespoir dans le cœur de Tsahal, les soldats de l’armée d’Israël, les vaillants soldats que nous avons vu sous nos yeux fuir et commettre des suicides en grappe ? C’est cela qu’a avoué le premier ministre israélien lui-même à la presse internationale. Peut-être que le Dieu des israéliens ne s’attendait pas à ce que les israéliens appellent « le terrorisme chiite », ce terrorisme qui les a terrorisé en leur opposant, encore au moment où je parle, une résistance qui épouvante leur cœur. Il est légitime de se demander comment donc la Bible vient dire que « personne ne tiendra devant les israéliens » ? N’ont-ils pas tenu ces chiites, ces dignes fils de Fatima avec leurs alliés, face à la formidable machine militaire israélienne ? Et l’épouvante n’a-t-elle pas rempli les cœurs des soldats d’Israël qui n’ont qu’une hâte, celle de se retirer du Liban, épouvante que les habitants du Sud-Liban n’ont pas connus ? Comment la Bible vient dire que « votre Dieu vous fera craindre et redouter sur toute l’étendue du pays que vous foulerez » ? Et qui est-il donc ce Dieu menteur et trompeur ? Jésus nous répond dans l’Évangile de St-Jean en disant aux juifs qui le refusaient : > « Vous avez pour père, c.à.d. pour Dieu, le diable, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. » (Jean 8,44) Nous croyons, nous, en ces paroles graves de Jésus. Les israéliens, lors de leur retrait du Sinaï, furent déçus de leur « Dieu » et de leur Premier Ministre d’alors, Menahem Begin, qui les avait incités auparavant à s’y établir. Leur déception était due au fait qu’ils croyaient que la Bible leur promettait la possession permanente de cette région de la terre. Les sionistes, après leur retrait du Sinaï, n’ont pas appris la leçon ; ils n’ont pas encore compris, jusqu’aujourd’hui, que le « Dieu » trompeur qu’ils adorent n’est pas le Créateur Tout-Puissant, capable d’accomplir ses promesses d’une seule parole. Nous avons vu que des textes bibliques établissent les frontières d’Israël du Nil à l’Euphrate. Mais nous trouvons dans la Bible d’autres textes dans lesquels Dieu fixe des frontières moins ambitieuses puisqu’il définit les frontières d’Israël de la Méditerranée à la Mer Morte seulement, tel ce texte du livre des Nombres 34,8-12, qui fait dire à Dieu : > « Vous aurez pour frontière maritime la Grande Mer (*c’est-à-dire la Mer Méditerranée*), cette limite vous servira de frontière à l’Occident. Et voici votre frontière du Nord. Vous tracerez une ligne depuis la Grande Mer jusqu’à Hor-la-Montagne et jusqu’à l’entrée de Hamat. Puis vous tracerez votre frontière orientale qui descendra vers la rive orientale de la Mer de Kinnérèt (*c’est-à-dire le Lac de Génésareth*), la frontière suivra alors le Jourdain pour aboutir à la Mer Salée. Tel sera votre pays avec les frontières qui en font le tour. » (Nombres 34,8-12) En vertu de ce texte, les frontières orientales d’Israël s’arrêtent au Jourdain, bien loin de l’Euphrate, et sa frontière occidentale se limite à la Méditerranée, sans inclure le Sinaï. Beaucoup d’Israéliens croient en ce qu’ils appellent « Le Grand Israël », un empire Sioniste Mondial dont le centre national est en Orient. Mais ces mêmes gens sont perplexes et embarrassés quand il s’agit de définir les frontières de l’État d’Israël. Cette perplexité et cet embarras sont dus aux textes bibliques qui diffèrent quant à la définition des frontières. C’est pourquoi, jusqu’aujourd’hui, Israël n’a pas encore présenté aux Nations-Unies une carte définissant ses frontières géographiques. Telles sont les principaux textes bibliques exploités par les israéliens pour soutirer l’appui du monde dit « chrétien ». Nous constatons que les frontières varient selon l’ambition des scribes. Or, si c’est vraiment Dieu, l’Unique Créateur de toute chose, qui avait dicté les limites d’un état israélien, ces textes bibliques n’auraient pas été ainsi hésitants entre plus ou moins d’expansionnisme, laissant ceux-là même qui y croient, dans la confusion totale et gênant le monde entier par leurs imprécisions. Dieu qui a créé toute chose dans un équilibre admirable, ne saurait de toute évidence, inspirer des textes confus. Mais les scribes israéliens ont fait tout dire à Dieu pour justifier les convoitises sionistes. Les juifs les plus ambitieux choisissent comme frontières pour Israël du Nil à l’Euphrate. Toutefois, ils ne trouvent pas de moyens pacifiques pour parvenir à leur but avec le consentement de l’opinion mondiale. Mme Golda Meir, la défunte Premier Ministre d’Israël autrefois avait dit : « Le monde qui nous résiste n’a rien compris. Car après la première Guerre Mondiale, nous avons décroché la promesse de Balfour, après la deuxième Guerre Mondiale nous avons obtenu l’État d’Israël ». Elle sous-entendait dans le contexte de son discours, qu’après la troisième Guerre Mondiale, guerre que le Sionisme international est capable de déclencher, les israéliens parviendront à réaliser leur rêve de toujours, l’Empire Israélien qui surgira des décombres de cette conflagration nucléaire, pour s’étendre du Nil à l’Euphrate. Mme Meir voulait, par ces paroles intimider le monde par le fait qu’elle détient la clé de la redoutable troisième Guerre Mondiale. Le monde ferait donc mieux de céder aux exigences du « Grand Israël » sinon le sionisme saura mettre le feu aux poudres pour le réaliser. C’est cela qui poussa l’ancien ministre des Affaires Etrangères des États-Unis, Mr Henri Kissinger, juif et sioniste notoire, à proposer son fameux plan de « pas-à-pas » pour résoudre le problème du Moyen-Orient, Ceci, dans la conception sioniste, signifie résoudre le problème de cette région par l’extension des limites d’Israël jusqu’à ses frontières bibliques du Nil à l’Euphrate, mais « pas-à-pas », doucement, sans faire de bruit. Or, nous les voyons déguerpir du Liban à grands pas, et avec fracas, sous les coups répétés et impitoyables de la vaillante résistance Libanaise. Les soldats de Tsahal quittent le Liban, déguisant leur fuite en retrait tactique. Comment arriveraient-ils donc à l’Euphrate et à Hamat ? Est-ce en reculant à pas de géants ? Que, dans la Bible, l’on trouve des versets pour définir les frontières d’Israël, ne signifie nullement que c’est Dieu qui en est la source : Ces versets sont, au contraire, autant de parasites qui dévient le plan de Dieu de son cours historique normal et pacifique. Il se trouve dans la Bible plusieurs exemples de ce parasitisme, et le prophète Jérémie n’a pas manqué de dénoncer cette pratique démentielle, accusant « la plume mensongère des scribes » d’avoir surchargé la Bible de textes mensongers. Ce grand prophète dit en effet aux juifs au chapitre 8,8 de son livre : > « Comment dites-vous : ‘Nous sommes sages et la Loi du Seigneur est avec nous ?’ En vérité c’est en mensonge que l’ont transformée la plume mensongère des scribes. » (Jérémie 8,8) Nous trouvons dans le Coran l’écho de ces mêmes paroles au verset 79 du chapitre de « La Vache » ou Dieu dit : > « Malheur à ceux qui écrivent la Bible de leurs mains, puis disent : ‘Ceci est de Dieu’, pour acquérir un gain dérisoire. Malheur à eux de ce qu’ont écrit leurs mains ; malheur à eux du gain acquis. » (Coran 2 ; La Vache,79) Les scribes d’Israël ont introduit dans la Bible beaucoup de mensonges et de fables pour servir leurs intérêts, particulièrement en ce qui concerne les sacrifices et les holocaustes exigés du peuple pour être présentés au Temple. Une bonne part de ces offrandes d’animaux, d’huile et des produits de la terre offerts en abondance, étaient consacrés à l’usage des prêtres. Je mentionne comme exemple le texte suivant tiré du livre des Lévitiques au chapitre 7,32-34, qui fait dire à Dieu : > « La poitrine de l’animal sacrifié reviendra à Aaron et à ses fils. A titre de prélèvement sur vos sacrifices de communion, vous donnerez au prêtre la cuisse droite… Je retiens en effet aux enfants d’Israël sur leurs sacrifices de communion cette poitrine et cette cuisse ; je les donne à Aaron et à ses fils : c’est une loi perpétuelle qui oblige les enfants d’Israël. » (Lévitique 7,32-34) Ainsi la Bible certifie que c’est Dieu qui ordonna ces sacrifices d’animaux et commanda que soit réservée aux prêtres leur part à jamais. Or, voici que le prophète Jérémie s’insurge au nom de Dieu et dénonce ces pratiques comme n’étant pas de source divine, je répète, comme n’étant pas de source divine. Ce prophète en effet, ironisant dit aux pratiquants : > « Ainsi parle le Dieu d’Israël : Ajoutez vos holocaustes à vos sacrifices et mangez-en la chair ! Car je n’ai rien dit ni prescrit à vos pères quand je les fis sortir du pays d’Égypte, concernant l’holocauste et le sacrifice. » (Jérémie 7,22) La question qui se pose ici est la suivante : Comment se fait-il que la Bible dit que Dieu a demandé les sacrifices d’animaux et qu’ensuite un grand prophète biblique comme Jérémie, déclare, inspiré par Dieu, que Celui-ci n’avait jamais fait de telles prescriptions ? La Bible se contredit-elle ? Nous avons pris l’habitude de considérer le texte biblique dans son entier - en bloc et en détail - comme étant d’inspiration divine et nous avons omis de demander à la Bible ce qu’elle dit elle-même, à ce propos. Car c’est la Bible qui nous met en garde contre les propos mensongers introduits en elle par « la plume mensongère des scribes » selon l’expression de Jérémie. Ce que Dieu a dit des sacrifices, se dit encore du don de la Palestine et de ses environs aux israéliens. Les textes qui donnent cette région du monde aux juifs, en en limitant les frontières, ne sont pas de Dieu. Ils ont surgi des élucubrations sionistes. La Bible incite les juifs à occuper les terrains et à expulser les habitants. Or, et toujours dans la Bible, Dieu condamne explicitement cette pratique qui lui est abominable et pousse ses prophètes à la dénoncer. Écoutez par exemple ce texte tiré du livre du prophète Isaïe dans lequel Dieu s’insurge contre Israël, dont le symbole est la vigne, tout comme le Cèdre est le symbole du Liban. Dieu dit : > « O habitants de Jérusalem et gens de Juda, soyez juges entre moi et ma vigne. Que pouvais-je faire pour ma vigne que je n’aie encore fait ? J’en attendais du raisin ; elle me produit du verjus. Eh bien ! maintenant je vais vous apprendre ce que je vais faire de ma vigne. J’en ôterai la haie pour qu’on la broute, j’en abattrai le mur pour qu’on la piétine. Qu’elle soit saccagée. La vigne de Yahvé c’est la maison d’Israël. Il en attendait l’innocence et c’est le sang, la justice et c’est le cri d’effroi. Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison et joignent champs à champs, au point de prendre toute la place et de rester les seuls habitants du pays. » (Isaïe 5,3-8) C’est ainsi que la Bible réfute la mentalité et les convoitises des sionistes qui veulent être les seuls propriétaires des terrains, ajoutant champ sur champ et multipliant leurs implantations sur toute l’étendue de la terre de la Palestine par la violence, le sang et l’injustice, désirant encore déborder sur le terrain libanais. Nous trouvons donc dans la Bible un conflit entre deux mentalités contraires l’une de l’autre, conflit qui se manifeste entre deux sortes de textes contradictoires sans aucun compromis possible. C’est la lutte entre Dieu et les Israéliens, entre la pensée de Dieu et la pensée d’Israël, entre l’Esprit Saint et l’esprit du sionisme. Tous ceux qui ont du discernement et une certaine expérience biblique avisée peuvent différencier entre la pensée de Dieu et celle, raciste et violente, du sionisme. Le Créateur dénonce lui-même cette différence fondamentale en disant par le prophète Isaïe : > « Vos pensées ne sont pas mes pensées et mes voies ne sont pas vos voies, oracle de Yahvé. Haut est le Ciel au-dessus de la terre, aussi haute sont mes voies au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées. » (Isaïe 55,8-9) Les sionistes ont rusé pour introduire leurs textes dans la Bible afin d’occuper les terrains au nom de Dieu. Mais Dieu qui, selon le psaume, « ruse avec le rusé », a été plus fin rusé en introduisant dans la Bible des textes qui rendent le don de la terre conditionné à la fidélité à l’Alliance. Or nous savons que les juifs ont rompu l’Alliance par leurs innombrables infidélités. Ils ont, en effet, adoré les idoles païennes, allant jusqu’à leur offrir en sacrifices leurs fils et leurs filles comme le dénonce le prophète Jérémie en disant : > « Les fils de Juda ont fait ce qui me déplaît. Oracle de Yahvé. Ils ont installé leurs Horreurs (*les idoles païennes*) dans le Temple qui porte mon Nom, pour le souiller ; ils ont construit le haut lieu de Tophèt dans la vallée de Ben-Hinnom, pour brûler leurs fils et leurs filles par le feu, ce que je n’avais point prescrit, ce à quoi je n’avais jamais pensé. » (Jérémie 7,30-31) Ces pratiques abominables ont consacré la rupture de l’Alliance entre les israéliens et Dieu qui dénonça l’infidélité par ses prophètes. Isaïe, en effet, déclara au nom de Dieu : > « Cieux écoutez, terre, prête l’oreille car Yahvé parle : ‘J’ai élevé des enfants et les ai fait grandir, mais ils se sont révoltés contre moi. Un boeuf connaît son possesseur, un âne la crèche de son maître, Israël ne connaît rien… Ah ! nation pécheresse, peuple chargé de crises, race de malfaisants, enfants dégénérés…’ Ils ont abandonné Yahvé, méprisé le Saint d’Israël, ils se sont détournés de lui. » (Isaïe 1,2-4) À son tour, le prophète Jérémie dénonça Israël en déclarant : > « Yahvé me dit : Il s’est formé un complot parmi les gens de Juda et les habitants de Jérusalem. Ils sont retournés aux fautes de leurs ancêtres qui refusèrent d’écouter mes paroles. Les voilà, eux aussi, à la poursuite de dieux étrangers pour les servir. La maison d’Israël et la maison de Juda ont rompu mon Alliance… » (Jérémie 11,9-10) Le Coran n’a pas manqué de se rallier au souffle prophétique en dénonçant l’infidélité des juifs en plus d’un verset, dont celui du chapitre des Femmes verset 155, où Dieu dit des juifs : > « Ils ont rompu leur Alliance, ils ont refusé les signes de Dieu et tué les prophètes injustement… » (Coran 4 ; Les Femmes,155) La condition de fidélité à l’Alliance apparaît dans les paroles que Moise adressa au peuple au chapitre 28 du Deutéronome. Il avait dit : > « SI (*‘si’ indique la condition*) tu obéis à la voix de Yahvé ton Dieu en gardant et pratiquant tous ces commandements… Yahvé te fera devenir le premier de tous les peuples de la terre. Mais SI tu n’obéis pas à la voix de Yahvé ton Dieu (*de nouveau le mot ‘si’ indique la condition*), il te frappera de tous ces fléaux étonnants, toi et ta descendance, fléaux grands et permanents ». (Deutéronome 28,1-15) Et Moïse, prévoyant l’infidélité, dit au peuple : > « Parce que tu n’auras pas obéi à la voix de Yahvé ton Dieu, autant Yahvé avait pris plaisir à vous rendre heureux, autant il prendra plaisir à vous perdre et à vous détruire. Vous serez arrachés à la terre où tu vas entrer pour en prendre possession ». (Deutéronome 28,62-63) Remarquez que l’alternative à la possession de la terre est l’expulsion de cette même terre en cas d’infidélité à l’Alliance, Dieu avait dit en effet : « Vous serez arrachés à la terre où tu vas entrer » Or nous avons démontré cette infidélité dénoncée par les prophètes. En supposant même que la Bible donne aux juifs la région qui s’étend du Nil à l’Euphrate, nous ne devons pas oublier que ce don fut conditionné, que les conditions ne furent pas respectées, que l’Alliance fut abrogée de l’aveu même des prophètes, et que, enfin, le don de la terre fut remplacé par l’expulsion de cette terre, et ce, selon les paroles de Dieu et de Moise rapportées par la Bible même. Nous nous étonnons donc de constater que les Israéliens d’aujourd’hui parviennent à tromper l’occident chrétien à coup de textes bibliques qui mentionnent le don de la Palestine aux juifs. Nous pensons que les croyants éveillés et sages qui ont su garder le discernement, comprendront que la Bible ne donne pas à Israël de place en Orient. Ils sauront répondre par la Bible aux chantages des sionistes qui les menacent d’antisémitisme, comme leur répondaient autrefois les prophètes. Ces vrais croyants contribueront ainsi à éclairer le monde et à sauver tous les hommes et les juifs eux-mêmes qui le désirent, du mensonge sioniste. ## Les prophètes dénoncent l’État d’Israël Ayant vu dans la première partie, les textes sionistes glissés silencieusement - comme en contrebande - par la plume menteuse des scribes, ainsi que la dénonciation de cette pratique par les prophètes, nous verrons dans cette deuxième partie comment Dieu et ses prophètes ont condamné l’institution d’un État politique juif. J’ai dit dans la première partie de la conférence qu’il y a dans l’Ancien Testament de la Bible un conflit entre deux sortes de textes ceux inspirés par Dieu et les textes intrus qui émanent des élucubrations sionistes. Cette lutte entre les textes désigne la résistance farouche opposée par les israéliens à Dieu, par le passé et dans le présent encore. Le centre de cette opposition a toujours été le même, à savoir, le désir qu’avait la grande majorité des juifs d’instituer un état politique juif gouverné par le Messie qu’ils imaginaient et imaginent encore comme un leader sioniste qui serait proclamé roi d’un royaume israélien, sioniste. Or Dieu est opposé à la création d’un tel état et l’a manifestement fait savoir aux juifs par ses prophètes. Le litige entre Dieu et les juifs est donc l’État d’Israël. Au chapitre 32,28 du livre de la Genèse, la Bible nous explique le sens du mot Israël. Il signifie « lutter contre Dieu ». Remarquez que ce nom est exactement le contraire du mot « Islam » qui en arabe signifie « abandonner sa face à Dieu », se résigner à la volonté de Dieu, comme le Coran l’explique au verset 22 du chapitre 31, nommé « Lokman » que je traduis ici littéralement de l’arabe, ainsi « Celui qui abandonne sa face (*qui islamise sa face*) entièrement à Dieu, celui-ci est juste » Abandonner sa face à Dieu, tourner sa face vers Dieu, regarder Dieu ou tourner son regard vers Dieu, sont autant d’expressions pour manifester la soumission totale au Seigneur. Les prophètes bibliques ont refusé de se rendre complices des juifs dans l’établissement de l’état que ceux-ci convoitaient déjà. La raison de cette attitude prophétique louable est que le judaïsme est une foi, une croyance en un Dieu unique et non une idéologie politique qui aboutit à l’institution d’un empire sioniste dans le monde. Dieu n’a jamais tracé à Abraham une voie politique qui mène à un état hébreu. Car Abraham avait une identité et une insertion sociale que la Bible n’a pas manqué de révéler. Celui-ci était araméen c’est-à-dire syrien, donc d’origine arabe. Or les juifs prétendent qu’Abraham était hébreu quand il n’y avait pas un tel peuple avant Abraham. Nous trouvons dans le chapitre 14, verset 13 de la Genèse la mention « Abram l’hébreu » Le mot « hébreu » fut ajouté par les scribes autrefois pour laisser croire qu’Abraham était hébreu. C’est là un des exemples de ce qu’a introduit dans la Bible la plume mensongère des scribes. C’est pourquoi, pour y remédier, Dieu inspira à Moïse, au chapitre 26,5 du Deutéronome, de demander au peuple juif de dire, en se présentant devant l’autel de Dieu, les paroles suivantes : « Mon père était un araméen (*un syrien*) errant ». Si Abraham était hébreu, Moise n’aurait pas manqué de le relever. En soulignant l’identité syrienne et arabe d’Abraham, je ne vise pas à monopoliser l’inspiration divine en faveur des arabes, ni à prêcher un nationalisme arabe quelconque. Mais mon but, en ce faisant, est de sauver l’inspiration des tentatives qui visent à « sioniser » la Bible, c’est-à-dire à l’exploiter au service du sionisme. Car l’inspiration biblique fut donnée pour éclairer tous les hommes et non les juifs seulement comme ceux-ci choisissent de le croire. En manifestant l’identité syrienne d’Abraham, je veux conclure aussi au fait que celui-ci, étant déjà citoyen d’un état important, n’avait nul besoin d’instituer un autre état, je veux dire un état israélien. Ce que Dieu voulait de la communauté juive dès le départ, c’est une coexistence pacifique avec leurs compatriotes, prêchant le monothéisme, à partir de la région où ils se trouvaient, avec amour et patience dans un monde qui, alors, était dans l’ignorance du Dieu unique et pataugeait dans la mythologie polythéiste. Mais les juifs ont failli à leur mission monothéiste non seulement en s’adonnant à l’idolâtrie, mais aussi en se fermant aux autres, se cloisonnant dans leur société en établissant des barrières psychologiques dictées par un complexe de supériorité pathologique et condamnable. L’on comprendrait des personnes qui se ferment aux autres par soucis de valeur morale et par crainte de contamination. On ne doit fréquenter que les personnes qui édifient. Un tel cloisonnement est louable. Mais l’on ne peut que condamner les barrières psychologiques et sociales quand celles-ci sont basées sur des considérations de groupes ethniques. Or nous constatons, d’après leur comportement idolâtrique et immoral - comportement dénoncé par la Bible - que les israéliens ne se basaient pas sur des valeurs morales dans leur comportement vis-à-vis des autres groupes Ethniques. S’étant enfermés dans un ghetto spirituel et social, les israéliens ont succombé à l’orgueil et au fanatisme en se croyant le seul peuple élu de Dieu Ils en voulurent même au Christ Jésus pour avoir dit, entre autre, que les hommes viendront de l’Orient et de l’Occident, donc de toute race et de tout peuple, pour s’asseoir avec Abraham dans le Royaume de Dieu, mais que eux, par contre, eux les fils du Royaume, c’est-à-dire du royaume d’Israël, en seraient jetés dehors (Matthieu 8,11). Les juifs ont ensuite politisé leur mission spirituelle, aspirant au gouvernement temporel du monde entier par un empire israélien, à l’instar des empires assyrien, babylonien, romain ou autres. C’est justement un tel empire que Jésus refusa du diable. Mais les juifs ont aspiré, et aspirent encore aujourd’hui, à établir cet empire sioniste à partir de la Palestine. Or la Palestine n’a jamais été inhabitée. Bien au contraire, la Bible révèle au chapitre 13,27-28 du livre des Nombres, que Moïse envoya des éclaireurs pour explorer cette région et qu’ils en sont retournés portant des échantillons de fruits grands et succulents. Le rapport qu’ils firent à Moïse de la Palestine, dès cette époque, fut le suivant « Nous sommes allés au pays où tu nous as envoyé. En vérité, il ruisselle de lait et de miel. En voici les produits. Toutefois, le peuple qui l’habite est puissant ; les villes sont fortifiées et très grandes » Tel est le témoignage de la Bible à propos de la Palestine en l’an 1200 avant le Christ. Est-ce donc logique que Dieu qui est intelligent et juste ait choisi des gens pour créer un état israélien sur un territoire déjà habité par des hommes qui y ont construit des villes grandes, fortes et organisées ? Certes non ! Car ce serait vouer la région à des guerres interminables et, le Seigneur est un Dieu de paix. Et comment croire la défunte Golda Meïr, qui avait dit que la Palestine était vide, que les Palestiniens n’existaient pas, et qu’il fallait pour cela donner une terre sans peuple, à savoir la Palestine, à un peuple sans terre, à savoir les juifs ? Aucun homme intelligent et de bonne foi ne se laissera entraîner à croire de tels mensonges. Dieu n’a prescrit ni à Abraham, ni à Moïse la création d’une nation, ni d’un état, mais d’une communauté juive ; il s’est même explicitement opposé aux juifs qui voulaient établir un roi à leur tête, comme nous verrons plus loin. La première tentative de politisation du judaïsme paraît dans le livre des Juges avec Gédéon, onze siècles avant Jésus, 200 ans environ après Moise. Les juifs étaient alors déjà entrés en Palestine avec Josué, non pacifiquement, mais en ayant immédiatement eu recours à la force des armes pour accaparer les terrains et les biens des habitants pacifiques tel que le rapporte le récit biblique. Les colons sionistes d’aujourd’hui ont imité ceux d’hier avec encore plus de violence, pour s’approprier la Palestine et tenter de s’annexer le Liban. Au onzième siècle av J.C., Gédéon menait les batailles des israélites contre les habitants légitimes de la région. A la suite de quelques batailles victorieuses, la communauté juive envoya des représentants demander à Gédéon d’être leur roi et que lui succède, après lui, son fils et le fils de son fils, initiant ainsi une dynastie royale sioniste qui règnerait sur les juifs comme peuple politique comme les autres peuples. Le chapitre 8,23 du livre des Juges rapporte la réponse de Gédéon au comité envoyé par la communauté juive pour le solliciter. Gédéon répondit : « Je ne règnerai pas sur vous et mon fils ne règnera pas sur vous non plus : car Dieu seul doit être votre Roi ». Il est utile de signaler que Jésus, lui aussi, comme Gédéon, refusa de régner politiquement sur les juifs. Après avoir rejeté les avances du diable, St Jean nous dit au chapitre 6,14-15 de son Évangile, que Jésus « voyant que les foules allaient venir l’enlever - l’enlever par force - pour le faire roi (*roi d’Israël*), s’enfuit à nouveau dans la montagne tout seul ». Ce refus de Jésus d’établir un royaume sioniste, est la cause principale du refus des juifs, aujourd’hui encore, de reconnaître en lui, le Messie. Car ils ont compris que Jésus désapprouve l’État d’Israël et ses convoitises, lui qui avait dit que son Royaume n’était pas de ce monde sioniste. La deuxième tentative rapportée par l’Ancien Testament, après celle de Gédéon, pour établir un royaume, vint 100 ans environ après Gédéon, au temps de Samuel. La Bible, au chapitre 8 du premier livre de Samuel, nous informe que « tous les anciens d’Israël se réunirent et vinrent trouver Samuel à Rama pour lui dire : ‘Établis-nous un roi pour qu’il nous gouverne comme les autres nations.’ » La Bible n’a pas manqué de révéler clairement que cela déplut à Samuel qu’ils aient dit : « Donne-nous un roi pour qu’il nous gouverne ». Samuel invoqua Dieu qui exprima lui aussi son mécontentement et son refus en répondant, avec colère contre le peuple, disant à Samuel : « Satisfais à tout ce que te demande le peuple car ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, c’est moi qu’ils ont rejeté, ne voulant plus que je règne sur eux ». C’est ainsi que la Bible dénonce un État israélien comme contraire au plan de Dieu. Samuel s’efforça en vain de convaincre les chefs d’adhérer au plan de Dieu, mais ils refusèrent catégoriquement et répondirent : « Non, nous aurons un roi et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations. Notre roi nous gouvernera, il sortira à notre tête et combattra nos combats ». Notez bien, que le but du choix de ce roi est qu’il combatte les combats des israéliens. Samuel se résigna donc pour sauvegarder l’unité de la communauté et Saul fut désigné comme premier Roi d’Israël. C’est ainsi que la Bible rapporte l’institution d’un État d’Israël, un royaume jamais bénit de Dieu. Cela se comprend par les paroles de Dieu lui-même à Samuel : « C’est moi qu’ils ont rejeté ne voulant plus que je règne sur eux ». La raison du refus divin d’un état hébreu, est que celui-ci ne peut être érigé que sur l’injustice, sur les décombres des droits d’autrui, par la guerre et le sang, C’est pourquoi, notez-le bien encore, les juifs demandèrent à Samuel un roi qui les mène en guerre pour satisfaire leur ambition d’établir l’état d’Israël, cet état qui a toujours été le produit du sang et du bafouement des droits de l’homme au Moyen-Orient. Pourtant Dieu avait planifié la formation d’une communauté pacifique pour l’annoncer et s’apprêter à accueillir le Messie, et non une nation belliqueuse et recroquevillée sur elle-même. L’attachement des israéliens à un état hébreu ne cesse d’être la source de leurs inspirations à tout niveau et dirige leurs pensées et leurs actions, non seulement sur le plan temporel mais aussi en ce qui concerne le Messie qu’ils imaginent comme un leader sioniste qui les mènerait combattre tous les arabes victorieusement et les soumettre miraculeusement, comme par enchantement, aux israéliens. Alors ceux-ci pourraient vaguer tranquillement à établir l’empire sioniste mondial, sommet de l’idéal juif. Avec l’apparition de l’État d’Israël, beaucoup d’israéliens ont pensé que leur messie était déjà dans le monde et certains ont cru que ce Messie, Roi d’Israël, n’était autre que l’ex-Premier Ministre Menahem Begin, surtout après la visite de Sadate, Président de l’Égypte, à Jérusalem, et les accords israélo-égyptien de Camp David. D’autres ont vu le visage du Messie dans Ariel Sharon, Chef de l’armée israélienne et, durant les élections anticipées en Israël, en 1981, nous avons entendu les ovations des israéliens tantôt en faveur de Béghin : « Béghin, roi d’Israël », et tantôt en faveur de Sharon : « Ariel, roi d’Israël ». Les deux hommes étaient alors à l’apogée de leur gloire. Nous savons que le titre de « roi » n’est accordé par les israéliens qu’au Messie qu’ils attendent, C’est ce Messie sioniste qui est dénoncé par St Jean dans sa première lettre au verset 2,22, comme étant l’Anti-Christ, par rapport à Jésus, qui est le vrai Christ. Les juifs aujourd’hui considèrent Israël en étape transitoire qui se terminera avec la venue du Messie. Celui-ci d’après eux, doit instituer le régime définitif en Israël, qui serait un Royaume, initiant une dynastie royale permanente jusqu’à la fin des temps. Le sionisme mondial, par son instrument la Franc-maçonnerie, est parvenu à renverser plus d’un royaume dans le monde afin que ne subsiste, au moment venu, que le seul Royaume d’Israël et que son roi soit proclamé le roi du monde. Actuellement le sionisme vise à renverser par ses agents occultes le Royaume en Angleterre. Les prophètes bibliques comprirent que les juifs ne pouvaient parvenir à la formation de leur état que par l’injustice, la ruse et le sang. C’est pourquoi ils s’insurgèrent, remplis du souffle de Dieu, contre les israéliens parce qu’ils se choisirent des rois et des chefs politiques oubliant qu’ils avaient une mission spirituelle, non politique. En effet, Dieu, par la bouche du prophète Osée, avait fulminé les israéliens en disant : > « Ils ont transgressé mon Alliance et trahi ma doctrine, Ils ont beau crier : ‘Nous te connaissons, Dieu d’Israël !’ Israël a rejeté le bien. L’ennemi le poursuivra… Ils ont établi des rois sans mon aveu et des chefs à mon insu… » (Osée 8,1-4) C’est ainsi que la Bible réfute Israël et invite les juifs d’aujourd’hui à reconnaître qu’Abraham leur ancêtre était syrien. Elle leur répète aujourd’hui, ce qu’elle avait dit aux israéliens d’hier, à savoir, que leurs chefs n’ont pas la bénédiction de Dieu. Je répète, les chefs israéliens d’aujourd’hui n’ont pas la bénédiction de Dieu. Comment se trouve-t-il donc des chefs religieux chrétiens qui les soutiennent ? En agissant ainsi, ils ne font que les perdre. Sachant que la Bible les condamne, les dirigeants de la communauté juive ont, depuis de longs siècles, eu recours à d’autres moyens pour justifier leurs convoitises. Ils inventèrent donc le Talmud et l’ont érigé au plus haut rang des traditions juives. Il a pour eux la valeur d’une Bible orale, ou Torah orale. Les études talmudiques sont même plus valorisées que les études bibliques puisqu’elles visent à justifier tout effort conduisant à l’évolution du sionisme. ## La relation entre Israël, l’Antichrist et « Gog et Magog » Une dernière réflexion sur ce sujet : si Dieu réfute Israël, alors deux questions se posent : premièrement, pourquoi a-t-il permis sa réapparition ? et, deuxièmement, la Bible parle-t-elle de ce retour d’Israël ? Je réponds à la première question : Pourquoi Dieu permit-il la réapparition d’Israël ? Dieu permit la réapparition d’Israël pour frapper tous ceux qui sont atteints de matérialisme et possédés par l’esprit sioniste et leurs alliés d’un châtiment qui changera le visage du monde, en bouleversant les conditions politiques, sociales et religieuses qui prévalent actuellement. Israël, en se manifestant, rallie autour de lui tous les hommes de mauvaise foi, les apôtres du mensonge et les enfants de ténèbres. En exterminant Israël, Dieu condamnera du même coup les malfaiteurs dans le monde. Dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens, St-Paul dit qu’à la fin du temps, Dieu enverra aux hommes pervers, je cite « une influence qui les égare, qui les pousse à croire le mensonge, en sorte que soient condamnés tous ceux qui auront refusé de croire à la vérité et pris parti pour le mal » (2 Thessaloniciens 2,11-12). L’État d’Israël est cette puissance du mal qui rassemble autour d’elle les amants de la tromperie. Dieu veut mettre un terme aux activités occultes et maléfiques des sionistes dans le monde. Ces activités durent depuis avant le Christ et St-Paul les appellent « Le mystère de l’injustice à l’œuvre » (2 Thessaloniciens 2,7). Les sionistes ont évolués dans un vase clos ; leurs pensées ont fermenté dans un climat de racisme inavoué. Ce racisme a toutefois été dénoncé par les Nations Unis qui, il y a quelques années, ont assimilé le sionisme au racisme. Les israéliens, tels Mme Felicia Langer, l’avocate juive bien connue qui, non seulement défend la cause des palestiniens en Israël même et dans des conférences internationales, mais aussi dénonce la tromperie sioniste, sont rares. Un juif doit aujourd’hui être d’une trempe exceptionnelle pour échapper à la mentalité sioniste. Felicia Langer et d’autres juifs nobles ont su parler comme ont parlé autrefois les prophètes, et le prophète Isaïe notamment qui accusa les israéliens, « ce peuple chargé de crimes », dit-il, « cette race malfaisante, et ces fils pervertis, ils ont abandonné le Seigneur » (Isaïe 1,4). Nous qui vivons au Liban, nous sommes témoins des crimes israéliens commis dans nos nombreux villages du Sud, après le sang qu’ils firent couler en Palestine pour en expulser les palestiniens. Il ne faut pas s’étonner de la violence des israéliens d’aujourd’hui ; ceux-ci veulent imiter en tout leurs ancêtres en appliquant les directives bibliques qu’on retrouve dans l’Ancien Testament, insérées par la plume menteuse et sanguinaire des scribes qui incitèrent les juifs d’autrefois à massacrer - au nom de Dieu - les habitants de la région et à les dépouiller de leurs biens, les poussant à considérer comme ennemi à exterminer, tout non-juif. C’est pourquoi le Christ, parlant aux juifs, leur commande d’aimer leurs ennemis, c’est-à-dire les non-juifs, romains et autres en ce temps-là, considérés par les juifs comme ennemis. Ce commandement, d’aimer les ennemis, est adressé exclusivement à ceux qui ont un esprit raciste. Car pour les autres, le problème ne se pose pas. Pour illustrer ce commandement, Jésus guérit des Romains et cela scandalisa les juifs. Par contre, le Christ commande à ses disciples de s’opposer aux ennemis de Dieu, à ceux qui le refusent comme Christ. Ne dit-il pas dans l’Évangile de Luc : « Mes ennemis, qui n’ont pas voulu de moi pour roi, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence » (Luc 19,27). Il ne faut pas oublier encore que Jésus pénétra dans le Temple fouet en main pour en expulser les hypocrites et les mercenaires, fussent-ils juifs. De même, la prescription de présenter la joue droite à qui te frappe sur la gauche, elle s’adresse à la foule des juifs rassemblée autour de Jésus. L’Évangile de Luc nous informe que Jésus, en effet, avait dit : « Je vous le dis à vous qui m’écoutez : aimez vos ennemis… » (Luc 6,27). Notez bien que Jésus dit « Je vous le dis à vous qui m’écoutez ». Or, ceux qui étaient là à écouter, étaient des sionistes habitués à l’injustice, s’appropriant le bien des autres, tout comme ils continuent à le faire de nos jours en Palestine et essayèrent de faire au Liban. Cette prescription s’adresse donc à l’homme sioniste injuste que le dépouillé frappe pour récupérer son bien. Jésus veut dire que celui-ci a raison de frapper et que le juif devrait le remercier car, en le frappant le dépouillé oriente le juif sur le bon chemin. Le Christ dirait aux juifs d’aujourd’hui : « Aime ton ennemi le palestinien et le chiite libanais et présente lui la joue droite quand il te gifle sur la gauche, car c’est lui qui a raison et c’est toi l’usurpateur ». Les exemples des comportements criminels des juifs abondent dans l’Ancien Testament. Je n’en citerai qu’une histoire car elle est l’exemple par excellence et se trouve rapportée aux chapitres 17 et 18 du livre des Juges. En voici le résumé : Quand les juifs entrèrent en Palestine avec Josué, au 12e siècle av. J.-C., ils se la partagèrent entre les tribus. Mais la tribu de Dan n’était pas satisfaite de son sort et envoya cinq de ses hommes pour explorer la région à la recherche d’un endroit où s’installer. Ils parvinrent au village d’Ephraïm, à 30km au nord de Jérusalem, et trouvèrent un prêtre-lévite qui servait Dieu. Ce Dieu n’était autre qu’une idole de métal fondu qui portait l’Ephod et le Téraphim, deux sortes de pierres qui portaient, l’une la mention « Oui » et l’autre la mention « Non » et par lesquelles le prêtre consultait Dieu au hasard, une sorte de « tirer à la courte paille ». Les cinq hommes demandèrent au prêtre de consulter Dieu pour voir s’ils réussiraient dans leur entreprise. Le prêtre s’exécuta et répondit : « Allez en paix, Dieu voit d’un bon oeil votre voyage ». Les cinq hommes poursuivirent donc leur course vers le Nord et parvinrent à une ville nommée Lais, située à 30km environ à l’Est de Tyr. Ils virent que les habitants de Laïs y vivaient paisiblement, sans problèmes, ni inquiétudes, ne manquant d’aucun produit de la terre et que personne ne les dérangeait. Ils étaient loin. Les cinq hommes, séduits par la perspective, revinrent donc vers leurs frères et firent ce rapport : > « Venez et marchons contre eux ! Nous avons observé ce pays ; il est excellent, et vous restez inactifs. N’hésitez pas à vous mettre en marche, allez conquérir ce pays. En y arrivant, vous trouverez un peuple sans défense et le pays est vaste. Dieu a mis en vos mains un lieu ou rien ne manque. » (Juges 18,9-10) Ils partirent donc vers Laïs et kidnappèrent en route le prêtre lévite et l’idole métallique. La Bible poursuit le récit de façon suivante : > « Les Danites marchèrent contre Laïs, contre un peuple tranquille et confiant. Ils passèrent la population au fil de l’épée et ils livrèrent la ville aux flammes. Il n’y eut personne pour la secourir, car elle était loin de Sidon et elle n’avait pas de relations avec les Araméens. Puis ils rebâtirent la ville, s’y établirent, et l’appelèrent Dan, du nom de leur père ». (Juges 18,27-29) Je vous ai cité cet exemple, car la ville de Lais est au Sud Liban et évoque les crimes commis actuellement, au moment où je vous parle, aujourd’hui le 21 mars 1985, par les israéliens, au Liban. Remarquez que les juifs sont rentrés, ici aujourd’hui, avec tout leur arsenal dans nos villages du Sud où ils ont détruit les maisons, expulsé les habitants, brûlé les plantations et détruit les beaux orangers et oliviers que nos paisibles fermiers ont vu grandir à la sueur de leurs fronts. Le Christ, n’avait-il pas raison de dire à cette sorte de juifs que leur Dieu était Satan. Réfléchissez un peu sur l’identité réelle du Dieu consulté par le prêtre lévite éclaireurs de la Tribu de Dan. C’est le moment d’avoir du discernement. Pouvez-vous croire que c’est vraiment le Dieu Créateur, le Bon Dieu de tous les hommes, qui as béni les Danites et leur a permis d’égorger, comme une proie facile, les habitants paisibles de la ville de Laïs ? De même, pouvez-vous croire que c’est le Bon Dieu Créateur de tous les hommes, qui poussa de nos jours, Menahem Begin, l’ex Premier Ministre Israélien, à égorger les pauvres villageois de Deir Yassine et expulser les palestiniens de la Palestine, pour établir un État Hébreu ? Que chacun réponde devant sa conscience Mais prenons garde à notre réponse car Dieu nous en demandera compte. Les nombreux crimes commis par les israéliens dans le passé pour établir l’état juif, ont poussé les prophètes à s’insurger contre eux et à les dénoncer Mais, au lieu de se repentir, les israéliens tuaient les prophètes qui les gênaient. J’ai entendu, moi-même, à la radio d’Israël, il y a quelques années, un commentaire religieux en français dans lequel il était dit « Si un prophète devait apparaître aujourd’hui en Israël et nous parler comme les prophètes parlaient autrefois à nos pères, nous le tuerions » Tuer… Tuer… Tuer… encore ! Telle est la seule alternative sioniste au repentir, et l’unique réponse donnée par les sionistes à Dieu et à ses prophètes. Le moment est venu pour « perdre ceux qui perdent la terre » selon l’expression de l’Apocalypse 11,18 Dieu a donc permis au sionisme de se concrétiser en l’état d’Israël, de sortir de sa cachette pour l’achever. La deuxième question est la suivante La Bible parle-t-elle du retour d’Israël ? Oui, la Bible parle du retour d’Israël, mais pas comme le comprennent les israéliens qui appliquent les prophéties bibliques annonçant le retour des Juifs de Babylonie au VIe siècle av J.C., sur l’État d’Israël d’aujourd’hui. Ces prophéties se sont déjà accomplies par le passé et, de toute façon, ne visaient pas la formation d’un état politique hébreu, mais le retour en Palestine de la communauté juive exilée en Babylonie, par Nabuchodonosor. Toutefois les chapitres 38 et 39 du livre d’Ézéchiel parlent de l’invasion de la Palestine à la fin des temps par Gog et Magog, symbole des forces du mal. Nous comprenons l’identité de Gog et Magog, par le chapitre 20,7-9, de l’Apocalypse Gog et Magog, dit l’Apocalypse déferleront en Palestine des quatre coins du monde pour la guerre.Ils s’implanteront sur toute l’étendue de la Palestine, et occuperont la Cité Sainte Jérusalem, qu’ils occuperont pour un certain temps, mais en fin de compte un feu tombera du ciel et les détruira définitivement. Ils ne réapparaîtront jamais plus Gog et Magog, symbole du paganisme et du refus du plan de Dieu représentent ici, les israéliens qui, à cause de leur refus de Jésus, sont les héritiers modernes du Paganisme. Ils viennent en effet, comme le révèle l’Apocalypse, des quatre coins de la terre, pour s’implanter par la guerre, en Palestine, proclamant Jérusalem, la Cité Sainte, la Cité bien-aimée, comme capitale de leur état hébreu. L’Apocalypse parle encore de l’apparition d’une Bête, à la fin des temps. Cette Bête existait par le passé, dit l’Apocalypse mais avait disparu. Elle ne revient que pour être détruite définitivement, peu de temps après son retour, sans jamais réapparaître. Ceci s’applique à Israël qui était par le passé, avait été détruit, en l’an 70, par Titus. Le voilà de retour pour disparaître à jamais. Cette prophétie s’applique à Israël, d’autant plus que l’Apocalypse annonce l’apparition d’une deuxième Bête qui soutient la première et l’impose dans le monde par la force des armes et de l’argent (voir chapitres 13 et 17 de l’Apocalypse). La première Bête étant Israël, il est facile de comprendre que la deuxième Bête, qui la soutient, n’est autre que les États-Unis d’Amérique. L’Apocalypse annonce la défaite des deux Bêtes et le triomphe, par leur défaite, du Christ Jésus. Nous disons donc que la Bible a annoncé le retour d’Israël en parlant de Gog et Magog dans le livre d’Ézéchiel, car elle visait les israéliens paganisés par leur refus de Jésus. Je ne puis terminer cette conférence sans mentionner quelques unes des prophéties bibliques à propos du Liban. Car il se trouve dans la Bible des prophéties dont les évènements se déroulent actuellement sous nos yeux, ici-même au Liban. Je commence par signaler ce que le prophète Habaquq avait prophétisé contre celui qui envahit le Liban, le noyant dans le sang. Il dit : > « La violence faite au Liban te submergera, car tu as versé le sang humain, violenté le pays, la cité et tous ceux qui l’habitent. » (Habaquq 2,17) Aujourd’hui, Israël fuit du Liban après l’avoir envahi, violenté et égorgé. Mais le sang qui a coulé au Liban à cause des israéliens est entrain de noyer Israël qui se meurt. La guerre israélienne contre le Liban aura meurtri le Liban. Mais le Liban guérira. Israël, par contre, ne se remettra jamais et va à sa perte. La Bible avait annoncé ces évènements apocalyptiques qui se déroulent aujourd’hui au Liban. Le livre du Cantique des cantiques rapporte au chapitre 4, un dialogue poétique entre Dieu et ses élus, où Dieu est représenté comme l’Époux et les élus comme l’épouse. L’Époux appelle son épouse à venir à lui, non d’Israël, mais du Liban. J’en cite des extraits en les commentant au passage. C’est l’Époux qui parle : > « Tu es toute belle, ma bien-aimée et sans tâche aucune ! > (*elle a été purifiée par l’épreuve*)Viens du Liban, ma fiancée, > Viens du Liban, fais ton entrée. > Tes lèvres, ma fiancée, distillent le miel. > (*parce qu’elle a parlé selon Dieu. Elle a dit la parole prophétique : ‘NON’ à Israël*) > > Et le parfum de tes vêtements est comme le parfum du Liban ; Elle est un jardin bien clos, ma sœur, ma fiancée. Un jardin bien clos une source scellée Source qui féconde les jardins Puits d’eau vive, ruisseau dévalant du Liban. > (*La source scellée évoque le Livre de l’Apocalypse, ce livre scellé de sept sceaux comme dit l’Apocalypse au chapitre 5, mais ouvert par Jésus au Liban pour révéler qu’Israël est l’Antichrist. Ce livre devient une source qui féconde les jardins, c’est-à-dire éclaire les élus ; un ruisseau dévalant du Liban, ce ruisseau est le fleuve de vie dont parle l’Apocalypse au chapitre 22*). > > Levez-vous, vents du Nord. Accourez, vents du Sud. Soufflez sur mon jardin pour qu’il distille ses aromates ». (Cantique des Cantiques 4,7-16) Les vents impétueux et les tempêtes violentes ont soufflé sur le Liban du Nord au Sud pour que le parfum de sa résistance contre Israël se répande dans le monde entier. Rendons donc hommages à nos frères chiites, les dignes fils de Fatima, ils ont mérité par leur combat contre l’Antichrist, que Marie, la Vierge Mère du Christ, apparaisse par anticipation dès 1917, dans la ville de Fatima au Portugal, afin d’attirer le regard du monde vers ses fils, les vaillants combattants chiites, les combattants chiites fils de Fatima, les combattants chiites du Sud Liban qui ont pu, par leur vigilance, expulser les soldats sionistes. Par leur résistance farouche contre les Israéliens, par le sang qu’ils ont versé abondamment, généreusement, sans compter, les descendants de Fatima ont permis aux apôtres des derniers temps de poursuivre leur mission, afin que se répande dans le monde, à nouveau, comme des aromates vivifiantes, comme un parfum bienfaisant la connaissance du Christ Jésus, cette connaissance éclipsée et déformée pour un temps seulement, par les négateurs de Jésus. Ces païens sioniste occupent aujourd’hui la Palestine et sont expulsés sous nos yeux, à grands pas, du Sud de notre Liban. Le rôle spirituel du Liban, son témoignage contre l’Antichrist, fut prophétisé par Isaïe au chapitre 29,17-18 où il dit « Le Liban deviendra un verger et le verger se développera en forêt. Alors les sourds ce jour-là entendront les paroles d’un livre ». Ce livre est celui de l’Apocalypse, qui démasque l’Antichrist, Israël, la Bête de l’Apocalypse, que même ceux qui se veulent sourds au message, entendront. Je termine les prophéties bibliques sur le Liban par les paroles prophétiques d’Ézéchiel, qui annonce la Bonne Nouvelle du triomphe du Cèdre, symbole du Liban, qui sera planté par Dieu sur la Montagne d’Israël. Imaginez que c’est le drapeau libanais dans lequel figure le Cèdre qui est planté sur les hauts sommets des monts israéliens Ézéchiel dit en effet au chapitre 17,22-24 : > « Ainsi parle le Seigneur Yahvé Moi, je prendrai de la cime du Grand Cèdre, au plus haut de ses branches, je cueillerai un rameau, et je le planterai moi-même sur une montagne très élevée, sur la haute montagne d’Israël je le planterai. Il poussera des branches et produira du fruit. Il deviendra magnifique. Toutes sortes d’oiseaux habiteront sous lui et tous les arbres des champs sauront que c’est moi Yahvé qui humilie l’arbre élevé (*Israël*) et qui élève l’arbre humilié (*Liban*), qui dessèche l’arbre vert (*Israël*) et qui reverdit l’arbre sec (*Liban*). Moi, Yahvé, j’ai dit, je fais ». (Ézéchiel 17,22-24) On a voulu entendre ce que la Bible dit d’Israël. J’ai rapporté ce que la Bible a aussi dit du Liban. Que les israéliens et leurs amis, qui prétendent croire à la Bible s’arment de sagesse et écoutent ce que Dieu, dans la Bible, dit du Liban, ce que L’Esprit dit aux Églises, comme dit l’Apocalypse. Car le moment est venu pour ouvrir les livres et que les hommes soient jugés d’après le contenu de ces livres. Que tous entendent donc, même les sourds ! ## Conclusion A la fin de cette conférence, que faut-il conclure ? Quelle attitude doit avoir l’homme qui croit à la Bible vis-à-vis d’Israël ? Nous affirmons que l’engagement logique de tout vrai croyant s’inspire du refus d’Israël, du « Non à Israël ». Nous avons vu que la Bible dans l’Ancien Testament, condamne l’état d’Israël. Le Nouveau Testament, à son tour, invite les vrais disciples du Christ, ceux qui tiennent au témoignage de Jésus, à se soulever contre ses négateurs. Or certains dits chrétiens, réprouvent ceux qui prennent les armes pour se défendre contre la violence d’Israël, pour le simple fait de porter les armes. Ils oublient, ces pseudo-chrétiens, les guerres des Croisades et toutes les guerres faites par le monde occidental ce même monde qui s’arme aujourd’hui jusqu’aux dents. Et, paradoxalement, tout en s’armant, les Chrétiens n’hésitent pas à condamner ceux qui s’arment pour se défendre contre l’envahisseur et l’usurpateur israélien. Je veux enfin vous rappeler ce que le prophète Mohammed a dit, afin que l’engagement contre l’Antichrist soit inspiré des sources Juives, chrétiennes et musulmanes. Il a dit que lorsque l’Antichrist apparaîtra, c’est Jésus qui, avec les siens, ses élus, se soulèvera pour le combattre et le vaincre. Or ceux qui combattent l’Antichrist sont aujourd’hui les chiites, les dignes fils de Fatima et les descendants de ses fils, Hassan et Hussein. Nous tous qui avons le discernement divin pour reconnaître et combattre l’Antichrist, Israël, nous sommes tous les fils de Hassan et de Hussein. Et puisque c’est Jésus qui, en cette fin des temps, se lève pour combattre Israël, nous sommes tous Jésus de Nazareth qui menons sa guerre de Justice contre l’ennemi qui le renie. Heureux ceux qui répondent à l’appel divin en se joignant aux « Noces de l’Agneau », à ce festin divin au cours duquel Dieu nous invite, selon l’expression du chapitre 19,17-18 de l’Apocalypse, à manger la chair des chefs sionistes et pro-sionistes. Pierre, 21.03.1985 *Source: https://www.pierre2.net/fr/la-bible-refute-letat-disrael* --- # Israël: La mystification eschatologique prophétisée > Author: Pierre2 · Published: 2021-01-29 · Updated: 2023-08-28 · Language: fr ## Introduction : Perspective générale Cette conférence est un témoignage pour la vérité et la justice de Dieu. Elle présente un jugement prophétique des événements mondiaux actuels. Les événements internationaux qui bouleversent et inquiètent l’humanité contemporaine ont un fond spirituel : il s’agit de l’ultime combat entre le Bien et le Mal sur terre. Ces évènements furent prédits par des prophéties divines pour nous mettre en garde ; elles nous recommandent la prudence et la vigilance pour discerner la justice de l’iniquité, et la vérité du mensonge travesti en vérité et justice. J’exposerai ces prophéties telles que rapportées par la Bible et le prophète Muhammad. Le monde entier a émis son opinion à propos de ce qui se passe aujourd’hui ; les nations et les individus ont déclaré leurs jugements, surtout en ce qui concerne le problème international majeur, à savoir la Palestine et Israël. Des militants ont été qualifiés par les israéliens de « terroristes » quand d’autres accusent les israéliens de terrorisme. Dans ce méli-mélo Dieu a son mot à dire pour orienter ceux qui cherchent la vérité. Ce mot il l’avait dit depuis de longs siècles mais l’homme l’a oublié. Il est temps de se rappeler ces paroles inspirées par le Créateur à ses prophètes pour ne pas dévier de la bonne voie. L’objet de notre étude est l’état d’Israël comme signe de la fin des temps, c’est-à-dire du point de vue prophétique et moral : l’attitude envers l’état juif est considérée comme un critère de jugement, les hommes étant jugés selon qu’ils sont pour ou contre Israël. Ce qui tranche dans cette affaire est le jugement de Dieu : est-il favorable à un état juif ou le désapprouve-t-il ? Car, comme nous le verrons plus loin, Dieu s’est prononcé contre la création d’une entité politique juive dans la Bible. Or les sionistes prétendent que Dieu, dans la Bible, leur a destiné la Palestine afin d’y établir un état juif. J’affirme le contraire démontrant que Dieu n’a jamais voulu la fondation d’un état politique propre aux hébreux. Je vais étayer mes convictions par les livres bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testaments, démontrant le plein accord entre toutes ces prophéties pour condamner les tentatives d’établir une entité politique juive. Que si Dieu invita Abraham et sa descendance à s’établir en Canaan, ceci ne signifie pas que les juifs devaient pour autant se permettre d’y ériger un état propre à eux, mais que le Patriarche et ses descendants pouvaient y vivre en communauté religieuse sans pour autant succomber à la tentation de politiser leur foi. En effet, le judaïsme est une foi monothéiste qui vise à élever spirituellement tous les hommes, et ne concerne pas les seuls juifs. L’évolution du monothéisme n’est pas politique comme les sionistes poussent certains à le croire. Le refus divin d’un État juif signifie la condamnation de tout nationalisme religieux, qu’il soit juif, chrétien ou musulman. Puisqu’il s’agit de parler d’Israël, j’en viendrai forcément à parler des juifs de notre époque. Je dois préciser que mes positions ne sont pas suggérées par des sentiments superficiels et condamnables tels que l’antisémitisme, mais se basent sur des fondements bibliques solides ; d’autant plus que je suis moi-même sémite et témoigne en faveur d’un authentique sémite, Jésus le Christ. Mon engagement avec Jésus est une dénonciation du racisme sioniste et un témoignage pour l’universalité de la foi juive, totalement opposée au faux judaïsme des hébreux modernes. Il ne faut pas être « antisémite » pour découvrir le mensonge israélien ; il suffit de comprendre le véritable message du judaïsme comme l’a si bien expliqué Jésus. J’accuse Israël comme beaucoup de juifs en Israël même, tel le mouvement des « Naturei Karta », ces juifs non-sionistes qui refusent de reconnaître Israël au point d’avoir fait des passeports propres à eux. J’accuse Israël comme état politique contraire à la volonté divine, un état dévié de l’essence spirituelle et universelle du vrai judaïsme. J’accuse Israël d’avoir entaché la foi juive et d’empêcher beaucoup d’hommes d’y voir la splendeur du message divin à cause de l’opacité de son racisme et de son matérialisme. J’accuse Israël sans craindre d’être calomnié d’antisémite par les chauvins sionistes et leurs alliés pro sionistes. Le titre de ma conférence est : « Israël : la mystification eschatologique prophétisée ». Pour être mieux compris, je définirai les termes de ce titre. Le dictionnaire Larousse définit ainsi le mot « mystification » : « Acte ou parole propre à mystifier ». Le verbe « mystifier » est défini ainsi : « Abuser de la crédulité de quelqu’un. Tromper en idée séduisante, mais fausse ». Ainsi définie, la mystification nous place au cœur même du mensonge puisqu’il s’agit de travestir le Mal en Bien, de donner une fausse image de la vérité. C’est cela même que fait Israël en prétendant être un produit divin. La vérité est tout autre. La vérité est que l’état sioniste mystifie le Royaume de Dieu en se présentant comme l’œuvre de Dieu sur terre. Beaucoup ont : été séduits par cette tricherie israélienne, surtout parmi les chrétiens, de fervents croyants peut-être…, mais naïfs et « crédules ». Israël est un produit de faussaires qui n’échappe pas à l’œil averti, tout comme la fausse monnaie est détectable par l’expert. Cet état n’attire que les faibles et ne convainc que les consciences confuses, mais n’a aucune prise sur les hommes intègres. Mystiquement, Israël incarne le mensonge, la séduction par le pouvoir temporel et a pu se rallier des arrivistes et des opportunistes de tout bord dans le monde de la politique. La dénonciation d’un état juif n’est pas un fait nouveau mais un comportement authentiquement biblique. En effet, par le passé, les prophètes de la Bible ont toujours condamné l’institution d’un état politique hébreu, d’un royaume juif terrestre avec, pour monarque, un homme juif. Un tel royaume est une mystification car le vrai Royaume spirituel est celui où Dieu est l’unique Roi des créatures. C’est pourquoi les prophètes ont dénoncé ce royaume israélien comme contraire à la volonté divine. Pourtant, comme nous le verrons plus loin, les juifs insistèrent pour avoir un juif comme roi. Et, malgré la condamnation explicite d’un état juif par la Bible, les israéliens d’aujourd’hui continuent de présenter leur état comme l’accomplissement de la volonté divine. C’est en cela que réside la mystification. Quant au terme « eschatologique », il se rapporte à la fin des temps, du mot grec « eschatos » qui veut dire « la fin ». Israël est un phénomène eschatologique, car il fut annoncé par les prophéties comme un des principaux signes de la fin des temps et du retour de Jésus comme Juge suprême de tous les hommes. C’est justement parce que l’état d’Israël fut prophétisé pour la fin des temps que j’ai choisi pour titre de cette conférence : « Israël : la mystification eschatologique prophétisée ». Pour eschatologique que soit l’état hébreu du vingtième siècle, il y eut déjà par le passé au XIe siècle av. J.-C., un tel état sous la forme d’un royaume. Ce royaume, établi par les juifs en dépit du refus divin avec Saul comme premier roi, se scinda en deux une centaine d’années seulement après sa fondation. Il y eut alors deux rois juifs, l’un pour le royaume du Nord, nommé Israël, et l’autre pour celui du Sud nommé Juda. Le premier ne tarda pas à disparaître : une centaine d’années après sa création il fut détruit par les assyriens en l’an 721 av. le Christ. Le second subit le même sort un siècle et demi plus tard, en 586 av. J.-C. saccagé par l’armée du roi Nabuchodonosor, le Babylonien. Le Temple de Jérusalem fut alors détruit, laissant les juifs sionistes avec la soif séculaire - devenue traditionnelle - de rétablir le royaume d’Israël… et ce, en dépit du refus divin maintes fois répété. Après environ cinq siècles, au deuxième siècle av. J.-C., un nouveau royaume juif vit le jour sous la domination de l’empire Romain, avec Hérode le Grand pour premier roi. Ce royaume établi par les Romains fut détruit par eux une centaine d’années plus tard sous l’empereur Vespasien quand Titus, fils de l’empereur, envahit Jérusalem et détruisit son temple en l’an 70 de notre ère. Les juifs, comme on le sait, se dispersèrent alors aux quatre coins du globe. Ils ne cessèrent dès lors de rêver de retourner en Palestine afin d’y établir le royaume juif qu’ils croient messianique et au profit des seuls juifs. Ils ne cessaient de se répéter les uns aux autres : « Ha shana ha vaa be Yérushalaim », ce qui veut dire : « L’an prochain à Jérusalem » (aujourd’hui, par contre, les juifs d’Israël déçus par cet État qu’ils ont eux-mêmes créé, se répètent ; « L’an prochain à Paris, à Rome, à New-York ou en Russie… »). Après 2000 ans d’absence, un état israélien réapparaît en Palestine. La plupart des juifs et des Chrétiens, trompés par la propagande sioniste, y voient un miracle divin. D’autres, par contre, ont su garder la tête froide et ont compris qu’avec la réapparition d’Israël s’accomplissent les prophéties évangéliques sur l’Antichrist. En réapparaissant, cet état Antichrist a expliqué non seulement les prophéties évangéliques à son propos, mais a aussi jeté une plénitude de lumière sur les prophéties énigmatiques de l’Apocalypse de St Jean. Ce livre inspiré et prophétique par excellence met en garde contre la puissance maléfique et séductrice qui doit se manifester avec force en Palestine à la fin des temps pour éprouver les hommes du monde entier. L’Antichrist fut annoncé par Saint Jean dans sa première lettre. L’apôtre nous dit que celui-ci se présentera à la fin des temps et qu’il aura pour trait distinctif de nier que Jésus est le Christ. C’est le cas d’Israël qui, non seulement nie le messianisme de Jésus, mais aussi se présente aux juifs et devant le monde comme un état Messie, le sauveur des juifs du monde entier. Ce messianisme d’état, étant d’ordre politique, est chauvin puisque restreint et réservé à une seule catégorie d’hommes, à savoir les juifs ; il est l’antithèse du messianisme spirituel et universel de Jésus, ouvert à tous les hommes de bonne volonté, sans aucune distinction religieuse ou raciale. Par ailleurs, le livre de l’Apocalypse de Saint Jean avertit les hommes qu’une puissance trompeuse, vue par Saint Jean comme une « Bête », apparaîtra en Palestine peu avant le retour du Christ pour le jugement final. Jean explique que « cette Bête était par le passé, n’est plus en l’an 95 après le Christ au moment où il eut ses visions apocalyptiques, mais qu’elle va remonter de l’abîme afin de s’en aller définitivement à sa perte » (Apocalypse 17,8). Israël, en retournant dans le monde en 1948 après sa disparition, nous a expliqué cette prophétie biblique demeurée obscure pendant 2000 ans. En effet, seul cet état était par le passé, avait été détruit par Titus en l’an 70 après le Christ et n’était donc plus en l’an 95 après J.C, pendant les visions apocalyptiques de Jean, et le voilà réapparu « de l’abîme » pour se manifester dans le monde depuis 1948. Toutes les prophéties divines prédisent la bonne nouvelle de la chute de cette « Bête », l’Antichrist, afin que soit glorifié sur terre, Jésus de Nazareth, l’unique vrai Christ (Apocalypse 14,6-13). Israël est qualifié de « Bête » à cause de son caractère belliqueux et bestial par le passé et de nos jours. Cet état est voué à l’injustice et la violence car il ne peut être érigé qu’au détriment des droits de l’homme, particulièrement des palestiniens, les propriétaires légitimes et séculaires de la Palestine. C’est une des raisons pour lesquelles un état juif fut toujours condamné par Dieu et les prophètes comme je le démontre dans la première partie de cette conférence. ## La Bible condamne l’Étatisation du judaïsme La première tentative d’étatisation du judaïsme est relatée par la Bible au chapitre 8 du livre des Juges. Elle eut lieu au 11e siècle av. J.-C., Gédéon, un des Juges, menait alors triomphalement des guerres en Palestine afin d’y implanter les juifs. Il gagna ainsi la confiance de la communauté. Celle-ci lui envoya donc des représentants le sollicitant d’établir un royaume juif dont il inaugurerait lui-même la dynastie royale en étant le premier roi, son fils régnant après lui, ensuite son petit-fils (Juges 8,22). Mais Gédéon, ayant saisi l’essence spirituelle, non politique du judaïsme, répondit au comité : > « Non, je ne règnerai pas sur vous et mon fils ne règnera pas sur vous non plus, car c’est Dieu qui est votre Roi. » (Juges 8,23) Le refus de Gédéon avorta cette première tentative, mais le germe de la politisation continua de ronger le cœur des israélites, les rendant plus agressifs envers les voisins et plus déterminés à se choisir un roi juif. La deuxième tentative d’étatisation vit le jour un siècle après la première, au temps du prophète Samuel. Le chapitre 8 du premier livre de Samuel nous informe que : > « Tous les anciens d’Israël se réunirent et vinrent trouver Samuel à Rama pour lui dire : ‘Établis-nous un roi pour qu’il nous gouverne comme les autres nations’. > Cela déplut à Samuel qu’ils aient dit : ‘Donne-nous un roi pour qu’il nous gouverne comme les autres nations’. » (1 Samuel 8,4-6) Cela démontre que la situation sociale de la communauté juive, dès le départ était spirituelle, non nationaliste, puisqu’elle différait de celle des autres nations. Or les juifs, et particulièrement ceux de nos jours, ont réduit le judaïsme en nationalisme israélien, se transformant d’israélites en israéliens. Le terme « israélite » se rapporte aux juifs en tant que communauté religieuse. Par contre, le terme « israélien » se rapporte à la « nation » juive, au citoyen de l’actuel État d’Israël. Un trait distinctif de cette deuxième tentative est que la Bible, saisissant l’occasion cette fois, révèle ce qui n’avait pas été clarifié lors de la première tentative, à savoir que l’étatisation déplaisait non seulement à Samuel, comme à Gédéon avant lui, mais par dessus tout **à Dieu**. En effet, mécontent des juifs venus le quémander, « Samuel invoqua Dieu », dit la Bible, « mais Dieu dit à Samuel : …ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, c’est moi qu’ils ont rejeté pour que je ne règne plus sur eux… » (1 Samuel 8,7). Devant cette sentence divine qui consolida ses convictions, Samuel s’efforça de convaincre les juifs de renoncer à leur nationalisme, mais ils s’entêtèrent de plus belle, exigèrent un roi, se faisant sourds aux directives divines et détrônant Dieu lui-même pour satisfaire leurs désirs[^65-1]. Ils répondirent donc à Samuel : > « Non, nous aurons un roi et nous serons, nous aussi, comme toutes les autres nations, Notre roi nous gouvernera, il sortira à notre tête et combattra nos combats. » (l Samuel 8,19-20) En analysant ces propos, l’on constate que le but suprême du choix d’un roi juif est la guerre dès le départ, puisqu’il consiste à mener les israélites envahisseurs en guerre contre les habitants indigènes, les propriétaires légitimes du territoire cananéen convoité par les israélites. Ainsi donc, hier comme aujourd’hui, Israël est marqué par la guerre, irrémédiablement voué à la pratique de la violence armée pour usurper le terrain d’autrui. La raison du caractère belliqueux d’Israël est la nécessité de cet état anormal de recourir à l’injustice et à la violence armée pour satisfaire ses convoitises. Ce n’est pas sans raison valable que Dieu et ses prophètes s’insurgèrent contre son institution. Le prophète Michée a dénoncé avec une force rare les crimes d’Israël et, devant le silence craintif de tous, ce noble prophète osa courageusement dire tout haut : > « Moi, au contraire, je suis plein de force et du souffle de Dieu, de justice et de courage pour proclamer à Jacob son forfait et à Israël son péché : Écoutez, princes de la maison d’Israël, vous qui exécrez la justice et qui tordez ce qui est droit, vous qui construisez Sion avec le sang et Jérusalem avec le crime… » (Michée 3,9-10) Et Dieu lui-même de s’écrier par la bouche du prophète Osée : > « Ils ont fait des rois mais sans mon aveu, ils ont établi des chefs, mais à mon insu. » (Osée 8,4) Tel est le langage à tenir aux israéliens de nos jours. Mais aussi faut-il avoir le courage des prophètes pour parler comme eux. Il est étonnant que des chrétiens, chefs en tête, craignent de suivre les pas des prophètes et, au lieu de respecter le témoignage qu’ils doivent à Jésus, s’en vont encenser les israéliens qui le renient. Les chrétiens ne doivent pas oublier que leur Maître refusa de souscrire à un état israélien et, comme Gédéon fit avant lui, il se déroba quand les juifs voulurent le proclamer roi sioniste, comme nous l’apprend le chapitre 6,15 de l’Évangile de Jean. C’est aussi l’empire sioniste politique, que le diable offrit à Jésus et que celui-ci rejeta avec mépris (Matthieu 4,8-10). On cesse d’être disciple du Christ dès qu’on accepte l’état de l’Antichrist, Israël. Beaucoup ont perdu leur âme à la suite du sionisme. Par contre, tout homme qui résiste au mensonge israélien et le combat, est un témoin de Dieu, fût-il d’apparence athée. ## Les prophètes annonçant la réapparition d’Israël Les prophéties parlent de la renaissance d’Israël comme puissance du Mal et signe de la fin des temps. Or, l’état juif se présente comme l’accomplissement de prophéties divines et le symbole du Bien. La plupart des Chrétiens, trompés par ce simulacre israélien, soutiennent l’état d’Israël. Toutefois, il n’est pas faux de croire que la Bible a annoncé Israël. Ce qui est faux, c’est croire que cet état est une puissance bénéfique qui résulte de la volonté de Dieu. Car il est vrai que la Bible a parlé du retour d’Israël mais en tant que force maléfique et œuvre diabolique. Dieu permet cette manifestation pour sonder le cœur et la conscience des hommes avant le retour de Jésus. C’est pourquoi la Bible a prévenu les hommes ; mais ces mises en garde, pour beaucoup, furent vaines. L’Apocalypse nous recommande d’avoir de la subtilité et de l’intelligence (Apocalypse 13,18 & 17,9). L’heure a sonné pour acquérir ces armes spirituelles afin de discerner l’esprit agissant à travers l’état hébreu : Est-il le bon Esprit du Créateur ou celui du démon trompeur ? Le simulacre israélien fut bien conçu, mais l’intelligence humaine éclairée est capable de le détecter. Les prophéties divines nous furent données justement pour nous aider à comprendre sans confusion le sens des événements qui se déroulent sous nos yeux au Moyen-Orient. Ceux qui veulent être aveugles, n’y verront pas. Les juifs contemporains s’appuient sur des prophéties périmées de l’Ancien Testament pour convaincre les Chrétiens et les rallier à Israël. Des chrétiens en masse ont répondu à l’appel israélien ; peuples et individus ont été trompés par des raisonnements sionistes. Pourtant, ces raisonnements sont basés sur de fausses interprétations des prophéties bibliques pour justifier l’existence politique d’Israël. Le plus étonnant n’est pas la ruse sioniste, mais l’ignorance biblique des Chrétiens et leur naïveté. Ils ont avalé tous les plats soi-disant « prophétiques » offerts par les Israéliens pour ne pas être taxés d’antisémitisme. Il faut dénoncer l’interprétation sioniste de la Bible et la « sionisation » des textes bibliques. Car les prophéties auxquelles se réfèrent les sionistes pour se justifier ne s’appliquent pas à un état israélien contemporain. Les juifs et les chrétiens savent bien que ces prophéties se rapportent au retour en Palestine des juifs de l’exil assyro-babylonien, mais ils retournèrent comme communauté religieuse, sans visée politique ou nationaliste. Ce retour s’étant accompli au VIe siècle av. J.-C. il est clair que ces prophéties n’ont aucun rapport avec l’état israélien du 20e siècle. Le Christ nous avait mis en garde contre les subtilités hébraïques et nous a encore recommandé de veiller pour maintenir notre intelligence vive et « avoir **la force** d’échapper à tout ce qui doit arriver » (Luc 21,36). Nous avons donc été prévenus contre Israël. Néanmoins, peu ont eu « la force » de résister au courant sioniste qui a entraîné les faibles. Jésus nous avait encore dit : > « Prenez garde qu’on ne vous abuse car il en viendra beaucoup qui diront : ‘C’est moi le Christ’, et ils abuseront bien des gens… Alors si l’on vous dit : ‘Voilà le Christ’ ou ‘le voilà’, n’en croyez rien. Il surgira, en effet, des faux christs et des faux prophètes qui produiront des signes et des prodiges considérables, capables d’abuser, si possible, même les élus. Vous voilà prévenus. » (Matthieu 24,4-25) En effet, Israël est un prodige considérable qui a abusé des masses humaines pourtant averties du danger. Peu de chrétiens, surtout parmi les chefs, ont eu la force de garder l’intégrité du discernement et du témoignage qu’ils doivent à Jésus face aux israéliens qui le renient. Ces derniers sont les faux prophètes annoncés par Jésus. Les Israéliens sont, en effet, de faux prophètes car ils refusent Jésus et parlent du christ sioniste. Ils ont cru le trouver tantôt en Ménahem Bégin, ex-Premier Ministre démissionnaire en 1983 tantôt en Ariel Sharon, ex-chef de l’armée, déchu après le crime de Sabra et Chatilla au Liban en 1983, ou encore dans le rabbin député intégriste Méir Kahana. Mais tous ceux-là ont déçu les aspirations sionistes. Malgré cela, les Israéliens poursuivent leur recherche du Messie… Ainsi donc, comme l’on peut le constater, beaucoup de chrétiens se sont solidarisés avec les faux prophètes israéliens qui prétendent encore que le Christ est tantôt ici, tantôt là, comme l’avait prédit Jésus. C’est pourquoi, nous témoignons que Jésus est le vrai Christ et qu’Israël est l’Antichrist qui cherche à se substituer au Christ. Il est peut-être encore temps pour les chrétiens séduits de se réveiller. L’Évangile a prédit l’actuelle et rude épreuve sioniste comme action **mystificatrice**, qui apparaît **subitement** à la fin des temps pour sonder les cœurs de **tous** les hommes. Je vais donc présenter les prophéties qui en parlent en soulignant ces trois aspects : 1. La mystification 2. L’effet de surprise parce qu’inattendue 3. Son universalité. Ces trois aspects s’adaptent parfaitement et seulement à l’État d’Israël. ### La Mystification Israël fut annoncé comme une mystification. Nous avons vu que mystifier était synonyme de tromper, leurrer, berner ou abuser de la bonne foi de quelqu’un. Nous avons vu aussi que le Christ avait mis en garde contre les faux prophètes de la fin des temps : > « Méfiez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au dedans sont des loups rapaces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » (Matthieu 7,15-16) Les israéliens se présentent comme des brebis égorgées par Hitler. Par ce chantage affectif ils ont gagné la sympathie et le soutien des occidentaux. Car, paradoxalement, pour exister, l’Antichrist a besoin de l’appui matériel et moral des disciples européens et nord-américains du Christ qu’il refuse ; il n’ose donc pas attaquer Jésus de front, niant qu’il est le Christ, ni exprimer manifestement son opposition au christianisme, car cela ne lui conviendrait pas. Israël louvoie donc pour se rallier l’opinion publique américano-européenne, cherchant à ne pas parler de religion et se montrant respectueux de la personne de Jésus le présentant comme étant un « juif comme eux » et un des leurs mais évitant de révéler qu’ils ne croient pas qu’il est le Messie attendu. Cependant, ils insistent sur des points auxquels les occidentaux ont été rendus sensibles : aider les victimes juives du nazisme et le peuple de la Bible à retourner à la terre promise. C’est par de tels slogans que la majorité des occidentaux s’est laissée abuser. Les Européens furent culpabilisés par l’exagération et la mise en évidence du phénomène dit de l’holocauste. Les multiples organisations et ramifications du Judaïsme international - tel le Congrès juif mondial - forcèrent l’Europe occidentale et notamment l’Allemagne à dédommager les juifs en aidant l’état d’Israël financièrement, politiquement et militairement contre les arabes. Les Israéliens obtinrent cette aide. Avec les armes reçues, Israël a commis ses crimes innombrables contre les peuples palestiniens et libanais en particulier et les Arabes en général. En dépit de cela, les Chrétiens occidentaux continuent leur soutien à l’ennemi du Christ, se rendant complices de ses crimes. Par les puissants lobbies internationaux à son service, l’état hébreu s’est garanti la solidarité de l’Europe Occidentale et des États-Unis d’Amérique. En outre, par la maîtrise quasi totale des moyens d’information : presse, radio et télévision les sionistes veillent à maintenir leurs alliés dans l’ignorance de ce qui se passe au Moyen-Orient. Ils n’en révèlent pour autant que cela dépende d’eux, que ce qui flatte Israël et qui donne de cet état, pourtant déchu, une image de marque, le présentant comme le symbole de la distinction et de la haute civilisation. Sur le plan social, donc, les juifs modernes apparaissent comme victimes et sur le plan biblique comme le peuple élu de retour dans sa soi-disant terre promise, la Palestine. Cette double mystification a séduit la quasi-totalité des églises chrétiennes. Le puissant somnifère sioniste a endormi ces « épouses » du Christ Jésus qui, avec le temps, ont oublié de veiller comme leur avait demandé leur Époux. Le Vatican, il est vrai, n’a pas reconnu officiellement l’État d’Israël, mais les chefs israéliens y sont reçus somptueusement et officiellement en tant que chefs d’état. Golda Meir, la défunte ex-premier ministre d’Israël, reçue en audience par le défunt pape Paul VI, n’a pas manqué de lancer au visage du Pontife qui la recevait son indignation du fait que les juifs aient souffert à cause de la croix qui pendait au mur derrière lui. Mais ce chef chrétien, pas plus que ses successeurs, n’a jamais osé demander aux personnalités israéliennes qui lui rendaient visite, ce qu’ils pensaient de Jésus et de sa mise en croix. Par ailleurs, Israël a ses représentants « officieux » au Vatican en dépit de l’absence de relations diplomatiques entre les deux « États »[^65-2]. Les relations sournoises et hypocrites entre Israël et le Vatican soulignent la gravité de l’abdication des Chrétiens en faveur de l’Antichrist israélien. Pourtant c’est bien contre la tromperie israélienne que l’Évangile nous avait prévenu. Ceux qui se présentent à nous aujourd’hui sous le masque du judaïsme sont démasqués par l’Apocalypse de Jean qui les révèle comme charlatans et « usurpateurs de titres ». A deux reprises l’Apocalypse les dénonce comme de faux juifs en disant : > « Ils se disent juifs, mais ne le sont pas. Ils sont une synagogue de Satan plutôt. » (Apocalypse 2,9) Puis Jésus dit encore à son peuple dans l’Apocalypse : > « Je forcerai ceux de la Synagogue de Satan - ils se disent juifs, mais ne le sont pas, les menteurs - oui, je les forcerai à venir se prosterner à tes pieds et à reconnaitre que je t’ai aimé. » (Apocalypse 3,9) Ces menteurs ne sont autre que l’Antichrist décrit par St Jean dans sa première lettre : > « Qui est le Menteur sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l’Antichrist ! » (1 Jean 2,22) Dans sa deuxième lettre, Saint Jean nous parle encore de cet ennemi rusé du Christ et nous révèle que c’est un groupe de séducteurs, en disant : > « Beaucoup de séducteurs ne confessent pas Jésus. Voilà bien le Séducteur, l’Antichrist. » (2 Jean 1,7) Notez bien que « beaucoup de séducteurs », au pluriel, forment ensemble « le Séducteur » par excellence, l’Antichrist, au singulier. Ce groupe homogène de personnes qui ensemble, refusent le Christ Jésus forment une « personne morale » : l’Antichrist. De même, pendant les guerres, l’on parle de « l’ennemi » (au singulier) pour désigner des troupes ennemies (au pluriel). Dans notre cas, « l’ennemi » à combattre sont ceux qui nient que Jésus est le Christ. Leur symbole est l’état d’Israël car c’est là qu’ils sont rassemblés à l’affût de leur « Messie ». Ils l’ont confondu tantôt avec l’état hébreu, tantôt avec le peuple israélien ou l’ensemble des juifs du monde, ou encore avec quelque chef sorti de leurs rangs. Cette recherche désordonnée et vaine d’un messie sioniste met en évidence la mystification prédite par Jésus qui avait dit à ce propos : > « Il en viendra beaucoup sous mon nom qui diront : ‘C’est moi le Christ’; et ils abuseront bien des gens. » (Matthieu 24,5) Ils sont apparus ces mystificateurs. Ils prétendent tous les jours qu’avec l’apparition d’Israël, nous sommes désormais entrés dans l’ère messianique, celle du messie sioniste et israélien. Par contre, nous rappelons aux hommes que l’ère du vrai Messianisme a débuté depuis deux mille ans avec Jésus de Nazareth, et nous reconnaissons dans l’époque israélienne actuelle celle de l’Antichrist annoncé par le Christ et ses Apôtres. La grande mission de l’Antichrist est de rassembler les juifs des quatre coins du monde en Palestine. Ce rassemblement est l’épine dorsale de la mystification sioniste. Pour l’accomplir, il faut que les juifs modernes soient eux-mêmes séduits par l’idée qu’ils sont le peuple élu qui regagne sa terre promise. Cette séduction a réussi car la presque totalité des juifs du monde l’ont crue et l’ont appuyée, de gré ou de force sous les pressions du sionisme mondial. Voilà pourquoi l’Apocalypse avait d’avance prévenu que c’est Satan et non pas Dieu qui à la fin des temps, inspirera ce rassemblement des juifs en Palestine : > « Satan, relâché de prison, s’en ira séduire les nations des quatre coins de la terre, (*c’est-à-dire les juifs du monde entier*), Gog et Magog, et les rassembler pour la guerre… Ils montèrent sur toute l’étendue du pays (*la Palestine*), puis ils investirent la Cité Bien-aimée (*Jérusalem*). » (Apocalypse 20,7-9) La mention de Jérusalem (« La Cité Bien-aimée ») indique que le centre des événements apocalyptiques à partir duquel l’Antichrist opère est la Palestine, et particulièrement Jérusalem, convoitée par les israéliens comme capitale. Ainsi donc, l’Apocalypse nous éclaire en nous révélant que les israéliens sont conduits par Satan, leur « séducteur ». Ceux-ci sont devenus trompeurs à leur tour et ont réussi à séduire des alliés par un raisonnement mensonger. Saint Paul, dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens, prédit lui aussi l’apparition future de l’Antichrist qu’il nomme « l’Impie ». Il dit que celui-ci parviendra à égarer seulement les friands de mensonge et prévient contre ses œuvres mystificatrices en ces termes : > « Sa venue à lui, l’Impie, aura été marquée par l’influence de Satan, de toute espèce d’oeuvres de puissance, de signes et prodiges mensongers, comme de toutes les tromperies du mal, à l’adresse de ceux qui sont voués à la perdition pour n’avoir pas accueilli l’amour de la vérité qui leur aurait valu d’être sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une influence qui les égare, qui les pousse à croire le mensonge, en sorte que soient condamnés tous ceux qui auront refusé de croire la vérité et pris parti pour le mal. » (2 Thessaloniciens 2,9-10) La vérité est qu’Israël est l’Antichrist. Beaucoup de Chrétiens refusent cette vérité et préfèrent suivre le mensonge israélien. Ceux qui se solidarisent avec Israël prennent parti pour le mal. L’état sioniste, par ses puissants moyens d’information et l’art de se travestir, ne trompe que ceux qui sont voués à la perdition pour n’avoir pas cru à cette vérité que nous proclamons : **ISRAEL EST L’ANTICHRIST**. Il est à noter, enfin, que Paul, comme Jean, attribue au diable, non à Dieu, la puissance passagère d’Israël disant que « la venue de l’Impie aura été marquée par l’influence de Satan ». L’œuvre mystificatrice israélienne aurait réussi parfaitement si les prophéties divines n’avaient pas été là pour nous éclairer dans un monde enténébré par les mensonges sionistes. ### Israël annoncé comme une épreuve inattendue L’épreuve apocalyptique fut prophétisée comme un phénomène soudain ; c’est par l’apparition inattendue de l’Antichrist que Dieu va sonder le cœur des hommes à la fin du monde, avant le retour du Christ comme juge universel. Jésus avait dit à ce propos : > « Si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il aurait veillé et n’aurait pas permis qu’on perçât les murs de sa demeure. Ainsi donc, tenez-vous prêts, vous aussi, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme viendra (*pour sonder les cœurs à travers l’Antichrist*). » (Matthieu 24,43-44) Il dit encore : > « Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, sans que tu saches à quelle heure je te surprendrai. » (Apocalypse 3,3) Paul reprend les mises en garde de Jésus et demande aux croyants d’être vigilants afin de ne pas se laisser surprendre. Il dit en effet : > « Le Jour du Seigneur arrive comme un voleur en pleine nuit. Quand les hommes se diront : ‘Paix et sécurité’, c’est alors que tout d’un coup, fondra sur eux la perdition… et ils ne pourront y échapper. Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres pour que ce Jour vous surprenne comme un voleur. » (1 Thessaloniciens 5,2-4) Il ressort des prophéties que la redoutable épreuve apocalyptique ne surprendra que les imprudents qui n’ont pas veillé pour sauvegarder l’intégrité de leur discernement. Ceux-ci sont rejetés par Dieu. Par contre, ceux que Dieu aura jugé dignes d’être avertis, le seront par le Christ lui-même qui, dans l’Apocalypse, dit au vigilant : > « Puisque tu as gardé ma consigne de constance, à mon tour je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va fondre sur le monde entier. » (Apocalypse 3,10) Paul confirme le fait que le Christ interviendra pour sauver lui-même ceux qui ont été fidèles à ses consignes. Il dit en effet : > « Le Christ apparaîtra une seconde fois, à ceux qui l’attendent, pour leur donner le salut. » (Hébreux 9,28) La seconde apparition du Christ est discrète et ne s’opère pas aux yeux de tous, mais de ceux qui veillent avec l’amour dans le cœur pour attendre Jésus. Elle se passe dans le secret, à l’intérieur de l’âme heureuse choisie par Dieu à cause de sa fidélité. Les friands de manifestations extérieures et les curieux n’y verront donc rien. Par le passé, Jésus prenait souvent ses intimes à part pour leur expliquer les paraboles qu’il disait et les prophéties qui le prédisaient. Après sa Résurrection, il n’apparut qu’aux siens pour « leur interpréter dans toutes les Écritures ce qui le concernait » (Luc 24,27). Il en est de même aujourd’hui, en ces temps apocalyptiques : le Christ vivant n’expliquera les mystères et les prophéties eschatologiques qu’à ceux qu’il juge sincères et dévoués. L’apparition soudaine d’Israël était un fait inattendu. Les israélites eux-mêmes n’osaient plus y croire. Surpris et exaltés, ils crièrent au miracle. Ils entraînèrent dans leur enthousiasme des alliés chrétiens séduits et charmés par les merveilles mensongères du sionisme. Surpris par l’épreuve qui les a envoûtés, israéliens et pro-israéliens assoupis furent pris dans les filets pervers de l’injustice et du mensonge qu’ils préférèrent à la vérité. ### Israël annoncé comme épreuve universelle L’épreuve de la fin des temps est un examen de promotion à la Vie éternelle. Nous y sommes tous soumis. Consciemment ou inconsciemment, collectivement et individuellement, la conscience de tous sans aucune exception, est passée au peigne fin, Car l’influence d’Israël est internationale. Sa présence à l’O.N.U. le démontre. Les pro-sionistes sont, en général, des personnes qui sont attachées à Israël par des liens d’intérêts matériels communs. Ils ne sont pas prêts au sacrifice pour la justice et ne veulent donc pas aller à contre courant d’une situation établie par les grandes puissances. Égoïstes, ils craignent avant tout pour leur avenir et évitent, à tout prix, les dangers d’un engagement anti-israélien. C’est le cas d’un bon nombre de politiciens occidentaux qui, pour s’attirer le soutien des juifs de leurs pays respectifs, ont dû satisfaire aux exigences du sionisme international. Entre autres manifestations publiques pro-israéliennes, ils ont dû accomplir avec soumission leur « pèlerinage » politique en Israël à contrecœur… et souvent contre leur conscience, sachant que cela est nécessaire pour leur avancement politique. On ne progresse pas aujourd’hui dans le domaine politique sans flatter Israël. Pourtant, certains sont bien conscients de la signification profonde des événements qui se déroulent actuellement dans le monde, et particulièrement au Moyen-Orient. D’autres, par contre, paraissent dans une inconscience totale des conséquences graves de leurs prises de positions, s’engageant sans connaissances et sans mûres réflexions. Cet état d’ignorance est voulu par un subconscient qui se sent coupable et qui cherche à fuir la connaissance d’une vérité qui le condamne. Seule une conscience perverse penche pour Israël. Un cœur intègre et éveillé ne se laisse pas prendre. C’est pourquoi Jésus nous avait dit : > « Tenez-vous sur vos gardes, de peur que vos cœurs ne s’appesantissent dans la débauche, l’ivrognerie, les soucis de la vie et que ce Jour ne fonde **soudain** sur vous comme un filet ; car il s’abattra sur **tous** ceux qui habitent la surface de la **terre entière**. Veillez donc et priez en tout temps afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver. » (Luc 21,34-36) Malgré tant d’avertissements, beaucoup, hélas, ont perdu leur force et se sont rendus à l’ennemi sioniste, pris dans les filets de l’Antichrist. L’universalité de l’épreuve apocalyptique a bien été annoncée par l’Évangile. Et de fait, les événements apocalyptiques se déroulent de manière à soutirer, inévitablement, le jugement de chacun sur les protagonistes. Les moyens d’information ont révélé toutes les injustices commises et tous les crimes furent exposés au grand jour. La grande majorité en Occident justifie l’Antichrist malgré ses crimes et incrimine les victimes du sionisme. Le filet israélien s’est abattu, comme l’avait prévenu le Christ, « soudain et sur tous les habitants de la terre », mais bien peu de personnes ont eu la force d’y échapper. L’universalité de l’épreuve apocalyptique apparaît encore dans l’ampleur du malaise prophétisé : « Les **nations** seront dans l’angoisse… Les hommes mourront de frayeur dans l’attente de ce qui menacera le **monde** », avait dit Jésus dans l’Évangile de Luc (Luc 21,25-26). Jésus poursuit cette même annonce dans l’Apocalypse en déclarant : « Toutes les églises (*c’est-à-dire tous les hommes*) sauront que c’est moi qui sonde les reins et les cœurs » (Apocalypse 2,23). Ce qui épouvante le monde moderne est la conflagration nucléaire capable d’être déclenchée par le sionisme et ses agents secrets infiltrés partout. Jésus nous donne un point de repaire concernant le moment de l’épreuve ; ce point est encore universel, Il dit : > « Cette Bonne Nouvelle du Royaume (*l’Évangile*) sera proclamée dans **le monde entier**, en témoignage à la face de tous les peuples. Et alors viendra la fin. » (Matthieu 24,14) Aujourd’hui, l’Évangile est traduit dans toutes les langues et répandu dans le monde entier. Le moment est donc venu pour qu’apparaisse l’épreuve universelle qui doit « fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre » comme dit encore Jésus dans l’Apocalypse (Apocalypse 3,10). L’épreuve sioniste doit servir les desseins de Dieu et glorifier Jésus. C’est par elle que toutes les nations sauront que Jésus est le vrai Christ et le Juge des hommes comme il le dit Lui-même : « Toutes les Églises sauront que c’est moi qui sonde les reins et les cœurs » (Apocalypse 2,23). « Aussitôt après la détresse de ce Jour-là… apparaîtra dans le Ciel le signe du Fils de l’Homme ; et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine », dit encore Jésus (Matthieu 24,29-30). L’Apocalypse ajoute en parlant de Jésus : « Chacun le verra, même ceux qui l’ont transpercé » (Apocalypse 1,7). Ainsi donc, tous les hommes admettront que Jésus est le Christ de Dieu, même les juifs responsables de sa crucifixion. Le sondage eschatologique doit encore rassembler en une grande famille spirituelle tous les disciples du Christ répandu dans le monde. A cet effet, Jésus enverra de nouveaux apôtres annoncés par l’Évangile qui dit à ce propos : > « Le Fils de l’Homme enverra ses anges (*ses envoyés*) avec une trompette sonore pour rassembler ses élus des quatre coins de l’horizon… » (Matthieu 24,30-31) Avec l’apparition de l’Antichrist, Jésus suscite donc une nouvelle génération d’apôtres car, comme il l’avait dit lui-même, « On ne peut mettre du vin nouveau dans de vieilles outres » (Matthieu 9,17), d’autant plus que ces outres desséchées n’ont pas été fidèles pour témoigner en faveur de Jésus face à l’Antichrist. La « trompette sonore » que le Christ remet aujourd’hui à ses apôtres des derniers temps pour rassembler ses élus est la révélation de l’identité de l’Antichrist. Ces apôtres sont déjà à l’oeuvre dans le monde. ## Les fruits de la mystification sioniste Comme prophétisée, la moisson sioniste s’est avérée abondante. Par centaines de millions des âmes sont tombées et tombent encore dans les pièges sionistes. Des hommes, et pas des moindres, ont fini par céder sous le poids des pressions juives. En effet, le deuxième concile du Vatican a été jusqu’à justifier les juifs contemporains, se voulant oublieux de leur reniement de Jésus et de leurs crimes contre les droits de l’homme au Moyen-Orient. Ce Concile invita les Chrétiens à l’étroite collaboration avec les juifs. Des évêques ont encore publié des déclarations de solidarité non seulement avec les juifs, mais aussi avec les Israéliens sous prétexte que le judaïsme est l’ancêtre du christianisme. Ici apparaît la réussite totale du plan sioniste qui vise à mener les Chrétiens à reconnaître Israël par le biais du judaïsme. Ainsi fut établie la confusion entre le judaïsme comme religion et Israël comme état. Les Chrétiens ne discernent plus l’un de l’autre. De hauts responsables du clergé chrétien, notamment des Catholiques et des protestants, en France et aux États-Unis d’Amérique, ont émis des déclarations pro-juives qui aboutirent à un soutien indéfectible à l’état d’Israël. La solidarité avec cet état fut souvent présentée comme une obligation morale et une fidélité au christianisme. Plusieurs paroisses se sont vu imposée une collaboration étroite non seulement avec les juifs, mais aussi avec Israël. L’argument plaidé par le Concile du Vatican fut le suivant : ce qui a été commis durant la passion du Christ ne peut être imputé ni indistinctement à tous les juifs vivant alors, ni aux juifs de notre temps, concluant que l’Église ne peut oublier le patrimoine spirituel qu’elle a en commun avec les juifs. La question qui se pose à la conscience d’un chrétien mûr est la suivante : « Quel patrimoine spirituel commun peut-il exister entre celui qui croit au messianisme de Jésus et celui qui le nie ? » Jésus n’avait-il pas dit aux juifs qui le refusaient : « Si vous ne croyez pas que je suis (*le Messie*), vous mourrez dans vos péchés » (Jean 8,24). Aussi nous affirmons que dans la mesure où l’on renie Jésus comme Christ, on se rend complice de ses bourreaux et impliqué dans sa crucifixion. En effet, Paul considère que ceux qui ont apostasié « crucifient pour leur compte le Fils de Dieu et le bafouent publiquement » (Hébreux 6,6). Comment donc qualifier ceux qui s’entêtent à renier Jésus comme Christ ? L’Évangile nous répond que l’Antichrist est celui qui nie que Jésus est le Christ. N’en déplaise donc aux vaticanistes, nous préférons, quant à nous, nous en tenir à l’avis de l’Évangile et nous dénonçons les israéliens comme l’Antichrist. Nous avons compris que l’esprit du Christ est antisioniste. Or, il se trouve des cardinaux et d’autres chefs protestants qui se permettent de juger l’Évangile par trop antisémite. À ce sujet, je cite un texte rapporté par la presse internationale en 1985, citant l’Agence France-Presse, qui déclare que « le cardinal Johannes Willebrands, responsable au Vatican des relations juives, a admis à Oxford que plusieurs passages du Nouveau Testament avaient servi à justifier l’antisémitisme. Lors d’un débat à l’université d’Oxford, le cardinal Willebrands a cité plusieurs versets du Nouveau Testament qui, selon lui, avaient eu des conséquences antisémites, en contribuant notamment à créer une vision négative des juifs et du judaïsme. Le cardinal Willebrands a cité notamment un verset de St. Matthieu (Matthieu 27,25 : ‘Tout le peuple répondit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants’) et plusieurs passages de l’Évangile de Jean qui présentent les juifs, presque sans exception, comme étant aveuglés par la méchanceté. » L’article poursuit en disant qu’« un haut personnage de l’église Anglicane avait déclaré que l’Église devait renier certains traits vicieux du Nouveau Testament afin de le purger de l’antisémitisme » (voir le journal libanais d’expression française « L’Orient-Le Jour » du vendredi 15 mars 1985). Ainsi, en ce XXe siècle, des hommes qui se disent disciples de Jésus et de son Évangile, attaquent l’Évangile. Dans leur désir de plaire aux juifs, ils anéantissent leur propre personnalité et perdent leur discernement au point de devenir antichrétien sans s’en rendre compte. Il est étonnant que nul au Vatican ni dans l’église anglicane n’ait pris la défense de l’Évangile. La raison, comme l’avait prévu Paul il y a 2000 ans, en est que l’Antichrist parviendra « jusqu’à s’asseoir dans le sanctuaire de Dieu » (2 Thessaloniciens 2,4). En observant la répétition des trahisons cléricales en faveur des juifs, on arrive à conclure que l’Antichrist s’est déjà confortablement assis dans le sanctuaire de Dieu, au Vatican et ailleurs. Tout homme avisé, usant d’un minimum de réflexion, se demande pourquoi des chefs religieux, dits chrétiens, s’enthousiasment pour « purger » l’Évangile d’un soi-disant antisémitisme. Pourquoi ne parlent-ils pas des attaques des prophètes de l’Ancien Testament contre les juifs ? Ces attaques sont encore plus virulentes, plus directes et plus générales, étant adressées à l’ensemble du peuple juif. Le verset suivant, que le prophète Isaïe adresse au peuple juif, est une condamnation collective : > « Ah nation pécheresse, peuple chargé de crimes, race malfaisante… Où vous frapper encore puisque vous accumulez les trahisons ? Toute la tête est malade, tout le cœur pourri, de la plante des pieds à la tête, plus rien n’est intact… » (Isaïe 1,4-6) Ce verset est un exemple parmi tant d’autres dans l’Ancien Testament. L’Évangile n’a fait que rapporter l’attitude de la majorité des juifs et les paroles calomnieuses qu’ils adressèrent à Jésus. En ce faisant, l’Évangile est fidèle à la vérité et relate l’histoire objectivement. La récolte sioniste a atteint toutes les couches sociales : petits et grands, religieux, politiciens et civils sont tombés dans les panneaux israéliens. Nombreux sont les pays qui ont fraternisé avec Israël ; les groupements de fraternité européo-israéliens abondent et sont très actifs au service d’Israël. Il y a même des « sionistes chrétiens ». Ce terme symbolise le comble de la duperie puisque les sionistes nient Jésus et les Chrétiens le reconnaissent. Ces sionistes travestis en chrétiens se sont rassemblés en Août 1985 pour leur premier congrès mondial. Le journal « Le Monde » du [mardi 3 septembre 1985](/pictures/le-monde-03-09-1985.png) rapporte que ces gens-là se sont rassemblés « dans la salle même du casino de Bâle où Théodore Herzl s’était adressé en 1897 au premier congrès sioniste mondial, pour y tenir le premier congrès sioniste chrétien. A l’issue de leurs travaux, les quelque 600 participants venus de 28 pays ont lancé un appel aux chrétiens pour soutenir Israël ». Il est intéressant de souligner encore le fait que le Judaïsme serve de tremplin à l’état d’Israël. Ce phénomène est courant aux États-Unis d’Amérique où le vaste mouvement des « chrétiens fondamentalistes » (The Christian Fundamentalists) porte un soutien inconditionnel à Israël. Ce mouvement « évangélique » très puissant a une influence incontestable sur la politique pro-israélienne des U.S.A. Ainsi donc partout, dans le monde Occidental, dit libre, où dans les nations influencées par celui-ci, nul n’est libre de contrer Israël sans risquer la prison. L’on constate toujours que le rapprochement Cristiano-Juif aboutit immanquablement à une solidarité indéfectible avec l’état hébreu. Je n’ai mentionné que quelques-uns des innombrables exemples de la réussite de la séduction sioniste dans le monde. Ce succès démontre qu’Israël est bien la puissance mensongère prophétisée capable de drainer tant de monde. Voici à présent les principales prophéties à propos de l’abondance de la moisson sioniste : - « …et ils abuseront bien des gens. » (Matthieu 24,5). - « Il y aura parmi vous de faux docteurs qui introduiront des sectes pernicieuses et qui, **reniant le Maître** qui les a rachetés, attireront sur eux-mêmes une prompte perdition. Beaucoup suivront leurs débauches… » (2 Pierre 2,1-2). En spécifiant que ces faux docteurs « **RENIENT** » le Maître, Pierre dénonce les juifs qui renient Jésus. - « Émerveillée, la terre entière suivit la Bête (*Israël*)… On lui donna pouvoir sur toute race, peuple, langue et nation. Et tous l’adoreront, tous les habitants de la terre dont le nom ne se trouve pas écrit dans le livre de vie de l’Agneau égorgé (*Jésus*). » (Apocalypse 13,3-8). Pour les vigilants, ces prophéties visent bien l’universelle mystification sioniste. Auprès du monde musulman, c’est par le Coran que les sionistes plaidèrent leur cause. Ils se référèrent, par exemple, au chapitre 5 « La Table » versets 21-22 (cette numérotation est d’après le Coran arabe, elle diffère de quelques versets dans les diverses traductions) du Coran qui rapporte ce qui suit : « Moise dit à son peuple : …O mon peuple, entre dans la terre sainte que Dieu t’a destinée… ». Beaucoup de musulmans se sont laissés convaincre du droit légitime des juifs d’aujourd’hui à la possession de la Palestine, Dieu la leur ayant « destinée ». Les accords de Camp David conclus entre l’Égypte et Israël sont, du moins en grande partie, dus à la fausse interprétation de tels versets. Or, il ne faut jamais isoler un verset biblique ou coranique de son contexte, ni se laisser entraîner à interpréter des versets d’après les caprices sionistes. Le verset mentionné nous dit que Moïse invitait les israélites fuyant l’Égypte à entrer s’établir en Palestine par le Sud du pays. Ce même fait est relaté par la Bible aux chapitres 13 et 14 du livre des Nombres. Le Coran le présente ainsi : > « Moïse dit à son peuple : ‘…O mon peuple, entre dans la terre sainte que Dieu t’a destinée. Ne retournez pas sur vos pas (*en Égypte*) pour ne pas aller à votre perte.’ Ils répondirent : ‘O Moïse, il y a des géants puissants (*dans ce pays*) et nous n’y entrerons que lorsqu’ils en seront sortis ; et alors, quand ils seront sortis de cette terre, nous y entrerons’. » (Nombres 13 & 14) Moïse avait donc invité les israélites à cohabiter paisiblement avec les habitants palestiniens. Par contre, dès le départ, la majorité des juifs avait exclu toute possibilité de coexistence pacifique avec les propriétaires légitimes de la terre de Canaan et exigèrent leur départ avant même de s’y installer à leur place. Si la communauté israélite avait eu des intentions pacifiques, elle n’aurait pas craint d’entrer en Canaan. Mais, désirant accaparer les terrains de ces géants puissants, les juifs préférèrent les voir déguerpir avant d’y pénétrer. Cette attitude de « non assimilation » a toujours caractérisé les groupes juifs qui vivent souvent en ghetto dans les pays qui les hébergent. Les israéliens s’évertuent à imposer une compréhension sioniste des textes inspirés concernant des événements du passé ; ils actualisent et accommodent ces textes à leur vision nationaliste actuelle. Pourtant l’intention divine, dès le départ, est claire : introduire les juifs en Palestine pour y répandre le monothéisme en vivant tranquillement avec ses habitants. C’est donc en tant que **communauté israélite**, non en tant que **nation israélienne**, que Dieu voulait introduire les hébreux en Palestine. Car ceux-ci sont d’origine syrienne comme nous l’apprend le livre du Deutéronome au chapitre 25,6. Ils n’ont donc jamais eu besoin d’une autre nationalité pour exister dans la région du Moyen-Orient, que ce soit par le passé ou de nos jours. Mais l’optique nationaliste des israélites, transformés en israéliens, a avorté le plan de Dieu les concernant. Dans l’interprétation des textes inspirés, il faut insister sur deux points : 1. Les versets précités ne s’adressent pas aux israéliens du 20e siècle et ne justifient pas le nationalisme et l’expansionnisme israéliens. 2. Le Coran, après la Bible, dénonce la rupture de l’Alliance entre Dieu et les israélites par suite de l’infidélité de ces derniers. Dieu dit, en effet, dans le Coran : « Dieu accepta l’Alliance des enfants d’Israël. Nous suscitâmes du milieu d’eux douze chefs et Dieu dit : Je serai avec vous si vous vous acquittez exactement de la prière… Mais comme ils ont violé le pacte conclu, Nous les avons maudits » (Coran 5 ; La Table servie,12-13). Cette malédiction coranique vient confirmer celle de la Bible. De fait, Moïse dit à la communauté juive dans le Deutéronome : > « Mais si tu n’obéis pas à la voix de Yahvé ton Dieu toutes les malédictions suivantes t’adviendront et t’atteindront : Tu seras maudit à la ville et maudit à la campagne… » (Deutéronome 28,15-69) Les prophètes bibliques ont unanimement dénoncé les multiples infidélités des juifs (Jérémie 7,24-34 et 31,32.) et, par conséquent, ont proclamé la rupture de l’Alliance. C’est la malédiction qui demeure surtout après le reniement de Jésus, le Messie, Fondateur de la Nouvelle Alliance. Le Coran et la Bible condamnent Israël. Que l’on ne s’y trompe pas ! ## La dimension prophétique du conflit arabo-israélien Il ressort des chapitres précédents que la lutte arabe contre l’état d’Israël est de nature prophétique et spirituelle, étant la concrétisation du combat contre le mal absolu incarné en cet état charlatan. Érigé contrairement à la volonté divine et sur un territoire usurpé par la violence armée, Israël devient le symbole de l’injustice. C’est pourquoi, tous ceux qui combattent cette injustice sont les représentants du Bien absolu sur terre, soldats d’une armée céleste inspirée par Dieu et qui a pour chef l’Archange Michel. Peu de gens se rendent compte de cette dimension spirituelle et apocalyptique du combat arabo-israélien en général et islamo-israélien en particulier. L’on ne peut, hélas, parler de combat christiano-israélien, la majorité des Églises chrétiennes étant acquises à Israël. Par contre, la grande majorité des musulmans a compris qu’Israël est « le Mal absolu » et que « collaborer avec Israël est un péché » comme l’avait dit le fameux chef religieux chiite Moussa El Sadr. C’est à ce titre que lutte courageusement la Résistance libanaise au sud-Liban contre l’occupant israélien. Cette vaillante Résistance nationale est formée surtout de musulmans chiites. D’après l’Évangile, combattre Israël c’est s’attaquer à l’Antichrist et se proclamer, consciemment ou inconsciemment, disciple du Christ Jésus. Par contre, accepter l’État d’Israël équivaut à renier le Christ. C’est par le biais de l’engagement contre Israël que Jésus s’adjoint aujourd’hui de nouveaux disciples. Et c’est par le biais de l’alliance avec Israël qu’apparaissent les défections vis-à-vis du Christ. La puissance mystificatrice d’Israël s’est surpassée en présentant le Mal israélien travesti en Bien absolu, que les Chrétiens doivent protéger contre les arabes musulmans. Ces derniers sont présentés par les Israéliens comme l’Antichrist soutenu par l’athéisme communiste. Les gens avides de mensonges ont cru cette mystification sioniste. Ainsi, Israël s’est révélé être cette puissance mensongère envoyée dans le monde pour agglomérer autour d’elle les amants du mensonge, comme l’a expliqué Paul dans le texte aux Thessaloniciens précédemment cité (2 Thessaloniciens 2,11-12). Le charlatanisme sioniste donne d’Israël l’image de victime héroïque et des arabes - particulièrement de la Syrie, son premier ennemi actuel - celle du terrorisme et de l’Antichrist. Cette supercherie revient périodiquement dans la presse occidentale et sous diverses formes, même dans les interprétations des dites prophéties de Nostradamus. Le monde du cinéma s’est lui aussi mis de la partie pour pousser les chrétiens à croire que l’ennemi est l’arabe et le musulman. Le juif et l’Israélien sont toujours des victimes ou des héros. Ces films sont produits par les judéo-israéliens comme Mr. Menahem Golan. Ces films sont largement diffusés en Amérique et en Europe. La croyance populaire commune de certains chrétiens d’Occident à propos d’Israël, particulièrement aux États-Unis, se résume dans les trois points suivants : 1. Le retour des juifs en Palestine et la fondation d’un état juif sont des réalisations bibliques et prophétiques. 2. Avec ce retour et la fondation de cet état, l’Histoire humaine entre dans sa phase finale qui se terminera par la guerre de Har-Megiddo mentionnée dans l’Apocalypse de Jean (Apocalypse 16,16). C’est la guerre contre l’ennemi de Dieu, l’Antichrist, présenté aussi comme l’ennemi de l’état d’Israël. Il en résulte que les alliés d’Israël combattent pour Dieu. 3. Après la guerre de Har-Megiddo aura lieu le second Avènement de Jésus et les juifs croiront en Lui. L’erreur dans ces points est de présenter l’Arabe et le musulman comme l’Antichrist. Car l’Islam reconnaît que Jésus est le Christ et condamne les juifs qui l’ont renié. La prophétie de Jean sur l’Antichrist ne s’applique qu’aux Israéliens qui refusent Jésus et veulent un autre Christ. C’est pourquoi, nous croyons aux trois points mentionnés, avec cette seule différence - qui change tout l’aspect du problème - que l’Antichrist est Israël. Voilà l’ennemi de Dieu décrit par les prophéties et que les disciples du Christ doivent combattre. Nous aboutissons donc à une conclusion contraire à celle des « chrétiens » alliés d’Israël : combattre contre Israël c’est guerroyer pour Dieu et son Christ. C’est bien à cela que nous invite Jésus dans l’Évangile en disant : > « Quant à mes ennemis, qui n’ont pas voulu de moi pour roi, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence. » (Luc 19,27) Le combat anti-israélien se concrétise actuellement autour de la Syrie. Ce pays est la réponse du Christ à l’Antichrist. A la fin de la séance en guise de conclusion, je réserve donc un mot au rôle prophétique et apocalyptique de la Syrie. Il est utile de rapporter brièvement l’avis des savants bibliques juifs et du prophète Muhammad sur le conflit arabo-israélien. ### Les savants bibliques juifs Ils ont usé et abusé des chapitres 38 et 39 d’Ézéchiel pour gagner la sympathie des chrétiens au service d’Israël. Ces chapitres disent qu’à la fin des temps, « Gog et Magog » - symbole du paganisme - déferleront du Nord contre le peuple de Dieu établi en Palestine. Là, Dieu les anéantira à jamais. Les juifs de notre époque interprètent cela à leur avantage, prétendant être ce peuple de Dieu et désignant la Syrie, appuyée par la Russie, comme étant Gog et Magog venant de la frontière Nord d’Israël. Mais l’Apocalypse de Jean interprète cette prophétie d’Ézéchiel différemment en expliquant que Gog et Magog envahiront la Palestine des quatre coins du globe. Séduits par Satan, non guidés par Dieu, ils s’implanteront dans toute l’étendue du pays par la guerre et investiront Jérusalem. Mais ensuite un feu descendra du Ciel pour les détruire (Apocalypse 20,7-9). Ceci s’applique aux « juifs » qui ont envahi la Palestine des quatre coins de la terre pour occuper le pays en entier, y compris Jérusalem, par le crime. Le peuple de Dieu aujourd’hui sont ceux qui subissent l’injustice israélienne et ceux qui la combattent. Les juifs, séduits par Satan, croient être le « peuple élu » ayant droit à la « terre promise ». Ils ont donc envahi la Palestine venant du monde entier, mais particulièrement du Nord, comme le dit Ézéchiel, de la Russie et de la Pologne, patries initiales de nombreux chefs israéliens ; et c’est toujours de la Russie, du Nord, que les israéliens espèrent voir arriver en Israël les millions de juifs russes qui y sont encore. Jésus revient aujourd’hui, par son Évangile, et bouleverse comme il l’a fait il y a deux mille ans, tous les acquis de la mentalité israélienne. Cette mentalité raciste est due à une compréhension erronée et israélo-centrique du judaïsme. Non ! le judaïsme n’est pas représenté par les israéliens ! Non ! Israël ne représente pas le judaïsme. Le judaïsme véritable fut parfaitement représenté et expliqué par Jésus. Le Christ renversa toutes les illusions sionistes en disant que les israéliens, qui croient être les premiers, sont au contraire les derniers, et que les derniers aux yeux des israéliens sont les premiers chez Dieu. Voilà le vrai judaïsme. Les « juifs » d’aujourd’hui le refusent. Dieu place les israéliens au cœur de l’injustice pour avoir renié Jésus sans raison et pour avoir usurpé une terre et égorgé ses habitants. Mais les propriétaires légitimes de la Palestine qui gémissent sous le joug de l’injustice et résistent pour récupérer leurs biens, ainsi que leurs alliés, sont élevés auprès de Dieu. Bienheureux ces gens affamés et assoiffés de justice, comme l’enseigne Jésus ; mais la malédiction est le sort des ennemis du Christ qui occupent la terre d’autrui. ### Le prophète Muhammad Mohammad nous met en garde, comme dans l’Évangile, contre l’Antichrist et le fléau de Gog et Magog qui s’abattra sur la Palestine, de partout. Dans ses discussions spirituelles, Muhammad désigna l’homme sioniste comme l’ennemi par excellence des croyants. Il dit : « La résurrection des morts n’aura pas lieu avant que les musulmans ne combattent contre les juifs.[^65-3] » (N°1818)[^65-4]. Ceci signifie que les juifs, à la fin des temps, récupèreront une force suffisante pour pouvoir guerroyer contre les musulmans qui les avaient vaincus par le passé et chassés de la presqu’île arabique. Pour le Coran, les juifs et les idolâtres de La Mecque sont les plus grands ennemis des croyants. Dieu y dit à Muhammad : > « Tu trouveras que les juifs et les idolâtres sont les pires ennemis des croyants. » (Coran 5 ; La Table servie,82) En cela, l’inspiration coranique ne diffère ni de l’Ancien Testament qui dénonce l’infidélité des juifs, ni de l’Évangile qui les qualifie de faux. Les prophéties de Muhammad sur l’Antichrist nous mènent à conclure que ce redoutable ennemi émane du monde juif. Il dit dans ses Discussions : « Sept mille juifs d’Ispahan suivront l’Antichrist » (1810). En spécifiant que ce sont des juifs qui suivront ce Séducteur, le prophète de l’Islam nous indique déjà son identité juive[^65-5]. « L’Antichrist paraîtra dans ma communauté (ou nation) », dit encore Muhammad, « Dieu suscitera alors contre lui Jésus, fils de Marie, qui le poursuivra et l’anéantira » (1808). C’est bien au cœur de la nation arabe et de la communauté musulmane qu’Israël est apparu. Le prophète de l’Islam avait encore prédit que l’Antichrist serait trompeur et qu’il parviendrait à séduire beaucoup d’arabes. Aussi les met-il en garde, disant : « Je ne crains pour vous que l’Antichrist… Il se présentera au peuple et les sollicitera (les invitera) ; ils croiront en lui et répondront à son appel… » (1806). Israël a invité les arabes au dialogue ; certains ont répondu explicitement, d’autres implicitement, à ses avances. Les accords de « Camp David » entre l’Égypte et Israël sont l’exemple typique des sollicitations israéliennes exaucées par des arabes musulmans, comme l’a prévu le grand prophète arabe. Plusieurs chefs arabes voudraient, à leur tour, pactiser plus franchement avec l’Antichrist israélien ; ils n’osent le faire par crainte de leurs peuples. En effet des rois arabes ont exigé des chefs palestiniens de reconnaître l’État d’Israël ; le Roi du Maroc a proposé aux arabes de déléguer un des chefs arabes pour entamer des pourparlers avec l’état hébreu en leur nom. Il y a des conflits entre arabes, les uns étant pour et les autres contre sa reconnaissance. Ceci explique les multiples mises en garde de Muhammad contre l’Antichrist. Il dit aux arabes : « L’Antichrist paraîtra parmi vous. Alors, ce qui aura été mystérieux à son propos deviendra clair pour vous… Dieu vous défend de verser votre sang et (de dilapider) votre argent… Gare à vous, faites attention, ne redevenez pas après moi des mécréants, vous frappant la nuque les uns des autres » (204). A voir le sang des arabes et leur argent dilapidé par des conflits entre eux à cause d’Israël - notamment au Liban - à voir encore le pétrole arabe mis indirectement et discrètement au service d’Israël et de ses alliés, l’on ne peut que donner raison au noble prophète du Coran. Parlant de Gog et Magog, Muhammad exprime à leur égard la même inquiétude qu’envers l’Antichrist. Dans ses Discussions spirituelles les deux fléaux paraissent identiques et seront combattus, tous deux, par Jésus et les siens. Parlant de ces deux maux dans la Discussion 1808, il dit aux croyants : > « Je ne crains pour vous que l’Antichrist. S’il paraît pendant que je suis parmi vous, c’est moi qui réfuterai ses arguments. Mais s’il parait et que je ne sois pas parmi vous, alors ce sera à chacun d’argumenter pour soi (*contre lui*) et Dieu sera mon successeur pour chaque musulman… Puis Jésus se ralliera contre l’Antichrist des gens rendus invulnérables par Dieu. Car Dieu dit à Jésus : ‘Je me suis choisi des fidèles qu’aucune main ne peut combattre’. Et Dieu enverra Gog et Magog qui déferleront de tous côtés. Leurs pionniers traverseront le lac de Tibériade. Alors, Jésus et les siens, bénis soient-ils, intercèderont auprès de Dieu qui enverra contre (*Gog et Magog*) des vermines qui les tueront tous et ils mourront subitement, comme un seul homme. » (Discussion 1808) Nous avions vu dans la Discussion spirituelle N° 1808 que l’Antichrist paraîtrait dans la nation arabe et que Jésus le poursuivrait et l’anéantirait. Dans la Discussion 1806, c’est encore Jésus qui doit combattre Gog et Magog. Ceci démontre que l’Antichrist et Gog et Magog ne sont qu’un seul et même ennemi sous deux noms différents : Cet ennemi déferle en force « de tous côtés », des quatre coins de la terre, comme le dit l’Apocalypse, et envahit la Palestine, puisqu’il traverse le Tibériade. Ce sont Jésus et les siens qui le vaincront cet Antichrist, le Gog et Magog de la fin des temps, comme le prédit aussi l’Évangile (Matthieu 24,30 / Apocalypse 19,11-16). De nos jours, les disciples de Jésus ne sont pas nécessairement les Chrétiens traditionnels, inscrits dans les registres des églises paroissiales, mais tous les courageux combattants engagés de tout cœur dans la lutte difficile contre Israël et ses puissants alliés. « Ceux-là ont leurs noms inscrits dans le livre de la Vie de l’Agneau égorgé » (Jésus), selon l’expression de l’Apocalypse (Apocalypse 21,27)… même si des paroisses chrétiennes refusent de les inscrire dans leurs registres. ## Conclusion : Le rôle salutaire de la Syrie L’inspiration divine débuta discrètement au Nord de la Syrie, il y a 4000 ans (Genèse 11,31 - 12,5). Abraham était syrien, comme nous l’apprend le Deutéronome 26,5. Dieu commença son œuvre salutaire sur terre en Syrie et par un Syrien. En cette fin des temps, c’est par la Syrie que Dieu triomphera des apôtres du mal dans le monde. Le 13 Mai 1983, la Syrie a proclamé officiellement et définitivement son refus catégorique de tout accord avec Israël. Ce « Non » syrien au sionisme a bouleversé les plans et déçu les espoirs israéliens, parce qu’il a déclenché le processus - lent mais irréversible - de la désintégration de l’état hébreu. C’est pourquoi les États-Unis - protecteurs d’Israël - tentèrent à maintes reprises et tous les moyens pour obtenir de la Syrie un changement d’attitude. Mais toutes leurs tentatives furent vaines et le « Non » syrien apparut, après chaque essai, résolument stable et définitif comme annoncé dès le départ par la Syrie. Les conséquences de la fermeté syrienne ne tardèrent pas à paraître, Ce fut la cause directe et subtile de la démission en catastrophe de Ménahem Bégin en Août de la même année, trois mois seulement après la proclamation syrienne. Cette démission subite et inattendue d’un Premier Ministre est un fait sans précédent en Israël et a surpris le monde. Les Israéliens en ont ressenti les graves conséquences à court et à longs termes : ils en comprirent le symbolisme et parlèrent de la chute de tout le peuple en la personne de son Premier Ministre, du « déclin » et des « funérailles d’Israël ». Tous les efforts pour ramener Bégin à la vie politique, voire à la vie humaine normale, furent vains. L’éclipse de Bégin fut une grande déception pour tous les israéliens qui avaient vu en lui durant les élections israéliennes anticipées de 1981 - deux ans seulement auparavant - le roi et le « Messie » des juifs. Une autre conséquence directe du « Non » Syrien du 13 Mai 1983 fut l’abrogation, en mars 1984, de l’accord Libano-Israélien du 17 mai 1983. Cet accord avait été signé seulement 4 jours après, et malgré, le refus Syrien. Son abrogation, sous pression syrienne, 10 mois seulement après sa signature, souligne et symbolise le rôle salutaire de la Syrie. Pour certains occidentaux, il ne paraît ni important, ni efficace ; mais un tel accord aurait fait du Liban une colonie israélienne servant les plans universels - politiques et économiques - du sionisme. Cette abrogation a porté un coup dur au prestige moral et politique d’Israël et a augmenté son isolement. Par ailleurs, la situation économique est catastrophique en Israël. L’inflation perce tous les jours de nouveaux plafonds et oblige à des licenciements massifs. Le chômage inquiétant en Israël est dû à son isolement - celui-ci devient encore plus hermétique avec l’attitude d’opposition de la Syrie. Pour mieux apprécier le « Non » syrien du 13 Mai 1983, imaginons qu’il eût été, au contraire, « Oui » à Israël. Tout aurait été, bien entendu, autrement, en faveur de l’État Hébreu et son ex-Premier Ministre démissionnaire Ménahem Bégin s’en serait réjoui et félicité au lieu de disparaître. Pays limitrophe d’Israël et l’unique front anti-israélien direct actuel, la Syrie représente la lutte contre les usurpateurs des terrains moyen-orientaux et notamment du Golan, terre syrienne. Ce pays de Hafez El Assad, Président de la Syrie, est la tête de la résistance à l’Antichrist et le symbole qui rassemble les assoiffés de justice dans la lutte prophétique contre l’injustice israélienne. Prophétique, l’attitude syrienne l’est pleinement. Le souffle des prophètes qui ont condamné Israël est aujourd’hui dans la Syrie et ses alliés. C’est le moment de dire avec le prophète Michée à tous ceux qui sont charmés ou intimidés par l’état israélien usurpateur : > « Moi, au contraire, je suis plein de force et du souffle de Dieu, de justice et de courage, pour proclamer à Jacob son forfait et à Israël son péché. » (Michée 3,8) La Syrie a traduit ces paroles prophétiques et courageuses en acte. Dieu, par la bouche du prophète Ézéchiel, invite tous les guerriers à se rassembler pour exterminer les Gog et Magog israéliens et à « manger » ces ennemis de Dieu et de son Christ, disant : > « Rassemblez-vous, venez, réunissez-vous de partout alentour pour le sacrifice que je vous offre, un grand sacrifice sur la montagne d’Israël, et vous mangerez la chair et vous boirez le sang. Vous mangerez la chair des héros, vous boirez le sang des princes de la terre… Vous vous rassasierez à ma table des héros et de tous les hommes de guerre. » (Ézéchiel 39,17-20) Il est important de noter que Dieu offre ce sacrifice « sur la montagne d’Israël ». C’est donc là, en Israël, que Dieu dirige ses guerriers contre l’Antichrist qui y rassemble ses gens à la fin des temps. Le « corps » ou le cœur battant du sionisme mondial, se trouve aujourd’hui en Palestine occupée, transformée, pour l’occasion, en Israël. Jésus parlait à ses apôtres de ces événements, et ils désirèrent savoir où cela devait se passait. L’Évangile de Luc relate cette épisode, disant : > « Prenant alors la parole, ils lui dirent : ‘Où, Seigneur ?’ Il leur répondit : ‘Où sera le corps, là aussi les vautours se rassembleront’. » (Luc 17,37) L’âme du sionisme est répandue dans le monde entier dans l’esprit des juifs sionistes où qu’ils soient. Mais le « corps » du sionisme est Israël. C’est donc là que doivent se rassembler les « vautours », c’est-à-dire les soldats de Dieu, pour détruire l’État de l’Antichrist. Matthieu emploie le mot « cadavre » (Matthieu 24,28). Ceci exprime l’état de « décomposition » de ce « corps » israélien, sur les plans social, économique et moral. La décadence du peuple qui se croit élu, fait de l’entité politique qu’il s’est créé, un état mort. Amos Kénan l’auteur israélien connu, exprima ainsi son opinion : « L’Israël monté par Ben Gourion va à présent vers sa fin, Le désastre du Liban a scellé son destin ». Dieu avait aussi demandé à Ézéchiel de convoquer « les oiseaux de toutes espèces » pour manger le sacrifice offert par lui sur la montagne d’Israël (Ézéchiel 39,17). Ici encore, les soldats de Dieu sont symbolisés par des « oiseaux », car il faut avoir une âme noble et élevée, comme les oiseaux du ciel, pour oser s’attaquer aux ennemis de Dieu. Dans l’Apocalypse de Jean, Dieu reprend cet appel à la guerre et envoie son armée contre les deux Bêtes maudites alliées : Israël et les États-Unis d’Amérique, disant, je cite l’Apocalypse « à tous les oiseaux qui volent à travers le ciel : Venez, ralliez le grand festin de Dieu ! Vous y avalerez chairs de rois et chairs de grands capitaines ». Et Jean ajoute aussitôt : > « Je vis alors la Bête (*c’est-à-dire Israël*), avec les rois de la terre (*c’est-à-dire les États-Unis*) et leurs armées, rassemblés pour engager le combat contre le Cavalier (*Jésus*) et son armée (*ceux qui luttent contre Israël*). Mais la Bête fut capturée avec le faux prophète qui accomplit des prodiges à son service (*c’est-à-dire l’Amérique*)… On les jeta tous deux, vivants, dans l’étang de feu. » (Apocalypse 19,19-20) Cette annonce prophétique de la défaite des deux Bêtes - l’Israélienne et l’Américaine - est une garantie du triomphe de la Syrie sur ses ennemis. La Parabole du « festin nuptial » décrit par l’Évangile de Matthieu (Matthieu 22,1-14) se réfère également à la guerre contre Israël. Durant ce « banquet », la chair de l’Antichrist est « dévorée » par les amis de Jésus le Christ. Cette Parabole décrit les noces du « Fils du Roi ». Le Roi (Dieu) envoya ses serviteurs (prophètes et apôtres, puis les guerriers contre Israël) pour « convier les invités à la noce, mais eux ne voulaient pas venir » et tuèrent les serviteurs de leur Roi. « Le Roi fut courroucé et dépêcha ses troupes qui firent périr ces meurtriers et incendièrent leur ville ». Comment expliquer cette violence dans un repas de noce ? Car elle serait incompréhensible cette violence meurtrière, décrite par Matthieu, contre les serviteurs envoyés pour inviter au banquet pacifique des « noces du Fils du Roi », et incompréhensible aussi le châtiment sanguinaire et exterminateur du Roi contre les invités qui ont refusé de participer au banquet, si cette parabole n’insinuait pas un fait de guerre. Le parallélisme entre cette Parabole et les extraits d’Ézéchiel et de l’Apocalypse consiste dans le fait que le Festin de noce de Matthieu n’est autre que l’invitation à la bataille contre Israël et ses alliés. Les Chrétiens pro-israéliens non seulement rejettent l’invitation de combattre le Sionisme, mais encore combattent et mettent à mort « les serviteurs du Roi » divin qui s’opposent à l’Antichrist israélien. C’est la Syrie et ses alliés qui sont ces serviteurs du Roi envoyés pour inviter au combat contre le camp sioniste afin de manger la chair des armées de l’Antichrist dans les « Noces » du triomphe du Christ Jésus, le « Fils du Dieu Roi ». Et c’est la raison pour laquelle le camp syrien est calomnié et accusé de terrorisme et, comme tel, est combattu à mort par le camp de l’Antichrist. Mais à présent, le Roi divin envoie ses soldats pour exterminer les meurtriers de ses serviteurs. Il est déjà en exécution l’ordre donné par Jésus dans l’Évangile de Luc : > « Quant à mes ennemis qui n’ont pas voulu de moi pour roi, amenez-les ici et égorgez-les en ma présence. » (Luc 19,27) La guerre contre Israël est non seulement le banquet de noce de la Parabole de Matthieu, mais encore « les Noces de l’Agneau » messianique de l’Apocalypse, Jésus, où Dieu offre à sa table spirituelle aux invités qui répondent à son appel, la chair des chefs israéliens et pro-israéliens pour la dévorer triomphalement et à satiété. « Heureux les invités au festin des Noces de l’Agneau », dit Dieu dans l’Apocalypse à ceux qui se présentent pour combattre l’Antichrist (Apocalypse 19,9). Le camp syrien a généreusement répondu à l’appel divin ; heureux est-il ! Le rôle prophétique de la Syrie contre Israël au 20e siècle s’insère dans le cadre de ce que les prophètes ont nommé « le Jour du Seigneur ». Les israéliens d’autrefois attendaient ce jour avec impatience, croyant que c’était le grand jour de leur victoire sur leurs ennemis assyriens, syriens, babyloniens ou romains, selon les diverses époques de l’histoire du nationalisme israélien. Les Israéliens d’aujourd’hui attendent avec soif, eux aussi, de voir ce grand jour qu’ils croient victorieux et heureux pour Israël. Or, les prophètes ont toujours averti les nationalistes juifs, les invitant à se libérer de leurs illusions et de leur optimisme irréaliste, prédisant que ce « Jour du Seigneur » sera pour eux un jour noir, une série de deuil ; il ne sera pas ce grand jour de la délivrance nationale définitive qu’ils espèrent. Ainsi, le prophète Amos dit aux israéliens : > « Malheur à ceux qui soupirent après le Jour de Yahvé ! Que sera-t-il pour vous, le Jour de Yahvé ? Il sera ténèbres et non pas lumière… il sera sombre, sans lueur aucune… Voici comment je vais te traiter Israël - dit Dieu - et puisque je vais te traiter ainsi, prépare-toi, O Israël, à rencontrer ton Dieu. » (Amos 5,18-20 et 4,12) L’Apocalypse répète cette prophétie contre Israël à notre époque. Jean y prédit le « Grand Jour de Dieu » comme un jour de guerre mondiale pour laquelle l’esprit diabolique parcourt le monde, comme nous informe l’Apocalypse, pour « rassembler les rois du monde entier pour la guerre, pour le Grand Jour du Dieu Tout-Puissant » (Apocalypse 16,14). Ce grand jour de Dieu est un jour de triomphe pour Jésus et son armée et d’extermination du camp de l’Antichrist. Il est connu dans l’Apocalypse sous le nom de Har-Megiddo (Apocalypse 16,16). La confrontation syro-israélienne prépare ce merveilleux Jour de Dieu, jour de ténèbres pour Israël, comme prédit par les prophètes mais Jour de triomphe pour le Christ, qui combat l’Antichrist aujourd’hui avec des armes syriennes. Alors le monde réalisera le rôle bénéfique de la Syrie et l’importance du « Non ! » syrien proclamé inexorablement contre Israël, le 13 Mai 1983. Pierre, mai 1986 ## Notes [^65-1]: Commentaire de la radio israélienne en 1986, à propos de la Révolution française: «les Français n’ont pas été les premiers à détrôner un roi (*Louis XVI*), mais c’est nous (*les juifs*) qui avons été les premiers en détrônant Dieu.» [^65-2]: Je mets le mot «États» entre guillemets car ni l’un ni l’autre ne sont justifiés d’exister politiquement. En effet, l’«État» du Vatican comme entité politique, est un nationalisme condamné par Jésus comme le fut l’État d’Israël. [^65-3]: L’appellation «sioniste» est récente et ne pouvait en aucune façon être employée par les prophètes d’autrefois. [^65-4]: La numérotation des Discussions spirituelles est faite d’après le livre du Cheikh Sobhi El Saleh «Manhal el Waridine» duquel elles sont traduites. [^65-5]: Ispahan est la ville d’Iran qui contient le plus grand nombre de juifs iraniens. Ceux-ci après la chute du Chah d’Iran, émigrèrent nombreux en Israël. Le chiffre 7000 est symbolique et représente une totalité. *Source: https://www.pierre2.net/fr/israel-la-mystification-eschatologique-prophetisee*